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2ème colloque international sur l’Imzad à Tamanrasset

14012010

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*TAMANRASSET – Un colloque international sur l’Imzad (vièle monocorde) s’est ouvert ce jeudi ( 14.01.2010.) à l’Université Hadj Moussa Akhamok de Tamanrasset,  avec pour objectif la réhabilitation et la préservation de l’instrument ancestral. La manifestation a été rehaussée par la présence, lors de la cérémonie d’ouverture, de M.Chakib Khelil, ministre de l’énergie et des mines, Souad Bendjaballah, ministre chargée de la recherche scientifique, et de Nouara

Saâdia Djaâfar, ministre déléguée chargée de la famille et de la condition féminine. Plusieurs exposés et communications sont projetés à ce colloque qui vise, dans sa deuxième édition, à réhabiliter la pratique de cet instrument de musique, l’un des symboles de la culture touareg.
Parmi les communications et thèmes d’ateliers inscrits au programme, « la touche culturelle féminine, entre authenticité et modernité », « l’Imzad et l’identité », « l’Imzad au Mali », « Sauver l’Imzad », « la créativité dans la musique Imzad » et « la stratégie de préservation du patrimoine musical traditionnel algérien ».

Des séances de manipulation de l’instrument Imzad seront données, en marge de la rencontre, par des troupes féminines locales.

La rencontre est initiée par « Sauver l’imzad », une association créée en 2003 et oeuvrant à la préservation du patrimoine immatériel de la culture locale.

Une représentante du ministère de la culture a qualifié le colloque « d’important » tout en rappelant le rôle de la femme targuie dans la pratique de l’instrument Imzad.

Mme Bendjabellah a évoqué, de son côté, le « rapprochement des régions », appelant les universitaires et les acteurs du mouvement associatifs à s’impliquer afin de relever les défis induits par ce rapprochement et préserver la culture locale ancestrale, les spécificités culturelles et la mémoire nationale.

M. Khelil a tenu, à cette occasion, à rappeler la politique engagée par son secteur en direction de la culture.

Le 2e colloque international sur l’Imzad, qui se poursuivra jusqu’à samedi prochain, est animé par des chercheurs, algériens et étrangers.

Une exposition d’arts plastiques et un atelier de peinture, des concerts de chants et un défilé de mode en clôture de la manifestation, ainsi que le lancement du projet de réalisation de « Dar Imzad » (maison de l’Imzad), sont projetés en marge de la rencontre.

La 1re édition de ce colloque s’était déroulée du 31 mars au 03 avril 2005 à Tamanrasset, avait pour objectif la réhabilitation et la préservation de l’instrument Imzad. (APS-14.01.2010.)

***2E RENCONTRE INTERNATIONALE SUR L’IMZAD À TAMANRASSET
Pose de la première pierre de Dar El Imzad
 

Placée sous le thème «L’imzad entre tradition et modernité», une rencontre internationale initiée par l’association Sauver l’Imzad, se tient depuis jeudi dernier à Tamanrasset et s’achèvera aujourd’hui, samedi.

Intitulée «Les nuits bleues sahariennes», cette manifestation qui vise la sensibilisation autour de la déperdition de l’instrument Imzad et la culture touarègue qui l’a véhiculé est la deuxième édition de ce genre. Cette année, elle est d’autant plus importante car elle fête la pose de la première pierre de Dar El Imzad. Son action consiste en la préservation et la sauvegarde de toute la culture touarègue gravitant autour de l’imzad.
Pour ce faire, un programme riche et diversifié a été tracé par l’association Sauver l’imzad. D’abord un Colloque scientifique international auquel ont pris part de nombreux chercheurs dont Mesdames Faïza Arkam, Edda Brandes, Caroline Card-Wendt, ainsi que MM.Mohamed Aghal-Zakra, Pierre Augier, François Borel, Cyril Isnart et Mourad Yellès.
Les travaux de ce 2e Colloque international sur l’imzad ont été ouverts dans la matinée, en présence, notamment de M.Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, Mme Souad Bendjaballah, ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique et de Mme Nouara Saâdia Djaâfar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine.
Organisé par l’association Sauver l’imzad, ce colloque a été lancé en octobre 2003 grâce à la volonté de plusieurs personnalités locales et des bénévoles dont la majorité sont originaires de l’Ahaggar. Parallèlement aux débats du colloque, a été montée une exposition réunissant des peintres, des sculpteurs et des photographes. Une exposition internationale d’arts plastiques inscrite sous le thème «de la musique avant tout» a été également inaugurée par le ministre Chakib Khelil. Ce dernier a assisté également au lancement d’une grande fresque collective, devant être réalisée par les artistes invités au 2e Colloque international sur l’imzad. Des ateliers de plein air sont aussi organisés sur la Grande-Place de la Maison de la culture ainsi que sur le terrain du site Dar El Imzad.
Figurent au programme, par ailleurs, des conférences et autres concours ethniques, sans oublier en soirée, des concerts de musique avec divers groupes dont Tinariwen du Mali et Tartit du Mali,Atri N’assouf et Terbiyat du (Niger), Choghili de Djanet et Takouba Tamanrasset de Tamanrasset.
Aussi, des soirées spéciales chants de femmes ont eu lieu avec notamment les joueuses d’imzad dans une ambiance authentique. Parmi elles, on peut citer les joueuses d’imzad d’Adrar des Ifoghas, de l’Ahaggar, de l’Aïr, de l’Ajjer, mais aussi Chérifa (Chants kabyles – Algérie), Naïliyet (Tindouf – Algérie), Badi Lalla (Tamanrasset – Algérie) et de nombreux autres artistes. Toutefois, nous souligne-t-on «l’objectif de l’association est de faire connaître le projet de construction de la maison internationale des artistes Dar El Imzad qui sera, non seulement un centre de formation, mais surtout un centre de rayonnement culturel qui pourra assurer une sauvegarde et une préservation durable de toute cette culture en voie de disparition».
Répartie sur un terrain de 10.000 m² et située à 5 km de Tamanrasset, sur la route menant vers le site touristique de l’Assekrem, cette maison de l’imzad a été inaugurée, jeudi dernier en présence du ministre de l’Energie et des Mines, M.Chakib Khelil, qui a procédé à la pose de la première pierre de ce projet d’un coût de 125,8 millions de DA.
Le projet comporte deux blocs d’un iwan (sorte d’atelier pour les représentations de chants), un musée, une salle polyvalente et une école d’imzad, abritée pour le moment au sein du Cfpa de la ville de Tamanrasset.
Des salles de musique et salles de cours, un laboratoire d’audiovisuel, une salle d’informatique et un autre bloc pour l’accueil et l’hébergement des artistes, sont également prévus dans ce projet. Pour ceux qui ne le savent pas, L’imzad, une vièle monocorde, est un instrument de musique ancien. Plus qu’un instrument, l’imzad est un symbole du pouvoir, suggérant une musique particulière vouée à un ordre social, à une organisation de l’espace et du temps.
«L’imzad est aux Touareg, ce que l’âme est au corps», avait déclaré un jour Hadj Moussa Akhamok à Mme Farida Sellal, en lui remettant un imzad en 2003.«Avec l’évolution de la vie moderne, l’imzad et toute la culture qui gravite autour sont en train de mourir. Il ne reste plus que quelques vieilles femmes qui savent en jouer, elles rêvent de transmettre leur savoir pour laisser en héritage au monde entier, ce patrimoine culturel ancestral. L’aménokhal Hadj Moussa Akhamok est mort le 28 décembre 2005, nous laissant la charge de relever le défi de ´´Sauver l’imzad…´´»
«L’imzad est un symbole, le symbole de toute une identité culturelle qui risque de disparaître à jamais», nous prévient Mme Sellal, la présidente de l’association, une véritable passionnée par cet instrument millénaire, qui vous en parlera toujours avec autant de passion et de sensibilité dans la voix. A nous de faire en sorte de perpétuer son message…(L’Expression-16.01.2010.)

 







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