La Libye:quel avenir?

 **La Libye plongée  dans le chaos

La Libye soi-disant «libérée» par l’Otan de la «dictature» d’El Gueddafi, est livrée aux milices armées qui font la loi

**comme la Somalie après la chute de Siade Barré

La Libye va à veau l’eau. Ses autorités post-Kadhafi sont dépassées par les milices armées qui mènent le pays comme elles l’entendent, alors que l’insécurité règne à Tripoli où les missions diplomatiques ferment leurs portes les unes après les autres.

La Libye:quel avenir?

Plus préoccupant pour l’ensemble de la région jusqu’au fin fond du Sahara, le sud du pays après avoir été une plaque tournante du trafic d’armes est devenu un sanctuaire de djihasistes…Le 15 septembre 2011, l’Otan, notamment la France et la Grande-Bretagne se félicitaient à Benghazi, la ville où avait été allumé le “printemps de Tripoli”, de l’entrée du peuple libyen dans le monde démocratique !


Le choix de cette date alors que Kadhafi résistait encore n’était pas fortuit. Nicolas Sarkozy, alors locataire de l’Élysée, tenait à faire un pied de nez à Kadhafi qui ne devait  être assassiné qu’un mois plus tard.  Le président français qui commandita l’insurrection contre son homologue alors qu’une année auparavant, il a déroulé les ors de son palais présidentiel pour lui, lui permettant même de monter sa tente dans une prestigieuse résidence présidentielle de Paris, cherchait à l’abattre psychologiquement en le narguant dans la seconde ville libyenne le jour de la commémoration de sa “révolution verte”. Le “guide” a été assassiné dans des circonstances non élucidées le 20 octobre 2011. Deux ans plus tard, la Lybie n’en finit plus de s’enfoncer dans le chaos. Les violences se sont même intensifiées depuis l’été avec une recrudescence des attentats à la voiture piégée et des assassinats, à Benghazi et dans la capitale. Pourtant, les parrains du printemps libyen avaient cru avoir assis le pays en le dotant d’un Parlement, d’une Constitution et d’un gouvernement. Les nouvelles autorités, bien qu’auréolées du soutien des capitales occidentales, peinent à rebâtir un appareil sécuritaire et même une structure étatique. Les  milices armées ont refusé de se fondre dans la nouvelle armée et font régner la loi du plus fort, hors de tout contrôle. “Les armes se sont répandues parmi la population et les groupes armés ne sont pas assujettis aux ordres supérieurs”, a résumé la mort dans l’âme le premier ministre, Ali Zeidan qui avait été kidnappé puis relâché, dans des conditions troubles, par des milices. Une grande partie du pays échappe au contrôle du gouvernement “légitime” et le risque de partition est vraiment d’actualité. Le gouvernement et les groupes armés se disputent ouvertement le contrôle de la rente pétrolière : les régions pétrolières comme les tribus minoritaires menacent d’entrer en  sédition.  C’est le cas par exemple des Amazighs qui ont envahi et saccagé le 13 août, le siège du Congrès général national, des Touareg et des Toubous du Sud qui se sentent marginalisés dans la Libye post-Kadhafi.  Sur le plan économique, la situation est désastreuse : la production de l’or noir est tombée à 250 000 barils par jour, pour une capacité quotidienne de production de 1,6 million de barils avant la “révolution”. Sur le plan sécuritaire, il suffit de relever que le pays est devenu une zone de repli et une base arrière pour les groupes djihadistes. Aqmi, chassé du Nord-Mali par l’opération française Serval y a pris ses quartiers, un appel d’air pour tous les groupes terroristes en activité dans le Sahel saharien, des côtes mauritaniennes à la Somalie en passant par le Niger, le Nigeria, le Kenya…de l’Afrique de l’Ouest jusqu’au Sinaï. Voila le résultat de ce 20 octobre 2011, lorsque le monde découvrit les images sanglantes du dictateur déchu, Mouammar Kadhafi. Quelques heures après, il sera déclaré mort, sans que les circonstances de son décès soient clairement définies. Deux ans après, elles ne le sont toujours pas. Human Rights Watch a réclamé  l’ouverture d’une enquête par les autorités libyennes pour que les responsables de ce crime soient jugés, sans succès. L’exécution d’un prisonnier est un crime de guerre. Le son de cloche que le Guide de la révolution verte aurait été liquidé par des barbouzes de Sarkozy n’est toujours pas dissipé. C’est la thèse que soutient le très sérieux quotidien romain Corriere della Sera  dans un article paru le 29 septembre 2012.
A l’origine de cette allégation, les propos de Mahmoud Jibril, l’ancien Premier ministre du gouvernement de transition et président du Conseil exécutif du Conseil national de transition (CNT) libyen, lors d’une interview diffusée sur la télévision égyptienne Dream TV : “Un agent étranger était infiltré avec les brigades révolutionnaires pour tuer le colonel Kadhafi”. La thèse avait été reprise par le quotidien britannique Daily Telegraph sur la base d’entretien avec Rami al-Obeïdi, l’ancien responsable des relations avec les agences de renseignement étrangères pour le CNT, qui avait affirmé sans détour que les services secrets français ont joué un rôle direct dans la mort de Kadhafi.
Ce qui est certain, c’est quele convoi de Kadhafi en fuite à Syrte a bien été atteint par des tirs d’avions français. Rami al-Obeidi avait ajouté une information surprenante : “C’est le chef d’État syrien qui a transmis le numéro de téléphone satellitaire de Kadhafi aux services secrets français”. Localiser le téléphone satellite et son propriétaire aurait ensuite été un jeu d’enfant pour les experts de l’Otan.*Liberté.dz-21 Oct 2013

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*Quand l’Algérie a failli stopper la guerre en Libye

Selon une source diplomatique, l’Algérie allait mettre fin à la guerre en Libye dès son début, si ce n’était l’intervention de la France et d’autres pays arabes qui s’y sont opposés.

L’Algérie avait proposé à El Gueddafi une offre pour mettre fin à la guerre civile, le 15 mars 2011, soit deux jours avant que le Conseil de sécurité ne décide d’imposer une zone d’exclusion aérienne. L’initiative algérienne était basée sur quatre axes : d’abord demander au Guide de s’engager à se retirer du pouvoir dans les deux mois, puis promettre une élection présidentielle dans les 60 jours qui suivent, ensuite stopper les affrontements et amnistier les recherchés, et, enfin débuter des négociations avec les rebelles, à Alger où ailleurs.

El Gueddafi, qui était plutôt réticent, allait accepter la proposition d’Alger surtout que son fils, Seïf El Islam, était plutôt favorable avec seulement une condition : qu’un proche de Mouammar El Gueddafi ou l’un de ses enfants puisse se présenter à la présidentielle. Sarkozy avait prévenu le gouvernement libyen, via des intermédiaires, que lui-même et son entourage n’auraient pas droit à l’immunité et seraient présentés devant les tribunaux internationaux.

Selon des sources sûres, l’ambassade d’Algérie à Tripoli était le point de rencontre entre le gouvernement El Gueddafi et les pays qui menaient la guerre contre lui. Et selon une source diplomatique, le régime El Gueddafi avait essayé de conclure un accord avec les rebelles armés pour partager le pouvoir en mars 2011. Mais l’opposition était manipulée par des puissances régionales et internationales qui voulaient que la guerre continue. En avril 2011, l’Algérie a décidé de fermer son ambassade de peur que des archives et des documents secrets n’incriminent de hauts responsables arabes et occidentaux.*El Watan-vendredi 11 septembre 2015

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*Blocage pétrolier et instabilité politique :

la Libye s’enfonce dans la crise

La Libye s’enfonce dans une crise économique et politique sans précédent après l’échec des autorités à lever le blocage des principaux terminaux pétroliers du pays par des autonomistes et la mobilisation de partis politiques pour faire tomber le gouvernement.

Des gardes des installations pétrolières bloquent depuis fin juillet trois ports pétroliers dans l’est libyen, provoquant une chute de la production de pétrole à 250 000 barils/jour, contre près de 1,5 million b/j avant le début de ce mouvement.

Ce riche pays pétrolier dépend exclusivement de ses revenus d’hydrocarbures, qui représentent plus de 96% de son Produit intérieur brut.

Les pertes occasionnées par la crise sont de plus de 9 milliards de dollars, selon les dernières estimations du ministère du Pétrole.

La situation devient de plus en plus critique. Le gouvernement risque de recourir à des prêts pour pouvoir honorer ses engagements, a averti le représentant d’une institution financière internationale en poste à Tripoli.

Initialement, les protestataires -des hommes lourdement armés- accusaient le gouvernement de corruption, évoquant des malversations sur les quantités de brut chargées sur les pétroliers.

Tout en réfutant ces accusations, le gouvernement central avait annoncé l’ouverture d’une enquête. Mais cette initiative n’a pas satisfait les protestataires qui ont rapidement affiché leurs véritables intentions en réclamant l’autonomie de leur région, la Cyrénaïque, dans le cadre d’un système fédéral.

Leur chef, Ibrahim Jodhrane, s’était d’ailleurs autoproclamé en août président d’un bureau politique de la Cyrénaïque, avant d’annoncer en octobre la formation d’un gouvernement local.

Option militaire ?

Le Premier ministre, Ali Zeidan, a refusé de négocier avec ce gouvernement autoproclamé, considéré par Tripoli comme illégal, tout en donnant son feu vert à des médiations du Congrès général national (CGN, Parlement) et de tribus. Ces tentatives n’ont pas trouvé écho auprès des protestataires qui exigent entre autres l’attribution à la région de la Cyrénaïque de sa part des revenus pétroliers.

M. Zeidan a multiplié les menaces d’un recours à la force contre les protestataires, sans toutefois passer à l’action par crainte, selon lui, d’une effusion de sang.

Si le gouvernement choisit l’option militaire pour lever le blocus, il complique la situation et risque de faire entrer le pays dans une phase encore plus critique, estime Khaled Al-Ballab, professeur de sciences politiques à l’Université al-Margab, dans l’est du pays.

Les partisans de l’autonomie de la Cyrénaïque se sont imposés comme une entité politique. Il faut donc traiter et négocier avec eux, a-t-il ajouté.

Mais les protestataires ont choisi l’escalade, en annonçant début janvier leur intention de vendre eux-mêmes le brut.

Mercredi, M. Zeidan a qualifié cette annonce de tentative d’atteinte à la souveraineté nationale et a menacé de faire couler tout navire qui tenterait de rallier les ports contrôlés par les protestataires.

Les détracteurs d’Ali Zeidan au Congrès accusent le gouvernement de faiblesse et le critiquent notamment pour ne pas avoir pu rétablir la sécurité dans le pays, en proie à l’anarchie depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Seuls maîtres à bord

Des députés tentent depuis des mois de faire tomber le gouvernement, sans toutefois réussir à rassembler le nombre de voix requis.

Une motion de censure envisagée par 72 députés, la plupart du Parti de la justice et de la construction, issu des Frères musulmans, n’a pas abouti jusqu’ici faute de consensus.

M. Zeidan, un indépendant, a estimé mercredi que ses détracteurs formaient une minorité au CGN et, tout en défendant le travail de son gouvernement, a annoncé un prochain remaniement ministériel.

« Le Congrès n’est pas en mesure de provoquer la chute du gouvernement pour la simple raison qu’il est incapable de s’entendre sur un remplaçant à M. Zeidan », a estimé l’analyste libyen Fraj Najm.

La grogne monte également contre le Congrès après l’adoption fin décembre par cette instance d’une résolution prolongeant son mandat -qui devait s’achever en février- jusqu’au 24 décembre 2014.Certains membres du Congrès veulent se débarrasser du gouvernement pour justifier la prolongation de leur mandat et se présenter comme les seuls maîtres à bord, selon M. Najm.*Source : letempsdz.com-samedi 11 janvier 2014

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*Mokhtar Belmokhtar a-t-il été capturé?

 

La nouvelle rapportée massivement par la presse libyenne et reliée par les médias nationaux ne laisse pas indifférents les observateurs de la scène sécuritaire.

Mokhtar Belmokhtar, chef terroriste d'El Mourabitoune

Connu sous le sobriquet Belaouer (le borgne), le tristement célèbre Mokhtar Belmokhtar, chef terroriste d’El Mourabitoune, une organisation armée née d’une fusion entre Les signataires par le sang et le Mujao, aurait été arrêté par des Forces spéciales américaines en Libye.
La nouvelle rapportée massivement par la presse libyenne et reliée par les médias nationaux ne laisse pas indifférents les observateurs de la scène sécuritaire. Cependant, ils ne manqueront pas de s’interroger sur les tenants et aboutissants de cette affaire qui demeure pour le moins que l’on puisse dire intrigante! D’abord, sur la présence des Forces spéciales américaines sur le territoire libyen, ensuite, du contexte ayant conduit à l’arrestation d’un des chefs terroristes les plus recherchés dans le monde.
Les informations font état que ce disciple de l’AIS, aurait été arrêté ainsi que ses lieutenants après l’assaut donné par le général libyen Khalifa Haftar, contre les groupes armés terroristes, lequel précise-t- on a été lancé conjointement avec les Forces spéciales US. Des sources sécuritaires citées par la presse libyenne rapportent même que Mokhtar Belmokhtar sera transféré vers les Etats-Unis. Cet islamiste a été donné pour mort plusieurs fois. La dernière information en date est celle prononcée par les autorités militaires tchadiennes lors d’un raid, le 2 mars 2013.
L’information s’avère erronée. A l’origine de l’attaque de Tiguentourine contre un site gazier et de plusieurs attentats kamikazes au Niger ayant occasionné des dizaines de morts parmi la population, mais de militaires aussi, Belmokhtar est un terroriste redoutable selon les Américains. Sa tête a été mise à prix mort ou vivant pour une somme de 5 millions de dollars. Ce brigand du désert est également connu pour diverses activités subversives, dont la contrebande, l’immigration clandestine, la drogue et le trafic d’armes. Traqué par l’ANP, ce chef terroriste trouve refuge au Mali, avant d’émigrer au Niger pour finir en Libye d’où il entend contrôler tout le Sahel, planifier des attaques contre les intérêts occidentaux et leurs alliés locaux. Son signalement a coïncidé avec la tentative d’enlèvement contre la représentation diplomatique algérienne en Libye. Ce qui a fait de lui le premier suspect selon des sources très au fait des donnes qui prévalent actuellement en Libye. Son arrestation demeure pour l’heure une incertitude et l’information est traitée au conditionnel.
La prétendue neutralisation de Mokhtar Belmokhtar, concourt aussi au plan de lutte Al Karama (la dignité) contre les groupes armés affiliés à Al Qaîda au Maghreb islamique déclenché par le général Khalifa Haftar.
Dans un entretien accordé à l’organe de presse Al Chark Al Awsat, cet officier déclare faire la guerre aux islamistes armés, des ennemis pour la nation libyenne, mais égyptienne aussi. Dans son entretien, il atteste que les groupes armés sont devenus une préoccupation majeure, les combattre avec détermination est le seul moyen qui permette à la Libye de sortir de la crise même à long terme. Le général confie dans ce contexte n’avoir reçu l’aide de personne et ne bénéficier d’aucun soutien régional faisant allusion à l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte. A ce propos, il ne compte que sur ses moyens propres et l’assistance de l’armée libyenne qui adhère, selon lui, à sa cause, qu’il prépare depuis deux ans. Ce général avait pris l’initiative de lancer une offensive contre le fief des terroristes à Benghazi. Il confie qu’au moins une quarantaine de terroristes de différentes nationalités ont été écroués dans cette ville située à l’est de la Libye. Pour ce militaire, les groupes islamistes armés qui constituent, aussi bien un risque dans son pays, qu’ une grande menace pour les pays voisins dont l’Algérie, doivent être traqués par tous les moyens. L’objectif de son plan «l’opération Al Karama», s’inscrit justement dans cette perspective.
Il écarte, par ailleurs, toute intervention militaire étrangère, d’où l’interrogation sur l’arrestation de Mokhtar Belmokhtar par des GI. Dans son entretien, le général ne fait aucune déclaration sur la neutralisation de Mokhtar Belmokhtar.*Par Ikram GHIOUA – L’Expression-Jeudi 22 Mai 2014

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**Au moins 88 morts et 130 blessées dans des heurts dans le sud libyen

–Le Monde.fr avec AFP-25.01.2014

Au moins 88 personnes ont été tuées et 130 blessées en deux semaines d’affrontements entre tribus rivales à Sebha, dans le sud de la Libye, impliquant des partisans du régime déchu de Mouammar Kadhafi, a-t-on appris samedi 25 janvier de source hospitalière.« Depuis le déclenchement des combats, le 11 janvier, jusqu’à vendredi soir, le nombre des morts a atteint 88 », a déclaré un responsable de l’hôpital de Sebha, Abdallah Ouheida, faisant état de plus de 130 blessés. Il a indiqué que le nombre des victimes pourrait être plus élevé, dans la mesure où des blessés ont été admis dans d’autres établissements hospitaliers de la région.

Le responsable a fait état d’« affrontements sporadiques » entre groupes armés samedi, sans faire état de victimes. Initialement, les affrontements ont éclaté entre les deux tribus rivales d’Awled Sleiman et les Toubous, avant que des partisans de l’ancien régime ne profitent des violences pour occuper une base militaire dans cette région.

Selon le président du conseil local de la ville, Ayoub Al-Zarrouk, des groupes armés ont repris le contrôle de la base aérienne de Tamenhant, en banlieue, après l’échec d’une première attaque repoussée la semaine dernière par les forces gouvernementales.

Le gouvernement avait alors affirmé que la situation était « sous contrôle » et qu’il avait envoyé des troupes supplémentaires. Contrairement aux affirmations des autorités, ces renforts ne sont pas encore arrivés dans la ville, a déploré M. Zarrouk.

Vendredi soir, la présidence du Congrès général national (CGN, Parlement), a annoncé la formation d’une force chargée de rétablir l’ordre dans le sud libyen. Le CGN avait décrété la semaine dernière l’état d’urgence, sans que cette décision ne soit suivie de mesures concrètes.

Le Sud libyen est régulièrement le théâtre d’affrontements meurtriers entre les tribus arabes et celle des Toubous. Les combats les plus meurtriers y ont eu lieu en 2012, faisant près de 150 morts, avant la conclusion d’une trêve. Les Toubous, d’origine subsaharienne, vivent à cheval sur la Libye, le Tchad et le Niger, et dénoncent leur marginalisation au sein de la société libyenne.*Le Monde.fr avec AFP-25.01.2014

**Quatre employés de l’ambassade d’Egypte enlevés en Libye

Quatre employés de l’ambassade d’Egypte à Tripoli, dont l’attaché culturel, ont été kidnappés samedi 25 janvier 2014, au lendemain de l’enlèvement d’un autre diplomate égyptien dans la capitale libyenne, a annoncé le ministère des affaires étrangères égyptien.Les autorités libyennes n’ont fourni aucun détail sur ces enlèvements, qui font suite à l’annonce par une puissante milice libyenne de l’arrestation de son chef en Egypte.*Le Monde.fr avec Reuters-25.01.2014

**la stratégie du contrôle par le chaos

Les brigades de Misrata qui se sont récemment illustrées à Tripoli en tapant le carton dans la foule, tuant 56 civils et blessant plus de 400 autres selon un dernier bilan, ont quitté la capitale libyenne. De quoi, en apparence, laisser croire que le gouvernement fantoche du Premier ministre Ali Zeidan a repris la main sur ces groupes armés qui contrôlent le territoire, en lieu et place de l’État.Il subsiste ainsi de nombreuses autres milices, qui n’ont rien à envier en matière de férocité sanguinolente à leurs semblables de Misrata. Il suffit d’emprunter la route qui mène à l’aéroport de Tripoli pour s’en convaincre, au fur et à mesure que l’on se soumet aux différents check-points des brigades de Zenten, une ville pourtant située à 160 Km au sud-ouest de la capitale… C’est le péage Kalachnikov en quelque sorte : il faut verser son obole pour éviter d’être rafalé.On se souvient que les milices Ansar al-Charia avaient été contraintes de quitter Benghazi, fortement soupçonnées d’avoir manigancé l’attaque contre le consulat américain de cette même localité, dans laquelle l’ambassadeur Chris Stevens avait été tué, le 11 septembre 2012. Trois mois plus tard, elles paradaient à nouveau en ville, dont elles tiennent aujourd’hui les principaux points d’entrée.Le gouvernement ne dispose d’aucun moyen pour régler le problème des milices, si ce n’est de parvenir à les déplacer temporairement. Un jeu de dupes qui pour l’instant favorise surtout la coopération militaire avec les Etats-Unis, qui se sont engagés à former près de 10 000 soldats libyens, mais la formation aura lieu en… Bulgarie ! Car en Libye, ce serait trop dangereux, ont estimé les Américains.Les milices disposent en effet d’un très lourd arsenal militaire, récupéré dans les dépôts d’armes et les casernes de la défunte Jamahiriya arabe libyenne. Résultat, le gouvernement ne parvient pas à appliquer la loi 27, qui stipule le départ des groupes armés des principales villes du pays. En revanche, ces mêmes groupes ont imposé l’adoption de la loi d’exclusion politique, qui vise à empêcher toute personne associée de près ou de loin à la Jamahirya d’accéder aux moindres responsabilités officielles. Obtenant aussi au passage la tête du président du Congrès général national et celle du ministre de la Défense.Régulièrement, des magistrats ou des responsables politiques sont au minimum intimidés, voir assassinés, mais les auteurs de ces méfaits savent qu’ils n’ont rien à craindre de la justice, puisqu’elle n’existe plus.L’équilibre de la terreur qui prévaut entre les différents groupes armés est donc le ciment de la Libye post-Kadhafi, empêchant de fait l’une ou l’autre de ces milices de s’imposer, avec la garantie qu’elles ne se regrouperont jamais puisque leurs intérêts ne sont pas similaires. Une stratégie du contrôle par le chaos comme l’Empire les affectionne.*diktacratie.com-Par Nico Ramirez- 21 novembre, 2013

*réactions des internautes:

**En Libye, la tragédie de l’ordonnance de l’ordre par le chaos. Détruire ce qui était beau pour recontruire de la laideur, de l’ignominie.
Pourquoi détruire ce qui est beau si c’est pour bâtir de l’abject ?
Pourquoi laisser détruire ce qui est beau ?
Pourquoi ne pas vouloir rendre beau ce qui a été enlaidi ?
La Libye est une métaphore du destin de la France, en elle, nous voyons notre chaos programmé, prémédité, comme la Libye, nous sommes gouvernés par des assassins.
À chacun ses assassins, nous, nous avons les nôtres, à chacun de se charger des siens ! Le chaos, c’est pour les élites corrompues et l’ordre, c’est pour les peuples de Terre !*le 23/11/2013 par Pierre Ghi

**Quel contrôle ? Il n’est plus possible de sortir une goutte de pétrole de la Libye et le chaos qui y règne est une preuve assez éloquente des effets négatifs de la guerre « démocratique » pour que cela fournisse aux Russes l’argument massue qui consiste à dire : « Pas question de transformer la Syrie en nouvelle Libye.«   Je ne vois pas là une victoire de l’oncle Sam qui exercerait un contrôle du pays, mais juste une politique de terre brûlée menée par un empire qui sent la déroute poindre : « Kadhafi voulait créer le dinar or et faire sortir son pays de la sphère du pétrodollar : voyez ce qu’est devenu le pays, les Chinois ne pourront jamais s’installer là & plus personne ne pourra en faire quoi que ce soit, pas même les Libyens eux-mêmes…Que la Libye serve d’exemple à tous ceux qui veulent cracher sur le dollar ! Soit vous acceptez notre domination et on vous fous la paix, on se contentera de venir piller vos ressources, soit vous la refusez et c’est le chaos.  » **le 22/11/2013 par matrix le gaulois

**Cela m’attriste de voir un pays sombrer dans le chaos
à voir nos politiciens en France, fermer les yeux et montrer du doigt le problème de l’immigration alors que le problème c’est le sionisme qui manipulent les dirigeants de notre état par l’argent et qui mène un combat de titans pour réduire en esclavage toute la population Africaine.Tripoli c’est le nouveau Bagdad.

**Les Français ne sont pas à l’abri non plus dans les territoires hostiles, avec le rôle de Nicolas Sarkozy dévastateur en Libye et je parle pas d’Hollande au Mali et en Syrie la France a une mauvaise image sur le dos.
L’histoire a une mémoire.
Les Libyens ont une mémoire.

**La faute au occidentaux tout court, du dirigeant au peuple. L’intervention en libye a était soutenu a 96% par le peuple francais et la syrie, il a fallu attendre que la russie montre les dents.Vivement le retour de baton pour vous.

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**Des combattants libyens qui avaient bénéficié du soutien de l’OTAN, tenus responsables de l’attaque de Benghazi

Les combattants libyens qui avaient bénéficié du soutien de l’OTAN ont perpétré l’attaque contre la mission américaine à Benghazi qui a entraîné la mort de quatre Américains l’année dernière, a rapporté samedi le New York Times.

Une enquête menée par le New York Times et publiée sur son site internet n’a débouché sur « aucune preuve indiquant qu’Al-Qaïda ou d’autres groupes terroristes internationaux ont eu le moindre rôle dans cet assaut ».

Cette attaque a été perpétrée par des combattants locaux qui avaient directement bénéficié du soutien étendu en force de frappe aérienne et en logistique lors de l’insurrection contre l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, selon l’enquête qui s’appuie sur des entretiens réalisés auprès de Libyens qui ont été témoins de l’attaque.

L’ambassadeur des États-Unis en Libye, Christopher Stevens, un officier du département d’Etat et deux anciens membres des Navy Seals (force spéciale de la Marine de guerre américaine) chargés de la sécurité au consulat sont morts le 11 septembre 2012 dans « l’attaque la plus importante contre les installations américaines » depuis le 11 septembre 2001.

L’attentat avait été en grande partie alimenté par la colère à l’égard d’un film amateur islamophobe tourné aux États-Unis et diffusé sur internet, a rappelé le quotidien, qui ajoute qu’il est difficile de discerner les amis des alliés de circonstance dans les pays dotés d’une culture affectée par des décennies de sentiments anti-Occident.

Le New York Times a accusé Ahmed Abu Khattala, un chef de milice locale qui « n’a aucune affiliation connue avec les groupes terroristes », d’avoir orchestré l’attaque, avant d’indiquer que les autorités américaines le considéraient comme « l’un des principaux suspects ».

Cette conclusion est en contradiction avec une thèse populaire selon laquelle l’attaque a été perpétrée par Al-Qaïda. L’administration Obama a été accusée de dissimuler les preuves confirmant le rôle d’Al-Qaïda dans l’attaque de manière à éviter de remettre en question les revendications du président américain selon lesquelles le groupe terroriste a été décimé après la mort d’Oussama ben Laden.*Source : french.peopledaily.com.cn-lundi 30 décembre 2013

**19 morts dans des affrontements tribaux dans le Sud

Au moins 19 personnes ont été tuées et 20 autres blessées samedi dans des affrontements entre deux tribus rivales à Sebha, dans le sud de la Libye, a annoncé à l’AFP un responsable local.

De violents affrontements opposent depuis très tôt ce matin (samedi) les Toubous à la tribu d’Awled Sleiman. Jusqu’ici, on dénombre 19 morts et 20 blessés, a déclaré Ayoub Al-Zarrouk, président du conseil local de Sebha.

Selon des sources locales, les combats ont éclaté après la mort jeudi du chef d’une milice de la tribu arabe d’Awled Sleiman, qui accuse les Toubous d’être derrière ce meurtre.

Des témoins ont indiqué que des combats violents étaient toujours en cours samedi en fin d’après-midi et que des colonnes de fumée étaient visibles dans plusieurs partie de la ville.

L’aéroport international de Sebha était fermé, selon une source aéroportuaire à Tripoli.

Ces affrontements sont les plus importants entre les deux tribus depuis le cessez-le-feu conclu en mars 2012 pour mettre fin à des combats ayant fait près de 150 morts et 400 blessés.

Les Toubous, à la peau noire, vivent à cheval sur la Libye, le nord du Tchad et du Niger. Ils dénoncent leur marginalisation au sein de la société libyenne.

Ils sont accusés régulièrement par les autres tribus de compter dans leurs rangs des combattants étrangers venus notamment du Tchad. Les tribus arabes dénoncent l’inaction du gouvernement face à une invasion étrangère, en l’absence d’une armée nationale organisée capable d’imposer l’ordre.

Les affrontements tribaux à Sebha pourraient affecter la production pétrolière dans plusieurs champs pétroliers dans cette région désertique, au moment où le pays fait déjà face à une crise pétrolière sans précédent après le blocage depuis juillet des principaux terminaux pétroliers dans l’est du pays.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, plusieurs affrontements meurtriers ont eu lieu entre tribus, notamment dans le sud et l’ouest de la Libye, en raison de différends historiques ou pour le contrôle de la contrebande aux frontières.

Des tribus et habitants ont puisé dans l’arsenal militaire du régime déchu et n’hésitent pas à recourir aux armes à la moindre querelle.* Source : romandie.com-samedi 11 janvier 2014

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**Les racines du mal

Al Qaîda innove en Libye. Ses terroristes creusent des tunnels pour passer en Tunisie. L’Algérie déploie d’intenses efforts pour une étroite coopération avec les pays du Sahel pour sécuriser et développer à terme la région. C’est le sens de la dernière tournée effectuée en Mauritanie, au Mali et au Niger par notre ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Les forces de l’ONU, les militaires africains et l’armée malienne pourchassent les terroristes au Nord Mali. Cela reste insuffisant, car chacun sait que le germe du fléau terroriste se trouve en Libye. A l’intérieur de ce pays, les groupes armés évoluent en toute impunité. Les dirigeants peinent à y assurer l’ordre dans leur territoire qui s’étend sur près de 2 millions de km². Une situation qui dure depuis 2011 et qui s’aggrave au fil du temps. D’autant que les groupes terroristes se servent de la Libye comme sanctuaire d’où ils lancent leurs opérations sur l’ensemble de la région du Sahel. Ils disposent de quatre «portes de sortie» (Algérie, Niger, Tchad et Soudan) qui donnent directement sur le champ de bataille. Des passages dont la longueur cumulée s’étend sur plus de 3000 km en zones désertiques. Si les pays dits du champ s’organisent, à l’est et à l’ouest de la Libye, les terroristes ont la partie plus facile. Tant la Tunisie à l’Ouest que l’Egypte à l’Est sont en proie à des problèmes internes qui limitent leurs moyens d’intervention aux frontières. Ils font cependant ce qu’ils peuvent. Pour déjouer les surveillances terrestres et aériennes, les terroristes creusent des tunnels et traversent avec armes et bagages les frontières. Sans être fin stratège militaire, il est clair que toutes les opérations qui peuvent être entreprises en aval si elles peuvent déboucher sur des victoires ne régleront cependant pas définitivement la crise au Sahel. C’est en amont, à la racine du mal qu’il faut chercher la solution. Cette racine est localisée en Libye. La situation y est tellement incontrôlable que la grande criminalité se confond avec le terrorisme. Lundi dernier, c’est un fourgon transportant des fonds qui a été attaqué par un groupe armé qui a ainsi fait main basse sur 65 millions de dollars. Quand un ambassadeur des Etats-Unis se fait assassiner, quand le Premier ministre du pays se fait lui-même enlever, on ne peut que mieux mesurer la profondeur du désastre. Plus les jours passent et plus la situation se complique. Le temps joue en faveur du terrorisme. Hier, des informations faisaient état de terroristes déployés en Syrie qui se replient en Libye depuis que les forces de l’ordre syriennes ont repris l’avantage sur le terrain. Il est certain que tout ceci n’a pas échappé aux pays du champ ni aux puissances comme les Etats-Unis et la France. Personne ne doute que d’immenses intérêts pétroliers en Libye pèsent dans la prise de décision des moyens à mettre en oeuvre pour neutraliser le terrorisme en Libye. L’uranium du Niger aussi. Quoi qu’il en soit et tant que la partie nord du Mali est quadrillée par les militaires de la Minusma et les forces françaises, ce sont les frontières Est et Ouest de la Libye qui vont subir les assauts des terroristes. Les attentats terroristes signalés, chaque jour, en Egypte et en Tunisie, en sont la preuve. Avec pour effet d’entraver le déroulement du processus de paix engagé entre les Palestiniens et Israël. Ce qui convient tout à fait à l’Etat hébreu qui trouve son compte dans ce désordre et lui permet de mieux traîner les pieds dans les négociations. En attendant, les pays du Sahel devraient, pour ne pas perdre de temps, se consacrer au développement qui conditionne la paix. En attendant aussi, les tunnels par lesquels les terroristes s’infiltrent en Tunisie représentent une nouvelle menace. C’est pourquoi il faut extraire le mal à la racine!*Par Zouhir MEBARKI -L’Expression-30.10.2013

*trois personnes tuées et découverte du corps d’un banquier enlevé

Trois Libyens ont été tués par balles, dont un responsable d’une brigade d’ex-rebelles, à Benghazi (est), alors que le corps d’un banquier enlevé a été retrouvé, a indiqué mardi une source sécuritaire.

« Les organes de sécurité ont découvert lundi soir le corps d’Abdel Latif Zuei, directeur d’une banque de Benghazi jeté sur le sol dans une ferme dans la banlieue de la ville », a déclaré le porte-parole de la sécurité, Abdallah al-Zaidi.

Selon un proche de la victime, le banquier, enlevé il y a un mois et demi, a été tué par balles. Ses ravisseurs avaient réclamé une rançon.

En outre, des hommes armés ont tué mardi Mustapha Sneidel, collaborateur civil d’un commandant d’une brigade d’ex-rebelles, a annoncé le colonel Zaidi. Par ailleurs, «des inconnus ont ouvert le feu, faisant deux morts et cinq blessés graves, alors qu’ils participaient à un sit-in » lundi soir pour demander aux autorités d’accélérer l’enquête sur l’assassinat du général Abdel Fattah Younes al-Obeidi, selon des médias.

Un officier de police ainsi qu’un fonctionnaire du service de comptabilité de l’armée ont en outre échappé mardi à des tentative d’assassinat distinctes à Benghazi* L’Expression-29.10.2013

**Le vice-ministre libyen de l’Industrie assassiné

Le vice-ministre libyen de l’Industrie, Hassan Al-Droui, a été tué par balle par des inconnus, samedi soir dans sa ville de Syrte, à 500 km à l’est de Tripoli, selon des sources sécuritaires et hospitalières. »Hassan Al-Droui, vice-ministre de l’Industrie, a été tué par des inconnus dans la nuit de samedi à dimanche, au cours d’une visite qu’il effectuait dans sa ville natale de Syrte », a indiqué une source des services de sécurité.Selon cette source qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat, « des inconnus armés ont tiré des rafales de balles sur M. Droui, dans le centre de la ville de Syrte ».Une source de l’hôpital Ibn Sina de Syrte a confirmé la mort de M. Droui, affirmant que le responsable libyen a reçu plusieurs balles dans différentes parties du corps.Il s’agit du premier assassinat d’un membre du gouvernement de transition, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011.M. Droui était un ancien membre du Conseil national de transition, bras politique de la rébellion qui a renversé le régime du dictateur déchu. Il avait été nommé vice-ministre de l’Industrie par le premier chef de gouvernement de transition, Abdelrahim al-Kib. Il a été maintenu à son poste par le Premier ministre actuel, Ali Zeidan.M. Droui était originaire de la ville de Syrte, dernier bastion du régime de Mouammar Kadhafi à tomber aux mains des rebelles en 2011.Depuis la chute du régime kadhafiste, la Libye a été le théâtre de violences et d’assassinats *Source: Belga-12.01.2014*

** un pays en proie à l’anarchie et à des violences meurtrières.

Deux Italiens portés disparus en Libye

Deux Italiens travaillant pour une entreprise de travaux publics dans l’est de la Libye ont été portés disparus, a annoncé samedi le ministère italien des Affaires étrangères.Les deux hommes, originaires de Calabre, dans le sud de l’Italie, travaillaient sur un projet de route à Derna pour l’entreprise General World et se trouvaient en Libye depuis quelques mois, a rapporté l’agence italienne Ansa. Selon l’agence, les deux hommes ne sont pas rentrés du travail vendredi et leur camion a été retrouvé vide dans un quartier isolé de la ville. Le ministère a indiqué qu’il examinait « toutes les hypothèses ». Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition se montrent incapables de rétablir l’ordre et la sécurité dans un pays en proie à l’anarchie et à des violences meurtrières.*Source: Belga-18.01.2014*

*Un Britannique et une Néo-zélandaise retrouvés morts en Libye

Les corps d’un Britannique et d’une Néo-zélandaise portant des impacts de balles ont été découverts jeudi dans la ville libyenne de Mellitah, au sud-ouest de la capitale Tripoli, a indiqué une source de sécurité.Les corps ont été retrouvés en fin d’après-midi sur la plage de Mellitah par une patrouille de militaires, a précisé cette source.Les corps des deux victimes ont été transférés à Tripoli, a-t-elle ajouté, affirmant ne pas disposer de plus détails sur les circonstances de leur mort.Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré que le Foreign Office « était au courant des informations faisant état de la découverte des corps de deux étrangers en Libye », et cherchait « activement de plus amples informations de la part des autorités ».La région de Mellitah abrite un complexe gazier géré par Mellitah Oil and Gas, une société mixte détenue à parts égales par le groupe italien ENI et la Compagnie nationale pétrolière de Libye (NOC). Il fournit l’Italie en gaz via le gazoduc Greenstream.*Source: Belga-03.01.2014*

**100 des migrants illégaux s’évadent d’un centre de rétention**Près de cent migrants illégaux venus d’Afrique subsaharienne se sont évadés mardi d’un centre de rétention dans le sud-ouest de la Libye, dont 75 ont été arrêtés, a indiqué un responsable de sécurité.

« Près d’une centaine d’immigrés de différentes nationalité africaines se sont évadés mardi du centre de rétention, situé dans la prison d’al-Hamra, dans la région de Gharyan », a indiqué le porte-parole des services de lutte contre l’immigration clandestine, Said Achour.

« Soixante-quinze fugitifs, dont la majorité viennent d’Erythrée et de Somalie, ont pu être arrêtés et les opérations se poursuivent pour arrêter les autres », a ajouté le porte-parole dans une déclaration à la chaîne de télévision privée Anabaa.

Cette évasion a eu lieu « au cours d’une opération de rapatriement volontaire de Maliens, organisée en coopération avec l’Organisation internationale des migrations (OIM) et en présence du Comité international de la Croix rouge (CICR) et du Croissant rouge libyen », a-t-il ajouté.

« Une équipe de l’OIM est sur place actuellement pour superviser une opération de rapatriement volontaire », a confirmé à l’AFP le chef de la mission à Tripoli, Jeremy Haslam, sans plus de précisions.

Avec ses 1.770 km de frontières maritimes, la Libye est un pays de transit pour les immigrés, originaires notamment de l’est et du sud de l’Afrique, qui veulent partir vers Malte ou vers l’île italienne de Lampedusa, au large de la Sicile.

Cette traversée est périlleuse: début octobre, deux naufrages ont fait environ 400 morts, dont plus de 360 tout près de Lampedusa. Chaque semaine, des centaines de migrants sont secourus dans les eaux de la Méditerranée. *L’Expression-29.10.2013

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La Libye «libérée» par l’Otan de la «dictature» d’El Gueddafi, est livrée aux milices armées qui font la loi 

Plus que jamais, la Libye «libérée» par l’Otan de la «dictature» d’El Gueddafi, se trouve livrée au joug des «thowars», ces milices armées désormais faiseuses de roi. C’est celle-là la Libye «nouvelle» annoncée à grand fracas au détour d’un improbable «Printemps arabe». Faut-il en vérité s’étonner de la direction – de plus en plus sanglante et dangereuse avec la multiplication des attentats – que prennent les événements en Libye, alors que tout semble avoir été conçu pour arriver à cette situation d’instabilité, laquelle donne l’impression de devoir perdurer? En fait, ce qui se passe depuis deux années en Libye, rappelle peu ou prou, la situation qui a prévalu en Somalie – en guerre civile depuis 22 ans après l’élimination du général Siyad Barré – laquelle commence à peine (avec le concours de l’ONU et de l’UA) à relever la tête et espérer sortir de ce long tunnel. Tunnel dans lequel la Libye s’engouffre les yeux grands ouverts. Comment peut-il en être autrement lorsque lesdits «thowars» imposent leur loi faisant et défaisant à leur gré les événements, défiant la fragile structure du pouvoir du pays. Après avoir pris en otages durant quinze jours les ministères de la Justice et des Affaires étrangères, les milices libyennes imposèrent à l’Assemblée nationale l’adoption d’une loi controversée qui exclut des fonctions publiques les cadres ayant servi sous l’ancien régime. Le président de l’Assemblée nationale, Mohamed al-Magharyef et le Premier ministre, Ali Zeidan, sont concernés par cette loi et doivent quitter leurs postes. Entre-temps, les attentats contre les commissariats de police se multipliaient à Benghazi et à Tripoli. En fait, le processus de somalisation de la Libye est bel et bien entamé, induit par la paralysie du nouveau régime qui n’arrive ni à formaliser la loi fondamentale ni à mettre en place une armée et des forces de sécurité dans les règles de l’Etat de droit. De fait, en Libye, ce sont les hommes armés qui font la loi, leur loi. La Libye paye cher, très cher le prix de l’intervention des coalisés de l’Alliance atlantique qui mirent à bas tout ce que le régime précédent – nonobstant son peu de respect de la démocratie et des droits de l’homme – a pu construire (c’est le seul pays africain dont le taux d’éducation dépasse les 95% alors que durant cette période, l’espérance de vie est passée de 51 à 77 ans selon les statistiques de la Banque mondiale) au long de quarante années. Tout cela a été balayé en quelques mois! Aujourd’hui, la Libye est un pays déstructuré qui a vu l’effondrement de sa société, la désagrégation de son économie, la paralysie de son industrie en partie détruite par les bombardements de l’Otan. En fait, ne restent sur le terrain que les hommes armés issus pour la plupart d’entre eux des anciens groupes jihadistes tels le Gicl (Groupement islamique combattant de Libye) de Abdelhakim Belhadj, aujourd’hui, «gouverneur» militaire de Tripoli. C’est donc celle-là la Libye d’aujourd’hui, totalement dominée par les anciens terroristes qui ont instauré l’anarchie dans le pays. Le terrain est aujourd’hui propice au tribalisme qui a fait faire au pays un retour en arrière de plusieurs décennies. En 2011, on a qualifié de tragédie ce qui se passait en Libye. Or, c’est maintenant que cette tragédie apparaît dans toute son ampleur pour le peuple libyen. Ceux qui ont contribué à la destruction de la Libye – avec l’apport conscient de Libyens eux-mêmes, à l’instar de l’ancien président du CNT, Mustapha Abdeljalil, inamovible ministre de la Justice de Mouammar El Gueddafi, qui s’est mué en défenseur de la «démocratie» – attendent, comme des vautours, que le pays sombre totalement pour tirer les marrons du feu. Une opération «Restore Hope» US (restaurer l’espoir) comme cela a été le cas pour la Somalie dans les années 1980, est toute prête à intervenir en Libye – bien sûr pour sauvegarder les ressortissants des Etats-Unis et des pays occidentaux – qui se traduira par une occupation des points stratégiques du pays. De fait, une force rapide des marines US s’est positionnée récemment dans le sud de l’Espagne pour parer à toute éventualité «en Afrique du Nord». Dans l’intervalle, la Libye semble condamnée à la violence qui pourrait durer autant d’années que cela fut le cas en Somalie. Mais une «somalisation» de la Libye, c’est un danger potentiel de déstabilisation de tout le Maghreb. Les dirigeants maghrébins en sont-ils conscients? Telle est la question! *L’Expression-19.05.2013.

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**La Libye fragilisée par ses milices

L’enlèvement du Premier ministre libyen, Ali Zeidan, par une milice censée dépendre des autorités de Tripoli a mis l’accent sur la prise de pouvoir des groupes armés que le gouvernement n’arrive pas à contrôler.

«J’espère que ce problème sera réglé avec raison et sagesse», en évitant «l’escalade», a déclaré hier Ali Zeidan, en évoquant le rapt dont il a fait l’objet le matin même. Hier jeudi matin, un groupe d’hommes armés avait enlevé le chef du gouvernement libyen à l’hôtel Corinthia, où il réside depuis plusieurs mois, justement, pour des raisons de sécurité. Peu de temps après, la Cellule des opérations des révolutionnaires de Libye, dépendant officieusement des ministères de l’Intérieur et de la Défense, avait revendiqué cet enlèvement, affirmant avoir «arrêté» le Premier ministre «sur ordre du parquet général».

Ses ravisseurs disent avoir agi pour dénoncer la participation de Tripoli à l’opération des Navy Seals américains qui ont appréhendé Abou Anas Al Liby, un responsable d’Al Qaîda recherché pour des attentats contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998. Cet enlèvement met en évidence l’impuissance de l’Etat face à de multiples groupes armés, pourtant censés opérer sous les ordres des autorités libyennes. Ces milices, aguerries par leurs combats contre les forces de Mouammar El Gueddafi, sont montées en puissance, profitant du vide  sécuritaire après la chute du régime. Après l’effondrement de l’ancien régime, qui a entraîné dans sa chute toutes les institutions, les autorités de transition ont confié aux ex-rebelles le contrôle des frontières, des prisons et des installations stratégiques du pays, donnant à ces milices une légitimité et un sentiment d’impunité.

Aveu

Encouragées par l’incapacité des autorités à reconstruire une armée et une police professionnelles, ces milices imposent leurs volontés par les armes. Elles ont, par exemple, assiégé trois ministères en avril dernier pour faire adopter une loi excluant du pouvoir les anciens collaborateurs du régime d’El Gueddafi. «Les événements d’aujourd’hui soulignent une fois de plus à quel point la situation sécuritaire est difficile dans le pays et témoignent de la fragilité d’une stabilité dont parlent beaucoup de nos partenaires», a déclaré le porte-parole de la diplomatie russe, Alexender Lokachevitch, cité par les médias russes.

Les autorités sont en fait tiraillées par des choix difficiles : recourir à la force au risque d’envenimer une situation instable, ou négocier, ce qui pourrait donner des signes de faiblesse de l’Etat. Après avoir tenu des propos fermes envers ces groupes incontrôlables, le Premier ministre, Ali Zeidan, a été contraint récemment de tempérer son discours après avoir été rappelé à l’ordre par ces groupes, en affirmant qu’ «il n’y a pas de milices en Libye». En réalité, c’est un aveu d’impuissance de l’avis de l’ex-ministre de l’Intérieur démissionnaire, Achour Chawayel, qui a déclaré récemment à une télévision locale qu’«aucune force ne voulait s’engager pour combattre» les milices.

Selon plusieurs observateurs libyens, ces milices s’attaquent au pouvoir à chaque fois qu’elles estiment que leurs intérêts sont menacés par les nouvelles autorités. Pour l’analyste Khaled Al Fadhli, l’enlèvement de Zeidan, cinq jours après la capture à Tripoli d’un chef présumé d’Al Qaîda par un commando américain, «illustre le risque d’un possible glissement du pays dans un tunnel obscur». Selon lui, «il se pourrait que le pays soit entraîné dans la spirale de la guerre civile et des actes de vengeance terroristes perpétrés par Al Qaîda».

De la diplomatie à la rébellion

Ali Zeidan a joué un grand rôle en tant que diplomate dans la reconnaissance et le soutien des capitales occidentales à la rébellion contre Mouammar El Gueddafi en 2011. Né en 1950, originaire de la ville de Waddan, dans le centre de la Libye, où il a grandi dans une famille de commerçants, ce diplômé en lettres intègre la diplomatie libyenne. A la fin des années 1970, il est nommé à l’ambassade de Libye en Inde. Au début des années 1980, il démissionne et rejoint l’opposition en exil sous la bannière du Front national du salut libyen (FNSL) qui réunissait les opposants libyens à l’étranger. Après le déclenchement de la révolte en Libye au début de 2011, Ali Zeidan a joué un grand rôle aux côtés du libéral Mahmoud Jibril, pour faire reconnaître le Conseil national de transition (CNT), bras politique de la rébellion, par les capitales occidentales, et particulièrement par Paris. Lors des premières élections « libres » dans l’histoire du pays, le 7 juillet 2012, il est été élu membre du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique en Libye. (AFP)

Alger «soulagée»

Alger, qui fut une des premières capitales à réagir avec Londres et Paris, s’est dit «profondément» soulagée par la libération du Premier ministre libyen. «En ces heures difficiles, nous l’assurons de notre pleine solidarité et nous lui réaffirmons le soutien de l’Algérie aux efforts qu’il mène inlassablement à la tête du gouvernement libyen en vue du parachèvement du processus de transition  politique et pour asseoir durablement la sécurité et la stabilité de ce pays frère», a ajouté le porte-parole des Affaires étrangères, Amar Belani, appelant «toutes les parties prenantes libyennes à faire preuve de retenue pour préserver le processus de transition politique dans ce pays frère et voisin et à régler tous les différends éventuels entre parties libyennes dans le cadre des institutions du pays.»

Mélanie Matarese-El Watan-11.10-2013

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**Actuellement en Libye, les milices armées font la loi 

**La guerre aérienne franco-britannique menée en Libye en 2011, avec le soutien des États-Unis et l’OTAN, s’est avérée un échec stratégique

Si l'opération Serval orchéstrée par la France a chassé du Mali les groupes terroristes qui avaient pillés les arsenaux de Kadhafi, une partie des djihadistes est désormais réfugiée dans le Sud Libyen d'où ils mènent des actions.

Les opérations militaires en Libye avaient été un succés pour la coalition en 2011. Depuis, le pays est dans une impasse et la fin du conflit se fait encore attendre.

En 2011, la guerre aérienne franco-britannique menée en Libye, avec le soutien des États-Unis, fut considérée par certains comme un modèle d’intervention militaire pour l’avenir. Les objectifs furent atteints en quelques mois, sans pertes humaines pour la coalition . Deux ans et demi plus tard, le chaos qui règne dans ce pays relativise le succès remporté à l’époque par la coalition.

Une guerre se gagne toujours au sol, ont coutume de dire les «terriens». Il existe une autre maxime dans la théorie militaire: la guerre d’avant pèse toujours lourdement sur celle d’après. Tirant la leçon de l’enlisement des troupes en Afghanistan, les armées occidentales, sous l’impulsion des pouvoirs politiques, ont adopté dans le conflit libyen une approche indirecte: un engagement à distance avec les avions de chasse, couplé à un soutien aux alliés locaux. De Washington à Paris en passant par Londres régnait alors un consensus: ne pas engager de forces au sol, qu’il s’agisse de la phase de coercition ou de celle de stabilisation, une fois la paix obtenue. Il s’agissait aussi de ne pas braquer le nationalisme des combattants libyens, défavorables à une présence de soldats étrangers sur leur territoire.

La Libye paye aujourd’hui cette impasse. En l’absence de troupes internationales pour sécuriser les arsenaux de Kadhafi, ceux-ci ont été pillés par les groupes islamistes. La prolifération des armes a gangrené l’ensemble du Sahel. L’effondrement de l’État libyen, ultracentralisé mais sans institutions fortes, a créé un vide de pouvoir qui fait parfois penser à l’Irak au lendemain de la chute de Saddam Hussein. Libérés de la «dictature», les mouvements islamistes se sont renforcés, notamment dans le sud du pays. Ils ont depuis été rejoInts par les groupes armés chassés du nord du Mali par l’opération «Serval», en début 2013.

Cercle vicieux

«La bataille a été gagnée, mais la guerre a été perdue. Le bilan de la Libye, c’est une victoire tactique mais un échec stratégique», commente le général Vincent Desportes. Si l’objectif militaire a été atteint, la paix, censée être l’aboutissement de la guerre, se fait toujours attendre.

«Depuis la guerre froide, la force militaire de l’Otan a été réduite par plusieurs diviseurs d’efficacité comme la réduction des budgets de défense européens, la différenciation des cultures militaires, le refus politique de “stratégiser” les opérations, tout en s’introduisant dans leur conduite», écrivait, au lendemain du conflit en Libye, le colonel Michel Goya, sur son blog «La voie de l’épée». Les outils mis en place par la communauté internationale pour fixer la paix ont été insuffisants et trop longs à se concrétiser, comme la mission européenne d’assistance pour le contrôle des frontières.

«Nous manquons d’épaisseur stratégique», poursuit Vincent Desportes. Le général voit dans l’exemple libyen l’illustration «de nos difficultés actuelles», qui risquent selon lui d’être aggravées par les nouvelles restrictions budgétaires de la loi de programmation militaire (LPM). Jadis première puissance militaire au monde, la France n’aurait plus les moyens, politiques et militaires, de se lancer seule dans des opérations militaires de grande envergure.

Malgré le franc succès de l’opération «Serval», l’histoire, dans le Sahel, tourne en rond. L’intervention occidentale en Libye a fait tomber Kadhafi mais a permis aux groupes djihadistes de prospérer. L’opération française au nord du Mali a cassé les reins des groupes terroristes qui avaient pillé les arsenaux de Kadhafi. Mais une partie des djihadistes qui ont survécu à l’offensive se sont réfugiés dans le Sud libyen, où ils prolifèrent à nouveau. Seule «une action internationale dans la durée au Mali, mais aussi en Libye et auprès des autres partenaires sous-régionaux» permettra de rompre ce cercle vicieux, écrit Antonin Tisseron dans une note de l’Institut Thomas More. *Le Figaro-10.10-2013

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*Le premier ministre libyen, Ali Zeidan, a été enlevé, ce jeudi 10 octobre 2013 à l’aube par des hommes armés alors qu’il quittait l’hôtel Corinthia à Tripoli

**Deux ans après le renversement et l’assassinat de Mouammar Kadhafi, la Libye plongée dans le chaos et l’incertitude!

Ali Zeidan en 2012, entre deux gardes du corps.

Le premier ministre libyen, Ali Zeidan, a été enlevé, jeudi 10 octobre à l’aube, par un groupe d’anciens rebelles qui lui reprochent d’avoir autorisé la capture par l’armée américaine d’un responsable d’Al-Qaida sur le sol libyen. Des hommes armés se sont emparés de M. Zeidan alors qu’il quittait l’hôtel Corinthia à Tripoli. La Chambre des révolutionnaires de Libye, une milice constituée d’ex-rebelles, a revendiqué le rapt. « Son arrestation survient après la déclaration de John Kerry concernant la capture d’Abou Anas Al-Libi, après qu’il a dit que le gouvernement libyen était informé de cette opération. » Une autre brigade d’ex-rebelles, opérant en théorie sous les ordres des autorités, a également revendiqué l’action. M. Zeidan « a été arrêté suivant le code pénal libyen sur ordre du parquet général », a assuré La Cellule des opérations de Tripoli sur sa page Facebook.

L’opération militaire américaine qui a eu lieu samedi à Tripoli a suscité la colère de mouvements islamistes, certains accusant le gouvernement d’avoir été informé au préalable. Si le Congrès, la plus haute autorité politique du pays, a enjoint à Washington de lui remettre immédiatement cet homme, actuellement détenu sur un navire américaine, M. Zeidan, lui, a affirmé que l’affaire n’affecterait pas les relations entre son pays et les Etats-Unis.

DES MILICES INCONTRÔLABLES

Deux ans après le renversement et la mort de Mouammar Kadhafi, le rapt du premier ministre montre que le gouvernement issu de cette révolution peine encore à imposer son autorité aux nombreux groupes armés restés actifs sur l’ensemble du vaste territoire libyen.

Certes, toutes les milices ne travaillent pas contre le gouvernement. Au contraire, même. La plupart d’entre elles ont été cooptées par les autorités, qui requièrent leurs services, moyennant salaires, pour des tâches de police ou de défense, comme le contrôle des frontières.

La méthode de l’intégration en douceur a été préférée à celle de la démobilisation de force, dans le but d’éviter à la Libye les affres d’une guerre civile, que le pouvoir central n’était pas du tout sûr de pouvoir gagner. L’envers de cette politique, c’est qu’elle a laissé prospérer une poignée de groupes armés dont la logique – djihadiste, régionaliste ou mafieuse – est hostile à l’instauration d’un Etat fort.*Le Monde.fr avec AFP et Reuters-10.10.2013

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**Le Premier ministre libyen appelle à l’apaisement après sa libération

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan a appelé à l’apaisement jeudi, peu après sa libération au terme de plusieurs heures de détention par un groupe d’ex-rebelles. « J’espère que ce problème (son enlèvement) sera réglé avec raison et sagesse » et en évitant « l’escalade », a déclaré M. Zeidan dans une allocution retransmise à la télévision, au sortir d’une réunion avec son gouvernement et des membres de l’Assemblée nationale libyenne. Auparavant, le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a appelé jeudi à « la libération immédiate » du Premier ministre libyen, Ali Zeidan. « Je suis l’évolution de la situation avec une grande préoccupation », a déclaré M. Rasmussen au cours d’une conférence de presse au siège de l’Otan. « S’il est confirmé que M. Zeidan a été enlevé, j’appelle à sa libération immédiate », a-t-il ajouté. L’Otan avait conduit l’opération militaire multinationale ayant mené à la chute du régime de Mouamar Kadhafi en octobre 2011.*Source: Belga -10.10.2013

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**la Libye s’enlise dans la violence

15 soldats tués au sud de Tripoli et des ambassades attaquées

Enlisée dans la violence, la Libye risque de faire basculer la région dans une instabilité durable.

La raison vient du fait que le nouveau gouvernement libyen ne parvient toujours pas à imposer son autorité. Conséquence : deux ans après la révolution, le pays est coupé en plusieurs territoires (Misrata, Barqa, Djebel Nefousa, Zouwara, Zentan, la zone du Sud avec les Toubous, etc.). Et ces «territoires» sont contrôlés par des milices armées constituées par des éléments tribaux. A cela il faut ajouter de nombreux conflits entre tribus. Voilà, grosso modo, ce qu’est la Libye d’aujourd’hui. Si ce climat d’insécurité continue, le pays risque de retrouver son isolement, comme c’était le cas du temps de Mouammar El Gueddafi. Un temps où la Libye était qualifiée d’«Etat voyou».  

Pas plus tard qu’hier d’ailleurs, quinze soldats libyens ont été tués dans une attaque armée contre un point de contrôle situé au sud-est de Tripoli. La tuerie s’est produite au niveau de la région d’Al Malti, qui est située entre Tarhouna et Bani Walid. L’agence libyenne Lana, qui a confirmé l’attaque, a fourni un bilan de 15 morts et 5 blessés, ajoutant que la route entre Tarhouna et Bani Walid a été fermée à la circulation. Les membres des forces de sécurité libyennes, en cours de formation, sont régulièrement la cible d’attaques, en particulier dans l’est du pays.

Eu égard à l’anarchie ambiante et surtout à l’incapacité des nouvelles autorités libyennes à assurer une sécurité minimum dans les villes, de nombreux diplomates ont décidé de plier bagage. C’est le cas notamment des représentants russes, dont la représentation diplomatique a été attaquée la semaine dernière à Tripoli. Cette attaque s’ajoute à plusieurs autres ciblant des ambassades et diplomates étrangers en Libye, comme celle ayant visé, le 11 septembre 2012, le consulat américain à Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur des Etats-Unis, Chris Stevens, et trois autres Américains avaient été tués. Plus récemment, un attentat à la voiture piégée contre l’ambassade de France à Tripoli a fait deux blessés parmi les gendarmes français le 23 avril 2013.

Ce climat d’insécurité a d’ailleurs contraint la plupart des diplomates et expatriés à quitter la ville de Benghazi, devenue, après la révolte libyenne de 2011, le fief des islamistes extrémistes. Maintenant, moins d’une dizaine de pays ont gardé des représentations dans la ville. A l’ouest du pays, le topo est le même. Des milliers de criminels, libérés par le régime de Mouammar El Gueddafi en 2011, courent toujours dans la capitale, où braquages et enlèvements sont enregistrés quotidiennement.

Les autorités promettent régulièrement d’améliorer la sécurité des représentations diplomatiques, en créant notamment un organe de «sécurité diplomatique», mais les services de sécurité mal formés et indisciplinés se trouvent souvent désarmés face à des assaillants mieux armés et plus décidés qu’eux. Plusieurs chancelleries ont ainsi décidé de prendre elles-mêmes des mesures, soit en déménageant dans l’un des deux hôtels sécurisés de la capitale, ou en s’installant dans des «villages» sécurisés, tout en réduisant leur personnel au strict minimum. Par mesure de sécurité aussi, les écoles internationales et les instituts culturels étrangers ont été soit fermés, soit mis en veilleuse. En un mot, la Libye est devenue invivable.*El Watan-06.10.2013

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**L’ambassadeur américain en Libye tué à Benghazi par des hommes armés, ainsi que 3 fonctionnaires américains

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L’ambassadeur des Etats-Unis en Libye, J. Christopher Stevens, et trois fonctionnaires américains ont été tués mardi soir dans l’attaque du consulat à Benghazi, dans l’est de la Libye, a déclaré mercredi à l’AFP un haut responsable du ministère de l’Intérieur. Ils ont été tués dans l’attaque par des hommes armés qui protestaient contre un film offensant l’islam selon eux.

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« Des dizaines de manifestants ont attaqué le consulat américain et y ont mis le feu »

« L’ambassadeur a été tué ainsi que trois autres fonctionnaires », a déclaré le vice-ministre de l’Intérieur Wanis al-Charef. La mort de M. Stevens a été confirmé par un tweet du vice-Premier ministre libyen, Moustapha Abou Chagour.  Le président de la Haute Commission de sécurité à Benghazi, Fawzi Wanis, a indiqué de son côté que l’ambassadeur américain se trouvait au consulat au moment de l’attaque. Des manifestants armés se sont attaqués en soirée au consulat et des roquettes ont été tirées sur le bâtiment, selon des sources officielles libyennes. Selon le Wall Street Journal, le film à l’origine des violences s’intitule « Innocence of Muslims » (« L’Innocence des musulmans ») et a été réalisé par un Israélo-Américain, Sam Bacile. Après la manifestation du Caire, il a déclaré au quotidien américain: « l’islam est un cancer ». La diffusion de ce film et les violentes protestations qu’il a entraînées rappellent celles qui avaient eu lieu en 2005 après la diffusion de caricatures de Mahomet par un dessinateur danois.* Source: belga.be-12.09.2012.

* suite…Confirmant dans un communiqué la mort d’un agent du département d’Etat, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a déclaré que « certains ont essayé de justifier ce comportement brutal en le présentant comme une réponse à des éléments incendiaires diffusés sur internet ».
« Les Etats-Unis déplorent toute volonté délibérée de dénigrer les croyances religieuses d’autrui. Notre engagement en faveur de la tolérance religieuse remonte aux origines mêmes de notre nation », a ajouté Mme Clinton. « Mais, a-t-elle ajouté, que les choses soient claires: rien ne saurait jamais justifier des actes de cette nature ». Elle a par ailleurs indiqué s’être entretenue avec le président de l’Assemblée nationale libyenne Mohamed al-Megaryef, des moyens de mieux protéger les Américains travaillant en Libye.
Le Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, a lui exprimé dans un communiqué son « indignation » et « sa condamnation dans les termes les plus forts » de l’attaque « criminelle » qui a conduit « à la mort et la blessure d’un certain nombre de personnes ». Le CGN a annoncé l’ »ouverture immédiate d’une enquête » et a indiqué que le président du Congrès avait appelé à une réunion d’urgence avec le gouvernement d’Abdelrahim al-Kib. Selon le porte-parole de la Haute commission de sécurité du ministère de l’Intérieur, Abdelmonem al-Horr, des roquettes RPG ont été tirées sur le consulat. Des témoins ont indiqué à l’AFP que des manifestants ont arraché le drapeau américain et ont mis le feu au consulat, ajoutant que des affrontements ont eu lieu entre des forces de sécurité et des hommes armés et que les routes menant au bâtiment ont été fermées. « Des dizaines de manifestants ont attaqué le consulat et y ont mis le feu », a déclaré à l’AFP Omar, un habitant de Benghazi.
Un autre témoin a indiqué des salafistes se trouvaient parmi les assaillants, faisant état d’actes de pillage et de vandalisme. Considérée comme fief des islamistes radicaux, Benghazi, deuxième ville du pays et bastion de la révolution, a connu une vague de violences ces derniers mois, avec des attaques contre des Occidentaux et des assassinats d’officiers de l’armée ou de la sécurité.

Recrudescences des violences à Benghazi
Les autorités libyennes, déjà dépassées par la recrudescence des violences et la prolifération d’armes depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, se sont trouvées depuis quelques semaines face à une montée en puissance de la mouvance salafiste qui a notamment détruit des mausolées musulmans.
Dans la capitale égyptienne, parmi les milliers de protestataires, certains ont arraché le drapeau américain pour le remplacer par un étendard islamique, un mouvement de protestation survenu le jour anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Les attaques en Libye et en Egypte ont eu des répercussions sur la campagne électorale aux Etats-Unis, où le candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney a accusé le président Barack Obama de sympathie pour les extrémistes musulmans.Source: belga.be-12.09.2012.

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*Les États-Unis capturent en Libye, un des chefs d’al-Qaida

Abou Anas al-Libi, recherché depuis quinze ans pour son rôle dans les attentats de 1998 contre des ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, a été capturé en Libye. Les forces spéciales américaines ont également mené un raid contre les Chebab en Somalie.

Quinze ans que les États-Unis souhaitaient sa capture. Abou Anas al-Libi, un des leaders présumés d’al-Qaida, est depuis samedi soir entre les mains de Washington. L’homme de 49 ans, accusé d’être responsable des attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya, a été arrêté en Libye lors d’un raid des forces spéciales mené en plein jour à Tripoli.

Capture d'écran de la page du FBI consacrée à Abou Anas al-Libi

«Les Etats-Unis d’Amérique ne cesseront jamais leurs efforts pour que les responsables d’actes de terrorisme rendent des comptes», a déclaré dimanche le secrétaire d’Etat John Kerry .

CNN, citant un responsable américain, avait affirmé que l’opération s’était faite avec l’aval du gouvernement libyen. Mais ce dernier a affirmé dimanche midi ne pas avoir été mis au courant. «Le gouvernement libyen a contacté les autorités américaines pour leur demander des explications à ce sujet», a indiqué Tripoli dans un communiqué.

224 morts en 1998

Abou Anas al-Libi, de son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, était membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl) avant de rallier le réseau d’al-Qaida. Durant des années, il s’est battu pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi afin d’instaurer en Libye un État islamiste radical. Le Groupe islamique de combat libyen était dirigé depuis l’Asie centrale par un des tout premiers lieutenant d’Oussama Ben laden, Abou Laith al-Libi.

Abou Anas al-Libi a fini par rejoindre la mouvance al-Qaida, et aurait joué un rôle central dans les attentats du 7 août 1998. Ce jour là, une voiture piégée devant l’ambassade américaine à Nairobi avait fait 213 morts, dont seuls 44 travaillaient à l’ambassade. Simultanément, un camion-citerne piégé avait explosé devant l’ambassade américaine à Dar es-Salaam, en Tanzanie, tuant 11 passants.

La tête d’Abou Anas al-Libi était mise à prix depuis 15 ans: le FBI offrait 5 millions de dollars pour sa capture. L’homme est détenu «dans un endroit sûr à l’extérieur de la Libye», et devrait rapidement être transféré aux Etats-Unis pour y être jugé. Ce scénario est vu d’un mauvais oeil par Tripoli, qui a rappelé dans un communiqué son «souci de voir les citoyens libyens jugés dans leur pays, quelles que soient les accusations à leur encontre».

Opération contre les Chebab

24 heures plus tôt, dans la nuit de vendredi à samedi, les forces spéciales américaines se sont également attaquées à une base chebab en Somalie. Le résultat de cette opération, visant à mettre la main sur un leader chebab très recherché, est flou. L’homme n’a pas été capturé, mais aurait pu être tué lors des combats. «Les militaires américains ont pris toutes les précautions nécessaires pour évier des pertes civiles dans cette opération et se sont retirés après avoir infligé quelques pertes aux shebab», a déclaré un porte-parole américain.

Les chebab, eux, avaient annoncé dès samedi matin qu’ils avaient été attaqués par des forces occidentales, «mais on leur a infligé une leçon et ils ont échoué», ont-ils affirmé. «L’opération ratée a été menée par des Blancs», qui ont accosté à bord de «deux petits bateaux partis d’une plus grande embarcation en mer (…) Un garde shebab a été tué, mais les renforts sont arrivés rapidement et les étrangers ont fui», a raconté à l’AFP le porte-parole chebab, Abdulaziz Abu Musab.

«J’ai été réveillé par le bruit d’un hélicoptère tournant autour du quartier et quelques minutes plus tard, des coups de feu ont éclaté et duré près de 10 minutes», a raconté un témoin sous couvert d’anonymat. «Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais c’était une attaque organisée visant une maison où se trouvaient des commandants shebab». «Ce matin, on ne peut pas s’approcher du lieu de l’attaque, des shebab lourdement armés ont bouclé la zone», a indiqué un autre habitant.

Cette attaque américaine intervient deux semaines après la sanglante prise d’otages du centre commercial Westgate de Nairobi, au Kenya, revendiquée par les Chebab.*Le Figaro: 06.10.2013

***Les forces spéciales américaines ont mené samedi deux raids audacieux visant des chefs de la nébuleuse terroriste

Était-ce la riposte tant attendue depuis l’attentat contre le consulat américain de Benghazi (Libye) le 11 septembre 2012 et celui, plus récent, contre le centre commercial ­Westgatede Nairobi (Kenya)? Samedi, les États-Unis ont frappé fort en Afrique: quasi simultanément, deux audacieuses opérations visant les structures de commandement de la mouvance al-Qaida se sont déroulées en Libye et en Somalie. À Tripoli, un commando armé a intercepté chez lui Abou Anas al-Libi, accusé d’avoir trempé dans les attentats de 1998 contre les ambassades américaines de Dar es-Salaam (Tanzanie) et de Nairobi (Kenya). Après sa capture, la ­Libye, qui a rappelé être liée à Washington par un «partenariat stratégique», a affirmé qu’elle n’avait pas été mise au courant de l’opération américaine et a réclamé des «explications».

Les choses se sont visiblement moins bien passées pour les forces spéciales américaines dans la Corne de l’Afrique. Samedi, à trois heures du matin, heure locale, un commando des Navy Seals, le team 6, celui-là même qui a abattu ­Oussama Ben Laden le 2 mai 2011 au ­Pakistan, a pris pied sur les côtes somaliennes à hauteur de la ville de Barawe, au sud-ouest de Mogadiscio, muni de silencieux.

L’objectif était apparemment une bâ­tisse hébergeant des combattants étrangers des milices islamistes Chebab et l’un de leurs dirigeants soupçonné d’avoir commandité l’attentat contre le centre commercial Westgate à Nairobi (67 morts) le 21 septembre. Une violente fusillade contre les miliciens a conduit le chef du team 6 à ordonner un retrait rapide de son commando vers la plage. Les Américains auraient abattu sept militants sans essuyer de pertes, mais l’échec de la mission est patent: la cible principale, qui pourrait être un commandant tchétchène, leur a échappé. Ahmed Godane, le chef des Chebab, connu sous le nom de Moukhtar Abou al-Zubayr, avait précédemment revendiqué l’attaque contre le Westgate, en représailles de l’invasion de la Somalie par le Kenya en 2011.

Il s’agissait de la plus importante opération américaine menée sur le sol somalien depuis que des forces spéciales ont tué il y a quatre ans un chef des islamistes Chebab, Saleh Ali Saleh Nabhan. Et, à la différence de leurs homologues libyens, les responsables somaliens ont indiqué qu’ils coopéraient avec leurs «partenaires étrangers dans la lutte contre le terrorisme».

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«Les États-Unis n’auront de cesse de faire payer le prix de leurs actes à ceux qui commettent des actes terroristes, a déclaré le secrétaire d’État John Kerry, en Indonésie pour un sommet Asie-Pacifique. Ils peuvent toujours courir mais pas se cacher.» Ce double coup de force tombe à point nommé pour le président Barack Obama, empêtré dans une dramatique crise politique interne face à une opposition républicaine virulente. À défaut de redorer son blason de chef d’État consensuel, les interventions contre les islamistes d’al-Qaida viennent rehausser sa stature de commandeur suprême des armées, impitoyable pour les ennemis de l’Amérique. Une posture à même d’amadouer, espère-t-on à la Maison-Blanche, l’électorat républicain mobilisé dans une guerre de tranchées tout aussi impitoyable contre la loi sur la couverture santé universelle, dite «Obamacare» et entrée en vigueur le 1er octobre, dans un torrent de controverses.

L’engagement spectaculaire des forces spéciales dans les rues d’une capitale arabe en proie au chaos marque un tournant dans la doctrine militaire prônée depuis 2009 par Barack Obama, qui s’appuyait jusque-là sur des drones tueurs pour éliminer ses pires ennemis. Une indignation mondiale grandissante contre ces pratiques jugées amorales avait conduit Obama à annoncer en mai une inflexion de cette doctrine et un ­recours aux actions au sol plus conventionnelles.*.*Le Figaro: 06.10.2013

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**évasion de plus d’un millier de prisonniers à Benghazi

Plus d’un millier de détenus, dont la plupart de droit commun, se sont échappés samedi 27.07.2013- d’une prison à Benghazi, chef lieu de l’Est libyen, sur fonds de tensions et protestations au lendemain d’une série d’assassinats qui a suscité la colère de la population.
« Il y a eu une émeute à l’intérieur de la prison d’Al Kuifiya, ainsi qu’une attaque depuis l’extérieur. Plus de mille prisonniers ont pu s’évader », a indiqué à l’AFP un responsable des services de sécurité sous couvert de l’anonymat.
Selon lui, la plupart des fugitifs étaient des détenus de droit commun. « Mais certains étaient détenus pour des affaires liées à l’ancien régime de Mouammar Kadhafi », a-t-il ajouté sans autre précision.
Le Premier ministre Ali Zeidan a confirmé l’évasion. Selon lui, « ce sont les habitants du voisinage qui ont lancé l’attaque, parce qu’ils ne veulent plus de cette prison à proximité de leurs habitations ».
Très tôt dans la matinée, des milliers de manifestants ont crié leur colère contre les partis politiques et les Frères musulmans en particulier, accusés d’être responsables de l’instabilité en Libye, au lendemain d’une série d’assassinats ayant visé notamment un militant anti-islamiste.
Ces manifestations ont été émaillées d’actes de vandalismes contre les locaux des deux principaux partis: le Parti pour la justice et la construction (PJC), bras politique des Frères musulmans libyens, et son rival l’Alliance des forces nationales (AFN, libérale).
Ainsi, les locaux du PJC à Tripoli et à Benghazi ont été saccagés par des dizaines de manifestants, de même que le siège de l’AFN dans la capitale.
Dans la nuit de vendrdi  samedi, plusieurs centaines de personnes avaient parcouru les rues de Benghazi pour dénoncer l’assassinat vendredi de l’avocat et militant politique anti-islamiste Abdessalem al-Mesmari, ainsi que de deux officiers de l’armée.
M. Zeidan a indiqué samedi que la frontière avec l’Egypte avait été fermée aux voyageurs en vue d’empêcher les responsables de ces assassinats de quitter le territtoire, sans préciser si cette décision était également motivée par l’évasion des détenus.
Il a annoncé par ailleurs un remaniement ministériel sous peu afin de réduire le nombre de membres de son cabinet, « en vue de plus d’efficacité », a-t-il dit.
Les manifestants accusent les islamistes d’être derrière l’assassinat de Mesmari et les attaques qui ont visé depuis la révolte des dizaines d’officiers, en particulier à Benghazi.
Les protestataires estiment que les rivalités politiques empêchent la stabilisation du pays, où pullulent les armes. Le PJC et l’AFN sont accusées de manipuler des milices armées qui servent leurs intérêts, empêchant la formation d’une armée et d’une police professionnelles.
« Nous voulons la dissolution de tous les partis. Ils sont la cause de tous nos problèmes. On doit adopter une Constitution puis une loi organisant la vie politique avant de permettre aux partis d’exercer », affirme Ahmed Trabelsi, un manifestant à Tripoli.
Contrairement aux autres pays dits du  »Printemps arabe », la Tunisie et l’Égypte, les islamistes n’ont pas remporté les premières élections libres en Libye.
Vainqueur des élections législatives de juillet 2012, l’AFN de Mahmoud Jibril, une coalition de petits partis libéraux menée par des architectes de la révolte de 2011 contre le colonel Kadhafi, détient 39 sièges sur les 80 réservés à des partis politiques au Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique et législative du pays. Le PJC est la deuxième formation politique du Congrès avec 17 sièges. Les 120 sièges restants sont détenus par des candidats indépendants aux allégeances et convictions diverses.
L’avocat Abdessalem al-Mesmari était parmi les premiers militants qui avaient participé aux manifestations contre le régime de Mouammar Kadhafi en février 2011.
Après la révolution, il était connu notamment pour son opposition aux Frères musulmans et aux milices islamistes qui œuvrent selon lui à prendre le pouvoir malgré le rejet de la population.
Depuis la chute du régime de Kadhafi assassiné, l’Est libyen est le théâtre d’une multiplication de violences, dont des attaques ciblant des juges, des militaires et des policiers .source:AFP-27.07.2013.

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**La grogne monte en Libye après une série d’assassinats

Des milliers de manifestants ont crié leur colère samedi -27.07.2013, contre les partis politiques et les Frères musulmans en particulier, accusés d’être responsables de l’instabilité en Libye, au lendemain d’une série d’assassinats ayant visé notamment un militant anti-islamiste. Ces manifestations ont été émaillées d’actes de vandalismes contre les locaux des deux principaux partis: le Parti pour la justice et la construction (PJC), bras politique des Frères musulmans libyens, et son rival l’Alliance des forces nationales (AFN, libérale).
A Benghazi (est), bastion de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, de jeunes manifestants ont pris d’assaut le local du PJC tôt dans la matinée et saccagé les lieux. Dans la nuit, plusieurs centaines de personnes avaient parcouru les rues de la ville pour dénoncer l’assassinat vendredi de l’avocat et militant politique anti-islamiste Abdessalem al-Mesmari ainsi que de deux officiers de l’armée.
Les manifestants accusent les islamistes d’être derrière l’assassinat de Mesmari, comme ceux qui ont visé depuis la révolte des dizaines d’officiers, en particulier à Benghazi. A Tripoli, des centaines de personnes se sont rassemblées tôt samedi au coeur de la capitale en « solidarité avec Benghazi » et contre les Frères musulmans.
Une centaine de jeunes se sont rendus par la suite au local du PJC dans le quartier de Ben Achour où ils ont saccagé et pillé les bureaux et le mobilier et ont brisé les vitres du bâtiment. Une centaine de manifestants se sont dirigés vers le siège de l’AFN à Hay al-Andalous, qu’ils ont saccagé, jetant des documents par les fenêtres. *  Source: Belga-27.07.2013.

 **28 morts et près de 60 blessés dans une attaque contre un QG d’ex-rebelles en Libye

Au moins 28 personnes ont été tuées et près de 60 autres blessées samedi à Benghazi dans des affrontements entre une brigade d’ex-rebelles et des manifestants « anti-milices », a indiqué à l’AFP une source médicale de cette ville de l’est libyen.

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« Nous avons recensé jusqu’ici 28 morts et près de 60 blessés », a indiqué à l’AFP un médecin de l’hôpital al-Jala à Benghazi.
Un précédent bilan de l’hôpital faisait état de 11 morts et 30 blessés.
Selon un journaliste de l’AFP sur place, des dizaines de manifestants, dont certains armés, ont tenté samedi de déloger la brigade « Bouclier de Libye » de sa caserne, provoquant un affrontement entre les deux groupes.
Les protestataires affirment vouloir déloger les « milices » armées de leur ville, appelant les forces régulières à prendre le relais.
La brigade « Bouclier de Libye », formée d’anciens rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, relève formellement du ministère de la Défense.
Les autorités libyennes, qui peinent à former une armée et une police professionnelles, ont régulièrement recours à ces ex-rebelles pour sécuriser les frontières ou s’interposer dans des conflits tribaux.
Le porte-parole de Bouclier de Libye, Adel Tarhouni, a fait état de son côté d’un mort et de sept blessés au sein de sa brigade.
M. Tarhouni a défendu « la légitimité » de sa brigade, affirmant qu’elle dépendait officiellement du ministère de la Défense.
Selon lui, il a d’abord eu une manifestation pacifique de plusieurs heures devant le QG de sa brigade, une ancienne caserne de l’armée.
« La manifestation a été infiltrée par des hommes armés qui ont tiré sur nos locaux et ont jeté des Jelatina » (bombe artisanales), a-t-il expliqué à la chaîne de télévision, Libya al-Ahrar.
Ali al-Chikhi, porte-parole du chef d’état-major, a affirmé que Bouclier de Libye était « une force de réserve de l’armée libyenne » et que l’attaquer équivalait « à une agression contre une force légitime ».
Le colonel al-Chikhi, cité par l’agence Lana, a qualifié de « très dangereuse » l’attaque contre la brigade, appelant toutes les parties à la retenue.
Dans la nuit de samedi à dimanche, le Premier ministre Ali Zeidan a annoncé que Bouclier de Libye avait quitté sa caserne et que l’armée régulière avait pris possession des lieux et contrôlait les armes lourdes qui s’y trouvaient.
Dans une déclaration à la télévision nationale, M. Zeidan a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités, tout en appelant toute les parties à la retenue.
En octobre, des habitants de Benghazi s’étaient déjà rebellés contre les milices, délogeant certaines d’entre elles de leurs bases.
Le nouveau pouvoir en Libye a échoué à désarmer et à dissoudre les groupes d’ex-rebelles qui font la loi dans le pays et tente de légitimiter certains d’entre eux malgré l’opposition d’une grande partie de la population.
Benghazi, la deuxième ville de Libye d’où était partie en 2011 la contestation qui a conduit à la chute du régime de Kadhafi, a été le théâtre ces derniers mois de plusieurs attaques contre des intérêts occidentaux et d’assassinats de responsables de la sécurité.*Source: Belga 09.06.2013.

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**Les Etats-Unis envoient des Marines en Libye après la mort de leur ambassadeur

Les Etats-Unis ont envoyé une troupe d’élite anti-terroriste des Marines à Tripoli mercredi après l’attaque du consulat américain de Benghazi qui a fait quatre morts la veille dont l’ambassadeur en Libye. Les autorités américaines enquêtent pour savoir si les violences étaient une réponse à un film amateur ridiculisant le prophète Mahomet, réalisé par un Israélien vivant en Californie, ou un complot destiné à coïncider avec l’anniversaire des attentats du 11-Septembre.
Environ 50 soldats stationnés dans une base militaire en Espagne devaient se rendre initialement à Tripoli, et non Benghazi, afin de protéger les bâtiments diplomatiques appartenant aux Etats-Unis, selon des responsables américains qui ont requis l’anonymat. Ils appartiennent à une troupe d’élite baptisée FAST (Fleet Antiterrorism Security Team) qui a pour mission de répondre rapidement à des menaces anti-terroristes et renforcer la sécurité dans les ambassades.
L’attaque, perpétrée le jour du 11e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center de New York, avait initialement été comprise comme une réponse au film amateur « Innocence of Muslims » (l’innocence des musulmans) publiée sur le site de partage de vidéos YouTube. Mais un responsable de l’anti-terrorisme américain, qui a requis l’anonymat, a estimé que l’attaque de Benghazi était « trop coordonnée ou professionnelle » pour être née spontanément. Le FBI devait envoyer des équipes d’enquêteurs en Libye, a déclaré un responsable des services de sécurité.
Barack Obama a promis mercredi que « justice serait faite » après l’attaque de Benghazi. Le président libyen par intérim Mohammed el-Megarif a quant à lui présenté des excuses « à l’Amérique, au peuple américain et au monde entier » après cette « lâche » attaque.* maghrebemergent-13.09.2012.

**Abdeljalil, ex-chef du CNT, accusé dans l’affaire de l’assassinat du chef d’état-major rebelle Abdel Fatah Younès

Mahmoud Jibril, qui était le chef du bureau exécutif du CNT au moment de l’assassinat du général Younès, a été convoqué par le parquet pour interrogatoire.

Retour de bâton pour Moustapha Abdeljalil, ancien ministre de la Justice sous El Gueddafi, ex-chef politique des rebelles

L’ex-chef politique des rebelles libyens, a été accusé mardi d’«abus de pouvoir» et d’atteinte à l’unité nationale dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du chef d’état-major rebelle Abdel Fatah Younès en juillet 2011, a-t-on appris auprès du parquet militaire. Moustapha Abdeljalil, ex-chef du Conseil national de transition (CNT), ancien organe politique de la rébellion, «a été accusé d’abus de pouvoir et de fractionnement de l’unité nationale», a indiqué à l’AFP Majdi al-Baraassi membre du parquet qui a participé mardi à l’interrogatoire de M.Abdeljalil. L’ex-chef du CNT «a été laissé en liberté sous caution mais une interdiction de voyager a été émise à son encontre jusqu’à sa comparution comme accusé devant le tribunal militaire de Benghazi le 20 février», a ajouté M.al-Baraassi.
L’interrogatoire de M.Abdeljalil a eu lieu dans la ville d’Al-Marj, à 100 km à l’est de Benghazi, selon le parquet. Selon la même source, Mahmoud Jibril, qui était le chef du bureau exécutif du CNT au moment de l’assassinat du général Younès, a été convoqué par le parquet pour interrogatoire. M.Jibril est actuellement le leader d’une alliance libérale qui avait gagné les élections législatives du 7 juillet en Libye. Le général Younès était le militaire de plus haut rang à avoir rejoint la rébellion contre le régime de Mouamar El Gueddafi. Il avait été tué après avoir été rappelé du front pour un interrogatoire par des juges. M.Abdeljalil avait annoncé sa mort le 29 juillet 2011 en expliquant que le général avait été tué par un groupe armé au moment où il était en route pour un interrogatoire de plusieurs juges sur la situation militaire. Son corps brûlé et criblé de balles avait été retrouvé dans la banlieue de Benghazi. Jusqu’ici, 13 personnes ont officiellement été inculpées dans ce dossier, dont un juge Jumaa al-Jazwi, qui a lui-même été assassiné en juin. Des membres de la puissante tribu des Al-Obeidi, à laquelle appartenait le général assassiné, avaient prévenu le mois dernier qu’ils prendraient eux-mêmes la justice en main si les nouvelles autorités libyennes continuaient à «négliger le dossier» Younès. Et ils ont ouvertement accusé M.Abdeljalil d’avoir joué un rôle dans l’assassinat du général. Moustapha Abdeljalil a été le dernier ministre de la Justice sous El Gueddafi, avant de rejoindre la rébellion en même temps que le général Younès. Abdel Fatah Younès avait participé au coup d’Etat ayant permis à Mouamar El Gueddafi d’accéder au pouvoir en 1969 et avait été son ministre de l’Intérieur avant de faire défection au début de la révolte, en février 2011, qui a provoqué la chute et la mort d’El Gueddafi en  octobre 2011.*L’Expression-13.12.2012.

**Libye : Au moins 51 morts à cause de l’alcool frelaté

en plus de 378 personnes qui souffrent d’empoisonnement

alcool frelaté

Vingt-neuf nouvelles morts dues à la consommation d’alcool frelaté ont été enregistrées, lundi 11 mars 2013, à Tripoli, portant le bilan à cinquante-et-un morts. Trois cent soixante-dix-huit personnes souffrent, elles, d’empoisonnement depuis samedi, a indiqué le chef du bureau de l’information du ministère de la santé libyen,Amar Mohamed Amar.

Un premier bilan avait fait état de cinq morts, puis un autre, le lendemain, de seize, et de trois cent dix cas d’empoisonnement. Le ministère de la santé avait alors prévenu que le bilan pourrait s’alourdir.

La vente et la consommation d’alcool sont interdites en Libye, même si l’alcool de contrebande y alimente le marché noir.

Le chef du service sanitaire du centre médical de Tripoli, Youssef Al-Wafi, a expliqué dimanche que « les examens préliminaires ont dévoilé des symptômes d’intoxication à la suite de la consommation d’alcool frelaté contenant du méthanol [ou alcool méthylique], un produit qui peut provoquer une insuffisance rénale, une cécité ou des crises d’épilepsie, voire le décès de la victime ».

Selon M. Wafi, les personnes ayant consommé l’alcool frelaté avaient entre 19 et 50 ans. Favorisé par la porosité des frontières, le trafic d’alcool et de drogue a significativement augmenté en Libye après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011.*Lu sur Le Monde.fr- 12.03.2013.

**La France veut installer une base militaire en Libye

Une présence qui irrite au plus haut point l’Algérie

*Comme en Irak, on va vers la division du pays: la Libye utile sécurisée et le reste du pays livré à l’instabilité.

Il est spectaculaire de constater comment les puissances occidentales veulent imprimer une situation de guerre permanente en Libye. Depuis un an, l’information de l’installation d’une base militaire occidentale dans ce pays d’Afrique du Nord, est diffusée sciemment et à répétition. Et à force de répéter les choses, on finit par les admettre, aussi contraignantes soient-elles. Parce qu’ils sont arrivés sur les chars de l’Otan, donc redevables, les nouveaux dirigeants libyens se sont laissé convaincre par cette éventualité d’installer une base militaire sur leur sol sans même se soucier de la réaction des populations et des voisins immédiats dont l’Algérie avec laquelle leur pays partage près d’un millier de kilomètres de frontières. Les annonces se multiplient et se télescopent laissant prédire le vrombissement des réacteurs à nos frontières Sud. Dans son édition d’hier, le confrère arabophone Ennahar a rapporté que des experts français sont actuellement en Libye et étudient la possibilité de création d’une base militaire française dans ce pays. Cette base serait construite, selon la même source, aux environs de Syrte et de Rass Lahnout, deux régions très riches en hydrocarbures. La délégation française est arrivée le 27 août dernier, en Libye. Réagissant à cette information, un haut responsable de l’armée libyenne a soutenu que la mission française se limite à une formation militaire et une contribution à assainir la situation d’après-guerre. A l’origine c’étaitl’Otan qui voulait élire en Libye une place pour une partie de son arsenal militaire. Le 27 janvier dernier, le journal one line français Mediapart, reprenant la télévision «Russia Al Youm», a rapporté que l’Otan compte créer cette base militaire à Benghazi ou à Tripoli. La même source précise que cette demande a été formulée par les Américains. La doctrine militaire du Pentagone basée sur le principe de la longue guerre, ne s’encombrera pas de détails quand il s’agit de chercher du pétrole. Quelques jours après cette annonce faite au sujet de l’Otan, les médias ont fait état de l’installation d’une base militaire israélienne. L’information a été diffusée par la chaîne de télévision officielle libyenne
Al Jamahiriya et publiée par le journal israélien Yediot Aharonot. Les deux médias ont cité un document ultraconfidentiel rapportant la signature d’un accord conclu entre le Conseil national transitoire (CNT) libyen et Israël pour l’installation d’une base militaire dans le Djebel Akhdar (Mont Vert), près de la frontière algérienne. Etant un pays frontalier et voisin, l’Algérie est le premier pays à être inquiété par un éventuel aboutissement de ces projets de base militaire. Car les experts militaires dont notamment des Suédois, ont suggéré que la première mission de cette base est de protéger la Libye contre d’éventuelles agressions étrangères. Mais quelles menaces étrangères représente l’Algérie pour la Libye? En fait, le cours du projet consiste à créer une situation de tension perpétuelle dans la région et entretenir une divison interne au coeur de la société libyenne. D’abord, pour la tension régionale avec le voisin algérien, celle-ci sera nourrie par cette menace frontalière omniprésente par une armée occidentale. Une présence qui irrite au plus haut point l’Algérie qui fait de la souveraineté nationale des pays, un principe immuable. Quant à la division interne, elle sera entretenue par la création d’une rivalité entre les pour et les contre, la présence militaire étrangère sur le sol libyen. Pour une partie des Libyens, l’existence de toute base militaire sur leur territoire sera synonyme de faiblesse et d’un manque de souveraineté. De la sorte, on aboutira à la création de deux parties en Libye: une première qui sera ultraprotégée, celle où existent les champs et les sites pétroliers, la Libye utile. L’autre partie, le reste du pays sera livrée à l’instabilité, aux attaques terroristes, de groupes rebelles et aux explosions. La Libye sera alors la copie conforme de l’Irak. Aujourd’hui, Baghdad croule sous les bombes et les explosions alors que Kirkouk, le nord du pays riche en pétrole, fleurit dans une totale sécurité. Ainsi va le monde. (L’Expression-02.09.2012.)

**Les milices font la loi à Tripoli…et ailleurs en Libye

*explosion d’une voiture et accrochages dans un quartier de Tripoli

Un quartier du centre de la capitale libyenne, Tripoli, a été secoué samedi par l’explosion d’une voiture et des accrochages entre des jeunes qui se disputaient une place sur un marché, a-t-on appris auprès d’habitants et des services de sécurité faisant état d’un blessé.
« Des accrochages ont opposé des jeunes qui se disputaient une place au marché », a déclaré à l’AFP Mohammed, jeune habitant du quartier Rachid non loin de l’emblématique place des Martyrs. « Ils se sont tiré dessus et ont lancé de la gélignite » généralement utilisée pour la pêche, a expliqué cet habitant , ajoutant que ces violences ont eu lieu à l’aube.
L’explosion d’une voiture –visiblement causée par de la gélignite– a secoué le même secteur.
« La voiture, une Honda Civic, a explosé en mille morceaux », a indiqué un gardien d’une base de la police militaire sise à quelques mètres du lieu de la déflagration, qui selon lui a pu être causée par « des explosifs utilisés dans la pêche ».
Des officiers de la base se sont abstenus de tout commentaire, mais un expert étranger de la sécurité a confirmé à l’AFP que l’explosion a pu être provoquée par du TNT utilisé pour la pêche, et non par une voiture piégée.
La vie était normale dans le secteur samedi matin après que la voiture a été enlevée des lieux, selon une journaliste de l’AFP.
Les murs de certains immeubles portaient cependant des traces de suie et les vitrines de plusieurs commerces des impacts de balles ainsi que deux voitures garées dans ce quartier commerçant. Au moins une personne, un ressortissant tunisien, a été blessé, selon des habitants. Des sources médicales de l’hôpital Al-Huruq ont dit avoir admis un Tunisien âgé de 54 ans blessé par des éclats d’une explosion.
Le quartier Rachid abrite un marché où prolifèrent les étals sauvages vendant essentiellement des T-shirts, des jeans et des valises. La tension était palpable et de nombreux habitants préféraient ne pas s’exprimer sur les causes de ces violences ou des responsables. »Tout le monde est tendu ici car il n’y a pas de sécurité », déplore un commerçant. (AFP-04.08.2012.)

*Sept membres du Croissant rouge iranien enlevés à Benghazi

Des hommes armés ont enlevé mardi (31.07.2012.) sept membres d’une délégation du Croissant rouge iranien qui se trouvaient à Benghazi, dans l’est de la Libye, a rapporté le Croissant rouge libyen qui a réclamé leur libération. « Un groupe armé a enlevé à 01H00 (23H00 GMT lundi) une délégation de sept membres du Croissant rouge iranien après leur départ du siège du Croissant rouge libyen à Benghazi », a indiqué l’organisation dans un communiqué.

Les Iraniens se dirigeaient en voiture vers l’hôtel Tibesti lorsque les membres d’un groupe armé les ont interceptés, les ont mis à bord d’un autre véhicule et conduits vers une destination inconnue, selon le communiqué. Le chauffeur de leur véhicule, un Libyen, n’a pas été capturé. La délégation était arrivée lundi en Libye à l’invitation du Croissant rouge libyen pour discuter « des perspectives de coopération dans le domaine de l’aide humanitaire ».

«Le Croissant rouge libyen implore le groupe qui détient la délégation de les libérer en reconnaissance de l’aide et du soutien apportés par le Croissant rouge iranien lors de la révolution du 17 février », indique le communiqué, en référence à la révolte qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Des associations de défense des droits de l’Homme s’alarment régulièrement des arrestations arbitraires menées par les milices composées d’ex-combattants anti-Kadhafi, ainsi que de leurs centres de détentions secrets.

L’armée et la police n’étant toujours pas entièrement opérationnelles en Libye, ces milices en profitent souvent pour faire la loi dans le pays depuis la chute du régime de Kadhafi en octobre 2011. En juillet, un groupe armé avait également enlevé le président du comité olympique libyen, Nabil al-Alam, qui a fini par être relâché au bout d’une semaine.

*Recrudescence des violences et anarchie dans la capitale libyenne

 Les rebelles de plus en plus indésirables en Libye.

 Les «thowar» (rebelles) qui ont « libéré » le pays avec l’appui de l’OTAN, agacent les Libyens par leur comportement digne d’un shérif…Les habitants sont exaspérés par la recrudescence des violences dans leur ville, les autorités donnent un délai de deux semaines aux milices pour quitter la capitale….mais pour aller où…!

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**El Gueddafi est tombé, nous ne voulons plus d’armes», scandent des centaines de Tripolitains qui manifestent sur la place des Martyrs, au cœur de Tripoli, contre la présence de milices armées dans la capitale. Quelques dizaines de policiers en uniforme empruntent l’avenue Omar Al Mokhtar menant vers la place des Martyrs, derrière de nouveaux véhicules de la police libyenne peints en rouge et blanc, pour se mêler aux manifestants.

«Nous voulons dire à tout ce monde que nous sommes là», lance Lassaad Kbaili, un policier qui avait servi sous l’ancien régime d’El Gueddafi et qui reprend ses fonctions. «Nous voulons tous la sécurité et la stabilité. Le peuple a confiance en la police. Ce qui nous facilitera la tâche», ajoute-t-il, brandissant une pancarte sur laquelle est écrit : «Non aux chaos, oui à la sécurité».
Moustapha Salem, un officier, dénonce quant à lui les agissements de certains conseils militaires, formés par les «thowar», les combattants ex-rebelles qui ont mené la bataille contre le régime d’El Gueddafi jusqu’à sa mort, en octobre. Selon lui, «la police est incapable de faire prévaloir la loi, avec l’intervention de ces conseils qui exercent une autorité non légitime sur la police». Il affirme que son poste de police a été attaqué par des «thowar» après avoir confisqué une voiture volée qui était en possession de l’un d’eux. «Nous voulons appliquer la loi. Citoyen, protège-nous», lance-t-il.

 Les Tripolitains, exaspérés par la recrudescence de la violence et de la criminalité, réclament le désarmement de la capitale et le départ des milices venant d’autres villes ayant participé à la «libération de Tripoli» en août dernier. «Merci à vous, revenez à vos familles en paix», lisait-on sur des pancartes brandies hier par les manifestants, ou encore : «Oui aux ministères de la Défense et de l’Intérieur», «Non au port d’armes dans la capitale», «La Libye est libre, le chaos dehors», «Non à la tribu, non au régionalisme», «Oui à un Etat civil». Mardi, des habitants de la capitale ont fermé des avenues et artères majeures à la circulation pour protester contre l’augmentation des violences impliquant des factions ex-rebelles. «La sécurité, c’est quand il n’y a pas d’armes», estime Salwa Lamir, une enseignante de Tripoli. «Nous protestons contre les armes et les gens qui portent des armes. Je veux que les miliciens venus de l’extérieur de Tripoli quittent la ville. Ils doivent retourner chez eux», ajoute-t-elle.

 Observant la scène à l’écart des manifestants, Abdelmonem Ben Zina, qui se présente comme un des «thowar» ayant porté les armes contre Mouammar El Gueddafi, affirme appuyer les revendications des habitants de la capitale. «Je suis totalement d’accord pour que les thowar rendent leurs armes, sauf s’ils en ont besoin dans le cadre de leur travail, mais non pas pour terroriser la population», dit-il. Il estime toutefois que la police ne serait pas capable pour le moment de contrôler la situation dans la capitale sans l’aide des «thowar». (El Watan.avec AFP-08.12.2011.)

***

Les «thowars» ont instauré la loi du talion dans la capitale libyenne

Le gouvernement libyen a appuyé les Tripolitains, exaspérés par la recrudescence des violences dans leur ville, en donnant un délai de deux semaines aux milices pour quitter la capitale.

 Si le 20 décembre, «les milices ne quittent pas la ville, la population de Tripoli et le gouvernement fermeront la ville à la circulation», a indiqué le bureau du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib, faisant état d’un plan à l’initiative du Conseil local de Tripoli pour désarmer la capitale. «Une manifestation aura lieu demain (hier) à 16h30 sur la place des Martyrs en appui aux initiatives des ministères de l’Intérieur et de la Défense, visant à nettoyer Tripoli des armes et de la présence inutile des milices. Il est prévu que d’autres manifestations se tiennent, avec plus de plus en plus d’ampleur, jusqu’au 20 décembre», a-t-il ajouté. Cité dans le communiqué, le chef du Conseil local de Tripoli a exhorté les milices venues d’autres villes pour participer à la bataille de la «libération de Tripoli» à retourner chez eux. «Nous leur sommes reconnaissants pour leur aide, mais maintenant il est temps pour eux de retourner auprès de leurs familles et amis pour aider à reconstruire leurs villes», a déclaré Abdelrazzak Abou Hajar, appelant les Libyens «à faire preuve de retenue et de maturité au cours des prochains jours». Selon lui, «le plan, coordonné par le gouvernement et la population de Tripoli, reflète une étape nécessaire dans le processus de transition de la ville». M. Abou Hajar avait indiqué plus tôt que le gouvernement avait promis de mettre fin à la présence d’armes dans la capitale d’ici la fin de l’année. «Le conseil de Tripoli a eu une réunion aujourd’hui avec le Premier ministre Abdel Rahim al-Kib et le gouvernement a promis de mettre fin à la présence d’armes à Tripoli d’ici le 31 décembre», avait-t-il dit à la presse. Mardi, des habitants de la capitale ont fermé des avenues et artères principales à la circulation pour protester contre la présence des milices armées à Tripoli, notamment après la multiplication d’incidents et affrontements impliquant plusieurs brigades de «thowars», les rebelles ayant combattu le régime de Mouamar El Gueddafi. De gros embouteillages se sont formés dans la capitale dont plusieurs quartiers ont été paralysés. Par ailleurs, selon des témoins, des dizaines des civils et d’hommes armés ont forcé l’entrée du tribunal de Tripoli et se sont rués vers le bureau du procureur général, Abdelaziz Al-Hsadi, réclamant la libération d’un des thowars qui serait impliqué dans une affaire de meurtre. On ne savait pas dans l’immédiat s’ils avaient eu gain de cause. «Cet incident est très inquiétant. Il est la preuve de la détérioration de la sécurité à Tripoli», note un journaliste tripolitain, estimant que chaque brigade des thowars «veut faire la loi». Dimanche, un des thowars de Tripoli avait été tué dans un échange de tirs avec des membres d’une brigade de Rojban (Ouest) qui voulaient libérer un de leurs détenus dans un bâtiment des services de sécurité à Tripoli, selon des témoins. La semaine dernière, un commandant rebelle avait été tué par une brigade de thowars dans la banlieue ouest de Janzour, selon des habitants de ce quartier. Le ministre de l’Intérieur, Faouzi Abdelali, avait annoncé jeudi un plan d’intégration à court terme de 50.000 combattants ex-rebelles dans les forces armées et celles du ministère de l’Intérieur, et de la réhabilitation d’un total de 200.000 combattants à long terme.
Des dizaines de milliers de Libyens ont porté des armes pour combattre les forces du régime de Mouamar El Gueddafi. Le désarmement de la population et l’intégration des combattants dans les forces de sécurité figurent parmi les priorités du nouveau gouvernement de transition formé fin novembre. (L’Expression-08.12.2011.)

 **Massacre à huis clos

 Des scènes d'exactions commises dans l'ouest du pays sont rapportées par Human Rights Watch.

***Syrte, ville martyre !  devenue une ville fantôme !La presse quotidienne continue de délivrer son lot d’informations sur les dépassements commis par les forces du Conseil national de transition contre des civils libyens accusés d’appartenance au clan de l’ex-Guide Mouamar El Gueddafi. Syrte a été parmi les villes martyres, selon des témoignages d’Echourouk et d’Ennahar. Des correspondants en Libye ont eu à constater ces dépassements. Des vidéos ont aussi été visionnées pour rendre compte de l’horreur vécue par les Libyens.
Il y a plus d’une semaine, soit le jour de l’Aïd El Adha, certains citoyens ont été décapités. Est-ce un début d’application de la charia comme annoncé par Mustapha Abdeldjalil, qui préside le CNT? En tout cas, le fait est que des dizaines de civils libyens ont été massacrés froidement par les rebelles libyens. Les corps inertes des victimes de tous âges et des deux sexes gisaient aux abords des routes, dans ce qui reste des villes libyennes et dans les régions devenues des théâtres de batailles féroces, selon les témoignages des journalistes.
Ces derniers constatent qu’il y a des corps d’enfants, de femmes et de vieux déchiquetés dans plusieurs villes et régions de la Libye, notamment Syrte, devenue une ville fantôme. L’envoyé spécial d’Echoùrouk à Syrte raconte ce qu’il a vu le 20 octobre dernier. «J’ai vu les cadavres d’environ 25 personnes. Selon certaines sources, il s’agissait de citoyens pro-Gueddafi sauvagement tués par les rebelles. La majorité des cadavres avaient les mains liées.
Certaines des victimes étaient éventrées et leur sang s’était répandu sur des dizaines de mètres», a-t-il constaté. Il ajoute que des batailles entre rebelles et pro-Gueddafi ont conduit à des bombardements d’habitations abritant des familles. Cela a conduit tout droit à l’extermination d’enfants, de femmes et de vieillards. Les comptes-rendus s’appuient aussi sur les conclusions d’Amnesty International qui évoque notamment des cas d’un nombre de soldats d’El Gueddafi capturés par les rebelles et battus à mort. Même El Guaddafi n’a pas échappé à ce triste sort.
D’autre part des témoins ont affirmé à Echoùrouk que des rebelles attaquaient des habitations et les pillaient avant de les faire exploser en utilisant des bouteilles de gaz butane ou en les brûlant. Selon le rapport d’Amnesty International du 13 septembre, des violations graves des droits de l’homme sont commises en Libye depuis le soulèvement du 17 février 2011. Les 112 pages du rapport d’Amnesty n’omettent pas les insurgés. Il y est révélé que les combattants de l’opposition et leurs partisans ont enlevé, détenu arbitrairement, torturé et tué d’anciens membres des forces de sécurité soupçonnés d’être des loyalistes à El Gueddafi. Ils ont même capturé des étrangers soupçonnés d’être des mercenaires combattant au sein des forces pro-El Gueddafi.
La presse regrette qu’aucune enquête indépendante et crédible n’ait été menée par le Conseil national de transition et qu’aucune mesure efficace n’ait été prise à l’égard des responsables de ces abus. Le rapport fait également état de lynchages, d’actes de vengeance, de détentions de centaines de personnes, de tortures et de mauvais traitements. Il est même souligné que Mustapha Abdeldjalil a attisé le feu en répétant des déclarations irresponsables sur l’existence de mercenaires africains recrutés par El Gueddafi. Pour Amnesty, il est important que tous ces crimes ne restent pas impunis et que leurs auteurs soient jugés, quel que soit leur rang ou leur camp, afin de construire une Libye nouvelle sur les bases du respect des droits de l’homme et de l’État de droit. Ces doutes ont commencé à être exprimés depuis l’été dernier.
Des scènes d’exactions commises dans l’ouest du pays sont rapportées par Human Rights Watch. En juillet dernier, lors de son passage à Bruxelles où les représentants du CNT ont été reçus par l’Otan, le numéro deux de la rébellion libyenne, Mahmoud Jibril, avait réfuté ces accusations.
Il avait alors admis que quelques incidents s’étaient produits durant les deux premières semaines de l’insurrection, lancée à la mi-février, mais que ce n’était plus le cas dans les zones libérées. (L’Expression-15.11.2011.)

 **Le chef rebelle libyen Mehdi Harati:

« J’ai reçu 200.000 Euros des services secrets américains »

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La police irlandaise a procédé, il y a quelques jours, à une enquête avec Mehdi Harat, un chef connu des rebelles libyens, qui a occupé le poste de vice-président du conseil militaire de Tripoli, après que le domicile de ce dernier à Dublin en Irlande, ait été dévalisé et d’importante sommes d’argents en euros découvertes.

 Selon le Sunday World, dans son édition d’hier, Mehdi Harati, qui possède la double nationalité irlandaise et libyenne, aurait pris part au commandement des rebelles libyens lors de la bataille de Tripoli, en qualité d’adjoint de l’émir de l’ex Jamaâ des combattants libyens, Abdelhakim Belhadj.

La maison de Mehdi à Dublin aurait fait l’objet d’un vol par des membres d’un gang irlandais qui se serait emparé de bijoux de valeur en plus de €200.000 qui étaient cachés dans la maison, suscitant des doutes sur l’origine de cet argent et sur le fait de les avoir cachés au domicile au lieu de les déposer dans une banque.

Selon le journal, Harati aurait informé les services de sécurité irlandais, dès qu’il a été informé par son épouse. Ces derniers ont alors entamé une enquête et l’ont interrogé sur l’origine de l’importante somme d’argent trouvée dans son domicile. C’est alors que le chef des rebelles libyens annonce, à la surprise de tous, que l’argent était un don des services de renseignements américain (CIA).

Harati a reconnu que les 200.000 euros volés dans son domicile, en coupure de 500 Euros étaient cachés dans une boîte et qu’il les avait reçus des services secrets américains qui soutenaient les rebelles libyens, selon ses dires.Harati a reconnu lors de l’interrogatoire que lors du vol dans son domicile, il se trouvait à l’étranger en tournée dans plusieurs pays dont la France et les Etats Unis.

Cette affaire, ou plutôt ce scandale, a terni l’image des combattants libyens et suscité le doute quant aux relations qu’entretenaient certains de leurs leaders avec les services de sécurité étrangers. (Ennahar-09.11.2011.)

 **Bernard-Henri Lévy , vrai mercenaire et faux philosophe

Pour le lecteur et pour l'histoire, ce livre est la «déposition» du faux philosophe et vrai criminel

*(…) En dénigrant ainsi l’Islam, B.-H. Lévy et consorts incitent l’Occident à faire la guerre,… à exterminer des populations entières, dans le monde arabo-musulman… et dans le meilleur des cas, à pousser à la haine jusqu’à l’humiliation. *cliquer ici: Agressions contre le monde arabo-musulman

 

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 *Massacres et scènes d’horreur le jour d’El Adha

**des hommes décapités dans une grande salle, accrochés tels des moutons chez le boucher, les mains liées derrière le dos.

Les rebelles du CNT fêtent l’Aïd en égorgeant les des êtres humains à Syrte

*L’Occident se tait….et lorsque l’on se tait, on approuve!

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Les milices du Conseil national de transition libyen (CNT), ont fêtés l’Aïd El Adha, en égorgeant un grand nombre de pro-Kadhafi, hommes et femmes, dans des scènes horribles, qui viennent confirmer que la Libye est entrée de plein fouet dans une guerre civile, pire, une épuration ethnique. Une vidéo, dont le journal « Ennahar » détient une copie, montre des milices libyennes, dans la ville de Syrte, bastion du défunt Kadhafi, en train d’égorger des dizaines de femmes et hommes partisans de l’ancien régime. Les premières scènes de la vidéo montrent les cadavres d’hommes décapités dans une grande salle, accrochés tels des moutons chez le boucher, les mains liées derrière le dos.Une autre scène montre les têtes des malheureuses victimes entassées dans un coin dans un décor lugubre, digne des films d’horreur. Les victimes semblent tous être des jeunes ne dépassant pas la trentaine et le plus étonnant, c’est qu’aucune d’elles ne porte de blessures de torture, ce qui veut dire que ces gens n’étaient pas des prisonniers de guerre mais des gens arrêtés dans la rue ou chez eux et emmenés pour être sacrifiés tels des moutons de l’Aïd. Le massacre qui a eu lieu la veille de l’Aïd, dans la ville de Syrte, bastion du défunt Kadhafi, n’est rien d’autre qu’un acte de vengeance collectif et une compagne d’épuration ethnique visant les tribus pro-Kadhafi. (Ennahar/14.11.2011.)

 

***Celui qui tue un homme…

Dans l’esprit de l’Islam, une vie, une âme, la vie d’un homme ou d’une femme est sacrée…C’est une création divine, et personne n’a le droit de la détruire…et celui qui a tué un homme, une femme, un enfant, ou tout autre être, c’est comme s’il a tué l’humanité entière…et celui qui l’a ressuscité, c’est comme s’il a ressuscité l’humanité entière…Rien ne justifie la destruction d’une vie innocente et cela équivaudrait à détruire toute l’humanité.

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