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L’Espagne sur la voie royale

7072010

**L’Espagne peut rêver

Vainqueur logique d’une décevante Allemagne (1-0), l’Espagne n’est plus qu’à une marche d’un premier sacre mondial. La Roja a désormais rendez-vous avec les Pays-Bas pour une finale inédite.

Carles Puyol est entouré par ses coéquipiers après le but qui a donné la victoire à l'Espagne
Carles Puyol est entouré par ses coéquipiers après le but qui a donné la victoire à l’Espagne 

 La Furia roja disputera dimanche la première finale mondiale de son histoire. Vainqueurs logiques de décevants Allemands (1-0), les Ibères ne sont plus qu’à une marche du triomphe. Seuls les Pays-Bas se dressent encore sur leur route.
 

L'Espagne sur la voie royale  coeur-Allemagne-Espagne 0-1
Espagne : Puyol (73e)

L’Espagne est en fête ! Un ton au dessus par rapport à une Allemagne bien loin de ses prouesses contre l’Angleterre et l’Argentine, la sélection hispanique a gagné le droit de disputer sa première finale de Coupe du Monde. Une opportunité permise grâce à un troisième succès consécutif sur la plus petite des marges (1-0). Se craignant l’une et l’autre, les deux sélections effectuaient une entame de rencontre d’une prudence extrême. Ni l’Espagne ni l’Allemagne ne cherchaient à prendre le moindre risque, au point de permettre à l’arbitre d’attendre jusqu’à la 27e minute de la rencontre pour siffler la première faute du match. Entre-temps, la Roja s’était bien montrée légèrement plus entreprenante mais Neuer était resté vigilant devant Villa (7e). La Mannschaft était à des années lumières de son jeu explosif des tours précédents et attendait une frappe lointaine de Trochowski, détournée par Casillas, pour rentrer vraiment dans sa demi-finale (27e). Dès lors, les débats s’équilibraient et se déroulaient sans faits majeurs jusqu’à la pause.

La Roja passait à la vitesse supérieure en seconde période en prenant sa chance de loin, à défaut d’approcher la cage de Neuer. Xabi Alonso (48e, 50e) et Pedro (59e) symbolisaient la domination ibérique mais manquaient de précision sur leurs tentatives. L’Allemagne reculait dangereusement et ne parvenait plus à franchir la ligne médiane… Mais la sélection de Löw n’était pas pour autant éteinte comme l’illustrait l’énorme occasion de Kroos, parfaitement sortie par Casillas (69e). Le hold-up évité, l’Espagne remettait le bleu de chauffe et voyait enfin ses efforts récompensés. Sur un corner de Xavi, Puyol s’élevait quelques centimètres plus haut que tout le monde pour placer une tête victorieuse (0-1, 73e). Une ouverture du score qui entrouvrait les portes de la finale à la Roja qui aurait cependant pu s’éviter une fin de match crispante si Villa (79e) et Pedro (82e) s’étaient montrés plus lucides en contres. Mais ces deux balles de break manquées n’avaient pas de conséquences. En effet, l’Allemagne, malgré toute sa volonté, ne parvenait pas à surpasser l’impériale défense espagnole. Après l’Euro 2008, l’Espagne est en passe de s’affirmer définitivement comme la meilleure équipe du monde. Il n’y a désormais plus que les Pays-Bas pour empêcher à la sélection de Vicente Del Bosque de décrocher son premier sacre mondial.

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Le joueur du match
Une fois encore, la défense espagnole a passé une soirée sans vraiment trembler. Avec le seul Klose à museler, Gerard Piqué et Carles Puyol n’ont eu que de rares alertes à gérer pour protéger le but espagnol. Le second nommé, impérial dans les airs et toujours propre dans ses interventions, a régné en maître au sein de l’arrière garde ibérique. Son premier tir cadré en Coupe du Monde lui permet d’être le héros de son équipe en demi-finale.

Tactique et coaching
Avec une finale de Mondial à la clé, même les équipes les plus spectaculaires du tournoi se laissent rattraper par l’enjeu pour préférer la prudence au spectacle. La transformation la plus flagrante a été celle de l’Allemagne, capable de passer huit buts en deux matches, pour finalement faire le dos rond en demi-finale. L’absence de Thomas Müller a semblé un vide trop important à combler pour la Nationalmannschaft. Löw a pourtant tenté de dynamiser son équipe en sortant Boateng, en début de seconde période, au profit de Jansen pour verrouiller un couloir où Ramos était trop en évidence au goût du technicien allemand. Un choix judicieux tout comme celui de sortir Trochowski, remplaçant transparent de Müller, à l’avantage du jeune Kroos. Judicieux certes, mais insuffisant pour sortir l’Allemagne de son apathie. Une fois encore, l’Espagne a su imposer son rythme à la partie et sortir vainqueur d’une défense regroupée, même d’une courte tête. Sans impressionner, la Roja continue de maîtriser son sujet. Le signe d’une grande équipe.

Il ne reste plus qu’un match à Miroslav Klose pour égaler ou battre le record de buts de Ronaldo en Coupe du Monde. Face à l’Espagne, l’attaquant du Bayern Munich a vite compris que cette soirée n’était pas la sienne avec un isolement permanent aux avant-postes et peu de ballons à négocier. Il y a bien eu quelques montées de Mesut Özil pour lui apporter du soutien mais le milieu de terrain de 21 ans a semblé manqué de bouteille pour briller dans un match d’une telle importance.  (Le Figaro-07.07.2010.)

 

 







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