Les tares qui ternissent l’image extérieure du makhzen

**Le Parlement européen (PE) exprime sa «profonde préoccupation» quant aux violations des droits de l’homme par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental

Le rapport adopté par la commission des affaires étrangères du Parlement européen (Afet) exhorte le Maroc et le Front Polisario à reprendre les négociations pour parvenir à une solution pacifique du conflit.

Le document qui porte l’empreinte du rapporteur du Parlement européen (PE),  Charles Tannock, exprime sa «profonde préoccupation» quant aux violations des droits de l’homme par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental et souligne que l’Organisation des Nations unies «n’a toujours pas pu mettre sur pied un mécanisme indépendant et crédible pour le monitoring des droits de l’homme au Sahara occidental». Le Maroc a tenté vainement d’empêcher que la question des droits de l’homme ne puisse figurer dans le rapport sur le Sahel et le Sahara occidental présenté par l’élu européen, commissaire aux Droits de l’homme du Parti conservateur britannique depuis 2011. «Le Front Polisario ne peut qu’exprimer sa satisfaction de l’adoption par Afet de ce rapport, particulièrement sa partie consacrée au Sahara occidental», a indiqué Mohamed Sidati le ministre sahraoui délégué pour l’Europe.
Ce texte sera soumis au vote du Parlement européen en session plénière au mois d’octobre prochain. Le Maroc donc a fini une nouvelle fois par être cloué au pilori. Là où cela fait le plus mal, où cela dérange le plus: le respect des droits de l’homme. Un baromètre qui permet d’évaluer le degré atteint par les Etats en matière de liberté d’expression, de démocratie, d’égalité entre les hommes et les peuples.
Tous les rapports, qui s’enchaînent et qui tombent au fur et à mesure que la communauté internationale et les organisations internationales de défense des droits de l’homme se penchent et enquêtent sur la question du Sahara occidental, ont fait la démonstration que la pratique de la violence, de la torture et de la violation des droits de l’homme, caractérisent la politique d’occupation du Sahara occidental par le Maroc alors que la répression des manifestations en faveur de l’indépendance du Sahara occidental est systématique. Le récent document présenté par le département d’Etat américain au Congrès US le mentionne.
Les manifestations en faveur de l’indépendance du Sahara occidental continuent d’entraîner des restrictions excessives et persistantes, «particulièrement sur le droit de réunion pacifique et la publication de tout plaidoyer pour l’indépendance ou pour un référendum qui inclurait l’indépendance comme option» soulignent les services du chef de la diplomatie américaine John Kerry (Voir L’Expression du 25/09/2013). Les rapports accablants du centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFK Center) dont une délégation avait séjourné au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés sahraouis du 25 au 31 août 2012, du Haut-Commissariat des droits de l’homme, de HRW (Human Rights Watch), du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, le diplomate argentin Juan Mendez qui s’était rendu au Maroc et au Sahara occidental entre les 15 et 22 septembre 2012 ou celui d’Amnesty International, ont précédé le constat du département d’Etat américain.
«Les autorités marocaines doivent savoir que leurs abus constants des droits de l’homme à l’encontre des Sahraouis dans les territoires occupés doivent cesser et ne peuvent plus être tolérés», avait prévenu l’ONG de défense des droits de l’homme (AI) au mois de février dernier après le verdict prononcé par le tribunal militaire de Rabat à l’encontre du groupe de militants sahraouis arrêtés lors des événements qui ont suivi l’assaut lancé par les forces de répression marocaines contre le «camp de la dignité» de Gdeim Izik à El Ayoune.
Le rapport adopté par la commission des affaires étrangères du Parlement européen enfonce davantage le clou et renforce l’option de la tenue d’un référendum qui puisse permettre au peuple sahraoui de s’affranchir du trône alaouite.*L’Expression-26.09.2013

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Appel des participants à la conférence internationale de solidarité avec les Sahraouis

–«L’ONU et Guterres doivent trouver une solution définitive au conflit»

Les participants à la 41e Conférence internationale de soutien et de solidarité avec le peuple sahraouis (Eucoco) interpellent l’ONU et son nouveau secrétaire général, Antonio Guterres.

Lassés des promesses sans lendemain des responsables de l’Organisation qui peinent à appliquer le droit international, ils demandent désormais du concret pour la résolution de ce conflit, l’un des plus vieux au monde. «Où sont les mesures concrètes pour la résolution de cette question ?» demandent-ils à l’ONU et à son Conseil de sécurité à partir de la ville de Vilanova en Catalogne (Espagne), qui a accueilli cette nouvelle édition de l’Eucoco. «Nous voulons nous adresser à l’ONU qui se contente de réaffirmer le principe d’autodétermination du peuple sahraoui.

Mais quelles sont les mesures prises pour appliquer le contenu des résolutions du Conseil de sécurité ? Nous leur (aux responsables de l’ONU) demandons une chose : faites votre travail !» lance le président de l’Eucoco, Pierre Galan, dans son intervention à l’ouverture des travaux de cette conférence.

Il interpelle à cette occasion le nouveau secrétaire général de l’ONU. «Ne nous décevez pas monsieur Guterres», clame-t-il, en se disant outré par les derniers développements en rapport avec la question sahraouie, notamment la décision de la justice espagnole de poursuivre le président sahraoui, Brahim Ghali. Une décision qu’il qualifie de «honteuse». Le même qualificatif est utilisé pour dénoncer l’attitude de la commission européenne qui a introduit un recours pour invalider la décision de la Cour européenne de Luxembourg qui a suspendu l’accord entre l’UE et le Maroc incluant le territoire sahraoui.

«C’est aux politiciens de régler le problème»

«La séparation des pouvoirs existe dans nos pays et on estime qu’elle doit exister en Europe et nous espérons que ces juges seront sages et pourront confirmer le premier jugement, dans le cas contraire, ce sera un grand risque et une nouvelle violation des droits d’un peuple», souligne-t-il. S’adressant à l’assistance, qui a été nombreuse à l’intérieur de l’auditorium de la ville de Vilanova, Pierre Galan affirme qu’«il faut, à l’avenir, demander à l’ONU d’agir pour faire respecter la légalité internationale». «Cela fait 24 ans depuis que l’ONU a promis d’organiser le référendum d’autodétermination. Mais il n’en est rien», dénonce-t-il. Selon lui, c’est l’un des messages forts que l’Eucoco doit lancer à l’adresse de la communauté internationale.

Le deuxième message est, ajoute-t-il, à envoyer au peuple sahraoui, qui résiste tant dans les camps des réfugiés de Tindouf qu’à l’intérieur des territoires sahraouis occupés, pour le soutenir. «Nous devons également dire non à ce scandale qui est l’accord de Madrid (14 novembre 1975)», ajoute-t-il, en dénonçant les agissements du Maroc. Pour Pierre Galan, les politiciens, notamment en Occident, doivent agir pour régler ce conflit. «C’est aux politiciens qu’il faut demander de régler ce problème. On va continuer à exiger du Parlement espagnol qu’il s’implique», explique-t-il, en demandant aux participants de faire un travail de proximité en vue de sensibiliser les opinions sur cette cause.

Prenant la parole, le président du Parlement saharoui, Khatri Addouh, souligne, lui aussi, la grande responsabilité des Nations unies dans ce statu quo.

«Le Maroc est l’auteur des génocides»

«Le Maroc, est sans doute, responsable de cette situation. Mais le Conseil de sécurité de l’ONU est aussi responsable, car il a échoué à organiser un référendum d’autodétermination depuis 1991», déplore-t-il. Khatri Eddouh dénonce aussi le rôle négatif de la France, membre du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a été, selon lui, le plus grand obstacle au respect de la légalité internationale. «L’Espagne, elle aussi, est partie prenante de ce conflit, car elle était impliquée directement dès le début de cette colonisation et elle continue à l’être jusqu’à aujourd’hui», enchaîne-t-il.

En réponse à l’accusation qui pèse sur le président sahraoui, Brahim Ghali, Khatri Eddouh affirme que c’est l’occupant marocain qui «commet des génocides, qui viole au quotidien le droit international, qui emprisonne et torture des Sahraouis dans les territoires occupés». Dans ce sens, le président du Parlement sahraoui appelle à doter la Minurso d’un mécanisme lui permettant de faire respecter les droits de l’homme dans la région.

Pierre Galan n’a pas manqué, à son tour, de dénoncer «les manœuvres marocaines» qui confirment que le royaume est aux abois. Les accusations portées contre Brahim Ghali s’inscrivent, selon lui, dans la même logique. «Tous les mouvements de libération ont été confrontés à ce genre de situation, où les forces occupantes, usant du droit, accusaient souvent leurs adversaires de terroristes et de fautes pénales», souligne-t-il, en citant le cas des leaders du FLN historique et de Nelson Mandela en Afrique du Sud.

Les travaux de la conférence, qui se sont poursuivis jusqu’à une heure tardive, ont été marqués par le vibrant hommage rendu au président sahraoui décédé Mohamed Abdelaziz. L’hommage a eu lieu en présence de sa veuve qui a aussi apporté son témoignage sur la vie du leader sahraoui qui, dit-elle, «n’avait aucun répit et ne ménageait aucun effort pour défendre la cause».**Madjid Makedhi / el watan /dimanche 20 novembre 2016

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**Traitements cruels et inhumains dans prisons marocaines, selon un rapport  des droits de l’homme

La situation des femmes détenues est pire encore

« recours excessif » à la détention provisoire et lenteur des procès

Les tares qui ternissent l’image extérieure du makhzen

Les détenus subissent des « traitements cruels, inhumains ou dégradants » dans la plupart des prisons du Maroc surpeuplées. Tel est le triste constat dressé à l’issue de visites de terrain par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), dans un rapport intitulé « La crise dans les prisons, une responsabilité partagée », rendu public à Rabat, mardi 30 octobre 2012. Souvent dénoncées par les militants des droits de l’homme, et notamment par l’Observatoire marocain des prisons, ces violations sont cette fois reconnues par un organisme officiel, présidé par Driss El Yazami, et dont tous les membres ont été nommés par le roi Mohammed VI.

 

Le CNDH, qui déplore « l’absence de contrôles et d’inspections efficaces« , le « recours excessif » à la détention provisoire et la lenteur des procès, ou bien encore les abus de transfert administratif souvent employé comme mesure disciplinaire à l’encontre des salafistes, précise que les mauvais traitements « se manifestent par des coups portés aux moyens de bâtons et de tuyaux, la suspension sur des portes à l’aide de menottes, les coups administrés sur la plante des pieds, les gifles, les pincements à l’aide d’aiguilles, les brûlures, (…) le déshabillage forcé ». Dans ses recommandations, l’organisme en appelle à « l’élaboration d’un plan d’action pour l’éradication de la torture » en partenariat avec « les autorités judiciaires, le Parlement, le gouvernement et la société civile ».

« absence totale de tout contact avec le monde extérieur »

La situation des femmes détenues est pire encore : elles « pâtissent davantage, pour des considérations d’ordre socioculturel, de traitements cruels et comportements dégradants [insultes, humiliations], aussi bien dans les postes de police qu’en prison ».
Les prisonnières qui accouchent se voient contraintes, à l’expiration du délai qui leur est accordé après la naissance de leur enfant, et en l’absence ou devant le refus de leurs proches de le prendre en charge, « d’abandonner leur progéniture à des tiers qui les exploitent dans certains cas dans la mendicité, ou les placent dans des orphelinats ».

Les personnes vulnérables et les étrangers, en particulier les migrants subsahariens, ne sont pas mieux lotis.  Aux mauvais traitements qu’ils subissent comme les autres, s’ajoute « le manque, voire l’absence totale de tout contact avec le monde extérieur ».

La publication du rapport de la CNDH intervient alors que 76 Européens, Français, Belges ou Espagnols – possédant pour nombre d’entre eux la double nationalité – emprisonnés au Maroc, ont commencé le 22 octobre une grève de la faim pour protester contre les actes de torture et les procès inéquitables dont ils estiment avoir été victimes, et pour s’élever face à l’absence d’assistance de leurs gouvernements respectifs.

L’ACAT-France (Action des chrétiens contre la torture), qui soutient leur initiative, a annoncé avoir saisi le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture pour deux de ces grévistes, Adil Lamtalsi, producteur de cinéma, et Moustapha Naïm, animateur social. Ces deux Franco-marocains, détenus à la prison de Salé, près de Rabat, ont été condamnés pour des crimes de droit commun. Leurs récits sont similaires, dénonce l’ACAT dans un communiqué : « plusieurs jours de sévices au centre de détention secret de Temara, aux mains de la Direction générale de la surveillance du territoire, des aveux signés sous la contrainte, des magistrats complices et des plaintes pour torture restées lettre morte ».
Le 11 septembre, le CNDH avait déjà établi un constat critique sur la situation dans les hôpitaux psychiatriques, la qualifiant « d’archaïque et inadaptée ».*Le Monde-31 octobre 2012

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**Les détenus subissent des « traitements cruels, inhumains ou dégradants », surtout pour les femmes,  dans la plupart des prisons du Maroc, en l’absence de contrôles et  d’inspections efficaces, selon un rapport publié mardi par le Conseil  national des droits de l’Homme (CNDH).

 

« Ces exactions ont été observées dans la plupart des prisons  visitées », selon le CNDH, dont les membres sont tous nommés par le roi  Mohammed VI, à qui le document doit être remis. « Ces violations se manifestent par des coups portés  aux moyens de bâtons et de tuyaux, la suspension sur des portes à  l’aide de menottes, les coups administrés sur la plante des pieds, les  gifles, les pincements à l’aide d’aiguilles, les brûlures », ajoute le  rapport. Le 11 septembre, le CNDH avait déjà établi un  constat critique s’agissant de la situation dans les hôpitaux  psychiatriques, la qualifiant « d’archaïque et inadaptée ». Sur les prisons, la persistance de ces violations  va à l’encontre « des lois régissant les établissements pénitentiaires et  de toutes les conventions pertinentes qui considèrent de tels  agissements comme des formes de traitement cruels, inhumains ou  dégradants », relève encore le CNDH. Dans son rapport, l’organisme souligne par ailleurs  que la détention provisoire et la lenteur des procès constituent la  première cause du surpeuplement dans les prisons marocaines.

Les femme pâtissent davantage de traitements cruels

Concernant les femmes détenues, le constat est encore plus critique. Elles « pâtissent davantage, pour des considérations  d’ordre socioculturel, de traitements cruels et comportements  dégradants (insultes, humiliations), aussi bien dans les postes de  police qu’en prison », avance le CNDH. « Les détenues incarcérées pour des affaires de  moeurs sont particulièrement visées par certaines surveillantes »,  précise en outre le document, qui a nécessité cinq mois d’enquête dans  plusieurs prisons du royaume.

Concernant les femmes accouchant en prison, « le  Conseil constate (…) l’exiguïté de l’espace » réservé à ces femmes dans  « plusieurs prisons, l’absence de crèches et de moyens de divertissement  pour ces enfants ». « A l’expiration du délai qui leur est accordé pour  garder leurs enfants, et en l’absence des proches ou devant leur refus  de les prendre en charge, les détenues sont contraintes de les  abandonner à des tiers qui les exploitent dans certains cas dans la  mendicité ou les placent dans des orphelinats », souligne le CNDH. Dans ses recommandations, il appelle à  « l’élaboration d’un plan d’action pour l’éradication de la torture » en  partenariat avec « les autorités judiciaires, le Parlement, le  gouvernement et la société civile ».*L’Humanité-31 octobre 2012

***Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Le Maroc face aux disparitions forcées au Sahara occidental

La situation des droits humains au Sahara occidental occupé sera l’une des principales questions débattues lors de la 24e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui s’est ouverte le 9 septembre 2013 à Genève.

La délégation sahraouie représentant différentes organisations de défense des droits de l’homme part avec un rapport accablant sur les violations commises par le gouvernement marocain dans les territoires occupés. Le Maroc, qui compte présenter sa candidature pour accéder au Conseil des droits de l’homme, sera interpellé sur le dossier des disparitions forcées. Un rapport élaboré par l’Association des familles de prisonniers et disparus sahraouis (Afapredesa) en collaboration avec une équipe d’investigation médico-légale du laboratoire génétique de l’université du Pays basque (Espagne), portant sur une fosse commune des premiers Sahraouis disparus sera présenté, aujourd’hui, devant l’assemblée générale du Conseil des droits de l’homme. La fosse commune, où une dizaine de Sahraouis étaient enterrés, a été découverte dans la région de Samra, entre Mehiris et Amgala, en juin dernier, par des bergers sahraouis. Alertée, l’Afapredesa a pu identifier des victimes grâce au concours des experts du Pays basque. Il s’agit de l’exécution extrajudiciaire, en 1976, de personnes qui n’étaient pourtant pas impliquées militairement ni politiquement dans le conflit sahraoui, souligne le rapport.

«Une des choses qui m’a beaucoup tourmenté et qui a laissé une blessure qui n’a pas encore cicatrisée c’est l’innocence de mon père. Il n’était pas militaire et n’appartenait pas à une cellule politique, c’était un simple civil qui menait sa vie quotidienne comme le reste des gens», témoigne Mahyub Mohamed Mulud Lamin Maimum dans le rapport. La question des disparitions forcées est le cheval de bataille des militants sahraouis. Selon les ONG des droits de l’homme, plus de 400 Sahraouis sont portés disparus suite aux bombardements de l’aviation marocaine durant la période de 1975 à 1977. Les militants sahraouis des droits de l’homme exigent une enquête indépendante, surtout que d’autres fosses communes se trouvent dans la partie occupée du Sahara occidental. Pour l’Afapredesa, «la vérité autour de la question des disparus contribue à la recherche d’une solution politique au conflit sahraoui, qui se fonde aussi sur le respect des droits de l’homme».*El Watan-11.09.2012

**Stratégie de la terreur du Maroc contre les Sahraouis

Restrictions excessives des Droits de l’Homme par le Maroc au Sahara occidental

 Comme ordonné par le Congrès américain du temps de Mme Hillary Clinton, le Secrétaire d’Etat John Kerry a remis lundi son rapport sur les mesures prises par le Maroc au Sahara occidental concernant les droits de l’homme aux commissions budgétaires. Ces dernières vont examiner minutieusement les constats du département d’Etat au Maroc, avant de décider s’il fallait autoriser au pas les aides militaires au royaume.

C’est en effet la condition sine qua non mise en avant par les deux commissions budgétaires du Congrès à savoir que toute aide financière au Maroc devrait être suspendue au respect des droits de l’homme notamment dans les territoires occupés. Ce rapport, désormais obligatoire, a été rendu possible après le vote d’une loi par le Congrès US grâce au lobbying payant des ONG et des organisations de défense des droits de l’homme pro sahraouis.

Dans ce rapport «de quatre pages», John Kerry a dressé un point de situation des mesures prises par le royaume pour corriger les abus relevés en 2012.

Droits de l’homme contre dollars

Le Département d’Etat s’y est ainsi exprimé sur le respect du droit des individus à «exprimer pacifiquement leur opinion» concernant le statut et le futur du territoire et la documentation des violations des droits de l’homme et sur le «libre accès au territoire des organisations de défense des droits de l’homme, des journalistes et des représentants de gouvernements étrangers».

Et au Département d’Etat de souligner des «restrictions excessives et continues, particulièrement sur le droit de réunion pacifique et la publication de tout plaidoyer pour l’indépendance ou pour un référendum qui inclurait l’indépendance comme option».

Le document signale aussi «plusieurs violations des droits de l’homme : absence de procès équitable pour des manifestants pro indépendance, arrestation de militants lors de distribution de tracts, et même le blocage de certains sites Internet «considérés controversés, comme ceux préconisant l’indépendance».

Le rapport Kerry pointe également le droit d’association, rappelant que certaines associations «vues par l’administration marocaine comme n’étant pas attachées à la souveraineté marocaine», ont des «difficultés» pour s’enregistrer ou opérer librement.

Restrictions excessives

Le rapport cite notamment les cas de l’ASVDH et de la CODESA, ONG sahraouies qui ne sont pas enregistrées et à cet titre, ne peuvent recevoir de fonds publics ni accepter de contributions. Petit changement de l’attitude répressive du Maroc à l’égard des sahraouis, le rapport du Département d’Etat, note à propos des médias au Maroc, que les restrictions longtemps imposées au sujet du Sahara «ne sont plus autant appliquées».

Pour autant, il signale qu’en parallèle, «l’auto-censure est encore largement pratiquée parmi les médias et les bloggeurs». Le rapport souligne enfin qu’à «certaines occasions», des activistes sahraouis pro-indépendance ont pu participer à des conférences au Maroc et s’afficher publiquement et sans répercussion comme étant pro-polisario. En somme de l’aigre-doux pour le makhzen qui a certes lâché du lest mais sans pour autant abandonné sa stratégie de la terreur.*algerie1.com- 24/09/2013

**Le Maroc déjugé à nouveau par Ban Ki-moon

Après avoir été longtemps chouchouté par certaines démocraties occidentales (C’est le cas notamment de la France et de l’Espagne), le Maroc s’est mis depuis peu à collectionner les camouflets diplomatiques dans le dossier du Sahara occidental. Et le dernier en date lui a été infligé par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

Celui-ci ne s’est pas empêché, en effet, d’exprimer ouvertement ses divergences avec le Maroc sur la question. M. Ban Ki-moon n’a ainsi rien trouvé de mieux pour le faire que de réitérer sa confiance à l’américain Christopher Ross, personnalité dont Rabat réclamait justement la tête.

Ce n’est pas tout. Pour enfoncer le clou, le SG de l’ONU a nommé un allemand à la tête de la Minurso. Et pas n’importe lequel ! Il s’agit du très expérimenté Wolfgang Weisbrod-Weber. Celui-ci remplacera l’Egyptien Hany Abdelaziz dont la mission s’était terminé le 30 avril dernier. Diplomate chevronné, M. Weisbrod-Weber s’était distingué auparavant en dirigeant notamment la mission de l’ONU chargée de l’organisation du référendum qui a donné l’indépendance, en 1999, au Timor oriental. Cette élection historique avait permis de mettre fin à plus de 35 ans d’occupation indonésienne. Le Front Polisario a longtemps plaidé pour une transposition de ce modèle au Sahara.

La position de M. Ban Ki-moon a été exprimée lors d’un point de presse, vendredi à New-York, par Martin Nesirky, porte-parole du SG des Nations-Unies. Elle a été donnée en réponse à une question sur les critiques du chef de la diplomatie espagnole, José Margallo au travail du médiateur américain. Le jeudi 21 juin à Rabat, José Margallo a estimé qu’« il serait pertinent que l’émissaire spécial sur le dossier (Sahara, ndlr) s’intéresse aux thèmes centraux et non aux thèmes accessoires ».

Ne partageant nullement cette position, Martin Nesirky a rappelé que «le secrétaire général précise que durant les rounds de négociations informelles, son envoyé a donné diverses opportunités aux parties pour débattre de thèmes centraux mais jusqu’à présent les parties n’ont pas bougé de leurs positions initiales».*algerie1.com-29/06/2012 

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victime de représailles après avoir dénoncé la corruption dans l’armée marocaine

Le roi du Maroc Mohamed VI, photographié le 30 mai 2014 victime d'une plainte d'un ancien officier

Un ex-capitaine marocain, qui dit avoir été victime de représailles après avoir dénoncé la corruption dans l’armée marocaine, a porté plainte vendredi contre le roi Mohamed VI et un général, a annoncé à l’AFP son avocat. 
Cette démarche pourrait tendre encore les relations entre Paris et Rabat, en crise depuis que la justice française avait souhaité entendre il y a trois mois le patron du contre-espionnage marocain, en visite à Paris, dans le cadre d’une autre enquête judiciaire pour tortures.
Consultée par l’AFP, la plainte de Mustapha Adib vise le Maroc et une trentaine de responsables militaires et civils. Il y dénonce des faits de torture et des « traitements cruels et dégradants ». 
Elle a été déposée parce que Mustapha Adib a appris que l’un des responsables qu’il attaque, le général Abdelaziz Bennani, était actuellement en France, hospitalisé au Val-de-Grâce à Paris.
Elle intervient alors que l’ex-officier a été placé vendredi en garde à vue par les gendarmes, le général Abdelaziz Bennani, affirmant avoir reçu des lettres de menaces à l’hôpital. 
« Si M. Adib a pu constater la présence de M. Bennani à l’hôpital, confirmée devant la chambre par les proches de ce dernier, il n’a pu le rencontrer physiquement ni échanger avec lui », a réagi son avocat Me Moutet, réfutant toute « menace écrite ou agression morale ».
« La garde à vue de Mustapha Adib, orchestrée en urgence absolue par la diplomatie française à la demande de Rabat, est une réponse totalement démesurée, qui prend évidemment sa source dans d’autres dossiers, dont Monsieur Adib est aujourd’hui la victime collatérale », a dénoncé l’avocat.
Agé de 45 ans, Mustapha Adib vit en France après avoir quitté le Maroc. 
Dans sa plainte, il explique que ses ennuis ont débuté à la fin des années 1990 quand, jeune officier dans une base aérienne, il avait dénoncé des faits de corruption, notamment de détournement de carburant par des officiers. 
Il explique dans sa plainte avoir écrit le 13 novembre 1998 à Mohamed VI, alors prince héritier, pour l’informer. Dès lors, les mesures de rétorsion auraient commencé: placement aux arrêts, reports de congés payés, violences physiques… 
Fin 1999, Mustapha Adib est cité dans un article du Monde sur le thème de la corruption dans l’armée marocaine, selon la plainte. 
Arrêté, il aurait alors été interrogé par des officiers, dont Abdelaziz Bennani, qui lui auraient reproché d’être entré en contact avec un journaliste étranger. 
Finalement condamné à deux ans et demi de prison en 2000, il avait reçu le soutien de la Fédération internationale des droits de l’Homme et était resté incarcéré jusqu’en 2002. *AFP-20.06.2014

**Rapport accablant du département d’Etat américain sur l’ampleur de la traite humaine et du trafic sexuel au Maroc 

Le département d’Etat américain a dressé un rapport accablant sur l’ampleur de la traite humaine au Maroc en évoquant notamment les réseaux de prostitution dont sont encore victimes les femmes et les enfants marocains non seulement dans leur pays mais aussi au Moyen-Orient, dont les pays du Golfe essentiellement, et en Europe.

Dans son rapport mondial 2014 sur le trafic humain publié vendredi, le département d’Etat a observé que le Maroc restait toujours à la fois « un pays pourvoyeur mais aussi une destination et un transit pour les hommes, les femmes et les enfants qui sont victimes du travail forcé et du trafic sexuel ».

La traite humaine, a-t-il poursuivi, s’étend même à des fillettes âgées de 6 ans ramenées des zones rurales pour travailler comme domestiques dans les villes et sont « victimes de travail forcé, de non-paiement de salaires, de menaces, de restrictions de sorties et de violence physique, psychologique ou sexuelle ».

Plus grave encore, le département de John Kerry rapporte également que des hommes, des femmes et des enfants marocains « sont exploités dans le travail forcé et le trafic sexuel en Europe et au Moyen-Orient ».

Il précise, ainsi, que les femmes marocaines « sont forcées à se prostituer » notamment dans les pays tels les Emirats arabes unis, le Bahreïn et la Jordanie et dans les pays européens, sans compter les restrictions aux déplacements, les menaces et la violence psychologique et physique qu’elles subissent.

Le rapport note aussi la persistance du « tourisme sexuel » touchant les enfants marocains qui sont offerts aux étrangers dans les grandes villes du Maroc.

Par ailleurs, poursuit le département d’Etat, les réseaux de trafic humain offrent aux hommes marocains des emplois de travail dans les pays du Golfe où leurs employeurs « leur saisissent les passeports et les soumettent à la servitude ».

Ce rapport américain rejoint celui fait récemment sur le Maroc par la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la traite des personnes, Mme Joy Ngozi Ezeilo.

Cette représentante de l’ONU a, en effet, indiqué dans son rapport que la traite des femmes et des filles aux fins d’exploitation sexuelle était en augmentation au Maroc, précisant que les Marocains qui travaillent à l’étranger sont surtout des femmes, notamment aux Emirats arabes unis, où les femmes représentent environ 70 % des expatriés marocains.

Selon Mme Ezeilo, les contrats de travail qui leur sont délivrés ne correspondent pas à l’activité initialement convenue et que de nombreuses Marocaines se retrouvent « piégées dans des situations d’exploitation par des réseaux de prostitution ».

Depuis 2002, a-t-elle encore rapporté, environ 2.500 filles marocaines avaient été emmenées dans les Etats du Golfe à des fins d’exploitation sexuelle et de prostitution, ajoutant qu’à Rabat et à Casablanca, « des intermédiaires sans scrupule s’emploient activement à trouver de nouvelles recrues pour leurs clients des pays du Golfe ».*Agence | 20/06/2014 |

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** Cynisme, mensonges et aveux tacites

Le royaume marocain éprouve de plus en plus de mal à défendre une position colonialiste et criminelle, devenue intenable vis-à-vis de l’opinion internationale. Incroyable mais, hélas, vrai. Les autorités d’occupation marocaines ont caché les prisonniers politiques sahraouis qui se trouvaient dans la tristement célèbre prison « Carcel negra », ou Prison noire, sise dans les territoires occupés d’El-Aâyoune, lors de la visite effectuée par une délégation du Parlement européen, a rapporté l’agence de presse sahraouie SPS. «Les autorités d’occupation marocaines avaient procédé au transfert de prisonniers politiques sahraouis vers un compartiment isolé dans la prison pour que la délégation du Parlement européen ne puisse pas les voir», a ajouté la même source qui précise au passage que «les visiteurs n’ont pas été dupes devant une telle manœuvre flagrante.» En effet, «les forces d’occupation marocaines avaient déjà procédé au transfert de six prisonniers sahraouis de la Carcel Negra vers la prison de la ville occupée de Dakhla, outre le transfert d’un grand nombre de prisonniers relevant du droit commun de la même prison vers d’autres prisons marocaines, afin de désengorger cette prison, mais aussi d’éloigner les détenus politiques les plus récalcitrants, capables de se livrer à des déclarations très gênantes pour Rabat», a précisé la même source. Pour rappel, la délégation du Parlement européen avait entamé samedi passé une visite dans la ville occupée d’El-Aâyoune «en vue de s’enquérir de la situation désastreuse des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.» Face à cette situation, de plus en plus préoccupante, le secrétaire général du Front Polisario et président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, n’en finit plus de menacer de revenir à la lutte armée pour arracher le droit de son peuple à l’autodétermination. «Dans le cas où l’ONU n’arrivera pas à assurer sa mission et organiser un référendum d’autodétermination, nous allons revenir à la lutte armée. Surtout que la Charte des Nations unies permet aux peuples opprimés de recourir à la force», a-t-il indiqué il y a de cela quelques jours à peine. Néanmoins, Abdelaziz dit vouloir privilégier la lutte pacifique à travers la multiplication de manifestations ayant pour but de rappeler la volonté inébranlable du peuple sahraoui à obtenir son droit légitime à l’indépendance. Par ailleurs, il a déclaré qu’après 40 ans de lutte pour la liberté, le front Polisario a fait échouer les plans du Maroc visant à effacer l’identité du peuple sahraoui pour s’emparer de ses richesses et de son territoire. Ainsi, il assure que le Maroc a perdu plusieurs paris dont celui de gagner le combat militaire. «Nous avons pu libérer 25% de nos territoires qui sont actuellement sous notre souveraineté», a indiqué Abdelaziz qui estime que cet «acquis», même s’il est minime par rapport à l’intégralité du territoire sahraoui, est très important sur le plan politique. Parmi les autres paris perdus par le Royaume chérifien figurent la tentative consistant à isoler le Sahara occidental de la scène internationale et la tentative de diviser les rangs des Sahraouis et d’inculquer sa culture à son peuple. Autant de manigances qui entrent dans le plan machiavélique du Maroc destiné à «marocaniser» les Sahraouis. «La volonté du peuple sahraoui de retrouver son indépendance demeure intacte. Les événements de Gdeim Izik et les manifestations des Sahraouis dans plusieurs contrées du Sahara occidental appelant à l’autodétermination, la libération des détenus politiques et l’arrêt de l’exploitation marocaine des richesses du Sahara occidental sont là pour en témoigner», a tenu à rassurer le secrétaire général du Front Polisario.* Lecourrier-dalgerie.com-25.06.2013.

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**les libertés malmenées 

Des ONG alertent sur les violations des droits de l’homme

Cinq étudiants marocains, militants de l’Unem (Union nationale des étudiants marocains) détenus dans les prisons de Taza et de Fès, observent une grève de la faim pour exiger une amélioration de leurs conditions de détention. L’un d’eux, Mohamed Ghaloud, aurait été violé par des policiers lors de son interrogatoire. « Il saignait le jour de son audience devant le juge et sous le regard de sa famille », indique un communiqué du comité de soutien au détenu Ezedine Eroussi qui, selon le même communiqué, est en danger de mort. Arrêté alors qu’il participait aux manifestations organisées par le Mouvement du 20 février, « il est enfermé dans une petite cellule avec des dizaines de prisonniers de droit commun (…) victime de tortures physiques, coups et blessures, et de tortures morales », ajoute le communiqué. En dépit des démarches de l’AMDH (Association marocaine des droits humains), les autorités marocaines n’ont pas encore réagi devant ces graves violations des droits humains. De son côté, l’Asdhom (Association de défense des droits de l’homme au Maroc) a demandé que le jugement des 23 sahraouis, arrêtés après la répression de centaines de personnes du camp de Gdim Ezzik en novembre 2010 qui manifestaient pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, soit confié à un tribunal civil et non à un tribunal militaire. Le procès qui devait avoir lieu le 13 janvier a été reporté.

À l’arrière-plan, plusieurs hebdomadaires français, dont le Nouvel Observateur, ont été interdits de vente au Maroc sous prétexte qu’ils « portent atteinte à l’islam », indique Human Rights Watch, qui a interpellé le gouvernement marocain. « Il existe une décision de l’ONU qui interdit toute atteinte aux religions », a répondu le ministre de la Communication, M. Khalfi, par ailleurs membre du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) qui dirige le gouvernement. *L’Humanité- le 14 Février 2012

**Maroc : A quand l’État de droit ?

Coup sur coup, la justice marocaine a frappé, en choisissant ses cibles. C’est la condamnation à 12 ans de prison en appel d’un militant du Mouvement du 20 février pour « participation à une manifestation non autorisée ». Selon les associations de droits de l’homme, il y aurait 70 membres de ce Mouvement aujourd’hui incarcérés. C’est l’arrestation du Coordinateur du Conseil des Migrants subsahariens, point d’orgue d’une répression ciblée qui s’abat sur les responsables d’associations des migrants au Maroc. C’est aussi le maintien en prison sans jugement depuis 2 ans des 24 militants sahraouis dits du « groupe GDEIM IZIK », après le 2ème report de leur procès pour « délit d’association et meurtres de forces de l’ordre » alors qu’aucun fait dans le dossier ne vient avérer ces accusations.

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté ces condamnations, ces arrestations, véritables dénis de justice et demande l’arrêt des poursuites. Ces actes ne font que confirmer la ligne autoritaire et répressive du gouvernement marocain face aux montées de la contestation de sa politique. Les autorités françaises doivent tenir compte de ces préoccupantes réalités au Maroc, et cesser d’apporter un soutien inconditionnel à un régime qui bafoue les droits et les libertés. Le PCF réaffirme son soutien aux femmes et aux hommes qui, avec courage et détermination, défendent les droits humains et agissent pour un Maroc libre et démocratique.(PCF)

**Un « prix de l’intégrité » décerné à un rappeur contestataire en prison

L’ONG Transparency Maroc (TM) a décerné samedi à Casablanca son prix de l’intégrité 2012 au rappeur contestataire Mouad Belghawat, qui purge depuis juillet dernier une peine d’un an de prison pour « outrage à la police » dans un de ses clips. « Ce prix lui est décerné pour son honnêteté et la justesse de son combat pour une société intègre et transparente », a déclaré le secrétaire général de TM, Mohammed Sadok, lors de la remise du prix au père du chanteur. Surnommé Al-Haqed (« le rancunier »), Mouad Belghawat est considéré comme le chanteur du mouvement du 20-Février, né en 2011 durant le Printemps arabe et qui réclame des réformes politiques profondes au Maroc. Ce rappeur avait été reconnu coupable « d’outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions et à un corps constitué », en raison d’un clip diffusé sur le réseau social Youtube, qui met en scène des policiers marocains. L’ONG Human Rights Watch (HRW) a demandé aux autorités marocaines d’ »annuler les accusations » contre le chanteur contestataire et de le libérer. « Cette affaire est tout simplement une affaire de liberté d’expression. Chaque jour qu’il (le rappeur) passe en prison rappelle la distance entre les lois du Maroc et sa pratique, ainsi que les droits garantis par sa nouvelle constitution », selon l’ONG basée à New York. Plus de 70 militants du Mouvement du 20-Février sont actuellement détenus dans les prisons marocaines ou en cours de jugement, selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante).*Ennahar-06.01.2013.

**Le Grand journal de Canal +, ridiculise Mohammed VI et certaines pratiques de la monarchie marocaine

A l’émission satirique du Grand journal de Canal + «Petit Journal», qui a traité à sa manière coutumière la visite de François Hollande, a dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas, à propos de certaines pratiques de la monarchie marocaine.  L’émission présentée par Yann Barthès, très célèbre pour son traitement piquant, a tourné en dérision certaines «traditions marocaines» comme le baisemain royal et la présence protocolaire du prince héritier Hassan, âgé de 9 ans, derrière son père Mohammed VI (surnommée dans le reportage «Sa Majesté majestueuse»). L’émission a même sorti une vidéo du prince héritier Hassan qui date d’une année, sur l’inauguration d’un parc zoologique où on voit un officier militaire se pencher pour embrasser la main de l’héritier du trône du Maroc. La vidéo avait provoqué un tollé pour de nombreux internautes algériens et maghrébins. «Le Petit Journal» a tourné également en ridicule la présence des centaines de tapis rouges qui ornaient le parcours de la visite, indiquant que le Roi Mohammed VI ne marchait pas sur le bitume. Canal+ est même allé jusqu’à mettre en image de synthèse, la chute du Roi Mohammed VI, en cas de sa sortie du tracé tapissé. Des images et un traitement audiovisuel qui ont néanmoins choqué certains…. L’humour de l’émission n’a vraisemblablement pas été apprécié par certains Marocains, qui ont créé une pétition en ligne intitulée «Marocains du Monde: Action! Boycottons Canal+!» et dans laquelle ils appellent au boycott de la chaîne cryptée, accessible au Maroc à travers Canal Plus Maghreb. (…) Au Maroc, toute blague sur le roi ou la famille royale est passible d’emprisonnement. Aucune chaîne de télévision privée ou média au Maroc n’ose critiquer le roi du Maroc ou sa famille, mais le Maroc ne peut rien contre le traitement très libre de la télévision française Canal+, dont ces deux programmes les Guignols et «Le petit journal» de Yann Barthès sont connus pour leur ton très libre et polémique. Ces programmes décryptent et parodient chaque jour la classe politique, les dirigeants et même les sportifs étrangers…Quoi qu’il en soit, l’ambassade du Maroc en France n’a pas officiellement réagi au reportage de Canal+. Le souverain marocain préfère fermer l’oeil sur cette affaire afin que le reportage soit vite oublié.*:’Expression-09.04.2013.

**************Lutte contre le trafic de drogue

*Le torchon brûle entre l’Espagne et le Maroc

Le rapport 2016 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime publié en juin dernier place le Maroc en tête de la production mondiale de cannabis.

L’Espagne est actuellement très remontée contre le Maroc auquel elle reproche d’avoir fait échouer, la semaine dernière, une opération antidrogue que sa Marine nationale menait pour le compte d’Europol dans les eaux internationales, situées entre les îles Canaries et les côtes du Sahara occidental occupé.

La Guardia civile était depuis plusieurs jours sur les traces d’un chalutier transportant près de 2000 kg de cocaïne acheminée depuis l’Amérique latine et destinée au marché européen. Cependant, l’embarcation a été interceptée par les autorités marocaines au moment même où la Marine espagnole allait l’arraisonner. Cette intervention aussi intempestive qu’inattendue a failli provoquer un clash entre les marines marocaine et espagnole. La presse espagnole, qui s’est faite l’écho de cette affaire, rapporte que le Premier ministre espagnol a dû intervenir en personne pour calmer la situation. La Guardia civile a donc regagné sa base bredouille. Mais l’affaire ne devrait pas en rester là. Les Espagnols, qui ont filmé la scène de l’accrochage avec la marine marocaine depuis un hélicoptère, ont décidé d’adresser un rapport détaillé à Bruxelles et d’accuser le Maroc d’interférer dans leurs opérations de lutte antidrogue.

Au début, mentionne la presse espagnole, dont le quotidien Publico, l’empressement des Marocains à mettre la main sur ce chalutier bourré de cocaïne avait été compris comme une volonté de la part de Rabat de se faire de la publicité et de prouver que le Maroc s’investit aussi dans la lutte contre la criminalité et le trafic de drogue. Cependant, cette version est battue en brèche par des sources espagnoles qui se disent persuadées que les Marocains ont décidé de prendre de vitesse le navire de la Guardia civile pour éviter que soient arrêtés les membres de l’équipage du chalutier, parmi lesquels figuraient plusieurs Marocains, et que ne soient par conséquent divulgués les noms des patrons, côté marocain, du réseau du trafic de cocaïne. Un réseau dans lequel seraient impliqués de hauts responsables. Ou du moins ceux-ci feraient partie de ceux qui acceptent de fermer les yeux sur le trafic en question.

Cette affaire, qui promet d’être riche en révélations sur le trafic de cocaïne entre l’Amérique latine et le Maroc, est à ajouter aux nombreux autres dossiers qui révèlent le vrai visage du Maroc, un pays pris en étau entre un makhzen prédateur et des trafiquants de résine de cannabis.
Le rapport 2016 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) publié en juin dernier, basé sur des chiffres disponibles jusqu’à 2014, place le Maroc en tête de la production mondiale de cannabis. «L’Europe, l’Afrique du Nord, le proche et le Moyen-Orient demeurent les principaux marchés pour la résine de cannabis, dont la majorité continue à être produite au Maroc» détaille le rapport. Toujours selon l’ONUDC, la production de cannabis au Maroc était en 2013 de quelque 700 000 tonnes  alors que la surface cultivée en haschisch avait atteint 47 196 hectares. En 2014, le cannabis marocain a essentiellement été acheminé vers l’Europe et l’Afrique du Nord à travers des réseaux de contrebande. Le pays le plus touché par ce trafic est l’Algérie. *Aniss Z.: el watan / samedi 19 novembre 2016

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*Tabassage du député Abdessamad Idrissi par la police marocaine

 

Au Maroc, la police disperse par la force une manifestation pacifique de diplômés chômeurs.

C’est un tollé qui a été provoqué par le tabassage du député Abdessamad Idrissi par les forces de l’ordre marocfaines. Le parlementaire a commis “l’impair” de vouloir s’opposer à la dispersion par la force d’une manifestation de diplômés chômeurs. Un grand classique dans la gamme des exactions aux droits de l’homme qu’on a l’impression de vivre au moins une fois par semaine dans notre pays. Ce genre de mêlée est devenu “banal” tellement on ne compte plus les victimes parmi de respectables militants de la société civile qui, comme Idrissi, ont voulu ramener à la raison des CMI lâchés comme des fauves dressés à casser du militant pacifique. Mais ce qui est génial, c’est que nos parlementaires se disent scandalisés, offusqués et décidés à déterminer les responsabilités et exiger des sanctions. Il fallait les voir tenir ces discours (pas si éloquents) sur leur attachement au respect de la loi. Le hic, c’est qu’ils n’ont plus aucune crédibilité. Le dénouement de cette affaire est même connu d’avance : au meilleur des cas, on leur offrira un ou deux officiers de la brigade anti-émeute comme boucs émissaires et on leur présentera des excuses noyées dans un speech chantant les louanges de l’Etat de droit. Dans d’autres pays, une telle bavure policière aurait poussé le ministère de l’Intérieur à déposer sa démission après avoir obtenu la tête du patron de la police. Mais c’est bien là toute la différence entre un pays démocratique et un royaume qui cherche toujours la voie menant à la démocratie.*TELQUEL-04 Jan 2013

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*photo: Abdessamad Idrissi, député PJD et avocat, a été victime hier d’agressions verbales et physiques de la part des forces de l’ordre, trois mois après avoir affirmé à la télé que ces méthodes avaient disparu. Le député PJD, également membre du Forum Al Karam, avait protesté hier auprès des forces de l’ordre, qui venaient de violenter sous ses yeux des diplômés chômeurs devant le Parlement, à Rabat.

**L’hiver marocain

Le Maroc menacé par une grave crise économique et sociale

Bousculé, mais relativement épargné par les soulèvements du monde arabe, le Maroc n’en est pas moins aujourd’hui menacé par une grave crise économique et sociale. Des notes alarmistes sont parties ces dernières semaines des chancelleries étrangères. L’une d’elle souligne « l’impatience, voire l’exaspération, (…) dans la population, dont une grande partie souffre de déficits sociaux prononcés en matière d’habitat, d’accès à la santé, de protection sociale, de pouvoir d’achat… ». Et d’ajouter : « La question de l’emploi des jeunes est ici, comme dans les autres pays de la région, une véritable bombe à retardement. » Selon la Banque mondiale, le taux de chômage des jeunes atteindrait 30 %.

Touché de plein fouet par la crise de la zone euro, le Maroc subit une nette dégradation de son économie. Jeudi 11 octobre, l’agence de notation Standard & Poor’s a modifié en « négative » la perspective de la note de la dette à long terme du pays (BBB-), indiquant qu’elle pourrait l’abaisser si le royaume ne réduisait pas ses déficits et s’inquiétant également de possibles troubles sociaux.  « Si le chômage reste obstinément élevé, si le coût de la vie monte en flèche, ou si les réformes politiques déçoivent les attentes de la population, il y a un risque de troubles durables et à grande échelle », note l’agence.

Le 8 octobre, invité du Forum mondial de la démocratie qui s’est tenu à Strasbourg, le premier ministre marocain, Abdelillah Benkirane, s’est fait l’écho des difficultés que son gouvernement rencontre. « Chez vous, les gens forts ont beaucoup, et les autres un peu. Chez nous, les gens forts ont tout, presque plus que les vôtres, mais ceux qui n’ont rien, ils n’ont rien, a-t-il déclaré. Quand il n’y a pas d’équilibre, ça finit par exploser. »

Interpellant les Européens, le chef du gouvernement islamiste marocain les a exhortés à se comporter en « partenaires honorables ». « Chaque fois qu’il y a un petit son de cloche de grève, vous repartez, a-t-il lancé. Si vous êtes venus chez nous quand ça marchait bien, nous serions très confortés de vous voir rester avec nous, même si ça marche très mal ! »

En quête d’investissements, le roi Mohammed VI devrait lui-même se rendre dans les monarchies du Golfe, au Koweït, mais aussi en Arabie saoudite, dans les Emirats arabes unis, ou au Qatar. Le Maroc souhaite réduire son déficit à 4,8 % du PIB en 2013 contre 6,1 % en 2011, mais les perspectives de croissance (inférieure à 3 % en 2012) ont été revues à la baisse et, pour faire face à l’urgence, le gouvernement a débloqué, fin septembre, une enveloppe de 90 millions d’euros pour subventionner le prix du pain, quelques semaines après avoir dû démentir des rumeurs d’augmentation. Au même moment, la Banque mondiale a lancé un programme d’appui de 300 millions de dollars (230 millions d’euros) en faveur d’un projet visant à réduire la pauvreté au Maroc.

Etes-vous pleinement heureux ? A cette question, sept Marocains sur dix ont répondu « non », selon une étude inédite rendue publique le 1er octobre par le Haut Commissariat au plan (HCP), un organisme officiel. « Près de deux Marocains occupés sur trois sont peu, ou pas, satisfaits de leur revenu du travail », relève cette étude. Un taux d’insatisfaction qui monte à 74 % en milieu rural.

Près d’un an après leur victoire électorale, en novembre 2011, les islamistes du Parti justice et développement (PJD), qui dirige désormais et pour la première fois le gouvernement, sont ainsi confrontés à une situation délicate. Engagés dans une sorte de cohabitation plus ou moins sereine avec le Palais, ils doivent faire face à des critiques grandissantes sur l’immobilisme de l’Etat en matière de réformes sociales et de lutte contre la corruption.*Le Monde-12 octobre 2012

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*Trafic d’êtres humains et tourisme sexuel:

Un rapport américain épingle le Maroc

27 millions. C’est le nombre de personnes qui sont réduites à l’esclavage dans le monde, révèle un rapport américain publié, hier, sur le trafic des êtres humains dans le monde. Focus sur la situation au Maroc : les enfants, les étrangers en situation irrégulière, mais aussi les Marocains qui vivent dans la précarité à l’étranger, sont les premières victimes de ces trafics.« Trafficking in persons report » est le dernier rapport publié hier, mardi 19 juin, par le Département d’Etat américain. Il passe au peigne fin la situation du trafic d’êtres humains dans le monde. Le Maroc est loin d’être épargné : les enfants et certains étrangers en sont les premières victimes. Soumis au travail forcé, les enfants sont contraints de quitter leur campagne natale pour aller travailler dans les villes comme « petites bonnes », ouvriers, mendiants ou pour se prostituer. Dans certains cas, des petites filles âgées de 6-7 ans sont forcées à quitter leur domicile rural pour aller travailler comme « petites bonnes » dans les villes. Des conditions de travail difficiles : souvent, elles ne sont pas payées, n’ont pas le droit de mettre le pied dehors ou subissent des menaces, des agressions physiques et sexuelles. Les petits garçons, eux, sont forcés de travailler comme des apprentis dans les secteurs de l’artisanat, du bâtiment ou dans des garages comme petits mécaniciens.

Le rapport souligne, ensuite, que le trafic d’êtres humains ne touche pas seulement les Marocains mais également des personnes d’autres nationalités qui viennent au Maroc comme les Subsahariens, des personnes d’Asie du Sud, notamment les Philippines. Le phénomène s’accroit d’année en année. Ces personnes viennent de manière volontaire dans le royaume mais le font clandestinement avec l’aide de « smugglers », c’est-à-dire des passeurs. Une fois arrivées au Maroc, les femmes et les plus jeunes filles sont souvent forcées à se prostituer. Certaines iront faire du travail domestique. En traversant la frontière, les Subsahariens arrivent à Oujda. Certaines femmes subsahariennes sont forcées à tomber enceinte pour mendier avec leur enfant, sucitant ainsi plus la pitié, dans cette ville marocaine. D’autres seront vendues à des réseaux de prostitution dans les autres grandes villes du royaume comme Casablanca.Ce sont les Nigérianes qui sont les plus grandes victimes du trafic sexuel qui fait rage au Maroc. Les femmes originaires des Philippines travaillent de plus en plus comme femmes de ménage dans des familles marocaines qui leur confisquent leurs papiers d’identité, preuve de leur servitude domestique.

Exploitation des Marocaines dans le Golfe

Le rapport soulève également le problème des Marocains et Marocaines qui sont exploités par le travail ou sexuellement à l’étranger, en particulier en Europe et dans les pays du Moyen-Orient  : dans les pays du Golfe, en Jordanie, Libye ou Syrie. A l’instar de ce que peuvent endurer certains femmes des Philippines dans des familles au Maroc, certaines Marocaines parties à l’étranger subissent également des menaces, des abus physiques et sexuels et ne sont pas autorisées à sortir.Les hommes marocains à l’étranger, lorsqu’ils sont en situation précaire, se voient très souvent confisquer leur passeport dans les pays du Golfe et tombent dans la servitude par leurs dettes. Ils sont contraints de la rembourser en fournissant directement un travail plutôt que par de l’argent. En Europe, c’est une autre histoire. Les hommes marocains travaillent le plus souvent dans des travaux frauduleux ou tombent dans des trafics de drogue.

Le gouvernement marocain inactif

Le rapport américain est formel : l’élimination du trafic d’êtres humains et la fin de l’esclavage moderne ne semblent pas être les priorités du pays, même si le gouvernement fait de temps en temps des efforts pour montrer sa bonne foi en inculpant des personnes qui ont fait travailler de force des enfants, par exemple.Ainsi le Département d’Etat américain recommande au Maroc de durcir les lois pour mieux condamner les trafiquants d’êtres humains et de ne pas punir les victimes qui ont été forcées de commettre certains faits. Le Maroc devrait aussi encourager les victimes à prendre part aux enquêtes pour mieux démanteler les trafics et en retour leur promettre de ne pas les expulser. Le rapport recommande aussi de renforcer la législation avec les autres pays pour mieux protéger les ressortissants marocains qui sont victimes d’esclavage. Enfin, les dernières recommandations concernent les enfants : former plus de personnel et de juges à la problématique du travail forcé, en intensifiant la communication entre les différents ministères ; et s’assurer que les enfants victimes n’aient pas à subir de violences supplémentaires de la part de la police ou en créant des campagnes pour sensibiliser la population au tourisme sexuel. (Yabiladi.com-20.06.2012.)

**Le Maroc est un eldorado pour pédophiles et touristes sexuels.

De Marrakech à Agadir, des milliers de jeunes sont exploités avec la complicité de rabatteurs marocains.

La question du tourisme sexuel et de la pédophilie s’est invitée dans le « printemps arabe ». Au Maroc, le mouvement du 20 février qui lutte pour plus de liberté demande au roi d’inscrire dans la future réforme constitutionnelle l’interdiction du tourisme sexuel au Maroc, pédophilie inclue. La colère de la rue arabe s’explique, notamment, par le cynisme des autorités locales et la permissivité à l’égard des Occidentaux. En clair, « Dégage » le touriste sexuel. Face à l’ampleur du phénomène, les autorités sont dépassées et peinent à endiguer ce fléau. En caméra cachée, nos reporters ont infiltré ce milieu fermé. (France 24-24/06/2011 )

**Sida au Maroc : 80% des porteurs du virus l’ignorent

Le ministre marocain de la Santé, Houcine El Ouardi, a annoncé le lancement d’une campagne de sensibilisation sur le Sida, hier, jeudi 21 juin, rapporte EFE. Il reconnait que 80% des personnes porteuses du virus du Sida, au Maroc, l’ignore. 29 000 Marocains seraient porteurs du virus, selon le ministère, mais seulement 6453 personnes ont réellement développé la maladie. Ignorer sa séropositivité augmente le risque de transmission du sida. Le ministère appuit sa campagne de sensibilisation sur 200 centres de détections dans tout le pays. Toutefois, seuls 6 centres sont mobiles alors que la propagation de sida dans les villages reculés des montagnes se poursuit.  On réalise le « dépistage dans des coins particuliers. On n’arrive pas au sommet des montagnes et dans les falaises. […] La montagne ou la campagne, Tout ça c’est oublié », estime le fondateur de l’Associationde Lutte Contre le Sida (ALCS).(Yabiladi.com-22.06.2012.)

***• Le rapporteur spécial de l’ONU est formel :

    la torture reste courante au Maroc

Un enquêteur de l’ONU a affirmé mardi que le Maroc utilisait la torture dans son propre pays et contre des opposants impliqués dans le conflit sur le Sahara occidental.

«Il y a de nombreuses preuves d’une utilisation excessive de la force», a déclaré à la presse Juan Mendez, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, après avoir présenté son rapport à l’Assemblée générale. «Chaque fois qu’il est question de sécurité nationale, il y a une tendance à utiliser la torture dans les interrogatoires. Il est difficile de dire si c’est très répandu ou si c’est systématique, mais cela arrive assez souvent pour que le gouvernement marocain ne puisse l’ignorer», a ajouté M. Mendez.

Ce dernier a donné des détails après avoir séjourné au Maroc et au Sahara occidental durant une semaine le mois dernier, tandis que le Conseil de sécurité débat actuellement de savoir si la mission de l’ONU dans la région doit disposer d’un mandat pour enquêter sur des violations des droits de l’homme. Juan Mendez s’était rendu au Maroc le pays est loin de pouvoir affirmer qu’il a éliminé la torture», a encore dit M. Mendez. Le Centre RFK pour la justice et les droits de l’homme, un groupe américain, avait également mis au jour des abus le mois dernier.  il avait déploré l’importante présence policière et militaire au Sahara occidental et de «nombreux cas de brutalités policières» contre des manifestants pacifiques.*El Watan-25.10.2012.

***Allemagne : Un Marocain arrêté, soupçonné d’espionnage au profit du makhzéne du roi

e Parquet fédéral allemand a annoncé vendredi avoir renvoyé devant les tribunaux un Marocain de 59 ans, soupçonné d’avoir espionné l’opposition marocaine en Allemagne au profit des services secrets de Rabat.

Bagdad. A, qui a aussi la nationalité allemande, s’est porté volontaire auprès des services secrets marocains en 2007, en mettant en avant un “réseau de contacts étendu” au sein de la communauté marocaine, a écrit le Parquet dans un communiqué.

“Il a été en contact ininterrompu avec ses commanditaires jusqu’à février 2012 et leur fournissait des informations  tout particulièrement sur les manifestations organisées par les groupes d’opposition”, selon le communiqué. Le Parquet souhaite qu’il soit jugé pour “activités au profit de services secrets étrangers”.

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*Augmentation de la consommation de la drogue en Algérie

   Ksentini accuse ouvertement le Maroc

 Pointant un doigt accusateur en direction du Maroc, M.Ksentini est convaincu que la drogue est un moyen politique par lequel ce pays frère essaie de détruire notre peuple.

«La drogue ramollit le cerveau et démolit les facultés mentales des personnes qui en sont devenues dépendantes.» C’est par cette sévère mise en garde que le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, Farouk Ksentini, a donné hier les trois coups du lancement de la campagne contre l’usage de la drogue dans les établissements scolaires et à l’université.
Intervenant devant un parterre de maîtres du barreau et de journalistes, l’orateur a indiqué que la drogue est devenue un véritable problème de santé publique et que sa consommation n’a jamais atteint un seuil aussi alarmant chez nous. Pointant un doigt accusateur en direction du Maroc, M.Ksentini est convaincu que «le mal émane de ce pays qui n’a jamais caché sa haine envers l’Algérie, et que pour la punir, il n’a pas hésité d’utiliser la drogue comme moyen politique pour détruire son peuple, en visant particulièrement les adolescents».
Dans son réquisitoire, le président de la Cncppdh, s’en est pris, violemment, à ces commerçants de la mort qui, en échange de denrées alimentaires introduites frauduleusement chez eux, nous inondent en drogues dures et produits interdits par la loi. Tout en clamant qu’il était fermement opposé à la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays, du moins tant que le Maroc ne cessera pas son chantage morbide à l’égard de l’Algérie, Farouk Ksentini interpelle les hautes autorités du pays afin qu’elles réagissent et fassent pression sur ce voisin devenu, selon lui, très encombrant.
Revenant, ensuite, sur la campagne nationale de sensibilisation contre l’usage de la drogue en milieu scolaire et universitaire, et sur ses principaux axes, le conférencier est persuadé que les textes de lois en vigueur ont montré leurs limites et qu’il fallait les actualiser afin de mettre un terme au vide juridique existant. Citant l’exemple de ces jeunes qui ont été condamnés sur de simples dénonciations, M.Ksentini veut en finir avec ces procès expéditifs et ces jugements à sens unique qui discréditent la justice. «Des gens se sont retrouvés derrière les barreaux sur une simple dénonciation.
La loi est pourtant très claire, on ne peut pas condamner quelqu’un sans fournir de preuves.» Selon lui, priver quelqu’un de sa liberté pendant 8 ou 10 ans, pour une histoire de drogue, c’est énorme. La peine prononcée ne doit pas être disproportionnée par rapport au délit commis. Prenant la parole, à son tour, Maître Benbraham a insisté, particulièrement, sur la dangerosité de ce fléau qui affecte la société et l’empêche de dormir. Pour elle, l’Algérie est face à un très grave danger qui menace surtout les écoliers. «Nos écoles sont devenues des marchés où l’on s’adonne en toute impunité à la vente de ce produit mortel.»
Evoquant les techniques employées, elle n’a pu s’empêcher de citer cette astuce qui consiste à vendre aux enfants des bonbons enrobés de drogue. Pour transporter la drogue d’un endroit à l’autre, les dealers ont trouvé, à l’en croire, une autre astuce, c’est-à-dire glisser le produit interdit dans le cartable d’un écolier sans qu’il ne s’en rende compte et le récupèrent des centaines de mètres après pour déjouer la vigilance des agents de l’ordre.
Une expérience pilote a été menée à Constantine. Selon Me Kricout, cette expérience a été très utile parce qu’elle a permis à de nombreux écoliers de s’exprimer sur ce phénomène ravageur et de proposer des solutions pour tenter de le juguler. (L’Expression-01.07.2012.)

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**Le chef de la sûreté de Rabat passé à tabac par des « fils à papa » ivres

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Selon plusieurs sources et médias, le chef de la Sûreté de Rabat, M. Mustafa Moufid, aurait été sévèrement passé à tabac alors qu’il interpellait deux jeunes totalement ivres durant l’ouverture du Festival Mawazine, Vendredi dernier. Du fait de l’intervention de quelqu’un de haut placé, les deux agresseurs n’ont pas été inquiétés. Après avoir été copieusement insulté, le chef de la sûreté de Rabat, M. Mustafa Moufid, a été passé à tabac par deux jeunes hommes complètement ivres lors de la soirée d’ouverture du festival Mawazine Vendredi dernier à Rabat. L’incident s’est produit au pied de l’estrade officielle qui accueillait le prince héritier.  « Le chef de la sûreté de Rabat a reçu plusieurs coups avant que l’on arrête les suspects. Ils ont été conduits au poste de police mais relâchés aussitôt du fait de l’intervention d’une personne haut placée » informe le journal arabe Akhbar Alyawm.

A l’origine des faits, l’un des jeunes hommes aurait jeté un de ses mégots de cigarette sur le tapis rouge du podium accueillant les invités officiels. Le chef de la sûreté serait intervenu immédiatement auprès de lui et de son comparse pour leur demander de quitter les lieux, une injonction que les deux jeunes hommes, sous l’emprise de l’alcool, auraient sèchement refusé. S’en serait suivi un crescendo vocal aboutissant au passage à tabac du policier. Roué de coups, M. Moufid a dû attendre l’intervention des gardes du corps du prince héritier pour être libéré de l’étreinte de ses agresseurs. Libérés aussitôt du fait de l’intervention de quelqu’un de haut placé, ces derniers ne risquent rien puisque le commissaire s’est vu dans l’obligation de renoncer à sa plainte. Selon le quotidien arabophone, qui ne cite pas ses sources, les deux jeunes festivaliers appartiendraient aux familles Kettani et Naciri.).(Yabiladi.com-22.05.2012.)

**Maroc: baisemain, courbettes, l’agenouillement, allégeance…

  Des traditions « humiliantes

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Le thème de l’abrogation de certains aspects du protocole royal marocain, notamment le baisemain, l’agenouillement et la cérémonie de la bay’aa (allégeance), revient de manière régulière dans les débats au Maroc. Le baisemain est devenu facultatif en théorie. Une situation insatisfaisante pour ceux qui demandent son abrogation pure et simple.
Des activistes du mouvement du 20 février ont fait de l’abrogation d’un protocole royal jugé humiliant pour le citoyen une de leur revendication. Dans la classe politique traditionnelle, c’est la prudence et le conservatisme qui l’emporte à l’image d’un dirigeant de l’USFP, Abdelhadi Khayrate, qui notait en mars 2011 que «personne n’a été emprisonné parce qu’il n’a pas embrassé la main du Roi lors d’une cérémonie. Le baisemain est un choix personnel. Chacun le fait selon ses convictions et ses ambitions». Le baisemain n’est effectivement plus une obligation. Mais le célèbre juriste blogueur Ibn Kafka rappelle que si le « baisemain tant décrié n’est plus vraiment obligatoire … seuls ceux n’ayant aucun plan de carrière se paient le luxe de ne pas en faire au Roi ». Ceux qui pensent à la carrière y pensent d’autant plus que le roi s’est dit lui-même, dans un entretien qui date de 2004, très attaché au protocole. « Le style est différent mais le protocole marocain a sa spécificité, je tiens à ce que sa rigueur et chacune de ses règles soient préservées. C’est un précieux héritage du passé (…) qui doit cependant s’adapter à mon style ». La révision constitutionnelle est passée au Maroc sans vraiment aborder la question. Au mieux certains parlent « d’allègement du protocole ». Un chroniqueur marocain, Abdelilah Mansour, relance la question dans un article publié sur le site d’Al-Jazira et repris par le journal électronique marocaine lakome.com.
Al Khattabi déjà…

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Il estime que pour des pans importants de la société marocaine, un des signes d’une volonté réelle de réformes serait l’abrogation d’un « protocole royale attentatoire à la dignité des citoyens. Il cite à cet effet les courbettes devant le roi, le baisemain, l’obligation de porter la tenue du Makhzen durant les occasions officielles et cérémonie d’allégeance où des milliers de responsables sont rassemblées pour se mettre à genou devant le roi. L’auteur qu’il s’agit d’une vieille revendication des dirigeants du mouvement national marocain. La filiation de la revendication du mouvement du 20 février avec l’histoire est mise en exergue. Ainsi, affirme-t-il, Mohamed Abdelkrim Al Khattabi critiquait ouvertement le protocole du makhzen et en premier la tradition des courbettes, de l’agenouillement et du baisemain. Des pratiques qu’il estimait « contraire aux valeurs et aux principes arabo-islamiques ». La même position était exprimée par Cheikh Mohamed Larbi Al-Alaoui tandis que « le chahid Mehdi Ben Barka a payé le prix cher pour avoir essayé de s’y opposer en refusant la tradition de la soumission, des rituels auxquels les généraux Mohamed Oufkir et Abdelhafif Al-Alaoui étaient vivement attachés ».
L’abrogation de ces traditions « humiliantes » à travers une « décision officielle » est devenue urgente par « respect de la dignité des citoyens en premier » et par besoin de se « réconcilier avec l’époque et avec la raisons ». Une telle décision serait une « preuve de l’existence d’une réelle volonté politique de changement et confirmerait le sérieux es slogan émis par l’Etat…. ». Rien n’est moins sûr. En 2009, Aziz Chahir, enseignant-chercheur à la Faculté de droit de Casablanca, expliquait les raisons de l’attachement de la monarchie à un protocole que d’aucuns qualifient de suranné. « Je crois que malgré le changement d’époque et des hommes, l’objectif du protocole royal demeure indéniablement le même, à savoir le maintien de la suprématie politique et symbolique du monarque à travers sa présence physique parmi ses sujets »..(maghrebemergent-18.08.2012.)

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*Les tares qui ternissent l’image extérieure du makhzen

L’université d’été organisée à Casablanca, qui a regroupé des participants de plusieurs nationalités, n’a pas soufflé un seul mot sur le Sahara-Occidental au cours des débats organisés autour de la paix.Deux événements ont eu à bouleverser la scène politique maghrébine la semaine dernière, tout en ayant un impact beaucoup plus marqué sur le Maroc. Le premier étant le message adressé par le président des Etats-Unis, Barack Obama, au roi Mohammed VI concernant le règlement du conflit au Sahara-Occidental tandis que le second concerne les réactions suscitées par la polémique enclenchée par un ancien général français sur l’assassinat des moines de Tibhirine (Algérie) en 1996. Les lectures ayant été faites de ces deux événements reflètent la précarité de l’ouverture politique au Maroc, mais aussi la nature de la politique régionale que le royaume tente d’imposer sur la scène maghrébine. Parallèlement à ces deux événements, la faculté des sciences juridiques et économiques de l’université Hassan II de Casablanca abritait, du 6 au 12 juillet 2009, l’université d’été du Réseau euro-méditerranéen d’universitaires (REMU). Dès lors que cette manifestation a mobilisé quelque 150 participants, étudiants, enseignants et chercheurs, venus d’une quinzaine d’universités d’Europe et du monde arabe, autour d’une variété de thèmes aussi sensibles que stratégiques comme les conflits dans le bassin méditerranéen et la coopération Euromed, la logique du « politiquement correct », tel que souhaité par le Makhzen, requerra le verrouillage des questions qui induiraient une remise en cause de la politique marocaine, en dépit du fait que ladite université d’été s’est tenue sous le slogan combien flatteur de « La paix en Méditerranée, à quelles conditions ? ».

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Dans ce milieu universitaire, les participants, de diverses nationalités de surcroît, ont été quasiment unanimes à partager le même constat quant à ce black-out total soigneusement imposé sur toutes les questions qui auraient permis de « titiller » le régime de Sa Majesté sur les libertés démocratiques ou la liberté d’expression dans le royaume alaouite. Bien des débats ont été ouverts sur le dossier du Proche-Orient, avec toutes les conséquences que continue d’avoir l’acharnement de l’Etat d’Israël et son armée contre les Palestiniens sur la stabilité dans la région. Ces universitaires ont également évoqué à Casablanca le fléau du terrorisme en le présentant comme étant un des principaux facteurs qui aggravent la vulnérabilité de la coopération régionale. Mais, rien n’a été dit sur le Sahara-Occidental dont le palais royal persiste à bloquer le processus d’autodétermination, conformément à la légalité internationale. Même les professeurs venus des universités européennes ont fait preuve d’une grande prudence à l’université Hassan II de Casablanca sur la question sahraouie. Aucun d’eux n’a jugé utile de remettre en question l’attitude du palais royal vis-à-vis de cette ancienne colonie espagnole même si dans les discussions de coulisses, il n’y a pas un seul qui ne nourrit pas la conviction que la persistance du conflit au Sahara-Occidental a fait échec à l’union maghrébine et participe au déséquilibre ambiant dans les rapports de coopération entre les pays du Maghreb et leurs partenaires de l’Union européenne.

Durant ce regroupement, les universitaires européens venus entre autres des universités de Liège, Bruxelles, Sienne, Düsseldorf, Cergy et Val d’Oise, n’ont pas jugé utile de s’inscrire en porte-à-faux avec la volonté du régime monarchique dont l’objectif n’est que de réduire la question sahraouie à un vulgaire différend interne marocain et éviter ainsi de lui donner la dimension d’un conflit entre deux Etats ou de considérer la lutte du peuple sahraoui comme une lutte pour l’indépendance. Bien au contraire, dans le cadre de cette université d’été, les participants ont eu droit à une visite guidée à Rabat qui s’est achevée par un diner chez « une notabilité locale » sans que son identité ne soit précisée sur le programme. Dans la soirée, il s’avérera que « le vénérable » hôte des universitaires euro-méditerranéens n’est autre qu’un homme originaire de Smara – l’une des principales villes du Sahara-Occidental actuellement sous contrôle marocain- dont Rabat a récompensé le ralliement en faisant de lui « une personnalité locale », un statut qui l’a hissé à un rang social de prestige. Pour prouver le degré de ses ramifications avec la famille royale, le notable brandira devant ses invités de plusieurs nationalités du bassin méditerranéen un cadre montrant la photo de Hassan II à côté d’un homme qu’il présentera comme son grand-père, en leur précisant que la photo a été prise à son domicile familial à Smara, en marge d’une réunion pour l’unification du Maroc et son Sahara. Néanmoins, les chuchotements se multiplient parmi les invités, susurrant qu’un des frères de cet hôte est membre du Front Polisario, vivant actuellement, en exil, à Madrid. Donc deux frères, l’un incarnant le ralliement et l’autre, la résistance.

Mais, aussitôt revenus de leur fiesta, aucun de ces universitaires n’a voulu rebondir sur le dossier sahraoui, pourtant leur présence à Casablanca a pour objectif primordial le débat sur la paix en Méditerranée. En insistant sur le pourquoi de cette levée de boucliers sur un conflit que le discours du président Obama et la tournée maghrébine du représentant de Ban Ki-Moon ont, pourtant, propulsé durant la même semaine au-devant de la scène régionale. Des universitaires marocains qui ont souhaité l’anonymat -par peur de représailles- expliqueront que le makhzen fait toujours croire qu’il y a un consensus général à travers le royaume sur la « marocanité » du Sahara et tout courant politique ou gouvernement qui agirait dans le sens inverse trouvera en face de lui la contestation populaire. Cependant, le traitement réservé par la presse marocaine à la lettre adressée par Barack Obama à Mohammed VI, dément vite ce prétendu consensus populaire sur l’annexion du Sahara au Maroc. Les titres de presse proches du makhzen, comme Le Matin, tentent de se consoler en interprétant le message d’Obama comme un « signal que l’Amérique travaillera aux côtés du Maroc ». En revanche, les médias au ton discordant reconnaissent la volonté des USA à tourner le dos au projet « autonomiste marocain ». L’hebdomadaire Le journal, le plus engagé des médias marocains, citera à cet effet les observateurs qui voient dans le message d’Obama « un subtil rappel à l’ordre adressé au Maroc ».

Le Maroc hebdo, en dépit de son allégeance à Sa Majesté, s’est posé des questions de type « que signifient donc ces expressions (le message d’Obama, ndlr) ? Exprimeraient-elles quelques réserves par rapport au projet marocain d’autonomie interne dans les provinces sahariennes (…) ? ». Mais, dans le même numéro, Maroc hebdo s’en prendra au pouvoir algérien, en exploitant les déclarations du général François Buchwalter qui a imputé aux forces de l’ANP l’assassinat des sept moines trappistes de Tbhirine, en 1996. Reproduisant les thèses des partisans du « qui tue qui » sous forme de dossier avec des photos de hauts gradés algériens (les généraux Khaled Nezzar, Mohamed Lamari, Larbi Belkheir et Médiène), sous le titre accrocheur « Les bourreaux d’Alger », ce journal ira jusqu’à affirmer que « personne n’est dupe, le GIA est le bras armé du DRS du général Médiène » tout en présentant Djamel Zitouni comme « la taupe des services secrets ». C’est de cette façon que les pays du Maghreb achèvent l’espoir d’une union régionale, en se livrant des batailles au sommet et obligeant les peuples de la région à vivre dans l’isolement.(El Watan-22.09.09.)

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Mines antipersonnel : le Sahara occidental, une des régions les plus contaminées dans le monde

Le Sahara occidental occupé par le Maroc, est l’une des régions les plus contaminées par les mines antipersonnel dans le monde, a déclaré à Londres, le président de l’ONG « Action On Armed Violence », Steven Smith.
« Le Sahara occidental est l’une des régions les plus contaminées que nous avons eues à traiter à travers le monde, plus de 2500 personnes ont été victimes des mines antipersonnel et les besoins sont énormes vu l’ampleur du phénomène dans cette région », a déclaré M. Smith.
« Nous voulons accroitre nos efforts au Sahara occidental pour une meilleure prise en charge des victimes de mines anti personnelles dont 56% gardent des séquelles a vie », a ajouté ce responsable. Cette ONG qui intervient dans le déminage et l’assistance aux victimes de mines antipersonnel dans le monde a été invitée par un groupe du parlement britannique à évoquer le cas du Sahara occidental.
Le but de la rencontre est de relater l’expérience de cette ONG en matière de destruction de mines dans les territoires libérés par le Polisario. Des parlementaires représentant tous les partis politiques, des membres du Foreign Office et des ONG britanniques, ont suivi l’exposé.
M. Smith a indiqué à l’assistance que son ONG avait entamé le travail de déminage en 2006, en collaboration avec le Front Polisario et qu’elle ambitionnait de réaliser deux objectifs : recenser les champs de mines qui représentent un danger potentiel pour les populations sahraouies et procéder dans une deuxième étape au déminage, grâce aux équipes spécialisées qui se trouvent sur place. « Mais ceci va prendre beaucoup de temps vue l’ampleur de la tache », a estimé le conférencier.
Pour réaliser cet objectif dans les meilleurs délais et éviter d’autres victimes, l’ONG a entrepris de former des Sahraouis à l’action de déminage, a précisé M. Smith qui a relevé que des hommes et des femmes du Sahara occidental se joignent a cette entreprise « dangereuse mais combien nécessaire », selon lui.
Le débat qui a suivi l’exposé de M. Smith a tourné autour du financement de cette ONG, car le déminage nécessite une formation pointue et coûteuse, vu le danger qu’elle représente. « Le gouvernement de la Norvège contribue dans une grande partie, au financement de cette ONG », a fait savoir M. Smith. Une grande question a été soulevée par les parlementaires concerne la participation active de la population sahraouie au déminage. Les intervenant se sont félicités de cette initiative et ont rendu hommage à la femme sahraouie qui participe, aux côtés de l’homme, à la lutte pour l’indépendance. Le représentant du Front Polisario au Royaume-Uni,
M. Mohamed Limam Mohamed Ali, présent a la rencontre, a précisé que le mur défensif marocain, long de 2700 km et renfermant plus de 5 millions de mines antipersonnel, représentait la « face hideuse » de l’occupation des territoires sahraouis par les forces marocaines. « C’est le mur de la honte », s’est-il exclamé relevant l’absence de volonté politique de la part des Marocains pour un règlement juste et pacifique de la question du Sahara occidental qui demeure la dernière colonie en Afrique.* .letempsdz- 27.11.2012.

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5 réponses à “Les tares qui ternissent l’image extérieure du makhzen”

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