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Les incendies aux portes de Moscou

6082010

              *  à Moscou, «le ciel est complètement opaque»

 Les incendies qui sévissent en Russie sont aux portes de Moscou. Dans la capitale, la fumée a envahi les rues et l’air devient irrespirable. Lefigaro.fr a recueilli le témoignage d’une Française sur place.

A Moscou, l'air n'a jamais connu une telle concentration de polluants.
A Moscou, l’air n’a jamais connu une telle concentration de polluants.

Les incendies aux portes de Moscou   coeur-Les violents incendies qui ravagent la Russie depuis la mi-juin ont fait au moins 52 morts et détruit plus de 2000 habitations. Plus de 500 foyers sont toujours recensés et les prévisions pour les prochains jours ne laissent pas espérer d’amélioration. Dans la région de Moscou, plus de quarante feux de forêt et de tourbière brûlent. Là-bas, l’air n’a jamais connu une telle concentration de polluants, quatre fois supérieure à la normale.

Clémence Jouan, étudiante en droit et en économie à la Sorbonne, est arrivée à Moscou dimanche, pour un stage linguistique d’un mois. Elle raconte à quel point l’atmosphère est suffocante. (Le Figaro-06.08.2010.)

      *Un été d’enfer en Russie .
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Dix-sept des 83 entités de la Fédération de Russie sont touchées par les incendies de forêt en raison de la canicule et de la sécheresse.

coeur- La chaleur anormale et la sécheresse régnant sur la Russie depuis la mi-juin sont à l’origine des 22.930 foyers d’incendies naturels qui se sont déclarés sur une superficie de 558.000 hectares. Le feu a déjà fait 40 morts et laissé sans abri plus de 2.210 personnes. L’état d’urgence a été décrété dans sept régions. Voici une revue de la presse russe consacrée à cette catastrophe naturelle.

**Ceinture de flammes

 (Riazan) ; Olga Rannikh (Toula)
Kommersant

Le week-end dernier, les incendies du centre de la Russie se sont encore intensifiés. Moscou, Voronej, Riazan, Toula et nombre d’autres villes russes sont sous une fumée épaisse. On observe aussi des incendies dans l’Extrême-Orient du pays. Une collecte de fonds pour les sinistrés sera organisée dans toutes les églises orthodoxes de Russie les trois prochains dimanches.

Les feux, dans les districts fédéraux centraux et à Privoljski sont difficiles à estimer. Si on a constaté 779 foyers d’incendies le vendredi, on en comptait 774 dimanche à 20h 00, étant précisé que dans la seule journée du 1er août, 320 nouveaux foyers se sont déclenchés dans les forêts. Le bilan humain des incendies s’élève à 34 morts. 180 000 personnes combattent déjà les feux. Selon le ministère du Développement régional de Russie, les dommages se chiffrent à plus de 4,6 milliards de roubles (environs 115 millions d’euros – ndlr).

Le week-end dernier, la ville de Togliatti s’est trouvée dans la situation la plus désastreuse. Hier, on y combattait toujours un puissant incendie qui ravageait la zone verte de la ville entre les arrondissements Central et Avtozavodski où vivent plus de 400.000 personnes. Samedi, le feu de forêt s’est rapproché du village Portoviï qui compte plus de 3 500 habitants dans la banlieue de Togliatti, puis il a atteint la ville. Dans certains quartiers, la visibilité ne dépassait pas quelques mètres et il était impossible de respirer. Le service d’aide médicale d’urgence a reçu des appels de centaines de personnes. Cinq secouristes ont été victimes d’un choc thermique et les médecins ont observé de nombreux cas de crises nerveuses chez les habitants de la ville. Plus de 1 700 personnes ont été évacuées. L’incendie et la canicule historique ont contraint à l’arrêt de la chaîne de fabrication d’AvtoVAZ jusqu’au 8 août.

Selon le département régional du ministère des Situations d’urgence, dimanche dernier un nombre record de 130 feux de tourbe et d’incendies de forêts a été constaté dans la région de Moscou. Depuis le début des incendies, sept personnes ont péri dans les flammes, dont un secouriste. La situation s’aggrave à la frontière entre les régions de Riazan et de Toula. Une couche épaisse de fumée couvre la zone et par endroits la visibilité sur les routes ne dépasse pas 30 mètres. Les pharmacies d’Orekhovo-Zouïevo, de Voskressensk et de nombreuses autres villes sont en rupture de stocks de masques médicaux de protection.


Lutte à mort
Expert Online

Le ministère du Développement régional de Russie a présenté un rapport provisoire sur les dommages causés par la catastrophe naturelle. Depuis le début de l’été, plus de 22 000 incendies de forêt et de feux de tourbe ont été dénombrés en Russie. La superficie totale ravagée par les feux a dépassé 557 000 hectares. Selon le ministère des Situations d’urgence, au 2 août la catastrophe naturelle avait fait 34 victimes : 14 dans la région de Nijni-Novgorod, 7 dans la région de Moscou, 5 dans celle de Voronej, 4 dans celle de Riazan. Les pompiers ont réussi à sauver des flammes plus de 86 000 personnes.

Les incendies naturels ont laissé 2 210 Russes sans abri. Ils ont brûlé des logements dans 14 régions de Russie. Au total, environ 1.800 bâtiments ont été touchés. Selon le ministère du Développement régional, la reconstruction et la remise en état des infrastructures des agglomérations affectées demanderont plus de 4,6 milliards de roubles (environs 115 millions d’euros – ndlr).

Le week-end dernier, plus d’un millier d’agents du ministère de l’Intérieur et d’un millier de militaires ont été réquisitionnés dans la lutte contre les feux. Les habitants des zones concernées participent à la lutte contre les incendies. Dans le Tatarstan, des mesures exceptionnelles ont été mises en place : tous les habitants de la république qui ont fait leur service militaire ont été mobilisés pour patrouiller dans les forêts.

L’homme reste l’une des causes principales des incendies. Malgré l’interdiction de se rendre en la forêt imposée dans de nombreuses régions, les habitants locaux continuent à passer du temps dans la nature en laissant derrière eux des feux non éteints et des bouteilles en verre qui concentrent les rayons du soleil et provoquent des incendies.

L’épreuve du feu
VedomostiLors de la réunion de samedi dernier, Vladimir Poutine a comparé les incendies à la Seconde Guerre Mondiale, à l’invasion des Petchenègues, des Cumans et des chevaliers qui, selon ses propos, « ont déchiré la Russie ».Vendredi dernier, le premier ministre a signé un décret sur l’aide aux sinistrés. 5 milliards de roubles (125 millions d’euros – ndlr) seront assignés du budget fédéral à l’indemnisation des sinistrés. Le montant maximal de compensation s’élève à 3,2 millions de roubles (80 000 euros – ndlr) : 100 000 roubles (2 500 euros – ndlr) des budgets fédéral et régional pour un bien brûlé par l’incendie, 2 millions (environs 50 000 euros – ndlr) pour la reconstruction de l’habitation, 1 million (25 000 euros – ndlr) pour l’infrastructure nécessaire. Les familles qui ont perdu un proche dans les incendies toucheront 1 million de roubles (25 000 euros – ndlr).La majeure partie des fonds sera allouée aux régions de Nijni-Novgorod et de Voronej : 2,5 milliards (62.5 millions d’euros – ndlr) et 1,07 milliard de roubles (27 000 euros – ndlr). Le gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, Valeri Chantsev a promis que les sinistrés recevraient 200 000 roubles (5 000 euros – ndlr) chacun dès cette semaine. Le gouverneur Alekseï Gordeev affirme que dans la région de Voronej la situation est sous contrôle, mais elle restera difficile pendant toute la semaine à cause de la canicule ; on établit la liste des sinistrés.

« Depuis deux jours déjà, l’utilisation des moyens aériens reste impossible à cause de la fumée trop épaisse. D’autres régions apportent leur aide : un important détachement doit bientôt arriver de la région de Tambov », indique le gouverneur de la région de Riazan Oleg Kovalev, pour décrire la situation. Les zones les plus gravement atteintes sont les arrondissements Rybnovski, Kassimovski, Klepikovski. Mais on n’est pas encore en mesure à donner une évaluation des dommages causés par le feu.

Dans les régions d’Ivanovo et de Moscou, on s’apprête déjà à désigner les maîtres d’œuvres de la construction des nouvelles maisons. Oleg Rakitov, le porte-parole du gouverneur de la région d’Ivanovo a annoncé que les sinistrés devaient obtenir un nouveau logement avant le 1er novembre. Compte tenu de l’urgence « un maître d’œuvre fiable et renommé » sera choisi sans concours, dit Andreï Barkovski, attaché de presse du gouverneur de la région de Moscou. La surface des habitations sera de 100 m2 à raison de 30 000 roubles (750 euros – ndlr) par mètre carré. (Le Figaro-06.08.2010.)

                    *** Le feu menace des sites stratégiques

Les 600 feux de forêts et de tourbières ont fait 50 morts et détruit 2000 habitations. Les autorités tentent de protéger les sites militaires menacés.

Les autorités craignent notamment la propagation des incendies à une zone irradiée au moment de l’explosion de Tchernobyl, ce qui pourrait libérer des particules radioactives nocives dans l’atmosphère.

coeur-

L’inquiétude n’en finit plus de grandir en Russie, où les températures particulièrement élevées cet été favorisent les incendies qui ont déjà fait 50 morts et détruits 2000 maisons. Jeudi, c’est autour de dépôts de munitions et d’un site nucléaire que l’attention s’est cristallisée.

Menacés par le feu, particulièrement actif dans l’ouest du pays, des dépôts de munitions d’artillerie et de missiles situés à 70 km au sud-ouest de Moscou ont ainsi été transférés «vers un endroit sûr», a déclaré un porte-parole du ministère russe de la Défense. Dmitri Medvedev avait ordonné la veille de renforcer la protection des sites stratégiques après l’incendie d’une base logistique militaire près de la capitale qui aurait détruit quelque 200 avions, selon des médias russes.

L’IRSN reste vigilant

L’aggravation de la situation dans le sud-ouest du pays fait aussi craindre que les incendies n’atteignent une région dont le sol et les végétaux ont été irradiés lors de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986. «Si un incendie s’y déclarait, des substances radioactives pourraient s’envoler avec la fumée et une nouvelle zone polluée apparaîtrait», a averti le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou, précisant que la zone était «surveillée attentivement».

La France est elle aussi en état de vigilance face à cette possibilité. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a annoncé jeudi qu’il allait mesurer avec une «attention toute particulière» les particules qui pourraient atteindre l’Hexagone à la suite des incendies. L’institut précise dans un communiqué qu’il «pourra disposer dans quelques semaines des résultats de mesure» en cours, et assure qu’il les présentera « dès qu’ils seront disponibles». «En tout état de cause, les niveaux d’activité susceptibles d’être observés en France à la suite de tels phénomènes ne sont pas de nature à provoquer une inquiétude d’ordre sanitaire», précise toutefois l’IRSN.

La situation semblait en revanche «stabilisée» aux environs du centre nucléaire de Sarov (région de Nijni Novgorod, à 500 km à l’est de Moscou), d’où les autorités ont affirmé mercredi avoir évacué les matières fissiles et explosives.

Les exportations de blé interdites

Le bilan des pertes humaines est passé jeudi de 48 à 50 morts après la découverte d’un corps dans une maison calcinée dans la région de Nijni Novgorod et le décès d’une autre victime dans un hôpital de la région de Voronej (500 km au sud-est).

En raison de la sécheresse qui entraîne une énorme perte pour les récoltes, le premier ministre Vladimir Poutine a par ailleurs interdit les exportations de céréales jusqu’à la fin de l’année. La Russie est le troisième exportateur mondial de céréales, et les difficultés de son agriculture ont déjà contribué à une flambée des cours du blé sur les marchés mondiaux.

De son côté, le maire de Moscou, Iouri Loujkov, a chargé le gouvernement régional de renforcer les mesures de sécurité anti-feu, après plusieurs incendies importants, et un feu de forêt dans un vaste parc de la capitale.

Au total 162.000 personnes sont mobilisées pour combattre les 600 feux qui embrasent le pays. Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi que les autorités françaises «se tenaient prêtes à répondre à toute demande d’assistance», selon un communiqué de l’Elysée. La France dispose d’avions bombardiers d’eau, tout comme l’Italie qui a déjà dépêché deux Canadair en Russie. (Le Figaro-06.08.2010.)

         **dépôts de munitions évacués

AFP
05/08/2010 |

Les militaires russes ont évacué par précaution leurs dépôts de munitions de la région de Moscou, menacés par les gigantesques feux de forêt qui continuaient de faire rage jeudi dans le pays après des semaines d’une canicule sans précédent.

Plusieurs districts de la région de Moscou sont la proie de feux de forêts et de tourbières comme nombre d’autres régions de la partie occidentale du pays. Le président Dmitri Medvedev a ordonné mercredi de renforcer la protection des sites stratégiques après l’incendie d’une base logistique militaire près de la capitale.

Sur l’ensemble du pays, « on a constaté au cours des dernières 24 heures une baisse du nombre d’incendies, pas assez importante toutefois pour que l’on puisse se réjouir », a déclaré le ministre des Situations d’urgence, Sergueï Choïgou.

La situation s’est aggravée dans le Sud-Ouest, alors que l’Ouest et le Centre de la Russie — où l’état d’urgence a été décrété dans sept régions — étaient jusqu’à présent les plus durement touchés par les incendies, a observé M. Choïgou.

Le ministre a dit craindre que les incendies ne se propagent à une région dont le sol et les végétaux avaient été irradiés lors de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986.

Le bilan des pertes humaines est passé de 48 à 50 morts après la découverte d’un corps dans une maison calcinée dans la région de Nijni Novgorod (500 km à l’est de Moscou) et le décès d’une autre victime dans un hôpital de la région de Voronej (500 km au sud-est), selon le ministère des Situations d’urgence.

Ce dernier a en revanche annoncé la « stabilisation » de l’incendie aux environs du centre nucléaire de Sarov (région de Nijni Novgorod), d’où les autorités avaient affirmé mercredi avoir évacué les matières fissiles et explosives.

De son côté, le maire de Moscou, Iouri Loujkov, a chargé le gouvernement régional de renforcer les mesures de sécurité anti-feu, après plusieurs incendies importants, et un feu de forêt dans un vaste parc de la capitale.

Au total 162.000 personnes sont mobilisées pour combattre les feux qui embrasent le pays.

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     *Murder, Inc.une multinationale des mafias du crime

* Le 17 juin 2010, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a alerté l’opinion publique internationale en publiant un rapport intitulé « La criminalité organisée, une menace mondiale pour la sécurité ». Démystification de ces véritables multinationales du crime.

cartcrimafia.jpg  La prophétie de Brian de Palma dans son film culte Scarface s’est réalisée : « The world is yours », est devenu le leitmotiv des mafias à travers le monde. Le 17 juin dernier, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié un rapport intitulé « La criminalité organisée, une menace mondiale pour la sécurité ». S’il est difficile de mesurer la puissance et l’activité globale de ces organisations qui possèdent le culte du secret, le rapport avance des chiffres terrifiants lorsque l’on sait qu’ils ne représentent qu’un minimum, loin de la réalité. Par exemple, le marché européen de l’héroïne rapporte à lui seul 20 milliards de dollars. L’ONUDC estime que l’Afghanistan irrigue pour l’équivalent de 55 milliards de dollars le marché mondial chaque année. On estime à 10 milliards de dollars la valeur des produits de contrefaçon interceptés aux frontières européennes en 2009. Chaque année, entre 2,5 et 3 millions de personnes font l’objet du trafic de migrants entre l’Amérique latine et les Etats-Unis rapportant 7 milliards de dollars aux trafiquants. L’ONU a tenté, il y a une dizaine d’années, de mesurer les revenus mondiaux des organisations criminelles transnationales (OCT), les estimant assez vaguement à 1000 milliards de dollars. Ce montant équivaut au produit national brut (PNB) combiné des pays à faible revenu (selon la catégorisation de la Banque mondiale) et de leurs trois milliards d’habitants, plaçant ces mafias parmi les premières puissances économiques armées de la planète. Au point de constituer une menace mondiale pour la sécurité des populations, mais aussi pour la souveraineté des Etats.

Parrains ultralibéraux

La plupart des mafias ont plus de 200 ans d’existence. Elles ont réussi à se développer du fait d’un vide du pouvoir. Très résistantes, elles ont par exemple survécu au fascisme (Cosa Nostra) ou au communisme (Triades chinoises), systèmes politiques aboutissant au contrôle très étroit de leur population, et étouffant ainsi toute tentative de mouvances parallèles. Les mafias, et c’est là un paradoxe saisissant, ont besoin de démocratie ou, du moins, de libertés pour croître. Roberto Saviano, auteur du livre-choc Gommora et spécialiste des mafias italiennes, expliquait que « la logique de l’entreprenariat criminel et la vision des parrains sont empreintes d’un ultralibéralisme radical. Les règles sont dictées et imposées par les affaires, par l’obligation de faire du profit et de vaincre la concurrence ». Car la criminalité organisée est en mesure de réagir aux changements économiques beaucoup plus rapidement que les entreprises légales. Deux semaines seulement après l’effondrement en 2008 de la Northern Rock (banque britannique) et sa nationalisation, une organisation criminelle était déjà en possession des noms, des données et des contacts de tous les anciens clients de la banque. Ces informations ont été utilisées pour leur proposer de nouveaux investissements en apparence parfaitement licites, mais qui, en réalité, étaient illégaux.

Pétrole blanc

Fait nouveau, il est constaté l’existence de véritables échanges entre les organisations criminelles transnationales. Les Turcs, par exemple, donnent aux Italiens et aux Espagnols des armes contre de la cocaïne. Ces échanges suppléent aux carences du marché. Autre aperçu de cette mondialisation du crime, le pouvoir de la mafia nigériane qui a augmenté de manière vertigineuse depuis qu’elle a accaparé le marché du « pétrole blanc », la cocaïne, qu’elle achète directement aux narcotrafiquants mexicains. Sa puissance est telle qu’une ville italienne, Castel Volturno, dans la région de Naples, est totalement contrôlée par les Nigérians. La Camorra la leur ayant cédée pour faciliter les affaires. Le terrorisme islamiste a lui aussi tiré avantage du manque d’attention des gouvernements européens au trafic de stupéfiants. Le cas le plus emblématique est celui des attentats de 2004 en Espagne, entièrement financés par le trafic de haschich vendu en Italie et en France. Les liens entre Al Qaîda et les narcotrafiquants sud-américains tendent à confirmer cette logique. Une alliance existe, en effet, entre ces deux organisations, pour transporter et acheminer de la cocaïne depuis l’Afrique de l’Ouest où elle est livrée, pour remonter en Europe via le Sahel. Face à cette pieuvre aux multiples tentacules, la mythologie véhiculée par les films et la littérature doit désormais faire place à la défiance et à la lutte.(El Watan-06.08.2010.)

**Les principales mafias :

- Cosa Nostra (Sicile et Etats-Unis). Aussi appelée « l’honorable société », c’est elle qui a donné naissance au concept de mafia. Après la Seconde Guerre mondiale, l’organisation va devenir extrêmement puissante, notamment du fait de sa relation privilégiée avec les familles new-yorkaises d’origine sicilienne. Comptant environ 5400 individus, le chiffre d’affaires actuel de Cosa Nostra serait d’environ 20 milliards d’euros.

- Camorra (région de Naples). Mafia née à Naples au début du XIXe siècle. Dès 1863, l’historien Marco Monnier la définissait comme « l’extorsion organisée, une société secrète populaire dont la finalité est le mal ». Elle compte 7200 initiés, les camorristes, regroupés dans 236 familles. Elle est la plus vieille organisation criminelle d’Italie. Selon l’agence Eurispes, le chiffre d’affaires de la Camorra est évalué à 12,5 milliards d’euros.

- ‘Ndrangheta. Organisation mafieuse sévissant dans la région de Calabre, en Italie. Sous-estimée pendant longtemps, elle est aujourd’hui l’une des plus puissantes au monde. Avec un chiffre d’affaires estimé à 43 milliards d’euros en 2008, elle a fait l’objet d’une grande opération de la police italienne aboutissant à l’arrestation, le 15 juillet dernier, de 320 de ses membres ainsi que de son chef présumé Domenico Oppedisano.

- Yakuzas. Mafieux originaires du Japon, ils seraient plus de 84 000 aujourd’hui à travers le monde. Très puissants, les clans yakuzas affirment descendre des Machi-Yokko (littéralement « serviteurs des villes »), samouraïs sans maître qui protégeaient les villageois.

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*140.000 personnes ont trouvé la mort à Hiroshima

La fournaise et le souffle engendrés par l'explosion ne laissèrent pas âme qui vive dans un rayon de plus d'un kilomètre. 70.000 personnes, civils pour la plupart, périrent immédiatement, ou dans l'année qui suivit, des suites de leur exposition aux radiations.  

 Les 6 et 9 août 1945, les bombes Little Boy et Fat Man rasaient les deux villes japonaises, faisant 140.000 morts et marquant avec horreur l’entrée dans l’ère atomique. Le Japon a commémoré ce vendredi le 65e anniversaire de ce drame.

                   *Il y a 65 ans, l’enfer atomique à Hiroshima et Nagasaki

Trois jours après le largage d’une bombe atomique américaine sur Hiroshima, la petite Kazuko Uragashira, 6 ans, et ses parents fuyaient à bord d’un train la fournaise qui avait rasé la ville le matin du 6 août 1945. Ayant miraculeusement survécu à l’enfer nucléaire, la famille était impatiente de rejoindre la maison d’un oncle située à Nagasaki. Elle ignorait alors qu’un nouveau rendez-vous avec le destin l’attendait. Kazuko se souvient être assise sur une banquette d’une voiture du train, les jambes brûlées par le souffle radioactif, quand il s’est soudain arrêté dans un tunnel à l’entrée de Nagasaki, après un périple de 300 km vers l’ouest. Il est un peu plus de 11h00 ce 9 août: la deuxième bombe atomique de l’histoire vient d’être larguée par l’armée américaine au-dessus de Nagasaki. «C’était à nouveau l’enfer», raconte Mme Uragashira, 65 ans après. Pendant que le convoi se fraye péniblement un chemin à travers le carnage, la fillette découvre des survivants, la peau en fusion se détachant en lambeaux des corps mutilés. «Je me souviens encore de l’odeur de la chair brûlée et des cris des mourants réclamant à boire…Je n’oublierai jamais». Mme Uragashira, qui habite aujourd’hui sur une île au large de Nagasaki, fait partie des rares «niju hibakusha» encore en vie, ces survivants qui ont vécu l’enfer des deux bombardements atomiques de la Deuxième Guerre Mondiale. «J’ai eu de la chance, car beaucoup d’autres sont morts instantanément. Mais j’aimerais quand même comprendre pourquoi une chose aussi horrible m’est arrivée à deux reprises».

Le Japon a commémoré vendredi le 65e anniversaire du bombardement d'Hiroshima. Comme chaque année, une cloche a retenti à 8h15, heure à laquelle le bombardier  />Enola Gay</i> a largué sa bombe atomique. Des dizaines de milliers de personnes – rescapés, enfants ou responsables japonais et étrangers – ont observé une minute de silence sous un soleil brûlant, devant le <i>Genbaku Dome</i>, l’un des seuls bâtiments ayant résisté à l’explosion, qui veille sur un parc dédié à la paix. » height= »309″ /></font></strong></p>
<p class=Environ 140.000 personnes ont trouvé la mort à Hiroshima, soit au moment de l’explosion, soit des suites des brûlures et des radiations, et plus de 70.000 ont péri des suites du bombardement de Nagasaki. On estime à environ 150 le nombre de personnes qui, comme Mme Uragashira, ont été exposées aux deux déflagrations.
Le réalisateur de films Hidetaka Inazuka a enregistré les témoignages de ces «niju hibakusha», dont la moyenne d’âge est de 75 ans, afin de garder une trace de leur mémoire. Alors que beaucoup d’Américains continuent de penser que les bombes atomiques étaient nécessaires pour accélérer la fin de la guerre, M.Inazuka, comme de nombreux Japonais, estime que ces attaques – tout du moins celle sur Nagasaki – étaient injustifiées car le Japon était sur le point de capituler. «Hiroshima avait été totalement détruite, ce qui aurait dû être suffisant», souligne-t-il. «Nous devons examiner avec soin les raisons pour lesquelles elles ont été larguées sur les deux villes». Beaucoup de «hibakusha» – survivants d’une attaque atomique – sont longtemps restés silencieux, craignant pour eux-mêmes ou leurs descendants d’être la cible de discrimination, mais ils commencent aujourd’hui à raconter leurs souvenirs douloureux. «Je n’avais jamais dit que j’étais une « hibakusha » parce que je pensais que personne ne voudrait m’épouser», témoigne Misako Katani, 80 ans, qui a survécu aux deux bombardements. «Il y avait des cadavres partout dans la ville», raconte-t-elle à propos de Hiroshima.
Les Etats-Unis n’ont jamais présenté d’excuses au Japon pour ces victimes innocentes. (L’Expression-05.08.2010.)

*Lire aussi: Essais nucléaires de Reggane(Algérie) 24 fois plus puissants que ceux de Nagasaki et Hiroshima

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*France, un autre déficit commercial de 24,5 milliards pour le premier semestre 2010

Le déficit du budget de l’Etat français s’élevait à 61,7 milliards d’euros fin juin, contre 82,4 milliards un an plus tôt. Il s’élèvera à 152 milliards d’euros à la fin de l’année 2010. 

coeur-

Le déficit du budget de l’Etat s’établissait à 61,7 milliards d’euros fin juin contre 82,4 milliards d’euros un an plus tôt, selon les données transmises ce vendredi par le ministère du Budget.

Au 30 juin, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignaient 189 milliards d’euros, contre 176,6 milliards à la même date en 2009, une hausse de 7% due en partie aux compensations versées après la suppression de la taxe professionnelle. Les recettes (nettes des remboursements et dégrèvements) ont quant à elles progressé de 20,7% à 141,7 milliards contre 117,3 milliards un an plus tôt, avec notamment une hausse de 22,1 milliards des recettes fiscales nettes à 130,7 milliards.

La progression de la dépense et les encaissements constatés, notamment au titre des premiers acomptes de l’impôt sur les sociétés, sont «globalement en ligne avec les prévisions de la dernière loi de finances rectificative», précise le ministère dans un communiqué.

Hausse des recettes fiscales

Du côté de la dépense, des retards d’enregistrement et de restitution de certaines dépenses, liés au basculement progressif dans le nouveau système d’information Chorus, ont minoré le total de l’ordre de quatre milliards d’euros, «concentrés quasi exclusivement sur les dépenses du ministère de la défense», indique -t-on.

Les crédits consommés en juin 2010 au titre de la relance sont par ailleurs inférieurs de 4,7 milliards à ceux consommés en juin 2009. A l’inverse, la compensation-relais mise en place au titre de la réforme de la taxe professionnelle au profit des collectivités territoriales a atteint 15,9 milliards à fin juin 2010.

Au chapitre des recettes, les recettes fiscales ont augmenté de 20,5% (20,7% à périmètre constant) pour atteindre 130,7 milliards d’euros contre 108,5 milliards à la même époque de 2009. «Cette hausse est imputable, d’une part, au contrecoup positif en 2010 des mesures de relance prises en 2009 non reconduites cette année et, d’autre part, à la reprise de l’activité économique», explique le ministère.

Parallèlement, le produit des recettes non fiscales enregistre en juin des recettes de participations de l’État pour un montant total de 3,7 milliards, correspondant notamment aux versements des dividendes de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, d’EDF et de France Télécom.

Un déficit de 152 milliards pour 2010

Le gouvernement table sur un déficit budgétaire de 152 milliards d’euros à la fin de l’année, soit davantage que les 138 milliards de 2009. Si la fin des dépenses de relance et le rebond des recettes fiscales qui s’étaient littéralement effondrées avec la crise devraient permettre de résorber en partie le déficit de l’Etat, les 35 milliards d’investissements du grand emprunt vont, eux, le creuser à nouveau. Mais pour des raisons comptables, ces 35 milliards devraient apparaître essentiellement au second semestre, avait indiqué récemment le ministère du Budget à l’AFP. (Le Figaro-06.08.2010.)

*Réactions des internautes du Figaro:

AvatarMamud AntiNabeau…  Réduit ?? NON car les 62 M s’ajoutent aux 1500 du total !!! La vitesse de l’endettement a baissé, mais l’endettement continue de GRANDIR ( suis-je clair ??).

Avatarstop àladette   …clap clpa clpa, on aura donc 1500 +150 = 1650 milliards de dettes publiques fin 2010. non y a pas à dire ! on tient des champions là . les jeunes, les actifs vous rememrcient, eux qui vont devoir rembourser cette somme d’une manière ou d’une autre.

Avatarangel-9    ce jour on nous-aprends que le que le déficit a diminuer. d’ici (2)deux-mois, on nous fera savoir que le déficit a augmenté, de plusieurs dizaines de milliards. allons-dont comprendre ou savoir quel est le méli-mela de l’actuel-gouvernement, et ses multiples-mensonges, allusionnants, sans-cesse.

AvatarGerald MULLER… Curieuse cette arithmétique: Dépenses 189 milliards moins recettes 141,7 milliards, cela fait un déficit de 47,3 milliards, ce qui est déjà énorme à mi-année. Mais comme je crains que le déficit de 61,7 milliards ne soit exact, il manque au moins une explication. Le pire, c’est que les dépenses augmentent encore alors qu’elles devraient diminuer. Le PS parle de rigueur. Les chiffres disent le contraire. Mais, si les français savaient compter, cela ses saurait!  

Avatarstop àladette .. Donc nous sommes un pays qui en 2009 avait 1500 milliards de dettes , 140 milliards de déficit, en déficit commercial et on veut continuer à diriger l’épargne des Français vers l’immo et les endetter sur ce support….génial…clap clap clap…mais si la majorité du salaire d’un ménage va dans le remboursement de la pierre, alors où allez vous bien pouvoir trouver les capitaux pour investir et renouveller l’appareil productif ? comment allez vous bien pouvoir génénrer de la consommation intérieur saine, pas celles financées à coup de déficit publics ? où allez vous trouver les capitaux necessaires à developper la recherche, les nouvelles technologies, les nouvelles energies, qui nous permettraient justement d’inverser notre balance commerciale ? Bref, nous n’avons aucune vision économique à long terme si ce n’est distribuer de l’argent public que nous n’avons pas pour inciter les ménages à s’endetter pour acheter des voitures ou de la pierre ? mais qu’allons nos vendre au reste du monde demain à part su pinard, du camembert et des visites du Louvre ? 67% de la dette de la France est détenue par des non-résidents…pensez vous qu’ils vont longtemps laisser ce trin-trin continuer comme cela ? bientot le clap de fin pour notre modèle économique qui pour tout vous dire n’en est meme pas un.

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