• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 24 août 2010

L’euro bat de l’aile

24082010

*L’euro montre des signes de faiblesse depuis le mois d’août. L’Europe continue d’inquiéter tandis que les craintes d’une reprise molle aux Etats-Unis font monter le dollar, qui est une valeur refuge. Un euro vaut ce lundi 1,2660 dollar. (23.08.2010.).

L'euro bat de l'aile 6d97fd30-aed3-11df-ad9b-0d054e557ffd

coeur- En moins de six mois, de janvier à juin, l’euro a chuté 1,45 à 1,19 dollar(un plus bas depuis mars 2006 !). Puis, les deux mois suivants, la monnaie européenne est remontée en flèche à plus de 1,33 dollar. Mais la deuxième partie de l’été a sonné la fin de la reprise de l’euro, alors que des seuils techniques ont été touchés. Ainsi, l’euro a flanché de nouveau. Ce lundi soir, vers 18 heures, il vaut 1,2660 dollar (-0,45%).

 

Evolution du cours euro/dollar depuis un an.
Evolution du cours euro/dollar depuis un an.

Déjà vendredi (20.08.2010.), la devise a essuyé de lourdes pertes – l’euro a transpercé à la baisse la barre de 1,27 dollar – bousculé par les propos d’Axel Weber, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, très écouté.

Il avait indiqué que l’institution ne devrait pas changer d’ici à 2011 ses conditions actuelles de prêt aux banques sur ses opérations sur une semaine, sur un mois et sur trois mois. Ces commentaires «suggèrent que la BCE devrait aider les banques à gérer les tensions sur leurs liquidités jusqu’à la fin de l’année, avant de réfléchir à une stratégie de sortie (des mesures de soutien) au deuxième trimestre 2011», commentait Adam Cole, analyste chez RBC Capital Markets.

«Les commentaires de la BCE sont significatifs dans la mesure où ils signalent potentiellement une pause dans la stratégie de sortie de ses politiques non conventionnelles, compensant en partie la pause annoncée en août» par le comité de politique monétaire de la Fed, a souligné Nick Bennenbroek, de Wells Fargo.

D’un point de vue technique, le support – un niveau sur lequel l’euro bute régulièrement – des 1,27 qui a été cassé vendredi correspondait à un important seuil technique sur lequel l’euro avait pris appui le 22 juillet dernier et le 16 août dernier. La configuration se dégrade. Le prochain support significatif se situe autour de 1,25, soit, sur les cours actuels, une baisse potentielle de plus de 1%.

Une Europe convalescente

Ce lundi, le recul de l’indice composite des directeurs d’achats (PMI) de la zone euro en août, à 56,1 points contre 56,7 points en juillet, témoignait d’une baisse de régime de l’activité qui n’était pas pour rassurer les investisseurs. «Ce recul était plus fort qu’attendu et a plus ou moins inversé la progression du mois précédent (…). C’est un signe que la reprise pourrait bien commencer à ralentir, même si l’indice témoigne encore d’une croissance solide», soulignait Jennifer McKeown, analyste de Capital Economics.

L’économie américaine : signes de faiblesse

Les Etats-Unis accusent le coup de mauvais chiffres économiques. La semaine dernière, les données publiées sur le chômage et l’immobilier ont terni les espoirs d’un rythme soutenu de la reprise économique outre-Atlantique.

Cette semaine, un flot d’indices devrait venir confirmer, au fil des jours, «le ralentissement de l’activité manufacturière aux États-Unis, notent les analystes d’Aurel BGC. Mais ce diagnostic sera amoindri par le rebond des commandes de biens durables.»

Quoiqu’il en soit, depuis plusieurs jours, les marchés d’actions américains reculent. Signe que l’inquiétude s’installe, le dollar, une valeur refuge par excellence, reprend de la vigueur. L’euro en est mécaniquement victime. (Le Figaro-23.08.2010.)

**L’inquiétude demeure pour la dette européenne 

 Les écarts se creusent entre les pays de la zone euro.

coeur- Comparé à la tornade qui s’est abattue au printemps dernier sur le marché de la dette des États de la zone euro, l’été 2010 semble bien calme. En apparence seulement. Car, même si la pression est retombée depuis le pic du mois de mai, la nervosité reste toujours pal­pable. Et, à tout moment, l’incendie menace de s’embraser.Les regards se sont tournés, au cours des derniers jours, vers l’Irlande. Lors d’une opération de refinancement très attendue, ce mardi, Dublin a réussi à emprunter 1,5 milliard d’euros à un taux moyen globalement plus faible que lors de sa précédente opération, signe d’une relative détente. Pourtant, l’Irlande, qui s’était un peu fait oublier en mai lorsque la crise se concentrait sur la Grèce, l’Espagne et le Portugal, est clairement redevenue un sujet de préoccupation. Les CDS (protection contre des risques de défaut) irlandais évoluent à un niveau record entre ceux de la Grèce et du Portugal.

Outre des interrogations sur la solidité de la reprise mon­diale, les marchés financiers s’inquiètent de voir la Banque centrale européenne cesser son programme de rachat d’obligations d’État. La BCE a ainsi annoncé qu’elle avait racheté pour seulement 10 millions d’euros d’emprunts la semaine dernière, contre 9 millions la semaine précédente, bien loin des milliards de dette émis chaque semaine par les États de la zone euro.

En toute logique, cette attitude devrait être interprétée comme un signe de confiance envers le fonctionnement du marché. Sauf que les économistes ne peuvent s’empêcher d’y voir la preuve de dissensions persistantes au sommet de la Banque centrale sur cette politique très décriée par les Allemands.

Le marché bancaire reste, lui aussi, fragile. La BCE a annoncé ce mardi avoir alloué 155,2 milliards d’euros à 109 banques au cours de la dernière semaine. Un montant stable, laissant supposer une amélioration du fonctionnement du marché interbancaire.

Mais, dans le détail, il existe de grandes disparités. Ainsi, les banques portugaises ont emprunté 21,5 % de plus en juillet auprès de la BCE, à près de 48,8 milliards d’euros, ce qui tendrait à prouver que ces établissements ne trouvent pas de ressources auprès des autres banques de la zone euro. Ultime signe qu’une Europe à deux vitesses continue de s’installer, jamais l’Allemagne et la France n’ont emprunté à des taux aussi bas, respectivement 2,36% et 2,67% pour une obligation à dix ans. Soit deux fois moins cher que l’Irlande. (Le Figaro-17.08.2010.)

**Séance difficile sur les Bourses européennes.

 A Paris, le CAC 40 a terminé la séance en fort repli et cote sous les 3500 points à la clôture. La déprime sur les marchés américains, à cause de chiffres immobiliers inquiétants, a déteint sur l’Europe.

coeur- Refroidis par les mauvaises performances des Bourses américaines, les marchés européens ont évolué en net repli ce mardi. A Paris,l e CAC 40 a fini en retrait de 1,75% à 3491,11 points. Soit sous les 3500 points.Un coup de massue est tombé à 16 heures, quand le chiffre très attendu des ventes de logements anciens aux Etats-Unis a été publié. Elles sont tombées en juillet de 27,2%, à 3,83 millions d’unités en rythme annualisé, soit leur plus bas niveau depuis plus de 15 ans. La chute est deux fois plus forte qu’attendu. Une mauvaise surprise, alors que les doutes grandissent sur la solidité de la reprise américaine, et alors que le marché du travail outre-Atlantique montre encore et toujours des signes de faiblesse.

Wall Street à d’emblé creusé ses pertes et les Bourses européennes en subissaient les conséquences, tombant de plus de 2,5% peu après 16 heures. Au finish, le Dax abandonne 1,26% à 5935,44 points, et passe sous le seuil très important des 6000 points. Le FTSE de Londres lâche 1,51% à 5155,95 points.

Par ailleurs, les commandes à l’industrie dans la zone euro ont enregistré une hausse légèrement plus importante que prévu au mois de juin, selon les statistiques publiées mardi par Eurostat. Les entrées de commande dans le secteur ont augmenté de 2,5 % par rapport à mai et de 22,6 % comparé à juin 2009. Les économistes et analystes anticipaient en moyenne pour juin une hausse de 1,5 % par rapport à mai et une hausse de 22,9 % sur un an.

De son côté, l’euro bouge peu et cote toujours sous 1,27 dollar. Depuis le début du mois d’août, la monnaie européenne montre des signes de faiblesse. (Le Figaro-24.08.2010.)

***************

**Des militants sahraouis violemment réprimés à leur retour à El Ayoun

sultanakhaya.jpg

De retour à El Ayoun après un séjour à Alger, la délégation de militants sahraouis a été une nouvelle fois accueillie par une répression brutale.

Les forces de sécurité marocaines n’ont pas dérogé à la règle en s’en prenant violemment à l’aéroport d’El Ayoun sur Sultana Jaya, Hmad Hamad et Hmada Ismaili du Codapso, Neama Asfari président du Corelso, et sur Brahim Sabar de l’Asvdh.

Le seul tort de ces militants est d’avoir exprimé leur position en faveur de la cause sahraouie lors de leur participation à université d’été des cadres du Front Polisario qui se tient depuis le 1er août à Boumerdès, à 50 km d’Alger.  

Le peuple du Sahara occidental demeure déterminé à poursuivre sa lutte pacifique pour l’indépendance de son pays, ont affirmé vendredi à Alger ces membres de la résistance populaire sahraouie des territoires occupés.

« La lutte pacifique dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc va continuer jusqu’à l’obtention de l’indépendance », ont déclaré ces militants à l’occasion  de la célébration de la Journée nationale du Moudjahid.      

Ils ont également condamné les « graves violations des droits de l’homme commises quotidiennement par les forces d’occupation marocaines contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés ». 

Et ils ont dénoncé la  « répression menée, depuis 1975, par l’Etat marocain qui veut imposer le fait  accompli colonial et la confiscation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ». « Nous voulons exprimer notre ras-le-bol des exactions quasi quotidiennes  perpétrées par les autorités marocaines qui veulent nous museler », ont-ils expliqué.    (El watan-23.08.2010.)     

*Dernières minutes:

 *Attaque meurtrière contre un hôtel de Mogadiscio…31 morts dont six députés.

 cliquer ici: Corne de l’Afrique : C’est le chaos

******************* 

*Libération des deux otages espagnols

 otagespag.jpg

Les deux Espagnols retenus depuis près de neuf mois au Mali par Aqmi, la branche maghrébine d’Al-Qaïda, ont été libérés et étaient attendus dans la nuit de lundi à mardi à Barcelone (nord-est), a annoncé le gouvernement espagnol.
« Aujourd’hui est un jour de fête », s’est félicité le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, dans une brève déclaration pour annoncer cette libération. Il n’a pas fait mention d’une rançon dont plusieurs journaux ont affirmé le versement.
Aqmi a affirmé lundi avoir libéré les deux otages espagnols parce que certaines de ses revendications avaient été satisfaites, sans préciser lesquelles, selon le quotidien El Pais qui cite un message enregistré du groupe.
C’est « une très bonne nouvelle » qui « met fin à une action terroriste qui n’aurait jamais dû se produire », a poursuivi M. Zapatero avant de « remercier les différents gouvernements, surtout ceux de la zone où s’est produite cette prise d’otage ».
Il a précisé que les deux ex-otages, Roque Pascual et Albert Vilalta, étaient attendus dans la nuit de lundi à mardi à Barcelone dans un avion spécial en compagnie de la secrétaire d’Etat à la Coopération, Soraya Rodriguez, qui s’est rendu au Burkina Faso.
Les deux otages libérés sont arrivés à Ouagadougou à 17H51 (heure locale et GMT) à bord d’un hélicoptère de l’armée burkinabè, qui a atterri à 100 mètres de la présidence du Burkina Faso, a constaté un journaliste de l’AFP.
Roque Pascual et Albert Vilalta, visiblement épuisés et l’un d’eux se déplaçant avec une béquille, ont été accueillis sur place par Mme Rodriguez.
Les épouses des deux hommes, ainsi qu’un médecin, un psychologue et plusieurs fonctionnaires se trouvaient à bord de l’avion spécial qui a quitté Ouagadougou peu après 19H30 en direction de l’Espagne.
Les deux volontaires de l’ONG catalane Accio Solidaria ont été enlevés le 29 novembre en Mauritanie alors qu’ils participaient à un convoi humanitaire.
Leur libération intervient quelques jours après l’extradition par Nouakchott vers le Mali du Malien Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, dit « Omar le Sahraoui », condamné pour avoir enlevé les deux Espagnols.
Le retour au Mali d’ »Omar le Sahraoui » et à terme sa libération était une des exigences d’Aqmi pour la libération des deux otages.
Les quotidiens espagnols El Mundo et ABC ont affirmé que le processus de libération des deux Catalans ne s’est enclenché qu’après cette extradition.
Ces deux journaux indiquent en outre qu’une rançon, évaluée à 3,8 millions d’euros par El Mundo et de 5 à 10 millions d’euros par ABC, a été versée par Madrid.
L’exécutif avait nié farouchement en mars le versement d’une rançon lors de la libération d’Alicia Gamez, autre volontaire d’Accio Solidaria, capturée en même temps que ses deux collègues.
Dans son message enregistré, Aqmi souligne que la libération des deux otages espagnols constitue une « leçon adressée aux services secrets français », après l’échec d’un raid franco-mauritanien mené le 22 juillet pour libérer l’otage français Michel Germaneau dont Aqmi a revendiqué le 25 juillet l’exécution.
Ce raid avait provoqué l’inquiétude de Madrid sur le sort des deux otages espagnols qui étaient aux mains d’un groupe d’Aqmi dirigé par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar.
Accio Solidaria avait indiqué le 16 août que les familles avaient reçu des « preuves de vie », que les otages se portaient bien et que les négociations se poursuivaient pour leur libération.
Le directeur de l’ONG Francesc Osan a fait part lundi de son soulagement et de sa joie. « Nous sommes très contents (…) après neuf longs mois de tension et d’abattement », a-t-il déclaré tandis que le maire socialiste de Barcelone Jordi Hereu a félicité l’exécutif espagnol pour cette « fin heureuse ». (AFP-23.08.2010.)
 

**Madrid aurait payé la rançon

Si l’on croit la chaîne satellitaire Al Arabya, l’organisation terroriste Al Qaîda aurait déjà encaissé une somme de 2 à 5 millions d’euros.

La libération des deux otages espagnols détenus par un des groupes d’Al Qaîda au Maghreb islamique depuis le 29 novembre 2009, intervient une semaine après l’extradition par la Mauritanie vers le Mali, son pays d’origine, du terroriste Omar le Sahraoui. Ce dernier est l’un des principaux auteurs du rapt considéré, condamné par la justice malienne à 12 ans de prison assortis de travaux forcés.
Ce dénouement a lieu, environ deux semaines après l’échec total du raid opéré par un commando français en territoire malien et l’exécution de l’otage français dans des circonstances qui restent obscures.
Le Mali affirme avoir suivi minute par minute le processus de libération des otages espagnols (Roque Pascual et Albert Vilalta) en ouvrant un couloir humanitaire sécurisé pour la réussite de l’opération, a déclaré un officiel malien qui a requis l’anonymat. Il n’a pas précisé par où passait ce couloir ni où les otages libérés étaient attendus.
Dans quelles conditions ont été libérés les deux otages Espagnols? Pour le moment, plusieurs versions circulent dans les milieux sécuritaires. De toute évidence, l’hypothèse du paiement de la rançon est la plus retenue.
Dès le mois de mars 2009, un quotidien espagnol évoque l’éventualité du paiement d’une rançon de deux millions de dollars. Dans le même temps, Al Qaîda au Maghreb islamique fait monter les enchères et demande au gouvernement espagnol, la somme de cinq millions de dollars ainsi que la libération d’islamistes incarcérés en Mauritanie, en échange de celle des deux otages, rapportait le quotidien espagnol El Pais en mars dernier. Au sujet du versement d’une éventuelle rançon, le ministre malien a déclaré: «Nous ne nous sentons pas concernés.» Une attitude plus ou moins obscure qui n’ôte pas le doute sur un «marché» qui rapporte des dizaines de millions à une organisation terroriste en voie de dicter sa loi dans la région du Sahel. Dire aujourd’hui que le renvoi de Mauritanie du terroriste Omar le Sahraoui est lié au dossier de libération des deux Espagnols paraît superficiel et sans fondement.
Des sources concordantes privilégient l’hypothèse du paiement de la rançon réclamée par Al Qaîda qui affirme que l’argent a été remis par le médiateur, Mustapha Ould Limam Chafi, à Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe qui détenait les Espagnols. Dans ce jeu trouble où il est question de millions, l’Algérie ne cesse de mettre en garde contre cette manière d’agir adoptée par certains pays occidentaux.
Encouragés par cette facilité déconcertante de payer, les terroristes d’Al Qaïda ont multiplié les enlèvements depuis plus de sept ans. Le versement des rançons et la libération des leurs ne peuvent que les encourager davantage. C’est ce que veut éviter l’Algérie en appelant l’ensemble des pays de la région à une plus grande concertation face a ce phénomène. (L’Expression-14.08.2010.)

**Madrid négocie, Nouakchott cède et Bamako exécute

Un ministre malien, qui a requis l’anonymat, a déclaré hier à l’AFP que son pays n’était pas concerné par le versement d’une éventuelle rançon par le gouvernement espagnol.

Les deux coopérants espagnols, Roque Pascual et Albert Vilalta, qui étaient otages d’Al-Qaïda au Mali, ont été libérés. L’information, rendue public la veille, a été officiellement confirmée hier par le gouvernement espagnol. “Les deux otages ont été libérés”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’exécutif, ajoutant que le premier ministre, José Luis Rodriguez Zapatero, devait faire dans l’après-midi d’hier une déclaration à la presse, à Madrid. Francesc Osan, directeur de l’ONG catalane Accio Solidaria, pour laquelle les deux Espagnols travaillaient au moment de leur enlèvement en novembre en Mauritanie, a indiqué, lors d’une conférence de presse, que les deux ex-otages étaient maintenant dans une “zone sûre” et qu’ils devraient arriver par avion à Barcelone dans la nuit de lundi à mardi.  Après l’extradition, lundi passé, du mercenaire de l’Aqmi, Omar Sahraoui, vers le Mali, l’organisation terroriste de Droukdel vient de libérer les deux otages espagnols enlevés le mois de novembre 2009 en Mauritanie. L’information a été également confirmée par le journal espagnol El Pais qui a révélé, dans son édition de dimanche, que les deux otages ont été transférés  hier matin vers la frontière entre le Mali et le Burkina Faso après avoir été relâchés par les ravisseurs de l’Aqmi. Cette libération serait en effet liée à l’extradition du Malien Omar Sid-Ahmed Ould Hamma, dit Omar le Sahraoui, condamné en Mauritanie pour son rôle dans l’enlèvement de trois Espagnols, dont les deux otages. L’autre, Alicia Gamez, avait été libérée en mars dernier. El Pais révèle également le rôle joué par le gouvernement du Burkina Faso.  “Le médiateur Mustafa Chafi, conseiller de Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, fait partie du groupe chargé de la remise”, affirme le quotidien. Le Burkina Faso serait-il une nouvelle base arrière de l’Aqmi dans la région du Sahel ? Le rôle joué aussi par Mokhtar Belmokhtar alias Laouar, ex-“émir” du Sahara (phalange des molathamine ou “des encagoulés” à qui on impute la responsabilité de l’enlèvement des Espagnols) suscite des interrogations d’autant que ce dernier est en “trêve” et en repli au nord du Mali et ne coordonne plus avec son rival, le nommé Abou Zeïd, “émir” de katibat Tarek-Ibn-Ziad, le responsable des enlèvements des étrangers. Selon des observateurs de la scène sécuritaire, Belmokhtar aurait, dans ce cas, mobilisé des mercenaires pour l’enlèvement des étrangers afin de les échanger contre ses ex-compagnons détenus en Mali ou en Mauritanie. Il a déjà récupéré ses quatre compagnons détenus au Mali en échange de l’otage français. Mais la question est de savoir aujourd’hui quel sera l’avenir du comité d’état-major opérationnel conjoint entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger installé à Tamanrasset dans le cadre de la lutte contre l’Aqmi au Sahel. Que reste-il de son rôle devant ces échanges, la libération de terroristes et le versement de rançons ? Chose que ce comité condamne mais il est visiblement seul dans cette guerre contre les bases arrière du terrorisme dans le Sahel. Mais lorsqu’on constate que la Mauritanie a fini par suivre le Mali et céder aux pressions des Espagnols, il ne reste plus dans le discours que cette réalité amère qui fait que chacun gère ses intérêts en fonction des circonstances et des rapports de force présents sur le terrain. En attendant d’autres rançonnements, l’argent versé permettra aux groupes terroristes d’alimenter les maquis et de relancer les attentas au moment où l’ANP mène d’importantes opérations contre les groupuscules du GSPC. (libert »-24.08.2010.)

************

**lire aussi:

*une grave atteinte à l’image de la destination Algérie… une véritable agression contre tout un peuple et un pays….

(sur un guide touristique subventionné par des fonds publics)

cliquer ici: Algérie-infos.2

******************************

**Les boussoles perdent le nord

 19bef8f6-f521-11de-ac79-6cb68d867b60

**************************

***voir et lire par ailleurs:

* La plage de S’biât  +Plages d’Ain Témouchent

 sbiatplg.jpg

* Plage de Madagh.2

madagh2a.jpg

*********************************

**L’histoire du couscous  

couscous.jpg

**************

 

chorba.jpg  *Chorba mon amour

**********************************

*devinez ce que représente cette photo…mosquedecherchell2.jpg*pour savoir, cliquer ici: Images d’Islam

********************************

En rouge, les zones où le piégage a été moins important en 2009 et en vert celles où il a augmenté par rapport à la moyenne attendue. 

 Les arbres captent de moins en moins de carbone

pechalg.jpg

Marasme dans le secteur de la pêche

cliquer ici: Pêcheurs et activités de pêche

***************************

*Les sociétés privées de sécurité en Afghanistan

«C’est une mafia économique !»

La présidence afghane a accusé, hier, les sociétés privées de sécurité d’appartenir à la «mafia économique» qui s’est constituée en Afghanistan à cause des «contrats de corruption» favorisés par la communauté internationale.

«Nos partenaires internationaux ont créé les conditions pour que certaines personnes deviennent incroyablement riches. Certaines personnes constituent une mafia économique en Afghanistan», a déclaré le porte-parole du président afghan Hamid Karzaï, Waheed Omer. «Parmi elles, les sociétés privées de sécurité qui gagnent des milliards de dollars en contrats et menacent la paix en Afghanistan», a ajouté M. Omer. M. Karzaï a ordonné samedi à son gouvernement d’établir la liste des sociétés privées de sécurité opérant en Afghanistan, première étape du processus menant à leur interdiction totale d’ici la fin de l’année. 52 sociétés, afghanes et internationales, sont enregistrées, un secteur florissant qui emploie officiellement 26 000 personnes, mais pourrait faire travailler 40 000 personnes.

Elles gèrent des milliards de dollars

Ces sociétés étrangères ou afghanes travaillent avec les forces internationales, le Pentagone, la représentation de l’ONU, les ambassades, les entreprises chargées de gérer les milliards de dollars d’aide internationale, les ONG et les médias occidentaux. Elles assurent notamment la sécurité des convois ou des chantiers de construction dans le pays.
Dans une interview à la chaîne américaine ABC, le président Karzaï a estimé qu’elles constituent «un obstacle» au développement de la police et de l’armée, notamment en recrutant les meilleurs éléments.

Ces sociétés, étrangères ou afghanes constituent un «gaspillage de dollars», de même qu’«un grave obstacle à la croissance des institutions afghanes de sécurité, la police et l’armée», a déclaré M. Karzaï. «Elles représentent un système de sécurité parallèle au gouvernement afghan», qui a donc décidé leur démantèlement d’ici la fin de l’année, a-t-il ajouté, pointant «la corruption» qu’elles génèrent, «les pillages et les vols», ainsi que «le harcèlement» mené contre la population. Certaines de ces sociétés se transforment même «en groupes terroristes, la nuit», a asséné le chef de l’Etat afghan, sans donner de noms.  (El Watan+ agences-24.08.2010.)

**Espagne: un incendie attisé par le vent s’étend à Ibiza

Les pompiers espagnols continuaient de lutter mardi contre un incendie, déclaré dimanche sur l’île d’Ibiza et qui s’est étendu sous l’effet du vent, détruisant plus de 400 hectares de végétation et obligeant à évacuer une centaine de personnes.
« Le travail (des pompiers) est rendu difficile par la chaleur », a expliqué à l’AFP un porte-parole des services d’urgence de l’île. « Nous travaillons pour essayer de contrôler le feu dans la journée », a-t-il ajouté.
Cet incendie qui est le plus important depuis dix ans aux Baléares, a détruit une trentaine de véhicules mais n’a touché pour l’instant aucune habitation.
Il avait démarré dimanche après-midi à Benirras, dans le nord-est d’Ibiza, île très touristique de l’archipel méditerranéen, et avait obligé à évacuer dans la soirée quelque 1.200 personnes risquant d’être bloquées sur une plage.
Au total, « quatre blessés légers » ont été recensés depuis dimanche, essentiellement pour des brûlures et l’inhalation de fumée.
Quelque « 300 pompiers et 13 appareils aériens » (hélicoptères, Canadairs…) sont actuellement sur la zone.
L’autorité régionale des Baléares a démenti que le feu ait été provoqué par l’explosion accidentelle d’une voiture et indiqué qu’il avait pour origine un « acte de négligence ».
Dans un communiqué le gouvernement régional a souligné que le changement de direction du vent avait provoqué la reprise de certains foyers.
Parallèlement, la protection civile espagnole a mis en garde contre les risques importants d’incendie jusqu’à au moins lundi, dans le centre et le sud du pays, ainsi que dans le bassin de l’Ebre (nord-est) et dans l’archipel des Canaries (Atlantique, ouest des côtes du Maroc), en raison de températures très élevées.
Il est prévu des températures maximales de 40 à 42 degrés à partir de mercredi en Andalousie (sud), Estrémadure (sud-ouest) et Murcie (sud-est) et de 36 à 38 degrés dans le centre de la péninsule. (AFP-24.08.2010.)

**Un avion rate son atterrissage en Chine.

Un avion transportant au moins 90 personnes a manqué son atterrissage tard ce mardi dans le nord-est de la Chine, faisant plus de 20 blessés, a annoncé l’agence Chine nouvelle.
L’agence officielle avait dans un premier temps annoncé, citant les autorités de l’aviation civile de la province du Heilongjiang où a eu lieu l’accident, que l’appareil, un Embraer 190, s’était écrasé.
L’avion de la compagnie régionale Henan Airlines, basée dans la province septentrionale du même nom, a manqué son approche de l’aéroport de la ville de Yichun à 22H10 locales (14H10 GMT), a précisé Chine nouvelle, citant les autorités aéroportuaires provinciales.
Pour des raisons inexpliquées, l’avion est sorti de la piste de l’aéroport de cette ville très proche de la frontière russe et a pris feu, selon l’agence.
Au moins 20 passagers ou membres d’équipage ont été blessés, a ajouté Chine nouvelle qui n’évoque pas de morts.
L’avion de fabrication brésilienne transportait 91 personnes et avait décollé peu avant 21HOO locales de la capitale provinciale Harbin.
Des équipes de pompiers, d’ambulanciers et de secours sont rapidement arrivées sur place, a ajouté l’agence officielle. (AFP-24.08.2010.)


 







évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...