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20 milliards de faux dinars saisis à Lyon

27102009

DÉMANTÈLEMENT D’UN RÉSEAU DE FAUSSAIRES À LYON

Spécialisé dans la fabrication de faux billets de banque algériens, un réseau de 12 personnes d’origine française a été démantelé à Lyon.

Attention! Les faux billets inondent le marché financier algérien. La fausse monnaie n’est pas seulement fabriquée en Algérie, mais elle est importée de… France. Environ 20 milliards de centimes en fausse monnaie ayant transité par Paris sont écoulés en Algérie. La police judiciaire de Lyon a découvert une imprimerie qui fabriquait des centaines de millions de faux dinars. Les mêmes services de sécurité ont procédé dimanche dernier à l’arrestation d’une bande de 12 malfaiteurs qui fabriquaient cette fausse monnaie, a rapporté hier l’agence AFP. Les faussaires ont été mis en examen pour association de malfaiteurs et contrefaçon, écroués et mis sous mandat de dépôt.
Lors de cette intervention policière, des planches de billets imprimés et 30.000 autres billets de 1000 dinars prêts à l’emploi, ont été découverts. Ce qui laisse entendre que cette mafia a imprimé, au moins, 300 millions de dinars en faux billets, dont 200 millions ont transité par l’Algérie. Cela sans compter les autres billets ayant échappé au contrôle. A la suite de cette arrestation, les enquêteurs français ont déclaré, sous l’anonymat, que cette affaire reste «l’une des plus importantes affaires de fausse monnaie en France ces dix dernières années». Selon toute vraisemblance, la mafia lyonnaise travaillait en coopération avec les malfaiteurs marseillais. Car, la police a, aussi, découvert dans cette imprimerie des rouleaux de 400 kg de papier fiduciaire, avec la trame et le filigrane sécurisés, qui étaient destinés à la fabrication officielle de la monnaie algérienne, provenant d’un vol à main armé perpétré à Marseille en 2006.
Le réseau lyonnais disposait d’au moins trois rouleaux, selon les investigations de la direction interrégionale de police judiciaire de Lyon. Les perquisitions ont permis de découvrir un sac de billets fraîchement fabriqués, ainsi que des plaques en quadrichromie, prêtes à l’emploi. Les faux-monnayeurs étaient au seuil d’une production active, après un long processus de mise au point, ponctué de réunions dans un fast-food. Selon la PJ, les rôles étaient répartis. Deux frères pour l’impression, un père et son fils pour le massicotage, un informaticien pour ajouter des numéros de série sur les billets: tous recrutés par d’anciens truands à l’âge respectable, suspectés d’avoir fourni la matière première en lien avec le milieu marseillais.
L’un affiche un passé chargé de proxénète et de braqueur. Un autre cachait quelques armes et une Ferrari dans le garage de sa mère, près de Saint-Etienne. Un troisième recelait meubles et objets d’art à ses heures perdues. Un quatrième s’était illustré dans la contrefaçon de chèques avant de se lancer dans les faux dinars.
L’enquête, menée sous l’autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), par les polices judiciaires de Lyon et Marseille, avec l’appui de l’Office central français de répression des faux-monnayairs, n’a pas encore établi comment les faux dinars, dont une partie transitait par Paris, étaient écoulés en Algérie. Dans le cas où une telle somme avait été écoulée, réellement, en Algérie, la main algérienne ne peut en aucun cas être étrangère. Il devait y avoir, sans doute, une complicité des faux monnayeurs algériens dans cette affaire.
A noter que la fabrication de faux dinars à l’étranger n’est pas nouvelle. La mafia française n’est pas la seule qui «exporte» à l’Algérie de la fausse monnaie. Le mois de janvier dernier, la police financière italienne (GDF) a saisi, dans une imprimerie clandestine de la région de Naples (sud), de faux dinars algériens d’une valeur totale d’environ 3,5 millions d’euros.
Les faux billets saisis sont d’une qualité très élevée car ils ont été imprimés sur du vrai papier à billet avec les filigranes, muni d’un fil de sécurité, provenant probablement d’une entreprise de ce secteur. A cela s’ajoute bien entendu la fabrication locale. En Algérie, le trafic de dinars prend, malheureusement, de l’ampleur. Les services de sécurité annoncent des saisies de sommes importantes de faux billets. Les wilayas de l’Est, notamment Batna, Oum El-Bouaghi et Annaba sont les régions où les services de sécurités annoncent de nombreuses arrestations des trafiquants de faux billets. (L’Expression-27.10.09.)

 







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