La Syrie.Quel avenir ?

La Syrie.un pays qu'on veut détruire.1 Carte-de-Syrie

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*La moitié du monde est avec le président syrien EL Assad

La politique internationale n’est pas régie par les principes. C’est un ensemble d’intérêts qui se rapprochent ou s’opposent. Ceci s’applique par excellence à la Syrie.

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De ce fait, les sentiments de sympathie de certains envers le régime syrien et de haine de la part d’autres, restent inutiles dans le domaine des émotions. L’important est l’équilibre mondial qui contrôle désormais le déroulement des choses.

Dans cet équilibre, la moitié du monde n’hésitera pas à féliciter le président syrien Bachar el-Assad pour sa victoire certaine dans les élections. L’axe qui se montre prêt à le féliciter regroupe la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, des pays membres du groupe des BRICS. A eux s’ajoutent plusieurs pays de l’Amérique du Sud, l’Iran, l’Irak, et un nombre de partis et forces arabes et internationales.

Si l’on mesure le taux de la population de ces pays, on obtiendra plus de la moitié du monde.

Si l’on mesure aussi leurs potentiels économiques, ces pays constituent des puissances économiques montantes, sont sur le point de remplacer les forces économiques précédentes. Deux de ces pays, la Russie et la Chine, ont déjà bloqué quatre fois des résolutions internationales contre la Syrie, et continueront de le faire.

Le chef des Forces libanaises au Liban Samir Geagea n’a pas fait attention à ce fait. Il avait dit dans son point de presse que seuls le Surinam, le Venezuela et un pays tierce féliciteront Assad. Il est de son droit de se prononcer ainsi, vu qu’il déteste le régime syrien. Mais en termes d’intérêts internationaux, pas de place à l’amour et à la haine.

Quoi de neuf ?

Ces quelques derniers jours, deux attentats terroristes très dangereux ont eu lieu. Ce genre de terrorisme incite à penser encore plus aux intérêts internationaux et réduit l’importance des principes et des sentiments. Une attaque a visé une synagogue à Bruxelles, un attentat perpétré par un français d’origine maghrébine. Et un attentat-suicide commis par un Américain pour la première fois à Idleb en Syrie, a surpris les Etats-Unis.

Au vu des intérêts internationaux, le sang syrien qui coule depuis trois ans n’a aucune importance. Plusieurs pays désiraient que les combats se prolongent pour longtemps. De même, c’est une guerre d’usure qui vise l’armée syrienne, tout comme le Hezbollah et l’Iran. A cela s’ajoute la division sectaire sunnite-chiite censée créer un front parfait entre les combattants du Hezbollah et les takfiris. Tout ceci aurait été réalisé sans le terrorisme.

Après l’attentat de Bruxelles et l’attentat du suicidaire américain, il s’avère impératif de faire autrement le calcul des intérêts. Il serait très difficile pour les pays désirant améliorer le niveau d’armement aux combattants de l’opposition de convaincre le Congrès, l’opinion publique et leurs trésoreries.

La guerre en Syrie ressemble de plus en plus à une guerre entre terroristes et non terroristes.

L’intérêt international nécessite actuellement de se tenir du côté opposé aux terroristes. Les détracteurs du régime syrien disent que ce dernier a encouragé le terrorisme depuis l’occupation américaine de l’Irak, et que c’est lui qui a libéré des terroristes alors qu’il le pratique. En termes d’intérêts internationaux, ces propos ne servent à rien.

La situation en Syrie ne peut rester telle quelle. Le terrorisme qui s’est infiltré en Syrie via des passages connus peut rentrer à travers ces mêmes passages. Ceci a eu lieu effectivement. Certains sont rentrés chez eux et constituent un danger. Seule l’armée syrienne, en coopération avec les armées des pays voisins peut empêcher ce retour.

Le président américain Barack Obama a fixé la ligne rouge. Pas d’intervention militaire de l’extérieur. L’Arabie saoudite a dressé une liste de noms d’organisations terroristes, dont l’EIIL, al-Nosra et les Frères musulmans. Les intérêts internationaux occidentaux et des pays du Golfe se rapprochent donc des intérêts russes, iraniens et syriens.

Il ne reste donc que trois options. Soit laisser la guerre en Syrie écraser ce qui reste d’hommes et de pierre. Ceci est impossible après l’accentuation du terrorisme. Soit s’aventurer en octroyant aux rebelles des armes sophistiquées anti-aériennes et autres. Ceci est encore difficile à cause de multiples lignes rouges, dont celles russes. Soit ouvrir des canaux de communication publiques pour coopérer avec l’armée syrienne, comme c’est le cas avec les deux armées irakienne et égyptienne. Cette option serait la plus facile malgré l’embarras.

Pourquoi donc parle-t-on d’embarras ?

Tout simplement, parce que le problème de l’Occident atlantique et de ses alliés n’est plus le maintien du régime syrien ou de son armée, mais comment traiter avec cette armée, suite à l’élection du président Assad pour un troisième mandat. Quant aux réformes et au changement du régime, ces slogans ne figurent plus au menu des intérêts internationaux.

Le problème de l’Occident atlantique est la source de la force de l’autre axe.

Féliciter Assad pour sa réélection à partir de jeudi fait partie d’une équation internationale réclamée par la Russie, l’Iran et leurs alliés. Celle-ci pousserait vers une entente quelque part. il faut une entente pour lutter contre le terrorisme tout en acceptant, bien qu’à contrecœur, le maintien d’Assad.

Quant aux miliciens les plus dangereux, ils poursuivront sine die leurs bombardements et explosions. Les attaques s’intensifieraient dans les deux prochains jours pour influencer le cours du processus électoral.

Une fois de plus, les intérêts internationaux sacrifient leurs alliés et abandonnent l’opposition au bord de la route, même si ils multiplient les paroles sur le soutien à cette opposition.

Le monde après l’attaque de Bruxelles et l’attentat-suicide américain n’est plus comme auparavant. La question n’est plus liée au sang syrien.*03.06.2014

Traduit par al-Manar du site al-Akhbar

Ecrit en arabe par le journaliste Sami Kleib

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*Conférence pour une solution politique en Syrie-Genève 2 sous l’égide de l’ONU 

La Syrie.Quel avenir ? 2301-SyrieGeneveII

La conférence de paix Genève 2 débute ce mercredi matin à Montreux, en Suisse. Après des mois d’intenses tractations, les principaux acteurs dans la crise syrienne sont enfin réunis pour tenter de trouver une issue au conflit qui dure depuis trois ans. Mais les discussions directes entre régime et opposition ne débuteront que vendredi.La coalition de l’opposition syrienne se rend à Genève 2 divisée. Sa plus importante composante, le Conseil national syrien, a finalement annoncé à la veille de l’ouverture de la conférence de paix qu’il ne se rendrait pas en Suisse. Si la coalition politique d’Ahmed Jarba a accepté finalement, suite au retrait de l’Iran, d’être présente, le Conseil national syrien de [Georges] Sabra, lui, s’est refusé à être présent. Et sur le terrain, la situation est toujours aussi confuse puisque le Front islamique syrien, qui représente d’une certaine manière les intérêts saoudiens, a également refusé de s’associer à la conférence.*RFI -Mercredi 22 janvier 2014

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**La prouesse de Lakhdar Brahimi

IL a réuni autour d’une table « les frères ennemis syriens »

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C‘est une véritable prouesse qu’a réalisée le diplomate algérien Lakhdar Brahimi à Genève. Le gouvernement syrien Bachar al-Assad vient d’autoriser les femmes et les enfants assiégés depuis des mois dans le centre de Homs (centre) à quitter la ville immédiatement.

Un homme de paix écoeuré de voir ses frères arabes s'entre-tuer en Syrie

Le 1er janvier dernier, il a fêté ses 80 ans et malgré cet âge avancé, Lakhdar Brahimi reste un diplomate chevronné, lucide et surtout conscient de la mission délicate que lui a assignée le plus important président de la planète: le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Lakhdar Brahimi pouvait donner des conférences sur «la diplomatie ouverte» dans les plus prestigieuses universités du monde, mais malgré cela, il s’est abstenu à poursuivre sa mission de faiseur de paix dans des zones arabes en conflit. Cette semaine, les médias internationaux n’avaient d’yeux que pour lui. «Le diplomate algérien» était devenu la star des principales chaînes d’information en continu et les journaux télévisés voyaient en lui l’espoir du règlement du conflit syrien. Pour préparer la conférence de Genève, Lakhdar Brahimi avait, dès l’automne dernier décidé de déménager ses bureaux, de s’installer dans la cité helvétique et de préparer la conférence de Genève. Pour parer au règlement de la crise d’un pays arabe déchiré, il fallait confier la mission à un diplomate qui connaît réellement les racines du mal. L’échec de l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, contraint de jeter l’éponge, a conforté la position de Brahimi qui croit que l’arrivée d’une solution c’est de mettre autour de la même table les délégations syriennes, représentant le régime et celle de la rébellion. La rencontre entre les deux camps à la conférence Genève II a été montée comme une pièce théâtrale avec plusieurs actes. Discuter avec les délégations séparément pour les convaincre, chacun à son tour, de s’asseoir autour de la même table. Dans le deuxième acte, elles sont entrées par des portes différentes et ont mis leurs rancoeurs de côté pour s’asseoir face à face. Les émissaires du président syrien, Bachar al-Assad et de l’opposition examinent à Genève le problème des milliers de prisonniers et de disparus du conflit syrien. Le médiateur de l’ONU qui tentait d’obtenir la libération d’enfants, de femmes et des plus âgés. Les négociateurs en chef et leurs équipes ont discuté pendant plus de deux heures dans le même salon que la veille pour une deuxième journée de négociations. Comme samedi dernier, les deux délégations sont assises à la même table, mais se parlent par Lakhdar Brahimi interposé. Finalement le médiateur de l’ONU avait annoncé samedi soir, après le premier round de négociations que la question des prisonniers et des disparus serait au menu des discussions. Finalement, le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad a autorisé les femmes et les enfants assiégés depuis des mois dans le centre de Homs (centre) à quitter la ville et le médiateur de l’ONU Lakhdar Brahimi, s’est dit d’ailleurs «content» du déroulement des négociations à Genève sur le conflit syrien et a loué le «respect mutuel» dont font preuve les délégations du régime syrien et de l’opposition. Mais la libération des enfants et femmes ne sera pas suffisante pour la rébellion. L’opposition a indiqué hier avoir présenté «des listes de dizaines de milliers de prisonniers dans les prisons du régime». «S’il y a un échange, les femmes, les enfants et les plus vulnérables sont la priorité», a déclaré Monzer Aqbiq, porte-parole de la délégation de l’opposition. Pour sa part, le régime a assuré vouloir gérer cette question «sans discrimination». «Il y a aussi des milliers de personnes enlevées, (par les rebelles ou les jihadistes), certains ont disparu depuis deux ans et demi et il n’y a pas de trace d’eux», a rappelé le ministre syrien de l’Information, Omrane Zoghbi. L’opposition, engagée dans des combats avec les groupes jihadistes, refuse de s’engager sur la libération de prisonniers qu’elle ne détient pas. Depuis que le mouvement de contestation de mars 2011 a tourné à la guerre civile sanglante avec plus de 130.000 morts et des millions de réfugiés et déplacés, le phénomène des prisonniers et des disparus s’est amplifié. Il n’existe pas de chiffres exacts, mais l’Observatoire syrien des droits de l’homme (Osdh), une ONG en pointe dans le conflit syrien, évoque 17.000 disparus et des «dizaines de milliers» de prisonniers dans les prisons du régime. L’Osdh évoque également des milliers de personnes enlevées ou prisonnières des groupes armés, notamment des jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et du Front al-Nosra, ainsi que de groupes rebelles. En décembre, la Commission internationale d’enquête des Nations unies pour la Syrie avait qualifié de «crime contre l’humanité» les disparitions forcées menées par l’armée, la police et les services de renseignements syriens, évoquant une «tactique de guerre» des autorités de Damas et le recours systématique à la torture. Le Comité international de la Croix-Rouge n’a pu visiter aucune prison en Syrie depuis 2012. Le rapport s’appuyait sur le témoignage d’un photographe qui affirme avoir déserté la police militaire syrienne avec, en sa possession, une carte mémoire contenant environ 55.000 photos de 11.000 prisonniers morts en prison entre mars 2011 et août 2013. Samedi dernier, les deux délégations avaient parlé longuement de Homs et des quartiers rebelles de la ville bombardée quotidiennement par l’armée syrienne. Selon Lakhdar Brahimi, les deux parties ont trouvé un accord sur l’envoi de convois humanitaires à Homs. Et l’opposition a estimé que la demande faite à Damas constituait un «test» du sérieux du régime dans les négociations à venir.*Par Salim AGGAR-L’Expression-Lundi 27 Janvier 2014

Un espoir pour les enfants, les principales victimes de ce conflit

**Une lueur pour le peuple syrien?

Il n’y a qu’un passé et il n’existe qu’un seul présent, par contre il y a une multitude de futurs, mais seul l’un d’eux se réalise.» *Philippe Geluck

**Par Pr Chems Eddine CHITOUR

Genève abrite depuis trois jours un nouveau round de négociations devant aboutir en théorie à la paix en Syrie. Des milliers de morts, des centaines de milliers de blessés, un peuple traumatisé qui a vu sa population s’enfuir hors de ses frontières et vivre un deuxième hiver dans le froid, la faim et la mitraille. Depuis quelques mois la coalition anti-Assad se fissure du fait de luttes internes des milices islamistes contre dit-on, une opposition laïque. Il semble que le pouvoir syrien gagne des points et la situation d’affaiblissement de la coalition l’arrange. Les parrains du malheur syrien sont les pays du Golfe qui inondent chacune les factions anti-Assad avec les armes occidentales. De l’autre côté, la Russie ravitaille le pouvoir syrien. Enfin le Hezbollah et l’Iran jouent le même rôle que la Turquie envers la coalition anti-Assad. Résultat des courses: les Occidentaux et la Russie disent qu’ils veulent la paix en Syrie, ils devraient peut-être commencer par un embargo sur les armes aux belligérants qui se retrouveraient à se battre avec des arbalètes, des épées ou des frondes comme au bon vieux temps des croisades, mais ceci est une autre histoire. Un impair de taille: l’absence de l’Iran dé-invitée au dernier moment. L’invitation lancée par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies Ban Ki-moon à l’Iran à participer à la conférence de Genève 2, a bien failli faire annuler cette conférence avant même qu’elle ne débute. En fin de journée, le porte-parole du Secrétaire général revient sur cette invitation, et la retire, purement et simplement. Le même jour, la Grande-Bretagne dit «demeurait disposée à travailler avec l’Iran sur la question syrienne» selon Chine Nouvelle (Xinhua) du 21/01/2014

Les débuts chaotiques de Genève II

Personne ne pouvait parier un kopeck sur cette conférence, la première victoire de la paix est que la coalition anti-Assad plus divisée que jamais a accepté sous la pression américaine de venir à Genève avec une interprétation différente concernant la transition telle que décidée à Genève I. «La première journée de la conférence de paix sur la Syrie s’est achevée, mercredi 22 janvier à Montreux, sur une promesse des délégations du gouvernement syrien et de l’opposition de s’asseoir à la même table des négociations à partir du 24 janvier. (…) D’entrée de jeu, Sergueï Lavrov, le premier à prendre la parole, a planté le décor de cette rencontre. D’un ton sec et tranchant, il s’est livré à un réquisitoire contre l’opposition syrienne et ses parrains occidentaux.. Dans une allusion claire aux pays du Golfe, principaux bailleurs de fonds de la rébellion, et aux Etats-Unis, le chef de la diplomatie russe a vilipendé ceux qui «tentent de l’extérieur d’imposer leur modèle» à la Syrie. «Il ne faut pas regarder très loin», a-t-il poursuivi en faisant référence à la situation en Irak, pour comprendre que ces «tentatives ne peuvent que nuire»aux négociations engagées à Montreux.» Le chef de la diplomatie russe est rapidement passé sur l’ordre du jour officiel de la rencontre, à savoir la mise en place d’une transition politique, pour souligner que l’urgence du moment est d’éviter que la Syrie devienne une «base arrière du terrorisme international», reprenant ainsi l’argumentaire du régime. De surcroît, M. Lavrov a balayé d’un revers de la main les demandes d’ordre humanitaire réclamées par l’opposition, les qualifiant «d’artificielles».(…) John Kerry a ensuite répondu au discours combatif de Sergueï Lavrov, dans une intervention aux antipodes de celle de son homologue russe. Il a salué la décision«courageuse» de la CNS de se rendre à Montreux et a clairement recadré l’enjeu de la rencontre: le départ de Bachar Al-Assad. «Il n’est pas envisageable qu’un homme qui a conduit la répression brutale de son propre peuple puisse retrouver la légitimité de gouverner. Le droit de conduire un pays, a-t-il insisté, ne peut pas venir de la torture, des barils d’explosifs et des missiles Scud. Il provient du consentement du peuple.» (1)

Les enjeux

Nahed Attar nous décrit la situation: «Les deux seules interventions significatives de «Genève 2» écrit-il sont celles du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, et de son homologue saoudien, M. Saoud al-Fayçal. La plaidoirie historique du premier pour la défense de l’État syrien – fondée sur ses valeurs nationales et civiles, son rôle régional, et sa combativité face à une horrible agression criminelle qui dure depuis bientôt trois années – s’est heurtée à celle du second, venu confirmer la politique haineuse du Royaume saoudien à l’égard de la Syrie, de sa civilisation et de son peuple.» (2) Pour le journaliste, «le Président Bachar al-Assad n’est plus un sujet de litiges pour la majorité des Syriens. Et, alors qu’au début de 2013 il n’était qu’acceptable jusqu’à la fin de son mandat actuel, sa candidature aux présidentielles de 2014 est devenue une nécessité autant pour la Syrie que pour l’International. Plus personne ne discute du fait qu’il peut gagner les élections. Le gouvernement syrien est resté solidaire, et a progressé dans sa bataille politique; et l’État syrien a retrouvé sa capacité de gestion du pays avec une efficacité raisonnable en temps de guerre. L’opposition syrienne s’est désintégrée et s’est dispersée dans des pays moribonds; à savoir, le Qatar, la Turquie, et les derniers de ses sponsors atteints de la démence du perdant, dont l’Arabie Saoudite, la France, et les services troubles du renseignement régional et international; cette prétendue opposition étant désormais logée sous l’enseigne du takfirisme et du terrorisme bestial, qu’il s’agisse de Daecht, de Jabhat Al-Nosra, ou du Front Islamique, factions aussi monstrueuses les unes que les autres!(2)

L’interprétation différente de Genève I

Après les rodomontades du premier jour, les Occidentaux ont laissé Lakhdar Brahimi seul pour gérer l’ingérable. Il n’empêche qu’il réussit à mettre les belligérants à la même table. Les délégations de l’opposition et du régime syriens se sont retrouvées pour la première fois samedi autour de la table des discussions pour tenter de trouver une issue au conflit qui mine le pays depuis trois ans. Il s’agit des premières discussions en face-à-face entre les deux camps depuis le début du conflit il y a trois ans. Conformément au plan de Lakhdar Brahimi, les deux camps se sont retrouvés peu après 9 heures (GMT) dans la même pièce pour écouter pendant une trentaine de minutes le discours d’introduction du médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe. Les négociations auraient dû commencer vendredi, mais l’ONU et les Syriens ont perdu 24 heures après le refus de l’opposition de s’asseoir à la même table que le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem. Damas n’a pas accepté ce qui constitue une ligne rouge pour l’opposition et les Occidentaux: la reconnaissance par le régime du principe d’un gouvernement de transition conformément au texte adopté par les Russes et les Américains en juin 2012 lors de la conférence de Genève-1. Après d’intenses discussions avec les deux délégations, Lakhdar Brahimi avait finalement convaincu les protagonistes d’être présents samedi pour une première rencontre.

Qui est Lakhdar Brahimi?

Qui est cet illustre «inconnu» que les Occidentaux découvrent sur le tard en l’encensant du fait que c’est lui qui fait le difficile boulot de recoller les morceaux du puzzle syrien après les échecs de l’ONU et la compromission éhontée de la Ligue arabe qui a exclu la Syrie de la Ligue? Olivier Ravanello nous en parle: «Il s’appelle Lakhdar Brahimi. «Brahimi l’Algérien» est un diplomate dans l’âme. Un homme de paix écoeuré de voir ses frères arabes s’entre-tuer en Syrie. Alors il a dit «oui» quand l’ONU lui a demandé l’impossible: être un pont entre le régime du dictateur Bachar el-Assad et l’opposition syrienne. Ce pont, il l’a toujours été. Ministre des Affaires étrangères algérien, il est l’artisan des accords de Taef qui marquent la fin des guerres du Liban. Déjà. Il fait aussi partie des Elders, groupes de vieux sages de la planète où l’on trouve aussi Jimmy Carter ou Kofi Anan, et que l’on envoie quand la diplomatie traditionnelle a échoué. Parce qu’ils connaissant tout le monde, qu’ils ont vu les dirigeants actuels en culottes courtes et qu’ils n’ont pas d’arrière-pensées. En l’occurrence, l’image est vraie. Bachar, Brahimi l’a vu en culottes courtes, enfant au palais de son père Hafez. (…) Brahimi voyage, parle, essaie de convaincre, de rapprocher les contraires. Inlassablement. Au début, les micros se tendaient devant lui. Mais rien. Brahimi est mutique et c’est comme cela qu’il a pu maintenir un climat de confiance avec ses interlocuteurs.» (3) «Vendredi, à Genève, dans les salons d’un hôtel de luxe, le silence sera pesant. Et Brahimi sera seul au milieu. La délégation de l’opposition syrienne d’un côté et la délégation du régime envoyée par Bachar el-Assad de l’autre. Neuf d’un côté, neuf de l’autre. Entre eux, un abîme de haine. Brahimi n’a sûrement pas la réponse, mais il sera là. Et ses petits-enfants, de loin, le regarderont en se disant sûrement que papy est un sacré bonhomme…» (3). Il est vrai que connaissant la susceptibilité des uns et des autres, l’ancien chef de la diplomatie algérienne, lit-on dans le journal Liberté, aura toutes les peines du monde à rapprocher les positions (…) Demeurant toutefois optimiste, Lakhdar Brahimi a, de son côté, qualifié les réunions d’hier à Genève de ´´semi-pas´´. ´´Demain il y aura un pas complet´´, a-t-il ajouté. (…) Ainsi, régime et opposition divergent sur l’interprétation du contenu de Genève I, signé entre les grandes puissances en 2012 et prévoyant une période de transition. Les opposants à Bachar al-Assad réclament que celle-ci implique nécessairement un départ du président, tandis que Damas rejette ce scénario et parle d’un gouvernement d’union. ´´Nous parlons d’un gouvernement d’union élargi mais pour y arriver, il faut voir qui représente cette opposition´´, a indiqué le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad.» (4)

Le bon début des négociations

Comment l’envoyé de l’ONU a-t-il fait pour réconcilier les deux parties, chose impensable à peine quelques heures auparavant. C’est que ce diplomate algérien chevronné s’est livré à un tour de passe-passe diplomatique des plus habiles. Afin de contourner le refus du régime de signer tout document écrit attestant de la mise en place d’une autorité de transition, il a en réalité obtenu des deux parties qu’elles se contentent d’une déclaration orale de l’envoyé de l’ONU prononcée l’après-midi en conférence de presse. «Si le régime ne le contredisait pas dans la foulée, alors cela équivalait implicitement à une acceptation des termes de Genève I»,(…) Un exercice diplomatique de haut vol permettant de contourner, certes provisoirement, cette épineuse question, sans mettre aucune délégation en porte-à-faux». Grâce à un tour de passe-passe diplomatique de haut vol, l’envoyé de l’ONU Lakhdar Brahimi devrait permettre aux deux camps de véritablement négocier. Tout avait fort mal commencé à Genève. Jeudi soir, veille de la rencontre historique annoncée entre le régime de Bachar el-Assad et ses opposants, pour la première fois en trois ans de guerre, l’opposition recule, et indique qu’elle ne s’asseoira pas en face de responsables syriens. En cause, le refus de ces derniers d’accepter les termes de Genève I, première conférence internationale sur la Syrie, organisée sans Damas, qui avait conclu, résolution de l’ONU à l’appui, à la formation par «consentement mutuel» d’une autorité de transition ayant les «pleins pouvoirs exécutifs». (5) L’infatigable Lakhdar Brahimi, a pourtant tout fait pour réunir les deux camps dans la même salle, sans pour autant qu’ils s’adressent la parole. Rien n’y fait. Des positions irréconciliables Pourtant, en fin de journée, c’est avec une excellente nouvelle que Lakhdar Brahimi revient de son marathon diplomatique. «Nous allons nous retrouver demain dans une même salle», annonce-t-il, soulagé, aux journalistes. « Autre bonne nouvelle: à en croire les diplomates présents dans les coulisses du palais des Nations, les deux délégations se seraient mises d’accord pour travailler jusqu’à dimanche sur un accès humanitaire aux populations syriennes, tout d’abord dans la ville de Homs, avant de se pencher à nouveau sur les questions politiques. «Homs est vraiment dans une situation d’encerclement terrifiante», soulignent-ils. «Elle possède, de surcroît, une dimension symbolique et politique forte. Si le régime ne fait pas obstacle, l’aide peut s’acheminer très vite», préviennent-ils. On s’acheminerait a minima vers une aide humanitaire multiforme notamment des couloirs humanitaires. Les médias occidentaux qui reprennent les positions des Occidentaux martèlent que la solution n’est pas militaire, les mêmes qui ont armé la coalition tant qu’ils ont pu, ils s’aperçoivent que cette coalition est affaiblie par l’apparition des milices islamiques qui commencent à faire réfléchir l’Occident qui pense que la solution Bachar El Assad «laïc» n’est plus définivement à rejeter en tout cas dans une période de transition, le temps d’éliminer les factions islamistes. Bachar Al Assad qui ne méritait pas de vivre selon le ministre français Fabius, est en train de renaître de ses cendres. Il reste que l’alternance au pouvoir est inéluctable 12 ans de pouvoir, c’est trop. Il faut laisser la place mais dans des «élections propres et honnêtes» pas de celles que nous avons connues en Algérie en 1991. Par qui se ferait alors l’alternance? Certainement pas par l’opposition off shore des Burhan Ghalioun le Franco-Syrien, plus inspiré en tant que chercheur, et les Kodmani qui se découvrent à 3000 km du Quartier Latin, une âme de révolutionnaire après avoir profité du système Assad père par leur père ancien ambassadeur du régime. Est-ce par l’opposition interne qui elle est restée à demeure, est nationaliste et qui n’accepte pas de vendre la Syrie à la première offre venue? La question reste posée.*Par Pr Chems Eddine CHITOUR-L’Expression-Lundi 27 Janvier 2014
1. A Genève 2, la promesse d’un dialogue entre Syriens Le Monde.fr | 22.01.2014 2.Nahed Hattar23/01/2014 Nahed Hattar http://www.mondialisation.ca/ bye-bye-geneve-bonjour-damas-1/5366177, 3.Olivier Ravanello http://fr.news.yahoo.com/blogs/ravanello/geneve-lakdhar-brahimi-seul-face-a-la-haine-syrienne-104657083.html 4.http://www.liberte-algerie.com/international/du-pain-sur-la-planche-pour-lakhdar-brahimi-les-negociations-syriennes-entre-regime-et-opposition-ont-failli-s-arreter-214487 5.http://www.lepoint.fr/monde/syrie-geneve-ii-comment-regime-et-opposition-se-sont-secretement-entendus-25-01-2014-1784203_24.php

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**Une opportunité pour régler le conflit

*photo:Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem tance son homologue US, John Kerry «personne, à part le peuple syrien, ne peut décider qui est président»

Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, qui conduit la délégation du gouvernement, a d’emblée souligné que son pays «va faire tout le nécessaire pour se défendre».

La conférence internationale sur la Syrie dite Genève 2 s’est ouverte hier à Montreux, en Suisse, avec la participation des représentants d’une quarantaine de pays et d’organisations qui ont appelé à «saisir l’opportunité» pour trouver une solution au conflit syrien. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon qui a ouvert la réunion a appelé le gouvernement syrien et l’opposition à saisir la «grande opportunité» offerte par la conférence internationale sur la paix en Syrie dite Genève 2 pour trouver une solution à la guerre en Syrie. «Après presque trois pénibles années de conflit et de souffrances en Syrie, aujourd’hui est un jour d’espoir», a déclaré M.Ban dans son discours. «Vous les représentants de l’opposition et du gouvernement syrien vous avez une énorme opportunité» et une «responsabilité envers le peuple syrien», a-t-il dit en s’adressant aux parties au conflit. Le chef de l’ONU a appelé les puissances internationales à faire «tout ce qui est en leur pouvoir» pour contribuer à mettre fin au conflit. Intervenant lors de la réunion, le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, qui conduit la délégation du gouvernement, a d’emblée souligné que son pays «va faire tout le nécessaire pour se défendre». Il a fustigé l’opposition syrienne présente à la réunion en la qualifiant de «traîtres» et d’ «agents à la solde des ennemis» de la Syrie. Il accusa «des pays voisins d’avoir attisé le feu» dans le pays, en y envoyant «des terroristes», en soulignant que «celui qui veut parler au nom du peule ne doit pas être un traître». «Comment des terroristes peuvent-ils réaliser les espérance du peuple syrien?», s’est-t-il interrogé, signalant que le gouvernent syrien a comme principal objectif de «sauver la Syrie et le peuple syrien et éviter le chaos pour la région du Moyen-orient». Il a clôturé son intervention en affirmant que cette conférence ne réussira jamais si le soutien des terroristes persiste encore». Le gouvernement syrien avait souligné avant le début de la conférence qu’il n’était pas question de parler de changement de régime comme le souhaitent l’opposition et des pays occidentaux. Face à la délégation du gouvernement syrien, le chef de la Coalition de l’opposition syrienne Ahmad Jarba, a réitéré les exigences des adversaires du régime, en appelant Bachar Al-Assad à «remettre le pouvoir à un gouvernement de transition». «J’appelle (la délégation du gouvernement syrien) à signer immédiatement le document de Genève 1 (prévoyant selon l’opposition syrienne) le transfert des prérogatives d’Al-Assad, y compris celles de l’armée et de la sécurité, à un gouvernement de transition», a-t-il déclaré. Conscients de la difficultés des négociations, les deux initiateurs de la conférence, les Etats-Unis et la Russie se veulent plus réalistes sur le objectifs de cette réunion, s’attendant à une tâche très ardue. Les négociations entre le régime syrien et l’opposition en exil ne seront «ni simples ni rapides», mais une «responsabilité historique» repose sur leurs épaules, a concédé le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. «Notre objectif commun est de réussir à mettre fin au conflit tragique en Syrie», a-t-il ajouté, en dénonçant les «extrémistes venus du monde entier, et qui sèment le chaos en Syrie, et mettent à néant les fondations culturelles et démocratiques du pays, formées durant des centaines d’années». Son homologue américain, John Kerry a saisi l’occasion pour souligner la nécessité du départ du président syrien et la formation d’un gouvernement de transition. «Bachar Al-Assad ne prendra pas part au gouvernement de transition. Il est impossible, inimaginable que cet homme qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner», a déclaré M.Kerry. L’appel à la formation d’un gouvernement de transition «par consentement mutuel» avait été adopté en 2012 par les grandes puissances, sans la présence des Syriens, à la Conférence Genève 1. Pour la Russie, c’est au peuple syrien de décider du départ ou non de Bachar AlAssad. M.Lavrov a ainsi mis en garde contre «les tentatives d’interpréter» le document de Genève 1 «d’une façon ou d’une autre».*L’Expression-Jeudi 23 Janvier 2014

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Par RFI -Mercredi 22 janvier 2014

**envoyé spécial à Montreux, Sami Boukhelifa

Il aura fallu des mois et des mois de tractations et de discussions pour qu’enfin la conférence pour une solution politique en Syrie, réclamée par les grandes puissances, prenne réellement vie. Elle s’est donc ouverte ce mercredi 22 janvier  2014 à Montreux, sous l’égide des Nations unies et en présence d’une quarantaine de délégations internationales. Pour la première fois depuis le début du conflit en 2011, les représentants du régime de Bachar el-Assad et de l’opposition sont face-à-face. Le moins que l’on puisse dire c’est que leurs prises de parole ont fait l’objet d’échanges très vigoureux.

C’est Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, qui a ouvert cette première session, évoquant une « grande opportunité pour les Syriens ». Il a aussi réclamé un accès humanitaire immédiat et total aux zones assiégées.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a lui attaqué très fort ce mercredi matin. Il met au banc des accusés pays arabes et occidentaux. Sa version des faits ? Depuis trois ans la Syrie subit des attaques terroristes avec la bénédiction et le financement de certaines grandes puissances.

Outré, il n’hésite pas à le rappeler aux Américains et au monde entier : ceux qui se sont fait exploser le 11 septembre à New York, ce sont les mêmes qui se font exploser aujourd’hui en Syrie.

Durant trente minutes, Walid Mouallem mobilise la parole. Il ironise et s’en prend à l’opposition syrienne qu’il qualifie « d’opposition des salons et des hôtels cinq étoiles ».

*Le Chef de la diplomatie syrienne.:  » Personne n’a le droit d’octroyer ou de retirer la légitimité à un président, un gouvernement, une Constitution, ou une loi en Syrie hormis les Syriens eux-mêmes « .

*En réponse, le chef de l’opposition Ahmad Jarba fait un inventaire des crimes du régime. Il illustre ses propos par des photos d’enfants tués.Pour lui, le but ultime de cette conférence reste principalement le départ de Bachar el-Assad.Les représentants du régime disent être venus pour raconter leur version des faits. le camp d’en face est affaibli, les divisions au sein de l’opposition persistent. Leur délégation n’est d’ailleurs même pas au complet. Il y a eu plusieurs désistements de dernière minute.Les représentants de Damas, eux font front commun, unité affichée, et quelle que soit l’issue de Genève 2, Damas est formelle, la moindre décision sera soumise à un référendum populaire.

*L’envoyé spécial de RFI dans le sud de la Turquie, Nicolas Falez, est allé à la rencontre de réfugiés syriens afin de savoir ce qu’ils attendaient de la conférence de paix de Montreux. C’est le scepticisme qui domine largement parmi les Syriens que l’on croise ici. Ils sont 200 000 installés dans les camps de réfugiés et 700 000 dans les villes hors des camps. Certains Syriens font aussi des allers-retours entre leur pays et la Turquie à travers une frontière généralement ouverte.Des Syriens originaires d’Alep, n’attendent pas grand-chose d’un face-à-face entre les représentants du régime de Bachar el-Assad et ceux de l’opposition. Une opposition d’ailleurs assez peu considérée par les Syriens présents ici dans le sud de la Turquie. Rares sont ceux qui s’estiment représentés par la Coalition nationale syrienne.Une jeune Syrienne, activiste dans sa ville d’Alep au début de la révolution, expliquait à RFI, la veille de la conférence, que l’opposition comme le régime de Bachar el-Assad avaient été soumis à de fortes pressions pour venir à Genève, preuve selon elle que les grandes puissances sont déterminées à obtenir un résultat lors de cette conférence.

** La Syrie ne mérite pas toutes ces destructions

Alors que  la conférence de Genève 2 a commencé le 22 janvier à Montreux en Suisse, la vie suit son cours normal à Damas, rythmée par les tirs de roquettes. Les médias officiels syriens couvrent l’actualité de la conférence, mais les téléviseurs dans les [cafés et les] magasins du centre-ville de Damas sont branchés sur des  feuilletons et des émissions de variétés.

Certes, il y a les cortèges de 4 x 4 Humer et des voitures de tourisme bardées de mégaphones qui envahissent les rues de la capitale syrienne pour entonner leurs chants et leurs slogans en soutien au président Bachar El-Assad. Mais, à part cela, rien n’indique que la rue syrienne se préoccupe de la conférence.

Une sexagénaire invoque Dieu pour « remettre tout le monde sur la voie de la paix. La Syrie ne mérite pas toutes ces destructions. » Selon un professeur d’université, un opposant, « Genève 2 ne garantit pas le départ du régime, mais enclenche seulement un processus susceptible de modifier la forme du régime ».

Ceux qui soutiennent le régime répètent qu’Assad restera, mais ils sont plus inquiets qu’ils ne le paraissent. La déclaration du ministre des Affaires étrangères Walid Al-Moallem [et chef de la délégation syrienne], à la veille de l’ouverture de la conférence, disant que le départ d’Assad était hors de question et constituait une « ligne rouge », leur a remonté le moral. Les voilà rassurés, il n’y aura pas de concessions. Nirmine, une infirmière de 40 ans, s’exclame : « Rien à cirer de Genève ! La Syrie est à nous et que les traîtres aillent en enfer ! »

La télévision officielle a intégralement retransmis la première journée de la conférence, conformément aux directives du ministre de l’Information, qui a déclaré : « Nous n’avons rien à craindre, quand bien même le ton monte et qu’on échange des injures… »

La télévision n’a cependant pas cité le nom d’Ahmed Jarba, chef de la Coalition nationale syrienne (CNS), qui représente l’opposition. Et, au cours de son intervention, l’écran était divisé en deux. A droite, son image avec en sous-titre : « Montreux, Suisse ». A gauche, des images de morts et de destructions, avec en sous-titre : « Crimes terroristes en Syrie ».

De même, les Syriens ont noté la présence d’un homme de religion chrétienne dans la délégation officielle syrienne. D’aucuns accusent le régime de vouloir ainsi faire passer à l’Occident le message qu’il protège les minorités. Ce qui irrite un jeune alaouite [communauté dont fait partie la dynastie Assad] : « Les chrétiens ne sont pas la seule minorité qui aurait dû avoir son représentant. » Un autre jeune se moque de « ce régime qui se dit laïque tout en conviant un homme de religion à une conférence politique ».

Plus généralement, la conférence a suscité une vague de sarcasmes chez les Syriens. Beaucoup commentent la prise de bec entre le ministre des Affaires étrangères Walid Al-Moallem syrien et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le second faisant tinter sa clochette pour rappeler au premier qu’il avait dépassé son temps de parole. Ou les regards inquisiteurs de [la conseillère d'Assad] Luna Al-Chibl, qui avait l’air d’avoir été chargée de « tout surveiller pour en rendre compte à son patron », selon un commentaire posté sur les réseaux sociaux. Les Syriens ont également commenté l’image du membre de la délégation officielle syrienne Hussam Eddin Alaa, qui semblait dormir pendant le discours de son ministre. Quant à la BBC, elle fait les frais de son erreur d’avoir parlé « du ministre des Affaires étrangères syrien Sergueï Lavrov » [russe en réalité].

Du côté de l’opposition, c’est surtout Haitham Al-Maleh qui a fait l’objet de commentaires. Il s’était blessé au front dans une chute la veille de la conférence. Il avait donc la tête bandée au moment d’apparaître sur le petit écran, derrière le chef de la CNS, faisant dire aux Syriens qu’il avait été « touché par le mauvais œil ».*courrierinternational-23 janvier 2014

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*Le conflit syrien a fait plus de 10 000 morts depuis qu’il a éclaté il y a trois ans. Les ONG attendent de Genève 2 des avancées concrètes en matière de droits de l’homme.La situation des civils syriens est catastrophique : plus de deux millions de réfugiés, quatre millions de déplacés. Pour les ONG, la priorité de Genève 2 est la mise en place de couloirs humanitaires.Mais pas seulement. « Nous souhaitons que les activistes politiques, les défenseurs des droits de l’homme, soient libérés très rapidement, et par le gouvernement syrien et par les groupes de l’opposition. Nous souhaitons aussi qu’il y ait une place dans les négociations pour les représentants de la société civile, surtout les femmes. Il n’y a aucune représentation féminine au sens du groupe de l’opposition présent à cette conférence », se désole Karim Lahidji, président de la Fédération internationale des droits de l’homme.Autre regret de la FIDH : l’absence des ONG internationales. Aucune d’entre elles n’a été conviée à la conférence.*RFI -Mercredi 22 janvier 2014

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  Ouverture de la conférence de paix sur la Syrie

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Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a ouvert mercredi matin la conférence de paix sur la Syrie à Montreux, en Suisse, où des représentants du régime syrien et de l’opposition en exil sont réunis pour la première fois. La délégation de l’opposition syrienne, arrivée en retard, n’était pas présente quand Ban Ki-moon a ouvert la séance. »Lavrov et Kerry ont travaillé dur avec moi, ainsi que plusieurs autres partenaires pour nous amener à ce jour », a déclaré M. Ban, ouvrant la séance devant une quarantaine de pays et organisations. Le secrétaire général des Nations unies a rappelé « le chemin extrêmement difficile pour arriver » à cette rencontre. « Vous les délégués du gouvernement syrien et de l’opposition voici une occasion énorme », a dit M. Ban à l’attention des représentants syriens.

Le discours de Ban Ki-moon est suivi par celui du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et celui du secrétaire d’Etat américain John Kerry.La délégation du président Bachar al-Assad et celle de la Coalition syrienne, mené par Ahmad Jarba, doivent également s’exprimer, avant le reste des quelque 40 pays et organisations invités à Montreux.Pour les participants, il s’agit de trouver des solutions avec un objectif clair: enrayer le cycle infernal des violences en Syrie où la guerre civile, entre bombardements, combats et atrocités a fait plus de 130.000 morts et poussé des millions de Syriens à quitter leur maison, leur pays.*Source: Belga-Mercredi 22 janvier 2014

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« Vous vivez à New York et moi je vis en Syrie »

Une passe d’armes a opposé mercredi le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon et le ministre syrien des affaires étrangères Walid Mouallem, à propos du temps de parole accordé au début de la conférence sur la paix en Syrie organisée à Montreux (Suisse). »Vous vivez à New York et moi je vis en Syrie, j’ai le droit de donner la version syrienne ici devant ce forum », a déclaré Walid Mouallem, qui a refusé de répondre à la demande Ban Ki Moon de raccourcir son intervention.

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La quarantaine d’orateurs devant s’exprimer devant la Conférence disposait chacun d’un temps de parole de 7 minutes. Seules les deux délégations syriennes avaient droit à dix minutes.

Mais Walid Mouallem en était déjà à 20 minutes malgré les sonnettes retentissant régulièrement pour lui signaler son dépassement de temps de parole. M. Ban a fini par interrompre le ministre syrien dans sa diatribe contre l’opposition. Mais Walid Mouallem a aussitôt répliqué: « Vous avez parlé pendant 25 minutes », a-t-il dit au secrétaire général de l’ONU.

Dix minutes plus tard, M. Mouallem a réagi à une nouvelle objection, en promettant de « juste finir une phrase ». M. Ban l’a autorisé à poursuivre en ajoutant qu’il espérait qu’il allait tenir sa promesse. « La Syrie tient toujours ses promesses », a répliqué M. Mouallem. La remarque n’a pas plu à M. Ban.

A l’issue du discours du ministre syrien qui a finalement duré 35 minutes, le secrétaire général de l’ONU a indiqué que cette intervention était contraire à « l’atmosphère constructive » qu’il avait appelée de ses voeux à l’ouverture de la conférence.*Source: Belga-Mercredi 22 janvier 2014

**Quand l’ONU sombre dans le ridicule

Beaucoup de choses ont été dites, d’autres le seront encore à propos de l’ONU qui – depuis la fameuse apostrophe de Charles de Gaulle a eu à essuyer des interpellations peu amènes – a pareillement récidivé et certifié le peu de crédit qui lui est accordé par analystes et observateurs. Et le singulier faux pas que vient de commettre son secrétaire général, le ci-devant Ban Ki-moon, n’ajoute rien à une notoriété onusienne amplement érodée. Est-il concevable en effet, que le patron de la plus haute institution planétaire, l’ONU, puisse de la sorte se laisser manoeuvrer et singulièrement outrager par des pays membres de l’institution internationale, aussi puissants qu’ils pouvaient être? En retirant à l’Iran l’invitation (à assister à la conférence sur la Syrie, dite Genève 2) qu’il lui a solennellement délivrée, Ban Ki-moon, montre la cruelle impuissance où se trouve l’organisation qu’il dirige à accomplir les objectifs de paix internationale que lui assigne la Charte fondatrice de l’ONU. L’institution et son secrétaire général viennent encore d’exposer et d’illustrer le fait qu’ils ne pèsent vraiment pas lourds face aux oukases des membres permanents occidentaux (la précision s’impose) du Conseil de sécurité, détenteurs du droit de veto. Ainsi, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont imposé sans état d’âme à l’ONU, présumée organisatrice de la conférence dite «Genève 2», leur feuille de route, comme leur seule lecture du conflit qui déchire la Syrie. Notamment la lecture qu’ils font de la déclaration dite «Genève 1» de juin 2012, laquelle n’évoque à aucun moment le départ du président syrien comme condition sine qua non ou que la seule visée de «Genève 2», comme le suppute l’opposition syrienne, consiste à écarter Bachar al-Assad du pouvoir. Il n’en est rien. De fait, la déclaration de «Genève 1» à propos de la transition en Syrie stipule que «l’organe de gouvernement transitoire exercera les pouvoirs exécutifs. Il pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l’opposition et d’autres groupes et doit être formé sur la base d’un consentement mutuel», rapportait l’émissaire de l’ONU de l’époque, l’ex- secrétaire général onusien, Kofi Annan qui ajoute, l’avenir de Bachar al-Assad «sera leur affaire (des Syriens)». En accédant aux desiderata des pays occidentaux, l’ONU s’est disqualifiée en revenant sur l’invitation faite à l’Iran, l’un des acteurs principaux du conflit syrien. Mais ce n’est pas la première fois que l’ONU cède de façon dégradante ses prérogatives face au diktat, notamment américain et israélien. En 2003, contre l’avis de l’ONU et du Conseil de sécurité, les Etats-Unis n’en ont pas moins envahi et détruit l’Irak, un des berceaux de la civilisation humaine. Après le fait accompli – notamment après que le chef de la diplomatie US de l’époque, Collins Powell, ait admis avoir été abusé et à lui-même leurré l’ONU en affirmant que l’Irak détenait des armes de destruction massive (ADM), rien n’a été fait pour rectifier le tir et sanctionner les Etats-Unis. Deux ans plus tôt, en 2001, l’armée d’occupation israélienne avait commis d’horribles crimes de guerre à Jenine en Cisjordanie occupée. L’ONU n’a pu effectuer l’enquête commandée par le Conseil de sécurité, d’abord par le refus d’Israël d’autoriser la mission onusienne conduite par l’ancien président finlandais, Martti Ahtisaari, d’aller à Jenine, ensuite par le veto opposé par les Etats-Unis. Ban Ki-moon, qui n’a d’autres pouvoirs que celui d’obéir, n’a pu qu’obtempérer au diktat des pays occidentaux et des riches monarchies du Golfe qui arment, forment et financent les rebelles syriens, qui seront bien présents à «Genève 2» comme des pays qui n’ont aucune relation avec le conflit syrien à l’instar du Danemark, de l’Inde ou de l’Indonésie. En fait, d’aucuns pouvaient être présents à cette conférence sur la Syrie, mais pas l’Iran et même… Bachar al-Assad aurait été empêché d’y participer si l’Occident et les monarchies avaient eu les moyens de le faire. Et l’on vient parler de paix lorsque seuls les intérêts géostratégiques et la domination du monde animent ceux qui se sont autoproclamés la conscience de la communauté des nations, alors qu’ils sont les premiers à fouler aux pieds droits et justice internationaux pour peu qu’ils n’y trouvent pas leur compte ou ne répondent pas à leurs appétences. Otage du nouvel «Empire», l’ONU est désormais un instrument qui ne travaille pas pour la paix internationale, mais oeuvre à consolider la mainmise d’un quarteron d’Etats sur le monde. «Genève 2» en témoigne largement.*Par Karim MOHSEN-L’Expression-Jeudi 23 Janvier 2014

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2 réponses à “La Syrie.Quel avenir ?”

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