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LES ÉMIRATIS veulent investir 15 milliards de dollars en Algérie

16102010

*Time is money!» ….Les Emiratis veulent investir vite en Algérie. Le président du Conseil national fédéral de l’Etat des Emirats arabes unis, Abdelaziz Abdallah Al Ghoreir, a mis l’accent sur le facteur temps. «Nous voulons investir en Algérie mais rapidement», a déclaré ce responsable lors d’une conférence de presse qu’il a animée, jeudi dernier, à la résidence El Mithak d’Alger.
L’émissaire émirati a transmis un message clair au gouvernement algérien lui demandant de faciliter les procédures d’investissement sur le terrain. «Nous avons fait part au Premier ministre et aux différents responsables des contraintes rencontrées par les opérateurs pour investir», a-t-il indiqué sans s’étaler sur les détails. Il n’a pas été par trente-six chemins pour dire clairement que «si un projet peut se réaliser en deux ans pourquoi attendre cinq ans». Pour lui, c’est bénéfique pour les deux parties. L’hôte de l’Algérie ne voit aucun inconvénient dans les nouvelles dispositions régissant l’investissement étranger en Algérie. «Nous respectons le choix du gouvernement algérien», a-t-il affirmé.
Se référant à la règle 51/49% fixant le capital algérien et étranger dans les sociétés, le conférencier réitère: «Ce qui sert l’intérêt public nous le respectons et il reste à l’opérateur de décider d’investir ou non.» Le président du Conseil national fédéral a fait savoir que son pays ambitionne de réaliser des investissements de l’ordre de 10 à 15 milliards de dollars dans différents projets en Algérie au cours des cinq prochaines années.
Interrogé sur la nature de ces projets, le conférencier n’a avancé aucun détail. Il s’est contenté d’assurer que d’importants projets sont en discussion. Il a cité la relance du projet Dounia, parc d’une valeur d’investissement de 5 milliards de dollars.
Al Ghoreir a fait savoir que ce projet suscitait toujours l’intérêt des promoteurs émiratis et qu’il a été évoqué au cours des deux derniers mois. Un autre mégaprojet d’une valeur de 10 milliards de dollars est en discussion avec le gouvernement algérien.
Pour promouvoir les opportunités d’investissement, Al Ghoreir a souligné la nécessité d’échanger les visites de terrain entre les promoteurs des deux pays. Il a annoncé qu’une réunion se tiendra aux Emirats arabes unis pour faire connaître les opportunités d’investissement en Algérie.
Revenant sur les secteurs qui captent l’intérêt des opérateurs émiratis, le conférencier a cité le tourisme, l’immobilier et l’industrie. «L’Algérie est proche de l’Europe et elle possède de l’énergie que nous pouvons exporter vers ce continent», a-t-il suggéré.
Selon lui, l’investissement ne doit pas être centralisé uniquement sur les grands projets. «Il faut encourager les petits investissements au niveau des individus et ne pas se contenter seulement des grands investissements qui se font par les Etats». A la question de savoir si le groupe Eamar serait de retour en Algérie, le responsable répondra: «Nous souhaitons le retour du groupe Eamar en Algérie, mais nous n’avons pas de confirmation.»
Evoquant le Plan quinquennal de relance économique de 286 milliards de dollars, le responsable émirati a indiqué que si son pays obtenait 15% des projets inscrits au titre de ce programme, il aurait réalisé un véritable succès en matière de coopération entre les deux pays.
Evaluant le niveau de coopération bilatérale, le responsable se dit peu satisfait. «Nous pouvons porter cette coopération à un niveau plus élevé», a-t-il affirmé. Il a rappelé que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est estimé à 750 millions de dollars dont 20 millions représentant la valeur des importations algériennes des Emirats.
A propos de la main-d’oeuvre algérienne aux EAU, le responsable a indiqué que 8000 Algériens travaillent dans son pays dans différentes spécialités exprimant son souhait que ce nombre atteigne les 100.000 dans les prochaines années. (L’Expression-16.10.2010.)

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**DEMI-FINALE RETOUR DE LA CHAMPION’S LEAGUE
 La JSK aux portes de la finale

 القبائل الأحرار يعدون بإسعاد الجزائريين

En affrontant ce samedi le TPMazembe du Congo, la JSK s’apprête à vivre l’un des événements les plus importants de son histoire. Quatre-vingt-dix minutes seulement l’en séparent.

Seule équipe algérienne encore en lice en Champion’s league africaine, la JS Kabylie parviendra-t-elle à renverser la vapeur en affrontant ce soir à 20h 15 au stade du 1er- Novembre de Tizi Ouzou le TPMazembe du Congo? On se rappelle, qu’au match aller, les Algériens avaient réussi à tenir la dragée haute aux détenteurs du trophée en ne s’inclinant que dans les toutes dernières minutes de la rencontre sur deux erreurs d’appréciation et d’inattention. Mais le but qu’ils ont inscrit au cours de ce match est très précieux et surtout très important car il leur permettrait, en cas d’égalité parfaite entre les deux équipes, de se qualifier pour la finale. Ils ont deux buts de retard à remonter, une tâche facile et difficile à la fois.

 Facile parce que la JSK nous a habitués aux renversements de situation. De plus, elle aura l’avantage de jouer au 1er-Novembre, son stade fétiche, et devant son public, un atout non négligeable dans ce genre de confrontations. Difficile, car, en face, il y aura, comme son nom l’indique, le Tout-Puissant Mazembe qui n’est autre que l’actuel champion d’Afrique en titre. Méfiance donc, sachant qu’il y aura probablement d’autres paramètres, d’autres surprises. Le football africain, ce n’est pas le football européen.
Les mentalités diffèrent et le contexte n’est pas toujours le même. Les travaux de coulisses, la corruption, les gris-gris et les atteintes parfois très graves à l’éthique et à la morale sont autant de paramètres qui peuvent vous faire perdre une rencontre et réduire, à néant, tous vos espoirs. Rappelons-nous les regrettables incidents provoqués par les frères Hassan au stade de l’Unité Maghrebine de Béjaïa. Déçus, sans doute, par la tournure des événements (défaite de leur équipe) et pour répondre aux supporters qui les avaient chahutés et hués, ils ont commis l’irréparable en faisant un bras d’honneur en direction du public et des téléspectateurs qui étaient nombreux à assister à la rencontre.
La JSK le sait d’autant plus que c’est un habitué des compétitions africaines et des trophées. Elle en a déjà remporté six et elle rêve d’un septième qui lui permettrait d’entrer au panthéon et de rejoindre du coup le club très fermé des vainqueurs.
Physiquement, les joueurs semblent bien préparés. La présence en leur sein d’un préparateur physique attitré y est pour beaucoup. Moralement et psychologiquement aussi. Les joueurs contrôlent mieux leurs nerfs en commettant moins de fautes, adhèrent à la discipline et respectent les consignes. Il n’y a que le volet tactique qui suscite un peu d’inquiétude, en somme. Malgré la culture tactique que tente de leur inculquer leur entraîneur, certains joueurs éprouvent des difficultés en n’arrivant pas à trouver leurs repères sur le terrain. Les erreurs défensives relevées lors du match aller, ne sont-elles pas dues, précisément, à un mauvais placement des joueurs?
Habituellement, la défense n’encaisse pas beaucoup de buts. Mieux, d’aucuns affirment, mordicus, que si l’équipe de la JSK est parvenue à ce stade de l’épreuve c’est en partie grâce à sa défense. Une défense très mobile et très coriace que les attaquants adverses ont souvent du mal à percer. Mais ne dit-on pas que la meilleure défense c’est l’attaque?
Alimentée en permanence par un milieu de terrain royal, l’attaque constitue, à coup sûr, le point fort de la JSK. Il est vrai que la présence en son sein de joueurs talentueux à l’image de Yahia Chérif, Aoudia, Tedjar et Yaâlaoui est perçue comme un cadeau venu du ciel.
A eux quatre, ils sont à l’origine de presque tous les buts inscrits par la JS Kabylie jusque-là. Ce qui n’est pas rien pour qui connaît les difficultés qu’éprouvent bon nombre d’équipes sur le plan offensif. Pour eux, cette rencontre contre le TP Mazembe revêt un caractère capital car d’elle dépend leur avenir dans cette compétition.
Le représentant congolais que la JSK a déjà étrillé par le passé a ses forces, mais aussi ses faiblesses. L’entraîneur suisse de la JSK, a tiré les enseignements du match aller et concocté un plan pour en venir à bout.
Tout le monde y croit en tout cas. Dirigeants, staff technique, joueurs, supporters, tous sont mobilisés pour faire de ce samedi une fête qui leur fera oublier, un tant soit peu, la piètre sortie du Onze national. (L’Expression-16.10.2010.)

*Des arbitres sud-africains pour le match

Un trio d’arbitre sud-africain sous la conduite de Jérôme Damon dirigera la demi-finale retour de la Ligue des champions entre la JS Kabylie (Algérie) et TP Mazembe (RD Congo), prévue ce soir à 20h15 au stade du 1er-Novembre à Tizi Ouzou, a indiqué, jeudi, la Confédération africaine de football (CAF). Damon, qui a arbitré à plusieurs reprises en Algérie, sera assisté de ses compatriotes Molefe T.Enock et Rezeers Andrew. Le quatrième arbitre est Volgraff Daniel. Au match aller disputé à Lubumbashi, la JS Kabylie s’était inclinée sur le score de 3 à 1.
L’autre demi-finale, devant opposer l’ES Tunis (Tunisie) et Al Ahly (Egypte), prévue demain soir au stade Radès (Tunis), sera officiée par des arbitres ghanéens.
Le directeur du jeu est Lamptey Joseph, assisté de Haruna Ayuba et Badiu Ibrahim. Le quatrième arbitre est Lathbridg Reginald. Al Ahly s’est imposé lors du match aller au Caire sur le score de 2 à 1.

********************* *Les bourreaux ne lâchent pas prise
 
Le 17 octobre, c’est demain. Une date qui marque une page de notre histoire. Il y a 49 ans, quelques mois seulement avant l’indépendance de leur pays, le 17 octobre 1961 à Paris, des milliers d’Algériens, sortis manifester pacifiquement, se font massacrer par les policiers français. Un bis repetita des Français du 8 Mai 45 en Algérie. Maurice Papon prend la relève du général Duval. Même sauvagerie, même haine contre les «bougnoules». Même propos. Duval aux colons en 1945: «Nous vous avons donné la paix pour dix ans». Maurice Papon, préfet de police de Paris menaçant les Algériens: «Pour un coup reçu, nous en porterons dix». Il a tenu sa promesse. Le 5 octobre de cette année-là, il décide un couvre-feu dans la capitale française de 20h30 à 5h30 «pour tous les Français musulmans d’Algérie».
Le délit de faciès et la punition collective du Code de l’indigénat de triste mémoire réunis. Comment reconnaître un «FMA» sinon par le code raciste de «tête d’arabe»? Elle est belle «l’oeuvre civilisatrice de la colonisation»! Une oeuvre que définit la fameuse loi du 23 février 2005 et qui est elle-même, comme le souligne l’historien français Jean-Luc Einaudi, «l’oeuvre des tenants actuels du pouvoir politique français». D’ailleurs, le 19 octobre prochain, deux jours après le recueillement sur les bords de la Seine, le secrétaire d’Etat français aux Anciens combattants, Hubert Falco, installera «la Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie» prévue à l’article 3 de la loi du 23 février 2005. Elle sera dotée d’un budget de pas moins de 7 millions d’euros. Une fondation dont l’une des missions sera «d’exiger des historiens de se plier à la mémoire de ´´certains´´ témoins» affirme le communiqué des organisations françaises qui appellent à un rassemblement demain à 17 h à la place Saint-Michel à Paris (là où tant d’Algériens ont été jetés à la Seine). A lire, par ailleurs, l’agenda du 13 octobre dernier de la Ligue française des droits de l’homme «certains au sein même du parti du président de la République cherchent à réhabiliter l’organisation criminelle de l’OAS». Autrement dit, la Guerre d’Algérie n’est pas finie pour une partie des Français. Elle prend d’autres formes. Quand on a compris ça, tout le reste devient limpide. On comprend le déchaînement hystérique des groupes qui ont manifesté leur colère à Cannes en mai dernier, contre le film «Hors-la-loi» sans l’avoir vu. Un prétexte comme un autre pour faire «monter»… le message.
On comprend pourquoi la «repentance» ne peut être envisagée. On comprend mieux aussi pourquoi les relations franco-algériennes ont pris un sacré coup de froid. Le plus grand drame de cette histoire, est que tous les cris de revanche et autres bruits de bottes contre les Algériens proviennent de France. Comme on dit chez nous, «drabni ou bka, sebkni ou chetka» (il pleure après m’avoir frappé et se plaint avant moi). Pourtant, personne ne peut nier les faits historiques. C’est bien la France qui a occupé l’Algérie un siècle et demi durant, et non l’inverse. Ce sont bien les Algériens qui ont été les victimes de toutes les atrocités de l’armée coloniale dans leur propre pays. Alors pourquoi les bourreaux en veulent-ils encore à leurs victimes, un demi-siècle après? Il faut que nos hommes politiques l’expliquent clairement aux Algériens. Il est urgent de ne plus attendre! (L’Expression-16.10.2010.)

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*François Mitterrand et la guerre d’Algérie… 45 nationalistes ont été guillotinés à son époque

par Myriam Chaplain-Riou De L’afp

LES ÉMIRATIS veulent investir 15 milliards de dollars en Algérie spacer

Quand François Mitterrand quitte le ministère de la Justice en mai 1957, en pleine guerre d’Algérie, 45 nationalistes ont été guillotinés: un livre choc dévoile, pour la première fois, un pan obscur de la vie de l’ancien président français qui abolira la peine capitale en 1981.       Cet ouvrage, «François Mitterrand et la guerre d’Algérie» (Calmann-Lévy), est l’aboutissement de deux ans d’enquête du journaliste François Malye et de l’historien Benjamin Stora. «Nous avons épluché minutieusement de très nombreuses archives, dont quelque 400 pages de comptes-rendus des séances du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de l’époque, celles du ministère de la Justice ou encore de l’Office universitaire de recherches socialistes et découvert des documents inédits», explique à l’AFP Benjamin Stora, spécialiste de l’Algérie. Révélation de ce livre, coécrit avec François Malye, grand reporter à l’hebdomadaire «Le Point»: pendant seize mois, Mitterrand, alors ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, a laissé, sans broncher, couper les têtes des nationalistes algériens. Les dossiers sont préparés à la Chancellerie. Et le garde des Sceaux, vice-président du CSM, s’oppose à 80% des recours en grâce. Pendant ces longs mois, François Mitterrand ne fait pas mystère de sa volonté d’abattre la rébellion. La tendance de son vote au CSM ? «C’était véritablement très répressif, c’est incontestable. Mais c’était la vision qu’il avait de l’Algérie, il pensait que c’était la meilleure solution», se souvient Jean-Claude Périer, seul survivant du CSM de l’époque.Fin politique et ambitieux, Mitterrand, qui avait alors 40 ans, devait aussi, pour durer, donner des gages aux durs du gouvernement, notent les auteurs. A ce moment très particulier de l’Histoire, ce qu’on peut lui reprocher, «c’est d’avoir accompagné, sans jamais le transgresser, un mouvement général d’acceptation du système colonial et de ses méthodes répressives», soulignent-ils. «L’historien Jean-Luc Einaudi, poursuit M. Stora, avait déjà ouvert une brèche dans ce passé et dressé en 1986, une première liste des exécutions pendant la guerre d’Algérie». «Mais personne n’avait encore pris à bras le corps le sujet Mitterrand», assure-t-il. «Pourquoi lui ? Parce qu’il est devenu président de la République. C’était un passage obligé», répond Benjamin Stora. Les auteurs ont aussi recueilli, en France et en Algérie, les témoignages inédits d’acteurs de cette période, comme l’historienne Georgette Elgey qui fut témoin des événements en tant que journaliste puis conseillère à l’Elysée, à partir de 1982, et de personnalités comme Robert Badinter, Roland Dumas, Michel Rocard ou Jean Daniel. Pour la première fois, ils ont accepté d’aborder cet aspect méconnu de la vie politique de Mitterrand qu’il refusera de renier. Il fera néanmoins cet aveu, plusieurs décennies plus tard: «J’ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là». «Ce que je voulais aussi, c’était entendre les voix des Algériens et cela a été la source de révélations extraordinaires. Ainsi, le frère d’un des guillotinés ou encore un ancien responsable du PC algérien, se sont confiés. Ils n’avaient jamais parlé», assure l’historien. «Ce livre est aussi le croisement des paroles et des sources des deux côtés» de la Méditerranée. (Le Quotidien d’Oran-16.10.2010.)

**LA GUILLOTINE A FRAPPÉ 45 FOIS
Quand Mitterrand décapitait des Algériens

François Mitterrand avait du sang sur les mains. 45 Algériens ont été guillotinés lorsqu’il était ministre de la Justice.

Lorsqu’il quitte le ministère de la Justice en mai 1957, en pleine Guerre d’Algérie, François Mitterrand avait à son actif l’exécution de 45 Algériens. Il les avait fait passer par la guillotine. Ce sont des faits méconnus par l’opinion. Ce n’est plus le cas avec le livre François Mitterrand et la guerre d’Algérie. Il a la particularité et le mérite de dévoiler, pour la première fois, un pan obscur de la vie de l’ancien président français qui a aboli la peine capitale en 1981.
L’ouvrage paru chez Calmann-Lévy est l’aboutissement de deux ans d’enquête du journaliste François Malye et de l’historien Benjamin Stora.
Ils expliquent leur démarche. «Nous avons épluché minutieusement de très nombreuses archives, dont quelque 400 pages de comptes rendus des séances du Conseil supérieur de la magistrature de l’époque», disent-ils. Il n’ont pas omis d’utiliser aussi les archives du ministère de la Justice ou encore de l’Office universitaire de recherches socialistes.
Ce travail leur a permis de découvrir des documents inédits. Benjamin Stora, qui a écrit plusieurs livres sur la Révolution algérienne, permet de révéler comment Mitterrand a laissé, sans broncher, couper les têtes des nationalistes algériens, qu’ils aient ou non du sang sur les mains.
Autre révélation de ce livre, coécrit avec François Malye, grand reporter à l’hebdomadaire Le Point: pendant seize mois, Mitterrand, alors ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, fait pencher le vote du CSM vers cette solution finale. Les dossiers sont préparés à la chancellerie. Et le garde des sceaux, vice-président du CSM, s’oppose à 80% des recours en grâce. Son attitude est expliquée par les auteurs du livre. Pendant ces longs mois, François Mitterrand ne fait pas mystère de sa volonté d’abattre la rébellion. La tendance de son vote au CSM prenait un penchant très répressif. «C’était la vision qu’il avait de l’Algérie, il pensait que c’était la meilleure solution», témoigne Jean-Claude Périer, seul survivant du CSM de l’époque. Pouvait-il en être autrement pour celui qui n’admettait que la souveraineté de la France sur le territoire algérien? Mitterrand devait aussi, pour durer, donner des gages aux durs du gouvernement. Plus tard, il fera cet aveu: «J’ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là.» L’historien Jean-Luc Einaudi avait déjà ouvert une brèche dans ce passé et dressé, en 1986, une première liste des exécutions pendant la Guerre d’Algérie, mais personne n’avait encore pris à bras-le-corps le sujet Mitterrand.
Les auteurs ont aussi recueilli, en France et en Algérie, les témoignages inédits d’acteurs de cette période, comme l’historienne Georgette Elgey qui fut témoin des événements en tant que journaliste puis conseillère à l’Elysée à partir de 1982, et de personnalités comme Robert Badinter, Roland Dumas, Michel Rocard ou Jean Daniel. (L’Expression-16.10.2010.) 

 

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*Izosimov refroidi: La fusion VimpelCom-Orascom n’est pas acquise

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Alexander Izosimov, au grand plaisir de Sawiris, a joué à l’ours qui se frappe sur la poitrine en menaçant l’Algérie de poursuites judiciaires. Jon Fredrik Baksaas, patron du norvégien Telenor et important actionnaire à VimpelCom, l’a refroidi dans un entretien au journal russe Vedemosti. Il rappelle que ce n’est qu’un projet et que sa conclusion n’est pas acquise et reste tributaire de nombreuses conditions. Des évidences oubliées…

 Contrairement au directeur général de VimpleCom, Alexander Izosimov, qui a déjà chaussé les pantoufles de Naguib Sawiris en lui empruntant l’estimation de 7,8 milliards de dollars pour Djezzy, la filiale algérienne d’Orascom Telecom Holding, la partie norvégienne du groupe est beaucoup circonspecte sur la faisabilité du projet de fusion devant donner naissance au cinquième groupe mondial par la taille et le nombre d’abonnés. Jon Fredrik Baksaas, le directeur exécutif de Telenor, détenteur de 36% de parts dans VimpelCom – et par conséquent disposant d’un droit de vote décisif – s’est montré très circonspect au sujet du projet de fusion entre VimpelCom et Orascom Telecom Holding. Car, et les déclarations «menaçantes» d’Alexander Izosimov et la lourde insistance de Sawiris à impliquer les Russes ont eu tendance à le faire oublier : la fusion n’est pas encore réalisée, ce n’est qu’un projet. Alexander Izosimov, à défaut de s’attirer une réplique publique de la part des autorités algériennes après ses déclarations «menaçantes», aura contribué à faire accélérer les choses à Alger.

En effet, le gouvernement algérien a lancé, lundi, un appel d’offres international ‘un groupe qui n’existe pas encore. C’est un projet de groupe…

De nombreux problèmes à résoudre

Et à lire les propos du patron du norvégien Telenor au journal russe Vedemosti, il y a des chances pour qu’il ne dépasse pas le stade de projet. La transaction portant sur l’achat de plus de 51% de parts d’OTH pour la somme de 6,6 milliards de dollars n’est pas un fait acquis, a expliqué Jon Fredrik Baksaas, DG de Telenor. Le scepticisme du Norvégien porte bien entendu sur la situation on ne peut plus précaire de Djezzy, la filiale la plus rentable d’Orascom Telecom Holding, sur laquelle le gouvernement algérien a décidé d’exercer son droit de préemption. La création du cinquième groupe mondial de téléphonie mobile pourrait ne pas se faire si «certains conditions» ne sont pas remplies, a-t-il indiqué. Jon Fredrik Baksaas est même très sceptique. La direction de VimpelCom et Orascom «ont besoin de résoudre les problèmes pour rendre cette accord potentiel. Ainsi que vous le savez sans doute, il y a la situation en Algérie et, bien entendu, la question générale du financement de la transaction…». La dette de la future société après une éventuelle fusion sauterait à 24 milliards de dollars… «Il ne fait aucun doute que l’entreprise, les banquiers et de nombreuses autres personnes vont être très occupés pendant une longue période… Nous considérons cette transaction comme un ensemble de conditions différentes. Qu’elle soit approuvée ou non, nous devons résoudre de nombreux problèmes avant de pouvoir parler d’accord conclu ». (Le Quotidien d’Oran-14.10.2010.) 

****Appel au boycott des produits israéliens…les lobbys sionistes en France mécontents

*La justice française tente de baillonner la liberté d’expression

Jeudi dernier (14.10.2010.) devait comparaître Alima Boumediène-Thiery, la sénatrice des Verts, devant le tribunal de Pontoise. Juriste internationale, elle devra répondre, à l’instar de ses coïnculpés, de «discrimination et provocation à la haine raciale», en raison de la campagne de boycott des produits des colonies israéliennes à laquelle elle a appelé. Au total, ce sont quatre-vingts personnes en France qui sont également poursuivies pour le même chef d’inculpation, dont l’ambassadeur Stéphane Hessel, résistant rescapé de Buchenwald et corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce procès s’annonce comme une tentative de la justice française de bâillonner la liberté d’expression, selon les rédacteurs d’un appel de soutien aux «accusés».

 Derrière ces accusations, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme qui a porté une série de plaintes contre des Français participant à une campagne internationale de boycott de produits israéliens fabriqués dans les colonies. Des associations pro-palestiniennes et des politiques, intellectuels et journalistes ont rendu publique, lundi 11 octobre, une campagne de soutien aux militants «incriminés». Cette campagne internationale, nommée «BDS – Boycott, Désinvestissement, Sanctions», a été lancée par les Palestiniens le 4 juillet 2005. La sénatrice, issue de l’immigration, a reçu le soutien inconditionnel de la gauche, sous toutes ses coutures (Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, Djamila Sonzogni, porte-parole de Europe écologie-les Verts, Marie-Christine Vergiat, porte-parole du Front de gauche, Jacques Fath, porte-parole du PCF, Monique Cerisier Ben Guigua (PS), présidente du groupe sénatorial France-Territoire palestinien…), mais paradoxalement aucune voix «arabe» n’est venue appuyer une démarche qui aurait dû être sienne.

Dans leur appel, les nombreuses personnalités signataires indiquent que «par des opérations non violentes et symboliques, des élu(e)s et militant(e)s ont souhaité attirer l’attention de l’opinion publique sur le refus de l’Etat d’Israël de se conformer aux principes inscrits dans les traités européens et dans les accords d’association qu’ils ont signés, à savoir le respect des droits humains et celui de la traçabilité des produits à l’exportation». «Par la même occasion, ils dénoncent l’impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, impunité qui cautionne ces violations répétées du droit international et l’injustice que subit au quotidien le peuple palestinien du fait de l’occupation coloniale.»

 Cet événement judiciaire met de nouveau le conflit israélo-palestinien au-devant de la scène européenne et repose avec insistance la légèreté des positions officielles arabes dépassées par leurs rues et confrontées au pragmatisme des enjeux régionaux à travers le double prisme politique et économique. En septembre dernier, les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue arabe s’étaient réunis pour envisager d’instaurer un boycott économique d’Israël au cas où les négociations directes entre les Palestiniens et les Israéliens ne seraient pas couronnées de succès. Pour beaucoup, ces menaces ne sont que de simples effets de manche pour une consommation locale alors que la réalité tend vers une politique de partenariat bilatéral entre les capitales arabes et l’Etat hébreu. Cet épisode du boycott souligne un peu mieux le fossé déjà profond qui sépare les aspirations des peuples arabes et musulmans et le double langage instauré en dogme des gouvernements arabes, soucieux de prospérer sous les bons auspices du parapluie américain. (Le Quotidien d’Oran-14.10.2010.)

 

 ***Sahara Occidental: Le recours aux armes pas écarté

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Un haut responsable sahraoui a estimé hier à Mijek, dans la partie sud des territoires libérés au Sahara Occidental, que le retour à la lutte armée n’est plus à écarter pour le recouvrement de l’indépendance de ce territoire, annexé et occupé illégalement depuis 1975 par le Maroc. Membre du secrétariat national du Front Polisario, chargé des organisations politiques, Bachir Mustapha Sayed, le frère de Mustapha El Ouali, un des héros de la lutte de libération du peuple sahraoui, a affirmé que «le Maroc doit être convaincu» que les Sahraouis ont la volonté et les capacités pour reprendre le combat. »Que le Maroc de Mohamed VI soit convaincu que les Sahraouis ont la volonté, la décision et les capacités pour reprendre le combat», a-t-il précisé, cité par l’APS.

 Le frère de Mustapha El Ouali, un des martyrs de la lutte de libération du peuple sahraoui, a souligné, en marge des festivités commémoratives du 35e anniversaire de la Déclaration de l’union du peuple sahraoui, que «le contexte régional (actuel) doit être aidant. Si nous restons dans la situation actuelle, le Maroc a beaucoup plus de possibilité, grâce au soutien dont il bénéficie pour nous occuper et nous confiner dans cette situation d’attente». Pis, «le Maroc tire le maximum de profit de cette situation de statu quo», estime-t-il encore.

Le 13e congrès du Front Polisario, prévu en 2011, devrait décider de la reprise de la lutte armée, interrompue en 1991, lors du cessez-le-feu entre les deux parties au conflit alors sous les auspices de l’ex-SG de l’ONU, Boutros Boutros Ghali.

«Le 13e congrès du Polisario répondra à l’attente du peuple sahraoui et de ses espoirs», a encore affirmé Mustapha Sayed. L’impatience des Sahraouis quant à l’application du processus référendaire pour l’autodétermination au Sahara Occidental est patente. D’autant que plusieurs SG de l’ONU se sont succédé sans que la Minurso (Mission des Nations unies pour le Sahara Occidental) ne parvienne à mettre en place ce référendum qui déterminerait l’avenir politique de ce territoire en toute légalité.

 Après la nomination d’un diplomate américain par M. Ban Ki-moon pour débloquer la situation, celui-ci s’est très vite rendu à l’amère évidence : le Maroc ne veut ni coopérer avec l’ONU, ni négocier une quelque solution démocratique pour ce conflit. Lors de sa dernière tournée dans la région, et plus précisément à Rabat où il a rencontré le chef de la diplomatie du Maroc, M. Taïeb Fassi Fihri, M. Ross s’est rendu à l’évidence devant un discours à la limite «indécent». Ainsi, le Maroc n’entend plus se conformer aux résolutions de l’ONU sur la tenue d’un référendum au Sahara Occidental, jugeant cette option obsolète. M. Fassi Fihri l’avait répété à l’issue de ses discussions avec M. Ross. Il a déclaré que, pour le Sahara Occidental, le Maroc avait opté en faveur d’un statut de large autonomie sous sa souveraineté, et a affirmé que l’option de l’indépendance du Sahara Occidental est rejetée. «Les vieux schémas (référendum d’autodétermination au Sahara Occidental) sont définitivement écartés et l’indépendance est impossible». Des déclarations qui torpillent à l’avance tous les efforts du représentant du SG de l’ONU pour faire aboutir le processus de règlement de ce conflit.

 Pour les responsables sahraouis, il est ainsi évident que le recours aux armes n’est plus une éventualité à écarter pour imposer par la force l’indépendance au Sahara Occidental, puisque les organisations internationales, dont l’ONU, ne sont pas parvenues à imposer au Maroc de se conformer à la légalité internationale. (Le Quotidien d’Oran-14.10.2010.)

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*Béni-saf: La pêche de l’espadon ferméespacer

La pêche à l’espadon, dans les eaux sous juridiction nationale, est désormais fermée chaque année, durant 02 mois. C’est ce qui est contenu dans un arrêté ministériel (pêche, bien sûr), daté le 09 août 2010, et qui est déjà entré en application ce début du mois en cours. La période de fermeture est fixée du 01 octobre au 30 novembre. Toutes les délégations (ou antennes) de pêche des ports (ou abris) de pêche de la wilaya d’Aïn-Temouchent viennent d’être instruites pour refuser toute autorisation de commercialisation de ce type d’espèce. Là, l’on soulignera que ces représentations de la pêche sont, depuis une année, conjointement chargées du contrôle de tout mouvement de produits halieutiques. Toute marchandise de poissons doit, avant de quitter le port, faire l’objet d’un certificat sanitaire contenant tous les visas des services concernés par une commission. Sur le terrain, et même si c’est une grande première, cette fermeture a cependant été accueillie favorablement par une grande partie de ces pêcheurs investis dans ce petit-métier (pêche à moyen de petit filet ou encore à gros hameçon gros). Ainsi, voilà 12 jours, que les «espadoniers» observent cet arrêt (ou repos biologique) sans aucune controverse. Une trêve qui semble arranger tout le monde. Comme ceux que nous avons rencontrés au port, ce mardi matin, et dont les avis avaient beaucoup d’analogie. En voici quelques-uns: «Pourvu qu’elle soit bien respectée par tous». «Mieux vaut pour tout le monde». Le pêcheur profitera pour réparer les bobos constatés sur la barque ou le moteur, réarmer ses dispositifs de prises ou même encore aller se recycler à l’école de pêche (EFTPA) de Béni-saf. Quant au poisson -l’espadon-, il aura un peu de temps pour devenir plus grand sinon de se reproduire. Enfin, pour la note scientifique, sachez que l’espadon (Xiphias gladius) est un poisson pélagique des mers tropicales et tempérées comme la mer Méditerranée. Il peut dépasser 5 mètres et peser 500 kg. Il possède un long «bec» (appelé le rostre) plutôt aplati qui représente le tiers de la longueur totale de l’animal. L’espadon se nourrit de calmars et de poissons. Il peut atteindre 110 km/h en vitesse de pointe. Cependant, c’est justement cette qualité physique qui lui procure des ennuis. Des passionnés, pas comme les autres, (souvent ces milliardaires) qui, depuis leurs yachts ou vedettes et d’en plus avec un matériel spécialisé, le mettent à rude épreuve dans la pêche, qu’ils appellent «sportive». Un loisir, en pleine expansion, qui contribue à mettre en danger (menace de disparition) ce poisson et à faire proliférer certaines espèces dont il se nourrit habituellement, notamment des populations de méduses, qui ont déjà connu une grande expansion à cause de la chasse à la tortue. Des recherches récentes viennent de montrer qu’un muscle chauffant placé autour de l’œil augmentait la température de celui-ci de 10 à 15 °C. Ceci aurait pour but d’améliorer la capacité optique de l’espadon et d’améliorer ainsi sa capacité de prédateur. L’espadon est l’une des cibles préférées des pêcheurs. Depuis 1991, la Cicta, une commission internationale pour la conservation des thonidés (de l’Atlantique), a multiplié les recommandations et établi des quotas de prises par pays, ainsi que des minima de taille et d’âge. Mais ces poissons continuent à être capturés jeunes. Et l’état des stocks s’en ressent, chez nous certainement aussi. (Le Quotidien d’Oran-14.10.2010.) 

 

 


 







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