Derrière le mur de la honte, se cache le vrai visage de l’Egypte

*  Ghaza face aux frères félons.

C’est donc avec la bénédiction de la plus haute autorité islamique que les cerbères de Moubarak pratiquent la dispersion des manifestants en faveur d’une Ghaza soumis au pire embargo de son histoire depuis que l’Égypte s’est fait le supplétif zélé de l’armée israélienne en accomplissant le sale boulot : empêcher à tout prix que la moindre aide arrive à une population palestinienne qui lutte pour sa survie. Avec l’édification du mur métallique destiné officiellement à empêcher les Palestiniens d’acheminer « la drogue et les armes pour porter atteinte à la stabilité égyptienne », le gouvernement de Moubarak continue à réprimer sauvagement les ONG qui se sont déplacées aux frontières afin d’apporter une aide certes insuffisante mais précieuse notamment en denrées de base et surtout en médicaments dont les enfants et les malades manquent tragiquement. Dans cette escalade de la répression et ce rôle honteux joué par l’Égypte, il ne faut cependant pas perdre de vue que la question palestinienne a depuis longtemps ramenée à une dimension humanitaire vidant ainsi de son sens la lutte pour la récupération des territoires occupés. L’Occident se donne ainsi bonne conscience en médiatisant à l’extrême les velléités d’aide humanitaire à une population en détresse, pour mieux faire diversion. Et le coup est réussi puisque les médias parlent désormais de blocage des braves ONG venues secourir un peuple affamé et manquant de soins. On croirait lire la même litanie qui eut lieu avec l’Éthiopie ou le Rwanda quand la charité internationale se mobilisa pour distribuer des sacs de riz aux victimes de la famine. Le scénario diabolique est ainsi élaboré pour leurrer une opinion mondiale encline à s’attendrir sur le sort de ces enfants exsangues qui ne demandent que quelques pintes de lait pour retrouver le sourire. La combine est simple : I’État hébreu s’évertue à coincer les Palestiniens faits comme des rats avec la précieuse collaboration d’une Égypte qui n’a jamais égalé un tel degré de félonie et les bienfaiteurs de la terre font le reste en s’offusquant qu’on leur interdise d’acheminer des médicaments et des vivres alors qu’il eut fallu dénoncer l’occupation illégale et le génocide commis envers tout un peuple. Ainsi peu de lumière commence à se faire autour de ce conflit sanglant qui est en passe d’anéantir un pays et son peuple : avec la récente et incroyable fetwa d’El Azhar, les masques sont tombés. On sait, tout le monde sait que la guerre en Palestine n’est pas une guerre de religion qui oppose juifs et musulmans mais un problème de colonialisme et d’usurpation de territoires par la force d’une armée suréquipée face à des groupes de desperados qui n’ont plus que cette ultime solution pour retrouver leur éden perdu. La trahison du Caire et de ses cheikhs prétendument dépositaires de la décision divine laissera des traces indélébiles auprès de la communauté musulmane qui sait clairement de quel côté se trouvent les grands muphtis. De celui de l’oppresseur sioniste. (Le Courrier d’Algérie-07.01.2010.)

***Allo Ghaza ! Seriez-vous encore de ce monde ?

par Beghdad Mohammed ..(Q.d’O.)

Derrière le mur de la honte, se cache le vrai visage de l’Egypte  spacer

Il y a juste une année, un déluge de feu s’abattait sur la population martyre de Ghaza devant les caméras des télévisions du monde entier et celles d’Al Djazeera en particulier qui, faut-il le rappeler, a joué un important rôle dans la diffusion des atrocités commises par l’armée des envahisseurs de la terre de Ghaza en détresse.

En plus du blocus alimentaire et économique, Ghaza est déjà une prison à ciel ouvert, faisant d’elle, le plus grand bagne du monde. Tout un programme foisonnant en horreurs.  

Ghaza, la déportée Ghaza, la mutilée, s’est vu son ciel se refermer sur elle-même par les incessants bombardements, sans aucun répit nuit et jour, en plus de tous les essais de la panoplie d’armes non conventionnelles utilisées par l’armée sioniste. Les gouvernants du monde entier ont, dans leur majorité, agi en spectateurs. Cette invasion a débuté le samedi 27 décembre 2008 et ne s’est achevée que le dimanche 17 janvier 2009, grâce à la mobilisation d’abord de nombreuses organisations internationales humanitaires et des hommes libres épris de justice vivant sur cette planète.

 Les Palestiniens n’ont pas abdiqué, ils sont sortis renforcés par la légitimité de leur lutte à aspirer à l’établissement d’un Etat libre et indépendant. L’armée israélienne, qui n’a pas atteint totalement ses objectifs, s’est acharnée de manière lâche sur la population civile constituée de vieux, de femmes et d’enfants sans défense. Au bout de 22 jours de lâcher de toutes sortes de bombes, Tsahal s’est retirée sans gloire de cette agression et les barbaries perpétrées continuent de hanter les nuits de ses soldats. Les images insupportables des enfants martyrs calcinés ont bouleversé le monde entier. Les télévisions occidentales, qui se sont rangées aux côtés d’Israël pour des raisons historiques et d’enjeux politiques internes, n’ont pas osé retransmettre les atroces vidéos montrant ces anges enfants dans leurs linceuls. Mais le globe, grâce au Net, a découvert les monstruosités subies par les enfants de Ghaza. Des manifestations, partout dans le monde, ont appelé à arrêter le massacre. Israël a essuyé un revers médiatique qu’elle n’oubliera pas de sitôt. Elle est passée du rôle du sacré à celui de l’agresseur. Une brèche est ouverte: ce n’est plus désormais un tabou de critiquer Israël en Occident dont l’image est en déclin. C’est un atout qui n’a pas malheureusement été suffisamment exploité par les pays arabes. Le corps de cette petite fille ensevelie dans les décombres, dont seule la tête apparaît, a choqué tout le monde. Cette photo ne sera jamais oubliée, elle restera dorénavant gravée dans les consciences. Elle constitue une des marques de la négation de l’histoire.

Le mur en acier: un cadeau d’anniversaire d’Oum Dounia !

Voilà pour l’histoire. Le sort de la population ghazie s’est aggravé depuis, avec un quadrillage, sans doute, qui est l’un des plus hermétiques de l’histoire contemporaine.

 Le seul poumon dont respirait la ruinée Ghaza va être charpentée avec un mur en acier sur toute la frontière égyptienne. Un enterrement d’extrême classe assuré à la population de la condamnée Ghaza. Pour quelques sous sentant le déshonneur, la grande soeur est en train de faire un sale boulot qui va les isoler davantage du monde arabo-musulman. On n’est pas aussi mieux desservi que par ses «frères» héritiers. Au sein du parlement égyptien, un débat a été engagé pour sauver la face et justifier l’irréparable. Après tout ce qui s’est passé après la double confrontation algéro-égyptienne du Caire et d’Oum Dourman en football, les Pharaons ne doivent plus se demander pourquoi les Arabes ne les gobent pas ? Qu’ont-ils fait d’exceptionnel pour mériter l’adoration de ces frères ? Pour ne pas dévoiler leur honte, ils veulent maintenant se cacher le visage derrière le mur en acier qu’ils sont en train d’ériger entre eux et les Arabes.

La sénilité d’Oum Dounia

Lorsqu’il s’agit de défier ses frères, l’Egypte n’hésite pas un seul instant. Pour un match de foot, les Algériens ont vu de toutes les couleurs et entendu toutes les insanités indignes d’un pays qui se prétend détenir la primauté sur les pays arabes. Par son comportement, elle délire en chutant du haut de son échelle, devenant la risée des autres pays arabes qui constatent tristement la folie de la grande frangine qui vient de perdre irréparablement la raison, atteinte d’une profonde sénilité. Son réveil de son cauchemar était trop tardif. Dans un moment de perte de la conscience, son président n’a pas tergiversé à convoquer en urgence le Conseil de sécurité de sa nation qui ne s’est, en aucun cas, réuni depuis octobre 1973 avec à la clé un discours à la nation prononcé devant le parlement égyptien dénonçant les prétendues agressions de supporters égyptiens. Au même instant, sire Shimon Peres, président de l’Etat hébreu, est reçu sous de bonnes escortes et avec tous les honneurs dus à son rang d’un des responsables du génocide du peuple de Ghaza. Charm el-Cheikh ne s’est autant désemplie de ces bourreaux.

 Les allégations égyptiennes à Oum Dourman ont failli provoquer un incident diplomatique avec le gouvernement soudanais. Comme le rapportent les dernières dépêches, citant des sources de la FIFA, le dossier présenté par Hamid Zaher est rejeté car vide de toutes preuves tangibles. Du blabla sans plus, devenu une spécialité du côté des pyramides. Une autre contre-performance pour la fédération égyptienne. La conférence de presse de Samir Zaher programmée au 3 janvier n’a-t-elle pas été annulée de justesse pour échapper à une autre humiliation qui aurait terni, pour de bon, l’image du défunt pharaon ? Au lieu de s’attaquer à leurs profonds problèmes, ils préfèrent les cacher en cherchant un fantôme ennemi extérieur.

 Les tenants de l’Egypte ont privilégié s’attaquer à leurs frères qui les ont battus sportivement et à la loyale encore que 31 blessés Algériens ont été enregistrés par les services de police au Caire lors du match du 14 novembre et en dépit d’une défaite entachée de plusieurs irrégularités sportives avec les blessures des joueurs après le caillassage avant le match et un but égyptien, un flagrant hors-jeu inscrit dans le temps additionnel. Les Algériens ne parlent pas assez trop comme le font les Egyptiens mais ils favorisent l’action au verbe. Je comprends maintenant pourquoi Israël (3 millions d’êtres) nous a toujours défaits alors que les frères sont estimés à 85 millions. Ce n’est donc pas une affaire de chiffres mais de technologie. Face aux Algériens, ils n’ont cessé de nous épouvanter avec ce chiffre devant nos 35 millions d’âmes.

 La théorie des nombres égyptienne s’est soudainement rouillée en terre soudanaise.

Le défi de Bordj Dubai Ce match a permis à l’Algérie de se libérer du joug égyptien qui se croyait être le nombril du monde arabe. Lorsque l’Egypte était «Oum Dounia», les pays du Golfe n’étaient presque rien. Il faut que Oum Dounia se réveille de son profond sommeil pour s’apercevoir des progrès enregistrés par de nombreux pays arabes. Oum Dounia, c’était au temps des pharaons. Actuellement, ce sont des buildings modernes de dernier cri qui emplissent les pays du Golfe. N’est-il pas réel que Bordj Dubai, qui vient juste d’être inauguré, est la tour la plus haute du monde culminant à plus de 800 mètres et visible à cent kilomètres à la ronde ? Dubai est ainsi devenu un pôle économique mondial qui a son effet sur le monde des affaires internationales. Le Hong Kong arabe en quelque sorte. Je n’ai jamais visité ces pays mais ma tentation est grande pour aller voir de visu le formidable développement de cette région du Golfe qui pense déjà à l’après-pétrole. De l’investissement à long terme. A l’ex-Oum Dounia de méditer.

La fetwa de service

Le cadeau d’anniversaire de la commémoration du carnage de Ghaza nous vient donc de cette Egypte qui vient de l’offrir à ses frères. Et quelle donation ? Un nouveau mur en acier, sur une dizaine de kilomètres, va sceller définitivement la claustration des frères en pleine détresse. Les 200 kilomètres de frontière avec l’Etat hébreu importent peu. L’Egypte s’évertue à inventer un ennemi qui n’existera que dans son imaginaire mais ferme l’oeil sur l’adversaire patent qui bastonne continuellement les frères palestiniens. Même l’honorable El Azhar, qui n’est pas à sa première, s’est mise de la partie en confortant les concepteurs de Camp David dans leurs desseins de l’utilité de ce mur par une fetwa venue d’ailleurs. Cette fetwa sur mesure est heureusement contredite par une autre fetwa émanant de l’extérieur des terres égyptiennes. Les musulmans ne savent plus où se mettre leur tête et vers qui tendre leurs oreilles face à ces fetwas antinomiques. Le débat semble manquer de façon flagrante aux masses arabes pour les éclairer de toutes ces tourmentes pseudo-politiques.

La culture arabe de l’oubli

L’un des grands malheurs qui frappent les Arabes, en pleine déconfiture, demeure l’oubli. Les anniversaires qui touchent le coeur des peuples ne sont pas célébrés comme il se doit et à leur juste valeur. Ce premier anniversaire de Ghaza est passé presque inaperçu, sous silence, dans les pays arabes. La mémoire est trop courte. Regardons Israël, elle n’a jamais oublié son soldat Guilad Shalit, prisonnier aux mains des Palestiniens. Elle est prête à l’échanger contre des milliers de vies humaines arabes. Lorsque la vie d’un des siens est en danger, israël est disposée à faire tous les sacrifices inimaginables. La Shoah est glorifiée comme chaque année non seulement à Tel-Aviv mais dans tous les pays où les juifs disposent de puissants lobbys. Le souvenir est sacralisé et les âmes ravivées.

 Dommage que l’attaque de Ghaza n’a pas su faire fructifier de façon appréciable et judicieuse l’élan de solidarité et la sympathie internationale en les restituant au profit de la cause. C’est tout le contraire d’Israël qui ne rate aucune occasion, même minime, de s’illustrer. (Quotidien d’Oran-07.01.2010.)

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** Hamas accuse l’Égypte d’avoir utiliser des armes chimiques entraînant la mort de 04 palestiniens.

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Le porte parole du Hamas Sami Abou Zoheir accuse les autorités égyptiennes d’être responsables de la mort de 4 employés au niveau des tunnels situés séparant Gaza de l’Égypte.

Le chef du Hamas a déclaré que les forces égyptiennes ont procédé à l’irrigation de gaz toxiques et chimiques dans les tunnels, et leur a demandé de  nécessité de mener une enquête sur l’incident tragique et de présenter les accusés devant la justice. 

Les accusations du Hamas contre les autorités égyptiennes de la sécurité interviennent suite à la mort de quatre palestiniens et la blessure de 6 autres à cause des gaz toxiques que les services de sécurité égyptiens avaient irrigués à l’intérieur de l’un des tunnels à Rafah avant-hier, selon des sources médicales palestiniennes à gaza. 

Abou Zoheir a déclaré lors du point de presse qu’il a tenu hier à gaza : « nous suivons avec beaucoup d’inquiétude l’évolution de la situation au niveau des frontières avec l’Égypte, et qui a fait 4 morts et 6 blessés du coté palestinien, suite l’irrigation exécutée par les services de sécurité égyptiens du gaz toxiques dans l’un des tunnels. » A cet effet, Hamas condamne fermement cet incident.

Le mouvement Hamas a ajouté que l’irrigation des produits toxiques à l’intérieur des tunnels de Gaza n’est pas la première du genre, indiquant dans le même sens que 145 palestiniens sont morts dans les tunnels, et que 45 d’entre eux ont trouvé la mort suite à l’irrigation de gaz toxiques effectuée par les services de sécurité égyptiens dans les tunnels. Abou Zoheir a violement critiqué les agissements des autorités égyptiennes à l’encontre des palestiniens qualifiant que l’étau resserré sur Gaza de « service rendu aux sionistes ». Il a déclaré que la solution pour les tunnels n’est pas de tuer des citoyens palestiniens, mais bien d’ouvrir le passage de Rafah et permettre aux citoyens de s’approvisionner de denrées alimentaires.  Abou Zoheir a demandé à la ligue arabe de prendre ses responsabilités vis-à-vis le blocus et d’œuvrer rigoureusement pour en finir définitivement.  (Echorouk-29.04.2010.)

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**** De l’intrusion des imams en politique

*par Abed Charef -(Q.d’O.)

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Halal ou la yadjouz ? Le mur entre l’Egypte et Ghaza fait polémique et la confusion règne. Particulièrement quand les imams s’en mêlent.

Après Cheikh Saâdane et Hadj Raouraoua, voici venu le tour de Cheikh Chibane. Dans la foulée de la belle victoire de l’équipe nationale contre son homologue égyptienne, Rabah Saâdane avait remporté une bataille d’envergure contre Hassan Shehata. Mohamed Raouraoua avait de son côté battu à plate couture le président de la Fédération égyptienne de football, Samir Zaher. Et la série ne pouvait s’arrêter là. C’est donc Abderrahmane Chibane, président de l’Association des Ouléma, qui a pris le relais. Il vient d’asséner un coup décisif au président de la prestigieuse université d’Al-Azhar, Cheikh Mohamed Tantaoui.

 Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas de football, ni des propos déplacés d’un animateur de télévision mégalomane. Le sujet est autrement plus grave. Il s’agit de l’avenir de Ghaza, et du terrible sort auquel sont soumis ses habitants, un an après l’agression israélienne. Le chef d’Al-Azhar a émis une fetwa validant la décision égyptienne de construire un mur le long de la frontière avec Ghaza, pour empêcher les habitants de creuser des tunnels en vue de se ravitailler à partir du territoire égyptien.

 Ces tunnels, dans lesquels meurent des dizaines de jeunes Palestiniens, sont la seule voie de contact des Palestiniens de Ghaza avec le monde : partout ailleurs, y compris par mer, l’embargo israélien se poursuit de manière impitoyable depuis des années, sous le regard complice des pays occidentaux et la démission ou la résignation des pays arabes.

 L’Egypte, quant à elle, a fait son choix. Empêtrée dans une crise politique et économique très grave, incapable d’agir, elle a fait concession sur concession, jusqu’à devenir totalement ligotée. Mohamed El-Baradei, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le reconnaît brutalement : l’Egypte a atteint le fond, a-t-il dit. Ce qui amène ce pays, le plus peuplé du monde arabe, à prendre des positions humiliantes, comme celle consistant à défendre une solution israélienne en Palestine, ou à fermer hermétiquement sa frontière pour empêcher les Palestiniens de Ghaza de se ravitailler et se procurer des armes.

 L’Egypte a donc décidé de construire un mur pour rendre sa frontière avec Ghaza hermétique. Et le pouvoir égyptien a mobilisé toutes ses clientèles pour expliquer et justifier sa décision. Organisations de masse, artistes, société civile et intellectuels courtisans ont répondu présent. Al-Azhar aussi. Et ce n’est pas un imam farfelu qui l’a fait. Il s’agit du conseil de recherche islamique d’Al-Azhar, considéré comme la plus haute autorité de l’islam sunnite, qui a pris en charge la lourde responsabilité de justifier la construction du mur égyptien. Son argumentaire se base sur le droit de l’Egypte à prendre les mesures qu’elle estime nécessaires pour protéger ses frontières et assurer sa sécurité. Au passage, le collège des ouléma d’Al-Azhar – au nombre de vingt-cinq – tente de discréditer les Palestiniens qui creusent ces tunnels, en les accusant de s’adonner à un trafic de drogue.

 La fetwa d’Al-Azhar a donné lieu à une levée de boucliers, avec une condamnation quasi unanime. De l’organisation des Frères musulmans aux imams de télévision, tous les professionnels de la fetwa ont dénoncé le mur égyptien, n’hésitant pas à le qualifier de « haram », contraire à la religion. A la pointe de ce combat, on retrouve les plus célèbres de ses prêcheurs, comme Youcef Al-Qaradhaoui et Abdelmadjid Zendani.

 Mais c’est un religieux algérien qui a volé la vedette à tout ce monde. Abderrahmane Chibane, président de l’Association des ouléma, ne se contente pas de condamner la position égyptienne. Il va jusqu’à dénier à Al-Azhar le droit d’émettre des fetwas pour le monde sunnite.

 Al-Azhar n’est plus qualifié ni pour émettre des fetwas, ni pour donner une légitimité religieuse, affirme M. Chibane. Al-Azhar n’était pourtant pas seul dans cette affaire. Abdellah Nedjar, autre imam célèbre, avait appuyé cette décision, de même que Akrama Sabri, muphti de la mosquée de Jérusalem, un cheikh plein d’ambiguïtés. Mis sous pression, celui-ci s’est contenté de déclarer que la construction du mur égyptien est une décision religieusement fondée.

 Comment se retrouver dans cette polémique entre de vénérables chouyoukh ? Faut-il y voir une opposition entre des imams officiels, contraints d’obéir à des injonctions politique, et d’autres qui se contentent de discourir sans tenir compte de l’impact de leurs paroles ? Ou bien faut-il classer les cheikhs en deux catégories, celle des mous, voire des traîtres, alors que d’autres seraient des purs et durs ?

 Une autre démarche consisterait à émettre une nouvelle fetwa, qui permettrait de trancher définitivement. Ces chouyoukh n’émettent pas d’avis religieux, mais des points de vue politiques. Ils font de la politique ; ils adoptent des positions conformes à ce qu’ils estiment être leurs intérêts, ou les intérêts de leurs pays. Ce qui est parfaitement honorable. En ce sens, leur discours est totalement politique. La religion n’est qu’une couverture destinée à donner un peu plus de poids à des positions politiques.

 Rendre à la politique ce qui lui appartient permettrait alors non seulement de préserver la religion elle-même, mais de voir clair dans une situation politique confuse. Mais est-ce possible dans des contrées où un match de foot devient le symbole du nationalisme, et où l’entraîneur de l’équipe de foot se fait imam et l’imam veut s’imposer en politique, alors que les hommes politiques sont interdits d’expression ?  (Le Quotidien-07.01.2010.)

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*Construire un mur pour assurer la sécurité de l’Egypte contre l’introduction de drogue d’un pays où il est même interdit de planter une pomme de terre sous prétexte de creuser un tunnel,quoi de plus absurde ! 

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Depuis la nuit des temps, l’Egypte est qualifiée d’Oum Eddounia, à croire cet euphémisme on aurait dit que c’est grâce à elle que le ciel ne nous soit  pas encore tombé dessus. Oui, les mérites vont à la première civilisation sur les rives du Nil ayant émancipé l’homme. Mais en 2009/2010, il serait  grand temps d’arrêter de se prendre pour des pharaons. Ensuite l’Islam s’est développé dans ce pays à tel point qu’on a vu naître une Université et une Mosquée de référence Al Azhar. On ne pouvait douter de l’intégrité et de la loyauté de cette mosquée, jusqu’aux  dernières fatwas qu’Al Azhar lance laissent perplexe plus d’un, car autoriser la séparation des musulmans et servir l’ennemi sioniste relève de l’inimaginable.

Donc les égyptiens qui prônent « la nation arabo-musulmane » mais qui apparemment n’en font même plus partie, n’ont plus le droit de nous enseigner un Islam qui leur échappe. Ou plutôt c’est la peur qui les rend tellement faibles qu’ils essayent de trouver des failles par où se défiler en douce. Et la meilleure issue reste la fatwa, car qui peut dire non à un Imam ? Comment peut-on priver de vivres et de médicaments une nation avec laquelle on  partage la même langue et la même religion ?

Cette situation nouvelle, scandaleuse n’a pas laissé indifférents les lecteurs de notre journal, puisque nombreux sont ceux qui n’ont  pu cacher leur dégoût à chaque fois que l’Egyptien se lance dans sa philosophie bien personnelle, unique et contraire à tout principe universaliste,  et  surtout quand on réalise que ce peuple a commencé à diffamer depuis bien longtemps, la vierge réalité. Citons Arezki de la Belgique qui nous apprend que les aberrations dans l’explication du Saint Coran ne datent pas d’hier « en 1871 – l’insurrection de Cheikh Amokrane et Cheikh Ahedad  qui ont déclaré le jihad – a été réfutée par Al Azhar pourquoi ? Parce que selon la fatwa, la France n’interdisait pas la pratique du culte musulman». Alors que pouvons nous attendre d’un peuple qui nous jalouse sans honte car après tout nous sommes aussi musulmans et arabes qu’ils le sont. Pour l’anecdote, Farid de France nous a rappelé que les arabes se sont entendus à ne jamais être en accord, car c’est la seule explication plausible à la dégradation des relations entre l’Egypte et la Palestine surtout que ces tunnels étaient les seules chances permettant au monde de soutenir la cause palestinienne.

Quant à Hafida, elle mentionne que  « l’Égypte a peur, même très peur d’Israël il faut le dire » ; tandis qu’un autre lecteur se faisant appeler  Ould Abbas d’Algérie, il dit  « C’est encore une preuve de leur fourberie en association avec EL AZHAR.»pour sa part Abdellah a répondu en disant : « d’un seule coup le masque de l’Egypte est tombé en plein public c’est grave ils sont avec Israël ils disent qu ils sont des musulmans ». Ahmad Souhil de France a ajouté que  «Peut-on dire qu’Al Azhar représente les musulmans du monde entier et bien c’est faux Al Azhar ne représente que le régime et la dynastie Moubarak », les propos ci-dessus traduisent la révolte d’un bon nombre de nos citoyens sur ce nouveau dérapage, à l’égyptienne. Religieusement …(Echorouk-05.01.2010.)  

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**Quand Moubarak étouffe Ghaza 

*Avec la complicité des Occidentaux et de certains régimes arabes et musulmans, Ghaza est devenue la plus grande prison à ciel ouvert du monde 

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*Blocus, barrière métallique, toutes sortes d’entraves  à l’aide humanitaire…

Il y a un an, Ghaza, la plus grande prison à ciel ouvert du monde, était l’objet d’une expédition punitive des plus féroces lancée par l’armée israélienne, une agression meurtrière qui dura près d’un mois, du 22 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Les raids israéliens ont fait des milliers de morts, de blessés et de sans-abri. Parmi les autres points à ajouter au bilan, le rôle peu glorieux de l’Egypte. Le régime de Moubarak, au prétexte de soutenir la « légitimité palestinienne », s’était d’emblée positionné aux côté de Mahmoud Abbas contre le Hamas.

Si bien que c’est du Caire que la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait fait sa déclaration de guerre au Hamas. Elle estimait que les roquettes artisanales lancées quelques jours plus tôt par la résistance islamique sur Israël avaient valeur de casus belli. L’opinion publique palestinienne n’est pas près de pardonner ce positionnement du régime Moubarak qui n’avait eu de cesse de qualifier l’attitude de la résistance palestinienne de « suicidaire ». Le régime égyptien, qui s’était rendu impopulaire par sa gestion de la guerre, une gestion fortement sujette à caution notamment par son verrouillage hermétique des frontières avec Ghaza en plein déluge de feu sur la Palestine, vient d’aggraver son cas en annonçant l’édification d’un rempart métallique censé neutraliser les tunnels creusés entre l’Egypte et la Palestine pour desserrer un peu l’étau sur la population ghazaouie.

Aujourd’hui, on reproche à l’Egypte d’entraver l’acheminement de l’aide internationale vers les Territoires occupés. Dernier fait en date : un convoi humanitaire, conduit par le député britannique George Galloway, s’est vu refuser l’accès à Ghaza par la mer Rouge (port de Noueiba), qui représente le chemin le plus court, rapporte l’AFP. Le convoi, qui compte 250 camions chargés de denrées alimentaires et de matériel médical — des aides européennes, turques et arabes pour l’essentiel – a été contraint de ce fait de remonter au port d’Al Arrich, sur la Méditerranée. Il devait ainsi contourner la péninsule du Sinaï et passer par le canal de Suez avant de gagner la côte méditerranéenne.

Dans une interview à El Watan Week-end parue hier, le docteur Mohamed Khouidmi, l’un des rares médecins urgentistes algériens à avoir réussi à entrer à Ghaza et à soigner les blessés palestiniens au plus fort de la guerre, déplore le refus de l’ambassade égyptienne de lui délivrer un visa pour y retourner via le terminal de Rafah : « Je suis rentré en Algérie en pensant revenir à Ghaza avec des spécialistes algériens pour former des personnels médical et paramédical et des secouristes. Mais l’Egypte ne m’a pas accordé de nouveau visa. » On comprend mieux, à la lumière de ces faits, pourquoi, à l’issue du match d’appui entre l’Algérie et l’Egypte, les Ghazaouis fêtaient la victoire des Verts en brandissant le drapeau national. Il y en avait même qui scandaient (sur la foi du témoignage de notre correspondant à Ghaza, Farès Chahine) : « One, two, three, viva l’Algérie »… (El Watan-26.12.09.)

**********Ghaza face à la trahison

Qui viole les conventions humanitaires en infligeant une «punition collective» à un peuple démuni? Israël. Qui opprime, colonise et bafoue le droit international? Israël. Qui refuse la paix et sabote tous les efforts diplomatiques? Israël. Qui résiste en permanence de manière pacifique et souffre le martyre? Le peuple palestinien.
Un an après l’agression meurtrière de Ghaza, les Palestiniens continuent à mourir à petit feu. Etouffés par l’enfermement criminel de la soldatesque sioniste entre les mains de l’extrême droite. Qui, parmi les puissances étrangères, porte assistance à peuple en danger? Personne. Qui, parmi les Arabes aide, soutient et tente de délivrer Ghaza des griffes de son bourreau? Personne.

Ghaza en ruine
Les voies de passage sont au contraire, fermées et filtrées. La situation est tellement tragique que 16 ONG du monde entier, un an après le début des massacres à huis clos, dénoncent la trahison de la communauté internationale. Ce groupe d’organisations humanitaires reproche, à juste titre, au monde entier d’avoir trahi la population de la bande de Ghaza en se montrant incapable de mettre fin au blocus israélien pour permettre l’entrée d’aide à la reconstruction. Ghaza est toujours en ruine. Ce qui se passe à Ghaza est un signe avant-coureur de ce qui attend les autres peuples demain, s’ils ne réagissent pas.
En effet, l’occupant israélien et ses complices asphyxient les Palestiniens. Ils n’ont autorisé en 2009 l’entrée dans le petit territoire palestinien que d’une quarantaine de chargements de matériaux de construction alors qu’il en faut des milliers pour reconstruire Ghaza, souligne le texte. «Les puissances mondiales ont (…) trahi les citoyens ordinaires de Ghaza», déclare Jeremy Hobbs, le directeur général d’Oxfam international…Ils ont serré des mains et fait des déclarations, mais n’ont réalisé que peu d’actions significatives pour tenter de modifier une politique désastreuse qui empêche la reconstruction, le rétablissement individuel et la reprise économique.
L’agression israélienne, en trois semaines, avait fait 1400 morts, la majorité des femmes et des enfants, et provoqué des dégâts immenses dans le territoire tenu par la résistance de Hamas, peuplé de 1,5 million de personnes. Ces Palestiniens vivent sans couverture médicale, sans eau et sans électricité la plupart du temps, de par les coupures opérées par les sionistes. Le chômage et la mortalité atteignent des records mondiaux.
Face à la gravité de la situation, les peuples arabes réagissent à peine, émotionnellement, et sont eux-mêmes paralysés de par les despotismes et les contradictions des systèmes internes. Personne n’appelle à la guerre, mais demandent l’arrêt de l’agression d’une population totalement démunie, soumise au blocus et à la féroce répression. Des régimes arabes, malgré leur histoire, sont paralysés par la crainte de voir une seule faction de la résistance, à l’idéologie contestée, profiter de la situation. Prisonniers de visions défaitistes, ils se retrouvent incapables d’une analyse historique qui permet de définir une stratégie.
La tragédie de Ghaza est celle de tous les pays arabes et les atteindra si l’inaction perdure. La priorité est à la mise en oeuvre de nouvelles alliances. L’arme de notre temps est avant tout informationnelle. Il s’agit de communiquer, de comprendre les enjeux, de soutenir la coexistence entre les peuples, la logique du mouvement de libération, et d’amener les adversaires à s’inscrire dans la négociation sur la base du droit et non point de la loi de la jungle. Au sein des Palestiniens, pour défendre leur intérêt fondamental, l’indépendance et la liberté, il y a une unité à fonder, une stratégie à concevoir et un coût à assumer.
La lutte de libération en Algérie a triomphé sur ces bases. La résistance palestinienne, durant la sauvage agression, malgré ses limites, a démontré qu’elle est capable de sacrifices.
Le monde arabe et musulman, durant des décennies, n’a pas su gérer cette question centrale. La proposition de paix, adoptée à l’unanimité des pays arabes depuis 2002, fondée sur la normalisation avec Israël, en échange des territoires occupés en 1967, est conséquente. Mais elle restera ignorée si des mesures concrètes ne sont pas prises. Des régimes arabes et ces dernières années des groupes manipulés, ignorants des réalités du monde, alimentent la peur et la propagande islamophobe, dans le contexte de la mondialisation de l’insécurité. De leur côté, les Israéliens et des Occidentaux ne veulent pas voir l’injustice immonde que subissent les Palestiniens. Il reste à tirer les leçons pour corriger les points d’aveuglement. Sans correction de l’autisme israélien et occidental, et sans correction des erreurs arabes par des actions constructives, contrecarrer la désinformation au sujet de la cause palestinienne restera une mission impossible, même si Ghaza est le symbole de l’impunité d’Israël.
La guerre perpétuelle s’annonce. La politique du deux poids, deux mesures, au détriment des Palestiniens, a pris des proportions inadmissibles. Elle est contraire aux intérêts des pays occidentaux. Cela ruine leur crédibilité, la sécurité de tous et l’idée d’un ordre mondial juste. L’Europe n’est pas quitte avec son passé. Des pouvoirs en Occident, traumatisés par le génocide des juifs d’Europe, ont encore mauvaise conscience. L’instrumentalisation de l’innommable, la Shoah, constitue le socle, du fait qu’Israël se place au-dessus de toute loi. Le sionisme mise sur le souvenir de la Shoah et la peur pour la mise au silence de toute critique à l’encontre de sa politique. L’Israélien gère l’immense catastrophe qu’a été pour lui la Shoah, par son exploitation pour se réfugier dans l’impunité. La répression du peuple palestinien est le résultat de calculs liés à l’ambition d’hégémonie. Pour obtenir l’aval de la communauté internationale en vue de coloniser, de réprimer, de dominer; la propagande stigmatise, alimente le «choc des civilisations», diabolise et inculque que tout musulman serait un extrémiste. Elle fait diversion, même si l’opinion n’est pas dupe et que des courants dénoncent le bellicisme et les crimes de guerre.
Comble de la partialité, les Occidentaux décident de désarmer le Palestinien, la victime, le colonisé, et lui demandent de reconnaître son bourreau. L’Occident dit assurer la sécurité au colonisateur et évite de garantir au colonisé sa libération. Le cynisme a atteint un degré inégalé. Ghaza impose une question: comment Israël et les USA, et des pays européens consentants, peuvent-ils s’imaginer obtenir sécurité et paix en violant les règles de la guerre et en semant la mort et la haine? Ce n’est pas un simple aveuglement ou un racisme ordinaire. Israël et ses alliés considèrent que l’obstacle à l’hégémonie des USA et du libéralisme sauvage sur le monde, en premier lieu, est les peuples de culture musulmane. L’invention d’un nouvel ennemi a pour but, non pas de lutter contre le terrorisme, mais de faire diversion, d’empêcher que les questions des crises et des inégalités que vit l’humanité soient abordées.
Diviser pour régner, multiplier les colonies, rendre irréversible la domination, est la ligne d’Israël, qui ne semble pouvoir exister que dans le bellicisme. Politique systématique de morcellement des territoires occupés, d’apartheid. Ghaza coupée du monde. Israël et ses complices imposent un ordre totalitaire, de murs et de contraintes. C’est le refus de la réciprocité, base de la civilisation. Le tout est habillé par des stratagèmes et des faits accomplis, au lieu et place du droit international. S’allier, est un impératif. Personne ne peut, seul, faire face aux incertitudes. Dans ce contexte, dialoguer ce n’est point refuser la critique mais comporte des conséquences: droit à la dignité, à la démocratie pour tous.

La solution finale?
La violence sioniste empêche de réinventer une nouvelle civilisation, qui fait défaut au monde. Ce qui se joue en Palestine est l’avenir du droit à la différence, du droit des peuples, même si certains de ceux qui résistent ont une version réactionnaire de la religion et de la politique. L’Occident ne doit pas se laisser bercer par les avancées significatives qu’il a réalisées, et encore moins influencer par les milieux acquis à la logique de l’exclusion. Il doit faire le bilan sur son histoire et s’interroger sur les risques qu’il fait courir à l’humanité, de par les inégalités qu’il impose. Le monde musulman, sur le plan externe, ne peut céder face aux agressions, et, au niveau interne, il doit s’interroger sur les dérives des extrémistes «politico-religieux» et l’absence de pratiques démocratiques. Cette double résistance sera salutaire si elle prend en compte ces enjeux. Ghaza est le trou noir qui appelle à la réflexion vigilante. C’est une forme de solution finale nazie que les sionistes veulent imposer. Tous les peuples sont concernés par ce qui se passe à Ghaza. Il est temps de se réveiller. L’Algérie, le pays de Novembre, à la lutte de libération la plus prestigieuse du XXe siècle, est à la fois la terre de la sagesse, de la dignité et de la culture de la résistance. Son parcours est une leçon que tous doivent méditer.

Mustapha CHERIF (*) Philosophe

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***Un an après l’invasion israélienne

Gaza toujours en détresse

Un an après l’invasion israélienne, la vie est gelée sur place à Gaza. L’enclave est en ruine, le territoire bouclé par le blocus, de part et d’autre, les Gazaouis, traumatisés, n’arrivent pas à reconstruire leur existence et le processus de paix n’est plus qu’un vague horizon.

Un million et demi de Palestiniens livrés à leur détresse et la communauté internationale reste les bras croisés devant les provocations et l’arrogance d’Israël.
Le comble est que ce pays ose attaquer, aujourd’hui, Hamas devant la justice internationale alors que lui-même avait failli être condamné pour génocide et crime de guerre, sans le veto des États-Unis et de la France. L’opération Plomb durci, lancée par Israël le
27 décembre 2008, au prétexte de faire cesser les tirs de roquettes artisanales palestiniennes sur son territoire, n’a pas fini de livrer ses secrets. Elle a fait en trois semaines plus de 1 400 morts et
5 300 blessés dans les rangs palestiniens, la plupart des civils, des femmes et des enfants. Israël a perdu 13 personnes dans son offensive qui a pris fin avec l’instauration d’un cessez-le-feu le
18 janvier 2009.
La petite économie de survivance palestinienne a complètement disparu, les champs détruits, le réseau d’alimentation en eau saboté ainsi que les stations de traitement des eaux usées, rejetées aujourd’hui, interdisant la pêche déjà au stade artisanal. Pas d’électricité non plus et de l’essence au compte-gouttes. L’enclave est fermée, elle le sera totalement avec l’achèvement du “mur Moubarak” en construction à la frontière avec l’Égypte où des tunnels laissaient passer le minimum vital, l’alimentation et les médicaments de premiers soins. Au-delà des morts, blessés et destructions matérielles, les cicatrices laissées par la énième guerre israélienne sont profondes. Le recours à une force de frappe sans précédent contre les Palestiniens a des répercussions qui dépassent les souffrances infligées au 1,5 million de Gazaouis. D’abord et avant tout, la confirmation du sentiment d’impunité dont bénéficie Israël dans n’importe quelle circonstance. Obama qui avait promis solennellement de ramener à la raison les dirigeants israéliens a capitulé devant Netanyahu. Pour les Palestiniens, leur malheur est dans le couple israélo-américain.
Ensuite, s’est encore révélée l’impuissance de la Ligue arabe. Enfin, l’offensive israélienne a renforcé Hamas qui tient Gaza depuis 2007. Diviser pour mieux régner. Le fossé s’est encore creusé entre Gaza, tenue par le Mouvement de la résistance islamique, et la Cisjordanie aux mains d’un Fatah de plus en plus considéré comme subordonné à Israël. Et sans un pouvoir palestinien unifié, condition préalable à des pourparlers de paix, la perspective d’un accord semble s’éloigner. Il reste, même si c’est insignifiant, que l’ONU et les organisations de défense des droits de l’homme ont accusé tant Israël que le Hamas de crimes de guerre.  Du coup, politiques et généraux israéliens réfléchissent à deux fois avant de se rendre à l’étranger : Tzipi Livni, l’ex-ministre des Affaires étrangères que Netanyahu cherche à récupérer, a annulé un voyage à Londres, car elle risquait une arrestation, suite à une plainte pour crimes de guerre enregistrée par un tribunal londonien. L’image d’Israël sur la scène internationale s’est peut-être effondrée, mais les Israéliens poursuivent des constructions dans les colonies. Les  mises en garde d’Obama et de l’UE ont fait long feu, faute de sanctions. (Liberté-26.12.09.)

****Le Caire supplétif d’Israël?

Marche de soutien interdite, aide internationale aux Palestiniens bloquée, et cerise noire sur le gâteau, pour ainsi dire, construction d’un nouveau mur de la honte entre l’Egypte et la Bande de Ghaza, après celui de Cisjordanie construit par Israël. Comment les Egyptiens en sont-ils arrivés là et à justifier un tel forfait envers leurs «frères arabes» palestiniens? Mais le plus horrible, c’est la révélation selon laquelle l’un des secrets du «mur de la mort» – comme les Palestiniens appellent déjà le souterrain d’acier que construit l’Egypte – est muni de «circuits» qui seront utilisés pour «remplir les tunnels d’eau de mer et pour noyer quiconque essaiera d’en creuser de nouveaux». Ces sources ont précisé que des trous sont «creusés du côté palestinien du mur d’acier» et que «des tuyaux de 20 à 30 mètres de long» sont insérés dans ces trous. Même Israël, qui tue à petit feu la population de Ghaza, n’a sans doute pas pensé à une telle ignominie pour régler le problème que poseraient les Palestiniens. Certes, il reste encore à confirmer cette information, mais le fait que des autorités égyptiennes aient admis la véracité des informations quant à la construction de la barrière souterraine d’acier, est déjà un aveu très grave en soi. La Bande de Ghaza sous strict isolement israélien, depuis près de trois ans, n’avait certes pas besoin de ce surcroît d’épreuves créées par l’Egypte qui participe ainsi à ce blocus. Après avoir tenté de démentir, Le Caire a dû reconnaître implicitement par la voix de son chef de la diplomatie, Ahmed Aboul Gheit – qui expliquait que son pays «avait le droit de contrôler sa frontière» – ce forfait à l’encontre des Palestiniens de Ghaza. On se rappelle opportunément que c’est à partir du Caire que l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait annoncé, le 25 décembre 2008, «l’offensive» programmée, deux jours plus tard, contre la Bande de Ghaza, laquelle agression se solda par la mort de 1400 Palestiniens. De fait, un officiel égyptien du secteur d’Al Arich, proche de Rafah, a confirmé, sous le sceau de l’anonymat, que les informations quant aux travaux engagés (pour la construction d’une barrière) sont «très largement exactes». L’Egypte, devenue alliée stratégique d’Israël, participe ainsi activement de son côté à l’étranglement de la population de Ghaza pour la contraindre à se soumettre à Israël. Ne s’arrêtant pas là, Le Caire a bloqué en sus, un convoi d’aides – européennes, turques et arabes avec de la nourriture et du matériel médical – arrivé mercredi en Jordanie en provenance de Syrie et se dirigeant vers le port jordanien d’Aqaba, constitué de 250 camions de vivres destinés à la population de la Bande de Ghaza. Enfin, la dernière mesure prise par les autorités égyptiennes a été d’interdire une marche de soutien d’ONG internationales (regroupant 1400 personnes – autant que les victimes palestiniennes de l’agression israélienne en début de l’année -) au peuple palestinien. Le Caire prend ainsi fait et cause pour l’Etat hébreu, allant jusqu’au blocage et à l’interdiction de l’aide internationale aux Palestiniens, plus que jamais isolés dans leur prison à ciel ouvert, prison voulue par Israël et maintenant confortée par l’Egypte. Les méfaits du clan Moubarak n’honorent en rien une Egypte – qui a su pourtant être grande dans un passé pas aussi lointain – qui se voulait leader du monde arabe mais aura surtout montré un égoïsme sans limites, plus soucieuse de ses petits intérêts que réellement engagée dans la pérennité de ce monde arabe. En effet, la «Nation arabe» est un protocole vide de sens comme l’a montré l’hystérie égyptienne contre l’Algérie après la perte d’un simple match de football, les Egyptiens allant jusqu’à prétendre nous retirer l’«estampille» d’«Arabes», cela en sus des méfaits contre les Palestiniens qui, par leur résistance à l’ennemi sioniste, ont écrit les plus belles pages de l’histoire arabe. (L’Expression-27.12.09.)

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**Ils l’appellent à renoncer au mur avec Gaza….

Les oulémas musulmans tirent à boulets rouges sur le régime Moubarak

dilem1

Estimant que la construction par l’Égypte du mur d’acier à la frontière avec la bande de Gaza est interdit par la charia, les oulémas musulmans égyptiens et internationaux interprètent cette opération comme une action visant à “renforcer blocus imposé au peuple palestinien, à l’affamer, à l’humilier en vue de le mettre à genoux pour qu’il se résigne aux desiderata d’Israël”.

Ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer la construction par le régime égyptien d’un mur d’acier à la frontière avec la bande de Gaza. Il s’agit des oulémas musulmans, à commencer par ceux de nationalité égyptienne, qui ne mâchent pas leurs mots pour condamner cette entreprise du gouvernement Moubarak.
Ils vont jusqu’à assimiler le silence de quiconque à de la trahison vis-à-vis de la cause palestinienne, voire une “alliance avec les ennemis de Dieu et de la nation musulmane”. Ainsi, les oulémas de l’université d’Al-Azhar estiment que la construction de ce mur est une “guerre contre l’islam et les musulmans et un soutien à l’ennemi pour briser la volonté des Palestiniens, qui militent pour hisser la parole de Dieu et de son Prophète”. Tout aussi virulent, le président de l’Union internationale des oulémas musulmans, Cheikh Youssef al-Qaradhaoui, a déclaré que “le mur en acier construit par les autorités égyptiennes sur les frontières avec la bande de Gaza est interdit par la charia”, tout en signalant au passage que “l’Égypte qui a mené quatre guerres pour les Palestiniens ne doit pas entreprendre une opération à 100% anti-palestinienne”.
Selon lui, “la construction ces jours-ci par l’Égypte du mur d’acier est interdite par la charia, car, ce mur vise à fermer tous les accès à Gaza, afin de renforcer le blocus imposé au peuple, à l’affamer, à l’humilier en vue de le mettre à genou pour qu’il se résigne aux desiderata d’Israël”. Sur sa lancée, Cheikh al-Qaradhaoui dira qu’à travers la construction de ce mur d’acier, l’Égypte est en train de dire aux Palestiniens “succombez, et vive Israël”, car, expliquera-t-il, “les populations de Gaza ont eu recours aux tunnels, comme alternative au point de passage de Rafah souvent fermé, même devant les caravanes humanitaires”.
Il s’est déclaré profondément choqué par ce mur, au point qu’il dise ne pas avoir cru la nouvelle de sa construction : “Lorsque cette information a été publiée pour la première fois, j’en ai récusé la véracité et je me suis alors dit qu’une telle information vise à semer la discorde entre l’Égypte et le peuple palestinien, l’Égypte a également démenti l’information, et puis nous avons été terrifiés d’en apprendre l’exactitude.” En réponse aux déclarations des responsables égyptiens selon lesquels l’instauration du mur est une affaire de souveraineté, cheikh al-Qaradhaoui rétorquera : “L’Égypte est un pays libre et souverain, mais elle n’est pas libre d’aider à tuer les siens, ses frères et ses voisins palestiniens.” Avant d’ajouter que cela ne lui est pas permis “au nom du nationalisme arabe, de la fraternité islamique et de la fraternité humanitaire”.
À ce titre, il soulignera que l’Égypte “doit ouvrir le point de passage de Rafah à la population de Gaza, c’est le seul poumon par lequel ils respirent. C’est son devoir de ne pas participer à asphyxier et à tuer la population de Gaza”. Il ne manquera pas de solliciter l’intervention de la Ligue arabe et de l’Organisation de la Conférence Islamique afin qu’elles œuvrent à arrêter cette tragédie, tout en lançant un appel à tous les amis de l’Égypte afin qu’ils essayent de la dissuader à commettre ce “crime qui demeure injustifié”.
De son côté, un membre du parlement égyptien, Mohamed al-Oumda, a affirmé que la construction de ce mur constitue une “honte” pour tous les Égyptiens, gouvernement et peuple, appelant à un large mouvement pour s’y opposer. Il annoncera avoir intenté une action en justice contre le président Hosni Moubarak et le chef du gouvernement égyptien, pour leur responsabilité directe dans la prise de décision. (Liberté-30.12.09.)

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**Le gouvernement israélien multiplie ces derniers jours les provocations et les agressions contre les civils palestiniens. Il élève le degré de la provocation en s’attaquant aussi aux chrétiens de Palestine et d’Israël. Son objectif est de semer le chaos et la guerre.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Des signes annonciateurs de terreur, de larmes, de sang, de guerre. Le gouvernement d’Israël les multiplie. La semaine dernière, le Grand Rabbinat d’Israël a menacé les propriétaires d’hôtels, de restaurants, de salles de spectacles… de représailles commerciales s’ils s’amusaient à embellir leurs édifices des traditionnelles décorations de Noël (sapins, guirlandes…). Autrement dit, le Grand Rabbinat interdit aux chrétiens de fêter l’anniversaire de la naissance du prophète Jésus sur la terre qui l’a vu naître.

 « Nous envisageons de rendre publique une liste des établissements qui passeront outre et d’appeler ensuite à les boycotter », a déclaré Ofer Cohen, directeur du « Lobby pour les valeurs juives » du Rabbinat en question. Deux jours après, le gouvernement israélien a décidé d’autoriser l’implantation de quelque 300 nouveaux logements dans Jérusalem—Est, alors même qu’il s’était engagé à geler les colonies pour une durée de 10 mois. Toujours dans la même semaine, l’armée israélienne a abattu, froidement et sans aucune raison, trois civils palestiniens en Cisjordanie.

 La communauté internationale, en particulier les USA et l’Union européenne, a dénoncé ces décisions et les assassinats de civils. Les USA ont exigé des explications pour ce qui concerne la menace du Grand Rabbinat contre les chrétiens et condamné l’assassinat des civils et la nouvelle vague de colonies à Jérusalem-Est.

 Même si Palestiniens et chrétiens de Palestine et d’Israël ne s’attendent nullement à voir les gouvernants israéliens et leurs chefs religieux plier dans l’immédiat devant la communauté internationale, il ne reste pas moins que ce sont, pour l’heure, les USA et l’Union européenne qui dénoncent publiquement les multiples agressions d’Israël. Ce n’est pas rien. En ces moments graves, les pays arabes se taisent. Mieux, le pouvoir égyptien de Hosni Moubarak a lancé la construction d’un mur souterrain (15 mètres de profondeur) en acier sur la frontière qui le sépare de Ghaza !

 Peut-on dans ces circonstances exclure l’hypothèse selon laquelle le destin de Ghaza et de la Palestine est chose entendue entre l’Egypte de Moubarak et Israël ? Il serait mal venu, pour ne pas dire ridicule, de critiquer aujourd’hui les condamnations prononcées par les USA et l’Union européenne contre le pouvoir israélien en les qualifiant de simples discours sans effets réels. Il faudrait que les « frères » arabes montrent leur solidarité agissante envers les Palestiniens, avant de se permettre des reproches à l’Occident. Cet Occident dont les peuples ont manifesté des semaines entières leur soutien aux populations de Ghaza lors du dernier massacre qu’elles ont subi voilà une année. Les peuples de cet Occident qui ont poussé leur justice à enregistrer les plaintes de familles palestiniennes contre les dirigeants sionistes pour crimes de guerre et crime contre l’humanité.

 Tzipi Livni, l’ex ministre des Affaires étrangères durant les bombardements de l’hiver 2008, n’a-t-elle pas renoncé, voilà une dizaine de jours, à sa visite en Angleterre de peur d’être arrêtée et inculpée pour crimes de guerre ? Quel est le pays arabe qui a permis à ses populations de manifester librement et durant toute la durée du massacre sa solidarité à Ghaza ? Certains régimes arabes, tel celui de l’Egypte, ont poussé l’humiliation jusqu’à réprimer les manifestations de leurs peuples ! C’est pourquoi, il est très important que les puissances américaine et européenne condamnent les actes de guerre et de colonisation de la Palestine. L’histoire enregistre et témoignera le jour venu.

 Pour l’heure, il est clair que le mouvement sioniste manifeste ouvertement son refus d’un Etat palestinien libre dans ses frontières de 1967, avec comme capitale Jérusalem-Est. Pour l’heure, le régime sioniste montre qu’il poursuit un programme de purification ethnique en Palestine. Lorsqu’il aura conquis toute la Palestine, son ambition s’orientera ailleurs, vers les autres terres voisines. Personne ne pourra dire alors qu’il ne savait pas. Parce que d’un mouvement né au 19e siècle pour l’émancipation des juifs (et soutenu par les Arabes, en particulier par le roi Fayçal d’Arabie), le sionisme a mué, dès la fin de la 2e Guerre mondiale, en un terrible projet colonial, raciste, xénophobe et provocateur de guerres et de misères. C’est cela aussi la vérité de l’Etat d’Israël d’aujourd’hui.(Le Quotidien d’Oran-30.12.09.)


 

 

11 réponses à “Derrière le mur de la honte, se cache le vrai visage de l’Egypte”

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