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Une horloge géante construite à la Mecque

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Un marché de Marseille, le 1er septembre 2008, au début de la période du Ramadan. 

 Le ramadan séduit de plus en plus les jeunes en France

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*Remplacer le temps moyen de Greenwich, par un temps moyen de La Mecque. 

Les fidèles du monde entier pourront prochainement régler leur montre sur l’horloge géante en cours d’installation à La Mecque, premier lieu Saint de l’Islam, en Arabie saoudite. Les Saoudiens espèrent que l’horloge, qui dominera la Grande mosquée de la Mecque du haut d’une tour, établira pour les musulmans une « heure de La Mecque », pour concurrencer le temps moyen de Greenwich. Selon l’agence officielle Spa, le mécanisme sera mis en service, pour un essai de trois mois, lors de la première semaine du mois sacré de jeûne musulman du Ramadhan. D’un diamètre de 46 m chacun, les quatre cadrans faits de matériaux de haute technologie et lacérés d’or domineront de plus de 400 m le complexe de la Grande mosquée. La tour mesurera 601 m de haut, selon Spa, ce qui en fera le bâtiment le plus haut du monde, après Burj Khalifa de Dubaï qui culmine à 828 m.

Sur son site internet, la firme allemande, Premiere Composite, chargée du revêtement du sommet de la tour, une flèche scintillante surmontée d’un croissant doré, indique une hauteur de 590 m. Quelque 250 « ouvriers musulmans hautement qualifiés » s’activent à souder les cadres des quatre faces de l’horloge, selon Spa. Sous chaque cadran de l’horlogue, d’un diamètre six fois plus grand que celui du fameux Big Ben de Londres, figurera la phrase « Au nom d’Allah » illuminée de 2 millions de lampes à DEL.

Quelque 21 000 lampes blanches et vertes décorant le sommet de la tour seront visibles à 30 km et serviront à signaler l’horaire des cinq prières quotidiennes. Et, à l’occasion des fêtes musulmanes, 16 bandes de lumière enverront dans le ciel des faisceaux de 10 km. « Chacun veut voir l’horloge fonctionner », indique un habitant de La Mecque. « Nous espérons établir une heure de La Mecque et pas seulement avoir une horloge à regarder et à monter ». L’ouvrage décoré de deux épées vertes et d’un palmier, l’emblème de l’Arabie saoudite, commence à prendre forme. Selon le directeur du Royal Mecca clock tower hotel, qui se trouve dans le complexe, l’installation de l’horloge a été « une énorme opération ». L’horloge s’inscrit dans la volonté de certains musulmans de remplacer le temps universel coordonné (UTC), qui était jusqu’en 1972 le temps moyen de Greenwich, par un temps moyen de La Mecque.

Réuni en conférence à Doha en 2008, des religieux musulmans ont affirmé, arguments « scientifiques » à l’appui, que l’heure de La Mecque était le véritable temps moyen. Selon eux, la ville se trouve au centre du monde et non le méridien de Greenwich qui avait été imposé par l’Occident en 1884. La tour s’intègre au projet du complexe hôtelier Abraj al-Baït, financé par des fonds publics et composé de sept tours surplombant un immense podium. L’horloge en sera l’icône. Les visiteurs pourront accéder à une plate forme située sous les cadrans et visiter un musée islamique de quatre étages. (El Watan-11.08.2010.)

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**Le ramadan séduit de plus en plus les jeunes en France

Un marché de Marseille, le 1er septembre 2008, au début de la période du Ramadan.
Un marché de Marseille au début de la période du Ramadan.

Une horloge géante construite à la Mecque   coeur- «La semaine prochaine, tous les cafés seront vides ici», parie Kamel Amza, élu municipal de La Courneuve, en région parisienne. Car le ramadan est devenu la norme dans les quartiers à forte concentration musulmane. Ce mois de jeûne proscrit toute boisson ou nourriture du «lever de l’aube» (vers 5 h 15 dans la région parisienne) au coucher du soleil (vers 21 heures). Il devrait être particulièrement éprouvant cette année, car les journées sont chaudes et longues.En 2006, 90 % des musulmans assuraient pourtant qu’ils jeûnaient, dans un sondage CSA pour l’hebdomadaire La Vie. (…)  les enfants qui ne sont pas pubères, les femmes enceintes, les vieillards et les malades ne sont pas tenus à la diète. Mais cette affirmation indique combien il est désormais important d’afficher son respect du ramadan. «C’est la pratique collective par excellence. Même ceux qui se déclarent juste d’origine musulmane,  rappelle-t-on à l’Ifop où l’analyse de plusieurs enquêtes, situent  le taux à 70 % la proportion de jeûneurs parmi les 5 millions de musulmans en France.

Tradition ancrée chez les immigrés, le ramadan a d’abord décliné parmi la seconde génération. Mais la tendance s’inverse dans les années 1990, avec la réislamisation des jeunes, notamment dans les banlieues. «On observe un vrai retour aux rites des nouvelles générations», assure le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Or les Français de confession musulmane sont essentiellement… des jeunes.

Le ramadan s’est invité au collège depuis plusieurs années et gagne maintenant le primaire. «Les petits veulent imiter les grands. Les parents ne sont pas toujours au courant», explique Patricia Truong, directrice en primaire à Vénissieux. «L’air du temps est clairement au repli communautaire», affirme l’écrivain et chercheur Abdelwahab Meddeb. «Ce sont des cycles, dopés par les télévisions satellitaires du Golfe, qui diffusent des émissions religieuses toute la journée avec un fort impact sur l’ensemble du monde musulman, y compris en France.» Ceux qui ne pratiquent pas se retrouvent aujourd’hui «en position de se justifier», regrette Tahar, informaticien parisien. Parmi les adolescents, la pression du groupe est forte. Certains se font houspiller s’ils fréquentent la cantine et beaucoup «se cachent pour manger un sandwich», affirme Samira en première à Lyon.

Dès 2004, un rapport de l’Éducation nationale, conduit par l’inspecteur Obin, soulignait les tensions et la surenchère religieuse autour du ramadan : «avec l’interdiction d’avaler le moindre liquide, y compris sa propre salive…(Ce qui est complètement faux..ce genre de déclaration s’explique par l’ignorance de l’Islam ou de la mauvause foi) ….

Des secteurs entiers vont donc vivre de près le ramadan. Mais ce mois de fête religieuse est aussi un créneau pour les entreprises qui lorgnent sur le segment «ethnique» prometteur. Ces dernières années, l’offre de produits s’est multipliée. On trouve près de 400 références halal  chez beraucoup de  distributeurs, avec leur  propre gamme, en espérant s’établir sur un marché encore tenu par les épiceries et les bouchers. (source le Figaro et +)

***Le ramadhan se fait une place en entreprise (en France)

*des aménagements particuliers sont proposés


 Dans le cas des employés qui utilisent leur force physique ou travaillent en plein air, comme les ouvriers du BTP, des aménagements particuliers sont proposés. Les salariés peuvent par exemple décaler les horaires de travail vers le matin, de façon à éviter les fortes chaleurs, qui peuvent être très dangereuses si l'on ne boit pas suffisamment. (crédits photo: AFP)
Dans le cas des employés qui utilisent leur force physique ou travaillent en plein air, comme les ouvriers du BTP, des aménagements particuliers sont proposés. Les salariés peuvent par exemple décaler les horaires de travail vers le matin, de façon à éviter les fortes chaleurs, qui peuvent être très dangereuses si l’on ne boit pas suffisamment.

70% des musulmans pratiquent le ramadan en France. Une pratique de mieux en mieux acceptée par les employeurs qui proposent des aménagements à leurs salariés, notamment dans les secteurs du BTP et de l’automobile.

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Le ramadan est la pratique religieuse la plus populaire chez les musulmans français, souligne un sondage Ifop* paru en 2009. Selon cette même consultation, ils étaient 70% à pratiquer en 2007 le jeûne du lever au coucher du soleil, c’est-à-dire à s’interdire à la fois de manger et de boire. Une tâche d’autant plus difficile à relever cette année que la date du ramadan tombe en plein été, avec son cortège de journées longues et chaudes. L’observance de cette prescription du Coran peut donc logiquement conduire certains salariés à demander à leur employeur des aménagements de travail. Mais si les musulmans observent de plus en plus le ramadan (ils n’étaient 60% en France en 1989), les entreprises se montrent-elles pour autant plus compréhensives ?

«Il y a manifestement une normalisation du ramadan en entreprise», estime Dounia Bouzar, auteur de Allah a-t-il sa place dans l’entreprise ?, paru en 2009. «Les managers relient de moins en moins le ramadan à un culte étranger. Il est davantage vu comme un rite comme un autre pratiqué par leurs salariés», explique-t-elle. Les requêtes des fidèles qui jeûnent sont dès lors souvent traitées comme n’importe quelle demande d’absence ou de traitement dérogatoire. «Les entreprises se doivent, pour bien fonctionner, d’être à l’écoute des demandes individuelles, sans déstructurer le groupe de travail. Donner satisfaction à un salarié qui veut faire une sieste le midi ou venir travailler plus tôt pour observer plus confortablement le ramadan en fait partie, ni plus ni moins», estime de son côté Patrick Banon, spécialisé en sciences des religions.

En l’absence de règles strictes pour régir ces situations, c’est le cas par cas qui prévaut. D’où l’existence de situations très hétérogènes. «Les aménagements dépendent à la fois de la subjectivité du manager, et du rapport de force qui prévaut dans l’entreprise. Si les musulmans sont majoritaires, il est possible qu’ils imposent leur rythme. S’ils sont ultra minoritaires, il est moins évident qu’ils puissent bénéficier d’horaires particuliers», précise Dounia Bouzar.

Dans le cas des employés qui utilisent leur force physique ou travaillent en plein air, comme les ouvriers du BTP, ces aménagements particuliers sont d’autant plus cruciaux. Il peut être utile de décaler les horaires de travail vers le matin, de façon à éviter les fortes chaleurs, qui peuvent être très dangereuses si l’on ne boit pas suffisamment. «Traditionnellement, les secteurs du BTP et de l’automobile y sont attentifs», explique Patrick Banon. Dans le nucléaire également, où l’ambiance de travail peut parfois atteindre les 40°, les salariés qui observent le ramadan peuvent être mis «hors quart» à l’initiative de leurs collègues, c’est-à-dire affectés à des postes moins exposés.

Mais de toute façon, la religion musulmane n’exige en aucun cas qu’un individu jeûne au risque de se mettre un danger. «Si c’est le cas, interrompre le jeûne n’est pas un droit, mais une obligation, explique Dounia Bouzar. L’Arabie Saoudite l’a même rappelé récemment à ses agents de chantiers». (Le Figaro-11.08.2010.)

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**En Russie : les incendies ont touché des zones radioactives

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Les incendies de forêt ont atteint depuis juillet près de 4.000 hectares de zones contaminés par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, laissant craindre la dispersion de particules radioactives dans l’air.

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C’est désormais officiel. Les incendies de forêt en Russie ont touché depuis juillet des zones polluées par les retombées nucléaires de la catastrophe de Tchernobyl, dans l’ouest du pays, selon des données disponibles mercredi sur le site des services de surveillance des forêts. «Des feux ont été enregistrés sur 3.900 hectares», explique ainsi ce service fédéral, qui ne précise pas si ces feux sont maîtrisés. La région de Briansk, au sud-ouest de Moscou et à la frontière du Bélarus et de l’Ukraine, est notamment touchée : au total, 28 feux de forêt ont ravagé 269 hectares.

«Toutes les autorités dans les zones polluées par des éléments radioactifs doivent prendre des mesures d’urgence», indique le service de protection des forêts, citant notamment «la protection des populations dans les territoires touchés par les fumées» et «la détection des zones de transfert des matériaux radioactifs». Le directeur adjoint du service de protection des forêts Alexeï Bobrinski a cependant affirmé qu’il n’y avait «pas de raison de paniquer». «Je ne pense pas que la situation va connaître une évolution catastrophique. Avec la fumée, une partie de la pollution va aller ailleurs, mais ce n’est pas une catastrophe car ce qui brûle est en surface et l’essentiel des particules polluées sont dans les profondeurs», a-t-il assuré. En France, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) assure que l’incendie de ces zones contaminées «n’est pas de nature à provoquer une inquiétude d’ordre sanitaire» sur le territoire français.

La Russie assure progresser dans la maîtrise des feux. Mercredi, elle a annoncé avoir réduit de moitié la surface des incendies de forêts qui ravagent le pays depuis près de deux semaines. «Au cours des dernières 24 heures, le nombre des nouveaux départs de feu a été inférieur au nombre de ceux qui ont été éteints. A 6h (heure locale), 612 foyers étaient actifs sur une surface de 92.700 hectares», a ainsi indiqué le ministère à l’agence russe Itar-Tass. La veille, 174.000 hectares brûlaient. Quelque 165.000 employés du ministère continuent de combattre les incendies, qui ont fait au moins 54 morts, avec l’aide de 550 spécialistes étrangers équipés de six avions et sept hélicoptères.

A Moscou, l’air est devenu un peu plus respirable depuis mardi soir. Quelques gouttes de pluie sont tombées mercredi matin, dans une atmosphère libérée de la fumée suffocante des feux de tourbières de la région. Pour autant, les services météorologiques ont prévenu que l’accalmie ne durerait pas. «Si l’on prend en compte le fait que la température dans la région de Moscou est (jusqu’à présent) de 36-37 degrés, la canicule va continuer. (…) Les incendies de forêt n’ont pas disparu. Les hautes pressions et l’anticyclone vont entraîner le retour des fumées à Moscou», a notamment confié le directeur des services météorologiques à l’agence Interfax. Les quelques pluies encore prévues dans les jours à venir ne seront d’aucune aide, a-t-il souligné.

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***un centre nucléaire à nouveau menacé par le feu

Pour lutter contre le feu, les autorités russes disposent d'hélicoptères transportant de grandes poches d'eau qu'ils déversent sur les départs d'incendie.
Pour lutter contre le feu, les autorités russes disposent d’hélicoptères transportant de grandes poches d’eau qu’ils déversent sur les départs d’incendie.

Après un bref répit, le centre nucléaire de Sarov, situé à 500 km de Moscou est encore une fois en proie aux flammes. Dans l’Oural, au moins un autre centre est encore en danger.

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«La pire canicule en mille ans». C’est ainsi qu’Alexandre Frolov, directeur des services météorologiques russes, qualifie le climat exceptionnel qui a généré, depuis la fin du mois de juillet, d’importants incendies dans le pays. Le bilan officiel fait état de 54 morts directement imputables aux incendies. Et le taux de mortalité lié aux températures, qui dépassent les 35°C, est en hausse.

Mais ce sont également les installations nucléaires russes qui sont menacées par les flammes. Le centre de recherche de Sarov, qui fabrique des armes nucléaires dans la région de Nijni-Novgorod, à 500 km à l’est de Moscou, est à nouveau menacé. Les autorités avaient commencé par affirmer fin juillet qu’il n’y avait aucun risque dans la zone, avant de décider la semaine dernière d’évacuer les matériaux fissiles et explosifs. Comme les autorités pensaient le danger écarté, lundi, tout avait été remis en place. La naissance d’un nouveau foyer mercredi, provoqué par un coup de foudre sur un pin, relance toutefois les opérations de lutte contre le feu à proximité du centre. «Le directeur du centre, Valentin Kostioukov, a demandé au ministère des Situations d’urgence de suspendre le retrait des troupes de Sarov et de renforcer les unités avec des équipements lourds», annonce un communiqué publié par le centre.

Dans l’Oural, un centre menacé, un autre épargné

 

Dans l’Oural, le feu menace toujours le centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak. Les autorités russes ont dû décréter l’état d’urgence dans le secteur, et ont réuni mardi tous les services concernés pour coordonner la lutte contre l’incendie. Le complexe de Maïak, construit en 1945, a connu en 1957 un des plus graves accidents nucléaires de l’Union soviétique. Des déchets radioactifs liquides s’étaient répandus après une explosion, touchant 260.000 personnes. Plusieurs centaines de milliers de personnes avaient dû être évacuées.

Il ne s’agit pas des seules installations nucléaires menacées par les incendies. A Snejinsk, également dans l’Oural, sept hectares ont brûlé non loin d’un centre élaborant des armes nucléaires. Le ministre des Situations d’urgence, Sergueï Choïgou, avait demandé à ses services de travailler 24 heures sur 24 pour éteindre l’incendie qui semblait maîtrisé mercredi, grâce à une météo favorable.

 

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Les zones irradiées par la catastrophe de Tchernobyl ont elles aussi commencé à brûler depuis fin juillet. Les experts s’accordent toutefois pour dire que les poussières radioactives auxquelles ont peut s’attendre ne devraient pas représenter de danger immédiat pour la santé des habitants.

Selon les prévisions météo, la canicule devrait se poursuivre dans les prochains jours et le vent risque d’attiser de nouveaux départs de feu. A Moscou, cernée par les incendies, la fumée représente un risque pour les personnes fragiles et la population critique de plus en plus l’action du gouvernement, souvent jugée inefficace. (Le Figaro-11.08.2010.)

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*Lire aussi: Les trois fléaux de cet été 2010







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