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Les prisonniers sahraouis en proie aux atrocités marocaines

8022010

* Tortures, disparitions et liquidations

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L’affaire Aminatou Haïdar s’est avérée finalement la face apparente d’un iceberg ayant ses racines dans les geôles secrètes du régime de Sa Majesté Mohamed VI. Ce régime qui a failli laisser mourir la frêle militante sahraouie à l’aéroport de Lanzarotte (Iles Canaries) avant de marchander son retour dans son pays avec l’Élysée, est passé maître dans l’art de l’emprisonnement secret, de la torture et de la répression, n’ayant d’égal que le régime sioniste. Preuve en est le nombre de Sahraouis qui croupissent dans les prisons secrètes du Royaume et qui subissent les pires tortures. Ces pratiques ne sont pas nouvelles dans le Royaume chérifien. Elles ont été érigées en système dès l’indépendance du Maroc en 1956. Preuve en est la liquidation de Cheikh El Arab en 1964, ce grand militant pour la libération du Royaume, avant qu’elle ne soit suivie par celle de Mehdi Ben Barka, attiré dans un guet-apens à Paris. Sans parler du mitraillage des manifestants de la grève des écoles de 1965 au bidonville de Casablanca. La liste est longue. À partir de 1975, et la très ignoble marche verte, les Sahraouis sont venus s’ajouter à la liste des victimes de la police secrète de Sa Majesté. Tout comme les militants d’extrême gauche d’Ila El Amam (En avant) qui reposent en paix dans la cour de la prison de Tazmamart pour la plupart, et la famille Oufkir qui a été mise au secret, 19 ans durant, des militants sahraouis qui refusent de reconnaître la souveraineté du Royaume sur leur pays subissent les mêmes affres et des fois pires. Ces cas-là, le gouvernement de Rabat tente de des soustraire à l’opinion publique internationale. Cependant, le comité de coordination de la campagne internationale pour la libération des prisonniers politiques sahraouis dénonce les conditions de détention des prisonniers sahraouis dans les prisons du Royaume. En plus de l’exiguïté et de l’insalubrité des lieux, ces prisonniers politiques normalement couverts par les conventions internationales subissent les pires tortures, à faire pâlir de honte Aussaresses, sans distinction aucune entre hommes et femmes, jeunes et vieux. Des tortures qui en ont fait dans beaucoup de cas des handicapés à vie. Le comité dénonce, par ailleurs, la répression de toute manifestation ou action sahraouie demandant au moins le respect des droits de l’Homme, même les enceintes universitaires dont l’inviolabilité est un principe international, ne sont pas épargnées par les campagnes de bastonnades des policiers de Sa Majesté. Le comité qui en appelle à une action internationale commune afin de mettre Mohamed VI devant ses responsabilités demande, par ailleurs, des informations sur cinq cents (500) militants sahraouis disparus dans les commissariats et geôles du Royaume. Craignant le pire pour ces derniers, les cuves à acide en vogue à l’époque de Hassan II hantent toujours les esprits, le comité en fait une affaire urgente. Le comité qui active en parallèle avec la campagne internationale pour la libération des détenus politiques sahraouis, demande à ce que les sbires de Sa Majesté qui mènent cette oeuvre insalubre et déshonorante pour le Maroc et pour la communauté internationale soient traduits en justice en soutenant la plainte déposée contre eux en 2006 auprès de la justice espagnole et précisément au niveau du Procureur Domingo José Callado. Cette plainte concerne les trois Généraux Ben Slimane Laânigri et Bennani ainsi que d’autres exécutants à l’image de Hariz et Ich Abou Hassan. Le comité qui ne désespère pas de voir la légitimité internationale reprendre ses droits au Sahara Occidental en appelle à une mobilisation internationale sans limites. (Le Courrier d’Algérie-08.02.2010.)







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