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les derniers moments de l’empire américain

17 04 2009

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Les États-Unis sont en voie de perdre leur statut d’empire tout-puissant. Et le Canada doit profiter du nouvel ordre mondial qui se profile à l’horizon pour s’allier à de nouveaux partenaires en Europe ou ailleurs, estime le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff.

M. Ignatieff se livre à cette prédiction dans un livre à paraître demain. Ce livre de plus de 200 pages, intitulé Terre de nos aïeux, se veut d’abord le récit de la vie de ses ancêtres maternels au Canada, les Grant, et de la relation souvent passionnée qu’ils ont entretenue avec leur pays.

Mais dans le dernier chapitre de son livre, le chef libéral affirme tout haut ce que certains ont commencé à dire tout bas, c’est-à-dire que les États-Unis entrent dans une période de déclin qui va modifier considérablement l’échiquier international.

«Aucun empire ne dure éternellement et nous sommes en train de vivre les derniers moments de cet apogée de la puissance américaine. Au cours des cinquante dernières années, le centre de gravité du monde s’est déplacé. Lorsque le Canada est devenu une nation, ce centre se trouvait dans le nord de l’Atlantique. Depuis, il s’est déplacé vers l’est, dans le Pacifique et l’océan Indien», affirme le chef libéral dans son livre.

«Le 21e siècle ne sera pas forcément américain. Nous devons donc, pour notre bien à tous, chercher ces nouvelles possibilités au-delà du marché nord-américain. Il nous faut de nouveaux partenaires avec lesquels nous pourrons construire l’ordre international. (…) Nous ne pouvons pas attendre les États-Unis ou la Chine. Nous devons former, avec les États européens et les démocraties en voie de développement, nos propres coalitions. Il ne faut pas avoir peur d’en assumer la direction», ajoute M. Ignatieff, qui était un intellectuel et un auteur prolifique avant d’entrer en politique, en 2006.

S’il plaide dans son livre pour que le Canada joue un rôle plus important sur la scène internationale, Michael Ignatieff croit aussi que l’heure est venue de proposer des projets rassembleurs qui vont unifier davantage le pays d’est en ouest.

À titre d’exemple, il juge invraisemblable que le Canada n’ait toujours pas construit un train à grande vitesse pour desservir le corridor Québec-Windsor ou Vancouver-Calgary. «Les Européens ont relié les pays du continent grâce à un train à grande vitesse. Après cinquante ans d’études de faisabilité, il n’y a toujours pas de train à grande vitesse qui relie Windsor et Québec, Vancouver et Calgary ou Calgary et Edmonton. Si nous voulons rassembler les Canadiens, si nous voulons construire un pays, il faut nous mettre au travail», écrit M. Ignatieff dans un élan qui s’apparente à une promesse électorale.

Le chef libéral croit aussi que les provinces doivent éliminer les obstacles qui subsistent à la libre circulation de la main-d’oeuvre et des capitaux. Il déplore aussi le fait qu’il n’y ait pas de véritable réseau énergétique national qui permettrait au Québec de vendre son hydroélectricité à l’Ontario au lieu de l’exporter aux États-Unis. «Nous sommes un des premiers producteurs d’hydroélectricité au monde. C’est l’hydroélectricité qui a financé la Révolution tranquille au Québec. Pourquoi toute cette électricité est-elle envoyée vers le sud plutôt que vers l’ouest ?» se demande-t-il.

Dans son livre, le chef libéral démontre la profondeur des racines de sa famille au Canada, ce qui pourrait permettre de faire taire certains critiques qui n’hésitent pas à relever dans la feuille de route de M. Ignatieff qu’il a passé une trentaine d’années à l’extérieur du pays avant de rentrer au bercail, en 2005.

L’arrière-grand-père de Michael Ignatieff, George Monro Grant, a fait partie de la toute première équipée qui a parcouru le Canada d’est en ouest en 1872 pour faire le tracé de la ligne de chemin de fer, le projet cher au premier premier ministre du Canada, John A. Macdonald.

Le grand-père de M. Ignatieff, William Lawson Grant, a combattu pour le Canada durant la Première Guerre mondiale. Enfin, son oncle, George Parkin Grant, était un philosophe influent du dernier siècle au Canada, ayant notamment écrit un livre-choc, Lament for a Nation, en 1965. (La Presse – Ottawa)

 


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Une réponse à “les derniers moments de l’empire américain”

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