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Des dollars contre…la dignité

8122009

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Décidément, tout se vend et s’achète en Egypte, y compris…la dignité. Il ne s’agit pas de mépris, ni de provocation, mais d’une réalité qui sort même de la bouche des officiels égyptiens. Réagissant aux derniers événements qui ont suivi le match Egypte-Algérie ainsi qu’à ceux provoqués par quelques jeunes Algériens qui ont pris pour cible les sièges d’entreprises égyptiennes en Algérie, les officiels égyptiens ont «condamné fermement» de tels actes affirmant que «la dignité des égyptiens fait partie de la dignité de l’Egypte». Pour les descendants des Pharaons, «leur dignité est sacrée». Sur la question de dignité, une première réaction: l’Egypte a rappelé son ambassadeur en Algérie. C’est une «affaire de dignité». Mais voilà de nouvelles déclarations qui mettent aux enchères «la dignité égyptienne». Les Egyptiens demandent soit des excuses, soit des dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptien afin de renvoyer leur ambassadeur en Algérie. «Nous ne renverrons pas l’ambassadeur d’Egypte en Algérie s’il n’y a pas d’excuses ou de dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptien», a déclaré Moufid Chehab, ministre des Affaires juridiques égyptiennes au journal de son pays Chorouq. On ne sait, d’abord, qui doit s’excuser: l’agresseur ou l’agressé? Le pays de Hosni Moubarak demande à l’Algérie, victime du vandalisme des égyptiens, de s’excuser! L’Algérie, du point de vue égyptien, a le choix entre les excuses ou les indemnisations. Si le pouvoir algérien optait pour la seconde demande et acceptait de dédommager ces entreprises, l’Egypte officielle se calmerait et même se tairait. Le problème sera, ainsi réglé. L’ambassadeur d’Egypte reprendrait alors ses fonctions en Algérie. L’Egypte sera heureuse et satisfaite comme si de rien n’était. Dans ce cas, ça ne devient plus une affaire de dignité, mais une affaire de flous, (fric). La dignité égyptienne se résume, finalement, a quelques livres égyptiennes. A travers une telle déclaration, le ministre Moufid Chehab, n’a fait qu’exposer à la vente la dignité de toute une nation. Alors, combien ça coûte M. le ministre? Ahmed Aboul Gheit, ministre des Affaires étrangères, a évalué les dégâts à des dizaines de milliers de dollars. «Les sociétés demanderont des dommages et intérêts pour ces dégâts et nous espérons que (…) le gouvernement algérien accèdera (à ces demandes)», a-t-il dit avant-hier, via un communiqué du ministère des Affaires étrangères, publié par l’AFP. A ce que l’on sache, la dignité d’un peuple ne se vend pas. Elle ne s’achète pas non plus. Cette règle ne s’applique pas, apparemment, pour l’Egypte et les Egyptiens. Dignité, dites-vous! Sur cette même question, la position de l’Algérie est claire et nette. «Pour nous, il n’y a pas de confusion entre le niveau politique et celui de la gestion des entreprises qui, en Algérie comme en Egypte, ont pris leurs dispositions pour se prémunir contre les risques, à travers les assurances, etc.», a répondu Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, la semaine dernière. L’Algérie refuse, ainsi, la proposition égyptienne. Et les excuses? «Ce n’est ni sérieux ni raisonnable», a encore estimé M.Medelci. Etant conscient des dépassements égyptiens, le président Hosni Moubarak a tenté, avant-hier, de calmer les esprits en désavouant ses ministres. «L’Algérie est un pays arabe et frère», a déclaré M.Moubarak à la presse de son pays. Et d’ajouter: «La profondeur des relations entre les deux pays ne sera pas entamée par certains événements passagers». (L’Expression-08.12.09.)

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**Aprés avoir cautionné le pourrissement : Le  » réveil  » tardif de Moubarak !

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Le président égyptien rompt le silence après plusieurs semaines de campagne sauvage contre l’Algérie et ses symboles menée par les médias égyptiens, privés et publics. Hosni Moubarak a en effet refusé avant-hier qu’il y ait « des problèmes avec l’Algérie » en tant que « pays arabe frère », tout en soulignant « les relations profondes entre les deux pays que ne pourraient ébranler quelques incidents ».Lors d’une rencontre populaire au cours d’une visite sur le terrain, Moubarak dira qu’il s’est enquis des égyptiens au Soudan et en Algérie après le match d’appui entre les sélections des deux pays le 18 novembre à Oum Durman, et les incidents qui ont suivi. Le président égyptien a continué sur la lancée de l’offensive injustifiée des médias égyptiens et les supposés carnage du Soudan qu’ils décrivent, lorsqu’il a déclaré qu’il était navré et en colère pour les incidents qui ont émaillé la rencontre footballistique et qu’il a suivi de près le retour de ses concitoyens jusqu’au dernier moment.Moubarak a ajouté qu’en dépit de sa colère et celle des égyptiens, il a veillé « à ne pas envenimer les choses pour préserver les relations historiques avec l’Algérie ».Il a par ailleurs affirmé avoir demandé aux médias de calmer le jeu.Les déclarations de Moubarak montrent que les autorités égyptiennes ont cautionné, même cru au mensonge d’agressions imaginaires à Khartoum. Malgré les démentis soudanais, un scénario a été monté par des artistes et comédiens de toutes pièces ! Le président Moubarak n’a pas voulu envenimer les choses !!!??? Cela signifierait-il permettre de porter atteinte à nos valeureux martyrs, insulter le peuple algérien et le traiter de bâtard !!???

Ne pas envenimer ?! Est-ce permettre une telle campagne médiatique ciblée contre le peuple, l’Etat, le gouvernement, le président, l’armée et l’histoire de l’Algérie ???!!

Les propres fils de ce président qui dit prôner l’apaisement ont qualifié les algériens de terroristes sur les chaînes de télévision égyptiennes. Ils ont aussi déclaré que même si le président Bouteflika présentait des excuses, ils ne les accepteraient pas.

Les égyptiens se sont attelés à souiller tout ce qui est algérien, ils ont pourchassé et agressé nos ressortissants en Égypte…. Dans tout ça, les chaînes égyptiennes s’acharnaient à attiser les extrémistes et incitaient ouvertement à la violence et au meurtre, sans qu’aucun responsable égyptien ne lève le moindre petit doigt.

Il apparaît dès lors essentiel de connaître le sens de « ne pas envenimer les choses » dans le vocabulaire égyptien !!

C’est là en fait un jeu vicieux pour cacher la réalité des agressions dont a fait l’objet la sélection algérienne de football. Moubarak a préféré occulter la vérité et se concentrer sur des prétendues agressions à Khartoum après que les Pharaons soient tombés à El Merrikh !

« Préserver les relations historiques » ?? Que veut dire le président égyptien ? Préserver un silence complice alors que cette propre histoire et épopée de l’Algérie sont souillées ?!!!!!!

Pouvant nous parler de « relations profondes » entre l’Algérie et l’Égypte ? Il faudrait alors présenter des excuses aux algériens, jusqu’à nos martyrs qui ne sont plus de ce monde ! Il faudra faire oublier au peuple algérien tous ces vils mots, ces allégations, ces insultes, ces blessures dont le pire ennemi n’aurait pas su lui infliger ?

La diplomatie pourra t-elle remonter l’histoire, et effacer cette image d’un drapeau algérien dévoré par les flammes, pendant que le président israélien était reçu en grande pompe au Caire ?

Hosni Moubarak a dit qu’il s’assurait de l’état des ressortissants égyptiens au Soudan et en Algérie, mais il n’a pas évoqué les algériens hôtes de son pays. C’est le traitement du « deux poids, deux mesures ». Et qui pourrait contredire le président de la fédération égyptienne, Samir Zaher qui dit que Moubarek a déclaré après le match d’El-Merrikh : « Dieu soit loué pour notre défaite, autrement nous serions rentrés avec 500 dépouilles égyptiennes ! » ?

Aujourd’hui, les algériens disent qu’il est trop tard pour espérer renouer des liens fortement ébranlés par un comportement égyptien plus que belliqueux. (Echorouk-08.12.09.)

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*Le ridicule chantage de l’Egypte

L’Egypte a repoussé, hier, sèchement et de façon officielle la main amicale tendue la semaine dernière par l’Algérie l’invitant à tourner la page de l’agression caractérisée dont a fait l’objet, le 12 novembre dernier au Caire, l’EN de football à la veille d’un match contre son homologue égyptienne comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Au lieu de faire profil bas, de s’empresser à présenter ses excuses à l’Algérie et de chercher à trouver les moyens de dépasser la crise née durant ces incidents au cours desquels également des dizaines de supporters algériens ont été passés à tabac, le gouvernement égyptien vient, au contraire, de jeter de l’huile sur le feu en posant des conditions au retour de son ambassadeur en Algérie.

Il a chargé son secrétaire d’Etat chargé des Affaires juridiques, Moufid Chehab, de faire parvenir aux Algériens son message. Un message qui s’assimile fort bien à une déclaration de guerre. Quoi qu’il en soit, il paraît clair que Le Caire a opté pour la stratégie du pourrissement et de la tension dans la gestion de ce dossier. Dans une déclaration accordée le même jour au journal égyptien Chorouq et reprise par l’AFP, ce responsable gouvernemental a précisé que « l’Egypte ne renverra pas son ambassadeur en Algérie s’il n’y a pas d’excuses ou de dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptiens. » Les autorités algériennes qui, jusque-là, ont évité de parler de crise ou même de reconnaître l’existence de frictions avec « les frères égyptiens » doivent bien maintenant se rendre à l’évidence qu’avec cette attaque frontale et ce chantage ridicule, les relations algéro-égyptiennes vont au plus mal et qu’il convient, par conséquent, de tirer les conclusions qui s’imposent. Les Egyptiens, qui se présentent dans la peau de victimes, jouent désormais cartes sur table : Moubarak et son clan que les Américains ont, semble-t-il, lâchés au profit de son patron des services de renseignements veulent une confrontation directe et entraîner l’Algérie dans un bras de fer. Il n’est pas nécessaire de sortir d’une grande école de diplomatie pour saisir le sens de leur sortie. Il est bien difficile de percevoir la déclaration faite à la presse par Moufid Chehab autrement que comme un acte d’hostilité.

Un matraquage médiatique AU quotidien

Parallèlement au discours belliqueux tenu par les officiels égyptiens, les médias cairotes poursuivent avec un rare acharnement leur campagne anti-algérienne. Quotidiennement, les journaux et les télévisions inféodés au pouvoir autoritaire de Hosni Moubarak programment de longs articles et ainsi que des émissions spéciales pour dénigrer l’Algérie. Inutile de dire que les Algériens y sont traités de tous les noms d’oiseaux. Même au plus fort des tensions entre l’Algérie et le Maroc, le discours n’a, pour ainsi dire, jamais connu une telle bassesse ni n’a été aussi ordurier. Pis encore, le pouvoir de Moubarak, qui est un spécialiste des coups bas, a donné ordre dans la discrétion à ses chancelleries de relayer cette campagne de dénigrement à l’étranger et de salir l’image et la réputation de l’Algérie sur la scène internationale.

Hormis les quelques répliques timides, lancées au vol, par Mourad Medelci puis par Ahmed Ouyahia en guise de réponses aux insanités égyptiennes, il faut dire que le gouvernement algérien a préféré jusque-là jouer la carte de l’apaisement et ignorer les gesticulations de Moubarak et de ses sous-traitants politiques. C’est, du moins, l’explication donnée, jeudi dernier, en marge des travaux de la 13e tripartite, par le Premier ministre Ahmed Ouyahia pour justifier le flegme et le silence de la diplomatie algérienne. Mais la démarche choisie par les décideurs algériens pour gérer la crise algéro-égyptienne ne fait pas l’unanimité au sein de la large opinion qui se montre de plus en plus excédée par la « passivité » de la machine diplomatique algérienne face aux atteintes répétées aux symboles de l’Algérie.

Cela à commencer par l’agression de l’EN, l’attaque de l’ambassade d’Algérie au Caire et le lynchage de supporters. Plus, celle-ci voit dans les réponses molles données la semaine dernière à son homologue égyptien qui avait déjà exigé des excuses officielles et le dédommagement des entreprises égyptiennes établies en Algérie et touchées par des actes de vandalisme comme une incapacité chronique du pouvoir à assumer ses responsabilités. Certains Algériens parlent même d’humiliation. Difficile de dire à tout ce beau monde qu’il a tort surtout qu’il découvre dans les journaux que quelques heures avant le « rappel à l’ordre » égyptien, un ministre algérien, Chakib Khelil en l’occurrence, en visite officielle au Caire, a pris le carnet de chèques de la RADP, pour financer sur place un projet de plusieurs centaines millions de dollars que Moubarak et son clan exploiteront pour essayer de sauver leur tête. Et avec ça, il est à parier qu’il s’en trouvera des gens au pouvoir qui chercheront à transformer cet affront en victoire et à convaincre qu’il faut tendre l’autre joue.(El Watan-08.12.09.)

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*Gardez votre ambassadeur

L’Égypte semble s’être installée durablement dans une stratégie de la tension avec l’Algérie, une stratégie faite d’invectives de mensonges, d’insultes à l’égard de notre pays, de notre peuple, de notre histoire, de notre culture et plus grave et plus impardonnable encore, de nos chouhada. Dans une interview au quotidien caïrote Chourouk, le secrétaire d’Etat chargé des affaires juridiques, Moufid Chehal, a affirmé que son gouvernement ne renverra « pas l’ambassadeur d’Egypte en Algérie s’il n’y a pas d’excuses ou de dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptien ». C’est une autre provocation qui renseigne sur le degré d’hystérie collective qui a atteint les sommets de l’Etat égyptien. C’est un chantage inacceptable.

Quel malheur pour l’Algérie si l’ambassadeur d’Egypte ne revenait pas à Alger ! Les Egyptiens vivent un nombrilisme qui a fini par leur faire croire que le monde ne tournerait pas sans eux. Ils doivent certainement considérer les autres peuples arabes comme des sous-hommes, des sujets aux ordres du Raïs. D’où cette folle revendication. Les Egyptiens n’ont jamais demandé des dédommagements ou des excuses à un pays comme Israël qui les a terrassé pourtant à trois reprises, en 1948, en 1967 et en 1973, qui les a humiliés et qui a pompé a satiété le pétrole du Sinaï quand il était sous leur occupation. Et pour un match de football, ils ont fait de l’Algérie le déversoir de leur haine et de leur frustration. Dans leur aveuglement, ils n’arrivent même pas à se rendre compte de leur position ridicule. Et il est vrai que le ridicule ne tue pas. Mobiliser le pauvre peuple égyptien, qui a autre chose à faire, contre un ennemi imaginaire et extérieur fait partie d’un jeu malsain qui n’augure rien de bon.

La qualification de l’Algérie au Mondial a certainement bouleversé tous les calculs de Hosni Moubarek qui a misé sur une victoire de son pays pour en faire une opération de marketing afin de promouvoir l’un de ses rejetons à sa succession. Malheureusement, cette Algérie qui ne rêvait que d’une petite place à la coupe d’Afrique des nations, s’est trouvée propulsée parmi l’élite mondiale, déjouant involontairement les calculs du maître de l’Egypte qui pensait instaurer un système dynastique. Il est sorti affaibli de l’épreuve au point que des gens de son propre entourage commencent à manifester leurs ambitions pour le fauteuil présidentiel. Ce qui ne fait qu’exacerber sa colère contre cette maudite Algérie. Elle est maintenant menacée d’être privée d’ambassadeur égyptien. Et comme ce n’est pas un déssert, les Algériens peuvent bien s’en passer. La surenchère verbale n’est pas un moyen de gérer un contentieux, si contentieux il y a. Garder l’ambassadeur est une menace déguisée de rupture des relations diplomatiques. Rien n’effraie les Algériens. Et ce n’est surtout pas une perte. (El Watan-08.12.09.)

*******Chantage à l’égyptienne

Un officiel égyptien a déclaré, hier, que l’Égypte ne renverra pas son ambassadeur à Alger si elle n’obtient pas des dédommagements pour les dégâts subis par les intérêts égyptiens en Algérie ou des excuses. S’agit-il d’une menace de rupture diplomatique qui ne dit pas son nom ?

Les relations algéro-égyptiennes sont sur le point de prendre une tournure inquiétante, qui pourrait aboutir à une cassure totale
si l’on en juge par les dernières déclarations du secrétaire d’État du gouvernement égyptien chargé des Affaires juridiques, Moufid Chehab.
Ce dernier a tout simplement affirmé dans les colonnes du quotidien cairote Al-Shourouq que l’Égypte ne renverra en Algérie son ambassadeur, rappelé en novembre en pleine crise autour de la qualification pour le  Mondial-2010 de football, que si elle obtient des compensations pour les dégâts subis par les intérêts égyptiens dans ce pays. “Nous ne renverrons pas l’ambassadeur d’Égypte en Algérie s’il n’y a pas d’excuses ou de dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptien”, a-t-il déclaré en substance.
Il emboîte le pas au ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, lequel avait estimé la veille que les dégâts à des dizaines de millions de dollars, et que les sociétés égyptiennes visées, dont le groupe de télécommunications Orascom, demanderaient des dommages et intérêts. “Les sociétés demanderont des dommages et intérêts pour ces dégâts et nous espérons que (…) le gouvernement algérien accédera (à ces demandes)”, avait affirmé le chef de la diplomatie égyptienne, assurant au passage que l’Égypte souhaite pouvoir reprendre de bonnes relations avec l’Algérie, car les deux pays étaient unis “par l’affection et la fraternité”.
Il s’agit de la première sortie médiatique officielle d’un haut responsable de l’État égyptien sur le sujet suite à la crise qui a éclaté entre les deux pays après les incidents qui ont émaillé les deux matches ayant opposé les sélections des deux pays dans le cadre des éliminatoires jumelées de la Coupe d’Afrique des nations et du Mondial 2010. Le point culminant a été l’attaque à coups de pierres de l’autobus transportant l’équipe algérienne lors de son transfert de l’aéroport du Caire vers l’hôtel, au cours de laquelle trois joueurs et un membre de l’encadrement de la délégation avaient été blessés.
Après le match, qui s’est déroulé deux jours plus tard, les supporters algériens ont été également victimes d’agressions. Cela a provoqué la colère de quelques manifestants en Algérie, qui ont occasionné des dégâts aux locaux d’entreprises égyptiennes. Mauvais perdants, car n’ayant pas digéré l’élimination de leur sélection lors du match d’appui le 18 novembre à Khartoum au Soudan, les autorités égyptiennes affirment que ses supporters ont été agressés par les Algériens, sans pour autant en fournir les preuves.
À partir de là, ils déclenchent, par le biais de leurs journaux et chaînes de télévision satellitaires, une campagne haineuse contre l’Algérie. Il faut dire que toutes les limites ont été franchies à cette occasion comme l’atteinte à tous les symboles de l’Algérie, tels que le drapeau qui a été brûlé par
les avocats égyptiens et les
martyrs de la révolution algérienne insultés.
Bien que les autorités algériennes se soient gardées de répondre à la provocation, car refusant que le résultat d’un match de football sème la discorde entre les deux pays, Le Caire a rappelé pour consultations son ambassadeur à Alger le 19 novembre dernier. Ce qui ne devait être qu’une mesure conjoncturelle, prise sans aucun doute dans le but de calmer la rue égyptienne, semble prendre désormais des proportions démesurées avec cette condition inacceptable du retour de l’ambassadeur égyptien en échange d’excuses ou de dédommagements des entreprises égyptiennes activant en Algérie. C’est une forme de chantage qui ne dit pas son nom. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit là d’une nouvelle tentative du régime de Moubarak de se sortir de ce bourbier sans perdre la face vis-à-vis de l’opinion publique locale et internationale.
Alger, qui s’est gardé jusque-là de répondre à l’insulte, n’entend guère présenter d’excuses si l’on se fie aux déclarations sur la question des responsables algériens, notamment celles du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et de l’ambassadeur d’Algérie au Caire, Abdelkader Hadjar. S’il y a une partie qui doit présenter des excuses, c’est bel et bien la partie égyptienne qui a déclenché, par la voix de Alaâ Moubarak, la campagne d’insultes sans précédent contre l’Algérie et ses symboles menée notamment par les médias cairotes. Elle n’a pas, non plus, tenu son engagement vis-à-vis des officiels algériens et de la Fédération internationale de football association (Fifa) d’assurer la sécurité de la délégation et des supporters algériens au Caire. En ce qui concerne les dégâts subis par les entreprises égyptiennes opérant en Algérie, il est clair que les compagnies d’assurances feront le nécessaire pour les dédommagements. L’Égypte n’avait pas à le demander du moment que la procédure à suivre est déterminée par les contrats d’assurance souscrits par les firmes égyptiennes, au même titre que toutes les entreprises. “Ni les insultes ni les attaques ne diminuent de la valeur et de la grandeur du peuple et de l’État algériens. L’Algérie a un statut à préserver, d’où son choix de ne pas répondre à des propos déplacés et dénués de tout sens. Nous avons préféré l’essentiel à l’accessoire”, avait rétorqué Ahmed Ouyahia lors d’une conférence de presse pour montrer qu’Alger ne pouvait s’abaisser à ce niveau de l’invective et encore moins s’excuser.
À partir de là, le régime de Hosni Moubarak devra se faire une raison et se rendre à l’évidence qu’une fin de non-recevoir sera la réponse logique à sa requête injustifiée et injustifiable, car il a été à l’origine du déclenchement de la crise.(Liberté-08.12.09.)

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**Un ministre égyptien reconnait l’agression contre le bus de l’équipe algérienne
Abou El Gheit annonce le retour prochain de l’ambassadeur égyptien en Algérie

Le ministre ainsi que des responsables du gouvernement égyptien ont lancé, hier, des déclarations dans l’intention claire de raffermir les relations entre l’Algérie et l’Egypte et de minimiser les dégâts causés par la « crise footballistique », depuis l’agression du bus de l’équipe algérienne au Caire, le 12 novembre dernier. 
Le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Abou El Gheit, a déclaré, hier, lors de sa visite aux émirats arabes unis que le Caire faisait des efforts pour régler le différend avec l’Algérie, ajoutant selon l’agence de presse émiratie, qu’il était confiant qu’ils arriveraient à dépasser tout ce qui a eu lieu entre les deux pays, ces derniers jours, et qu’il espérait que cette crise prenne fin et que l’ambassadeur égyptien retourne en Algérie. Abou El Gheit a assuré que l’Egypte faisait tout ce qui était en son pouvoir pour calmer les esprits, et qu’il fallait un peu de temps des deux cotés, particulièrement du point de vue médiatique, reconnaissant les dépassements inacceptables des médias égyptiens à l’égard de l’Algérie, qu’il va  falloir contrôler, selon lui.
Le ministre a proposé aux autorités algériennes de discuter d’une indemnisation des sociétés égyptiennes dont les sièges ont été saccagés, précisant que les autorités comptaient demander réparations et soutiendraient les demandes de ces sociétés dont, a-t-il dit, « nous ne pouvons faire l’impasse de la destruction de ces biens en Algérie ».
Le ministre des affaires juridiques et des assemblées élues, Moufid Chehab,  a, d’un autre coté, reconnu le caillassage du bus des verts le 12 novembre dernier, déclarant qu’une faute a été commise, lorsque le bus de la délégation algérienne a été attaqué, insistant sur le fait que les liens entre les peuples algériens et égyptiens étaient forts et qu’ils résisteraient aux agissements de certains perturbateurs. Le ministre a en outre insisté sur le rôle des medias dans cette affaire assurant que les relations diplomatiques ne se laissaient pas guider par les émotions, les intérêts étant plus forts.    
Mr Samih Said Ibrahim, le directeur de l’école égyptienne, en Algérie, a, quant a lui, déclaré que l’école avait ouvert ses portes et que les cours avaient repris normalement depuis hier, après plus de deux semaines d’arrêt, suite  à la crise qui a succédé au match, précisant que les 110 élèves de l’établissement dont 45 égyptiens avaient repris leur cours après le renforcement  de la sécurité assuré par les autorités algériennes.
Sur le plan économiques les sociétés Orascom, les entrepreneurs arabes, et d’autres, en Algérie, ont un accord avec Egypt Air pour transporter 3200 employés et cadres égyptiens en Algérie, soit au total 6000 employés. (El Khabar-08.12.09.)

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Après l’annonce de sa probable candidature à la présidentielle en Égypte

La presse cairote lâchée sur El-Bradei

À peine avait-il fait part de son intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle, l’ex-directeur de l’AIEA est déjà pris à partie par les proches du pouvoir égyptien et subit, depuis le début de la semaine, les foudres de la presse égyptienne dont certains grands journaux comme El-Ahram et El-Gamhouria.
Ainsi, dans son édition de samedi, l’un des quotidiens affirme qu’El-Bradei vit sur une autre planète et qu’il connaît mal le peuple égyptien, l’accusant de se soumettre aux Américains dans l’affaire des armes de destruction massive, chimiques nucléaires, ayant entraîné l’agression de l’Irak.
El-Gamhouria, pour sa part, est allé loin en accusant le prix Nobel de la paix d’avoir la nationalité suédoise et que l’Égypte ne peut avoir à sa tête un président “suédois”.
De la méchanceté, que de la méchanceté contre une personnalité qui fait honneur à l’Égypte  mais aussi au monde arabe. Après l’Algérie dont les martyrs ont été traités de tous les qualificatifs, c’est au tour du prix Nobel de la paix de subir l’hystérie et la colère d’une certaine presse aux ordres. Pour rappel, M.  Mohammed El-Bradei, ex-directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a laissé entendre avant-hier qu’il serait prêt à prendre part à l’élection présidentielle de 2011,  mais il a posé de nombreuses conditions parmi lesquelles l’envoi d’observateurs de l’ONU, des magistrats pour superviser l’élection et une commission indépendante.
M. El-Bradei a indiqué que “si la plupart des Égyptiens veulent que je participe à cette élection, mais je ne l’ai pas fait encore et si je suis amené à y participer, ce sera dans l’intérêt de la nation et du peuple égyptiens et celui qui sera à ce poste dans cette conjoncture particulière doit être un président de consensus”. L’ex-directeur de l’AIEA a toutefois conditionné sa participation à l’élection présidentielle égyptienne par la mise en place d’une commission libre et indépendante chargée d’organiser l’élection laquelle sera supervisée et contrôlée par la justice et par des observateurs internationaux.
M. El-Bradei a également exigé la mise en place d’une nouvelle constitution pour l’Égypte. “Cette élection doit être supervisée par des
observateurs de l’ONU et doit être transparente comme cela se fait dans tous les pays”, a indiqué l’ancien directeur de l’AIEA.
Certains observateurs ont conclu qu’à travers cette lettre,
M. El-Bradei a voulu plutôt s’excuser auprès des gens qui le sollicitent pour participer à l’élection car l’ex-responsable de l’agence nucléaire sait pertinemment que les conditions qu’il a posées sont impossibles à remplir par le pouvoir égyptien actuel. Mais qu’a fait de mal ce grand Monsieur pour mériter un tel lynchage de la part de ses compatriotes sinon d’avoir tout simplement demandé à ce que la prochaine élection se déroule en toute transparence.
Il est vrai que, ce faisant, il complique davantage la tâche au président en place qui, comme chacun sait, veut léguer son fauteuil à Gamal Moubarak, l’aîné de ses deux fils. (Liberté-08.12.09.)


 







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