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Mains tendues pour une bouchée de pain !

12082010

*Des sinistrés pakistanais tendent les mains vers un hélicoptère salvateur qui leur apporte des provisions. Dans le pays, on dénombre au moins 15 millions de victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues avec la mousson. (photo.Figaro-Mag.)

Des sinistrés pakistanais tendent les mains vers un hélicoptère salvateur qui leur apporte des provisions. Dans le pays, on dénombre au moins 15 millions de victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues avec la mousson.

*voir + : fotos insolites et +/1

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*500.000 t de blé détruites au Pakistan

Reuters
12/08/2010 |

Les inondations qui frappent le Pakistan depuis deux semaines ont détruit quelque 500.000 tonnes de blé et jusqu’à 2 millions de balles de coton, ont rapporté ce matin des responsables pakistanais chargés de l’agriculture et de l’industrie.

La production de sucre raffiné pourrait également accuser une baisse de 500.000 tonnes en raison des intempéries, selon une association d’agriculteurs.

« Selon nos estimations, jusqu’à 500.000 tonnes de blé de nos réserves ont été emportées » par les eaux, a déclaré à Reuters Ibrahim Mughal, président de l’association nationale de l’agriculture. Des responsables du ministère de l’Alimentation ont fait état de 600.000 tonnes de blé endommagées ou détruites par les inondations.
Le Pakistan, troisième producteur de blé dans le monde, a récolté 23,8 millions de tonnes de blé en 2009-2010.
Les inondations ont fait plus de 1.600 morts et deux millions de sans-abri et affectent plus de 14 millions de personnes, soit 8% de la population.

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*Attitude mesurée des Algériens au premier jour de ramadhan

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Le Ramadhan est là et cela se voit dans les rues et les marchés. Le mois sacré plante son décor par petites touches successives. Comme d’habitude, la cherté des produits alimentaires est un rituel que les commerçants ne semblent pas vouloir sacrifier. Dans les marchés, il n’y a pas de rush comme par le passé et chacun a une explication. Les uns l’imputent aux vacanciers qui ne sont pas rentrés et d’autres aux prix excessifs affichés sur les étals. La plupart des Algériens sont réduits à vivre au jour le jour et ne peuvent dépenser d’un seul coup leurs maigres revenus, même si la tentation est grande.

Si certains y succombent, d’autres résistent. Et comme d’habitude, plusieurs se sont autoproclamés vendeurs de zlabia de Boufarik et qalb ellouz en envahissant les rues de la capitale. Les affaires semblent faire bon ménage avec ce mois qui est attendu par les commerçants pour augmenter les gains. Le ministère du Commerce a beau dire que des brigades veillent au grain, plusieurs pans de l’activité échappent à leur contrôle. L’informel se développe en l’absence de l’autorité de l’Etat. Si le Ramadhan est perçu sur le plan strictement religieux comme un mois d’approfondissement de la foi, de l’éloignement des excès et d’examen de conscience, cela a du mal à se traduire dans les faits. Au fil du temps, les consommateurs ont adopté un comportement dont la frénésie est la principale caractéristique. La dépense minimum est de 1500 DA par jour. Car le menu devient particulier et la table doit être bien garnie et variée. Bon nombre de ménages sont assurés de se retrouver endettés à la fin du mois, essentiellement à cause de dépenses inconsidérées.

« Pourquoi les prix grimpent-ils à cette occasion ? Pourquoi les commerçants ne font pas un effort pour permettre aux Algériens, au moins durant ce mois, de moins sentir le poids de leur misère ? », s’interroge un retraité rencontré au marché de Belouizdad. Tarek est informaticien. Il circule dans les marchés pour « tuer le temps », une expression très en vogue en Algérie. Il est en congé et il passe la journée à tenter de trouver les articles les moins chers. Quant à ceux qui travaillent, il faut dire que leur esprit est ailleurs. L’absentéisme connaît des pics pendant le Ramadhan. Le jeûne et la baisse de la productivité sont-ils liés ? La réponse est oui. Et avec la chaleur qui s’est installée, ce phénomène risque de s’accentuer. Mais ce n’est pas le jeûne qui en est la cause, ce sont plutôt les mauvaises habitudes alimentaires, le manque de sommeil auxquels vient s’ajouter un laxisme généralisé au sein de certaines entreprises. Quelques personnes ont tendance à se cacher derrière le jeûne pour justifier leur manque de discipline, les retards et les absences répétés. Le travail apparaît comme un élément tellement secondaire pendant le Ramadhan, du moins dans plusieurs services publics, que l’on pourrait croire que toute une catégorie de fonctionnaires – tous niveaux confondus – considère le Ramadhan comme un mois de léthargie autorisée.

Dans la journée, le rythme ralentit dans la rue et au bureau, tandis que le soir on pourrait se croire dans des rues espagnoles, avec des familles entières qui déambulent sur les grandes artères ou bien se retrouvent aux terrasses des nombreux cafés pour consommer des boissons. Les horaires de travail raccourcissent et l’on passe à la journée continue, de 9h à environ 16h. C’est l’heure « ramadanesque » valable aussi pour les commerces, qui ouvrent généralement vers 10h, ferment une demi-heure avant le f’tour et rouvrent une heure après, jusque tard dans la nuit. Il faut donc réorganiser complètement ses journées. Une demi-heure avant le f’tour, les rues se vident très rapidement. Il faut surtout prendre garde à ne pas conduire à ce moment-là, car les attardés n’hésitent pas à brûler les feux, ne respectant aucune priorité ni limitation de vitesse. (El Watan-12.08.2010.)

**Lire aussi:

A la veille du Ramadhan  Les Algériens saignés à blanc

Augmentation fulgurante du prix des Fruits et légumes :

 Les promesses non tenues des pouvoirs publics

 *cliquer ici:  consommateurs et prix

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*voir photos et vidéos : Plage de Madagh.2

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*30.000 Américains en Georgie, réduits à se battre pour un logement dans les HLM

Les autorités attendaient trois fois moins de personnes.
Les autorités attendaient trois fois moins de personnes. 

 Les autorités ne s’y attendaient pas: des dizaines de milliers personnes se sont pressées à East Point, en Géorgie, afin d’obtenir un formulaire de candidature pour un logement social. Dans la foule, difficile à contrôler, des rixes ont éclaté et plusieurs personnes ont été blessées.

Mains tendues pour une bouchée de pain ! coeur- «La première chose que je me suis demandé en voyant la scène, c’est si nous étions vraiment en Amérique», commente le reporter Ron Mott, incrédule, sur NBC. 30.000 personnes pressées les unes contre les autres, les bras tendus vers quelques policiers distribuant des feuilles, dans une atmosphère électrique… C’est ce qui s’est passé mercredi à East Point, une ville de Géorgie de 40.000 habitants, où le taux de chômage s’élève à 10,8%, soit 1,3 point de plus que la moyenne américaine. Sur ces feuilles de papier convoitées, un formulaire à remplir, pour espérer obtenir un jour un logement social.

Pour la première fois depuis 2002, il était à nouveau possible, mercredi, de se porter candidat pour être placé sur liste d’attente. En tout, la ville ne compte que 655 logements sociaux, tous occupés actuellement. L’ancienne liste d’attente s’étant épuisée au fil des années, les autorités ont décidé d’en ouvrir une nouvelle.

Elles avaient toutefois largement sous-estimé la demande, puisqu’elles n’attendaient la venue que de 10.000 personnes. Les premiers sont arrivés dès lundi, soit deux jours avant la distribution et ont dormi sur place, certains à même le sol. Des candidats sont venus de toute la région et parfois même d’autres Etats. Mardi soir, plusieurs centaines de personnes faisaient déjà la queue, malgré les conseils des fonctionnaires, qui leur ont assuré que tout le monde aurait un formulaire, quelle que soit l’heure d’arrivée.

20 personnes hospitalisées

Le lendemain matin, la foule était si importante que la police a commencé à patrouiller dans des équipements anti-émeute. Les candidats sont souvent venus en famille, et bientôt, 30.000 personnes se pressaient aux portes du centre pour obtenir un formulaire.

La foule, difficile à contrôler, est devenue très nerveuse quand les portes, censées s’ouvrir à 9h, sont restées closes. Des rixes ont éclaté, ainsi que quelques mouvements de foule. Au final, 62 personnes ont nécessité des soins médicaux, généralement à cause de la foule, de la forte chaleur ou encore parce qu’ils n’avaient pas pris leurs traitements médicaux habituels. Parmi eux, 20 ont dû être hospitalisés. Un enfant a même été piétiné, sans conséquences graves.

Les portes du centre n’ont jamais ouvert, mais la police a fini par distribuer les formulaires dans la rue. 13.000 fiches ont été données en tout. Selon Kim Lemish, directrice de l’autorité du logement d’East Point, toutes les personnes venues avant l’heure de clôture sont reparties avec le document. Mais elle a admis que la plupart d’entre elles n’obtiendraient pas de logement avant plusieurs années.

Les candidats ont jusqu’à la fin du mois pour renvoyer le formulaire. A l’avenir, un système sera mis en place pour leur permettre de postuler par voie électronique. (Le Figaro-12.08.2010.)

** Lire aussi: Les jeunes, une «génération perdue» à cause de la crise,selon le BIT

 Cliquer ici : Jeunesse perdue

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*Mauvaise nouvelle pour la croissance américaine…

 le déficit commercial des Etats-Unis s’est à nouveau creusé..
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Port d'Oakland, aux Etats-Unis.
Port d’Oakland, aux Etats-Unis.

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Double énigme américaine. Les derniers chiffres du commerce extérieur des Etats-Unis pour le mois de juin publiés ce mercredi vont à contre-courant des attentes des économistes. Le déficit commercial, différence entre les exportations et les importations, s’est élevé à 49,9 milliards de dollars, un niveau pas atteint depuis octobre 2008. Il s’agit de la troisième hausse d’affilée.

«Il se passe quelque chose d’étrange», commente dans une note Aneta Markowska, économiste chez Société générale CIB. Le trou abyssal du commerce extérieur américain est dû en grande partie à la hausse étonnante des importations de 3%, à 200,3 milliards de dollars, après trois mois de hausse. La différence entre la demande des ménages anémique observée ces derniers mois, et le boom de 7,8% en juin des importations de biens de consommation est difficile à expliquer, souligne l’économiste. Selon elle, cette divergence ne peut pas durer.

Les économistes regardent également avec perplexité les chiffres des exportations américaines. Elles ont baissé de 1,3%, à 150,4 milliards, malgré la baisse du dollar qui aurait dû faciliter la tâche des entreprises américaines à l’étranger.

En y regardant de plus près, «l’essentiel du creusement du déficit est dû au commerce avec la Chine (qui est passé de -22,3 à -31,8 milliards de dollars)», relève Thomas Julien, économiste chez Natixis. De quoi alimenter l’argumentaire américain sur la nécessaire réévaluation de la monnaie chinoise, après un premier et timide relâchement des taux de change par Pékin. Les Etats-Unis ont réussi à combler le fossé avec un seul pays, la Malaisie.

«Les Etats-Unis sont en train de sauver le monde, mais à leurs dépens», estime Aneta Markowska. Le commerce extérieur devrait contribuer négativement à la croissance du deuxième trimestre, les importations étant retranchées du calcul. Le produit intérieur brut (PIB) devrait vraisemblablement être révisé à la baisse et s’inscrire en dessous de la barre des 2%», selon l’économiste. La première estimation du PIB du département américain au Commerce table sur une croissance de 2,4% au deuxième trimestre.

Thomas Julien, chez Natixis, se veut plus optimiste: «La hausse des importations devrait être en partie effacée par la hausse de la demande des pays émergents», dopant ainsi les exportations américaines. «Nous nous attendons donc à une contribution seulement légèrement négative du commerce extérieur à la croissance 2010 des Etats-Unis.» La Banque centrale américaine, la Fed, a reconnu mardi soir que la croissance américaine sera «plus modeste» qu’attendu. (Le Figaro-11.08.2010.)

             ***Retour de la récession !?

Natacha Valla, économiste chez Goldman Sachs, et Albert Edwards, stratège Global chez Société générale.
Natacha Valla, économiste chez Goldman Sachs, et Albert Edwards, stratège Global chez Société générale.

Albert Edwards, stratège Global chez Société générale CIB, prédit une rechute de l’économie mondiale. Natacha Valla, économiste en chef chez Goldman Sachs, n’y croit pas. Interview croisée.

coeur-Le Figaro.fr/JDF.com – Nous dirigeons-nous vers une nouvelle récession?

Natacha Valla - Même dans les zones les plus fragiles, il est difficile de concevoir un retour de la contraction. Certes, les pays en voie de développement, qui sont les moteurs de la croissance mondiale, voient leur économie ralentir. Mais comme ils connaissent une croissance à deux chiffres ou presque, c’est plutôt une bonne nouvelle. Cela signifie que les politiques mises en œuvre pour éviter une surchauffe, notamment en Chine, fonctionnent.

D’autre part, les plans d’austérité annoncés en Europe amputeront au maximum 0,5 point de croissance en 2011. Pas de quoi faire replonger l’économie. La baisse de l’euro (-10% en valeur réelle depuis le début de l’année) va aider les exportations, ce qui compensera largement le coup de frein des politiques budgétaires.

Albert Edwards – Nombre d’économies occidentales ont vécu un éclatement des bulles de crédit et doivent maintenant tout sacrifier au désendettement. Un terrible vent de face qui nous pousse vers la récession.

Les politiques économiques n’y pourront rien. Aux Etats-Unis, le plus grand des plans de relance a accouché de la plus faible des reprises jamais observées! Sans prendre en compte l’effet de stock (la reconstitution des stocks par les entreprises), le produit intérieur brut américain ne dépasse pas 1,5% de croissance. Alors que se passera-t-il lorsque les effets du plan de relance s’estomperont?

Quel est votre scénario pour les mois à venir?

Natacha Valla - Le rythme de croissance de la première moitié de l’année ne sera pas reproduit au second semestre. L’économie va ralentir, mais pas chuter à nouveau. Pour la France, nous tablons sur 2,7% de croissance. Un chiffre qui ne prend pas encore en compte les mesures d’économie. Notre scénario est relativement optimiste quant aux capacités de la France à capter la croissance externe, c’est-à-dire à croître via les exportations. Le chômage devrait également baisser dès la fin 2010.

Albert Edwards - Les économistes de banque ne veulent pas parler de rechute car ils ont peur d’être mal vus. S’ils se montrent pessimistes et qu’ils se trompent, alors ils sont difficilement pardonnés. Mais nous allons retomber en récession. Peut-être pas aussi profondément qu’en 2009, qui fut la plus grave crise depuis la Grande Dépression, parce que nous nous sommes déjà guéri de quelques excès passés. Mais cela peut tout de même être saignant, avec une inflation de 20 à 30% sur les 5 à 10 ans qui viennent.

Comment redynamiser l’économie ?

Natacha Valla – Les Banques centrales mèneront une politique favorable à la croissance aussi longtemps qu’elles jugeront les marchés financiers fragiles. Et, pour la Banque centrale européenne, aussi longtemps qu’elle estimera que les Etats font leur part du travail en réduisant leurs déficits.

Albert Edwards – Hélas, les autorités monétaires cherchent déjà à regonfler la bulle du crédit alors même que la précédente n’est pas annulée. Pour mettre fin à la récession, il faudra mener des politiques budgétaires rigoureuses et attendre que la fin du processus de désendettement. Lorsque l’économie ira mieux, c’est-à-dire dans cinq ou dix ans, les banques recommenceront à prêter, répondant naturellement à la demande. (Le Figaro-11.08.2010.)

 

 







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