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Les touristes de fin d’année préfèrent le désert algérien

27122009

*Les Algériens tournent le dos aux Pyramides

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Les devantures des agences sont mises en valeur par des photos en couleur et des prospectus pour aguicher les passants. D’autres ont carrément opté pour un site Web, proposant plusieurs destinations. Pour faire connaître leurs produits, nombre d’agences de tourisme et de voyages ont eu recours à la publicité dans les journaux ou sur des panneaux pour un maximum d’impact. Les offres et les destinations sont multiples. Le désert algérien attire. Des circuits touristiques à travers les différents sites archéologiques et/ou naturels des régions de Taghit et Béni Abbès, destinations les plus prisées par les touristes nationaux et étrangers en cette période de l’année, sont élaborés et proposés. Ainsi, après la seconde édition du Festival culturel national de la chanson et de la musique amazighes qui a pris fin jeudi soir dans la capitale de l’Ahaggar, Tamanrasset, la wilaya d’Illizi vit depuis jeudi soir au rythme de la fête annuelle de la Sebeïba. Les responsables et élus de Béni Abbès se préparent de leur côté, à accueillir du 28 décembre au 1er janvier prochain, le 5e Festival des nuits de la Saoura.
A Taghit, le même état d’esprit est affiché par les associations locales et l’Office communal du tourisme dans le but d’assurer un meilleur accueil des touristes qui ont afflué à l’occasion des vacances scolaires et des fêtes de fin d’année. Plus de 4000 touristes nationaux et étrangers sont attendus au niveau des localités de Béni Abbès et Taghit durant cette saison touristique.
Outre les trois jours et deux nuits, pour les fêtes de fin d’année en Tunisie, au Maroc, 15 jours en Grèce, en Turquie, à Cuba, à Dubaï, à Malte, un séjour à Kuala Lumpur (Malaisie) au prix de 211.300 DA par personne, etc. Court, moyen et long séjours, c’est au choix et à la portée des bourses. La Tunisie, bien entendu, vient en tête de liste. Le tourisme culturel est une composante essentielle du produit tunisien et de la nouvelle stratégie de promotion du tourisme dans ce pays. Les responsables misent sur les grands événements. Les villes de Tabarka, Sousse, Djerba la Douce et Hammamet, par exemple, sont désormais les destinations n°1 de tous les Algériens.
Les représentants de certaines agences estiment que le taux des touristes algériens connaîtra, sans aucun doute, une hausse d’ici le mois d’août. Car, a souligné M.Malek H, «l’Algérien a un comportement très proche de celui du Tunisien. Il ne prévoit ses vacances qu’après la saison scolaire et les résultats des grands examens».
Les organisateurs du tourisme tunisien ont prévu, pour cette fin d’année, de grandes festivités, d’autant que la destination Egypte est devenue moins alléchante. Mettant à profit le confit algéro-égyptien né des événements du Caire, certaines agences de voyages et de tourisme proposent des séjours dans le Sud tunisien avec plusieurs haltes à partir de 26.000 DA. Histoire de faire le plein avant l’été car en raison de la qualification de l’Algérie au Mondial sud-africain, beaucoup d’Algériens risquent de changer de destination. Ce qui devrait engendrer un retard dans le lancement de la saison estivale en Tunisie et une renégociation des prix.
Cependant, ces derniers sont appelés à être revus à la hausse à partir de la fin juillet pour avoisiner les 38.000 DA, pour le même séjour, en hôtel 3 étoiles et 42.000 DA en hôtel 4 étoiles. Pour Zaki, qu’«importe le prix, pourvu que l’hôtel soit le plus proche de la mer. On est tellement bien avec les pieds dans l’eau!». Les agences de voyages avantagent les pays n’exigeant pas de visas ou ceux facilitant les procédures de son obtention. Certains vacanciers disent recourir aux voyages organisés dans le but d’éviter les tracas rencontrés durant les longues procédures pour l’obtention de documents de voyage, notamment les visas, puisque ce volet est pris en charge par les agences elles-mêmes. Pour un prix se situant entre 24.000 et 125.000 DA par personne et pour un séjour de 7 à 15 jours, les nouveaux mariés trouvent aussi leur bonheur dans la formule proposée par certaines agences, pour passer leur lune de miel. S’agissant de la destination Maroc, celle-ci n’est proposée que par avion à des prix variant entre 79.000 DA et 120.000 DA pour des séjours allant de 7 à 15 jours pour deux personnes, dans un des hôtels somptueux des trois villes, Agadir, Marrakech et Casablanca. «La destination Maroc arrive progressivement, mais le produit est plus cher que pour la Tunisie car il est plus élaboré. C’est un voyage de circuits et de découvertes qui utilise plus de prestataires alors que les Tunisiens ont bâti leur stratégie de développement sur des offres à très bon marché», souligne un représentant de l’Onat, qui a expliqué, qu’en dépit de l’annulation du visa d’entrée, les frontières terrestres sont hermétiquement fermées. Les touristes sont obligés de prendre l’avion ou passer carrément par un autre pays. L’Egypte n’est plus une destination prisée. Les stations balnéaires, notamment de Charm El Cheikh, coûtent cher. Un séjour d’une semaine pour une seule personne dans cette région coûterait, selon des gérants d’agences touristiques, entre 80.000 et 145.000 DA. Tandis qu’un séjour en Grèce de 4 à 15 jours en bord de mer revient environ à 40.000 DA par personne (billet et visa inclus). Mais attention aux «marchands de rêves»! (L’Expression-27.12.09.)

 *******Les belles veillées autour du kanoun

 La chaleur familiale, autour d’un kanoun bien de chez nous, fait revivre de la nostalgie chez bon nombre d’anciens.

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Avec le retour des premiers flocons de neige, El Hadj Aïssa Ourici, un ancien montagnard des hautes cimes des Bibans, se surprend à évoquer, non sans une pointe de nostalgie, les veillées familiales d’antan autour du kanoun (brasero), qui ont bercé son enfance. La vie douillette qu’il mène aujourd’hui en ville, avec tout le confort qu’apporte le gaz naturezl, le climatiseur et bien d’autres commodités qui relevaient, il n’y a pas si longtemps, du conte de fées, n’est pas arrivée à chasser de sa mémoire cette chaleur si particulière des veillées familiales des années 1950 et 1960 autour du kanoun, où crépitaient des bûches de chêne ou d’olivier et les flammes qui dansaient langoureusement dessinant des ombres chinoises sur les murs, comme des amis invisibles qui viennent réclamer leur part de chaleur ou écouter le conte raconté par la voix apaisante de la grand-mère.

Combien de fois il a écouté, sans se lasser, ces bons vieux contes qui relataient de sublimes histoires et des récits du terroir comme La vache des orphelins (Bagrat litama) ou les histoires pleines d’humour caustique de Djeha. Il y en avait aussi qui narraient la vie du Prophète Mohamed( QLSSL) et de ses compagnons, notamment Sidna Ali, le cousin et gendre du Prophète et ses épopées guerrières contre le mal et les ennemis de Dieu. L’épée à deux pointes, qui faisait la réputation de ce preux chevalier, fascinait l’imagination des enfants qu’enchantaient aussi les aventures de l’intrépide Antar Ibn Cheddad. Les ruses de Djeha, cet incontournable donneur de leçons, par la dérision populaire, personnage mythique du folklore traditionnel maghrébin et arabe, « faisaient tordre de rire les enfants candides que nous étions », se souvient le vieux Aïssa. « Ces veillées autour du kanoun par des nuits neigeuses et froides me ramènent, ajoute-t-il, à l’époque où toute la grande famille (père, mère, oncles, frères et sœurs) dormait dans la même pièce, sur une grande natte en alfa (h’sira) et se couvrait avec les mêmes ‘’henbel’’, ces grandes couvertures en laine tissées par les femmes de la maison.

A cette époque, se souvient El Hadj Aïssa, la relation familiale était quasi « charnelle », car la vie commune et le partage étaient poussés à l’extrême et on mangeait dans la même assiette et dormait côte à côte sur la même natte. C’était l’époque, dit-il, où la vie était simple mais dont le goût était bien plus savoureux que celui, souvent factice, des plaisirs d’aujourd’hui ». En ces temps « à la fois si proches et si lointains, un simple repas, fait d’une galette d’orge trempée dans l’huile d’olive et accompagnée de figues ou de dattes sèches, était un régal car l’altitude aiguisait les appétits et les gens vivaient dans un tel dénuement qu’ils ne pouvaient parfois s’offrir que de tels repas frugaux », se rappelle El Hadj Aïssa Ourici, un moudjahid de la commune d’El Kolla, située au nord de la wilaya et nichée à flanc de montagne comme tous les villages kabyles de la région. Pour les vieux montagnards, « ce temps est bien révolu, cette intimité familiale autour d’un feu à l’intérieur de la maison est bien finie, en même temps qu’ont disparu le tissage de la laine, la confection à la manière traditionnelle des couvertures, des burnous et de la kachabia qui étaient la seule occupation des femmes pendant les longs et rudes hivers de la région ». Cela dit quelqu’un s’aviserait-il, aujourd’hui, à toucher aux postes de télé ? (El Watan-27.12.09.)







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