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Le Canada courtise l’élite algérienne

7082010

* C’est une lettre circulaire, frappée de la mention « personnel et confidentiel », reçue par maints industriels algériens bien établis. En résumé, voilà le message qu’elle délivre à ses destinataires : « Scotia McLeod, membre du groupe Banque Scotia, en collaboration avec le gouvernement du Canada, aimerait vous intéresser au programme des immigrants investisseurs.

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Parmi ses nombreux avantages, ce programme permet d’obtenir pour l’investisseur ainsi que sa famille immédiate la citoyenneté canadienne ». Après avoir vanté les mérites de la patrie de l’érable que « les Nations unies classent régulièrement au nombre des trois meilleurs pays du monde pour la qualité de vie », le rédacteur du courrier dévoile ses batteries : « Si vous avez des actifs personnels nets de US$ 700 000 ou plus, permettez-nous de vous démontrer comment l’expérience canadienne peut améliorer votre réussite personnelle et professionnelle. »
Le document précise les modalités un plus loin : « M. X, un des représentants de TIMC Inc. fera prochainement un séjour à Alger. Si vous souhaitez connaître les détails de notre programme, veuillez nous communiquer vos coordonnées afin que nous organisions une rencontre privée en toute confidentialité. »

On savait les Canadiens friands de cadres algériens aux compétences affûtées. Voilà qu’on les découvre courtisant les princes de la finance. Et plutôt deux fois qu’une : l’homme d’affaires, industriel bien connu, qui nous a remis une copie de ce courrier, assure l’avoir reçue à deux reprises… C’est le cas également de beaucoup de ses amis qui opèrent dans divers secteurs de l’économie. De là à déceler une offensive canadienne pour débaucher les capitaines d’industrie algériens, il n’y a qu’un pas qui semble tentant de franchir. Quitte à s’interroger au passage, sur la légitimité d’une démarche menée ainsi en catimini. Sollicités par nos soins, les services de l’ambassade canadienne à Alger (voir l’entretien ci contre) affirment ne rien connaître de cette lettre qui a été envoyée à des investisseurs algériens pour les inviter à s’installer au Canada. Quid de Scotia McLeod ? C’est une division de Scotia Capitaux Inc. Gérant un actif de plus de 280 milliards de dollars, elle représente la filiale spécialisée de la Banque Scotia dans le domaine des services bancaires d’investissement. Nous avons adressé un courriel à son conseiller principal en gestion du patrimoine. Celui-là même qui a signé la missive adressée aux opérateurs algériens, pour savoir s’il a réussi à convaincre plusieurs de nos businessmen de s’installer au Canada. Réponse très diplomatique du courtier. Jugez-en : « Nous aimerions vous informer que notre programme constitue une démarche de développement international, donc un processus très long et nous n’avons pas encore des statistiques prêtes à propos de ce sujet. Nous espérons recevoir des nombres précis d’ici la fin de l’année prochaine qui vont rester sans publication pour des raisons de confidentialité de la clientèle. Merci pour votre compréhension. »

En fait, à l’heure de capter à leur profit la fuite des capitaux et des compétences algériennes, les Canadiens de Scotia McLeod, ou d’autres chapelles financières, jouent sur du velours. Ils sont servis par ce climat de morosité qui plombe le monde des affaires en Algérie, depuis notamment l’introduction du crédit documentaire et des nouvelles dispositions en matière d’importation. Huit mois seulement après l’entrée en vigueur de la LFC 2009, près de 300 entreprises ont dû baisser le rideau. C’est Réda Hamiani, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) qui l’affirmait tout récemment à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Si les investisseurs algériens sont de plus en plus enclins à chercher sous d’autres cieux des lois plus clémentes, la tentation est d’autant plus grande pour des ingénieurs et des informaticiens touchés par le chômage, la marginalisation ou le sous-emploi. Le dernier chiffre fourni par les autorités canadiennes, en octobre 2008, faisait état de 50 000 Algériens établis au Québec. En matière de chiffres, chacun a les siens et ce ne sont pas forcément les mêmes. En 2006, le FCE estimait à 40 000 le nombre de chercheurs ayant quitté l’Algérie durant la décennie rouge.

L’industriel que nous avons rencontré affirme que ses fournisseurs canadiens lui ont déjà « piqué » trois ingénieurs. « Leur formation nous a pris du temps et de l’argent », se désole-t-il. « C’est une grande perte ». Fournisseurs ou prestataires de services, les Canadiens en mission à l’étranger n’oublient jamais de jouer les chasseurs de têtes, les « headhunters » comme ils disent, au profit de leur pays. Ils finissent toujours par repérer les meilleurs éléments dans les entreprises algériennes avec lesquelles ils travaillent. La partie semble gagnée d’avance dans ce challenge où il s’agit de vendre l’exil à des Algériens qui ne demandent qu’à quitter leur pays, y compris en risquant leur vie sur un radeau de fortune. (El Watan-07.08.2010.)

**Washington salue les efforts de l’Algérie sur le plan sécuritaire

                «Al Qaîda n’inquiète plus l’Algérie»

Le département d’État américain vient de publier son rapport global sur la situation sécuritaire à travers le monde durant l’année 2009. L’Algérie, le Maghreb et le Sahel y occupent une bonne place.

1Pour le cas de l’Algérie, le rapport note une “nette décrue” des attentats terroristes, mais note qu’Al-Qaïda au Maghreb (Aqsmi) continue à commettre de nombreux attentats terroristes, notamment dans les campagnes. Le rapport note qu’Aqmi cible particulièrement les bâtiments appartenant ou symbolisant l’État. Il fait remarquer que l’organisation terroriste a recours au kidnapping comme principale tactique. Il rappelle que l’organisation a kidnappé trois Espagnols en novembre dernier en Mauritanie, deux otages italiens en décembre, toujours en Mauritanie, et un otage français en décembre, au Mali.
Le rapport, qui rappelle que la majorité des chefs d’Aqmi sont d’anciens membres du GIA, note que les édifices publics constituaient la principale cible du groupe terroriste. Il souligne également les efforts fournis par le gouvernement algérien en matière de lutte antiterroriste, notamment à travers la pression exercée sur les fiefs des groupes terroristes, mais aussi et surtout à travers le démantèlement des cellules de soutien, réduisant considérablement les capacités d’action d’Aqmi dans les villes algériennes.
Le rapport note qu’il n’y a plus d’attentats suicides depuis mars 2009. Le mois de Ramadhan, jadis propice à la recrudescence des attentats terroristes, a été particulièrement calme, note le rapport américain. Aqmi s’est contentée d’embuscades et de bombes enfouies sur les routes, ciblant des objectifs gouvernementaux et civils, particulièrement en Kabylie, mais a intensifié ses activités le long des frontières algéro-maliennes.
Le rapport énumère tous les attentats commis durant l’année 2009. Il note que les embuscades et les bombes enfouies ont marqué l’année écoulée, en dépit des efforts consentis par les services de sécurité algériens. Il estime que la désapprobation de la population, lassée par une décennie de terreur, mais aussi les restrictions imposées par le gouvernement sur l’usage des téléphones portables ont rendu les groupes terroristes plus vulnérables et plus facilement détectables par les forces de sécurité. Le rapport souligne les difficultés rencontrées par les groupes terroristes pour planifier et organiser leurs attaques terroristes. Il note que les groupes terroristes ne disposent d’aucun soutien populaire et ne paraissent pas tellement forts pour menacer la survie du gouvernement algérien.
Le rapport rappelle qu’Aqmi a dû changer de stratégie, après les attentats suicides de 2007 où beaucoup de civils avaient péri, pour se concentrer sur des cibles militaires, policières ou des étrangers. Il estime que les groupes terroristes, en s’attaquant aux entreprises étrangères, voudraient décourager les investisseurs étrangers à s’établir en Algérie.
Le rapport parle de “guerre civile qui a débuté en 1992 et qui est largement dépassée en 2000”. Il rappelle que les terroristes islamistes tuaient 10 000 personnes par an, dont la plupart étaient des civils. Pour les rédacteurs du rapport, les services de sécurité algériens avaient indiqué qu’Aqmi utilisait la propagande, selon laquelle la guerre en Irak était un motif suffisant pour recruter des jeunes et renforcer ses rangs.
Le rapport mentionnera le développement de la propagande d’Aqmi, à travers l’usage de la vidéo, notamment depuis 2008. Pour les rédacteurs du rapport, la capacité de conduire et d’assumer la responsabilité des attaques, via des communiqués, démontrent l’importance qu’accorde Aqmi à la transmission de son message et une tentative de gagner la guerre médiatique.
Les opérations de racket, les hold-up et autres rançons perçues constituent, selon le rapport, d’importantes sources de financement pour les groupes terroristes basés au nord de l’Algérie, particulièrement à travers les kidnappings opérés dans la région du Sahel.
Les succès de la lutte antiterroriste obtenus par les forces de sécurité combinées algériennes, ajoutés au rejet populaire du terrorisme, ont considérablement réduit les capacités de nuisance d’Aqmi durant les deux dernières années, note le rapport du département d’État américain, qui rappelle la tenue à Alger, en août 2009, d’une rencontre entre responsables militaires des pays du Sahel en vue d’organiser une stratégie commune de lutte antiterroriste et d’établir un centre de commandement à Tamanrasset.
Le rapport souligne les efforts de l’Algérie, sur le plan international, pour l’interdiction du payement des rançons aux terroristes. L’Algérie a lancé un programme pour le recrutement de 100 000 gendarmes et policiers, a intensifié la surveillance des frontières et redoublé d’efforts pour la sécurisation de ses aéroports tout comme elle a renforcé la sécurité à travers une plus grande présence policière dans les grandes villes, note le rapport qui estime que ces mesures ont grandement contribué à réduire l’impact des attentats terroristes et ont démontré, de façon plus nette, la détermination du gouvernement algérien à lutter contre le terrorisme.
L’organisation terroriste a perdu quelque 1 300 de ses membres, morts ou arrêtés, selon le rapport qui note qu’Aqmi ciblait particulièrement les jeunes désœuvrés, en vue de renforcer ses rangs. L’offre gouvernementale d’amnistie n’a pas laissé indifférents de nombreux terroristes, selon le rapport. Toutefois, note-t-il, les forces de sécurité algériennes sont constamment appelées à adapter leur stratégie en fonction du changement de stratégie adoptée par Aqmi.
Dans la région du Sahel, Aqmi opère à travers le kidnapping d’étrangers, souvent avec la complicité de chefs de tribu locaux et des nomades. Ces opérations qui se déroulent le long des frontières recommandent, selon le rapport, une coordination des réponses étatiques. Selon l’un des rédacteurs du rapport, ce mode opératoire des groupes terroristes nécessite une réponse ferme et coordonnée de la part des États, afin qu’il n’y ait aucune concession envers les preneurs d’otages, de façon à diminuer, dit-il, cette alternative de renflouer les caisses des groupes terroristes.
Pour ce rédacteur, l’Algérie a fait “un excellent travail” en matière de lutte antiterroriste sur son territoire, ce qui a poussé les groupes terroristes à se diriger vers le Sud, dans la région du Sahel. (Liberté-07.08.2010.)

***Les succès de la lutte antiterroriste des services de sécurité algériens

 Selon le dernier rapport du département d’état américain, l’Algérie n’est plus inquiétée dans la mesure où cette organisation transnationale n’a plus de soutien populaire. «Les succès de la lutte antiterroriste des services de sécurité algériens, combinés avec le refus du terrorisme exprimé par les populations semblent avoir réduit l’efficacité d’Al Qaîda au Maghreb Islamique (Aqmi) durant ces deux dernières années» lit-on dans ce rapport publié avant-hier sur le site du département d’état. C’est durant ces deux dernières années justement que les services de sécurité algériens ont décidé de renforcer leurs effectifs par le recrutement de 100.000 nouveaux éléments, entre gendarmes et policiers.
L’opération a permis une présence sécuritaire plus accrue au niveau des grands centres urbains, des aéroports, des structures et institutions sensibles et des frontières. «L’initiative était efficace dans la réduction de l’impact d’incidents terroristes et a aussi démontré la détermination du Gouvernement de l’Algérie de lutter contre le terrorisme», a souligné le rapport américain. Et comme preuve supplémentaire de cette détermination à extirper les racines du terrorisme, le document américain a rappelé que l’Algérie a accueilli en août dernier la réunion des chefs d’état-major militaires du Mali, de la Libye, la Mauritanie et du Niger. Cette réunion capitale des pays du Sahel, visait en fait à développer une stratégie de contre-terrorisme régionale et établir un centre régional à Tamanrasset. Toujours sur la liste des points positifs à l’actif de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, le rapport a mentionné celui des rançons: «Sur le plan international pour condamner le paiement des rançons aux terroristes.»
Ce n’est pas un scoop médiatique que de dire que la situation sécuritaire en Algérie a été marquée par une diminution dans le nombre d’attaques des terroristes. Cela, même si les islamistes armés sévissent encore contre des populations isolées. Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc), devenu Al Qaîda au Maghreb Islamique (Aqmi) depuis qu’il avait officiellement fait allégeance à Al Qaîda en 2006, «a été acculé à recourir aux enlèvements pour la rançon et les opérations développées contre les Occidentaux dans la région Sahel», a rapporté le document américain dans sa partie réservée au terrorisme en Afrique du Nord.
«Les opérations de contre-terrorisme du gouvernement algérien, qui ont inclus une présence de sécurité augmentée et le démontage de nombreux réseaux de soutien et de recrutement, ont amenuisé la capacité d’Al Qaîda à commettre des attaques notamment, dans les villes importantes de l’Algérie», nous apprend le département d’Etat se réjouissant qu’«il n’y avait aucun attentat suicide après le mois de mars». Plus encore, le Ramadhan 2009 a été presque «silencieux».
Pourtant, cette période est réputée propice aux attaques terroristes et au Djihad. Mais Al Qaîda n’a pas pour autant disparu totalement du paysage sécuritaire algérien. Aqmi a commis des attaques mortelles en ayant recours à des embuscades et aux bombes artisanales. «Ces opérations sont particulièrement fréquentes dans la région de Kabylie à l’est d’Alger» écrit le rapport qui a rappelé dans ce sens que l’année 2009 a été ponctuée par des attentats meurtriers. On y trouve, notamment l’attaque du 9 mars dernier quand deux personnes ont été tuées lors de l’attentat kamikaze contre un poste de la garde communale à Tadmaït en Kabylie, 70 km à l’est d’Alger. Il y a eu l’attaque, le 17 juin, contre un véhicule de police accompagnant des ouvriers chinois à un site près de Bordj Bou Arréridj qui a coûté la vie à 18 policiers. Le 22 octobre 2009, les terroristes ont tué sept personnes et blessé trois éléments des services de sécurité accompagnant des ouvriers d’une société canadienne. «La majorité de ces attaques se sont produites dans des zones isolées», affirment les Américains estimant que «Aqmi n’a pas de soutien populaire significatif et n’est pas évaluée comme assez forte pour déstabiliser le gouvernement algérien». Pour le département d’état, ces attaques «cherchent en premier lieu à décourager les investisseurs étrangers à s’installer en Algérie». Etouffée, acculée, Al Qaîda n’a d’autre solution pour survivre que de recourir à des actes de grand banditisme comme les faux barrages et les enlèvements sur des routes isolées. «En plus du fait de dépendre étroitement de l’argent provenant des rançons surtout dans le Sahel, Al Qaîda est également financée par les contrebandiers et les trafiquants de drogue qui pullulent au Sahel», indique le rapport américain qui conclut sur une remarque qui sous-tend une recommandation: «Les forces de sécurité algériennes doivent constamment s’adapter à la tactique changeante d’Aqmi et doivent admettre qu’une organisation qui a été essentiellement une menace locale a désormais une portée régionale et qui a des liens internationaux.» Au plan international, le document du département d’Etat estime qu’Al Qaîda reste une menace. «Le noyau d’Al Qaîda au Pakistan constitue toujours la principale menace terroriste pour le territoire des Etats-Unis et la présence d’Al Qaîda en Afrique représente un défi pour de nombreux pays», estime le département d’Etat.
Le nombre d’attaques terroristes perpétrées dans le monde et le nombre de victimes en 2009 sont à leurs plus bas niveaux depuis quatre ans. Des extrémistes ont mené 10.999 attaques dans le monde en 2009, tuant 14.971 personnes, selon le même rapport. (L’Expression-07.08.2010.)

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**LE BLACKBERRY DEVENU UN OBJET DE SUSPICION
             Nos officiels sont-ils espionnés?  

Les services de sécurité se trouvent dans l’impossibilité d’accéder à certaines informations cryptées.

Un débat est instauré sur l’interdiction de l’utilisation du BlackBerry dans plusieurs pays, y compris l’Algérie, pour des raisons de sécurité. La question est de savoir à quel point les utilisateurs algériens de ce téléphone ont été victimes d’espionnage.
Plusieurs hauts responsables occupant des postes influents au sein des institutions de l’Etat utilisent le BlackBerry. L’appareil fabriqué par le Canadien Research in motion (RIM), présente, selon les experts, un niveau de cryptage des données supérieur à la plupart des «smart-phones», rendant très difficile la surveillance de leurs utilisateurs. Il s’agit notamment des services de messagerie instantanée, courrier électronique et navigation Internet, qui sont cryptés par des serveurs britanniques ou canadiens. C’est donc, la sécurité nationale qui est mise à nu. Des responsables, hauts cadres, diplomates, ministres et aussi opérateurs économiques auraient été, logiquement espionnés durant toute la période de l’utilisation du téléphone. Ainsi, les secrets d’Etat, notamment en ce qui concerne la défense et l’économie, sont susceptibles de tomber entre les mains d’autres pays. «Nous examinons la question, et si nous déterminons qu’il y a un danger pour notre économie ou notre sécurité, nous y mettrons fin», a déclaré Moussa Benhamadi, ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la communication. Une déclaration qui met le doute sur la fragilité de la sécurité nationale. D’autres pays ont déjà pris des précautions. Les services de renseignement américains auraient limité au président Barack Obama l’utilisation de son BlackBerry, au lendemain de son intronisation à la Maison-Blanche.
En France, c’est la localisation en Grande- Bretagne des serveurs BlackBerry pour l’Europe qui posait problème, rendant possible l’espionnage des Blackberry des officiels français par des oreilles anglo-saxonnes. C’est ainsi que les autorités françaises ont interdit, en 2007, leur utilisation dans les ministères aussi bien qu’à l’Elysée. Le service messagerie du célèbre téléphone a été coupé en Arabie Saoudite avant d’être rétabli quatre heures après. Cette interruption intervient après l’annonce faite mardi dernier par la Commission de la technologie des communications et de l’information (Citc), régulateur national des télécommunications qui a déclaré la suspension de ce service pour ce jour. Riadh a, en tout état de cause, emboîté le pas aux Emirats arabes unis qui ont annoncé, dimanche dernier, la suspension à partir du 11 octobre 2010 des principaux services de BlackBerry, en arguant qu’ils n’étaient pas conformes aux réglementations. Le Liban à l’image de l’Algérie, a annoncé, de son côté, qu’il allait examiner l’impact du téléphone sur sa sécurité pour décider de son interdiction. Ce qui inquiète les autorités algériennes, comme celles d’autres pays, c’est l’impossibilité d’accéder à certaines informations cryptées (e-mails, paquets Internet), fournies par le fabricant du BlackBerry et stockées sur des serveurs britanniques ou canadiens. L’Algérie a t-elle donc, pris ses dispositions en vue de sécuriser ses données, informations et secrets? (L’Expression-07.08.2010.)

          **Au-delà du Blackberry

Le téléphone portable passe de la sphère économique à celle de la politique. C’est la décision prise par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unies de suspendre des services (SMS, Mail et discussions instantanées) des téléphones BlackBerry (qui permettent l’accès à Internet) du fabricant canadien RIM (Research In Motion) qui a propulsé l’affaire sur le devant de l’actualité. Il est reproché à ce type de portable d’utiliser un cryptage des données dont les détails techniques sont gardés secrets par le fabricant. De ce fait, les données visées ne sont décryptées qu’au Canada, aux Etats-Unis, en Grande- Bretagne et tout récemment quoique partiellement, en Inde où RIM a fourni à ces Etats des serveurs permettant un accès aux données utilisateurs. En clair, cela veut dire que tous les autres pays du monde qui utilisent le BlackBerry ne peuvent rien savoir des données envoyées à partir de chez eux. En clair, si vous envoyez à l’aide d’un BlackBerry un SMS à partir d’Alger pour un correspondant situé également à Alger, le message passe obligatoirement par les serveurs de RIM à l’autre bout du monde pour être décrypté. Un autre exemple pour être encore plus clair. Tout le monde sait que le téléphone peut être mis sous surveillance sur réquisition de la justice. Une telle mesure est inapplicable sur le BlackBerry pour cause de cryptage. Voilà comment la sécurité des Etats est battue en brèche. Mieux, le terrorisme et l’espionnage s’en donnent à coeur joie. Il y a quelques semaines, deux employés de l’opérateur libanais de téléphonie mobile «Alfa» ont été arrêtés pour espionnage au profit d’Israël. Loin de l’anecdote, le président Obama s’est vu interdire le BlackBerry par ses services de sécurité.
Le président Sarkozy et tous les ministres français aussi. Qu’après tout cela, Hillary Clinton décide de se mêler, comme elle vient de l’annoncer, pour défendre RIM avec son BlackBerry et placer l’affaire sur le terrain politique est un peu fort. En un mot comme en cent, c’est du contrôle des communications, secteur hautement stratégique, qu’il s’agit. Au-delà du BlackBerry, le Net porte bien son nom de toile. Une véritable toile d’araignée où tous ceux qui y vont sans protection s’engluent dans le piège. Il faut savoir que le risque est de tous les instants dans cet univers. La majorité des logiciels et programmes installés dans les ordinateurs, pour ne pas dire tous, comprennent des «transmetteurs». Les antivirus chassent les virus pour prendre leur place dans la fonction. Livrer ses données à des sites «sociaux» comme Facebook, c’est prendre le risque d’être «mis à nu» sur le toit du monde. On ne compte plus également les piratages des numéros de cartes bancaires confiées au computer. C’est dire qu’un sérieux «blindage» devra exister pour protéger les institutions. (Rappelons-nous, un jeune pirate a pu «craquer» le code du Pentagone). On ne se met pas au volant d’un engin spatial avec un permis de moto. Sauf si on évite l’autoroute pour rester en périphérie sur les routes de campagne. Ceci étant, les pays du monde entier sont face à une problématique difficile à résoudre. Impossible de ne pas se doter des moyens informatiques. Impossible de ne pas recourir aux services du Net. Il est tout aussi impossible de ne jamais s’y faire «agresser». La sécurité informatique prendra de plus en plus une très large part dans le système de défense des Etats. Peut-être faudra-t-il aussi instaurer un «permis de navigation» pour surfer sur le réseau des réseaux? (L’Expression-07.08.2010.)

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**La messagerie du BlackBerry rétablie en Arabie Saoudite

Dans une boutique de téléphones, à Riyad, jeudi.
Dans une boutique de téléphones, à Riyad, jeudi.

La messagerie du BlackBerry a été coupée puis rétablie vendredi chez certains utilisateurs. Le fabricant Research In Motion avait reçu la veille le soutien des Etats-Unis et du Canada.

Le Canada courtise l’élite algérienne coeur-La messagerie électronique du BlackBerry joue au yoyo en Arabie Saoudite. Vendredi midi, certains utilisateurs avaient déclaré ne plus pouvoir accéder à ce service. «Ca y est, ça s’est arrêté», indiquait l’un des utilisateurs de Jeddah, sur la côte ouest du royaume, ajoutant que ses amis l’avaient également informé de l’arrêt progressif de cette fonction sur leur appareils. Mais quatre heures plus tard, ces utilisateurs ont constaté un retour du service.

Le régulateur saoudien des télécommunications s’était pourtant montré très clair. Si l’un des trois opérateurs du pays ne respecte pas l’interdiction décidée mardi, il s’expose à une amende de près d’un million d’euros. Selon Ryad, le BlackBerry ne se conforme pas aux réglementations en vigueur dans le pays. Le niveau de sécurisation de ses messages électroniques, stockés et cryptés sur des serveurs situés à l’étranger, ne permet pas aux services de sécurité de surveiller les échanges des abonnés. Pour les mêmes raisons, la messagerie du BlackBerry devrait aussi être coupée en octobre aux Emirats arabes unis.

Dans ces deux pays, qui pratiquent une censure d’Internet, notamment sur les sites pornographiques et certains sites politiques, le terminal est devenu un refuge chez les jeunes pour échanger des messages en évitant les contrôles. La clientèle professionnelle, majoritaire en Occident, ne représente que 20% des 700.000 abonnés en Arabie Saoudite. Selon le site Arab News, l’interdiction est soutenue en majorité par les parents. Ils estiment que ces téléphones «ont eu un effet vraiment négatif sur la jeunesse» et provoquent un phénomène d’addiction nuisible.

«S’il y a danger, nous y mettrons fin»

Si les questions de mœurs sont évoquées dans les pays du Golfe, le BlackBerry suscite aussi de réelles craintes pour la défense nationale. La France l’a déjà proscrit dans ses ministères. L’Europe à la Commission et au Parlement. Le Liban et l’Algérie ont annoncé qu’ils allaient examiner l’impact du téléphone sur leur sécurité. «Si nous déterminons qu’il y a un danger, nous y mettrons fin», a dit le ministre algérien des Télécommunications, Moussa Benhamadi, au quotidien El Khabar. L’Inde, qui a aussi menacé d’interdire certains services du BlackBerry, se retranche elle aussi derrière ces questions de sécurité nationale.

Research In Motion, de son côté, cherche à défendre son modèle de cryptage. Il n’y a «qu’un système BlackBerry disponible dans le monde», a affirmé le groupe canadien dans un communiqué en milieu de semaine. Ce qui ne l’empêche pas de négocier en parallèle pour éviter des interdictions qui nuiraient à son déploiement à l’international. Des officiels saoudiens et des représentants de RIM se sont rencontrés jeudi pour chercher un compromis de dernière minute. Un accord de surveillance des échanges serait en bonne voie en Inde, indiquait en début de semaine The Economic Times.

Dans ce bras de fer, le fabricant du BlackBerry peut désormais compter sur de solides appuis politiques. Au Canada, le gouvernement s’est engagé à «se porter à la défense de RIM», sans fournir pour l’instant d’autres précisions. Aux Etats-Unis, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a annoncé l’ouverture de «discussions techniques et d’experts» avec les pays concernés. «Nous sommes conscients que se posent des questions légitimes de sécurité. Mais il existe également un droit légitime à un accès et à une utilisation sans entraves» du BlackBerry, a-t-elle déclaré. (Le Figaro-06.08.2010.)

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               **Succès mondial des smartphones

Samsung (Galaxy Spica i5700 ci-dessus) est numéro deux mondial du mobile mais cinquième sur le marché des smartphones avec 3 millions de terminaux multimédia écoulés contre 1,1 million en 2009.
Samsung (Galaxy Spica i5700 ci-dessus) est numéro deux mondial du mobile mais cinquième sur le marché des smartphones avec 3 millions de terminaux multimédia écoulés contre 1,1 million en 2009.

L’iPhone d’Apple a réveillé l’appétit des consommateurs pour les smartphones, mais ce sont aujourd’hui les partenaires de Google qui gagnent le plus rapidement en parts de marché, selon le cabinet IDC. 

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Le premier iPhone a été vendu aux États-Unis le 29 juin 2007. Trois ans plus tard, son constructeur, le groupe informatique américain Apple, s’est arrogé une part de 13,3% du marché mondial des téléphones multimédia, dits «smartphones», selon le bilan trimestriel du cabinet IDC. Sur le deuxième trimestre 2010, ­Apple a ainsi vendu 8,4 millions de terminaux.

 

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Depuis le lancement de l’iPhone, l’ensemble du marché des téléphones intelligents, permettant notamment d’accéder à des services Internet à travers des applications, se développe à vive allure. Sur les six premiers mois de l’année 2010, 118,3 millions de mobiles multimédia ont ainsi été vendus dans le monde, en hausse de 54% par rapport à la même période en 2009. D’avril à juin, 63 millions d’unités ont été commercialisées, contre 41,9 millions un an plus tôt.

Selon IDC, cet engouement mondial profite surtout aux fabricants partenaires d’Android, le système d’exploitation mobile développé par le groupe Internet Google. «Quatre des dix premiers vendeurs de mobiles, qui commercialisent tous principalement des smartphones tournant sous Android, ont enregistré des croissances annuelles supérieures à 100%», note IDC dans son étude.

Le premier fournisseur de mobiles Android sur le deuxième trimestre était le fabricant taïwanais HTC. Il a écoulé 4,8 millions de mobiles intelligents sur la période, en progression de 128,6% par rapport à 2009. Sa part de marché mondiale passe ainsi de 5% à 7,6%. Il est suivi de Samsung, numéro deux mondial du mobile mais cinquième sur le marché des smartphones selon IDC, avec 3 millions de terminaux multimédia écoulés contre 1,1 million en 2009 (+172,7%). Sa part de marché passe ainsi de 2,6% à 4,8%.

Mais les progressions de ces deux nouveaux entrants du smartphone gênent moins Apple que les acteurs historiques du marché. Ainsi du numéro un mondial du mobile, le finlandais Nokia. Certes, il conserve sa première place sur le segment des téléphones intelligents mais sa part de marché s’érode. De 40,3% en 2009, elle est passée à 38,1% en 2010. Ses ventes, de 24 millions d’unités au deuxième semestre, ont progressé moins vite (+42%) que le marché des smartphones en général (+50,4%). De même, Research in Motion (RIM), fabricant de l’illustre BlackBerry, franchit pour la première fois le cap des 11 millions de terminaux vendus sur le trimestre. Mais sa part de marché ne s’élève plus qu’à 17,8%, contre plus de 19% en 2009.

«Les constructeurs de smartphones émergents, comme HTC, qui sont étroitement liés à Google, ont gagné des parts de marché au détriment des géants historiques du smartphone. C’est largement le résultat d’un intérêt plus important des consommateurs pour les téléphones intelligents en général et les terminaux Android en ­particulier», estime Kevin ­Restivo, analyste de IDC dans un communiqué.

La concurrence devrait se ­durcir en 2011, après le lancement de nouveaux systèmes d’exploitation mobile au second semestre 2010, chez Blackberry, Nokia mais aussi Microsoft avec le Windows ­Phone 7. (Le Figaro-06.08.2010.)

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 *Lire par ailleurs: Rendez-vous avec le diable

*Beauté rebelle et luxe sauvage

*Les fleurs du bien

*Les vacances de l’inspecteur Taha (feuilleton)

*Les incendies aux portes de Moscou

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