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Algérie,quand le foot fait renaître le patriotisme chez la jeunesse

22 11 2009

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Il a suffi de la magie du football pour sceller une véritable communion nationale. Il a suffi d’une victoire pour voir des millions d’Algériens s’agripper à leur drapeau, l’exhiber et l’embrasser avec une ferveur sans égale. Si pour les personnes d’un certain âge le spectacle n’est pas nouveau puisqu’il leur suffit de solliciter leur mémoire pour retrouver les images de l’indépendance, il est tout autre pour la génération née après le 5 juillet 1962. Cette génération n’a jamais vécu un pareil événement. Ce sont des images tout à fait nouvelles pour elle et dont nombreux ont douté sérieusement de sa foi patriotique. Le 1er Novembre dernier, la déception de la génération qui a vécu les affres du colonialisme a été immense. A l’origine de cette contrariété, le 55e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale est passé presque inaperçu. A part les drapeaux accrochés par les autorités locales au niveau des édifices publics et officiels, pas le moindre emblème n’a fait son apparition dans les balcons. «Comment ne pas être déçu quand on voit que l’emblème national est oublié par nos jeunes. Je sors le drapeau à chaque fête nationale et je constate à chaque fois que je suis l’une des rares personnes à le faire», regrette un ancien militant de la cause nationale. Les explications d’un pareil désintérêt ne manquent pas. Elle vont de l’abandon de la chose politique au fossé séparant l’Etat et les citoyens. Là aussi c’est tomber dans la facilité des interprétations superficielles et des alertes inutiles, car quand un peuple rejette ses repère historiques et ne marque aucun attachement à son drapeau, c’est grave. Mais c’est sans compter sur la balle ronde, qui s’avère être le véritable remède moral de la jeunesse algérienne au moment où la désillusion était totale. C’est le football qui fait renaître cette ferveur patriotique. Devant les scènes de liesse observées à travers la quasi-totalité du territoire national, il est pratiquement impossible de rester insensible. Il a fallu une victoire laborieusement arrachée à Khartoum pour réussir ce que deux référendums n’ont pu réaliser (la Concorde civile et la Réconciliation nationale), ce qu’une campagne médiatique n’a pu atteindre, ce que tous les hommes politiques du pays n’ont pu faire: amener le citoyen algérien à exhiber le drapeau national dans chaque maison à l’occasion des fêtes nationales. Il a fallu une victoire pour que le drapeau flotte partout en Algérie, sur les balcons, les toits, les voitures… Plus qu’une manifestation de joie de supporters, plus qu’une victoire dans un match de football, c’est un drapeau qui découvre tout un peuple. Aucune phrase, aucune image ne peuvent restituer la ferveur et l’attachement qu’ont exprimés les Algériens à leur drapeau depuis ces dix derniers jours. Un attachement qui n’a de comparable que le jour de l’Indépendance nationale, le 5 juillet 1962. Des enfants en très bas âge qui, de leur mains encore frêles, agitent de petits drapeaux, ils découvrent leur premier amour. Des vieux au crépuscule de leur vie qui abandonnent leurs cannes pour agiter le drapeau national. On découvre finalement que le patriotisme ne s’impose pas et ne se dicte pas. Il se vit et il s’exprime.
Les scènes observées au niveau de la capitale ainsi que dans toutes les wilayas du pays sont à même de décourager toute idée belliciste envers l’Algérie. Il appartient maintenant aux intellectuels et surtout aux hommes politiques de travailler, d’entretenir et de cultiver ce ferment de patriotisme qui a immergé spontanément car pareille expression de la société ne revient qu’une fois tous les 50 ans. (L’Expression-22.11.09.)

*****************************Ce symbole qui unit

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La ferveur populaire autour de l’Equipe nationale, outre d’avoir été phénoménale, aura surtout montré le retour au-devant de la scène d’un patriotisme que d’aucuns pensaient désuet. De fait, dans le sillage de l’épopée des Verts – en campagne de qualification au Mondial 2010 – la jeunesse algérienne a réinventé un patriotisme sans calcul, débarrassé des faux semblants de la langue de bois et de la récupération politicienne. En vérité, ce qu’il y a d’admirable dans ce qui s’est passé ces dernières semaines en Algérie, est quasiment l’avènement d’une nouvelle naissance d’un pays alors plongé dans le doute, peu confiant dans son identité et ses origines. Le football a réalisé le miracle de cette osmose en semant parmi les Algériens, dans une jeunesse algérienne désemparée, la graine de l’unité, rassemblant le peuple autour de cette idée d’harmonie nationale qui a longtemps déserté les coeurs et les esprits. Ce n’est ni l’idéologie, ni la religion, ni le nationalisme qui ont réconcilié les Algériens avec eux-mêmes, mais bien ce symbole de la Nation qu’est l’Emblème national, autour duquel se sont retrouvés et reconnus le(s) peuple algérien. C’est énorme, c’est fantastique. Ce qui s’est fait ces derniers temps autour des couleurs nationales dépasse l’entendement, tant l’Emblème national a réussi ce que nulle force n’a pu imposer ces dernières années au peuple algérien. La crise identitaire n’a pas été une vue de l’esprit mais un fait réel qui a désorienté une jeunesse mal informée sur ses origines, orpheline de ce socle sur lequel s’appuyer, car l’Histoire nationale a été déformée, falsifiée, sinon instrumentalisée, pour des besoins de basse politique. Il fallait donner à cette jeunesse la fierté de son appartenance, lui donner de pouvoir se situer dans l’historicité universelle. Cela n’a pas été fait, parce que la question identitaire avait été évacuée à des fins politiciennes qui ont largement induit le malaise que vit le pays depuis plusieurs décennies. Le baâthisme a simplement privé les Algériens de leur «algérianité». Tout le drame vécu par l’Algérie est là: qui sommes-nous? se demandaient sans cesse ces millions de jeunes sans attaches ni repères historiques. Une nation se forge autour de ses «héros». Quels ont été les héros des Algériens? On leur a donné des «braves», venus d’ailleurs, dans lesquels cette jeunesse – au patriotisme, dit-on, tiède – ne se reconnaissait pas. C’est des années après l’Indépendance que les noms de Massinissa, Jugurtha, Ahmed Bey, Messali Hadj, Mohamed Boudiaf, entre autres, ont été prononcés du bout de lèvres, sur lesquels on ne retrouve aucune trace dans l’Histoire de la nation algérienne. Il fallait donc, une épopée footballistique et l’adversité de personnes s’estimant le nombril du monde, pour réveiller ce patriotisme, longtemps assoupi, dans les coeurs de notre jeunesse, qui a montré à la face d’une planète ébahie ce qu’était effectivement un Algérien, ce qu’il était capable de faire pour son Emblème et sa patrie. C’est une leçon de patriotisme que les jeunes filles et jeunes garçons, les femmes et les hommes d’Algérie nous ont donnée, que nous devons recevoir avec beaucoup d’humilité, parce que, quelque part, ce sont les errements de nos dirigeants, leurs erreurs d’appréciation quant au devenir de ce pays, qui ont déconnecté les Algériens de leur patrie, les poussant à chercher ailleurs ces racines qui leur manquaient tant pour pouvoir dire avec orgueil «Oui, je suis fier d’être Algérien». Ce que des millions d’Algériens, enveloppés dans des marées vertes, rouges et blanches, se sont époumonés à clamer à la face du monde. Un monde étonné qui n’a jamais rien vu de pareil. L’Emblème Vert et Blanc frappé du Croissant et de l’Etoile rouges a été le Symbole qui a uni les Algériens autour des «Guerriers du désert», nos Fennecs qui ont, de haute lutte, triomphé de tous les obstacles pour que l’Algérie soit présente en Afrique du Sud parmi les Grands.(L’Expression-22.11.09.)

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*Ces Algériennes présentes à Khartoum.

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A la grande surprise des joueurs, des responsables du football et même des journalistes présents au Soudan, des dizaines d’Algériennes ont tenu à faire le déplacement à Khartoum pour apporter leur soutien aux Verts. Habiba, 23 ans, avocate de formation et Nawel, 24 ans, transitaire, ont fait le déplacement d’Alger. Les filles de Bachdjarrah, à Alger, ont réussi à casser ce tabou et elles ont bravé la distance et la peur. Sakina, une vingtaine d’années, et son amie Samia, ont fait le déplacement à partir de Dubaï. Amina, 19 ans et sa maman ont embarqué d’Algérie. De toutes les régions pour une même destination: Khartoum. Et pour une même raison: supporter les Verts. «Il n’y a aucune différence entre les hommes et les femmes, quand il s’agit de la patrie. Nous sommes pour les Verts et pour notre pays», nous a déclaré Nawel. Et de rappeler: «Avez-vous oublié que les femmes ont écrit en lettres d’or l’histoire de l’Algérie? Il s’agit de la même cause. Nous tous unis pour que l’Algérie reste debout.» Pour son amie intime, Habiba, la question ne mérite pas d’être posée: «Nous sommes là au Soudan pour supporter notre Equipe nationale et notre cher pays.» A son tour, Samia estime que sa présence à Khartoum ne sort pas de l’ordinaire. «Notre Equipe nationale a besoin de tous ses enfants. Nous voulons dire à nos joueurs que nous sommes tous unis et toutes et tous avec vous», a souligné la fille de Bel Abbès. La présence de la gent féminine a motivé les joueurs.
A l’hôtel Bordj El Fateh et même au stade d’El Hilal, lors de la dernière séance d’entraînement des Verts, les joueurs n’ont pas caché leur émotion en voyant des femmes algériennes se déplacer au…Soudan pour les soutenir. «Je vous remercie, filles de mon pays», a dit Anthar Yahia à Habiba et Nawel qui interpellaient le joueur pour prendre une photo-souvenir avec lui vers la fin de la séance d’entraînement. Même sentiment chez Bougherra: «Je suis très content de vous voir ici avec nous. Ça me fait très chaud au coeur», a dit le joueur algérien à ces deux filles qui ont réussi à rentrer au complexe Bordj El-Fateh. Un grand hommage mérite d’être rendu à ces filles qui ont tout bravé pour que les Verts soient qualifiés. Eh oui! Des hommes et des femmes se sont déplacés pour encourager leurs «Hommes»! Merci à tous les Algériens! (L’Expression-22.11.09.)

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Le sens d’une victoire

par Brahim Snoussi

Algérie,quand le foot fait renaître le patriotisme chez la jeunesse spacer

Les plus belles des victoires sont celles que l’on remporte sur soi-même. Cette sentence s’applique admirablement à l’équipe nationale d’Algérie. Après un parcours presque triomphal, elle tombe dans le misérable traquenard d’une soirée cairote, traquenard imaginé sans nul doute par les politicaillons qui gouvernent l’Egypte. C’est presque le crime parfait puisque, après l’agression que l’on sait, suivie d’une nuit agitée dans un hôtel retentissant d’une opportune noce, un deuxième but encaissé au bout de la nuit ramène l’Egypte à une égalité parfaite avec l’Algérie. Un tel scénario avait tout du cauchemar pour une équipe jusque-là dans une phase ascendante et tout du miracle pour l’Egypte qui devait en retirer un avantage psychologique déterminant…

 Mais voilà. Cette équipe meurtrie, choquée, a réussi contre toute attente à trouver les ressources morales pour se sublimer à Khartoum, scellant le dernier acte d’un vaudeville qui aurait pu tourner à la tragédie. Cette histoire aurait pu rester anecdotique. Il ne s’agissait après tout que d’un match de football. De plus, l’équipe d’Algérie a connu la défaite plus souvent qu’à son tour durant ces vingt dernières années. On connaissait sa fragilité psychologique, son indiscipline, la valse des entraîneurs, le manque de sérieux de la Fédération… Il se trouve que, pour la première fois, le scénario prévu ne s’est pas réalisé parce qu’il s’est trouvé des acteurs, joueurs et supporters, pour le refuser.

 Ceci dépasse à l’évidence le cadre du football et constitue une sorte d’allégorie de ce que pourrait être l’Algérie si elle refusait la logique mortifère qui produit l’exclusion, le désespoir et qui incite des milliers de nos jeunes à risquer leurs vies sur des coquilles de noix pour fuir leur pays.

 Et si le sursaut d’orgueil qui a conduit nos footballeurs à transcender le sort et à arracher une victoire qui semblait avoir décidé de les fuir se transmettait à notre peuple ? Et si, lui aussi, avait le courage de refuser la fatalité du sous-développement et du malheur ? Et s’il se remettait à croire à une victoire collective qui serait le fruit d’une communauté de destin ? Et, en un mot, s’il en finissait avec la haine de lui-même qui nourrit sa pulsion suicidaire ?

 Le comportement de l’Egypte officielle a été ignoble. Si le gouvernement et les médias s’étaient désolidarisés des énergumènes qui ont caillassé le bus des joueurs algériens, les esprits se seraient sans doute calmés et nous n’en serions pas aujourd’hui à ce degré de haine. Non seulement ils ne l’ont pas fait, mais ils ont jeté de l’huile sur le feu en affirmant que l’agression avait en réalité été simulée. Ce faisant, ils se sont montrés à la hauteur des voyous lanceurs de pierres. Ils sont les vrais responsables de ce qui aurait pu verser dans le drame. Rien d’étonnant à cela. Ce sont ces mêmes responsables qui ont mené l’Egypte au stade de la mendicité internationale puisque, toute honte bue, ils encaissent les deniers de Judas que leur versent les Etats-Unis en échange de leur soumission à l’ordre yankee. Ce sont ces mêmes responsables qui avalent sans broncher toutes les couleuvres que leur sert leur suzerain israélien. Ce sont ces mêmes responsables qui participent au malheur des Palestiniens en contribuant à l’étranglement de Gaza, Gaza qui a fêté dignement la victoire algérienne ! Ce sont ces mêmes responsables affairistes, corrompus, qui prospèrent sur la misère de leur peuple.

 Il ne faut surtout pas confondre ce dernier avec ses dirigeants ! Ainsi, les attaques conduites contre des Egyptiens en Algérie sont parfaitement condamnables. Elles révèlent la grossièreté de leurs auteurs et leur absence totale de lucidité. Ces citoyens sont les hôtes de l’Algérie et l’une des valeurs de notre pays est le traitement amical, fraternel, des étrangers. A cet égard, nous avons manqué à cette belle tradition. De la même manière que nos footballeurs ont vaincu leurs vieux démons du renoncement et de l’indiscipline, il faut que notre peuple en finisse avec ces comportements qui ne le grandissent pas. Il faut laisser aux dirigeants égyptiens le monopole de la lâcheté et du déshonneur. L’attitude envers le peuple d’Egypte doit rester fraternelle ; il faut l’aider à retrouver, avec nous, le chemin de l’honneur et de la dignité. N’oublions jamais la fraternité d’armes qui nous a réunis en bien des circonstances, il n’y a pas si longtemps. Ne cédons pas à la facilité d’une rupture que certains appellent de leurs voeux. N’insultons pas une part de notre passé sous prétexte que nous la partageons avec l’Egypte qui n’en a, du reste, pas la propriété exclusive.

 Et si ce match de football était une ruse de l’Histoire ? Et si ces jeunes footballeurs, en plus de nous offrir la joie d’une qualification pour la Coupe du Monde, nous interpellaient sur notre inaptitude à réussir notre développement, notre vivre-ensemble, notre incapacité à donner un sens à notre destinée ? (Quotidien d’Oran-22.11.09.)  

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*MANIPULATION DE L’OPINION POUR JUSTIFIER LA DÉFAITE

L’Égypte «lâche» ses télés sur l’Algérie

Après leur élimination de la Coupe du monde, à l’issue du match d’appui, l’Egypte n’a pas trouvé mieux pour se dédouaner de la défaite, que de relancer la campagne médiatique de dénigrement contre l’Algérie. Cette fois, c’est la télévision d’Etat Al Masrya qui s’est jointe à cette campagne d’acharnement médiatique aux côtés des télévisions égyptiennes privées, notamment Nile Sport et Dream TV qui ont consacré de longues émissions à l’événement en accusant l’Etat algérien, son gouvernement et son peuple d’avoir créé une haine contre les Egyptiens au Soudan et en Algérie. Du jamais-vu dans les annales des télévisions arabes. Al Jazeera, les télévisions françaises ou même marocaines, qui ont souvent critiqué l’Algérie, ne se sont pas acharnées contre l’Algérie, comme l’ont fait les télévisions égyptiennes. C’est un véritable matraquage médiatique, doublé d’une manipulation grossière de la part de ces chaînes égyptiennes. C’est le programme de Ibrahim Hidjazi de Nile Sport, qui a chauffé les nerfs des Egyptiens durant toute la journée de jeudi, en recevant les appels des stars et des techniciens égyptiens, ainsi que des soi-disant supporters égyptiens qui se disaient bloqués et menacés par des Algériens au Soudan. Le présentateur de Nile Sport est allé jusqu’à créer une nouvelle pièce théâtrale, avec l’histoire de Marwa, une jeune fille égyptienne perdue au Soudan, qui, subitement, a été sauvée et emmenée en un temps record à l’aéroport de Khartoum. Curieusement, la communication était excellente et la jeune fille ne voulait pas passer le téléphone aux Soudanais, ce qui prouve que la personne n’était pas du Soudan mais bel et bien d’Egypte.
Ibrahim Hidjazi a poursuivi son acharnement verbal et médiatique contre l’Algérie en accusant la jeunesse algérienne de tous les maux. Dans la soirée, il avait promis de diffuser des images exclusives qui accusent les Algériens, mais finalement, ce sont des images filmées par des Algériens à Alger et qui montraient la destruction d’un siège de Djezzy. Nile Sport n’avait aucune image de Khartoum, il a puisé toutes les images gratuitement sur YouTube. La plus grande manipulation c’est cette image de supporters portant des couteaux, qui a été tournée dans un stade algérien et pas au Soudan et qui existait depuis plusieurs mois sur YouTube. Et comme cela ne suffisait pas, l’animateur reçoit un appel d’un Egyptien caché soi-disant à Alger, pour exprimer sa peur d’être en Algérie.
Là encore, l’animateur de Nile Sport a accusé la jeunesse algérienne de tous les maux. Pour étayer ses propos, et leur donner plus de poids, il a invité un spécialiste de l’Algérie, l’ex-correspondant d’Al Ahram à Alger, M.Kafass, qui a finalement dévoilé son visage, en accusant le pouvoir algérien de tous les dépassements et critiquant violemment les dirigeants de la presse écrite algérienne. Avec ses déclarations, ce correspondant sans scrupules et qui est connu pour son non-professionnalisme, a définitivement coupé les ponts avec l’Algérie, et s’en est allé dans une vindicte basse, en dévoilant toutes les crises qu’a vécues l’Algérie et ses petites histoires anecdotiques sur le pouvoir en Algérie. C’est l’ambassadeur d’Algérie au Caire, Abdelkader Hadjar, qui a fait l’objet de plus d’insultes et des critiques de la part du journaliste d’El Ahram. Cet acharnement médiatique se poursuit sur les autres chaînes de télévision égyptiennes. Sur Dream2, où une journaliste, invitée sur le plateau, racontait en détail, mais curieusement sans images vidéo ou photo, l’agression algérienne qu’elle aurait subie au Soudan. Comment dans un bus des journalistes possédant des caméras et des appareils photo n’ont pas pu prendre une preuve de cette soi-disant agression algérienne.
Cette campagne anti-algérienne a pris des proportions plus importantes quand le fils du président Moubarak, Alaâ, intervient sur la chaîne Dream dans l’émission d’Al Ghandour, l’un des animateurs les plus belliqueux, pour exprimer lui aussi sa consternation par le résultat du match et jouant surtout sur le sentiment nationaliste très chauvin des Egyptiens: «Je répondrai à toute attaque contre les enfants de mon pays.» Ce sommet des propos graves vient, en fait, de la part d’un potentiel successeur du premier responsable égyptien.
L’intervention du fils de Moubarak a donné ainsi plus de poids à la campagne anti-algérienne et tous les grands noms du cinéma, des médias et des télévisions ont commencé à appeler au boycott de l’Algérie, dans tous les domaines: culturel, sportif et médiatique. Certains hommes politiques, notamment de l’opposition, ont appelé à rompre tout simplement les relations diplomatiques avec l’Algérie. La chaîne d’Etat égyptienne ESC (Masrya), s’est jointe à cette meute des télévisions égyptiennes, en faisant de l’émission conviviale «Beit Bitek» (ma maison est la tienne), une tribune de l’anti-algérianisme avéré. Là, aucune image encore des soi-disant agressions des supporters algériens contre les Egyptiens, seulement les images d’une bagarre générale lors du match Algérie-Egypte au Caire en 1984 et où les joueurs algériens se sont, à l’époque, bien défendus contre l’agression des policiers masry.
L’Egypte est tombée dans le caniveau pour justifier sa défaite face à l’Algérie, le 18 novembre dernier. Cet acharnement médiatique contre l’Algérie, dicté par des politiciens en mal de projet politique et qui, visiblement, n’avaient pas préparé leur public égyptien à la défaite, se rattrapent dans une troisième mi-temps guerrière. (L’Expression-22.11.09.)

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*La démesure…insultes et propos très graves des Egyptiens.

Alors qu’en Algérie les gens savourent une victoire durement arrachée, en criant haut et fort leur amour pour leur pays, en Égypte, et surtout à travers leurs chaînes satellitaires, ce sont les insultes et les propos très graves à notre encontre qui alimentent toutes les discussions. Une guerre médiatique démesurée où rien n’a été épargné concernant l’Algérie, ni son histoire, ni ses institutions, ni son honneur, ni même son président. Les Algériens sont devenus autres choses que des êtres humains, des sauvages sans foi ni loi, des prédateurs et des cannibales qui s’apprêtaient à dévorer des égyptiens soudain devenus peureux et innocents, en leur montrant des couteaux et des épées. Notre histoire est devenue subitement sujette à caution, on nous rappelle que c’est l’Égypte qui nous a appris à lire et à écrire en nous envoyant ses professeurs en poischiches et en fèves ! Des moutribine et des moutribette» –on se demande bien qu’est-ce qu’ils faisaient dans les tribunes du stade de Khartoum- nous décrivent comme des être étranges, fraîchement débarqués de Mars, avec des couteaux entre les dents, une bombe dans notre poche et un grand cimeterre à la main. Jamais match de football n’a été aussi porteur de haine et de rancune que celui-là. Toutes les chaînes égyptiennes ont consacré des heures et des heures à décortiquer notre manière de vivre qui se rapproche plus des bêtes sanguinaires que des hommes, et surtout à des musulmans comme eux d’ailleurs. Les années de terrorisme que nous avons vécues sont devenues une référence pour nous informer que nous avons déjà commencé par nous entredévorer avant de nous en prendre à eux. Tous ceux qui voulaient entendre ce qui se disait sur les bords du Nil avaient la nausée. Les commentateurs et leurs invités invisibles s’en donnaient à coeur joie. Il était plus question d’insultes que de commentaires sensés venant de personnes qui se disent «civilisées» contrairement à nous autres sauvages. Il y a même eu des séquences télévisées grossièrement montées qui montraient des gens –personne ne pouvait prouver que c’était des algériens ou des égyptiensavec, au-dessus de leurs têtes, des mains qui portaient des couteaux mais qui n’avaient pas la même couleur que les visages ou les habits, ce qui démontre la grossièreté du mensonge. Personne ne cherchait les véritables causes de la débâcle égyptienne, ils ont aussi complètement oublié ce qu’ils ont fait aux algériens qui étaient partis au Caire, tous ne parlaient que des attaques dont ils ont été victimes au Soudan, comme si nous étions chez nous et que nous avions failli à notre devoir d’hôtes. En Algérie, c’est la consternation. Personne ne s’attendait à ces attaques au vitriol contre nous et l’écoeurement l’emportait sur toute autre considération. Partout, dans les cafés, dans les maisons, au travail, au marché ou à la mosquée, les algériens n’avaient pour discussion que ce qui se disaient là-bas. Les vieux, les jeunes, les femmes et même les enfants ne pouvaient oublier ces paroles. Pourtant, nous n’avons fait que … gagner un match de football, comme l’a si bien fait remarquer un homme qui discutait avec son ami. Pourtant, et c’est un point d’honneur chez nous, nous n’allons pas les suivre dans leurs insultes, même si ce qu’ils sont en train de dire fait mal, très mal même. Nous laisserons le temps leur répondre et leur dire qu’ils se sont trompés de cible, car leur ennemi est juste à leurs frontières, mais ils en ont si peur qu’ils l’ont laissé massacrer les palestiniens et l’ont même aidé à le faire !  (Le Courrier d’Algérie-22.11.09.)

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*Kifaya…c’est trop !…..pour  dire que ce que la famille Moubarak avec ses relais médiatiques entreprend à l’encontre de l’Algérie et de son peuple a dépassé toutes les limites. Je suis convaincu que cette interjection ne va pas vous plaire, comme elle vous a plu le jour où la belle Livni l’a lancée à partir du Caire pour menacer le mouvement Hamas palestinien. C’est ce jour-là où, fidèle à votre position de soutien au sionisme, vous avez donné votre bénédiction à l’agression contre Ghaza, dont vous aurez les morts les mutilés et les blessés sur votre conscience, si vous en avez une bien sûr. 

LE DÉBUT
Dès la fin du match aller à Blida qui a vu les pharaons s’incliner devant les guerriers du désert sur le score sans appel de 3 buts à 1, la machine propagandiste égyptienne s’est mise en branle pour conditionner l’opinion publique de son pays au complot qui se tramait pour le 14 novembre. Pour ce faire, les « chiens aboyeurs » des télés égyptiennes à la solde du successeur imposé au trône d’Égypte, tous crocs dehors ont transformé leurs émissions télé en des forums et des tribunes du « bas » desquels on s’acharnait sur tout ce qui est algérien. Ces propagandistes à faire rougir Goebbels de honte, ont remis en cause l’arabité de l’Algérie, la justesse de sa Révolution et insulté nos valeureux Chouhada. Tout cela pour justifier ce qui allait arriver à partir du 12 novembre au Caire. Un complot ourdi pour assurer une qualification extra sportive à leur équipe vieillissante. Ces jours là, les Égyptiens étaient prêts à tout pour fêter une qualification au Caire synonyme de plébiscite à Djamel Moubarak pour hériter la présidence égyptienne. En sa qualité de parrain de Abou Trika et compagnie, cette qualification aurait servi au digne fils de son père, de tremplin au palais présidentiel, au moment où la majorité du peuple mené par le mouvement Kifaya ( traduire assez en français et enough en anglais) s’oppose à un tel scénario. Car pour eux, 28 ans de gouvernement Moubarak c’est déjà plus qu’assez. La victoire insuffisante des égyptiens le 14 novembre a reporté les projets du parti au pouvoir en Égypte. Et l’ordre a été intimé aux policiers égyptiens de jeter les supporters algériens à la vindicte populaire. Il y eut les agressions et les lynchages, dont la sagesse de l’Algérie officielle en a atténué l’ampleur.

L’ÉTAPE DU SOUDAN
Comme le Soudan était une proposition égyptienne que le tirage de la Fifa a favorisée, les égyptiens pensaient que ce serait une villégiature. Cependant, la réaction de l’Algérie officielle à sa tête le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika, soucieux de protéger les Verts et leurs supporters après ce qu’ils ont subi des mains des « frères égyptiens », a pris de court le régime de Moubarak et notamment ses deux fils Alaa et Djamel. Et la validation de la succession héréditaire au trône d’Égypte s’est évaporée avec le bolide de Antar Yahia et la détermination des Verts à montrer que pour tout pharaon Allah a envoyé un Moïse. Ce revers est resté au travers de la gorge de Djamel et ses porte voix Amrou Adib, Ibrahim Hedjazi et Ahmed Choubir. Et les bourreaux qui ont alimenté une campagne xénophobe anti algérienne qui réduit Le Pen au statut d’un enfant de choeur, ont retourné la veste (c’est un sport national en Égypte) pour se présenter en victimes. Et les larmes coulaient à flot.Tout le monde a donné libre cours à ses glandes lacrymales. Artistes, comédiens, danseuses du ventre tout le monde y allait de ses affabulations pour salir les nobles algériens qui de par leur patriotisme ; leur sens de l’honneur et leur civisme ont administré une leçon à Oum Eddounia (qui est le père au fait ?). Et depuis, les chiens aboyeurs de Djamel Moubarak ont été pris de rage. La rage du perdant qui n’assume pas ses échecs. La rage de l’usurpateur d’un statut qu’il ne mérite pas. Cette rage les a poussé eux qui nous traitent de mal éduqués à n’user que d’insultes et autres invectives qui au fond donnent une idée sur leur propre personnalité. Ne dit on que chaque seau ne déverse que ce qu’il contient. Mais, tout cela ; tout ce qu’ils ont dit et les qualificatifs qu’ils nous ont attribués nous pouvons y répondre.

NON DJAMEL, LES TERRORISTES C’EST VOUS
Celui qui veut contre la volonté de son peuple, s’introniser roi d’Égypte en héritant le siège de son père a traité les Algériens de terroristes. Il se trompe lourdement. Les terroristes c’est eux les Égyptiens. Les idées destructrices dont ettekfir ouel hidjra sont l’oeuvre d’Égyptiens. Elles ont pénétré le pays d’un million et demi de martyrs par la voie des pseudos instituteurs égyptiens qui ont envahi nos écoles dans les années 60 et 70 sous prétexte d’aide à l’Algérie alors que le régime du Caire nous envoyait tous les militants des frères musulmans qui lui causaient de réels ennuis sur le plan interne. Ce que ces « frères égyptiens généreux » ont semé chez nous nous l’avons récolté durant les années 90 en sang et des milliers de morts, victimes des courants de pensée avec lesquels l’Égypte a contribué à développer le monde arabe.

NOS CHOUHADA, NOTRE FIERTÉ
L’Histoire avec un grand H reteindra dans ses annales et à jamais la glorieuse guerre de libération nationale qui a marqué un tournant dans l’histoire du 20ème siècle. Une Révolution que les Ben M’hidi, Abane Ramdane et tous les autres ne voulaient voir inféodée à aucun courant de pensée ou régime. Ils la voulaient algérienne. Une émanation de ce peuple libre digne héritier de ses ancêtres les Imazighen (Hommes libres). Ce qui a déplu au régime de l’époque qui ne s’est pas empressé de reconnaître le GPRA (Gouvernement Provisoire de la Révolution Algérienne). En dépit de ces faits indéniables, ces jours ci les relais du clan Moubarak s’évertuent à affirmer que c’est leur pays qui a fait la Révolution Algérienne. Si c’est le cas, on aimerait qu’ils nous citent les noms et le nombre de martyrs égyptiens tombés au champ d’honneur pour libérer l’Algérie. Par contre, du sang algérien a été versé pour libérer et sauver l’honneur de l’Égypte en 1967 et 1973. Nous avons le nombre et les noms. En 1967, malgré le fait que Nasser n’avait pas encore reconnu le Conseil de la Révolution qui ne voulait pas de la tutelle égyptienne, nos Migs 21 et 23 les seuls qu’on avait à l’époque ont été envoyés au Caire pour remplacer l’aviation militaire égyptienne détruite au sol par les Israéliens. C’est un exemple parmi tant d’autres.

QUAND ON PARLE DE DIGNITÉ, LES ÉGYPTIENS DOIVENT SE TAIRE
Ces tribuns à la solde ont osé même remettre en cause la dignité des Algériens. C’est à en mourir de rire quand ça vient d’un peuple qui depuis 1978 lèche les bottes des israéliens. La dignité de ces chantres de la parole sans les actes bien sûr a été perdue le jour où ils ont vendu la cause palestinienne. Ce ne sera pas leur premier acte de lâcheté. En 1991, ils ont soutenu la coalition contre le peuple frère d’Irak pour un milliard de dollars US. Un prix que le pays de l’oncle Sam paye à l’Égypte annuellement pour assurer la paix d’Israël et faire échouer toute tentative arabe qui pourrait nuire à ses maîtres de Tel Aviv ou qui pourrait mettre en colère Washington. Leur lâcheté dans cette agression contre l’Irak de Saddam les a poussé même jusqu’à profiter des malheurs des palestiniens installés au Koweït. En effet, mécontent de la position de Feu Arafat favorable à Baghdad, le gouvernement koweitien après la libération, a chassé quelques 500 000 palestiniens. C’était une occasion à ne pas rater pour le régime du Caire profitant toujours du malheur des autres, qui a proposé au Koweït de les remplacer par des égyptiens. Cette main d’oeuvre égyptienne réside majoritèrement dans le quartier improvisé d’El Farwaniyah de Koweït city. N’oublions pas qu’en 1991, en plus des soldats le régime du Caire a envoyé des filles de plaisir égyptiennes pour remonter le moral de GI’s américains. Qui dit mieux en matière de dignité. Mais le comble de la bassesse des égyptiens on l’a vu durant l’agression contre Ghaza. Non seulement, ils ont béni l’agression.- quelques jours avant Tzipi Livni en informait Moubarak au Caire- ils sont restés insensibles devant le martyre des enfants palestiniens qui se faisaient gazer et brûler au phosphore blanc, alors que le poste frontalier de Rafah d’où pouvaient leur être acheminés vivres et médicaments, est resté fermé sur injonction d’Israël. Moubarak qui aujourd’hui menace d’envoyer ses troupes au Soudan aurait dû les envoyer en Palestine. Pour cela, il n’a pas le courage.

POUR TOUTE DANSEUSE, UN SOUTENEUR
Les dignes fils de l’Algérie qui ont tout bravé et tout laissé tomber pour soutenir leur Onze national au Soudan ont été traités de « balatadjia » (voyous et souteneurs dans le dialecte égyptien). Même nos Hommes, dont les soudanais peuvent témoigner de la correction et de la rectitude, sont loin d’être ce que les égyptiens veulent leur coller, mais s’ils (Djamel Moubarak et ses relais) le croient eh bien nous leur répondrons : Puisque dans votre pays, et c’est là une chose que vous ne pourrez pas démentir, chaque danseuse a besoin de baltadji (souteneur), nous avons envoyé les nôtres pour protéger les danseuses que vous avez envoyées en force au Soudan.

UN CONSEIL : FAITES VOTRE AUTOCRITIQUE !
Je préfère m’arrêter là ! Mais avant de terminer je dirais à ceux qui s’acharnent sur l’Algérie faites votre autocritique. Ramenez vos docteurs en sociologie et en psychologie et essayez de savoir et analyser un fait : Pourquoi tout le monde vous déteste ? Car nul n’est plus aveugle que celui qui ne voudrait voir. Alors que la réalité est là. Le machiavélisme dont vous faites preuve est dépassé et surtout connu. Il vaut mieux se pencher sur la misère sociale qui prévaut dans votre pays et lui trouver des solutions au lieu de détourner l’attention de votre peuple de ses réelles préoccupations par des scénarios qui feraient mourir de jalousie Hollywood autour d’une défaite lors d’un match de football qui a chamboulé vos stratégies et vos rêves de maintenir les égyptiens sous un régime pour lequel il a dit Kifaya (Assez !) -Le Courrier d’Algérie-22.11.09.

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Les Moubarak se partagent les rôles

Dans des déclarations à la télévision égyptienne, le fils aîné du président exige des excuses officielles de la part du Président Bouteflika.

Mais à quoi joue donc la famille Moubarak? Ces derniers jours, nous assistons en exclusivité à un feuilleton égyptien, dont les premiers rôles sont tenus par trois acteurs principaux qui ont un lien de sang et de parenté et qui ont surtout un projet commun: la présidence d’Egypte. Il s’agit de Hosni Moubarak, le président, de Gamel Moubarak, et de Alaâ Moubarak.
Le scénario tourne autour du match Algérie-Egypte joué à Khartoum pour la qualification en Coupe du Monde 2010. Il aborde un seul aspect: «Les supposées agressions commises par les supporters algériens contre les Egyptiens venus assister à la rencontre.»
La partie à laquelle nous avons assisté hier fut marquée par l’apparition du président égyptien. Devant les parlementaires, ce dernier a averti que l’Egypte ferait preuve de fermeté envers ceux qui portent atteinte à ses ressortissants, allusion à des agressions contre des Egyptiens, notamment en Algérie en marge du fameux match pour la qualification au Mondial 2010.
«Le bien-être de nos citoyens à l’étranger relève de la responsabilité de notre pays, nous nous assurons que leurs droits soient respectés et rejetons les violations et erreurs qui sont commises à leur égard», a-t-il indiqué avant d’ajouter: «L’Egypte ne sera pas tolérante envers ceux qui portent atteinte à la dignité de ses citoyens.» Il accusera, en des termes a peine voilés, l’Iran de jouer un rôle «négatif» et ce dans l’objectif de fragiliser l’Union et la force arabes.
Nous n’allons pas trop nous étaler sur l’argument évoqué par Moubarak. Mais nous nous arrêterons un instant sur le ton utilisé par «El Raïs». Le ton nous intéresse beaucoup parce que, depuis quelque temps, nous assistons à un matraquage médiatique lâche et violent contre le peuple algérien par les médias égyptiens publics et privés.
Tout est permis, les journalistes, qui décidément ont perdu le sens du professionnalisme, accusent le peuple et le régime algériens de tous les maux.
Hier, le président Moubarak n’a à aucun moment cité l’Algérie dans son discours, il aborde le dossier avec un style plus au moins «diplomatique» mais fort contestable. Cela augure-t-il d’un dénouement ou d’une éventuelle sortie de crise? Les observateurs sont sceptiques.
Le danger vient du rôle confié au fils aîné de Moubarak, Alaâ.
Dans des déclarations à la télévision officielle égyptienne, ce dernier exige des excuses officielles de la part du Président Bouteflika, demande de boycotter l’Algérie, accuse le peuple algérien de barbarie, et estime que l’Algérie n’appartient par «à la Nation arabe», un slogan si cher aux Egyptiens.
L’on devine bien que si Alaâ a parlé, cela ne pouvait se faire sans le feu vert du président. Nous n’avons pas besoin de preuve pour confirmer que le fils aîné a récité plus de dix fois son speech devant son père avant de passer en direct à la télévision. Si l’Egypte avait l’intention de calmer le jeu après le match, Hosni Moubarak aurait certainement empêché son fils de parler.
Le troisième rôle est interprété par «l’héritier du trône» Gamel Moubarak. Alors lui, il s’efface complètement, malgré son voyage au Soudan.
Et là, une question s’impose. Pourquoi? La réponse nous permet de lever le voile sur les intentions et les ambitions politiques de la famille Moubarak.
Le père opte pour la voie diplomatique mais avec le risque de provoquer la colère des citoyens qui, manipulés et mobilisés par la presse locale, exigent des actions concrètes. Le fils Alaâ prend le relais et traduit à travers ses déclarations ce que le peuple pense tout haut et le réclame tout aussi haut.
Quant à Gamel, il reste en dehors de ce débat, il ne veut pas s’engager dans une polémique montée de toutes pièces par le pays des Pharaons pour ne pas «salir» son image de futur président aux yeux de l’opinion régionale et internationale.
Mais à ce niveau de responsabilité, est-il judicieux de s’aventurer dans un feuilleton aussi risqué que celui du feuilleton du match Algérie-Egypte? Un dossier à suivre.
Et les prochaines parties révèleront les ambitions politiques de la famille à une année de la présidentielle. (L’Expression-22.11.09.)

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*QUE CHERCHENT LES ÉGYPTIENS ?

Qui a cru que le match entre notre Équipe nationale de football et son homologue égyptienne est terminé ? Que l’on se détrompe, alors que la liesse et la joie de tout un peuple, le nôtre, commencent à s’estomper pour laisser place à la perspective d’un véritable renouveau de notre sport en général et de celui du jeu à onze plus particulièrement, ne voilà-t-il pas que du côté égyptien, l’on s’accorde des prolongations à ne point finir avec une escalade médiatique et même diplomatique que jamais un événement sportif similaire ou même plus important, n’en a généré. Une attitude qui n’étonne point pour qui connaît l’orgueil démesuré des héritiers des Pharaons et qui traduit on ne peut plus clairement tout l’enjeu politique de cette rencontre. C’est à un véritable procès en règle de tout ce qui peut évoquer notre pays que nous assistons ces jours-ci, un discours moyenâgeux, haineux relayé par tout ce que compte la pseudo Oum Eddounia comme starlettes et dakatira, savamment orchestré par le raïs qui, à force de jouer avec le feu, a fini par se faire brûler. On ne peut pas tromper tout un peuple tout le temps, doit-on se rappeler en son fort intérieur. Mais au lieu de se ressaisir et de calmer le jeu ne le voila-t-il pas hausser le ton pour mieux contenir les immenses colères et déceptions de ses sujets après cette humiliante élimination qui lui restera éternellement en travers de la gorge. Une qualification qui lui aurait permis un sursis de près d’une année pour mieux assurer la pérennité du règne familial en passant tranquillement et en douceur le témoin à son fils Gamal, loin de l’attention populaire. «L’Égypte ne sera pas tolérante envers ceux qui portent atteinte à la dignité de ses citoyens», a-t-il déclaré hier devant le parlement, passant sciemment sous silence l’atteinte à notre dignité que le monde entier a vue sauf lui et ses mass médias. Mais alors, que cherche-t-on du côté du Caire ? Que l’on se détrompe une fois encore, le pouvoir égyptien, par son torse qu’il fait bomber ostensiblement, essaie de tromper une fois de plus son opinion publique en lui faisant croire en ses capacités à lui assurer la sécurité en tout lieu, lui qui n’a pu exhausser le rêve qu’il lui a fait miroiter ces dernières semaines au nom d’une suprématie que de jeunes loups lui ont sportivement ravie sur le terrain, rien que sur le terrain. Et c’est là où se situe la source de tout l’embarras du raïs.(Le Courrier d’Algérie-22.11.09.)

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*Les supporters égyptiens ont mal digéré la défaite face à l’Algérie

Incultes, sans raffinement, ingrats, violents, tricheurs, arriérés. Ce sont là les mots choisis par les Egyptiens pour parler des Algériens.

Les supporters de la sélection nationale égyptienne de football ont mal digéré la défaite face à l’Algérie. C’est en réalité le péché majeur dont ils nous accusent. Le reste n’est qu’habillage pour faire passer la pilule amère de la défaite. N’étant pas dans la capacité de s’en prendre à leurs joueurs ou à leur staff, ils ont préféré rivaliser dans l’art de rédiger un chapelet de reproches au pays. Mais pas seulement. Les cibles de la presse, des cercles politiques et des milieux de l’art et du sport sont diverses. Commençons par le sport. Dès la fin du match au Soudan, les commentateurs ont eu l’idée de cibler les arbitres et les joueurs. Ces derniers sont accusés de pratiquer un football violent et les arbitres auraient fermé l’oeil. Ensuite, il y a les supporters algériens qui en ont pris pour leur grade. Leurs détracteurs soulignent que l’envahissement du stade au début et à la fin de la rencontre ne reflète pas un comportement digne des fans d’une équipe de football. Mais les critiques ne s’arrêtent pas là. Les supporters seraient violents et auraient agressé des Egyptiens. Pour preuve, les Egyptiens produisent deux documents filmés. Le premier comporte des images de manifestation à la place Audin. L’autre montre des personnes en possession de couteaux. Mais ces dernières images n’ont aucun lien avec la rencontre selon les autorités soudanaises. En résumé, les joueurs sont coupables d’avoir gagné le match et les supporters sont accusés de porter soutien à leur équipe. Comme c’est léger, il faut chercher les pièces à conviction ailleurs. La presse, et pas gouvernementale, est désignée pour porter le chapeau. L’objectif de ce choix est double. Il est censé démontrer que la presse privée est manipulée par l’Etat. Ensuite que les journalistes n’ont aucune éthique en permettant la diffusion d’informations faisant état de la mort de supporters algériens au Caire. La réponse vient du président du Syndicat égyptien des journalistes: il n’y a pas que les professionnels algériens qui ont fait des erreurs dans la couverture des événements. Et puis, la presse égyptienne peut facilement remporter des prix mondiaux s’il y avait des concours récompensant mensonges et allégations. Ecoutez cette hystérie collective: l’Algérie est un pays tribal (entendez par là sous-développé, son pouvoir politique est faible, sa coalition de partisans est hétéroclite et le tout serait chapeauté par l’armée. En conclusion, l’Egypte ne partagerait aucune de ces tares vraies ou supposées avec l’Algérie car là-bas, le président n’est pas un militaire et le niveau de développement est comparable à celui de la Suède et le Parlement est mieux élu que celui des autres pays arabes. Justement, l’Algérie n’est pas un pays arabe, disent les Pharaons.
A cela s’ajoute le fait que les Algériens sont vraiment ingrats car ils ont oublié le soutien de l’Egypte à la Révolution. Et l’Egypte a oublié le soutien de l’Algérie lors de ses guerres contre Israël. Qui souffre d’amnésie?
Peu importe puisque les Egyptiens ne veulent même pas dialoguer plus longtemps avec un peuple inculte qui ne sait même pas apprécier le raffinement de leur art.
Ni une ni deux et voilà que les relations culturelles sont rompues et que des temps morts s’affichent sur nos écrans orphelins des moussalsalat arabiya formés de plusieurs épisodes et censés faire couler des larmes de chagrin à toute une nation.
De toute façon, il n’y a pas que les Egyptiens qui ne portent pas dans leur coeur les Algériens. Yéménites, Soudanais, Marocains et Tunisiens sont tous dans le camp de l’Egypte et leurs peuples ont soutenu son équipe et non la nôtre. Donc, il y a un renfort de nations qui partagent la même haine des Algériens qui est un sentiment qui ne serait pas une pure invention des Egyptiens. Il y a même des Jordaniens qui se sont déplacés en Egypte pour soutenir un peuple spolié de sa victoire. Qui aimerait soutenir la sélection d’une nation de terroristes? De gueux? Qui n’a même pas de quoi manger. Le pays d’Al Azhar ne pouvait pas s’attendre à pire. De la part de chrétiens…pour tout dire. (L’Expression-22.11.09.)

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*Les égyptiens choqués par l’impopularité de leur nation dans les pays Arabes

 On ne mesure pas encore tout l’impact de la victoire de l’équipe algérienne de football, et à l’inverse, la défaite infligée à son homologue égyptienne samedi à Khartoum.

L’indicateur en est, cette fois, le traitement médiatique de cette rencontre de football et de quelle manière elle a été accueillie à travers le monde, car c’est bien le cas. Et là, on en est à bien revoir ses manuels de journalisme et relever à quel point chaque mot a son importance, surtout s’agissant de qualificatifs. De ce point de vue, tous ceux qui ont parlé de la victoire algérienne n’en ont pas été avares et cela tout à l’honneur des Algériens. « L’Algérie remporte la bataille d’Omdurman grâce à Antar Yahia et s’assure une place au soleil au Mondial sud-africain, cruelle désillusion en Egypte ». C’est l’un des titres d’un quotidien arabe. Et il y en a beaucoup comme cela. Pour saluer l’Algérie qui représentera le monde arabe. En ce qui concerne l’accueil populaire cette fois, disons d’abord que les Algériens, où qu’ils se trouvent, ont battu le pavé et occupé tous les espaces sur tous les continents pour manifester leur joie. Mais ce que l’on relèvera de cette manifestation de joie, c’est que les Algériens n’étaient pas seuls. Les ressortissants d’autres communautés arabes vivant en Europe ou aux Etats-Unis leur ont apporté leur soutien, leur emblème national en tête de cortège comme s’ils tenaient à se faire connaître. C’est la grande nouveauté et ceux qui y ont pris part ne l’ont certainement pas fait rien que pour se défouler. Ils l’ont fait en connaissance de cause. Un choix délibéré, et c’est comme cela que doit être interprété ce geste hautement symbolique.

Même tendance dans les écrits de journalistes, dévoilant un sentiment, celui du refus de l’injustice. Mais leur persistance incite à aller au devant des choses qui ont marqué le monde arabe et que celui-ci tend de plus en plus à rejeter. C’est de cette notion de leadership qu’il s’agit et qui n’a plus de sens. On ne se décrète pas leader ou encore plus conscience d’un ensemble qui réfléchit différemment et obéit à d’autres considérations. Personne, en ce sens, n’a oublié de quelle manière ont procédé les Egyptiens en 1990 pour récupérer le siège de la Ligue arabe, déplacé en 1979 à la suite des accords égypto-israéliens de Camp David. Jusqu’au débat lancé par l’Algérie déclarant que cette même Ligue arabe ne doit pas être une annexe du ministère égyptien des Affaires étrangères. C’est de cette manière que s’exerce justement ce dessein hégémonique et la volonté de l’Algérie était de l’en soustraire et que l’institution fonctionne comme d’autres à travers le monde et pas pour un seul pays. Les opinions arabes semblent excédées par rapport à cette règle non écrite. Ou encore par rapport à un double discours qui prive ce qu’on appelle communément le consensus arabe de toute substance. Le coup de grâce a été donné par la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui a promis d’attaquer les Palestiniens. Elle l’a fait depuis le sol égyptien, en présence du chef de l’Etat égyptien Hosni Moubarak. Pour la grande majorité des Arabes, les conclusions à tirer de l’agression lancée par Israël contre la bande de Ghaza, quelques jours plus tard, étaient faciles à tirer. Ce qui ôtera tout sérieux aux autres accusations égyptiennes. D’abord contre une menace nucléaire iranienne, ou encore ces agents du Hezbollah libanais infiltrés en Egypte.

Mais ce qui est par contre sûr, c’est le rapport de ce pays avec d’autres pays. Les Etats-Unis en tête où une bonne partie de la classe politique considère que l’Egypte ne joue pas de rôle important et ont en cela adopté une résolution demandant l’arrêt de l’aide américaine, seconde en importance après celle accordée à Israël. Même Israël de Benyamin Netanyahu avait exclu, en 1995, l’Egypte de la nouvelle sphère de coopération pour le Proche-Orient, soulignant alors que le Sinaï constituait une bonne frontière naturelle avec cette zone, amenant les Egyptiens à demander officiellement à adhérer à l’Union du Maghreb arabe (UMA). C’était en 1995. Un problème se pose donc pour l’Egypte et il ne saurait s’expliquer par ces accusations de complot extérieur, comme l’a fait, pour le match de football Algérie-Egypte, le ministre égyptien des Affaires étrangères. Ou encore cette montée au créneau contre le nucléaire iranien, laissant de côté un arsenal israélien pourtant avéré, ou encore ce commando de militants supposés du Hezbollah libanais. Cela ne tient plus. L’opinion a besoin de bien meilleurs arguments. Et d’entendre autre chose. Quelque chose qui va avec son temps. Et l’Egypte semble avoir épuisé les siens. Et le leadership qu’elle veut imposer aux autres. Même en football.(El Watan-22.11.09.)

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Le ridicule qui frise la folie

par Djebbar-Licir Khadija

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A l’instar des Algériens du monde entier, depuis quelques semaines déjà, mon temps s’écoule au rythme des nouvelles de notre valeureuse EN de football. Poussée par une curiosité légitime et insatiable, et un chauvinisme exacerbé par la tournure des derniers événements, je découvre chaque jour des chaînes de télévision spécialisées dans le sport, dit-on, mais qui n’en ont pas l’air, apparemment. Elles n’ont gardé du sport que le nom. Les animateurs, bavant de haine et de jalousie (merci kleenex !), adoptent ces derniers jours un langage enflammé et belliqueux. Des propos envenimés, vils et perfides sont proférés à longueur de journées et inlassablement par une poignée de folliculaires. C’est à se demander si toutes les déblatérations acharnées et les invectives à l’égard des Algériens ne sont pas couvées de longue date. La perte d’un match de qualification quand bien même il s’agit de la Coupe du monde de football ne peut pas engendrer autant d’hostilité vis-à-vis d’un peuple que l’on disait frère. Jugeons-en par quelques-unes de ces diatribes.

Si nos «aînés», c’est ainsi que les Egyptiens se définissent par rapport aux Arabes, ont vu leur économie déchoir, c’est à cause des Arabes, les Algériens en premier, qu’ils n’ont cessé d’aider et de soutenir. Paradoxalement, nos «bienfaiteurs» nous jalousent nos richesses. L’Algérie, d’après eux, n’aurait pas dû aider les Algériens pour se rendre au Soudan : autrement dit, l’Algérie a tort d’être solidaire de ses enfants. L’Algérie, toujours selon eux, voulant faire d’une pierre deux coups, a ouvert les portes de ses geôles pour permettre à ses prisonniers (khariji essoujoune) d’aller casser de l’Egyptien à Khartoum. Intelligent de la part de l’Algérie : se débarrasser des uns et des autres à moindres frais !

Des comédiennes hystériques ont défilé à l’écran pour raconter des histoires saugrenues, sorties tout droit d’une imagination stérile et infatuée. Un scénario digne des héritières de Raya et Skina. Elles étaient les seules à avoir vu à travers leurs lunettes noires de ringardes, les lames étincelantes fraîchement affûtées que les « tartares » envoyés par Bouteflika, brandissaient dans leur direction. Terrifiées à l’idée de se faire égorger à la sortie du stade, elles sont quand même arrivées à l’aéroport où les attendaient les avions militaires algériens, venus en renfort pour les exterminer. Nos héroïnes ont pu encore une fois, échapper à leurs bourreaux et prendre l’avion qui les ramena en «terre de paix», où elles ont lancé un grand ouf de soulagement ! Rocambolesque leur histoire ! Malheureusement, ces comédiennes exceptionnelles veulent punir les Algériens en les privant de leurs chefs-d’oeuvre : pour ce faire, elles ont tenu une réunion extraordinaire avec leurs pairs, dès leur arrivée au Caire, où il fut décidé d’un commun accord de boycotter toute manifestation culturelle se déroulant en Algérie et, surtout, de ne plus participer à la cérémonie des Fennecs d’or. Avis à HHC qui doit d’ores et déjà réfléchir à cette grande perte.

 L’Algérie n’a donc pas lésiné sur les moyens : argent, mercenaires, armée, vidéos de menace tournées par des gamins, tout cela avec la complicité des Soudanais, pour intimider les lions et les faire renoncer à un match de foot.

 Un match que les Fennecs remportent Dieu merci, en terrain neutre, anéantissant ainsi ce qui restait de la prétention et de l’arrogance de leurs adversaires, dont les larmes ont fini par couler devant les caméras. Une victoire qui nous a valu d’être traités de terroristes par le fils de Moubarek, pas le présidentiable qui évite des situations pareilles mais l’autre, qui n’a pas à se soucier de son éligibilité, on n’admet qu’un seul héritier à la fois pour le trône des Pharaons, et c’est au suffrage universel (les dizaines de millions d’habitants des bidonvilles ont droit de vote) qu’il est élu Pharaon de la nième génération !

 La défaite des Pharaons est d’autant plus difficile à digérer, surtout par les satanés persifleurs des chaînes de télévision égyptiennes, qu’ils étaient convaincus d’avoir à jamais déstabilisé l’équipe algérienne avec la cruauté de l’accueil qu’ils leur ont réservé au Caire. C’est connu, les adorateurs de Cléopâtre ne peuvent voir plus loin que le bout de leur nez. Ils n’ont considéré que l’éventualité d’une défaite des Fennecs à plus de deux points d’écart.

 Jusque-là, nos «frères aînés» nous ont suffisamment maternés, comme ils continuent de le faire pour les Palestiniens, à qui ils ont osé fermé le seul chemin, par lequel leur parvenaient vivres et médicaments. Nous, Algériens, nous demandons donc à nos protecteurs, de nous lâcher du lest, nous avons mûri, nous sommes libres et émancipés depuis belle lurette et nous sommes à présent assez grands pour voler de nos propres ailes, des ailes robustes et suffisamment averties pour nous mener loin, très loin sur une terre où nous comptons quelques bons amis dont le leader Mandela, fiable lui, et digne de notre amitié. D’autre part, que nos «grands frères» soient rassurés aussi quant à nos besoins financiers, nos richesses sont incommensurables, nous sommes à l’abri de la mendicité. Nous ne savons pas faire la manche, surtout quand il s’agit de s’aplatir devant un bienfaiteur et ne se relever que pour se défaire de ses principes d’antan. Nous laissons cette gymnastique à d’autres qui se reconnaîtront. Les Algériens ne demandent la protection de personne. Ils sont dignes des prouesses de leur jeune équipe. Nos joueurs, dont la moyenne d’âge est de 23 ans, ont su donner au monde entier une belle leçon de bravoure, de persévérance et de sang-froid devant une vague d’hostilités, auxquelles ils n’étaient point préparés.

 Les Algériens, jeunes et moins jeunes, sauront faire montre de sagesse et de magnanimité et éviteront de tomber dans un jeu pervers, tout comme l’ont fait nos joueurs vertueux, sur le terrain et à l’extérieur. Nous n’entacherons pas l’image qu’ils ont gravée dans les mémoires. Nous nous en remettons à Dieu, Le Tout-Puissant, et à Sa Justice, Lui seul aura raison de Al Feraoun. L’Histoire n’est-elle pas un éternel recommencement ! (Le Quotidien d’Oran-22.11.09.)


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41 réponses à “Algérie,quand le foot fait renaître le patriotisme chez la jeunesse”

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  1. 18 08 2017
    Arden Lefevre (16:33:41) :

    Great post, thanks for the read.

    http://www.blahmoncef.com

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