Le dialogue euroméditerranéen

**L’Algérie est « incontournable » dans le dialogue euroméditerranéen

L’Algérie a un rôle « essentiel » dans le dialogue euroméditerranéen, a souligné jeudi à Alger (14.03.2013.), le directeur exécutif  de la Fondation Anna Lindh, M. Andreau Claret.

Le dialogue euroméditerranéen

« Sans l’Algérie il ne peut pas y avoir de dialogue dans l’espace   euroméditerranéen », a déclaré M. Claret à l’APS, à l’occasion d’une réunion  préparatoire au « Forum Anna Lindh 2013″ prévu début avril à Marseille (France). Il a relevé que le fait d’organiser cette réunion à Alger sous le thème:  « Migration et les nouvelles perspectives sur la diversité culturelle en Méditerranée », prouve « le rôle et l’engagement » de l’Algérie dans le dialogue euroméditerranéen.

Il a précisé que cette rencontre préparatoire à pour objectif de voir  comment les « migrants » du sud du bassin méditerranéen vivant en Europe « peuvent  contribuer à établir des liens entre les deux rives, à se comprendre, à se connaître  mieux et à vivre ensemble ». « Je pense que c’est une grande opportunité pour faire face aux défis  et tirer profit des expériences très positives de participation de ces migrants  dans la vie culturelle, politique et sociale européenne », a-t-il dit, ajoutant  que ces expériences vont être échangées à l’occasion de cette réunion « pour  voir comment la fondation Anna Lindh peut contribuer à les développer ».

Il a indiqué qu’il s’attend, également, « à ce qu’il y ait des propositions  qui servent la fondation pour développer mieux son travail en vue de promouvoir  le dialogue interculturel » et à ce qu’elle « débouche aussi sur des propositions  qui arrivent aux institutions de la région pour qu’elles prennent les mesures  nécessaires pour faciliter la mobilité des personnes ».

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En prévision du « Forum Anna Lindh 2013″, la fondation a initié différentes  réunions préparatoires, telles que celles tenues à Istanbul (Turquie) sur le  thème de « Jeunesse », à Casablanca (Maroc) : « Femmes », Palerme (Italie) et  Barcelone (Espagne): « Média et perception », et Luxembourg : « Jeunes activistes ». L’objectif est de « contribuer à la formulation, au développement et  à la réalisation du programme Forum Anna Lindh 2013 à Marseille, en articulant  la perspective de la diversité aux défis sociaux, culturels, économiques et  politiques du contexte euroméditerranéen ».

De son coté le président du réseau algérien NADA, M. Abderrahmane   Aârar, qui participe à cette réunion de trois jours, a plaidé pour un « dialogue sincère » entre les différents acteurs des deux rives de la Méditerranée et pour  « aller vers des solutions » en donnant notamment un « rôle important pour le citoyen  migrant et protéger ses droits.*APS-14.03.2013.

**La culture Européenne à l’honneur en Algérie

La treizième édition du Festival culturel européen à Alger a été inaugurée le dimanche 13 mai 2012 à 19 h, à Ibn Zeydoun, et s’est poursuivie jusqu’à la fin de ce mois, sous le signe de la diversité.

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Comme à l’accoutumée, le festival européen débarque dans la capitale algérienne pour présenter une diversité
musicale, non sans favoriser l’échange et le dialogue interculturel entre les deux rives de la Méditerranée. Mme Laura Baeza, ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, a bien mis en évidence l’importance de ce rendez-vous annuel, lors de la conférence de presse organisée ce lundi 7 mai 2012 à l’hôtel Sofitel d’Alger.
Depuis son lancement, en 2000, «ce festival s’inscrit dans le paysage culturel de cette capitale (Alger, ndlr) qui a su accueillir et intégrer, au fil des siècles, autant de cultures et de civilisations différentes», selon Mme Baeza.
Avant de céder la parole aux attachés culturels des quinze Etats membres, qui ont présenté le programme de
leurs soirées respectives, la conférencière a ajouté : «Un Festival culturel européen en Algérie, c’est un juste retour des choses, l’Algérie s’est ouverte à nous, l’Europe s’ouvre à l’Algérie aussi dans le domaine de la culture.»
Une ouverture qui est également illustrée par cinq concerts.
D’abord, celui du Trio Kepera des Pays-Bas qui, avec le violoniste algérien Kheireddine M’Kachiche, expérimente son jazz en le fusionnant avec la musique andalouse.
Lors de leur rencontre scénique, les deux parties tenteront d’offrir, en beauté, un répertoire fait de croisements musicaux dans la méthode du jazz. D’autant que Kheireddine M. compte nombre de collaborations au niveau national et international.
Le trio hollandais s’intéresse en particulier aux musiques traditionnelles de Perse et du monde arabe. Le voilà, enfin, dans un pays du Maghreb pour exposer un nouveau concept, de nouvelles sonorités.
Ensuite, Senda, la chanteuse algérienne émigrée, sera accompagnée par le groupe autrichien pop-rock The Prayner Band. Puis, les musiciens belges Pierre Vaiana, Barbara Wiernick et Jean-Paul Estiévenart feront un liqaa (rencontre) avec leurs pairs algériens de Madar : le guitariste Aminoss, le bassiste Nadjib Gamoura et le batteur Nazim Benkaci.
La musique du monde viendra de France, celle de Lokua Kanza (d’origine congolaise). Et comme la dernière fois,
l’ensemble de la musique gnawie, Gaâda Diwan Béchar d’Algérie, interprétera des titres de son dernier album et ses autres succès. Il aura l’honneur de clôturer ce treizième festival du Vieux Monde.
*Par Mohamed Rediane -
Source de l’article – Jeune Indépendant-15.05.2012.

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**Les entreprises algériennes invitées au forum économique de la Méditerranée occidentale à Barcelone

Les entreprises algériennes sont invitées à participer  au 1er forum économique de la Méditerranée occidentale prévu le 23 octobre 2013  à Barcelone en Espagne, annonce mercredi la Chambre algérienne de commerce  et d’industrie (CACI).    

Le forum se veut être une plate forme pour débattre des enjeux économiques  que connaît la Méditerranée occidentale ainsi que les régions connexes notamment  l’Afrique subsaharienne, indique la chambre.       

Les participants auront de multiples thèmes à débattre, à savoir, la  place de la Méditerranée occidentale dans l’économie globale, le renforcement  de la coopération économique entre l’Europe et le Maghreb avec l’Afrique subsaharienne,  ainsi que le financement des projets pour le progrès, précisent les organisateurs.       

A cet effet, la CACI invite les entreprises algériennes à participer à  ce forum qui sera rehaussé par la présence des ministres des Affaires étrangères  des pays du forum Méditerranéen de l’Ouest (appelé communément les pays du  dialogue 5+5) ainsi que celle de chercheurs et d’entrepreneurs.         

Cette rencontre est organisée notamment par le Portugal et la Mauritanie,  en tant que co-présidentes du Dialogue 5+5, l’Espagne en tant que pays hôte  et le secrétariat de l’Union pour la Méditerranée (UpM).*APS-02.10.2013

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*Les 20es rencontres d’Averroès à Marseille : Repenser la Méditerranée

Depuis 1994, les rencontres d’Averroès ne cessent de remuer les profondeurs de la Méditerranée pour déterrer cette mémoire commune riche en référents pouvant servir aujourd’hui de socle à la construction d’un espace ouvert et plus apaisé.

Marseille * envoyé spécial dEl Watan

Agitée en permanence à cause  des tensions politiques et des conflits violents, la Méditerranée ne cesse de s’interroger sur sa vocation et son devenir. Sa position géostratégique et les clivages qui caractérisent les pays riverains appellent à des projets et des initiatives politiques institutionnelles qui souvent font naufrage. Cela n’empêche pas l’émergence d’une pensée nouvelle portée par des sociétés civiles. C’est le cas des Rencontres d’Averroès – haut lieu de débat et de réflexion sur cet espace stratégique – qui s’emploient depuis vingt ans à penser autrement la Méditerranée. Organisée par la dynamique équipe d’Espace culture Marseille, en fin novembre, la 20e édition des Rencontres d’Averroès revêtait d’un caractère particulier, tant l’actualité méditerranéenne est dense, les soubresauts des révolutions arabes, la crise économique qui dynamite l’Europe, les replis identitaires et surtout le conflit du Moyen-Orient.

Autant de questions auxquelles une brochette de penseurs des deux rives se sont attelés à répondre lors de cinq tables rondes, débattant avec toute la sérénité qu’exige la situation. Et pour mieux saisir l’espace méditerranéen dans toute sa complexité, il fallait remonter les chemins de l’histoire pour déterrer les questions des «mémoires» et de la «transmission des héritages culturels». Une tâche qui échoua au philosophe et médiéviste Alain de Libéra, qui dans une conférence magistrale intitulée «Athènes, Cordoue, Jérusalem : héritage partagé ou déni ?», a battu en brèche l’idée selon laquelle «l’Europe est purifiée et dont le seul héritage serait Athènes». «L’héritage andalou fait pleinement partie de la conscience occidentale», plaide-t-il.

Prenant le contre-pied du discours dominant en Europe et particulièrement en France, le philosophe défend ardemment «le transfert culturel qui s’est produit au moyen-âge. Au XIIe siècle, quelque chose d’essentiel, pour l’Europe, a transité d’Orient en Occident par la traduction et des transmissions. L’université médiévale, qui reste la matrice des institutions modernes, est le point d’aboutissement en Europe du mouvement de translation opéré dans le monde méditerranéen, d’Alexandrie à Baghdad, de Baghdad à Damas, de Damas à Cordoue, de Cordoue à Tolède puis à Paris». Une conférence suivie d’un grand moment de débat animé par les éminents professeurs que sont Ali Benmakhlouf, Barbara Cassin, Joseph Chetrit et José Antonio Gonzalez Alcantud, qui ont évoqué, tour à tour, les multiples facettes iden titaires, culturelles, civilisationnelles et philosophiques qui ont fait la grandeur de la Méditerranée.

«Paix impossible ou/et guerre improbable?»

Pour le professeur d’histoire à l’université d’Istanbul, Edhem Eldem, la cohérence de cet espace «reposait sur l’intégralité et l’exclusion dès le XIXe siècle. Aujourd’hui, elle est devenue une frontière absolue, une sorte de gouffre infranchissable. Elle ne partage plus, elle divise. Ce nouveau hiatus n’est plus seulement politique et économique, mais aussi idéologique et culturel». Plus critique encore de ce qu’est devenue la Méditerranée, Edhem Eldem, qui a animé la seconde table ronde des Rencontres, estime que la Grande bleue «semble avoir perdu les moyens de s’ériger en espace et en discours cohérents pour contrer la dérive dont nous sommes témoins». «Son poids réel, à l’échelle globale, est devenu on ne peut plus marginal», lance-t-il.

Un moment vif des Rencontres a réuni Gilbert Achcar, Hamit Bozarslan, Denis Charbit et Salam Kawakib autour d’une table ronde pour débattre de l’histoire mouvementée qui agite particulièrement le monde arabe, à la faveur des insurrections qui ont fait chuter des régimes qui  longtemps ont été des interlocuteurs privilégiés des pouvoirs occidentaux. Si le professeur de l’université de Haïfa, Denis Charbit, estime que «les révolutions arabes doivent amener le monde arabe à revoir sa perception vis-à-vis du conflit israélo-palestinien», le professeur Gilbert Achcar, lui, juge inversement que «c’est à Israël de revoir sa politique et que c’est elle qui bloque la résolution du conflit du Moyen-Orient en empêchant l’émergence d’une solution possible».

Arts contre frontières

Face aux miradors qui s’érigent, empêchant le jaillissement d’un espace méditerranéen commun, la création artistique apparaît comme un désir puissant qui brise les enfermements et les replis identitaires ou religieux. Ne reconnaissant ni frontière ni «nationalité», l’art voyage sans visa parle et interpelle tout le monde. Et c’est aussi par l’invention artistique que se fabrique une diversité méditerranéenne.

Mustapha Benfodil, Hassan Darsi et Mario Rizzi, des Méditerranéens convaincus, ont aussi apporté leur «folie artistique» aux Rencontres d’Averroès, qui prennent la forme d’une université populaire avec un public nombreux et surtout attentif. Obstinés à renverser l’ordre des choses, ils déclinent, tel un commando, leur mode opératoire pour se réapproprier l’espace public, se réapproprier l’espace méditerranéen pour en faire un lieu où se réalisent les rêves les plus fous.

C’est sans doute par l’invention artistique, qui met le pied dans le plat des politiques, que le désir méditerranéen se construit. Les peuples y croient profondément, pour peu que cela se fasse contre toutes les formes d’hégémonie.*Hacen Ouali-El Watan-09.12.2013

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21 réponses à “Le dialogue euroméditerranéen”

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  1. 19 07 2017
    dani (11:48:29) :

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