L’Europe finance et encourage le terrorisme

**Paiements des rançons contre la libération des otages

Plus de 120 millions de dollars ont été collectés par les groupes terroristes au cours des huit dernières années

En réponse à une question sur le paiement des rançons contre la libération des otages, le sous-secrétaire d’Etat américain au Trésor a indiqué que plus de 120 millions de dollars ont été collectés par les organisations terroristes au cours de ces huit dernières années.A ce même sujet, le responsable américain a ajouté que les Etats-Unis et l’Algérie partagent la même approche dans la lutte contre le financement du terrorisme, en refusant de payer les rançons aux groupes terroristes contre la libération d’otages.

Cette position, a-t-il souligné, «est cohérente avec la politique américaine et c’est quelque chose que nous soutenons». Pour le patron de la lutte contre le financement du terrorisme auprès du département du Trésor, la politique américaine repose sur «une interdiction ferme du gouvernement des Etats-Unis à payer des rançons à une organisation terroriste ou à faire toute sorte de concession».

Dans ce sens, il a expliqué que les Etats-Unis étaient convaincus que leurs citoyens «sont mieux protégés dans le long terme, en faisant comprendre clairement aux terroristes qu’ils ne peuvent pas obtenir de financements par la prise d’otages à travers la recherche de rançons» auprès du gouvernement américain.

Afin de sensibiliser la communauté internationale sur cette question, M. Cohen a indiqué que les Etats-Unis travaillaient avec les pays à travers l’Europe, l’Afrique du Nord et partout dans le monde dans le but de développer une approche unifiée face à cette forme de financement du terrorisme.

Selon lui, il s’agit d’un mécanisme auquel recourent de plus en plus les organisations terroristes pour se financer en citant Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Al-Qaïda de la péninsule arabique (Aqap). Interrogé s’il pouvait confirmer que la France versait des rançons aux groupes terroristes dans les cas de prise d’otages français notamment dans la région du Sahel, M. Cohen a répondu : «en ce qui concerne les Français, nous avons été en consultation active avec le gouvernement français sur cette question, et je pense que je vais m’en tenir là (dans ma réponse) ».

M. Cohen avait effectué, en octobre dernier, une tournée en Europe où il s’était réuni avec plusieurs hauts responsables en France, en Allemagne, en Italie et au Royaume- Uni pour tenter de se concerter avec ses interlocuteurs européens sur la lutte contre le versement de rançons aux terroristes.

Qualifiant cette forme de financement comme un «cercle vicieux», ce haut responsable américain avait alors expliqué, lors de sa tournée européenne, que si la communauté internationale a obtenu des succès pour contrecarrer les méthodes traditionnelles d’Al- Qaïda pour le financement du terrorisme, ses groupes affiliés dont essentiellement l’Aqmi et l’Aqap tirent leur force des fonds accumulés à travers les rançons versées par des pays dont sont originaires les otages.

Selon les chiffres avancés par M. Cohen, les organisations terroristes ont collecté plus de 20 millions de dollars en paiements de rançons, au cours des huit dernières années, précisant que le montant moyen d’une rançon par otage payée à Aqmi est passé de 4,5 millions de dollars en 2010 à 5,4 millions en 2011.*presse-dz.com-24.04.2013.

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*PRISE D’OTAGE, PAIEMENT DE RANÇON À AL QAÎDA
Une recette de 150 millions d’euros

Le conseiller auprès du président de la République, Kamel Rezag Bara, a mis en garde la communauté internationale.

Menace sur la sécurité internationale! Les groupes terroristes ont ouvert une brèche dangereuse dans le front de la lutte contre le terrorisme. Le procédé se décline en trois phases: la prise d’otage, la demande de rançon et d’élargissement des terroristes en contrepartie de la libération des otages.
«Le phénomène de prises d’otages par les groupes terroristes suivies de demandes de rançons et d’élargissement de terroristes détenus en contrepartie de la libération d’otages, a pris une ampleur telle qu’il compromet la stabilité de ces régions et la sécurité internationale», a déclaré Kamel Rezag Bara, conseiller auprès du président de la République, jeudi, lors de son intervention dans le cadre de la deuxième session de l’ONU consacrée à la lutte contre le terrorisme.
Cette rencontre a porté sur le thème de «la rançon comme moyen de financement du terrorisme». M.Bara a saisi l’occasion de la célébration du 9e anniversaire des attentats de New York du 11 septembre 2001 pour tirer la sonnette d’alarme sur l’évolution du terrorisme à l’échelle mondiale.
Mieux, il a mis l’accent sur la nécessité d’adopter de nouvelles mesures contre les organisations terroristes, à leur tête Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi), pour les mettre hors d’état de nuire surtout que celle-ci fait montre d’une capacité à s’adapter aux nouvelles donnes sécuritaires et politiques internationales. La nouvelle trouvaille de Aqmi est le monnayage financier par la prise d’otages. Pis, ce procédé leur permet d’exercer des pressions sur les Etats en vue de la libération de leurs éléments. Ainsi, l’intervenant a avisé la communauté internationale sur la situation inquiétante qui prévaut dans le golfe d’Aden, dans l’océan Indien, au Sahel africain et ailleurs dans le monde. Le plus inquiétant est que des Etats dont certains siègent au Conseil de sécurité de l’ONU plient devant les exigences des terroristes. Sur ce plan, le constat de M.Bara est sans appel: les Etats qui cèdent au chantage ne font qu’encourager les groupes terroristes à persévérer dans leurs activités criminelles: «Certains de ces pays semblent, en tout cas, obéir à la seule sécurité de leurs ressortissants, sachant l’usage que fait le terrorisme des rançons récoltées pour le financement de ses activités criminelles, notamment en termes d’acquisition d’armements, de capacité de recrutement et de moyens logistiques sophistiqués», a-t-il déploré. Allusion à la France et l’Espagne. Ainsi, il a appelé à l’élaboration de nouvelles mesures pour rappeler ces Etats à l’ordre. M.Bara a effectué une rétrospective des opérations de kidnapping effectuées en 2005 dans la région du Sahel, par des groupes travaillant sous la coupe d’Aqmi. Selon lui, le recoupement de déclarations de terroristes arrêtés permet d’affirmer qu’aujourd’hui, le tarif de base pour la libération d’un otage avoisine les 5 millions d’euros. M.Rezag Bara a signalé que les enlèvements d’Occidentaux au Sahel africain ont rapporté aux terroristes plus de 50 millions d’euros auxquels s’y ajoute un montant de 100 millions d’euros sous diverses formes. (L’Expression-12.09.2010.)

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*PAR SES INGÉRENCES ET LE PAIEMENT DES RANÇONS

La menace de l’ingérence étrangère complique l’équation sécuritaire dans nos pays.

Par leurs comportements souvent égoïstes, des pays de l’Europe ravivent la braise du terrorisme en Afrique, à chaque fois qu’elle allait s’éteindre. Le directeur par intérim du Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme (Caert), Lyès Boukra, a affirmé avant-hier, à Madrid, que le paiement des rançons en échange de la libération de personnes enlevées par des terroristes est une «forme déguisée de financement du terrorisme».
M.Boukra a assisté à un séminaire du Collège européen de police (Cepol), organisé par la Présidence espagnole de l’UE, consacré aux «Menaces globales sur la sécurité intérieure». Invité à donner des précisions sur la perception africaine des menaces globales, M.Boukra a affirmé d’emblée que «tous les pays sont confrontés aux mêmes menaces que sont le terrorisme et le crime organisé».
Mais, l’Afrique connaît aujourd’hui, a-t-il dit, «d’autres menaces qui lui sont spécifiques, que l’Europe ne connaît pas», citant à titre d’exemple le paiement des rançons qu’il a qualifié de «menace très importante et une forme déguisée de financement du terrorisme».
Ce responsable a ainsi rappelé que «c’est pour cela que l’Union africaine (UA), qui est pleinement engagée dans la lutte contre le terrorisme international, partage l’idée de criminaliser le paiement des rançons, parce que ce sont nos Etats et nos sociétés qui en paient le prix». Il a également évoqué la menace de l’ingérence étrangère qui «complique dans nos pays l’équation sécuritaire», dans la mesure où «elle peut conférer aux groupes terroristes une légitimité, celle de groupes combattant l’occupation étrangère», a-t-il expliqué, en se référant aux situations en Irak et en Afghanistan.
«Les groupes terroristes veulent justement provoquer une intervention étrangère», a-t-il affirmé. A ses yeux, «à chaque fois qu’un pays européen s’ingère pour défendre ses propres intérêts égoïstes au détriment de la logique antiterroriste, il fait le jeu des groupes terroristes», alors que les pays occidentaux sont eux aussi menacés par le terrorisme.
«Nous faisons donc, face à la même menace et ces pays sont obligés, de ce fait, de prêter aide et assistance dans la lutte contre ce fléau, en partageant l’information et la formation, dans un cadre défini et très clair et qui soit bénéfique à l’ensemble des Etats», a-t-il conclu.
Par ailleurs, on a appris de sources très au fait du dossier sécuritaire que l’ANP vient de déclencher une importante action militaire dans le sud du pays sur la trace des terroristes affiliés à Al Qaîda au Maghreb islamique. Cette action intervient après plus d’une dizaine de jours de la tenue à Alger d’une rencontre ayant réuni sept ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel.
Cette réunion avait pour objectif de dresser une stratégie de lutte et un front antiterroriste. Les mêmes sources soulignent que les forces de sécurité sont déterminées à poursuivre cette action, en procédant par étape et pour laquelle le commandement de l’état-major a autorisé des moyens conséquents dont les forces héliportées. L’on confie également que sur les frontières de l’extrême-Sud, ceux notamment faisant jonction avec le Mali et la Mauritanie, l’ANP avec l’assistance des forces de la Gendarmerie nationale a renforcé le dispositif sécuritaire. Ce sont des unités des forces spéciales qui interviennent dans cette opération de ratissage, dotées de moyens très sophistiqués, selon les mêmes sources. Il est évident que la question du terrorisme devient une priorité sécuritaire pour tous les pays de la planète. De l’Inde à Peshawar, d’Alger à Madrid, de Paris à Londres et de Moscou à New York, aucun pays, aucune région n’est à l’abri de la menace terroriste. Ce qui se passe juste à nos frontières n’est dans ce cas pas spécifique ou un cas isolé.
Pour les observateurs, le danger vient de cette tentative occidentale visant à diaboliser les régions du Maghreb et du Sahel-Maghreb et au Sahel. Cette dernière région inquiète de plus en plus, au point que plusieurs nations y interviennent. Etant directement concernée, l’Algérie a rappelé à plusieurs reprises que son rôle se limitera à préserver son territoire et a intervenir par des aides quand les au-tres pays du Sahel le sollicitent à l’image de la Mauritanie où on vient de démasquer les auteurs de l’enlèvement des ressortissants espagnols: Bel Laouar et El Roudji qui, selon les aveux de deux terroristes arrêtés, ont loué les services de mercenaires pour l’opération de kidnapping.
Dans ce contexte, il y a lieu de souligner que deux Espagnols sont toujours tenus en otages au nord du Mali, après la libération d’une troisième victime, en plus d’un Italien. A noter également que l’un des présumés auteurs de l’enlèvement des ressortissants espagnols arrêté au Mali vient d’être jugé et condamné.(L’Expression-31.03.2010.)

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*Les Européens ont courtisé les djihadistes

Dans cet entretien, Majed Nehmé analyse les derniers attentats barbares qui ont endeuillé la capitale belge et européenne Bruxelles. Sans concession, le directeur d’Afrique-Asie pointe du doigt la réaction des autorités françaises et belges à ce fléau qu’il trouve plus médiatique que sécuritaire, encore qu’une réponse strictement sécuritaire au terrorisme risque de mener au pire, avertit-il.

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L’Expression: Les attentats d’avant-hier, à Bruxelles, sont une réponse directe à la surmédiatisation de l’arrestation de Salah Abdeslam et de ses deux complices. Partagez-vous cette lecture?
**Majed Nehmé:
 Le triomphalisme indécent des médias est certes un facteur, parmi d’autres, qui a poussé ces terroristes à passer à l’action. Mais cela n’explique pas tout. Se sentant cernés et traqués, ils ont préféré se faire hara-kiri en tuant le maximum de personnes. C’est plutôt le signe du désespoir que le résultat d’une stratégie mûrement réfléchie. Les médias – et aussi les services de sécurité et les magistrats proches de l’enquête, en distillant des informations plus ou moins précises sur l’identité des acteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, ont poussé ces fugitifs à agir précipitamment et aveuglément et à mettre en application une stratégie mûrement réfléchie.

L’organisation de pareils attentats suppose une grande capacité logistique, un savoir-faire, une longue préparation et éventuellement des complicités. C’est quand même intrigant que cette chaîne ne soit pas encore brisée quatre mois après les attaques du 13 novembre à Paris. On a pourtant vu une très forte mobilisation des services de sécurité en France et en Belgique notamment.
Cette mobilisation a été, en réalité, jusqu’ici, plus médiatique que sécuritaire. Elle a été décrétée très tardivement. Le fait d’engager des militaires dans cette mobilisation (vigipirate) est destiné plutôt à produire un effet psychologique pour rassurer l’opinion publique que pour prévenir des actes terroristes qui étaient pourtant prévisibles. Le fiasco actuel est aussi le résultat d’un aveuglement idéologique et politique d’une élite dirigeante obnubilée par le politiquement correct.
Trop longtemps, les responsables politiques européens avaient sous-estimé les possibles retombées de leur interventionnisme criminel en Libye d’abord, et en Syrie ensuite, sur leur propre sécurité. Pourtant, certains hommes politiques clairvoyants et certains responsables des services de sécurité avaient dès 2011 tiré la sonnette d’alarme, mais ils n’ont pas été écoutés. A cela, il faudra ajouter la gestion calamiteuse de ces risques, que ce soit en France ou en Belgique par les gouvernements successifs en place dans les deux pays.
Le Belge Bernard Snoeck, ancien membre du service général du renseignement et de la sécurité (Sgrs), spécialiste du contre-espionnage opérationnel (fin de la Guerre froide) et du contre-terrorisme (années 2000), a publié au lendemain de ces attentats un réquisitoire sans appel contre les politiciens belges qui n’avaient pas vu venir, ou n’ont pas voulu voir venir la montée de la menace djihadiste en Belgique et ailleurs.
Dans ce réquisitoire, il écrit: «Avec colère, suite aux événements du 22 mars 2016, j’accuse la Belgique d’avoir été attentiste depuis des années et de n’avoir jamais donné les moyens aux services de renseignement de faire leur travail professionnellement, pour tenter de prévenir ce genre d’attaques.» Outre le manque de moyens financiers alloués à la lutte contre le terrorisme et la mouvance djihadiste, Bernard Snoeck se plaint de l’absence de coopération des hommes politiques avec les services de renseignement et de lutte antiterroriste. Le même constat s’applique à la France.

Les éléments qui ont commis ces attentats, ont bénéficié d’une déconcertante liberté de voyager dans des foyers de tension comme la Syrie. N’est-ce pas là un laxisme des services de renseignement?
**C’est certes un laxisme coupable, un aveuglement politique et une déficience criante des services de sécurité. Mais c’est avant tout un fiasco politique. J’irais même jusqu’à dire qu’il y avait là une certaine complicité objective, voire déclarée avec cette mouvance terroriste.
Toute la stratégie européenne et américaine concernant la Syrie était basée sur un pari stupide: le régime syrien va tomber, comme ce fut le cas en Tunisie, en Libye, en Egypte, en quelques mois! Pour accélérer cette «chute», ils ont armé l’opposition «modérée» mais qui était en fait contrôlée dès le départ par les Frères musulmans et les groupes extrémistes affiliés à Al-Qaîda.
L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait même déclaré depuis le Maroc, en décembre 2012, que «le Front d’Al-Nosra (filiale d’Al-Qaîda) fait du bon travail sur le terrain». (Sic!) Ils ont fermé les yeux sur le départ massif des candidats djihadistes européens vers la Syrie, dans l’espoir secret de se débarrasser à la fois d’eux et du régime d’Al-Assad. L’ancien Premier ministre de Sarkozy, François Fillon, l’avait publiquement avoué.
On pensait, avouait-il, que le régime n’avait que quelques mois de survie. On aurait dû arrêter cette opération très tôt, quand on a compris la résilience du régime, mais on a persévéré dans l’erreur. Outre le fait que le régime syrien disposait d’une armée idéologique et bien aguerrie, il était aussi soutenu par des alliés de poids, notamment la Russie, la Chine, l’Iran et le Hezbollah. Le régime est resté debout alors que ceux des djihadistes européens qui n’ont pas été tués, retournaient exercer leur expertise au coeur de l’Europe…

Peut-on parler aujourd’hui d’un foyer djihadiste marocain en Belgique, sachant que la grande majorité des terroristes abattus, arrêtés ou recherchés est d’origine marocaine?
**Tout à fait, mais pas seulement en Belgique. L’attentat de 2004 à Madrid a été le fait de terroristes marocains affiliés à Al-Qaîda. La présence de cellules dormantes animées par des terroristes belges d’origine marocaine est connue des services de sécurité qui n’avaient rien fait pour les désarmer ou les arrêter. Il faut noter également le passé de petits délinquants de ces terroristes qui se disent aujourd’hui membres de Daesh. Faut-il signaler que le contingent de «djihadistes» marocains en Syrie est évalué à 3000 combattants, juste après le contingent tunisien dont le nombre est estimé, selon le ministère tunisien de l’Intérieur, à 4000! Les deux pays faisaient partie des «Amis de la Syrie» qui avaient dès le départ juré, grâce à l’argent des monarchies du Golfe, de casser la Syrie. Ce n’est que très tardivement qu’ils ont abandonné ce «club» qui comprenait une centaine de pays, et qui n’a plus aujourd’hui qu’une existence symbolique.

Ces attentats auront de graves et douloureuses conséquences pour les ressortissants maghrébins en France et en Belgique qui vont encore subir des actes de racisme et de xénophobie. Que diriez-vous à propos de ces sombres perspectives?
**Je le crains. Je dirais même que c’est déjà le cas surtout avec la montée inquiétante des mouvements de l’extrême droite dans toute l’Europe. Mais parallèlement, il y a heureusement des forces progressistes qui refusent de tels amalgames et critiquent plutôt la politique myope et servile de leurs gouvernements qui s’étaient alliés pour des raisons purement mercantiles avec les régimes théocrates et moyenâgeux du Golfe et qui sont à l’origine de cette idéologie mortifère. Il y aura aussi des conséquences néfastes pour l’ensemble de la population et pas seulement pour les musulmans: pour les libertés publiques et individuelles. Comme on vient de le voir avec la proclamation de l’état d’urgence. Heureusement que la résistance à l’inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux a fait échouer ce projet qui ne vise en fin de compte que les musulmans. Cela étant, les musulmans de France, tout en refusant tout amalgame entre islam, intolérance et radicalisation, sont appelés à promouvoir un islam des lumières: tolérant, ouvert à la modernité et rejetant toute compromission avec l’idéologie wahhabite contraire aux vraies valeurs de l’islam. La France est bien placée pour être à l’avant-garde de ce travail de rénovation, de l’«ijtihad», dans l’islam pour ne pas laisser ce monopole à des prédicateurs ignares.

De nombreux analystes estiment que ces attaques constitueront un alibi imparable pour s’attaquer au foyer de Daesh… une intervention militaire en Libye?
**Une intervention massive du genre de celle qui a eu lieu en 2011 sous le commandement de l’Otan n’est pas à l’ordre du jour. Il n’y a ni des volontaires, et encore moins des moyens. Tout le monde sait à quel point cette intervention a été catastrophique, non seulement pour les Libyens eux-mêmes mais pour la sécurité régionale et internationale. La guerre du Mali a été en grande partie la conséquence de cette expédition coloniale. La nébuleuse terroriste dans le Sahel et dans l’ensemble de l’Afrique occidentale et centrale se développe à la faveur de l’effondrement de la Jamahiriya. Aujourd’hui, la Libye est un pays éclaté. Le vide créé par la chute provoquée par l’Otan et ses supplétifs du Golfe et de la Turquie est rempli non seulement par Daesh mais par une myriade de bandes armées, milices, et par le grand banditisme. Seuls les Libyens sont à même de recoller les morceaux à condition de s’engager, comme les appelle la diplomatie algérienne, à une véritable réconciliation nationale sans exclusive aucune. Cette vision est officiellement partagée par la communauté internationale, même si certains acteurs régionaux continuent à jeter de l’huile sur le feu (Emirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Soudan…).
Les Occidentaux, tout en adhérant à cette vision algérienne, continuent malheureusement à mener des opérations clandestines ponctuelles qui ne règleront rien. Finalement, pour arrêter la menace daeshiste, les pays occidentaux doivent renouer les relations avec la Syrie, l’aider à s’en débarrasser et travailler de concert avec la Russie qui est autant menacée par Daesh que l’Europe.

De l’Europe économique, à l’Europe politique, ces attentats ne vont-ils pas «secréter» une Europe sécuritaire? En d’autres termes, comment entrevoyez-vous la suite des événements?
**Je pense que les Européens sont tentés d’apporter une mauvaise réponse sécuritaire à une menace certes, réelle, mais qui ne sera pas réduite en rognant sur les libertés. Liberté et sécurité doivent aller de pair.
Les Etats-Unis l’ont fait après le 11-Septembre avec le PatrioticAct qu’Obama vient, heureusement, de remplacer par le FreedomAct. Limiter les libertés équivaut à une reddition face au terrorisme. La lutte contre le terrorisme est multidimensionnelle et ne pourrait se réduire à des mesures sécuritaires brutales. Parallèlement au renseignement, à la prévention, le combat devrait comprendre des volets économiques, sociaux et culturels. Et surtout réduire l’incendie syrien, libyen, yéménite et irakien en mettant les pyromanes du Golfe devant leurs responsabilités et en encourageant partout les processus de négociation et de réconciliation nationale. Car, il faudra être implacable contre le terrorisme, mais tout autant implacable contre les raisons du terrorisme. On en est encore loin.*Par Brahim TAKHEROUBT - Jeudi 24 Mars 2016 / L’Expression

***Le terrorisme d’hier et d’aujourd’hui

Lorsqu’en 1992, une bombe fit des ravages à l’aéroport d’Alger, rares furent les pays qui condamnèrent cet attentat terroriste horrible et encore plus rares furent les déclarations qui ciblèrent le terrorisme djihadiste comme c’est le cas aujourd’hui, à la faveur de l’acte qui a ébranlé l’aéroport de Bruxelles, suscitant l’indignation internationale.

On découvre maintenant l’existence d’un monstre capable des pires atrocités, Daech, alors que pareil monstre existait déjà il y a un quart de siècle, le GIA, enfournant des bébés, éventrant des femmes enceintes et égorgeant les habitants de villages entiers. Bien que timidement, on s’aperçoit de nos jours que le wahhabisme ainsi que la diplomatie de certains Etats arabes sont la source d’inspiration de Daech, ce qui était une évidence durant la décennie 1990 pour la mouvance terroriste algérienne et le terreau intégriste, dont le FIS fut le principal représentant.

Il est vrai qu’à l’époque, le monde entier était aligné sur «la vérité» dite par la France officielle incarnée alors par le régime mitterrandien. Pour ce dernier, il y avait deux protagonistes en Algérie : le pouvoir d’inspiration militaire putschiste et une opposition armée, frustrée d’une victoire électorale. En apportant son soutien à cette dernière, il saisissait là une chance d’assener un autre coup à la classe politique algérienne globalement FLN, après l’avoir combattue durant la Guerre de Libération, notamment en cautionnant les condamnations à mort de moudjahidine. Il développa le concept du «qui tue qui ?» qui fit florès au sein de la classe politique française et parmi la société civile de ce pays, un concept qui s’exporta en Algérie même.

Sur l’autel d’une revanche historique, Mitterrand sacrifia toute une nation, la livrant à des barbares fanatisés égorgeurs, trois décennies seulement après qu’elle eut échappé, avec un incommensurable sacrifice, à l’armada militaire coloniale. Aveuglées, la plupart des capitales occidentales, voire internationales, suivirent la France dans sa stratégie d’étouffement du pays durant les années 1990. Le boycott était la règle.
Les Algériens ont été laissés seuls face à la terreur terroriste globale qui fit 200 000 morts, des millions de déplacés et une population traumatisée à vie. L’Algérie  ne s’en sortit que par la résistance populaire et l’implication des services de sécurité, ces derniers injustement diabolisés alors qu’ils sont honorés à Paris, Bruxelles, Londres ou Madrid, des villes touchées par le terrorisme.

On a fini par reconnaître la réalité de ce qui s’est passé en Algérie durant les années 1990 et l’on parle même d’«expérience algérienne» à suivre en matière de lutte contre le terrorisme, mais bien timidement : les actes terroristes toujours en cours dans notre pays sont très peu médiatisés comparativement à ceux enregistrés dans les pays occidentaux et certains Etats du tiers-monde ciblés par les groupes djihadistes. Au-delà de la tenace méfiance historique à l’égard de l’Algérie, il y a une vision qui persiste surtout en Occident : c’est davantage l’hémisphère nord de la planète qui est visé par le terrorisme et cela en raison de son caractère démocratique et laïc.

La réalité est tout autre, les premiers à souffrir de Daech, d’Al Qaîda et autres groupes terroristes, ce sont les musulmans eux-mêmes. La Syrie, l’Irak, le Yémen, la Libye, la Tunisie et d’autres subissent ce qu’a enduré l’Algérie. Cela indique que le problème du terrorisme a ses racines d’abord dans ce monde arabo-musulman. Des racines idéologiques, politiques, socioéconomiques et fondamentalement l’arriération dans le développement et la modernité.*Ali Bahmane/ el watan/ jeudi 24 mars 2016 / 

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**Manipulations insidieuses dans les médias occidentaux :

les terroristes « djihadistes » déguisés en rebelles modérés

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En lisant les manchettes de plus en plus désespérées pondues par les médias occidentaux, alors que les forces terroristes soutenues par l’occident commencent à plier sous l’offensive plus qu’efficace russo-syrienne afin de reprendre le contrôle du pays, les lecteurs remarqueront que bien que le terme de “rebelles modérés” ou d’“opposition modérée” est souvent utilisé, les médias occidentaux sont de même parfaitement incapables de nommer une seule faction ou leader parmi eux.

La raison en est simple: il n’y a pas et n’y a jamais eu de modérés en Syrie. Depuis 2007, les Etats-Unis ont conspiré pour armer et financer des extrémistes affiliés à Al-Qaïda , afin de renverser le gouvernement syrien et déstabiliser l’influence iranienne à travers le Moyen-Orient.

Exposé dans l’article de Seymour Hersh en 2007, « The Redirection Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism?, » expliqua explicitement que :

Les Etats-Unis ont aussi pris part dans des opérations clandestines visant l’Iran et son allié syrien. Un effet secondaire de ces activités fut le développement des groupes extrémistes sunnites qui épousent une vision militante de l’Islam et sont hostiles aux USA et amis d’Al-Qaïda.

La “catastrophe” constamment citée par les médias occidentaux dans ses manchettes toujours plus hystériques est la manifestation prévisible non pas des opérations de sécurité syrienne et russe en Syrie aujourd’hui, mais la conspiration décrite par Hersh en 2007 qui a été mise en action de manière indiscutable en 2011 sous le couvert de ce qui fut appelé “le printemps arabe”.

Lorsque l’occident tente de donner des noms et mettre des visages sur ces soi-disant “modérés”, il est en fait beaucoup plus simple de la tracer directement depuis Al-Qaïda.

Le “commandant rebelle” de la BBC se déguise

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Dans un reportage récent de la BBC intitulé « Syria conflict: Rebels ‘feel abandoned’ by Britain and US, » le journaliste de la BBC Quentin Sommerville affirme qu’il a contacté “secrètement » des rebelles soutenus par les Etats-Unis en Turquie.

Ce soi-disant “entretien” dans un endroit isolé fut fait dans les deux endroits par une équipe de télévision professionnelle, malgré le fait que Sommerville ait déclaré que la situation était si mauvaise, que les rebelles ne pouvaient pas être contactés.

Le “commandant rebelle dans Alep” interviewé par la BBC n’était autre que Yaser Abdulrahim. Bien qu’apparaissant dans un tout nouvel uniforme flambant neuf de l’Armée Syrienne Libre (ASL), qui manifestement ne fut jamais porté sur un théâtre d’opération réel, assis à côté d’un drapeau de l’ASL tout aussi flambant neuf (en fait le drapeau de la Syrie coloniale française…), Yaser Abdulrahim n’a absolument aucune affiliation avec l’ “Armée Syrienne Libre” qui du reste n’existe pas.
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Au lieu de cela il est un des commandants de Faylaq Al-Sham, composé de terroristes d’Al-Qaïda et d’extrémistes de la confrérie des Frères Musulmans. Ils font partie du plus grand groupe du Fatah Halab (conquête d’Alep) incluant des affiliés d’Al-Qaïda du Ahrar ash-Sham et du Jaysh-al-Islam, le dernier groupe ayant placé des civils syriens dans des cages sur les toits des bâtiments pour protéger ceux-ci des bombardements russes et syriens.

Human Right Watch (NdT: ONG de George Soros…), dans son rapport, «Syria: Armed Groups Use Caged Hostages to Deter Attacks, » révèlerait que:

Au cours de combats entre des groupes armés et des forces gouvernementales dans la commune voisine de Adra al-Omalia en décembre 2013, le front al-Nosra et Jaysh al-Islam ont enlevé des centaines de civils, pour la plupart des Alaouites, d’après la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie. Les otages pour beaucoup d’entre eux des femmes et des enfants, sont détenus dans des endroits inconnus de la partie Est de la Ghouta, il est probable qu’ils soient parmi les boucliers humains maintenus dans ces cages.

Le rapport de HRW est aussi très alarmant considérant que cela implique Jaysh al-Islam, groupe membre du Fatah Halab de Yaser Abdulrahim, collaborant et combattant aux côtés du groupe terroriste Al-Nosra.
La déclaration officielle du ministère des AE américain listant Al-Nosra comme une organisation terroriste étrangère est intitulée:

« Terrorist Designations of the al-Nusrah Front as an Alias for al-Qa’ida in Iraq, » où il est dit ceci:

Depuis novembre 2011, le Front Al-Nosra a revendiqué plus de 600 attaques, incluant 40 attaques suicides, ainsi qu’avec des engins explosifs improvisés (EEI) et ce dans des centres importants tels que Damas, Alep, Hama, Deraa, Homs, Idleb et Deir Ezzor. Un grand nombre de Syriens innocents ont été tués durant ces attaques.

Durant tout ce temps, le Front Al-Nosra s’est dépeint lui-même comme faisant partie de l’opposition légitime syrienne alors qu’il n’est qu’un groupe d’Al-Qaïda en Irak (AQI) qui tente de détourner la lutte du peuple syrien à ses propres fins maléfiques. (NdT: n’oublions pas que AQI est devenu par la suite Al-Qaïda en Irak et au Levant: AQIL, puis l’Etat Islamique en Irak et au Levant: EIIL, puis Etat Islamique: EI ou “Daesh”…)

Le déguisement par la BBC d’un des commandants membre littéral de AQ dans cet entretien récent, se fond dans un objectif plus large de mensonge et de déception visant à sauvegarder la conspiration dénoncée par Hersh et mis à mal à partir de septembre dernier par les bombardements de l’intervention russe en Syrie (NdT: à la demande du gouvernement syrien…)

Avec Alep au bord d’être libérée de ce qui est clairement une force terroriste, la propagande de la BBC et celle qui a été propagée tout au long par l’occident, représentent une tentative cynique de perpétuer et non pas de mettre fin, à la souffrance du peuple syrien.

Pis encore est l’affirmation par la BBC que leur commandant du Fatah Halab-Al Qaïda déguisé en membre de l’ASL, est soutenu par les Américains.

Ceci est soit une tentative par la BBC de continuer à embobiner son audience ou une admission accidentelle que les Etats-Unis sont en fait en train de financer les groupes terroristes et leurs associés, qui font partie de leur propre liste d’organisations terroristes.

Quoi qu’il en soit, le fait que même une production bien mise en scène comme celle faite par la BBC soit si facilement exposée comme une tentative délibérée de couvrir l’identité terroriste de ce que l’occident appelle des “rebelles modérés”, ajoute à l’impératif pour le gouvernement syrien et ses alliés russes, libanais, irakiens et iraniens de mettre fin à la guerre et de restaurer la paix et l’ordre sur tout le territoire syrien.

Négocier avec des “rebelles” qui sont de manière si évidente des terroristes déguisés est une absurdité que l’occident n’accepterait jamais qu’on manigance à son encontre, donc aucune autre nation sur terre ne devrait accepter une telle fourberie de la part de l’occident.*jeudi 18 février 2016

*Par Tony Cartalucci

Sources : Land Destroyer, traduit de l’anglais par Résistance 71

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12 réponses à “L’Europe finance et encourage le terrorisme”

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