Maroc,un royaume en déclin

**Les dérives du roi Mohamed VI 

**vidéo:  documentaire de France 3

*un portrait très peu flatteur du royaume marocain

*la fortune du roi Mohamed VI ne cesse d’augmenter tandis que la population du pays ne cesse de s’appauvrir

*Le roi exige l’obéissance aveugle de ses sujets, qui l’élèvent au rang de dieu parmi les Hommes

Capture

Le documentaire « Roi du Maroc, le règne secret » diffusé jeudi soir sur la chaîne françaiseFrance 3, dresse un portrait très peu flatteur du royaume marocain ainsi que de son souverain, Mohammed VI.Derrière le masque d’un roi progressiste et tourné vers la modernité, se cacherait, selon le documentaire, un homme tourné vers les affaires et qui exige l’obéissance aveugle de ses sujets, qui l’élèvent au rang de dieu parmi les Hommes en se prosternant devant lui chaque année telle une divinité lors du rituel de la Bay’a.

Le documentaire parle de ce qu’il décrit comme « l’appétit pour les affaires » de Mohamed VI. Le développement de la Holding Royale, espérée par le peuple comme pouvant servir de locomotive à l’économie nationale, a laissé place à la « dérive affairiste ».

Des sujets devenus clients

« À la fin des années 2000, les sujets de sa Majesté sont devenus ses clients », explique le documentaire. « Le sucre que vous mettez dans votre café c’est le roi (cosumar), le lait que vous mettez dans votre café c’est la Centrale laitière où le roi était associé à Danone, la voiture que vous prenez vous l’avez probablement achetée à Autoaule qui appartient à la famille royale. Vous avez financé votre voiture en prenant un prêt à Tijara Wafa Bank, vous l’avez assurée à Tijari Wafa Assurance… Vous pouvez vivre pratiquement en consommant des produits qui sont vendus par les entreprises du roi », détaille Aboubakr Jamaï, journaliste en exil en France.

Un conflit d’intérêts « manifeste ». « Quand on est le roi et qu’on possède autant d’intérêts économiques il peut y avoir une très grande tentation d’utiliser les leviers du pouvoir pour favoriser ses affaires », explique dans le documentaire Ahmed Benchemsi, journaliste marocain en exil à Washington. Le documentaire met notamment le doigt sur le secteur de l’agriculture, où l’entreprise royale est le premier producteur et le premier exportateur du Maroc. Curieusement, le secteur de l’agriculture est totalement exonéré d’impôts.

Le roi Mohamed VI fera également machine arrière concernant la liberté d’expression de la presse dans son pays, décidant de revenir aux préceptes de son défunt père, raconte le documentaire. Plusieurs journalistes auront ainsi été dans l’obligation de prendre le chemin de l’exil. Alors que « Hassan II faisait des choses à la manière du XXe siècle, c’est-à-dire brutale avec des assassinats, Mohamed VI le fait à la manière du XXIe siècle. Au lieu de te séquestrer, Mohamed VI va ordonner aux tribunaux une interdiction d’exercer comme dans mon cas pendant dix ans la profession de journaliste », explique Ali Lemrabet, journaliste en exil à Barcelone.

Le documentaire s’attarde également sur l’accord entre le roi Hassan II et les chefs militaires marocains, où Hassan II propose explicitement à ces derniers de « faire de l’argent et oublier la politique ». Un « pacte de corruption » qui va entraîner de nombreuses dérives observées au sein des Forces armées royales.

Le documentaire dresse enfin le portrait d’un développement économique au Maroc trompeur, où la fortune du roi Mohamed VI ne cesse d’augmenter tandis que la population du pays ne cesse de s’appauvrir. Le documentaire montre en outre que les réformes entreprises par le roi Mohamed VI en réponse au Printemps arabe marocain ne sont en fait qu’un trompe-l’œil, où l’illusion de démocratie a continué de permettre au roi marocain de poursuivre sa dérive affairiste vers de nouveaux secteurs, tels que les énergies renouvelables.

Les bénéfices de la Holding royale n’ont dans les faits jamais cessé d’augmenter, affirme le documentaire. La nouvelle constitution annoncée par Mohamed VI ne sera elle aussi qu’un « leurre », le roi marocain conservant jusqu’à ce jour tous les pouvoirs réunis autour de sa personne. Mohamed VI reste « l’arbitre suprême » du pays, tandis que sa fortune est estimée par Forbes à 5,7 milliards de dollars, conclut le documentaire.*médias divers/   samedi 28 mai 2016 | Par Yacine Babouche | 

**autre vidéo: Le Maroc La Face Cachée Du Paradis Documentaire 2016

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*Le Maroc classé deuxième pays arabe où il existe le plus d’homicides volontaires

Le royaume du Maroc figure parmi les pays arabe où le taux d’homicides volontaires est le plus élevé, selon un rapport de l’ONU. Le Maroc est, après l’Égypte, le pays arabe où il existe le plus d’homicides volontaires, selon le dernier rapport 2013 de l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (ONUDC). La palme revient à la capitale économique, Casablanca, qui arrive en tête des villes les plus dangereuses du pays. Le rapport onusien arrive à contre courant des déclarations des autorités marocaines qui affirment que la situation sécuritaire dans le pays est rassurante. Il révèle que le taux est resté stable entre 2004 et 2011, avant de connaître une augmentation significative. Le nombre d’homicides est passé de 44 cas en 2004 à 30 en 2005, avant d’atteindre 41 cas en 2007, 36 en 2008 et 52 en 2009. Toutefois, selon Patsy Richardson, de l’agence ISPOS Mori, la fiabilité des donnéEs concernant les homicides peut varier selon les pays et leur définition de ce qu’est l’homicide volontaire. Certains pays incluent l’euthanasie, l’infanticide ou les violences ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Certains définissent ce genre de crimes comme «une estimation des délits d’homicide commis volontairement suite à des querelles de ménage, des violences sur autrui, des conflits violents liés aux ressources foncières, des violences inter-gangs, des violences contre les personnes et des meurtres perpétrés par des groupes armés», alors que d’autres n’incluent pas tous les cas de meurtre volontaire. De plus, il n’y a pas que cette problématique de définition qui suscite débat, d’autres paramètres rendent la validité de ces statistiques plus équivoque. C’est le cas du niveau général de médicalisation et d’efficacité des services hospitaliers d’urgence, rapporte Libe.ma. «Les victimes meurent moins et le nombre d’homicides décroit, mais le taux de coups et blessures augmente. Dès lors, le taux d’homicide volontaire ne reflète pas forcément le niveau de violence dans un pays», explique le sociologue Anthony R. Harris. Il est à noter que les données analysées par l’ONUDC proviennent généralement des services de police. Mais ces chiffres peuvent être revus à la baisse par certains pays pour des raisons politiques ou autres.*Le Courrier d’Algérie-19 avril 2014***Après avoir été classé comme étant le plus grand producteur de drogue dans le monde, voilà qu’il décroche une autre palme: celle d’être le pays le plus dangereux en Afrique du Nord. Selon une information rapportée par le site «demainoneline», citant le» dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc) publié récemment, le Royaume chérifien figure parmi les pays de la région Mena où le taux d’homicides volontaires est le plus élevé, selon un rapport de l’ONU. Il est classé derrière l’Egypte et devance l’Algérie.
Le même site note que Casablanca arrive en tête des villes les plus dangereuses du pays et les plus touchées par ce genre de crime. L’analyse statistique des données pour les dix dernières années fait ressortir que le royaume occupe la tête du classement et détrône même l’Egypte dans le classement des pays les plus dangereux de toute la région Mena, relever le même site. Sur la décennie, la criminalité est en hausse constante, révèle le rapport annuel de l’organisation qui met en exergue le fait que le Maroc a un taux d’homicide plus important que tous les autres pays de la région. L’organisation onusienne a comparé les taux d’homicides du royaume avec ceux de deux autres pays d’Afrique du Nord, à savoir l’Algérie et l’Egypte. Au Maroc, de 2000 à 2012, ce nombre est passé de 461 meurtres à 704, soit une augmentation de 52%.
Les statistiques montrent aussi qu’entre 2004 et 2009, les taux d’homicide marocains étaient plus hauts que celui des deux autres pays de la région. Seule l’Egypte dépasse le Maroc en 2010 et 2011, avec trois homicides pour 10.000 habitants, une statistique qui peut s’expliquer par les événements liés au printemps arabe. En 2012, le royaume compte deux homicides pour 10.000 habitants.
Le rapport précise aussi que les hommes sont responsables de cet homicide dans une proportion de 87,8%. Casablanca est la ville la plus concernée par ces crimes, avec un bond du nombre d’homicides de 1,2/100.000 en 2005 à 1,4/100.000 en 2009. Elle arrive en tête des villes les plus dangereuses du pays. Le rapport onusien, à contre-courant des déclarations des autorités marocaines qui affirment que la situation sécuritaire dans le pays est «rassurante», révèle que le taux est resté stable entre 2004 et 2011, avant de connaître une augmentation significative. Un sociologue marocain, dans un entretien à un journal local, estime que «ces crimes sont devenus de plus en plus importants au sein de la société (marocaine) en raison, entre autres, du recul de la sécurité dans certaines zones, du laxisme de la justice, en plus de facteurs sociaux comme le chômage et la pauvreté, et leur prolongement naturel dans la consommation de stupéfiants». Rappelons que l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (Onudc) a indiqué, récemment dans un rapport que le Maroc restait le principal producteur et fournisseur mondial de haschich (résine de cannabis) et qu’il est le pourvoyeur de la majorité de cette drogue saisie en Europe. L’Onudc a établi ce nouveau rapport pour le soumettre à la 48e session de sa commission chargée de la question du trafic de drogue dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, qui se réunira le 25 novembre de l’année en cours à Vienne (siège de l’Onudc).  »Le Maroc reste le plus grand producteur mondial de résine de cannabis», affirme le rapport de cette organisation de l’ONU.Concernant les superficies cultivées de cannabis, l’Onudc fait savoir que malgré la politique d’éradication engagée, depuis quelques années, par les autorités marocaines sous la pression des pays européens, la surface des champs réservés au cannabis au Maroc reste la plus importante mondialement avec 47.500 hectares spécifiques à cette culture illicite (contre 12.000 ha en Afghanistan). *L’Expression-eudi 24 Avril 2014

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**Mohamed VI, pire qu’ElKaddafi

*derrière les masques, une concentration extrême du pouvoir et un appétit vorace pour l’argent et le luxe

*un portrait du roi dans un livre signé par un  journaliste marocain, Omar Brouksy

Une fois de plus le roi du Maroc Mohamed VI va faire face à un livre détonnant qui le cible personnellement. Non encore «remis», du «Roi prédateur» qui décrit avec force détails l’appétit vorace du monarque pour l’argent et le luxe, ou encore «Marrakech», qui scanne cette capitale de la prostitution, le journaliste marocain, Omar Brouksy, lui inflige un autre supplice éditorial.

Directement inspiré du retentissant «Notre ami le roi» de Gilles Perrault qui avait bouleversé le palais et le Makhzen en 1990, «Mohammed VI derrière les masques» (éditions Nouveau monde) est une autre bombe qui passe au scanner les 15 années de règne de Mohamed VI. Au delà des détails croustillons contenus dans ce livre, il présente la particularité d’avoir été écrit par un journaliste marocain, à qui le roi avait refusé l’accréditation en qualité de correspondant e l’AFP en octobre 2012.

Le roi ne peut donc pas évoquer un coup monté par la France puisque le livre est signé par l’un de ses brillants sujets qui refuse d’être un simple objet d’une monarchie absolue.

Cet opus contient se décline sous forme de portrait serré du roi où l’on aperçoit quelques détails presque intimes du roi comme sa timidité et sa santé.

L’auteur ne manque pas cependant de croquer la gouvernance de M6 caractérisée par une «concentration extrême du pouvoir» selon les extraits rapportés par l’APS.

Jules Perrault persiste et signe

«Le lecteur peu familier des réalités marocaines y découvrira non sans stupeur, que le pouvoir, plus que jamais concentré dans le Palais royal, hauts fonctionnaires et ministres eux-mêmes se trouvant réduits au rôle de figurants, est exercé en fait par le roi et une dizaine de ses amis», écrit Gilles Perrault dans sa préface.

L’illustre pourfendeur de la monarchie dont le livre avait rudement secoué le Trône en son temps, pense que le livre de Omar Brouksy «sonne le glas des espérances que le nouveau règne avait fait naître, voilà déjà 15 ans».

Autrement dit, c’est tel père tel fils sous la plume du journaliste qui regrette que Mohamed VI n’ait pas suivi l’exemple de Juan Carlos d’Espagne qui, après avoir hérité de tous les pouvoirs du général Franco, avait transformé son pays en une monarchie constitutionnelle.

La mise à nue

Aussi, regrette-t-il que le printemps arabe, qui atteignit le Maroc avec des manifestations d’une ampleur très inférieure à certains de ses voisins, ait accouché de simples «réformettes» sans réel impact sur le système politique du pays.

Comme ces devanciers à cette mission de mise à nue de la monarchie alaouite, Omar Brouksy consacre de longues pages à la description de mécanismes par lesquels le roi a fait main basse sur la sphère économique marocaine.

Pour autant, le journaliste souligne par probité intellectuelle qu’ «une large partie de la société marocaine» se satisfait du statu quo et n’aspire pas forcément à une évolution vers le modèle espagnol. Sans doute que ce livre va provoquer des vagues au Maroc où la personne du roi reste intouchable bien qu’il ait constitutionnellement perdu sa «sacralité»*algerie1.com-Par Rafik Benasseur | 17/09/2014 | 19:44

**un livre qui fait scandale

Une nouvelle fois la monarchie marocaine est secouée par un livre à charge. Une enquête fouillée, écrite par l’ancien correspondant de l’AFP à Rabat et qui dévoile la face cachée du roi Mohammed VI.

Ainsi, plus de 20 ans après la sortie du livre Mon ami le roi de Gilles Perrault, qui a dévoilé au grand jour la face cachée du régime autoritaire du roi Hassan II, deux ans après la sortie du livre Le Roi prédateur de Catherine Graciet et Eric Laurent, qui dévoile comment le nouveau roi du Maroc Mohammed VI avait fait main basse sur les richesses de son pays et quelques mois après la sortie du livre Journal d’un prince banni, qui révèle le secret de la cour royale à travers l’unique témoignage d’un monarque marocain le prince Moulay Hichem, le Palais royal à Rabat est secoué une nouvelle fois par les révélations d’un nouveau opus Mohammed VI, derrière les masques.
Cette fois c’est un journaliste marocain, Omar Brouksy, qui en remet une couche avec un livre très fouillé, dévoilant avec force détails et précisions, certaines clés du pouvoir de la monarchie marocaine. Ecrit dans le même style que Notre ami le roi, le premier livre qui avait osé révéler les pouvoirs autoritaires du Palais et du Makhzen dans les années 1990, ce nouveau livre Mohammed VI, derrière les masques publié aux éditions Nouveau monde, expose les mêmes critiques envers cette fois le règne de Mohammed VI, qui vient de boucler ses 15 ans de pouvoir sur le trône. A travers ses 230 pages, le livre de Omar Brouksy, décrypte avec beaucoup de précisions les années de pouvoir de Mohammed VI, allant de l’année de la mort de Hassan II en 1999 à aujourd’hui. Comme le titre l’indique, il fait tomber le masque de Mohammed VI, dévoilant le visage caché d’un roi à la fois timide et prudent qui a appris avec le temps à maintenir son pouvoir presque absolu. Dans sa présentation du livre, l’auteur est sans détours: «15 ans après son accession au pouvoir, le roi du Maroc reste un inconnu et un intouchable. Derrière les masques du roi moderne, proche de son peuple, seul dirigeant du monde musulman ayant su libéraliser son régime en douceur, se cache un personnage plus ambigu. Commandeur des croyants (mais premier vendeur d’alcool du pays), chef des armées (dont il craint les généraux), marionnettiste de la vie politique (dont il méprise les ténors), M6 » tient à ses pouvoirs quasi absolus sur la justice, la politique et l’économie. Au risque aussi de laisser le Palais royal et les grandes entreprises du pays, aux mains de quelques proches, fustigés par l’opinion sous le terme «la monarchie des potes.» Soucieux de son image, très discret sur ses problèmes de santé qu’il fait traiter en France, Mohammed VI tolère mal la contradiction, que ce soit celle d’une presse de plus en plus muselée ou de sa famille. Même si le livre évite de s’attaquer à la personne du roi, il contient un portrait serré où l’on aperçoit quelques détails presque intimes du roi comme sa timidité et sa santé. Dans un chapitre intitulé Le roi muet », il décrit comment le nouveau roi a préféré l’action et le terrain aux discours que maîtrisait à la perfection son défunt père Hassan II. Mohammed VI était contrairement à son père, une personne peu communicative et n’aimait pas trop les journalistes. D’ailleurs, Omar Brouksy fait partie des victimes des atteintes aux libertés de la presse du régime de Mohammed VI, puisque son hebdomadaire Le Journal fut fermé pour avoir révéler un scoop sur l’implication de l’opposition dans un coup d’Etat contre Hassan II. L’auteur parle aussi des pressions et des intimidations commises contre Ali Lmrabet. Si le livre revient sur certaines affaires connues de la presse internationale et des spécialistes du dossier marocain, il révèle surtout certaines informations et coulisses du Palais, qui ne sont pas connues de tous. Le journaliste et auteur, parle surtout dans son livre du clan rapproché du roi, des personnages-clés qui ont été pour la plupart ses camarades de classe au Collège royal à Rabat: Fouad El Himma, conseiller personnel du roi depuis 2011, Mohammed Yacine Mansouri (patron du Dged, la sécurité intérieure), Mohammed Rochdi Chraïbi (directeur de cabinet du roi), Nourredine Bensouda (trésorier général du royaume), Fadel Benyaiech (ambassadeur du Maroc en Espagne). C’est un peu avec ce petit groupe, que le roi Mohammed VI maintient son pouvoir et son emprise politique, sociale et médiatique sur le royaume. D’ailleurs, l’auteur raconte avec force détails comment le roi Mohammed VI avait écarté plusieurs puissants vizirs du défunt roi Hassan II, à commencer par le puissant ministre de l’Intérieur Driss Basri, qui l’épiait sur les ordres de son père Hassan II. L’auteur raconte aussi comment «M6» s’est débarrassée du Premier ministre Youssoufi. Il détaille ce lâchage à travers la rencontre entre Mohammed VI et Abderrahmane El Youssoufi (Usfp), non-reconduit Premier ministre, malgré la majorité obtenue par son parti en 2002. L’auteur précise que la rencontre avec le roi n’a duré qu’une dizaine de minutes. Dans les secrets du Palais, seul André Azoulé, le conseiller économique a échappé à la purge du jeune roi. Le livre qui se lit d’un trait, ne s’attarde pas sur les détails et offre juste l’essentiel pour un lecteur curieux des coulisses du Palais. L’auteur ne s’attarde pas aussi sur la vie de la famille royale, il raconte seulement quelques anecdotes connues de la presse spécialisée. La corruption et les privilèges accordés à certains proches du Palais sont également évoqués dans ce livre bilan. Comme cette fois où le roi céda à l’athlète Hichem El Guerroudj deux grandes fermes d’Etat, d’une valeur de 27 millions d’euros pour la modique somme de 200.000 euros. Une affaire qui avait soulevé beaucoup de critiques à l’époque. Le journaliste Omar Brouksy ne s’attarde pas sur le commerce de la drogue au Maroc, qui rapporte plus de 10 milliards d’euros chaque année. Le livre qui sortira en France, pourrait faire scandale, quand il s’agit de décrypter les privilèges accordés à certains hauts responsables français comme le président Hollande, le Premier ministre Valls et encore Najet Valaud-Belkacem, qui a bénéficié d’un statut privilégié auprès du roi.
Enfin, l’auteur évoque dans un chapitre très fouillé la déroute des diplomates marocains parlant même d’une «diplomatie maladroite». Il évoque dans un chapitre certaines bourdes fameuses, qui ont éclaboussé l’image du Maroc dans le monde. Qu’il s’agisse de la récente grâce royale accordée à un pédophile espagnol condamné à 30 ans de prison pour avoir violé plus de 11 enfants (août 2013), de la décision du Maroc (avril 2012) de retirer sa confiance à Christopher Ross, l’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, de l’affaire Aminatou Haïdar, cette militante sahraouie à qui les autorités marocaines ont refusé en novembre 2009 l’accès au Sahara occidental où elle vit; ou encore de l’affaire de l’île du Persil, au nord du royaume, que le Maroc a «occupée» par un après-midi de juillet 2002. Ces bourdes royales, l’auteur affirme qu’elle ont été parfois commises sous l’effet d’une colère mal contrôlée, montrent à quel point, au Maroc, le lien entre responsabilité politique et exercice du pouvoir est faible, voire inexistant. Autant de faits historiques connus, d’anecdotes royales et de jeux politiques malsains qui donneront une image romancée à un Palais royal jusque-là fermé à la presse et aux curieux.*L’Expression-Dimanche 21 Septembre 2014 

**Le roi du Maroc, un « roi cool » ?

Beaucoup de fanfare mais peu de changement »

Le roi du Maroc est habitué à la petite berceuse médiatique qui le présente tantôt comme un « roi cool », tantôt comme un »roi moderne », voire même un monarque « démocrate ». Et les médias français sont particulièrement friands à ce genre de panégyrique moyennant des séjours princiers dans les Riads cossus de Marrakech.

Vue des Etats-Unis, l’image du jeune roi est moins brillante. Le New York Times vient de signer un article décapant sur la gouvernance de Mohamed VI, à l’ombre du printemps arabe.

C’est un article incendiaire, qui ne va pas faire plaisir, que le journal américain a consacré à 15 ans de règne de M6. On y apprend ainsi que les changements politiques entrepris par le Roi Mohammed VI sont juste « cosmétiques » et que la « répression et les arrestations » contre les journalistes et les militants pro-démocratie se poursuivent.

Sous la plume d’Aida Alami, le New York Times établit une comparaison ironique entre « l’image du Roi Cool en Tunisie »et « la tergiversation des réformes au Maroc ». Assurément, Mohamed VI qui s’apprête à fêter le 15e anniversaire de l’accession au trône est très mal servi cette fois.

Derrière cette image du roi jeune et moderne se promenant en jean et t-shirt dans les rues de Tunis, se cache un monarque dur et autoritaire qui rappelle son père Hassan II, selon le journal.

Le New York Times en veut pour preuve que « les tensions augmentent et que les militants et journalistes pro démocratie font face à de plus en plus de répression ». Il y également souligné la volonté du gouvernement « d’apprivoiser une opposition enhardie par les révolutions arabes de 2011″.

Dans son dossier à charge contre M6, New York Times cite les cas du journaliste Ali Anouzla, qui risque jusqu’à 20 ans de prison, de Mustapha Hasnaoui qui purge une peine de quatre ans et qui a entamé une grève de la faim, du rappeur Mouad Belghouat alias El Haqed, ainsi que celui des détenus du 6 avril, des jeunes du mouvement 20-Février.

Brocardant la nouvelle constitution proposée par le Roi, le journal estime que Mohamed VI « a eu recours au même stratagème que son père, le Roi Hassan II qui a amendé sept fois la Constitution pour faire face aux crises survenues lors de son règne de 38 ans ».

Tel père, tel fils

Et de noter en s’appuyant sur les avis d’experts que « beaucoup de gens estiment que les changements entrepris par le Roi Mohammed VI sont cosmétiques.

La Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay, a déclaré qu’ »il y a un manque de volonté politique pour mener à bien les réformes promises, en particulier sur le dossier des droits de l’Homme, lit-on encore dans un article incendiaire, peu commun dans la presse américaine.

En conclusion, Le New York Times se fait la voix des militants des droits de l’Homme au Maroc selon lesquels « il y avait eu beaucoup de fanfare mais peu de changement ».

Un constat confirmé par Eric Goldstein, directeur adjoint de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord pour qui « les autorités continuent d’arrêter et d’emprisonner des manifestants et des dissidents sur des accusations forgées de toutes pièces et de disperser violemment des manifestations pacifiques ».

Et pour saler encore la note de M6, Mounia Bennani-Chraïbi, professeur d’études internationales à l’Institut d’études politiques et internationales à l’Université de Lausanne en Suisse, donne le coup de grâce à sa Majesté: « le régime marocain utilise des crimes de droit commun ou de terrorisme, pour supprimer les opposants politiques et les empêcher de devenir des héros » *médias-juin 16th, 2014

**Grande panique chez le roi et ses sujets

Acculé à la défensive, le Maroc n’est désormais sûr de rien

*campagne médiatique féroce contre l’Algérie considérée comme un pays « ennemi » 

Le roi du Maroc n’est plus sûr de rien s’agissant du Sahara occidental. De sa plaidoirie vendredi au Parlement transparaissait une peur panique de lendemains qui déchantent. Eclairage. Son discours, vendredi devant le Parlement, sonnait comme un aveu d’échec d’une stratégie basée sur une campagne médiatique féroce contre l’Algérie et ses responsables. Au plan international, sa politique répressive contre les militants sahraouis est tellement indéfendable qu’il s’est aliéné le soutien, jadis acquis, des Etats-Unis.

Le fait est que les Américains furent à l’origine du fameux projet de résolution du Conseil de sécurité, en avril dernier, devant mandater la Minurso de surveiller le respect des droits de l’homme dans les territoires occupés. La proposition a certes été liftée de cette exigence à la dernière minute, grâce au travail payant (au propre et au figuré) de certains lobbies pro-Maroc à New York. Mais le mal est fait. Washington ne voit plus Rabat de la même manière. En brandissant l’arme des droits de l’homme, elle lui signifie que plus rien ne sera comme avant. Mohammed VI, qui s’est félicité devant ses députés de ce «défi majeur relevé», sait qu’il a plus perdu que gagné. Le projet de proposition des Etats-Unis prend valeur de retentissant avertissement. Et le roi le reconnaît à demi-mot : «La situation est difficile. Rien n’est encore tranché.

Les manœuvres des adversaires de notre intégrité territoriale ne vont pas s’arrêter, ce qui pourrait placer notre cause devant des développements décisifs.» De manœuvres, il s’agit en réalité du travail de sensibilisation, de médiatisation et de mobilisation effectué par le Polisario aux quatre coins de la planète avec des pays qui le soutiennent, comme l’Algérie. Forcément, Mohammed VI a déversé son ire sur ce «duo» qui l’empêche visiblement de réprimer et de coloniser en rond… L’Algérie en a ainsi pris pour son rôle dans ce regain de prise de conscience mondiale sur les souffrances du peuple sahraoui et de son droit inaliénable. Sans la citer nommément, Mohammed VI a érigé l’Algérie au rang d’«adversaire de notre intégrité territoriale».

Tant pis, si c’est le prix à «payer» pour apporter son soutien à une cause juste qui consiste à soutenir le droit du peuple à disposer de lui-même, conformément à la résolution 1514 du Conseil de sécurité. Mais au-delà de cet abcès de fixation qu’est devenue l’Algérie dans la bouche du monarque et de ses vaillants collaborateurs du makhzen, son propos tranche radicalement avec ses assurances d’avant. Il était aisé de saisir la panique du roi devant ses députés, qu’il a beaucoup secoué à l’occasion.

Polisario-Algérie, un duo d’enfer… royal

C’est que les certitudes de Mohammed VI ont rudement été ébranlées durant cette année 2013 et même avant. Après un rapport salé du reporter spécial de l’ONU, Juan Mendez, sur la pratique de la torture dans le royaume et dans les territoires occupés, M6 a dû accepter, la mort dans l’âme, d’accueillir à nouveau l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, auquel il avait pourtant retiré sa confiance. Un impair qui a dû peser lourd dans la balance des Etats-Unis avant de se décider à faire une proposition d’allonger le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme. Pour avoir poussé l’outrecuidance à ses limites, le roi a fini par se mettre dans la gueule du loup… américain. Son discours aux accents d’aveu de vendredi dernier se décline comme le cri de détresse d’un monarque pris à son propre piège.  

L’Algérie a alors bon dos pour lui imputer tous ses errements politiques et ses violations flagrantes des droits de l’homme. En invitant le Parlement à «bouger» à l’intérieur et à l’extérieur, les institutions, la société civile et les partis politiques à se mobiliser pour sauver «notre intégrité territoriale», Mohammed VI sait qu’il est sur la défensive vis-à-vis de la communauté internationale.

«Mais on ne devrait pas se satisfaire de remporter cette bataille, ni céder à un optimisme béat», s’écrie en effet le roi face aux parlementaires, suggérant ainsi que le Maroc n’est désormais sûr de rien. D’où la nécessité, d’après lui, de lancer la riposte. «Au lieu d’attendre les attaques de nos adversaires pour y riposter, il faut plutôt les acculer à la défensive, en prenant les devants, en anticipant les événements et en y répondant de manière positive», leur a-t-il ordonné.

Ayant compris que «sa cause» est de moins en moins partagée, y compris dans son royaume préoccupé par les dures conditions de vie et la main de fer du makhzen, le roi a tenté un appel pour une union «sacrée» dans l’espoir de contrebalancer la tendance au sein de l’ONU.  «La cause n’est pas uniquement celle du roi, mais celle de tout le monde, à savoir les institutions de l’Etat, Parlement, Assemblées élues, et tous les acteurs politiques, économiques, syndicaux ainsi que les organisations de la société civile, les médias et les citoyens.» Pas sûr que les jeunes du M20 et les soutiens du journaliste Anzoula, emprisonné arbitrairement, et tous ces milliers de Marocains qui dénoncent la cherté de la vie puissent capter ce SOS royal.*El Watan-14.10.2013

**Série noire pour la diplomatie marocaine

Longtemps, Rabat caressait le rêve de supplanter l’Algérie sur le continent africain. Pour nourrir ce rêve, le Royaume a dépensé des fortunes, a soudoyé des journalistes et actionné un lobbying international sans qu’aucun résultats tangible ne soit venu assouvir la fantasme du royaume. Le roi constate à ses dépens un redéploiement diplomatique agressif sans précédent de l’Algérie au plan continental et international. Alger est devenu le point de ralliement de nombreuses puissances occidentales à commencer par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui viennent consulter l’Algérie sur l’une des questions les plus cruciales qui menacent la planète, à savoir la violence terroriste.
Leur préoccupation majeure est comment arriver à contrer la menace de l’organisation terroriste Boko Haram qui sévit de manière terrible, notamment au Nigeria et mesurer la puissance de frappe de Daesh, une autre multinationale du crime qui s’adonne à des exécutions effroyables à même de provoquer l’émoi dans la planète entière. Aussi bien les Américains que les Britanniques ont dépêché leurs émissaires à Alger pour se concerter justement sur cette question sécuritaire. Ce redéploiement, cet intérêt porté à l’Algérie, cette reconnaissance par la communauté internationale du rôle de leadership de l’Algérie fait jaser évidemment le Maroc qui collectionne les échecs. Pour couronner ce flop royal, le Parlement européen vient d’installer en son sein un groupe parlementaire appelé «Intergroupe Paix au Sahara occidental». Issu de formations politiques diverses, il est composé de 119 eurodéputés et a été mis en place mardi dernier en présence du ministre sahraoui chargé des Relations avec l’Europe, Mohamed Sidati, «en dépit des obstacles et manoeuvres du Maroc et de ses relais au Parlement dans le vain espoir de torpiller» toute initiative allant dans le sens de l’affirmation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination soulignent le président de l’Eucoco (Conférence européenne pour la coordination du soutien et de la solidarité avec le peuple sahraoui) et les élus qui ont pris part à la réunion constitutive de cet Intergroupe.
Une réponse aux «manipulations grossières» exercées par le lobbying marocain sur le Parlement européen en vue de discréditer les réfugiés sahraouis et de les priver de l’aide humanitaire de l’UE qualifiée de «cuisant échec» pour la diplomatie marocaine et de «désaveu cinglant pour sa stratégie visant à étouffer toute forme d’expression de soutien à la cause du peuple sahraoui et à sa quête patiente et persévérante pour l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination» ont indiqué les initiateurs de ce «bloc» parlementaire. Au coeur de ces manoeuvres, se nichent des attaques d’une extrême violence contre l’Algérie et une tentative de mystification du conflit du Sahara occidental. La diplomatie marocaine qui a tenté de rebondir à travers la tenue sur son sol du dialogue parrainé par l’ONU pour tenter de trouver une solution au conflit en Libye a dû déchanter après que le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale ait décidé de suspendre (lundi) sa participation. D’un autre côté, le projet du Maroc d’accueillir le Forum de Crans Montana dans la ville de Dakhla occupée au mois de mars prochain pour imposer son plan d’autonomie aux Sahraouis et les mettre sous sa coupe a déjà commencé à battre de l’aile depuis que l’Algérie a proposé de boycotter ce «rendez-vous fantoche» à partir d’Addis-Abeba (Ethiopie) où s’est tenue la 24ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Un appel qui a eu un écho retentissant. «Nous, chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, lançons un appel aux Etats membres de l’UA, à la société civile et à toutes les organisations pour qu’ils ne participent pas à ce Forum prévu du 12 au 14 mars 2015 dans la ville occupée de Dakhla (Sahara occidental)», souligne la condamnation adoptée à l’unanimité par l’UA le 31janvier 2015. Le Royaume-Uni y a répondu favorablement. «Le sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères et auprès du Commonwealth, M.Tobias Ellwood, a déclaré lundi que son pays (le Royaume-Uni) n’a pas l’intention d’envoyer une délégation au Forum de Crans Montana…», rapporte une dépêche de l’agence de presse officielle sahraouie datée du 24 février. Un autre revers qui s’annonce cinglant pour Rabat alors que celui subi dans le règlement du conflit malien n’a pas encore été digéré.
On cite également le 77e prix Albert Londres qui devait être remis le 9 mai prochain à Tanger. Vendredi dernier, le jury de ce prix a annoncé avoir renoncé à se rendre dans cette ville marocaine. La cause? L’arrestation, puis l’expulsion du Maroc, de deux journalistes français. Dans un communiqué, l’association explique ce renoncement: «Le Prix Albert Londres ne peut pas laisser planer le doute d’une quelconque indulgence pour des pratiques contraires à notre éthique, encore moins d’une connivence avec des autorités qui ordonnent ou laissent faire.» Sur un autre plan Mohammed VI a toujours tenté de faire du Mnla son bras armé pour saborder la médiation algérienne a fait chou blanc. Le secrétaire général du Mouvement national de libération de l’Azawad, qui a été reçu à deux reprises au Maroc a décidé de participer pleinement au succès du 2e round des pourparlers inter-maliens à l’issue d’une audience que lui a accordée le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra au mois de septembre 2014.
Dans une déclaration à la presse M.Bilal Ag Chérif avait indiqué avoir écouté, lors de cette rencontre, le point de vue du groupe de médiation soulignant «l’optimisme de toutes les parties concernant la méthodologie», imprimée à ces pourparlers qui se déroulent sous l’égide de l’Algérie. Des pourparlers qui ont abouti à la signature d’un accord qui fera taire les armes au Mali et à la… déconfiture de l’intrigue de sa majesté.*Par Mohamed TOUATI - Jeudi 26 Fevrier 2015-L’Expression

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**Le ministre marocain des AE humilié à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle

     Le diplomate du roi déshabillé

Malgré son passeport diplomatique et son statut de ministre, Salah-Eddine Mezouar a été fouillé par la police française

Salah-Eddine Mezouar, ministre des Affaires étrangère marocain, s’exécute avec une facilité déconcertante. A la première injonction, il a ôté ses chaussettes, ses chaussures, sa ceinture en attendant le reste…le chef de la diplomatie marocaine a subi, mercredi dernier, la pire des humiliations lors d’un transit à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle. Malgré son passeport diplomatique et son statut de ministre, Salah-Eddine Mezouar a été fouillé par la police française de fond en comble et soumis à un contrôle minutieux comme un vulgaire malfrat.
Un manque d’égard envers un pays qui est loin d’être considéré comme un Etat souverain. Un fait qui vient de prouver pour ceux qui doutent encore que les mots respect et indépendance n’existent pas dans le lexique marocain. La police française ne doit certainement pas ignorer à ce point le règlement et les lois qui protègent les diplomates.
Mais il est clair que cette humiliation, si elle n’est pas intentionnelle, elle est forcement l’expression d’un mépris envers un Royaume qui ne sait pas se faire respecter. Quand on a l’échine à ce point flexible, on peut tout accepter et tout faire….même se débarrasser de ses effets vestimentaires.
Les relations entre le Royaume et l’Hexagone sont déjà tendues depuis un mois «à la suite des plaintes en France pour tortures à l’encontre du patron des services secrets marocains Abdellatif Hammouchi. Les autorités marocaines, courroucées, ont suspendu leur coopération judiciaire avec la France et en dépit de tentatives d’apaisement de Paris, la mesure n’a pas encore été levée», selon la presse française.
Cet incident diplomatique ne pouvait pas mieux tomber pour renforcer l’écart entre Rabat et Paris, malgré les excuses du chef de la diplomatie française.
Le Maroc qui n’a jamais manqué d’insulter l’intelligence des autres a chuté aussi bas. On lui reconnait ni indépendance, ni respect, encore moins une souveraineté, un lexique qui manque dans le langage des Marocains. Les autorités marocaines plutôt imbues de leur personne, éprouvent du plaisir à réduire le peuple sahraoui à l’esclavagisme en le privant de ses droits à la liberté et l’indépendance.
Ce que vient de subir le diplomate marocain est encore loin de ce que son pays fait endurer à des milliers de Sahraouis chaque jour.
C’est ce même pays qui ne cesse de jouer à la victime tout en provoquant des embarras, aussi bien sur le plan diplomatique que sécuritaire! C’est aussi ce pays qui entreprend sournoisement et souvent des incidents pour faire diversion, notamment quand il s’agit de l’Algérie relativement à sa position en faveur de l’indépendance du Sahara occidental. Aujourd’hui, le Maroc se trouve réellement dans le rôle de la victime et il ne l’a pas cherché.
Cette gifle, le Royaume s’en souviendra longtemps, surtout qu’elle émane d’un pays avec lequel le Maroc entretenait d’excellentes relations jusqu’à il y a un mois et que la France n’a jamais cessé de considérer comme un acquis!
Le diplomate marocain doit donc passer par les mêmes mesures de sécurité comme tout autre personne ordinaire, sans aucune considération. Le ministre devait donc enlever «sa veste, ses chaussures, ses chaussettes et sa ceinture», au vu et au su de tous, un châtiment, s’il n’est pas mérité, il est du moins une justice rendue à l’égard du Sahara occidental.
La France se veut quand même rassurante, après que le mal eut été fait, contrairement à ce que rapporte la presse marocaine. «Nous travaillons avec les autorités marocaines pour pleinement rétablir la coopération bilatérale, notamment dans le domaine judiciaire», a déclaré Nadal, assurant que «les relations entre Paris et Rabat sont bonnes, confiantes, très amicales. La coopération bilatérale reste très forte et n’est pas affaiblie par les événements récents.»
Par ailleurs, le président de l’UMP, Jean-François Copé, qui a fait part de son «incompréhension», vraisemblablement par compassion à la victime ou par amitié au Royaume, demande à Laurent Fabius et à Manuel Valls, ministre de l’Intérieur de «faire toute la lumière sur cet incident profondément regrettable qui intervient dans un contexte déjà lourd alors que le Maroc et la France sont unis par des liens d’amitié profonds et indéfectibles».
En tout cas, le ministre marocain, Salah-Eddine Mezouar, n’oubliera pas de sitôt qu’il a été «la risée» dans l’histoire de la diplomatie marocaine.*L’Expression-30.03.2014

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**Colère et manifestations après la libération par le roi d’un pédophile espagnol notoire

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***La libération du pédophile espagnol décidée par le roi est en train de susciter un mouvement de colère qui risque d’être sans précédent au Maroc. Des manifestations sont prévues dans les jours prochains à travers plusieurs villes du Royaume: Oujda, Taounate, El Jadida, Agadir, Kenitra, Nador, Safi et Casablanca alors que celles qui ont eu lieu à Tetouan et Rabat, vendredi dernier, ont été violemment réprimées. Les forces de l’ordre sont intervenues, «arrêtant au moins cinq personnes dont deux membres dirigeants des bureaux locaux de l’Amdh», a déclaré Youssef Raissouni du bureau de Rabat de l’Association marocaine des droits de l’homme. «Plusieurs centaines de personnes sont réunies sur l’avenue Mohammed V à Rabat et d’autres personnes continuent d’affluer mais les forces de l’ordre, nombreuses, quadrillant la zone, ont déjà pris place et empêchent les groupes de manifestants de se former et de scander des slogans, en les frappant à coups de matraques. Plusieurs manifestants ont déjà été blessés…», rapporte le média marocain Lakome dans une de ses dépêches datée du 2 août.
Rappelons que près de 20 000 Marocains ont déjà répondu aux appels à manifester, lancés à partir des réseaux sociaux après la grâce accordée par leur roi à ce ressortissant espagnol reconnu coupable du viol de 11 enfants et qui serait un espion. Un agent irakien exfiltré en 2003/2004 lors de la guerre d’Irak selon Lakome. L’événement vire à l’affaire d’Etat. En voulant faire plaisir aux autorités espagnoles, le souverain marocain a joué avec le feu. Mohammed VI a préféré faire la part belle à la grande délinquance. A la pédophilie. En plein mois de Ramadhan de surcroît. Un phénomène honni par la communauté musulmane contre lequel se sont élevés des milliers de voix de Marocains sauf celle de leur roi. Un fléau. «Un eldorado pour pédophiles et touristes sexuels. De Marrakech à Agadir, des milliers de jeunes sont exploités avec la complicité de rabatteurs marocains», écrivait sur son site, France 24, dont les reporters ont infiltré ce milieu.*Médias-04.08.2013.

le phénomène du tourisme sexuel pour les étrangers a pris des proportions considérables au Maroc

la pédophilie est un «plat» presque commun au royaume de Mohammed VI, où l’on peut s’offrir un gosse pour une poignée de dirhams

Stop-Pedophilie

**Daniel Galvan, le pédophile espagnol gracié par le roi lors de la fête du trône

Le pédophile espagnol gracié par le roi lors de la fête du trône prétend avoir été professeur en Espagne. Or il n’y a aucune trace de lui selon le journaliste d’El Pais Ignacio Cembrero. Présenté comme un Espagnol d’origine irakienne, Daniel Galvan est-il un agent irakien exfiltré en 2003/04 lors de la guerre d’Irak ?

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Pourquoi Daniel Galvan,(sur la photo ci-dessus) pédophile de nationalité espagnole condamné pour agression sexuelle sur des mineurs marocains, a-t-il obtenu une grâce royale ? Selon les informations recueillies par Lakome auprès de source proches du dossier, c’est sur l’insistance des services de renseignements espagnols que le cabinet royal l’a mis sur la liste des graciés. De son côté, Mustapha Ramid, ministre de la justice a affirmé dans un communiqué que Daniel Galvan a été libéré pour des « raisons d’intérêt national ». Quelles sont ces raisons d’intérêt national? Une demande d’un pays ami, l’Espagne en l’occurrence ?

Aucune trace d’un Daniel Galvan à Murcia

Les déclarations de son avocat, Mohammed Benjaddou, à Lakome apporte un élément nouveau qui pourrait donner une dimension de mauvais roman d’espionnage au dossier. Selon Mr Benjaddou, son client lui a, à plusieurs reprises, confié qu’il était un officier du renseignement irakien. La version officielle dont la seule source demeure le pédophile lui-même est qu’il avait quitté l’Irak en 1984 pour aller s’installer en Espagne à Murcia où il prétendait avoir été professeur au département des «sciences océaniques» dans la région de Murcia, avant de prendre sa retraite et venir s’installer au Maroc.

Or selon le journaliste d’El Pais, Ignacio Cembrero qui a tenté de retracer le parcours espagnol de Daniel Galvan, il n’y a tout simplement pas trace d’un Daniel Galvan ayant enseigné  dans une université de la région de Murcia. Daniel Galvan semble être une vraie-fausse identité octroyée par les services espagnols.

Le Maroc avait soutenu la guerre contre l’Irak

On sait par ailleurs que Daniel Galvan est venu s’établir au Maroc en 2003/2004, c’est à dire au moment du déclenchement de l’invasion de l’Irak par une coalition menée par les Etats-Unis, dont faisait partie l’Espagne de José Maria Aznar, et qui était soutenue en sous-main par le Maroc. On se rappelle du fameux épisode des singes « de reconnaissance » fournit par le Maroc à la coalition.

Une hypothèse serait que Daniel Galvan fait partie des agents irakiens de l’ère Saddam qui ont collaboré avec les services de renseignements des pays de la coalition, puis qui ont été récompensés d’un joli pactole, d’un nouveau pays de résidence et d’une nouvelle identité. L’attitude du pédophile telle qu’elle ressort du dossier d’instruction est justement celle d’un homme qui commettait ses crimes sans craintes des conséquences, comme s’il bénéficiait d’une protection particulière. Dans un entretien téléphonique avec Lakome, l’avocat Benjaddou a par ailleurs révélé que le neveu de son client était arrivé d’Irak pour recevoir un mandat de son oncle afin de pouvoir administrer ses biens en Irak. «Ce détail confirme les origines irakiennes de Daniel», a déclaré son avocat. Daniel Galvan serait un chrétien originaire du Kurdistan irakien.*fr.lakome.com-02.08.2013.

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**Réactions des internautes:

*Sémir-FRANCHEMENT C’EST PLUS QU’UN DESHONNEUR POUR LE MAROC ET SON ROI.
Libérer un pédophile qui viole des enfants marocains de 4 ans !!!!
Et en plus, le Maroc se révèle être un pays qui COLLABORE contre d’autres pays arabes !
Tfouh !

*L’affaire aurait pris d’autres proportions si c’était les enfants du roi qui sont violés, mais étant les enfants du peuple, ……quel malheur pour les familles.

*Honte au roi du maroc soit disant gardien des lieux saints, honte a la justice marocaine, honte aux arabes vendus a l’occident.Tout ce beau monde tombera comme…..

*Vouloir chercher dérobades et échappatoires à expliquer cette décision de grâce inacceptable est un moyen encore plus perfide que l’action elle même.
Quelle importance que ce monstre ait été ceci ou cela ?
Ce qui importe ici, c’est que ce dément vient d’être lavé de son horrible crime par le roi. Par celui qui est tenu par la Constitution à préserver l’intégrité physique et morale de la nation et de son peuple !
Pas quand il le veut ou selon ses caprices !
Il est obligé de s’exécuter par la force du contrat qui le lie au peuple marocain, qui est la Constitution.
La question pertinente est : Quelle est la démarche légale à entreprendre en cas de violation du contrat par l’une des deux parties ?
-Réparation ?
-Amende honorable ?
-Explications publiques ?…..etc…..
Quant à la démission, il ne faut même pas y songer, n’est-ce pas ?

*Khalid- On s’en fout de son parcourt,on s’en fout de ses origines,peu nous importe sa fonction.C’est un pedophile qui a commis un crime au Maroc,il a sali nos enfants,la justice avait dit son dernier mot en le condamnant à trente ans de prison ferme,et d’ailleurs,ils étaient cléments avec lui.Rendez nous notre fierté,rendez nous notre dignité,nous sommes des êtres humains,on n’est pas des animaux.

*Rachid- Certainement qu’il etait en charge de la sous-traitance des prisons clandestines du Makhzen au profit de la CIA lors de la 1ere et seconde guerres d’Irak.

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*Asma-je suis trop déçue au point de pleurer

*Nathalie-Alors des gens peuvent abuser d’enfants sans être plus inquiétés par la justice ? … Quel malheur ! Quel Monde dans lequel nous vivons !

*Hajji-Salam a mes cher freres et soeurs de mon bien aime pays, le Maroc. Je suis un marocain de l’etranger, et je tiens a exprimer ma consternation devant la lâcheté du Roi. Il faut vraiment se rendre compte que l’image de notre pays en Europe et aux Etats-Unis est absolument catastrophique depuis le tsunami de 2004: lorsque la Thailande a été devastée, une importante part du tourisme sexuel mondial s’est redirigée vers le Maroc.
Il y a encore deux jours, dans mon bureau au travail, j’entendais deux collegues discuter de comment des prostituees sont venus ouvertement les aborder de maniere insistante alors qu’ils etaient a Marrakech. L’image de notre pays est a refaire completement, et ce genre d’affaire ne va rien arranger, car il sera interpreté comme un feu vert par les pervers du monde entier. Le roi du maroc a perdu toute sa legitimité a etre roi a la seconde meme ou il a decidé de sacrifier l’interet des victimes sur l’autel d’un soi-disant interet national.

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Chronologie d’une libération contestée

**La rue marocaine est en émoi depuis l’annonce de la libération du pédophile espagnol, Daniel Galvan Fina, condamné à 30 ans de prison pour le viol de 11 mineurs. Retour sur une affaire qui embarrasse autant le Maroc que l’Espagne.

Tout commence mercredi 31 juillet 2013, lorsque l’avocat des victimes, Mohammed Krayri, alerte la presse, pour exprimer son indignation suite à la libération de l’homme responsable du viol de 11 mineurs marocains, Daniel Galvan. Interrogé sur les raisons de cette libération, celui-ci ne s’avance pour autant à faire le rapprochement avec la grâce royale accordée le même jour à 48 détenus espagnols condamnés pour différents tribunaux marocains, en réponse à une demande formulée dans ce sens par le Roi Juan Carlos Ier d’Espagne, lors de sa récente visite dans le royaume. »

L’affaire enflamme la toile

L’affaire fait le tour du web et à la vitesse grand V enflamme les réseaux sociaux.  En l’espace de quelques heures, la libération du pédophile enfle et se transforme  en polémique. Un appel à manifester est lancé sur Facebook, pour manifester vendredi 2 août à 22h, devant le parlement à Rabat.

Sur la toile, les réactions se font virulentes. Si tout le monde s’accorde à dénoncer la libération d’un pédophile, chose impardonnable, les avis divergent quand il s’agit de désigner le responsable.

Premiers éléments de réponse

Hier après-midi, Mustapha Ramid accepte alors de sortir de son silence. Se refusant d’abord à tout commentaire, celui-ci confirme ensuite à l’AFP qu’il n’était « pas habilité à commenter » la situation avant d’ajouter que « l’administration a pour mission d’exécuter. » Questionné par téléphone au sujet du devenir dudit Daniel K., le ministre de la justice et des libertés précise alors que « cet individu fera l’objet d’une extradition, et sera interdit d’entrée au Maroc. »

Interrogé à son tour au sortir du conseil du gouvernement, hier après-midi, Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement, déclare quant à lui ne pas savoir si l’espagnol faisait partie de la liste des détenus avant d’ajouter que celui-ci serait « éloigné » du territoire marocain.

Du côté de l’Espagne, on se rejette la faute

Interrogé par le site arabophone Alif poste au sujet de sa responsabilité dans l’élaboration de la fameuse liste de détenus, le palais royal espagnol répond que « le roi Juan Carlos a sollicité la grâce pour un groupe d’Espagnols détenus au Maroc. Nous ne pouvons fournir plus de précisions car c’est à l’ambassade d’Espagne de Rabat qu’incombe la tâche de fixer la liste des bénéficiaires ».

A son tour interrogée, ladite ambassade rétorque que « cette question relève de la compétence du ministère des Affaires étrangères à Madrid ».

L’agence espagnole Europa Press cite à son tour des sources au sein du ministère des affaires étrangères à Madrid qui indiqueraient que les autorités marocaines seraient responsables de l’élaboration de la liste et que l’Espagne n’aurait rien proposé.

Où en est l’affaire ?

Pour le moment, l’affaire piétine et l’on ne sait toujours pas à qui incombe la responsabilité directe de cette libération, A l’heure actuelle, tous les regards au Maroc se tournent vers le Palais Royal, dans l’attente d’éléments de réponse et d’un communiqué qui fera la lumière sur cette affaire.

De son côté, Mohammed Benjeddou, l’avocat de Daniel Galvan a indiqué à la presse que son client aurait bel et bien été libéré, qu’il aurait pu récupérer son passeport auprès de la cour d’appel de Kenitra et qu’il aurait quitté le territoire après que ces biens à Kenitra aient été mis sous scellé.*source: La Vie éco-maroc

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**Rabat et d’autres villes marocaines ont vécu des émeutes qui rappellent les fameuses manifestations de protestation des jeunes du 23 Février.

Des dizaines de personnes ont été blessées lorsque la police marocaine a violemment réprimé une manifestation devant le Parlement à Rabat pour dénoncer la grâce accordée à un pédophile espagnol, Daniel Galvan, reconnu coupable en 2011 du viol de 11 enfants marocains. Les forces antiémeute visiblement éprouvées par le jeûne ont ainsi dégainé leurs matraques contre ces centaines de personnes venues crier ce «lèse-majesté» de Mohammed VI qui a libéré un violeur d’enfants.

Dans leur élan, elles s’en sont pris aux journalistes et photographes qui couvraient l’événement dont certains d’entre eux ont même été évacués à l’hôpital, selon des correspondants de presse sur place. «C’est une répression tout à fait disproportionnée. Il n’y a qu’une seule explication, c’est que l’Etat n’a aucune explication», s’est indigné Fouad Abdelmoumni, un économiste présent lors de la manifestation, cité par l’AFP. «Il faut reconnaître que la grâce de ce pédophile était une faute, car il ne mérite pas cette grâce», a indiqué pour sa part Abdelali Hamieddine, député et membre dirigeant du Parti justice et développement, au pouvoir depuis janvier 2012.

«Les Marocains ont le droit de manifester quand ils ressentent l’humiliation et les forces de l’ordre n’ont pas le droit d’intervenir avec autant de violence», a-t-il ajouté.   «C’est la première fois que je participe à une manifestation parce que je suis outrée par cette grâce accorder à ce pédophile», a déclaré à l’AFP une jeune étudiante. «L’Etat défend et protège le viol des enfants marocains. La dignité des Marocains est bafouée», a dénoncé un autre protestataire.

C’est la première fois, en effet, qu’une décision «régalienne» du roi soulève un tel tollé au royaume. Moralement, c’est l’autorité même du «commandeur des croyants» qui s’en trouve écorchée. En ordonnant mardi la libération de 48 prisonniers espagnols dont cet homme (monstre), âgé de 60 ans, reconnu coupable de viol sur 11 enfants marocains, Mohammed VI aura commis l’irréparable, alors même que son pays traîne une peu glorieuse réputation de terre de pédophilie pour les Occidentaux.

Appel à manifester

Il a ainsi préféré faire plaisir au roi d’Espagne, Juan Carlos, qui lui a réclamé la libération du violeur que de rendre justice aux onze victimes à vie de ce monstrueux personnage qui retrouve sa liberté par la grâce de sa majesté… Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres tant la société civile a été choquée par la nouvelle. Que ce soit à Rabat, à Tanger ou à Tétouan, plusieurs manifestations ont eu lieu, selon les correspondants d’agences.

La protestation a également déchiré la Toile, notamment sur les réseaux sociaux où les Marocains, choqués, s’y sont épanchés.  Si bien qu’un appel à manifester contre la décision royale de libérer le violeur a recueilli plus de 19 000 adhésions sur facebook.
De France, d’autres appels fusent aussi pour dénoncer le «scandale». Il faut dire que la pédophilie est un «plat» presque commun au royaume de Mohammed VI, où l’on peut s’offrir un gosse pour une poignée de dirhams.

Bien que le sujet soit socialement délicat, les langues commencent à se délier tant le phénomène prend les proportions d’un tourisme sexuel pour les étrangers. Tout le monde se rappelle de la marche populaire dite «blanche» du mois de mai dernier à Casablanca après l’agression d’une fillette de 9 ans. Il y a donc une réelle prise de conscience au Maroc que la pédophilie doit être combattue. Mais quand c’est le roi himself qui libère ces violeurs d’enfants comme ce Daniel Galvan, cela laisse songeur…*El Watan-04.08.2013.

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**Le roi Mohammed VI discrédité aux yeux de l’opinion publique marocaine et internationale

L’arrestation puis la mise en détention du ressortissant espagnol, violeur de 11 enfants marocains, a livré l’image d’un roi discrédité aux yeux de l’opinion publique marocaine et internationale.

C’est la vie. Il est des contes de fées qui virent au cauchemar. Entre le souverain marocain et son peuple, cela devait être une histoire passionnelle tissée au fil de plus d’une décennie de règne absolu. Le rêve s’est définitivement brisé. Un jour de juillet, en plein mois de Ramadhan. Lorsqu’il a pris la décision de libérer, à l’occasion du 14e anniversaire de son accession au trône, un violeur d’enfants marocains condamné à 30 années de prison. Le peuple marocain ne lui a pas pardonné. Des milliers de voix se sont élevées à travers les villes du Royaume alors que des millions d’autres se sont certainement indignées dans le silence. Celui que l’on impose aux franges les plus fragiles de la société. A ceux qui ont été gouvernés par la peur. Aux plus démunis et aux pauvres. Ceux auprès desquels il a voulu se forger une image de père et de protecteur.
Par son geste, il les a trahis. Le divorce est désormais consommé. Il a tourné à l’émeute, ce qui a été réprimé dans le sang. L’arrestation, puis la mise en détention, du ressortissant espagnol violeur de 11 enfants marocains a livré l’image d’un roi discrédité aux yeux de l’opinion publique marocaine et internationale. Le témoignage d’un jeune manifestant, publié par le quotidien marocain Libération sous le titre révélateur de «Moi, jeune Marocain indigné et roué de coups» illustre cette fracture.
«Un vrai carnage en plein centre-ville; l’avenue (Mohammed V à Rabat, Ndlr) est en état de siège!… Les coups fusent de partout, les gens courent, crient, tombent par terre et se font heurter par les bottes des forces de l’ordre. Une mère de famille lance alors à un gradé de la police: «C’est donc comme ça, on ne peut même plus défendre le peu de dignité qui reste à ces enfants?» raconte le jeune étudiant en génie informatique de 19 ans «partagé entre l’envie de vomir et l’envie de pleurer… ou même les deux», conclut-il. L’arrestation, puis la mise en détention du ressortissant espagnol violeur de 11 enfants marocains ne changera rien aux ressentiments exprimés par la rue marocaine. Quand bien même sonnera t-elle comme une victoire. Elle aura surtout fait reculer un roi dont la parole a valeur de sacré. «La grâce est une prérogative royale qu’il n’est pas habilité à commenter», écrit l’agence de presse officielle MAP. Les citoyens marocains ont décidé de la combattre. «Pour la première fois, Mohammed VI, qui est toujours le «commandeur des croyants», a été personnellement mis en cause», fait remarquer le quotidien français Le Monde daté du 6 août qui était étrangement absent des kiosques au Maroc. Un fait inédit dans l’histoire du Royaume qui  a livré l’image d’un roi discrédité aux yeux de l’opinion publique marocaine et internationale.

Le «Danielgate»
C’est le nom que porte désormais l’affaire du pédophile espagnol qui a fait un moment trembler le trône marocain et mis en sérieuse difficulté des relations entre le Maroc et l’Espagne présentées comme exceptionnelles. Elle va exacerber davantage la crise politique qui couve depuis quelques mois et compliquer encore plus la cohabitation entre Mohammed VI et son chef de gouvernement islamiste.
«Le ‘Danielgate » a révélé les défaillances d’un système -conditions d’octroi d’une grâce, prérogatives d’une commission, chef de l’Etat pas informé…- mais aussi le silence d’une classe politique et d’une élite qui ont préféré se mettre aux abris», écrit le journal marocain Libération dans son édition du 6 août. «Que va-t-il se passer maintenant que le Roi a révélé à l’opinion publique marocaine qu’il n’avait pas été informé de l’atrocité des crimes commis par le pédophile qui voit sa grâce annulée?» s’interroge le média marocain qui met en exergue et sans concession «les contradictions d’un système, les défaillances dans la chaîne de décision, l’incapacité d’un gouvernement à assumer une décision et son silence coupable, ont été révélés au grand jour».
«Cet épisode pèsera lourd sur l’avenir du gouvernement Benkirane, déjà en proie à une crise. De même, le jeu politique et les relations avec le palais se compliqueront davantage», conclut-il. «Mais à qui profite le crime?» se demande le journal marocain Le Soir. «Les résultats de l’enquête doivent être rendus publics rapidement pour nous éclairer sur les responsables de cette erreur impardonnable», poursuit l’auteur de l’article qui prévient: «Bientôt, le Maroc célèbrera l’Aïd El Fitr. L’occasion d’accorder de nouvelles grâces. Il en fera de même les 20 et 21 août prochains [...]. Il est clair qu’après ce scandale, elles seront suivies de près.» A bon entendeur, salut. *L’Expression-07.08.2013.

**La pédophilie, la face hideuse d’un tourisme royal

La grâce royale accordée au pédophile espagnol Daniel Galvan, condamné en 2011 à 30 ans de prison pour viol sur onze mineurs, a choqué les Marocains.

Dans un élan d’indignation national, des milliers de personnes se sont soulevées dans plusieurs villes du Maroc pour dénoncer toutes les autorités de la monarchie, à commencer par le roi en personne et exiger du monarque alaouite des excuses. L’affaire du pédophile espagnol révèle au grand jour l’ampleur inquiétante d’un phénomène qui s’est propagé à l’ombre d’un tourisme sexuel. Régulièrement, la presse marocaine fait état de scandales de pédophilie, qui a pris des proportions alarmantes, notamment dans les villes touristiques où la misère côtoie le luxe. Les pédophiles se recrutent souvent parmi le landernau parisien et madrilène. Profitant de la fragilité sociale des populations, des richissimes hommes d’affaires et des personnalités européennes de haut rang se payent allègrement et en toute impunité l’innocence pour assouvir scandaleusement et bestialement leur instinct.

Marrakech, la ville de pédophilie et de prostitution par excellence où de nombreuse personnalités politiques parisiennes ont fait parler d’elles dans les luxueux complexes marakchis. L’ancien ministre de l’Education, Luc Ferry, a publiquement accusé un ancien ministre de s’être fait prendre en flagrant délit de crime pédophile au Maroc. L’ancien patron du Quai d’Orsay, Philippe Douste-Blazy, été aussi mis en cause dans une affaire de pédophilie. De nombreuses affaires liées à la pédophilie sont recensées dans le royaume. «Il y en a pas beaucoup, car ce sont des crimes ‘‘sans victime’’ de par l’omerta qui entoure ce genre de faits. Et ces crimes sont parfois liés au trafic d’êtres humains qui n’est pas encore incriminé dans le code pénal bien que le Maroc ait ratifié la convention de Palerme», a affirmé l’avocat au barreau de Rabat, Omar Bendjelloun.

Le phénomène «est plus présent dans la région de Marrakech où la misère et la désagrégation sociale côtoient la luxure et certaines formes de perversité», a ajouté Me Bendjelloun, qui est aussi professeur d’université. L’une des causes de la prolifération de ce phénomène, massivement rejeté et dénoncé par les Marocains, est le tourisme de masse, à en croire Me Bendjelloun. «La politique touristique de masse secrète son lot de perversités. Une fois que celle-ci s’érige en réalité structurelle, la régulation politique doit faire son choix. La tolérance ou la vigilance dépendent d’aléas indépendants de la morale, ce qui provoque l’ire de l’opinion publique et même, avant cela, la progression du discours moralisateur religieux», explique-t-il à El Watan.

Les autorités ferment-elles les yeux sur des agissements qui révoltent de plus en plus les Marocains ? «Ce qui s’est passé montre que le choix de la tolérance aurait atteint le sommet de l’Etat si la grâce du pédophile était réellement un acte volontaire du roi. Mais il s’est avéré, d’après les trois communiqués du palais royal et la rapidité de la réaction du monarque par rapport à la pression de l’opinion publique nationale, que la machine administrative et judiciaire étaient au service d’arrangements douteux», explique encore l’avocat. En somme, le scandale Daniel Galvan a levé le voile sur une pratique hideuse dans la monarchie, mais surtout elle a mobilisé l’opinion marocaine qui a décidé courageusement d’en finir avec un fléau qui a longtemps écorné l’image du royaume. *El Watan-06.08.2013.

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Vaste scandale sexuel au Maroc

Une soixantaine de personnalités arabes et étrangères, dont des parlementaires marocains et un ancien entraineur de l’équipe nationale du Maroc, sont impliqués dans un scandale sexuel au Maroc, du fait d’un chantage exercé sur eux par quelques étudiants de la région de Kenitra.

Une soixantane de personnes, des arabes et étrangers, des parlementaires, des sportifs et des journalistes arabes sont impliqués dans un scandale sexuel au Maroc. Le correspondant de la BBC au Maroc, excédé  par le chantage exercé sur lui par ses maîtres chanteurs, a refusé de céder  à leurs demandes et les a dénoncés à la police, déclenchant ce vaste coup de filet. Les maitres-chanteurs, trois étudiants de l’institut de technologie appliquée de Kenitra, originaire de la bourgade voisine de WadiiiiDam, prenaient, à leur insu,  des photos compromettantes à leurs cibles et menaçaient de les placer sur les réseaux sociaux. Ils passaient à l’acte en cas de refus d’obtempérer.

La police judicaire marocaine a saisi 72 vidéos. Le total du stock documentaire en possession des délinquants «pourrait alimenter, en continu, une chaine pornograhique», estimé le chef de la brigade marocaine.

Les pétromonarchies accusées

Le 6 février 2014, le quotidien en langue arabe basé à Londres «Al Qods Al Arabi» avait rapporté que près de vingt mille marocaines faisaient l’objet d’exploitations sexuelles dans les pétromonarchies du Golfe où la pratique de l’esclavage est répandue. Un véritable marché devenu aujourd’hui extrêmement lucratif.

Situé à la charnière du monde arabe, de l’Afrique et de l’Europe, le Maroc est devenu un centre névralgique pour la traite de femmes blanches. 405 réseaux de prostitution ont ainsi été démantelés ces dernières années dans le périmètre de Casablanca-Kenitra. Le journal note par ailleurs que 70% des Marocaines vivant dans les pétromonarchies ont été exfiltrées via les réseaux de prostitution. Près de deux mille marocaines résideraient ainsi aujourd’hui en Syrie au titre d’ «artistes».

Toujours selon le quotidien, sur les vingt-sept millions de personnes victimes d’esclavage dans le monde, 70% font l’objet d’exploitations sexuelles générant chaque année près de 32 milliards de dollars.*mondafrique.com-Publié le 05 Mai, 2014

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**Le Maroc parmi les pire pays pour les personnes âgées

Le Maroc a été classé parmi les pires pays du monde pour les personnes âgées dans l’Index Global AgeWatch 2013.

Dans son classement 2013 des meilleurs et des pires pays du monde pour les personnes âgées, l’ONG HelpAge International qui défend les droits des personnes âgées, revèle dans le Global AgeWatch Index 2013 dans lequel 91 pays ont été étudiés, que la Suède est le meilleur pays pour les personnes âgées, alors que l’Afghanistan est le pire. Seul pays d’Afrique du Nord étudié dans ce classement, le Marocest classé 81 sur 91.

Le classement Global AgeWatch Index 2013 prend en compte 4 paramètres pour estimer la note de chaque pays étudié : la sécurité des revenus (La sécurité des revenus est définie comme l’accès à des revenus suffisants, associé à la capacité de les utiliser de façon indépendante pour satisfaire les besoins élémentaires de la vieillesse), état de santé (Le vieillissement est associé à une fragilité physique et au risque d’apparition de maladies et de handicaps), emploi et éducation (Ce domaine concerne les éléments ayant trait aux capacités d’adaptation et aux aptitudes des personnes âgées), environnement favorable (Les personnes âgées veulent être libres de choisir une vie indépendante et autonome).*algerie-dz.com-1er octobre 2013.

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**Le roi du Maroc annule la grâce accordée au pédophile espagnol multirécidiviste

selon plusieurs médias, l’ancien détenu pédophile a déjà quitté le Maroc

(AFP -04.08.2013)

    Le roi du Maroc Mohammed VI a décidé d’annuler la grâce accordée au pédophile espagnol multirécidiviste dont la récente libération a entraîné un vaste mouvement d’indignation dans le royaume, a annoncé dimanche soir le Palais royal dans un communiqué. Ce pédophile âgé d’une soixantaine d’années, a été condamné en 2011 à 30 ans de prison pour des viols sur 11 mineursé

Mohammed VI, roi du Maroc,   »a décidé de procéder à l’annulation de la grâce précédemment accordée au dénommé Daniel Galvan Vina », indique le texte publié par l’agence officielle MAP, évoquant une décision « à caractère exceptionnel motivée par « la gravité des crimes commis et le respect du droit des victimes ».empty

Alors que, selon plusieurs médias, l’ancien détenu a déjà quitté le Maroc, il est précisé que le ministre marocain de la Justice, Mustapha Ramid, devra « examiner avec son homologue espagnol les suites à donner à l’annulation de cette grâce ». Le communiqué rappelle en outre que le roi du Maroc a ordonné, samedi soir, l‘ouverture d’une « enquête approfondie (…) visant à déterminer les responsabilités et les défaillances qui ont pu conduire à cette regrettable libération et à identifier le ou les responsables de cette négligence ».

Bravant la répression policière

Malgré cette première annonce, de nouvelles manifestations de protestation étaient prévues dimanche soir à Meknès (centre) ainsi qu’à Kenitra (nord-ouest), où le ressortissant espagnol purgeait sa peine. Les sit-in programmés depuis plusieurs jours à Casablanca, mardi, et Rabat, mercredi, ont quant à eux été maintenus. Vendredi soir, plusieurs milliers de personnes avaient exprimé leur colère devant le Parlement de Rabat contre cette grâce royale, bravant la répression policière.

D’autres rassemblements ont eu lieu dans le nord (Tétouan, Tanger), ou encore à Agadir (sud-ouest). En Espagne, l’opposition socialiste a dénoncé un fait d’une « extrême gravité » et exigé des explications de Madrid sur cette affaire. Le pédophile libéré faisait partie d’une liste de 48 prisonniers espagnols graciés, d’après des médias officiels, au nom de l’excellence des relations bilatérales entre le Maroc et l’Espagne, dans le sillage d’une visite du roi Juan Carlos dans le royaume voisin.*midilibre.fr+AFP-04.08.2013.

**Réactions des internautes:

*Leila-Quand il faut rendre des comptes ce n’est jamais de sa faute (le roi)! Juan Carlos lui a demandé et il a signé en bas de la page ! Le document était rédigé en espagnol, il ne sait pas lire l’espagnol! Il faut le comprendre !

*Adel- C’est du pipo, il a humilier tous les marocains, hélas qui continuerons à crier vive Momo.
Lui a d’autres souci grave de santé, alors les bambins violentés il en a rien à cirer.
Ainsi va le pays d’un individu autoproclamé commandeur de sujets courbeurs d’échine et baiseurs de babouche

*Républicain- ‘Le roi n’a jamais été informé’…Dit le communiqué !
Mais, est-ce que le roi est muet ? Il a une liste de 48 criminels à gracier et il ne pose aucune question ? De qui veut-on se moquer ? Hier, Ramid disait que cet acte débile était d’un ‘intérêt national’. Mensonge aussi bête que l’acte lui même. L’intérêt national se résume en l’honneur inviolable du peuple et de la nation. Point.
Aujourd’hui, on nous dit que le roi n’a jamais été informé !
C’est la bourde qui va faire boule de neige, et plus M6 va essayer de camoufler cet acte renégat, et plus il va s’enfoncer dans la contradiction jusqu’au cou.
Il est tout nu !
C’est probablement le commencement de la fin pour son régime, et la libération pour le Maroc.

*Médouar-Cette histoire revelle l’image d’un roi, soit une marionette, soit il est imcompetant et irresponsable qui signe des papiers sans savoir de quoi il s’agit. Bien entendu parmi les victimes ne figurent pas ses enfants. Le roi doit assumer ses responsabilites et qu’on cesse d’inventer des histoires qui ne font meme pas dormir des bébé

*Poutine-Un roi qui a le pouvoir absolu et ne sait même pas sur quoi il signe, Il est bon pour la retraite.
Dans ce cas précis, il a signé de sa propre main la bombe qui a anéanti tous les marocains. Il est temps qu’il dégage, puisqu’il ne peut être tenu pour responsable. Les marocains veulent que des têtes tombent, non pas celles du gouvernement, mais tous le staff du cabinet royal, y compris leur chef M6, puisqu’ils méprisent profondément les marocains.
A bas la dictature marocaine et vive le peuple marocain, qui tôt ou tard, prendra sa destinée en main.

*Bennani-Toutes cet histoire aurait du porter l’intitulé ci-apres.  »Pour célébrer la journée symbolique dite  »la fête du Trône »,Mohammed VI, Président du Comité d’El Qods décore un activiste pro-israélien (Malcolm Hoenlein) et gracie un Espagnol (Daniel Galvan Viña) violeur d’enfants marocains ».
Je comprend maintenant pourquoi 1/- le Comité d’El Qods ne s’est pas réuni depuis 10 ans et,  pourquoi le Royaume du Prédateur attire autant de pédophiles et de touristes sexuels.

*Haddou- Cette histoire révèle la malaise marocain et l’omnipotence de ce monarque. Voilà un Roi qui veut avoir tous les pouvoirs sans partage et qui refuse d’assumer. Les média officiels chantent ses louanges et réalisations quotidiennement , rien que du positif. C’est comme qui ne voit dans un bilan que l’actif. Cette enquête, qui va la diriger, faut-il avoir confiance dans ses membres? aura-t-elle le courage de pointer éventuellement la responsabilité politique du Roi? « Chkoune kyechhed ala Addib »???!!?? Le Roi sortirait grandi s’il descend de son pieddestal et reconnait sa part de responsabilté au lieu d’envoyer ses tortionnaires réprimer une manifestation pacifique dans le sang .C’est contre productif pour lui et ca alimente ses opposants. Enfin cete enquête n’est là que pour gagner du temps, pour apaiser l’atmosphère. Dans une semaine, un mois, quand les gens auront oublié, il n y aura plus d’enquête car elle aura atteint son objectif celui de désamorcer la colère du peuple.

*Aziza- Il ajoute la lâcheté au déni de justice.
Il n’a même pas le courage d’assumer a décision, le glaoui, commandeur des criminels, protecteur des pédophiles.

*Keltoum-Un communiqué d’un prédateur irrespectueux a sa proie bléssée et offensée. Quoi de plus naturel quand le citoyen a toujours été méprisé et tout juste considéré comme  »son » sujet soumis consentant.
Le peuple n’a que ce qu’il mérite disait un grand penseur.
Une Marocaine indignée et révoltée.

*Ben..-Une personne signe et ne sait même pas sur quoi il signe. Ca donne à réfléchir sur la marche des affaires du pays. Quant aux pauvres sujets, il ne méritent pas des excuses mais la matraque, comme au temps des rois devins de 15 ème siècle.

*Libertad- j’ai du mal à croire que le Roi signe des grâces sans connaitre les dossiers !
*Jiris- il ne savait rien c’est grave, il savait c’est grave aussi – kifkif
*Dissident- Un pseudo-Roi qui ne prend même pas le temps d’étudier ce qu’il signe ? Mon Dieu, qu’a t’il pu signer d’autres sans y jeter un coup d’oeil ? En tout cas, ce communiqué met irrévocablement en cause la compétence de ce soi-disant Roi…

*Slimane-Commandeur des croyants ou protecteur des pédophiles ! Il faudra rectifier le titre !

*Yanis- salam alaikoum, le roi M69 est très fort pour déverser son venin sur le voisin de l’est, l’algérie .ho PEUPLE DU MAROC il vous restent une seule solution et une seule sortie de secours c’est le suicide collective

*Zahra- Et ceux qui sont sortis crier leurs souffrances dans toutes les villes de notres pays le Maroc, sont aussi des algériens ? Voila ce qu’a fait de notre peuple la propagande du Makhzen.
Une Marocaine Indignée

*Benhalima-  C’est quoi ce délire ? Un Roi qui signe des décrets sans prendre la peine de s’informer sur ce qu’on lui donne a signer ? Alors c’est vrai quand on dit  »’un Prédateur hématophage doublé d’incomptence »’.
Ce qui est certaine est que ce soir mes concitoyens vont sortir crier  » Allah, la Nation et le ROI » tellement nous sommes naifs doublés d’une prédisposition génétique a la soumission reconnue universellement par le monde de la science.
Enfin ne dit’on pas que les peuples ont toujours eu les chefs qu’ils méritent ?
Un citoyen MAROCAIN profondément indigné

*Aziza- Qui a vu un Pharaon présenter des excuses a ses esclaves ? Personne. Alors pourquoi voulez-vous qu’un Roi absolu présente des excuses a ses  »sujets soumis et consentants » ?

*Vigilance- Les occidentaux font des milliers de Km pour libérer leurs compatriotes , et nous , il nous libère un pédophile qui a violé des enfants de 5 ans , et a par ça , il n’est au courant de rien ! Cela me fait penser à la famine en Etiopie vers les années 70 , le peuple mourrait de faim et par milliers , le monde entier envoyait des produits alimentaires , sauf leur roi de l’époque qui n’a fourni aucune aide à son peuple .Mais lorsqu’un journaliste lui avait demandé le pourquoi , celui-ci a répondu qu’il n’est informé de rien ! Nous avons le même à la maison ! D’autre-part , il faut savoir , qu’il n’y a aucune loi au Maroc qui protège les enfants contre la pédophilie et si c’etait un chef d’état digne de ce nom , il aurait fait le nécessaire pour les protéger depuis longtemps . Nous avons donc des gens inutiles , qui nous coûtent chère , qui continuent a se comporter comme des criminels et en plus, ils se prennent pour des lumières qui doit sans doute , éclairées leur compte …!

*Visiteuse- Tout le monde s’offusque pour Dany le pédophile mais dans les 48 graciés, il y a au moins un trafiquant de drogue, condamné à six ans de prison, pour avoir été arrêté au port Tanger Med en possession de neuf tonnes de drogue cachées au milieu d’un chargement de melons, à bord d’un camion provenant d’Agadir et se dirigeant vers la France. Or, les textes sur la grâce royale stipule:
 » sont exclus de la liste de l’examen des sollicitudes, les personnes condamnés pour atteinte aux valeurs sacrées de la nation (monarchie, religion, drapeau et atteinte à l’intégrité territoriale, ndlr), trafic de drogue et dans les affaires touchant à l’opinion publique, »
De qui se moque t on ? Les autres aussi, c’est pareil ? pas vu pas pris, ni vu ni connu, pas au courant ?
Et toutes ces années ? Qui on gracie ? A quoi sert la justice dans ce cas ?

*Lynx- Eh bien, il était temps que ce monarque médiéval à la tête d’un pays dépravé par les touristes sexuels provenant d’Europe et du Golfe ouvrît les yeux et les oreilles pour entendre son petit peuple!

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  « Le roi est responsable de ce qui s’est passé »

*des « mafias » interviennent dans les procédures de grâce

Dans un entretien vidéo avec Lakome, la secrétaire générale du PSU qualifie l’élite politique «d’hypocrite et d’opportuniste» et exige des excuses publiques de la part du roi à l’ensemble du peuple marocain.

La secrétaire générale du Parti Socialiste Unifié (PSU), Nabila Mounib a exprimé son profond étonnement à l’égard du contenu du communiqué du Cabinet royal qui insiste sur la méconnaissance du roi vis-à-vis des crimes commis par le violeur d’enfants marocains.

La patronne du PSU s’exclame : «Tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du roi et celui-ci lors du dernier discours du Trône, prend des airs de guide porteur de visions qui donne des instructions et quand un dossier de cette ampleur surgit, on nous dit qu’on n’est pas au courant ?! Qui dirige le pays alors ?!».

Concernant la procédure des grâces en général, Nabila Mounib avance : « Dans notre pays, nous souffrons de corruption institutionnalisée. et tout le monde sait l’existence de mafias qui opèrent à l’occasion soit de la fête du trône, l’Aid Seghir (fin du Ramadan) ou l’Aid El Kebir (Fête du mouton), pour établir les listes de ceux qui vont bénéficier de la grâce. Et tout cela est rémunéré. Ces mafias demandent aux familles si elles veulent que leur proche soit gracié à l’occasion de l’Aid Seghir ou de l’Eid El Kebir. Et chaque grâce à son tarif propre. » 

« Le roi est responsable de ce qui s’est passé »

Dans cet entretien vidéo accordé à Lakome, Nabila Mounib déclare que le roi est responsable de ce qui s’est passé car, selon elle, il est tenu de faire vérifier, au cas par cas, les dossiers des grâces avant de les signer. Mounib a par ailleurs demandé au roi de «présenter ses excuses»  sous la forme d’un discours officiel ou à travers un communiqué adressé «au peuple marocain qui a été blessé dans son amour propre» a-t-elle ajouté.

Mounib a également précisé que les excuses du roi au peuple marocain n’entameraient en rien son prestige expliquant que si le régime marocain avait été une monarchie parlementaire, rien de tout cela ne ce serait produit et le gouvernement aurait été tenu responsable à la place du roi.

La leader PSU n’a pas manqué de qualifier «d’hypocrites et d’opportunistes» l’élite politique du pays et avec elle l’ensemble des mouvements islamistes marocains qui se sont tous éclipsés suite à l’indignation et à l’humiliation qu’ont subies les marocains dans cette affaire.*fr.lakome-07.08.2013.

Cet entretien avec Nabila Mounib a eu lieu lundi, une heure seulement avant le limogeage de Hafid Benhachem.

*Réactions des internautes:

–Mohammed ghabbar 07-08-2013  Hafed benhachem n.est que le glaçon qui cache l’iceberg.et cette tartufferie à assez durée, les marocains méritent nettement mieux il faut arrêter de les humilier.et insulter leur intelligence.mme Nabila Mounib a raison sur l’ensemble des points développes.particulièrement l’amnésie totale des politiques,un trou de mémoire,comme d’habitude d’ailleurs.ils ont êtes absents aux moments cruciaux de notre nation.en donnant parfois un spectacle pitoyable.je suis certain que la cupidité à jouée un rôle majeur dans ces événements.et l’avenir nous le prouveras,encore bravo et merci pour votre analyse.

–zaouak 07-08-2013

Ce que nous devons retenir ,c’est qu’ une fois encore le citoyen en se mobilisant a pu tilter le jeu du makhzen
Des femmes comme Nabila ,il y’ en a . Ce qu’il faut c’est des vrais partis politiques pour dire stop au jeu dépassé du makhzen
–El Faguess 07-08-2013

Voila la trempe de politiciens(nes) qui manque chez nous. une femme courageuse, honnête et intelligente.
En ce qui concerne David (Salaheddine) l’informateur, sa grace est une farce. Le tout semble etre bien premedité et arrangé par les services secrets Marocains et Espagnols et il se peut que sa sortie du territoire marocain ait bien precedee la grace royal. Comment se fait-il qu’il est le seul a avoir quité le sol marocain avec un passeport perimé, alors que tous les autres graciés demeurent encore enfermés? La DST ne recoit les ordres que du ministere de l’interieur et le ministere de l’inerieur ne recoit les ordres que du palais et le roi lui meme.
Arretez d’insulter l’intelligence des Marocains!
Adel 07-08-2013

Madame Mounib vous en avez sous la djellaba, pas comme certains lècheurs de babouches, qui sont capable de vous envoyer à Tazmamart, dès qu’on touche au  »Dieu vivant ».
Hakim 07-08-2013

Enfin un discours au parlé vrai. Le langage de vérité de Madame Nabila Mounib est empreint de vérité et de bon sens quant au responsabilité du roi. Cela nous change change des éléments de langage et de la langue de bois que les professionnels de la communication et de la politique ont l’habitude de nous servir avec morgue et mépris. Votre prise de position Madame Nabila Mounib est courageuse et honorable. Une leçon pour les marionnettes, les guignols en tous genres.
benisnassen 07-08-2013

je salue cette dame pour son courage et son attachement à ses principes .ça fait un grand soulagement a vous entendre s’exprimer ainsi. un grand respect ..
sahrane 07-08-2013

Belle femme, et intelligente, en plus elle appelle un chat un chat, mais surveiller ce qu’il va se passer, les marocains ne veulent pas une personne intelligente intègre, ils sont attirés par les politichiens, ils aiment se faire frauder ainsi que se malmener et la mode c’est les barbus, avec les camisoles de force.
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 Une Ligue des droits de l’homme à la solde du roi

L’essayiste et militant des droits de l’homme, Abdellatif Bazi vient de présenter sa démission du CNDH en signe de protestation contre l’immobilisme de l’institution face au scandale lié à la grâce royale accordée à un violeur d’enfants et l’utilisation disproportionnée de la force contre des manifestants venant exprimer pacifiquement leur refus de cette décision devant le parlement marocain, le vendredi 2 août dernier.

Sur sa page Facebook, Bazi qualifie le silence du Président du CNDH, Driss Yazami et de son secrétaire général, Mohammed Sebbar d’ « injustifié et incompréhensible venant d’une institution dont la vocation est de participer à la protection de la dignité des marocains et à la préservation de leur honneur ». Sur ce « j’annonce mon retrait et ma démission de la commission régionale des droits de l’homme de la région de Tanger-Tétouan »

Rappelons que le CNDH est une institution nationale officielle de promotion et de protection des droits de l’homme au Maroc. Le Conseil n’a pas réagi aux récents événements malgré l’existence de deux grandes figures militantes à la tête de l’institution et en dépit d’une condamnation générale de la grâce royale accordée au « monstre de Kénitra » et des actes de violence policière à l’encontre de manifestants pacifiques devant le parlement marocain. *fr.lakome-08.08.2013

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**Le royaume connaitra prochainement une révolution d’une ampleur d’un tsunami, selon le cousin du roi

*Moulay Hicham, cousin de Mohamed VI, l’a prévu dans une tribune prospective

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La revue française des études constitutionnelles et politiques «Pouvoirs », a consacré dans sa dernière livraison un dossier sur les évolutions politiques au Maroc, avec une contribution prospective aux accents prophétiques signé du prince, Moulay Hicham , cousin du roi Mohammed VI , et intitulé «L’autre Maroc».

En faisant une étude prospective, agrémentée d’un discours militant, le prince écrit, sous le titre «L’autre Maroc» que le royaume sera théâtre d’une révolution, tsunami par son ampleur, mais calme et dans l’ordre, qui y changera toutes les données politiques actuelles. Il prévoit cette révolution en 2018 et prend ainsi à contrepied le beau discours rassurant de François Hollande, devant le Parlement marocain se vantant de la « stabilité » du royaume enchanté et de ses « avancées démocratiques ». L’article du prince prédit également en 2018, l’anéantissement du ‘Makhzen’. Le prince a expliqué en préambule de son écrit sa non-proximité avec son cousin, le roi Mohammed VI.

Selon lui, le grand malentendu entre eux, naquit le lendemain du décès du roi Hassan II : «J’avais pris, quelques heures après son intronisation, le roi Mohammed VI à part, je lui avais fait part de mes inquiétudes, je savais que derrière la monarchie, se cachait un fantôme, le Makhzen, sa voracité et sa faiblesse vile», relate le prince Moulay Hicham dans son article. Les premières années du nouveau règne, souligne Moulay Hicham, furent pour lui, dit-il, celles des grandes déceptions, à cause des innombrables opportunités historiques manquées, qui auraient pu, si bien exploitées, dit-il, faire transiter le pays définitivement vers la démocratie et le développement.

Mais en 2018, s’enthousiasme-t-il, il y aura un autre Maroc, le Maroc démocratique, car dit il, « la révolution vigoureuse mais calme et ordonnée, l’investira. » En 2018, à cet autre Maroc, prédit le prince, la « monarchie y trônera comme force symbolique, incarnant l’unité et la souveraineté nationale », elle ne détiendra plus de « pouvoir exécutif, qui sera du seul ressort du gouvernement démocratiquement élu ».

La monarchie donnera les « palais royaux à l’Etat et se défera du lourd protocole makhzenien, pour en adopter un autre « ouvert et moderne » et n’aura plus de chasses gardées dans les secteurs gouvernementaux, militaires ou sécuritaires. » En 2018, écrit le prince Moulay Hicham, le Maroc sera « fort économiquement, parce qu’il se libérera du joug des réseaux makhzeniens rentiers, qui tuent l’économie et accaparent illégitimement les richesses du pays».

Parlant du gouvernement Benkirane, Moulay Hicham ajoute qu’il sera le « facteur qui précipitera la révolution au Maroc, par son inefficacité qui mettra à nu le caractère limité «du toilettage constitutionnel » qui eut lieu en 2011. En 2018, conclut le prince Moulay Hicham, il y aura un nouveau Maroc, où les forces agissantes seront Al Adl Oua Al Hissen, le parti islamiste de masse fondé par feu Cheikh Yassine qui, pour avoir defié Hassan II, avait été jeté en prison. Sa fille Nadia Yassine, porteparole du mouvement, ne cesse d’appeler à l’instauration d’une république au Maroc. Avec l’extrême gauche seules forces, selon Moulay Hicham, « portes et voies du vrai changement, en totale rupture avec l’aplaventrisme des autres partis politiques marocain ». *source: Le Courrier d’Algérie-15.04.2013.

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**Le Maroc, ce chouchou de la presse française

Le Maroc, tu ne le critiqueras point !

Voici le commandement qui régit depuis un certain nombre d’années la presse française. Celle-ci n’y voit jamais un inconvénient pour tailler en pièces le régime algérien accusé de tous les maux : corruption, dictature, violation des libertés publiques, etc. Mais cette même bonne presse française dresse rarement un constat critique à l’égard de la monarchie marocaine qui ne vaut, pourtant, pas mieux que son voisin…

Le Maroc, son décor de carte postale, son tourisme sexuel, ses Casbahs, ses plages magnifiques et ses palais ancestraux, voici l’image que la plupart des médias français aiment véhiculer de ce pays dont a l’impression qu’il est un immense Club Med. Le plus grand centre touristique du monde où la population est réduite à servir les repas et  danser sous les yeux des touristes qui viennent réaliser leurs fantasmes les plus excentriques. Quant à la population marocaine, elle a rarement voix au chapitre. Ses souffrances causées par une répression policière permanente, ses libertés bafouées et ses richesses confisquées par un monarque absolutiste qui oblige ses notables à se prosterner pour lui rendre hommage, la bay’a, cérémonial d’allégeance, ces réalités amères ne sont presque jamais restituées dans les reportages et documentaires que les médias français consacrent à chaque année au Maroc. Et lorsqu’on veut briser cette omerta médiatique, les tentacules du Makhzen se lancent pour vous étouffer.

Ali Amar, le journaliste marocain, a fait récemment les frais de cette loi. Celle-ci ne pardonne pas aux « moutons noirs » qui osent l’enfreindre. Licencié du site Slate Afrique, visiblement pour ses diatribes contre les autorités marocaines, le sort de ce journaliste, et opposant au Makhzen, est en lui-même une mise à nu de l’insupportable complicité de certains médias français avec les dirigeants marocains. Dans un courriel confidentiel, révélé sur internet par un site marocain, un des responsables de Slate Afrique a même regretté la publication des articles de ce journaliste marocain qui a décrypté sans aucune compromission l’actualité marocaine.   »Ce type est un escroc qui nous aura coûté très cher en faisant fuir tous les partenaires marocains avec qui nous avons discuté. On aurait dû prendre cette décision plus tôt ». C’est en ces termes qu’Eric Leser, le directeur de la rédaction de Slate et SlateAfrique, s’est exprimé au sujet d’Ali Amar à qui on reproche sa liberté de ton et son insoumission envers un régime moyenâgeux. Une insoumission qui dérange et pour laquelle Ali Amar a été « dégagé » de la rédaction d’un des sites français les plus réputés et lus dans le monde.

Choqués et bouleversés par cette attitude qui fait fi de toute éthique journalistique, des journalistes et chroniqueurs algériens ont affiché leur solidarité et ont décidé, par la suite, de claquer la porte de la rédaction de Slate Afrique. Akram Belkaïd, Kamel Daoud et Chawki Amari, ont rendu publique leur démission et ont exprimé haut et fort leur indignation après le licenciement de leur confrère marocain.   »Dans la presse française, on peut cogner autant qu’on veut sur Abdelaziz Bouteflika, le DRS ou qui sais-je encore, mais, surtout, surtout, pas touche à Mohammed VI », s’est, d’ailleurs, indigné à ce sujet le journaliste Algérien Akram Belkaïd. Quant à la rédaction de Slate Afrique, elle observe toujours un silence mystérieux. Contactée par nos soins pour obtenir une précision, une réaction, une explication, notre demande est restée sans réponse. Comme quoi, on ne veut toujours pas déplaire aux lobbys marocains en France qui jouent magnifiquement bien leur rôle de censeur…*Algérie.Focus.com-03.03.2013.

** Grossière manip de l’Agence française  presse !

 Serge Daniel, l’homme, qui pourrait fort bien être un agent au service du makhzen, multiplie les fausses informations et les effets d’annonce trompeurs portant atteinte à l’Algérie et au Sahara occidental

Le «journaliste» Serge Daniel, qui n’en est pas à un impair près, pourrait être à la solde du makhzen. En effet, lorsqu’il soutient que des terroristes du MUJAO auraient rejoint les camps de réfugiés sahraouis, et que l’Agence française  presse (AEP) publie sa dépêche sans «sourciller», les deux oublient, ou feignent d’oublier qu’il est de notoriété publique que ce groupe criminel, récemment créé, est le fruit des services secrets marocains, et que ces derniers s’en sont servis pour frapper l’Algérie ainsi que pour traiter en sous-main leur très florissant trafic de drogue.

Trop, c’est trop ! Le sieur Serge Daniel, correspondant de l’AFP depuis Bamako, capitale du Mali, vient de récidiver. L’homme, qui pourrait fort bien être un agent au service du makhzen, multiplie les fausses informations et les effets d’annonce trompeurs portant atteinte à l’Algérie et au Sahara occidental, pour le plus grand bonheur de Rabat. Cette fois-ci, il vient de dire que des terroristes du MUJAO (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest), ayant fuit le champ de bataille du nord du Mali, auraient trouvé refuge dans les camps de réfugiés sahraouis, et donc sur le territoire algérien. Ce « grand reporter », bien sûr, cite à l’appui de ces mensonges éhontés, une source militaire locale… anonyme. Il va sans dire que cette source n’a jamais existé, et que cette information est un tissu de mensonges qui ne fait vraiment pas honneur à une agence aussi prestigieuse qu’est censée l’être l’AFP. Et, bien sûr, la réaction d’Alger n’a pas manqué de fuser, de tonner même, avec toute la fermeté voulue, par la voix du porte-parole du ministre des Affaires etrangères, Amar Belani. En effet, réagissant à un papier d’angle écrit par Serge Daniel du bureau AFP de Bamako sur « les jihadistes du nord du Mali » et dans lequel il prétend que « de nombreux combattants du Mujao, un des trois groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012, sont retournés dans les camps du Polisario, à Tindouf », le porte-parole du MAE a indiqué que « nous sommes habitués aux errements intéressés et subjectifs de l’auteur de ce papier d’angle ». « Les développements consacrés au Polisario et au Sahara occidental sont truffés d’allégations mensongères et, bien entendu, pour la commodité de l’exercice, on les attribue à un militaire africain qui, fort opportunément, demande le couvert de l’anonymat », a indiqué Belani. « Il s’agit là d’une grossière entreprise de désinformation, puisque les relais régionaux d’instigation et de repli du Mujao sont bien connus de tous et ils ne se trouvent pas sur le territoire algérien », a affirmé la même source. « Je confirme, par ailleurs, que lors de son récent passage a Alger, le ministre malien  des Affaires étrangères, Tiéman Coulibaly, nous a indiqué que ses propos ont été totalement travestis par l’agence de presse d’un pays voisin pour en faire un montage sur une prétendue connexion entre  le Polisario et le Mujao », a encore ajouté le porte-parole du MAE.
En revanche, il serait bon de replacer les choses dans leur contexte. Ici, nous ne citerons aucune source anonyme, mais tout simplement le ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed Salem Ould Essalek qui lors d’une récente conférence de presse animée à Alger, n’avait pas été par plusieurs chemins pour confirmer ce que tout le monde savait déjà, à savoir que ce groupe terroriste est une création des services secrets marocains. Et c’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, ce groupe criminel n’a pas pour cible, jusque-là, que l’Algérie et le Sahara occidental. C’est en effet lui qui a revendiqué les deux attentats terroristes qui avaient visé les sièges des brigades de gendarmerie de Tamanrasset et Ouargla. C’est également le groupe dirigé par Ould Khero qui a procédé à l’enlèvement de trois travailleurs humanitaires européens dans les camps de réfugiés de Rabouni, dans la wilaya de Tindouf.

Les services secrets et les diplomates marocains «roulent» à la corruption
Pour ceux qui auraient encore des doutes sur les fréquentations sulfureuses du makhzen, il suffit de rappeler encore que l’émir fondateur du GIA, Abdelhak Layada, au plus fort du terrorisme qui frappait de plein fouet l’Algérie, avait été reçu par les défunts Hassan II et son « vizir » Driss Basri. Layada, comme il nous l’avait confirmé personnellement en nous recevant chez lui, à Baraki, s’était vu proposer argent, armes, lieux de repli et protection afin qu’il puisse mettre l’Algérie à feu et à sang. Le Maroc cherchait à affaiblir coûte que coûte son puissant voisin de l’est, allant même jusqu’à fermer ses frontières terrestres avec lui quand l’Algérie faisait l’objet d’un embargo qui ne dit pas son nom, et qu’elle avait donc le plus pressant besoin de l’aide et du soutien de ses voisins immédiats. Hassan II, à cette époque, ne se gênait guère pour fanfaronner, loin qu’il était de se douter qu’un douloureux retour de flamme l’attendait, qu’il désirait faire de l’Algérie un « laboratoire à ciel ouvert et grandeur nature » «Concernant l’islamisme radical, le chef de la diplomatie sahraouie, qui parle en connaissance de cause, de cette activité terroriste dont le Maroc veut faire propager dans la région du Maghreb et du Sahel et qui vient en appui à l’activité de production et d’exportation de la drogue dans cette région, sachant que «la drogue et le terrorisme sont deux faces de la même monnaie», a-t-il dit. Il est de notoriété publique, comme n’ont pas manqué de le relever les derniers rapports internationaux, que le Maroc est le plus gros producteur et exportateur de cannabis dans le monde. Cette activité, et cela relève également du secret de Polichinelle, est pratiqué par de très hauts responsables civils et militaires marocains qui en tirent de forts dividendes financiers tout en s’en servant comme armes contre les pays voisins, notamment l’Algérie.  «Le Maroc a saisi la présence de groupes terroristes dans le nord du Mali pour s’infiltrer à travers la drogue et le terrorisme. Il ne s’est pas contenté,  de ça, mais a été jusqu’à la création d’un groupe terroriste structuré et entraîné qui cible l’Algérie et le Sahara occidental», a fini d’enfoncer le clou le diplomate sahraoui. Serge Daniel, bien sûr, ne peut ignorer cela. La France et son agence de presse non plus. Or, il est de notoriété publique que Paris soutient la politique colonialiste et criminelle du Maroc au Sahara occidental. Il est de notoriété publique, aussi, que les diplomates et services secrets marocains recourent massivement à la corruption et aux pots-de-vin pour acheter les consciences des uns et des autres à travers le monde.*Le Courrier d’Algérie-16.04.2013.

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Maroc, un royaume en déclin

Ancien journaliste et cofondateur d’un journal au ton libre et original au Maroc, Ali Amar a commis un brûlot sur les malentendus entourant les dix ans de règne du jeune roi Mohammed VI.

L’auteur Ali Amar, est un journaliste marocain, cofondateur avec Aboubakr Jamaï de l’hebdomadaire Le Journal. Iconoclaste, Ali Amar, dans son ouvrage Mohammed VI, le grand malentendu – sorti en avril dernier aux Editions Calmann-Lévy – remet quelque peu les choses à l’endroit et démystifie l’aura qui entoure un roi «jeune, moderne, modéré et ouvert», complaisamment propagée, notamment par les médias occidentaux accueillis avec faste à Marrakech.
Si la jeunesse du roi est un fait patent, la modernité, l’ouverture et la modération, il n’en a, assure Ali Amar, que «le vernis». Le grand malentendu est un portrait au scanner d’un monarque qui, s’il a su se vêtir des oripeaux de la modernité, ne s’est pas départi, selon l’analyste, des traditions et du syndrome du sultanat, fait remarquer l’auteur de l’ouvrage qui écrit: «Derrière les apparences, se cache pourtant une monarchie affairiste, engoncée dans les pesanteurs de son apparat et de son faste (…)».
De fait, d’emblée, Ali Amar se pose la question: «Qui connaît vraiment Mohammed VI?» et d’enchaîner «
L’héritier de Hassan II monté sur le trône du Royaume chérifien il y a déjà dix ans projette en Occident l’image d’un jeune monarque moderne, modéré et ouvert, qui souhaite plus que tout sortir son pays de la misère et l’amarrer à cette Europe proche. Son régime est perçu comme un modèle de transition dans un monde arabe en déliquescence, où l’écrasante majorité des Etats, monarchies et Républiques confondues, sont soit cadenassés sous la férule de potentats, soit en proie à une instabilité chronique.
Pourtant, l’illusion de ce Royaume en mouvement est née d’une légende bien tenace, entretenue par une communication efficace mais trompeuse: le « Printemps marocain » n’a pas subitement bourgeonné, comme on le croit trop souvent, au lendemain du 23 juillet 1999, date de la disparition de Hassan II
».
Ali Amar s’inscrit donc en faux contre cette image d’Epinal par trop policée et convenue pour réellement être en phase avec la dure réalité d’un Royaume autrement plus complexe. Le livre est plein d’anecdotes sur le parcours plus ou moins cahoteux du futur monarque chérifien, une sorte de tête brûlée que passionnaient les bolides et les voitures de luxe, à la limite du fétichisme.
«Alors qu’il n’avait que 22 ans, le 19 septembre 1985, le jeune Sidi Mohammed, raconte Ali Amar, roule à tombeau ouvert en direction d’un complexe touristique qu’il doit inaugurer. Il est seul au volant de sa Mercedes 190, et il est très en retard. Dans un virage, sa voiture dérape, heurte un pylône électrique et verse dans une ravine. Le prince s’en sort avec une épaule cassée. (…)» Insouciante jeunesse!
Cet accident de l’héritier du trône, qui ébranla Hassan II, lui fera dire – quelques années plus tard dans un entretien au quotidien français Le Figaro – rapporte Ali Amar, que «chez nous, dans la société marocaine, Freud, nous ne connaissons pas. On manipule ses enfants directement, même si ça fait mal à une jointure (…) Je voyais vingt années d’éducation, de formation complètement anéanties».
Hassan II sollicita alors Michel Jobert, ancien ambassadeur et ancien ministre français des Affaires étrangères: «Expliquez-lui qu’il est le futur roi, qu’il ne s’appartient pas et n’a pas le droit de mettre sa vie en danger», lui demanda le souverain chérifien.
Le roi Hassan II voyait ainsi toute l’architecture qu’il a patiemment construite qui risquait de s’effondrer sous lui du fait de l’insouciance d’un rejeton par trop gâté. Etre roi est un métier, plus, un sacerdoce, auquel il faut se préparer. Ce que le jeune Sidi Mohammed ne semble pas avoir immédiatement saisi, puisqu’il ne semblait pas avoir retenu les dures leçons que lui prodigua son père ni prêt à assumer ses responsabilités. Il s’est assagi par la suite, mais l’espoir qu’il suscita parmi les Marocains s’est effiloché au fil des promesses non tenues alors qu’une élite dorée s’enrichissait outrageusement au moment où le peuple marocain s’appauvrissait de plus en plus. Ce décalage du jeune roi par rapport à la population est raconté par Ali Amar dans une anecdote, lorsque Mohammed VI, manipulé par des arrivistes et les nouveaux riches se voyait dans la peau d’un richissime émir pétrolier du Golfe, allant jusqu’à annoncer lui-même une improbable découverte de pétrole dans un lieu perdu du Royaume chérifien. Un vaste canular qui ridiculisa le jeune Mohammed VI. L’apprentissage de la sagesse est une somme d’expériences que le jeune roi a expérimenté à ses dépens. En fait, dans Mohammed VI, le grand malentendu, Ali Amar ne révèle rien de fondamental sur la gouvernance, la politique et autres faits économiques et sociaux du Maroc, se limitant le plus souvent à des anecdotes qui, si elles ont savoureuses, n’apprennent au final, aux lecteurs, rien qu’ils ne sachent déjà et souvent secret de Polichinelle. Une fois refermé, le livre nous laisse malgré tout sur une certaine faim, du fait que le mystère Mohammed VI demeure entier.(L’Expression-04.06.09.)
Mohammed VI, le grand malentendu de Ali Amar
Editions Calmann-Lévy-Paris-Avril 2009

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*La chute du grand vizir

Chassé du pouvoir depuis cinq ans, Basri, ex-vizir de Hassan II, super-flic du Royaume, s’est transformé depuis son exil français en pourfendeur du régime qui l’a fabriqué. Il y observa avec mépris et jusqu’à sa mort en 2007 la scène politique marocaine et les vicissitudes du nouveau règne. (…) 23 juillet 1999. Il est 16 h 30. Â l’hôpital Avicenne de Rabat, Hassan II vient de rendre l’âme. Les plus intimes du monarque sont à son chevet. Parmi eux, se tenant en retrait dans l’embrasure de la porte de la salle de réanimation, Basri, son inamovible ministre de l’Intérieur, s’effondre en larmes. Il sera le premier à prêter serment à Mohammed VI, dans un corridor de l’hôpital. Le soir même, la télévision retransmet la cérémonie d’allégeance au nouveau roi. En burnous immaculés, les hauts dignitaires se succèdent pour embrasser la main du monarque et parapher l’acte qui fait d’eux ses sujets. Basri s’avance, la mine défaite, et s’incline. Il sait déjà que, Hassan II mort, ses jours au pouvoir sont comptés: il vient de perdre son maître qui a fait de lui, en vingt-cinq ans d’une carrière ascensionnelle, l’homme le plus craint du Royaume, l’un des piliers de son régime de fer, mais aussi, et surtout, l’exécuteur de ses basses oeuvres. Pire, ses rapports personnels avec le nouveau roi sont exécrables. L’antipathie de Mohammed VI à l’égard du puissant ministre était de notoriété publique. La rumeur disait que Hassan II avait chargé Basri de surveiller le prince héritier et de lui rapporter ses moindres faits et gestes. Il se chuchotait que Basri ne cachait pas sa préférence pour Moulay Rachid, le frère cadet du roi, pour succéder à Hassan II. Mohammed VI le tenait pour cela en suspicion. «Je le retrouve partout», se plaignait le jeune roi à son entourage. Souci de rompre avec le régime incarné par son défunt père ou volonté de se débarrasser au plus vite d’un vizir encombrant, toujours est-il que Mohammed VI a tôt fait d’indiquer à Basri que son omnipotence était révolue. Trois jours plus tard, lors des obsèques de Hassan II, Basri tentera encore une fois de baiser la main de son successeur, mais cette fois-ci Mohammed VI ne pourra réprimer un mouvement de recul et une moue peu avenante. Un signe avant-coureur de sa chute, retransmis en direct à la télévision. «Il n’est pas moi et je ne suis pas lui», disait souvent Hassan II de son fils aîné aux journalistes qui l’interrogeaient sur sa succession. Pour asseoir un règne au long cours émaillé de complots, il avait fini par juger qu’il ne pouvait se passer de Basri. N’a-t-il pas, fin 1995, préféré renoncer à l’alternance, politique, plutôt que de céder à ceux qui, à l’époque, n’imaginaient pas entrer dans un cabinet où siégerait son homme de confiance? Hassan II s’était dit prêt à céder tous les ministères sauf celui, sacré, de l’Intérieur. Cent jours après son accession au trône, Mohammed VI signifiera clairement sa volonté de régner autrement. C’est-à-dire sans Basri. (…) La répression violente d’émeutes au Sahara occidental, alors que Basri gardait la haute main sur ce dossier très sensible, des archives du ministère de l’Intérieur partant en fumée et les propos prêtés au ministre sur le retour au pays de l’ancien prisonnier politique Abraham Serfaty l’ont convaincu qu’il n’était plus possible d’attendre…Moins d’un mois après l’intronisation du nouveau roi, Basri dépêche à Alger son chef de cabinet, Othman Bouabid, pour apaiser avec Abdelaziz Bouteflika les relations tendues entre les deux pays depuis que des islamistes armés ont trouvé refuge sur le territoire marocain. Mohammed VI n’apprécie pas que son ministre empiète ainsi sur un de ses domaines réservés et le lui fait savoir. «Il faut que chacun fasse son travail, dans les limites de son secteur», commente-t-on alors au Palais. Basri, qui a pris l’habitude de s’occuper de tout, (…) perdra à cette occasion le contrôle direct des services de renseignements. Sans la DST, Basri devient sourd et aveugle. (….) En arrivant à Marrakech où il avait été convoqué par Mohammed VI, au matin du 9 novembre 1999, le numéro 2 du régime ne savait pas que son ministère était encerclé par l’armée et que ses plus proches collaborateurs avaient l’interdiction d’y pénétrer. Une bien singulière passation de pouvoirs. (…) L’homme le plus redouté du Royaume n’aura donc pas survécu aux premiers mois de règne de Mohammed VI. C’est à cet instant que le jeune roi a véritablement pris le pouvoir. En destituant le plus fidèle des serviteurs de son père. (…)

****L’hypermonarchie…

Qui connaît vraiment Mohammed VI? L’héritier de Hassan II, monté sur le trône du Royaume chérifien il y a déjà dix ans, projette en Occident l’image d’un jeune monarque moderne, modéré et ouvert, qui souhaite plus que tout sortir son pays de la misère et l’amarrer à cette Europe si proche. Son régime est perçu comme un modèle de transition dans un monde arabe en déliquescence, où l’écrasante majorité des États, monarchies et Républiques confondues, sont soit cadenassés sous la férule de potentats, soit en proie à une instabilité chronique. Pourtant, l’illusion de ce Royaume en mouvement est née d’une légende bien tenace, entretenue par une communication efficace mais trompeuse: le «Printemps marocain» n’a pas subitement bourgeonné, comme on le croit trop souvent, au lendemain du 23 juillet 1999, date de la disparition de Hassan II. Au début des années 90, contraint par la pression de l’opinion publique internationale et par un nouvel ordre mondial moins propice à l’impunité des dictateurs, Hassan II tente d’adoucir aux yeux de ses contempteurs la face implacable de son régime en vidant ses cachots de tous ses opposants. Il desserre prudemment son étau despotique pour garantir, sans heurts, le passage de témoin à son fils. Le monarque, vieillissant mais fin stratège, appelle en bonne place au gouvernement ceux qui ont fourbi leurs armes contre lui durant quatre décennies d’interminables complots. Les voix se libèrent, comme en témoigne à cette période la floraison de titres avant-gardistes dans les kiosques du Royaume. Né au soir du règne de Hassan II, Le Journal a été le premier d’entre eux. Cet hebdomadaire au ton iconoclaste, dont j’ai été le cofondateur avec le journaliste Aboubakr Jamaï aujourd’hui contraint à l’exil aux États-Unis, a été le marqueur incontestable de cette époque exaltante. Il est coutume de dire que nous sommes les «enfants de l’alternance»: le premier numéro du journal, paru en novembre 1997, célébrait avec enthousiasme l’arrivée au gouvernement des anciens opposants de Hassan II. Persuadés que la nouvelle ère était annonciatrice de délivrance, de démocratie et de renouveau, nous étions aussi considérés comme l’incarnation de cet enthousiasme, au point d’être assimilés à cette génération prometteuse qui allait bientôt prendre le pouvoir avec Mohammed VI. (…).

 ********L’émir imaginaire …

«Nous nous réjouissons…,de t’annoncer, cher peuple, la bonne nouvelle de la découverte de pétrole et de gaz, de bonne qualité et en quantités abondantes, dans la région de Talsint dans les provinces de l’Oriental qui nous sont si chères.» 20 août 2000, Mohammed VI vient à peine de boucler sa première année de règne. L’annonce faite dans son discours marquant l’anniversaire de la «révolution du roi et du peuple» a l’effet d’une bombe. Pour le peuple médusé devant son petit écran, c’en est bien fini de la misère qui l’accable: le jeune roi a la «baraka» des émirs du Golfe, et le Royaume s’apprête à se muer en pétromonarchie (…) Talsint. Le nom hier inconnu de cette petite bourgade aux confins de la frontière avec l’Algérie s’étale à la une de la presse. Dans la rue, sur les terrasses des cafés, à l’usine, dans les administrations, dans les salons des maisons bourgeoises comme dans les taudis, on ne parlera que de la «bonne nouvelle» pendant des mois. Le 23 août, le roi, flanqué de ses frères et soeurs et suivi d’un aréopage d’officiels, se déplace en grande pompe à Talsint pour inaugurer officiellement le premier forage. (…) C’est l’euphorie, le délire. Les médias rivaliseront de superlatifs pour décrire ce que sera Casablanca, la capitale économique du pays, dans quelques années: la Dubaï du Maghreb. Devant une forêt de micros, Youssef Tahiri, le ministre de l’Énergie, annonce des chiffres à donner le tournis aux plus sceptiques: pour ce seul gisement, les réserves d’hydrocarbures sont estimées à 100 millions de barils, et plus d’une quinzaine de puits sont envisagés, portant l’estimation à 2 milliards de barils, de quoi offrir trente ans d’autosuffisance énergétique au Maroc. (…) Mais le rêve de voir le Royaume se transformer en monarchie pétrolière va pourtant tourner court. Que s’est-il réellement passé? A-t-on touché une nappe de pétrole inexploitable pour des raisons aussi obscures qu’improbables? Était-ce tout simplement un coup de bluff de quelques aventuriers texans qui ont berné une poignée d’apprentis businessmen gravitant autour du pouvoir? L’histoire pathétique du pétrole de Talsint ressemble en réalité à un mauvais polar politico-financier aux héros interlopes, une histoire qui n’a pu se nouer que dans le contexte particulier de l’accession au trône alaouite d’un jeune monarque porteur de tous les espoirs d’un peuple après près de quarante ans de règne absolu de Hassan II.
Mais aussi d’un jeune roi inexpérimenté, entouré d’une nouvelle cour vorace qui a trop vite cru en sa bonne étoile, et surtout très mal conseillé, au point d’annoncer lui-même à la télévision ce qui se révélera le plus gros canular que le Maroc ait connu (…)

********************La plume du journaliste contre le glaive du roi

 

Nom: Ali. Prénom: Amar. C’est un journaliste marocain âgé de quarante-deux ans qui ne fait pas du tout plaisir à son roi. C’est lui qui a écrit ce livre au vitriol que Mohammed VI s’est vu offrir pour le dixième anniversaire de son règne. Un brûlot qui est en passe de devenir un best-seller en France mais interdit au Maroc. M.Amar a été en 1997 l’un des fondateurs du Journal, premier titre indépendant du Maroc qui a subi, à répétition, les foudres du régime. Ses démêlés avec le Royaume ne datent pas d’aujourd’hui. Ils ont commencé au début des années 2000. Déjà en 2002, il a été dans le collimateur de la police marocaine quand il a publié une interview sulfureuse de Moulay Zine Zahidi, un ancien ministre de Hassan II et ex-patron du Crédit immobilier et hôtelier (CIH) en cavale. L’interview de Moulay Zine Zahidi contient des révélations concernant les scandales financiers qui ont entouré la gestion du Crédit immobilier et hôtelier, impliquant plusieurs anciens responsables et personnalités politiques du Royaume. Ali Amar continue de subir les tracas du roi avec la publication de ce livre. Le quotidien français Le Monde rapporte une partie de ce que subit ce journaliste marocain. «Jamais je n’ai pensé que l’on me ferait ce que l’on me fait en me jetant dans la fosse aux lions. Jamais! Je n’ai pas lâché les sources qui nous avaient révélé des informations. Je témoigne de choses que j’ai vécues personnellement.» La vie professionnelle de Ali Ammar s’est confondue avec la répression du régime marocain. Son Journal fut en quelque sorte le symbole de l’ouverture démocratique de Mohammed VI. Mais la répression s’étant abattue au point de le contraindre à changer de nom (le Journal hebdomadaire) et de lieu d’impression (en France). A ce propos, l’auteur du Grand malentendu répond: «On faisait souvent la comparaison avec la movida, en Espagne, et des journaux comme El Païs. Nous avons plus de dix ans d’existence et, au final, on a peut-être servi d’alibi au régime. A chaque fois que le régime était critiqué, les gens disaient: il y a une presse libre.» Mais à quel prix! Des interdictions, des condamnations, un boycott publicitaire féroce. «Mais cette expérience permet de déterminer la réalité de ce Royaume aujourd’hui. L’alibi, c’est bien pour la communication mais pas pour l’histoire.» Dans son livre, Ali Ammar énumère des confidences et les dessous du Royaume jusque-là cachés au grand public: les week-ends du président français Nicolas Sarkozy en compagnie de sa femme Carla Bruni. Mohammed VI avait mis à la disposition de son ami Sarkozy son «petit palais de Jnane Lakbir» de Marrakech. Comment l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri a été renvoyé, les dessous de l’assassinat du maître-chanteur Hicham Mandari, l’affaire de Talsint…Ali Amar agrémente son brûlot par des détails sur les innombrables dérives dans l’entourage immédiat du roi et il a réservé de bons passages à l’épouse du roi Lalla Selma.

 

12 réponses à “Maroc,un royaume en déclin”

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  11. 3 11 2011
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