un monde à la dérive

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**Réfugiés en Allemagne: Des milliers d’enfants migrants ont disparu

**Ces enfants finissent en général entre les mains de réseaux mafieux qui les revendent ou les exploitent dans leurs activités criminelles

Sur les 8 006 enfants migrants entrés sur le territoire allemand, parmi lesquels un nombre important d’Algériens, prés de 6 000 d’entre eux, ont disparu. Interrogé sur ce phénomène inquiétant lors d’une séance parlementaire, le ministre de l’Intérieur allemand a admis l’existence de ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes. Pourtant, son homologue de la Famille s’est exprimé à ce sujet, en février dernier, pour soutenir que ces disparitions sont dues à des erreurs d’enregistrement. Les faits sont là: 5835 mineurs migrants ont bel et bien disparu en Allemagne en 2015. Sur ces 8 006 enfants migrants présents en Allemagne, 2171, sont originaires d’Afghanistan, de Syrie, d’Érythrée, du Maroc et d’Algérie. Parmi les personnes disparues, 555 sont des enfants dont l’âge ne dépasse pas les 14 ans. Europol évoque, quant à lui, la disparition de 10 000 enfants migrants à l’échelle européenne. «Ce sont des enfants qui sont entrés sur les territoires européens sans accompagnement», indique l’organisme de police européen, soulignant que ces enfants finissent en général entre les mains de réseaux mafieux du crime international qui les revendent ou les exploitent dans le cadre de leurs activités criminelles.*algerie-focus.com/ lundi 11 avril 2016 ************************************

*Les trois quarts des réfugiés dans le monde ont fui des pays arabes. Pis, 68% des victimes de guerres sont également issus de cette région du monde.

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**L’ambassade de Palestine en Algérie, M. Louai Aissa, a dressé un tableau noir sur les conditions des populations vivant dans les zones de guerre dans le monde arabe. Intervenant ce jeudi sur les ondes de la radio nationale, le diplomate palestinien a révélé que 75% des réfugiés dans le monde ont fui des pays arabes. Pire encore, en décrivant les effets dévastateurs du printemps arabe, M. Aissa a fait savoir que 68% des victimes qui ont succombé dans des guerres à travers le monde sont arabes. «Prés d’un million et demi de personnes sont mortes dans des guerres ayant dévasté le monde arabe entre 2011 et 2017», a-t-il indiqué, ajoutant que les pertes en termes d’infrastructures sont estimées à 460 milliards de dollars. Le manque à gagner en termes de PIB a atteint, pour sa part, les 300 milliards de dollars.*Algérie/Focus/ jeudi 30 mars 2017

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*En un an, plus de 1.500 enfants ont été tués au Yémen

Le Yémen a enregistré une hausse de 70% du nombre de décès d’enfants l’an dernier, en en comptabilisant 1.546, indique lundi un rapport de l’UNICEF.

Alors que le conflit qui ensanglante le pays le plus pauvre du Moyen-Orient entre dans sa troisième année, l’Agence onusienne pour l’enfance met en garde contre le risque de famine, près d’un demi-million d’enfants se trouvant en état de malnutrition grave, un chiffre en hausse de 200% depuis 2014.

Selon le rapport, « 462.000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère et ce nombre augmente rapidement ».

Le conflit au Yémen s’est intensifié depuis mars 2015, lorsque l’Arabie saoudite et ses alliés sunnites ont entamé des opérations militaires aériennes contre les rebelles essentiellement chiites. Les Saoudiens craignent de voir les rebelles permettre à l’Iran, son grand rival régional, de prendre ainsi pied dans la péninsule arabique.*27/03/2017 – Source: Belga

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*Le mystérieux syndrome qui plonge des enfants réfugiés dans un état proche du coma

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L’Uppgivenhetssyndrom, ou syndrome de la résignation, n’existe apparemment qu’en Suède chez les jeunes réfugiés.

Le magazine du New Yorker consacre dans son prochain numéro un long article à Georgi, un jeune réfugié d’origine russe qui est arrivé en Suède avec sa famille à l’âge de cinq ans. Très apprécié dans son école, le garçon de 13 ans était parfaitement adapté à sa nouvelle vie suédoise quand il a appris en 2015 que le gouvernement avait rejeté la demande d’asile de sa famille: ils allaient être expulsés. Après avoir lu la lettre, le jeune garçon est allé se coucher dans son lit. Il a refusé de manger, de parler ou de sortir de sa chambre. Au bout d’une semaine, il avait déjà perdu cinq kilos. Inquiets, ses parents ont fait appel à Elisabeth Hultcrantz, un médecin qui s’occupe gratuitement des enfants réfugiés. Elle leur a conseillé d’emmener leur fils aux urgences de Falun, où les docteurs ont pu effectuer un diagnostic. Perdu la volonté de vivre
Georgi était atteint de l’Uppgivenhetssyndrom, le syndrome de la résignation, une maladie qui n’existe apparemment qu’en Suède chez les réfugiés, lit-on sur le site de Slate. « Les patients n’ont aucune maladie physique ou neurologique sous-jacente, mais ils semblent avoir perdu la volonté de vivre. » Le docteur Hultcrantz ajoute: « C’est comme une sorte de protection, ce coma dans lequel ils sont plongés. Ils ressemblent à Blanche Neige qui se retire du monde. » 

Expulsions d’enfants malades
Au début des années 2000, cette mystérieuse condition a touché des centaines d’enfants comme Georgi en Suède. Appelés les « apathiques », les jeunes patients, âgés de 8 à 15 ans, étaient décrits comme « totalement passifs, immobiles, sans tonus, effacés, muets, incapables de boire ou de manger, incontinents et pas réactifs aux stimuli extérieurs ou à la douleur. » Presque tous ces enfants étaient originaires de l’ex-URSS et de l’ex-Yougoslavie. Selon des psychiatres de l’époque, le syndrome avait été causé par deux facteurs traumatiques: le stress dans le pays d’origine et la peur, après avoir vécu en Suède, de devoir y retourner. Malheureusement, beaucoup d’enfants ont été expulsés malgré leur état préoccupant. En 2005, suite à une pétition signée par 160.000 citoyens et la demande de plusieurs partis politiques, le gouvernement a permis aux familles des enfants apathiques de rester en Suède, un pays qui s’était toujours montré fier de sa politique d’asile généreuse jusqu’en 2015.

L’asile, le traitement le plus efficace
Après trois nuits à l’hôpital, Georgi est retourné chez lui mais sa santé ne s’est pas améliorée, malgré les appels de ses camarades de classe et les soins de sa famille. Dans un guide sur le syndrome de la résignation publié en 2013, un comité officiel de médecins explique que le traitement le plus efficace pour guérir les enfants apathiques est l’obtention de l’asile. « Si le garçon obtient la sécurité de pouvoir vivre dans son pays d’accueil, le pronostic est bon et il pourra aller mieux au bout d’un an. Mais s’il n’a aucun sentiment de sécurité, il ne se réveillera pas, peu importe le pays où il se trouve. » 

Fin mai 2016, la lettre tant espérée est arrivée chez Georgi: sa famille a finalement obtenu le droit d’habiter en Suède. Deux semaines plus tard, le jeune homme ouvrait enfin les yeux. Allité pendant presque six mois, il a récupéré petit à petit ses capacités: il a pu s’alimenter, marcher et reparler à ses parents et son petit frère. Dans un entretien avec une journaliste, le garçon a expliqué que durant sa maladie, il se sentait comme « dans une boîte de verre aux murs fragiles, tout au fond de l’océan. » Il avait peur de briser le verre en bougeant ou en parlant. « L’eau aurait pu rentrer et me tuer », a confié Georgi. « Aujourd’hui, j’ai compris que ce verre n’avait jamais existé. »–7sur7 -jeudi 30 mars 2017

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****Identités Meurtrières Enigme

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« Je suis profondément persuadé que n’importe qui peut développer son appartenance par rapport à sa propre famille, car chaque fois qu’on plonge dans l’histoire d’une famille, on trouve des choses extraordinaires ».A.Maalouf. Lorsqu’en 1989 Amine Maalouf publia ses « Identités Meurtrières », il venait de poser les préalables d’un débat qui fait l’actualité en France, mais pas seulement. Pour Maalouf, la question identitaire passe par nombre de conflits nés d’un « besoin contemporain de tout vouloir catégoriser », vouloir tout mettre dans un même sac. En d’autres termes pouvons-nous évoquer la notion de citoyenneté et de nation en tenant compte des particularités régionales, tribales, ethniques, culturelles, religieuses, dialectales? Exercice difficile d’autant que les exigences de la mondialisation reconnaissent par nécessité, de moins en moins, les valeurs individuelles, celles qui fondent les caractères, les us et les coutumes. La consommation a tendance à se normaliser, le capital a grand besoin de circulation, faisant fi des frontières pour se reproduire, les sociétés se transforment plus rapidement grâce à la technologie, de nouvelles valeurs s’installent avec une rapidité incontrôlable, les systèmes connaissent de nouvelles mutations et produisent des crises imprévues. Que restera-t-il de national, de tribal, de linguistique, de religieux dans cette spirale qui donne le vertige aux politiques, au point de lancer sur le marché des idées, des thèmes aussi porteurs de conflits que cette fameuse « identité nationale » qui ne veut plus rien dire de sérieux, mais qui peut se retourner contre eux ?  En France le débat prend forme à partir d’un accoutrement qui s’appelle burqua, simple morceau de tissu porté par des femmes et qui semble déborder sur une volonté politique d’intégration qui va jusqu’à s’attaquer à une façon de s’habiller. En soi la burqua ou ses habits périphériques, le hidjab, le niqab, le khimar ou le simple « foulard islamique », ne sont que des formes d’attachement à une identité justement.  Il a été démontré par un groupe de parlementaires que ces « signes ostentatoires » d’appartenance religieuse, ne touchent qu’une minorité de l’immigration et plus particulièrement des militantes, qui n’ont rien de femmes soumises, fait d’ailleurs bousculant les croyances établies du pays des Droits de l’Homme, y compris Madame Amara. Pensant poursuivre un débat qui a pris des dimensions inquiétantes, à la limite du racisme post-colonial, le Président de tous les Français « sans exclusive », s’en remet aux institutions de son pays pour « lever le voile » sur cette question qui pose le préalable d’une immigration positive. La création d’une commission de pérennisation du débat comprendrait des intellectuels, historiens, sociologues et parlementaires, qui doivent rendre leurs conclusions sans obligation d’en référer aux principaux concernés les non–intégrés, se situant dans la marge des valeurs républicaines. C’est dire qu’une nationalité ne suffit plus à l’égalité. Un train de mesures est, par ailleurs, pris pour faire de l’école, le centre des actions gouvernementales de la politique d’intégration en associant parents et enseignants. Mais qu’est-ce que l’intégration pour un immigré?  Quand on sait comme l’énonce Maalouf, à propos d’un de ses personnages, immigré en Allemagne que « aux yeux de sa société d’adoption, il n’est pas allemand ; aux yeux de sa société d’origine, il n’est plus vraiment turc », se posent alors des questions de fonds qui consistent à savoir qui intégrer et à quoi. Depuis que la France accueille des populations particulièrement en provenance de ses anciennes colonies, on demandait à ces communautés de participer à l’effort de développement par leur travail et c’est ce qu’elles ont fait en contrepartie d’un salaire. Un rapport clair. Jamais la langue n’a été le souci des patrons et il n’est pas étonnant de voir des milliers de personnes vivant en France, communiquer avec seulement quelques mots volés à la rue, aux bistrots ou aux chantiers.  C’était le fait d’une génération qui, tout en restant attachée à des valeurs culturelles d’origine, a travaillé en France, a fondé des familles, a fait l’effort d’instruire sa progéniture et fourni une main- d’œuvre de rechange, une fois à la retraite. Elle n’a jamais essayé de s’intégrer dans l’espace culturel français et jamais on ne le lui a demandé. «Bojor messiou, merci madame », des années durant et ça a marché. Il est vrai que pour cette génération en voie de disparition, les choses étaient différentes. Aujourd’hui que les enfants ont grandi dans la marge des banlieues et des bidonvilles et qu’ils ont développé une stratégie de survie, pas tout à fait conforme aux règles sociales et juridiques au point de la qualifier de « racaille » que veut-on intégrer même si, au plan politique quelques figurants au gouvernement prouvent que l’aventure est possible. Particulièrement comme le rappelle l’auteur de Léon l’Africain si l’on considère que « l’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l’existence ». Le Président des Français en sait quelque chose étant lui-même fils d’immigré. Cela ne l’empêche nullement de défendre son actuel pays en demeurant dans sa propre culture d’origine.  Le retranchement sur les valeurs d’essence, qu’il se manifeste par un habit ou autre signe est le résultat d’une résistance à un mode d’organisation basé sur l’exclusion. Et là qui doit faire le mea culpa de la France, selon la liturgie bien catholique ?  Les intellectuels ? Ils se disent tous ou presque laïcs? Les parlementaires ? Ils sont divisés sur la question identitaire et loin du problème sauf dans les discours électoraux. Alors que le débat prenne forme chez les principaux concernés, à savoir les communautés immigrées, particulièrement musulmanes, puisque du point de vue religieux le débat les a pris pour cible première. Mais là, encore, y a-t-il un espoir d’aboutissement ? Quand on sait comment se fait la répartition géographique des émigrés ou immigrés, selon la rive où l’on se place, et que cette répartition obéit très généralement aux régions d’origine dans les pays d’origine, on comprend mieux la nécessité d’aller doucement mais sûrement dans ce débat.  En Conclusion et selon les écrits d’Amine Maalouf « rien n’est plus dangereux que de chercher à rompre le cordon maternel qui relie un homme à sa langue. Lorsqu’il est rompu, ou gravement perturbé, cela se répercute désastreusement sur l’ensemble de la personnalité » et par extension sur l’ensemble de la société. Une Enigme, que nulle aventure même néocoloniale n’a suffi à en venir à bout. (Quotidien d’Oran-11.02.2010.) par Ahmed Saifi Benziane

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48 réponses à “un monde à la dérive”

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