Afric+Monde arabe.1

*Le Sahara, la Palestine et les Arabes

Par  REDA BEKKAT- elwatan- 

Le langage des armes a repris au Sahara occidental après l’agression marocaine dans la zone de Guerguerat, à l’extrême sud du territoire sahraoui, violant ainsi le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991.

Ce regain de bellicisme royal n’a laissé d’autre alternative au Front Polisario que celle qui consiste à décréter, de son côté, la fin du cessez-le-feu violé par le Maroc en ripostant et assurant par la même la défense des populations civiles sahraouies. Plus encore, dans une lettre adressée à l’ONU, Brahim Ghali, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), a indiqué qu’en lançant une telle agression dans la région, le Maroc «a sapé, sérieusement, non seulement le cessez-le-feu (…) mais aussi toutes les chances de parvenir à une solution pacifique et durable à la question de la décolonisation du Sahara occidental».

Comme il fallait s’y attendre, face à ce regain de tension dans la région, il n’y a eu que très peu de réactions de pays arabes, à quelques exceptions près, encore moins au niveau de la Ligue arabe. Alors que partout à travers le monde des voix se sont élevées pour dénoncer cet acte de guerre. En Europe, bien sûr, mais aussi aux Etats-Unis, où l’organisation Global Grace Initiative a exprimé son indignation et «exhorté la communauté internationale à relancer en urgence ses efforts pour trouver une solution juste et durable au conflit», jusqu’à la Nouvelle-Zélande où des manifestants ont bloqué le déchargement de cargaisons de phosphate provenant du Sahara occidental.

A des milliers de kilomètres de cette partie du Maghreb, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, les autorités d’occupation israéliennes se pressent dans la construction de nouvelles colonies, amputant ainsi la Palestine de territoires importants, rendant impossible l’édification d’un Etat palestinien viable. Là aussi, le drame palestinien ne semble pas avoir suscité la moindre émotion des pays ou de la Ligue arabes. Encore moins parmi ceux qui ont signé des accords de normalisation avec Israël, à l’exception de celle toutefois de la Jordanie. Ni les Emirats – dont le ministre des Affaires étrangères est attendu à Tel-Aviv dans les prochains jours – ni Bahreïn, nouveaux signataires cette année, n’ont émis la moindre réserve vis-à-vis de leur nouvel allié israélien. Lequel, signalons-le au passage, s’est empressé de faire entériner ces accords par la Knesset (le Parlement israélien), le lendemain même de l’élection présidentielle américaine qui laissait entrevoir la victoire du démocrate Joe Biden.

Curieuse coïncidence encore, comme cette volonté d’annexer de nouvelles colonies en Cisjordanie et la construction de nouveaux quartiers juifs à Jérusalem-Est, projet qui a suscité quand même des réactions européennes. Curieuse similitude encore entre deux pays expansionnistes que sont le Maroc et Israël, reposant sur des pratiques d’occupation et de colonisation de territoires qui ne leur appartiennent pas, sahraouis dans le premier cas et palestiniens pour le second. Il est vrai qu’entre les deux, nul besoin de normalisation des relations. Elles existent, sans doute informelles, depuis longtemps, dès la fin des années 1960 sous le règne du roi Hassan II.

On peut multiplier les similitudes à l’infini, tous deux n’appliquent pas et ignorent les résolutions des Nations unies et tous deux ont édifié des murs de séparation sur les territoires qu’ils occupent… Faut-il alors s’étonner dans ces conditions de l’absence de réactions de la majorité des pays arabes face à ce qui s’apparente à une entente cordiale qui ne dit pas son nom. Quant à la Ligue arabe, il y a longtemps qu’elle n’est plus qu’une coquille vide.* REDA BEKKAT- elwatan- jeudi 19 novembre 2020

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Reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental occupé :

Donald Trump désavoué par les siens

La décision, jeudi, du président américain sortant, Donald Trump, de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental occupé a scandalisé autant les démocrates que les républicains. Donald Trump fait désormais partie du cercle restreint de présidents américains ayant été décriés par les deux partis.

La réaction la plus critique est venue de James Baker, un républicain comme lui. Cet ancien secrétaire d’Etat sous George H. W. Bush a déclaré vendredi que la normalisation des relations entre le Maroc et Israël représentait un «compromis cynique» qui a «sacrifié» le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Egalement ancien émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, James Baker a soutenu qu’il était «d’accord avec James Inhofe», le président de la commission défense du Sénat américain, lorsqu’il a qualifié cette évolution de «choquante et profondément décevante».

«Il semblerait que les Etats-Unis d’Amérique, qui ont été fondés avant tout sur le principe de l’autodétermination, ont abandonné ce principe s’agissant du peuple du Sahara occidental», s’est-il indigné avant de conclure que cette situation était «très regrettable».

James Baker connaît très bien le dossier du conflit du Sahara occidental et surtout les manœuvres marocaines puisque Rabat a déjà eu à saborder ses efforts de règlement de la crise.

Cela s’est produit en 2004, lorsque le Maroc a rejeté son plan de paix qui maintenait le principe d’autodétermination en exigeant la tenue d’un référendum au terme de cinq années de la mise en œuvre de l’accord de paix.

L’ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, John Bolton, lui aussi républicain, a longuement critiqué également la sortie du locataire de la Maison-Blanche.

Il a regretté la décision unilatérale de Donald Trump de reconnaître la prétendue marocanité du Sahara occidental, renonçant ainsi à 30 ans de politique américaine sur le Sahara occidental. «Trump a tort d’abandonner 30 ans de politique américaine sur le Sahara occidental juste pour remporter une victoire rapide en politique étrangère», a déploré l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Trump.

Il a estimé qu’«un accord israélo-marocain était possible sans abandonner l’engagement des Etats-Unis en faveur d’un référendum sahraoui sur l’avenir du Sahara occidental, comme l’a déclaré à juste titre le sénateur James Inhofe».

Le sénateur d’Oklahoma, James Inhofe, a affirmé effectivement jeudi que le président Trump a été «mal conseillé par son équipe», soutenant que l’accord de normalisation israélo-marocain pouvait être conclu sans hypothéquer les droits d’«un peuple sans voix».

«L’annonce de la Maison-Blanche d’aujourd’hui alléguant la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental est choquante et profondément décevante. Je suis attristé que les droits du peuple du Sahara occidental aient été troqués», a regretté l’influent sénateur républicain dans un communiqué.

Le président de la commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants des Etats-Unis, le démocrate Eliot Engel, a averti quant à lui jeudi que la décision du président sortant, Donald Trump, de reconnaître les prétendues revendications marocaines au Sahara occidental menaçait les efforts de la diplomatie internationale pour résoudre des conflits de longue date.

Eliot Engel a, par ailleurs, mis en garde contre le «rejet des voies multilatérales légitimes de résolution des conflits»«(…) Je crains que cette annonce ne bouleverse un processus des Nations unies crédible et soutenu au niveau international pour résoudre le différend territorial sur le Sahara occidental, que les administrations successives des deux parties ont soutenu», a-t-il ajouté.

Le responsable américain a rappelé en outre que le territoire du Sahara occidental est occupé par le Maroc depuis 1975 dans une démarche qui n’a pas été reconnue par la communauté internationale.

Un cessez-le-feu de 1991, négocié au sein des Nations unies, avait été instauré comme préalable à l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental.

Le mois dernier, le Maroc a mené une agression militaire à Guerguerat, au sud-ouest du Sahara occidental, en violation du cessez-le-feu.

«J’appelle toutes les parties en Afrique du Nord à faire preuve de retenue, à s’abstenir de toute violence et à continuer d’œuvrer pour une solution juste et durable», a préconisé Eliot Engel.*elwatan- dimanche 13 décembre 2020

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*Le Printemps arabe, une manipulation

un  livre de Naoufel Brahimi El Mili

Un livre, une lecture des révoltes arabes à rebrousse-poil des analyses de la presse internationale. Avec le Printemps arabe, une manipulation ?, Naoufel Brahimi El Mili, docteur en sciences politiques, professeur à Sciences-po à Paris et consultant international des médias,  rejette les idées reçues sur le Printemps arabe.
Le livre propose une autre lecture, celle des «impasses qui apparaissent ici et là et qui font renaître les conservatismes les plus classiques».

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Paris.
De la correspondante d’El Watan.

L’auteur de Le Printemps arabe, une manipulation ? – docteur en sciences politiques, professeur à Sciences-po à Paris et consultant international des médias sur les pays arabes explique, à la faveur d’une conférence, mardi, au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE) de Paris, qu’à l’origine de ce livre (sortie en librairie le 18 octobre 2012), il y a «une double colère contre la lecture romantique des premiers événements désormais regroupés sous le générique ‘Printemps arabe’ et contre les complaisances occidentales à l’égard de ces dictatures soudainement honnies et à l’égard des Frères musulmans qui sont certes élus démocratiquement mais qui conservent l’implantation doctrinale de la charia (à plus ou moins long terme) comme axe central de leur politique sociétale. Ce danger, peu perçu au début à cause de l’instrumentalisation du Qatar, VRP de la compatibilité entre l’islam et la démocratie, s’esquisse en Libye, Egypte, Syrie et Tunisie».

 

Naoufel Brahimi El Milli explique qu’il a observé ce Printemps arabe en le mettant dans une perspective historique, en identifiant les principaux acteurs qui «ne sont pas toujours visibles» et en analysant les enjeux liés à ces bouleversements. En choisissant de suivre la «principale caisse de résonance médiatique» – Al Jazeera – des bouleversements qui se sont produits dans les pays arabes suscités. Et par le biais d’un travail de terrain en Tunisie, au sultanat d’Oman, en Egypte, en Libye et aux Emirats arabes unis.  

Selon Naoufel Brahimi El Mili, «parler de printemps peut devenir un sérieux contresens tant certains pays arabes entrent dans un grand hiver, où la rupture se conjuguerait paradoxalement avec le maintien du vieux système teinté de cet islamisme étiqueté modéré». Il considère que «ces révoltes arabes sont le résultat attendu du respect d’un agenda  visant un ’reshuffling’ politique des pays arabes». Et il avance qu’Al Jazeera, par exemple, «a su générer un mythe fondateur» de la démocratie en Tunisie à partir du récit de l’immolation de Mohamed Bouazizi, aboutissant ainsi à «un véritable storytelling de l’ensemble des révolutions arabes». «Les protagonistes de ces dernières, restés dans l’ombre, sont en réalité américains – qui voient dans ces événements l’occasion d’actualiser le projet néo-conservateur du Grand Moyen-Orient – qataris ou saoudiens dont les enjeux, gaziers notamment, priment bien sûr sur l’instauration d’un régime démocratique.»

Et l’auteur de conclure que «le Monde arabe ne vit pas une ’movida’ comme en Espagne où la mort du général Franco, le 20novembre 1975, a fait basculer le pays dans le camp des démocraties, après des décennies de chape de plomb. Poudrière en Syrie, chaos en Afrique subsaharienne, écrans noirs en Egypte et en Libye… autant d’incertitudes qui tendent à réduire à néant l’espoir d’une transformation démocratique rapide dans le Monde arabe. La zone de turbulences que traverse cette région semble s’installer dans la durée».

Qu’en est-il de l’Algérie ?

L’auteur ouvre le chapitre huit intitulé «L’Algérie entre en résistance», par ce rappel : «En 1998, l’Algérie est encore plongée dans la tourmente d’une guerre civile qui ne dira jamais son nom. Liamine Zeroual, alors président de la République, découvre sur Al Jazeera, jeune chaîne créée à peine trois ans auparavant, un reportage diffusant des combats supposés dans une région reculée de l’Algérie. En fait, les images avaient été tournées au Liban, les Qataris avaient reconstitué fictivement les affrontements entre les islamistes et l’armée, qui avaient certes lieu à l’époque, mais loin de toute caméra.

La décennie noire algérienne est un des rares conflits de ces dernières années qui n’aient quasiment pas donné lieu à des images. A l’évidence, l’intention des autorités de Doha est hostile. Le chef de l’Etat algérien décide de fermer le bureau d’Al Jazeera à Alger. Entre l’Algérie et le Qatar, les relations n’ont jamais été au beau fixe. Elles sont aujourd’hui, avec le Printemps arabe, juste exécrables.»  L’auteur rappelle qu’Al Jazeera avait relayé la campagne du «qui tue qui ?».

Et d’écrire que lorsque surviennent, début 2011, les émeutes d’Alger en raison de l’augmentation des taxes douanières sur les produits de première nécessité, cette question : le Printemps arabe va-t-il gagner l’Algérie ? «Les services de sécurité algériens apprennent qu’Al Jazeera a mis un dispositif dans la ville marocaine d’Oujda pour reconstituer d’hypothétiques scènes de révoltes : installation de caméras, organisation de studios, recrutement de figurants. Le but est de diffuser ces images, au moment voulu, comme si elles avaient été filmées en Algérie pour favoriser les désordres attendus par le Qatar… De nouveau, Al Jazeera ne recule pas devant la confection de reportages hostiles. Mais en vain ! Alger ne brûla pas. L’Algérie n’est pas néanmoins une cible facile.

L’immobilisme, l’opacité et la confusion du régime sont aussi… ses meilleurs atouts. Et la détermination de l’oligarchie algérienne à conserver le pouvoir n’est plus à démontrer, après ces années de lutte contre le terrorisme et les salafistes, où tous les coups étaient permis de part et d’autre.» «Les crises libyenne et syrienne ne vont certainement pas apaiser les relations entre Alger et Doha»…L’Algérie est intransigeante contre toute ingérence étrangère dans ce qu’elle considère comme son périmètre géostratégique : la Tunisie et la Libye à l’est, le Sahel au sud, le Sahara occidental et la Mauritanie à l’ouest.

La diplomatie algérienne a toujours voulu préserver ce Grand Maghreb, où elle serait incontournable, des interférences occidentales. Cette position radicale ne date pas du Printemps arabe…. Les troubles en Libye révèlent les enjeux politiques algériens…Pourtant, la diplomatie algérienne aurait pu briller sur ce dossier (libyen, ndlr) et même éclipser légèrement l’impérialisme qatari. Ahmed Ouyahia (alors Premier ministre, ndlr) et ancien diplomate, a une grande expérience dans la gestion des épineux problèmes africains…
Il semble que le président algérien ait préféré que son Premier ministre consacre toute son énergie exclusivement aux questions intérieures. Ce qu’il fallait pour Bouteflika, c’est que surtout Ahmed Ouyahia ne brille pas sur la scène internationale. Et tant pis pour l’image de l’Algérie…    

«Les bouleversements régionaux qui ont caractérisé le Printemps arabe importent moins parfois à Alger que les perspectives de la succession du président actuel. En effet, les tensions internes et les différentes luttes de clans sont attisées par la perspective de l’après-Bouteflika… En retrait sur les dossiers internationaux, le pouvoir tente d’allumer des contre-feux juridiques pour éviter la contagion du Printemps arabe (révision de la Constitution, de la loi électorale et de la loi sur les partis, ndlr)…En Algérie, rien ne pourra arrêter l’immobilisme.» *Par Nadjia Bouzeghrane. El Watan-11.10.2012.

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*le Premier ministre libyen limogé

Mustapha Abou Chagour

Le parlement libyen a refusé dimanche d’accorder sa confiance au premier ministre Mustapha Abou Chagour et à son gouvernement, entraînant son limogeage.

Le premier ministre déchu avait proposé une seconde liste il y a quelques jours, après le rejet d’une première. Mais les parlementaires du Congrès national général l’ont rejetée par 125 voix contre 44, provoquant sa chute.

M. Chagour avait proposé dimanche de nouveaux candidats à des postes-clé. Mais le porte-parole du parlement, Omar Houmeïdan, a fait savoir que ce dernier avait atteint la date-butoir de 25 jours au cours de laquelle il devait former un gouvernement.

Moustapha Abou Chagour était le premier chef de gouvernement élu après le renversement l’an dernière du dictateur libyen Mouammar Khadafi. Il avait été contraint de retirer une première liste de ministres, les législateurs ayant estimé que le cabinet proposé n’était pas suffisamment représentatif des différentes tribus et régions du pays. * Agences de presse-   Dimanche 7 Octobre 2012

**La Jordanie nomme un ambassadeur en Israël

Le Jordanie a nommé un diplomate de carrière, Walid Obeidat, ambassadeur du royaume en Israël, un poste qui était vacant depuis 2010, a indiqué un haut responsable. «Le Conseil des ministres a décidé de nommer Walid Obeidat comme ambassadeur en Israël», a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat, ajoutant qu’«aucune date n’a encore été fixée pour son départ en Israël». Son prédécesseur, Ali Al Ayed, avait quitté le poste d’ambassadeur mi-2010 pour devenir ministre de l’Information. La Jordanie est, avec l’Egypte, le seul pays arabe à avoir signé des accords de paix avec l’Etat hébreu. Les Etats-Unis avaient appelé (entendre:ordonneé) la Jordanie à désigner un nouveau représentant, mais Amman s’était montré réticent en raison de la politique adoptée par l’Etat hébreu concernant le conflit israélo-palestinien.*El Watan-29.09.2012.

**D’autres infos.cliquer ici: Afric+Monde arabe.2

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*Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz , blessé par balle samedi

** Il aurait été été « légèrement touché au bras par une balle, tirée contre lui par un automobiliste qui l’a directement visé

Mohamed Ould Abdel Aziz est apparu à la télévision après son opération pour rassurer les Mauritaniens. Il a qualifié le tir qui l’a touché d’ »incident ».

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MAURITANIE – Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été opéré avec succès après avoir reçu un tir « par erreur ».

afp.com/Watt Abdel Jelil

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz , blessé par balle samedi, a assuré que son opération à Nouakchott « a été un succès », dans une brève déclaration aux médias publics peu avant son départ dimanche pour Paris, diffusée par la télévision nationale.

« Je veux, à travers ce mot, tranquilliser tous les citoyens mauritaniens. Je les rassure que l’opération qui m’a été faite hier (samedi) soir a été un succès grâce à l’efficacité de l’équipe médicale qui l’a menée », a affirmé M. Ould Abdel Aziz, couché sur le dos, le corps recouvert d’un drap jusqu’au cou, selon les images diffusées par la télévision.

« Je veux les rassurer sur ma santé après cet incident commis par erreur par une unité de l’armée sur une piste non goudronnée dans les environs de la localité de Tweila (40 km de Nouakchott), a-t-il ajouté, affirmant qu’il n’y a « aucun problème, Dieu merci ».

Mohamed Ould Abdel Aziz, 55 ans, est apparu pâle mais il s’exprimait d’une voix normale. Il était entouré de son Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf, et de responsables civils et militaires de son régime, selon les images de la télévision.

Le président mauritanien a quitté Nouakchott vers 09H30 locales (et GMT) pour se rendre à Paris où il doit être admis dans un hôpital spécialisé « pour des soins complémentaires », selon une source sécuritaire mauritanienne. A Nouakchott, des informations non confirmées circulaient notamment dans des médias privés, selon lesquelles M. Ould Abdel Aziz aurait été touché au bras et/ou à l’abdomen.

Plus tôt, un responsable avait déclaré sous couvert d’anonymat que le président avait été « légèrement touché au bras par une balle, tiré contre lui par un automobiliste qui l’a directement visé alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture » vers Tweila, à environ 40 km au nord de Nouakchott, « où il se rend pratiquement tous les week-ends » en excursion.**LEXPRESS.fr, publié le 14/10/2012 *Avec fpa

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On n’est jamais mieux servi que par soi-même

*Tunisie: Les députés revendiquent le droit à la retraite

Quelques mois à peine après leur installation à l’Assemblée constituante, les députés ont pressé le pas pour voter une loi relative à leurs indemnités et l’augmentation de leur salaire. Des augmentations qui ont suscité une large polémique. Voilà qu’avant-hier, ces mêmes députés, du moins la moitié d’entre eux, se préoccupent de nouveau de leur situation matérielle, et revendiquent dans une proposition de loi le droit à une pension de retraite. La date butoir de la fin de leur légitimité, le 23 octobre 2012, les pousse à voter la loi au plus vite, pendant que toute la société civile attend avec impatience la livraison de la nouvelle constitution qui aurait pris beaucoup de temps. Le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, a pourtant fait observer cette semaine que son gouvernement n’est pas sourd aux récents débats sur la légitimité. “Tout le monde doit être concerné par la rédaction de la constitution, les députés sont tenus plus que d’autres à hâter cette mission”, a-t-il dit. Bref, un groupe de 113 députés, sur un total de 217 qui composent l’assemblée, a présenté une proposition de loi à l’assemblée nationale constituante sur les droits et devoirs du membre de l’ANC. L’article premier du projet de loi stipule que le membre de l’ANC est chargé de protéger les objectifs de “la révolution”  : dignité, liberté et justice sociale et de les introduire dans la constitution. Selon l’article 2, la mission au sein de l’ANC n’est pas considérée comme “une fonction publique, mais une mission nationale temporaire”. Alors que  l’article 3 de cette proposition de loi stipule que les députés perçoivent une indemnité mensuelle et une indemnité relative aux frais relatifs à l’exercice de leurs fonctions parlementaires. Mohamed Chawki Abid, ex-conseiller économique à la présidence de la République, a réagi sévèrement  contre les députés par rapport à cette proposition de loi. Il s’est servi de son ironie mordante pour mettre en pièces les velléités des députés à se servir, selon lui, dans la caisse, avant de servir la collectivité. “C’est qu’il apparaît que pour servir leurs intérêts, nos élus savent se montrer performants question optimisation… de leur rémunération”, a-t-il dit.  M. Chawki, d’un air moqueur, qualifie les députés de très performants quant à la promulgation d’un texte ordonnant une augmentation substantielle de leurs salaires, et la préparation d’une loi fixant les conditions de leur retraite. “Mais qui va donc défendre enfin les pauvres, les chômeurs, les surendettés, les SDF, les sans retraite ?”, s’interroge l’ex-conseiller de la présidence. “Honte à vous Messieurs et Mesdames les constituants ! Foutez le camp, je vous vomis (pour reprendre les termes de l’élue takatoliste Mme Karima Souïd, qui s’est bien remis de son récent cri du cœur).” *Liberté-08.10.2012.

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21 réponses à “Afric+Monde arabe.1”

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  1. 8 05 2012
    super mario games (05:00:00) :

    Merci pour le partage des informations les plus précieuses. Si vous avez plus d’informations alors s’il vous plaît de partager avec nous Merci pour le post

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