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**«LA FACE CACHÉE DU QUAI D’ORSAY»

Enquête sur un ministère des Affaires étranges

**Impunité des ambassadeurs, montants de leurs revenus réels, étendue de leurs malversations, puissance des réseaux comme celui de la «secte», Vincent Jauvert désacralise un «ministère à la dérive».

Enquête sur un ministère des Affaires étranges

Le livre a eu l’effet d’un pavé dans la mare: de nombreux médias, dans l’Hexagone, cela va de soi, mais aussi dans plusieurs autres médias américains, anglais, japonais, en ont fait leurs choux gras. Car il s’agit d’un voyage dans les arcanes d’un ministère devenu olympien, le Quai d’Orsay, entièrement dévolu depuis 2012 à la gloire de l’enfant terrible le Mitterrandien, Laurent Fabius. Une institution grandiose, donc, avec ses secrets d’alcôve, ses scandales connus et méconnus, ses mécanismes si particuliers de cooptation, de promotion et de péremption.
L’auteur qui a enquêté pendant deux ans, parle d’un petit pas dans les coulisses de cette prestigieuse structure qui, à l’instar de nombre de représentants de cette France de façade, grande donneuse de leçons, ne cesse d’offrir sa face défroquée, à la face du monde, saupoudrée de corruption et de moralité douteuse dont la France a, depuis des siècles, le secret. Dans le compartiment de l’Histoire, style Louis XIV, on découvre les rayons hasardeux d’une gloire bien plus incertaine, où les coups de Jarnac le disputent aux galipettes dignes des prés les moins fleuris de France et de Navarre. Historiettes, alors, de vols, de prébendes, de parrainages scabreux et de services rendus toute honte bue. Un vrai régal qui va jusqu’à la nausée tant la cour n’en peut mais. Ce n’est pas le premier ouvrage ni le seul d’ailleurs qui brosse avec tant de vigueur les caractères bien trempés de ces prédateurs, à la faconde avariée. On y jongle avec l’argent public, au mépris des lois et des inspections. Presque toutes les représentations françaises à l’étranger partagent la tasse, entre copinages affichés des promus de l’ENA et détournements de fonds proprement occultés! Un ministère de souveraineté comme on en voit dans plusieurs autres pays, faut-il le rappeler. Dans cet ouvrage, Vincent Jauvert parle d’un Quai d’Orsay à la dérive et dénonce la multitude d’abus qui caractérisent un ministère longtemps drapé dans un culte du secret. On croirait que la diplomatie française est aujourd’hui à vau-l’eau.
Les diplomates qui louent les locaux de l’ambassade à des entreprises et «oublient» de tracer les recettes jamais versées au Trésor public, ceux qui emportent la vaisselle et quelques babioles d’ornement historiques (18.000 tableaux, tapisseries, oeuvres d’art recensées dans le rapport Du Luart en juin 2014), ceux qui versent dans la pédophilie, ceux qui succombent aux petites agapes et rognent sur la qualité des vins et des repas servis au nom de la France, ceux qui confondent tel Douste Blazy la Thaïlande et Taiwan et ceux qui font un peu de tout. Quel monde, gente Marianne! Enorme travail, souvent référencé, mais pour l’essentiel basé sur des documents confidentiels que des diplomates ulcérés ont jugé nécessaire de produire pour dire tout leur écoeurement, tel est l’autre reflet de la France, qui n’a rien à voir avec l’apparat et le discours officiels, baignés de hauteur et de vertus criardes, volontiers donneuse de leçons, ivre de ses lettres et de ses droits de l’homme qu’elle bafoue effrontément quand elle se croit dans ses pénates. «Ces hauts fonctionnaires compétents ne supportent plus de voir le ministère des Affaires étrangères malmené budgétairement et à la dérive, parce qu’une nomenklatura est plus attachée à défendre ses propres intérêts qu’à défendre ceux de la France», dit l’auteur après deux ans de travaux à leurs côtés. Voire. Le mal est bien plus profond que cela. Mis à part les «Condorsays» dont il est opportunément question, car j’ai trouvé bizarre que l’essentiel du livre soit consacré à des «esprits» de la gauche caviar, mais bon, il y a un esprit malsain dans d’autres officines, les partis, les grandes entreprises nationales, les banques où les ascenseurs et leurs renvois fonctionnent à tire-larigot. Dans les mairies, les emplois fictifs sont légion et ne bénéficient pas, que je sache, au commun des mortels.
Alors, qu’en diplomatie, cette île où n’entrent que les gens bien nés, si les nominations restent d’une grande opacité, qu’importe. Les énarques, les lauréats de concours et la litanie des proches du pouvoir, anciens conseillers de cabinets ministériels, de parlementaires, de copains de promotion de l’ENA à recaser, après tout, cela relève de la famille. De la cosa nostra, dit-on sous d’autres cieux. Et si le deal existe entre les machistes d’un autre temps et le lobby gay qui prend son pied, quoi de plus normal au pays de la «gay pride» et pourquoi diantre aller chercher jusqu’en Asie des poux dans la tête de cette ambassade surnommée «la cage aux folles»? On risque de se fourvoyer en imaginant qu’il ne s’agit là que des règles propres au Quai d’Orsay. Le monde de la diplomatie n’est-il pas, en fin de compte, universel…*Par Chaabane BENSACI - Lundi 25 Avril 2016 / L’Expression

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*Manuel Valls nommé Premier ministre à la suite de la déroute du camp socialiste aux élections municipales

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Au lendemain de la défaite cinglante du PS lors des élections municipales françaises, François Hollande a annoncé le remplacement du Premier ministre Jean-Marc Ayrault par celui qui était jusqu’alors le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Ce dernier était donné favori par les spécialistes politiques, le président français étant dans l’obligation de poser un geste fort. L’information a été confirmée au Monde par Matignon, qui a annoncé la démission du gouvernement Ayrault. François Hollande a pris la parole et parle d’ »une nouvelle étape ».

Le président François Hollande s’est adressé aux Français lors d’une allocution télévisée. Selon des sources concordantes au sein de la majorité, le chef de l’Etat va nommer le ministre de l’Intérieur Manuel Valls au poste de Premier ministre en remplacement de Jean-Marc Ayrault. Les socialistes au pouvoir en France ont subi une défaite cinglante dimanche aux municipales sur fond de forte abstention, le camp du président François Hollande enregistrant la perte de nombreuses villes, tandis que l’extrême droite revendiquait le « meilleur score de son histoire »

Manuel Carlos Valls a 51 ans, né en août 1962 à Barcelone. Titulaire d’une licence d’Histoire, il est Ministre de l’Intérieur depuis mai 2012. Il était auparavant maire d’Evry entre 2002 et 2012, ainsi que député de la première circonscription de l’Essonne de 2002 à 2012. Il est militant au Parti Socialiste depuis ses 17 ans, pour soutenir Michel Rocard. Lors de la campagne présidentielle de 2012 Manuel Valls a dirigé la campagne de communication de François Hollande. Il est marié à la violoniste Anne Gravoin depuis 2010. Il a quatre enfants d’un premier mariage.* 7 sur 7– 31/03/2014

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**Sévère déroute du camp socialiste de François Hollande

au terme du second tour des élections municipales

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Le camp socialiste de François Hollande a connu dimanche une sévère déroute, au terme du second tour des municipales, perdant plusieurs villes importantes au profit de la droite, tandis que le Front national a ravi une dizaine de mairies, dont Fréjus et Béziers. Il s’agissait du premier test électoral pour le chef de l’Etat depuis le début de son quinquennat, en mai 2012, et l’ampleur de la déconvenue socialiste renforce l’hypothèse d’un remaniement ministériel rapide, peut-être dès lundi. La grande inconnue demeure le sort de Jean-Marc Ayrault Ayrault.Jean-François Copé, président de l’UMP, a aussitôt salué « une vague bleue », la « première grande victoire » de son parti à une élection locale. La droite les avait toutes perdues sous le quinquennat Sarkozy à partir des municipales de 2008. « La France gronde et accuse » Hollande, selon l’ex-Premier ministre François Fillon. Dans le camp d’en face, Ségolène Royal (PS), citée comme possible entrante au gouvernement, a vu dans ces résultats « un avertissement très sévère ». « Il nous faut renouer le dialogue avec les Français », a convenu Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.

« Un jour de tristesse pour tous les socialistes », a lâché François Rebsamen, qui sauve son fauteuil à Dijon. D’après des estimations d’instituts de sondages et certains résultats définitifs, le PS a perdu Toulouse, Angers, Reims, Quimper, Saint-Etienne, Limoges, à gauche depuis 1912, Laval, Bar-le-Duc, Anglet, la Roche-sur-Yon, Valence, Périgueux, Tourcoing, Tours, Angoulême… Le maire sortant PS de Roubaix, où la gauche s’est fortement divisée, a également annoncé sa défaite face à un jeune élu UMP, Guillaume Delbar. Annonce identique de la mairie de Belfort, autre fief de gauche qui bascule.

A Grenoble, c’est le candidat écologiste allié au Parti de gauche qui prend la mairie aux socialistes. Consolations pour le PS: la gauche conserve Paris – où Anne Hidalgo arrive devant Nathalie Kosciusko-Morizet – et Roland Ries conserverait la mairie de Strasbourg. Autre rare motif de satisfaction, le gain par Cécile Helle d’Avignon où le Front national était arrivé en tête au premier tour.

Une dizaine de villes FN
Au Front national de Marine Le Pen, l’heure était aux réjouissances. Selon des premiers résultats, le parti d’extrême droite l’emporte à Béziers avec Robert Ménard, à Fréjus, Villers-Cotterêts (Aisne), Le Pontet (Vaucluse), Beaucaire (Gard), le Luc (Var), Hayange (Moselle) et peut-être Cogolin (Var). Avec la victoire de Steeve Briois à Hénin-Beaumont, au premier tour, la semaine dernière, cela porte à une dizaine le nombre de mairies FN, une première depuis la création du mouvement en 1972.

« Nous passons clairement à une nouvelle étape », s’est félicitée la présidente du parti, répétant son credo sur la fin de l’ »UMPS ». « Il faut désormais compter avec une troisième grande force politique dans notre pays ». Le FN échoue toutefois à l’emporter à Forbach (Moselle) et à Perpignan, où deux de ses dirigeants, Florian Philippot et Louis Aliot se présentaient. A noter aussi que le Front semble refluer dans plusieurs villes par rapport au premier tour comme à Reims, où il perdrait quatre points.

Abstention record
Selon des estimations Ifop-SAS et CSA, la participation finale s’élèverait dimanche à 61,5%, soit une abstention record autour de 38,5% pour ce type de scrutin. Harris Interactive et OpinionWay mesuraient, de leur côté, 38% d’abstention au niveau national. Dimanche dernier au premier tour, l’abstention avait déjà atteint 36,45%, un chiffre jamais vu pour un scrutin de ce type. Elle s’affichait à 33,5% au premier tour de 2008. Au second tour, elle avait progressé encore à 34,8%. La gauche misait sur une forte mobilisation de son électorat traditionnel pour tenter de limiter les dégâts, alors qu’elle restait sur sa performance de 2008 avec un solde positif de 82 villes de plus de 10.000 habitants remportées sur la droite (118 gagnées, 36 perdues). La droite devrait effacer ses pertes.

A Marseille, Patrick Mennucci (PS), au vu de ses mauvais résultats du premier tour, paraissait incapable de renverser la tendance pour empêcher Jean-Claude Gaudin (UMP), 74 ans, d’entamer un 4e mandat. Selon des estimations il serait battu dans le 1er secteur de Marseille où il se présentait. Défaite aussi de la ministre PS Marie-Arlette Carlotti dans le 3e secteur. Premier résultat connu de la journée (le vote en Nouvelle-Calédonie ayant démarré à 22H00 samedi heure de Paris): la ville de Nouméa a élu pour la première fois une femme à sa tête, l’UDI Sonia Lagarde, qui a battu l’UMP Gaël Yanno.

A Saint-Denis-de-La-Réunion, où en raison du décalage horaire le vote était en avance de deux heures, la gauche conserve la plus grande ville de l’outre-mer: Gilbert Annette (PS) l’emporte nettement avec 56,7% des voix. Saint-Paul est en revanche perdue par la députée DVG Huguette Bello. Seules 6.455 des quelque 36.700 communes sont concernées par le second tour. Ce second tour intervient de surcroît à l’issue d’une semaine difficile pour la majorité qui a dû encaisser de nouveaux revers, avec le bond du chômage en février qui a atteint le chiffre record de 3,34 millions de personnes, suivi de la censure de la loi Florange sur la reprise de sites rentables -promesse de M. Hollande- par le Conseil constitutionnel.

*7sur7–Par: rédaction- 30/03/14

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Anne Hidalgo, l’éternelle seconde devenue maire de Paris

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Anne Hidalgo, devenue à 54 ans la première femme maire de Paris, a fait ses armes dans l’ombre du maire sortant Bertrand Delanoë, dont elle est la première adjointe depuis 2001.Celle que beaucoup décrivaient comme discrète, effacée, timide, a réussi son pari, parvenant d’abord à s’imposer parmi les siens, puis à vaincre l’ancienne ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, dans un contexte pourtant peu favorable à la gauche. Rien de commun entre ces deux femmes dont les ambitions se sont croisées: si l’ancienne ministre est une solitaire volontiers transgressive, toujours sabre au clair, la dauphine de Bertrand Delanoë est un pur produit du PS, qui cultive sous des airs de bonne élève et une apparente rondeur une autorité sans faille. « Elle est douce, chaleureuse, séduisante et en même temps tenace et très déterminée », dit d’elle son mentor Bertrand Delanoë (L’Express, septembre 2013). Ses détracteurs véhiculent plutôt l’image d’une « apparatchik » au caractère « sectaire ». Née le 19 juin 1959 à San Fernando (Espagne), l’Andalouse a le parfait CV d’une personnalité de gauche: fille d’immigrés espagnols qui ont fui en 1961 la misère et le franquisme parce qu’ils croyaient à l’école républicaine, elle a grandi dans la cité lyonnaise de La Duchère. Naturalisée française à l’âge de 14 ans, Anne Hidalgo devient inspectrice du travail en 1982, et est nommée en région parisienne en 1984. D’abord plutôt engagée dans les luttes syndicales, elle prend sa carte du PS en 1994, et entre au cabinet de la ministre de l’Emploi Martine Aubry en 1997. Elle y rencontre son second mari Jean-Marc Germain, bras droit de la maire de Lille et député PS depuis 2012. Devenue conseillère de la secrétaire d’Etat aux Droits des femmes Nicole Péry, elle rencontre le chef de file des socialistes parisiens Bertrand Delanoë. Elle deviendra en 2001 la tête de liste du PS dans le XVe, après l’avoir emporté dans une primaire face à la fabiusienne Pervenche Bérès. Elu maire de Paris, Bertrand Delanoë fait de cette quasi inconnue sa numéro deux, en charge du « bureau des temps » et de l’égalité hommes/femmes.

En parallèle, Anne Hidalgo est nommée secrétaire nationale du PS à la formation professionnelle (2000) puis à la culture (2003). Elle devient conseillère régionale d’Ile-de-France en 2004, mandat qu’elle détient toujours. En 2008, Bertrand Delanoë lui confie une délégation de premier plan, celle de l’urbanisme. A ce poste, elle supervise la mise en chantier de 10% du territoire de la capitale, des Batignolles à Bercy-Charenton en passant par l’emblématique chantier des Halles. En mai 2012, Anne Hidalgo se voit proposer un ministère, mais elle refuse. Elle qui a affirmé dès 2009 se préparer à succéder à Bertrand Delanoë veut rester concentrée sur Paris. Consciente de sa faible notoriété, elle lance sa campagne pour les élections municipales le 4 septembre 2012, sur les quais de la Seine. Cette campagne, sans doute une des plus longues de l’histoire (19 mois), se déroule pas à pas, sans anicroche ni éclat particulier, loin des soubresauts de celle de sa rivale UMP. Après avoir imposé le renouvellement des têtes de liste aux grognards du PS, elle a fait l’union avec le PCF et le PRG, et présenté son programme patiemment élaboré en décembre 2013. Elle a signé entre les deux tours de l’élection un accord avec les écologistes d’EELV. Féministe depuis toujours, chantre comme Bertrand Delanoë de nouvelles pratiques politiques, Mme Hidalgo a fait de la parité des têtes de liste et du non-cumul des mandats dès 2014 des points non négociables. Adepte comme le maire de Paris d’un socialisme mâtiné de pragmatisme, elle a fait de « Paris, ville puissante et bienveillante » son credo, voulant allier à l’efficacité et à l’innovation économiques la solidarité vis-à-vis des plus fragiles, le tout teinté d’écologie. Oeil de braise sous une chevelure noir de jais, la nouvelle maire de Paris est mère de trois enfants.

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**Vers un remaniement rapide après la gifle des municipales

Maintes fois annoncé depuis 2012, le remaniement du gouvernement devrait intervenir rapidement, sans doute dès lundi, au lendemain de la lourde défaite des socialistes aux municipales qui pourrait coûter sa place à Jean-Marc Ayrault.

Avec des dizaines de pertes de villes, dont certaines symboliques comme Toulouse, Quimper, Limoges ou Belfort, la majorité a essuyé une cuisante défaite pour ce premier test électoral majeur du quinquennat. Plusieurs membres du gouvernement candidats sur des listes municipales, comme Guillaume Garot à Laval ou Pierre Moscovici à Valentigney (Doubs), ont mordu la poussière. Les leçons de ce scrutin catastrophique devraient être vite tirées par le chef de l’Etat.

Il exclut cependant tout changement de cap économique et social, exigé par une partie de la gauche. Son entourage a admis durant l’entre-deux tours qu’il y avait « des corrections à apporter  » et qu’il fallait « être plus efficace, plus rapide et mieux organisés ». Le Parlement reprendra ainsi ses travaux à partir du 8 avril avec un programme chargé et des textes importants comme la réforme pénale et, surtout, le pacte de responsabilité. M. Hollande devrait dans ces conditions remanier assez vite pour tourner la page de ces municipales et mettre sur les rails les réformes promises depuis le début de l’année.

Le remaniement pourrait ainsi intervenir dès lundi, mardi étant le 1er avril et l’agenda gouvernemental s’annonçant chargé à partir de mercredi. Lundi, le président de la République recevra à 10H00 Manuel Valls, le populaire ministre de l’Intérieur qui pourrait être nommé Premier ministre. Il déjeunera ensuite à 13H00 avec Jean-Marc Ayrault, selon l’agenda communiqué par l’Elysée. MM. Ayrault et Valls, plus que jamais rivaux pour Matignon, se verront eux en tête à tête à 08H30, comme tous les lundis. Jean-Marc Ayrault, dont une écrasante majorité de Français souhaite le départ de Matignon, est plus que jamais sur la sellette.

Rapports de confiance
Sonné après le premier tour, il est désormais décidé à vendre chèrement sa peau. Il veut rester au moins jusqu’aux régionales de mars 2015, avant que François Hollande choisisse un Premier ministre pour préparer l’échéance présidentielle de 2017. Dimanche en fin de journée, M. Ayrault a multiplié les rendez-vous à Matignon avec des ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem (porte-parole), Pierre Moscovici (Economie) ou Benoît Hamon (Economie solidaire). Une manière d’essayer de montrer qu’il n’est pas sur le départ et prépare un gouvernement Ayrault 3. Ses meilleurs arguments sont ses rapports de confiance avec le chef de l’Etat, le soutien des partenaires écologistes et sa capacité à encaisser les coups.

M. Ayrault participe aussi en première ligne à l’élaboration du pacte de responsabilité, une baisse du coût du travail liée à des économies ambitieuses qui sera présentée dans les toute prochaines semaines. M. Hollande, qui a échoué à inverser la courbe du chômage à la fin de l’année dernière, mise beaucoup sur ce pacte, considéré comme un tournant du quinquennat.

Duflot botte en touche
Parmi ses points faibles, M. Ayrault peine depuis 2012 à discipliner la majorité et à incarner la politique du gouvernement. Il est aussi très impopulaire et ne protège pas M. Hollande. Plusieurs poids lourds de la majorité militent ainsi pour le remplacement de celui qui bat des records d’impopularité par Manuel Valls, ou Laurent Fabius, pour son expérience, tous deux appréciés des Français et jugés plus solides. Dimanche soir, sur les plateaux télévisés, les membres du gouvernement n’ont pas voulu insulter l’avenir et se sont bien gardés d’évoquer ce remaniement, qui est une prérogative du chef de l’Etat.

Pierre Moscovici s’est ainsi contenté de l’élément de langage relayé par tous ses collègues: le gouvernement ne « restera pas sourd » au message des électeurs. « Le vrai sujet, c’est la politique du gouvernement », a botté en touche la ministre écologiste, Cécile Duflot. « A cet instant, il n’y a pas de remaniement. La question n’étant pas posée, je n’y réponds pas », a esquivé celle qui ne cache pas ses désaccords politiques avec M. VallS. Ségolène Royal, donnée entrante dans un futur gouvernement, a elle appelé à « parler un peu moins du remaniement et un peu plus de ce que les Français attendent, c’est-à-dire l’amélioration de la vie quotidienne ». Elle a cependant fait des offres de services en vantant son « énergie pour (son) pays ».

Valls favori des Français
Selon un sondage réalisé de jeudi à samedi par Ipsos/Steria, près de huit Français sur dix (79%) souhaitent un changement de Premier ministre en cas de remaniement. Un remaniement est réclamé par 86% des Français et le départ de Jean-Marc Ayrault est souhaité sur tous les bords politiques, y compris par 69% des sympathisants socialistes. Comme nouveau Premier ministre, 32% des Français plaident pour Manuel Valls, 20% pour Laurent Fabius, 19% pour Martine Aubry, 14% pour Bertand Delanoë, 8% pour Arnaud Montebourg et seulement 7% pour Jean-Marc Ayrault.

Parmi les personnalités susceptibles d’entrer au gouvernement, seul Bertrand Delanoë recueille une majorité d’opinions positives (46% des Français pensent que ce serait une bonne chose, 36% une mauvaise) L’entrée de Ségolène Royal serait jugée comme une mauvaise chose par 51% des Français, 37% seulement la jugeant positivement. Le sondage (pour France télévision, Radio France, Le Monde, Le Point, LCP/Public Sénat) a été réalisé du 27 au 29 mars par internet selon la méthode des quotas auprès de 1.533 personnes.*AFP-30/03/14

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**Les Français veulent concurencer le Maroc et cultiver le cannabis chez eux!

Dominique Broc, fondateur du Cannabis social club français, qui visait à mettre fin au marché noir en autorisant la culture et la consommation de cannabis entre amis.

Le cannabis «bio» et local se développe en France

À la recherche de « produits de qualité », les amateurs français de cannabis délaissent progressivement la résine importée du Maroc au profit de l’herbe cultivée illégalement près de chez eux.

De plus en plus de consommateurs délaissent les produits industriels, aux qualités nutritionnelles discutables, au profit du bio et de l’achat direct aux petits producteurs. Ce phénomène «locavore» s’applique aussi… au cannabis. Un rapport de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), mis en avant par RTL, souligne cette tendance chez les amateurs de marijuana: la résine de cannabis, importée du Maroc et bien souvent coupée avec des produits douteux, perd doucement du terrain au profit de l’herbe de cannabis achetée illégalement au «cannabiculteur» du coin. Une herbe vue comme plus saine, mais aussi plus puissante.

Le cannabis «bio» et local se développe en France

«En France, jusqu’à récemment, le phénomène de la culture d’herbe restait plutôt cantonné à une production individuelle, sans but lucratif et ne dépassant pas en général le cercle de l’entourage amical ou familial», écrit l’OFDT dans son rapport. Selon l’organisme, cette autoculture concerne 80.000 personnes en France, soit 2% des 3,8 millions de Français ayant fumé du cannabis au moins une fois dans l’année. «Cependant, cette configuration évolue rapidement, avec, depuis 2011, la découverte par différents services de police d’usines de cannabis appartenant à de véritables réseaux criminels, l’apparition de coopératives de production [à but non lucratif et destinées à l'usage récréatif ou thérapeutique, NDLR] («cannabis social clubs») ainsi que l’émergence de cultures «indoor» tenues par des particuliers et destinées à alimenter un marché local.»

Un prix de revente plus élevé

Cette évolution du marché se reflète dans le type de cannabis saisi par la police en France: la part d’herbe est passée de 2008 à 2012 de 11% à 20%. Ce phénomène est poussé par la demande des consommateurs, «qui sont de plus en plus informés et savent ce qu’ils veulent», explique le Dr Marc Valleur, directeur de l’hôpital Marmottan, spécialisé dans le traitement des addictions. «Ce changement est aidé par Internet, où il est très facile de se procurer en quelques clics des graines de cannabis en provenance des Pays-Bas ou des Etats-Unis.»

Autre motivation pour les producteurs: un prix élevé à la revente. Selon une étude de l’OFDT, le gramme d’herbe de cannabis se négocie en moyenne à 10€, soit deux fois plus cher qu’en 2006. La résine, elle, vaut en moyenne 7€ le gramme. «Une petite installation de 50 plants peut engendrer un chiffre d’affaires annuel tournant autour de 50.000 euros», écrit l’OFDT.

Ces herbes sont recherchées pour leur pureté, mais aussi pour leur puissance. Nombre de sites vantent les effets de l’Amnésia ou de la plus ancienne Haze, dont est issue la célèbre Purple Haze célébrée dans les années 1970 par Jimi Hendrix. L’usage de l’herbe n’est donc pas nouveau et a participé au succès des coffee shops hollandais. Mais le taux de substances psychotropes (la THC) ne cesse d’augmenter depuis l’âge d’or des hippies grâce aux expériences botaniques menées par les spécialistes du secteur. Alors que le taux de THC était de 5 à 7% dans les années 1990, il est aujourd’hui en moyenne de 15 à 16%. Le succès auprès des consommateurs est tel que les producteurs de résine de cannabis ont aussi amélioré la pureté de leurs produits. En un an, le taux de THC moyen des pains de cannabis saisis par la police est passé de 12 à 16%. Certains lots pouvaient atteindre les 25%.

«La différence entre une bière et un verre de whisky»

«Le taux de THC de l’herbe de cannabis mesuré par les laboratoires de police scientifique varie sensiblement en fonction du degré de maturité de la plante», souligne Laurence Dujourdy, experte en stupéfiants à l’Institut national de police scientifique. Le taux de THC de l’herbe réellement sur le marché peut donc être plus élevé. Mais est-ce plus dangereux pour le consommateur? «Plus le taux de THC est fort, plus les effets du cannabis sont difficiles à contrôler, et peuvent provoquer des délires hallucinogènes et de la réelle “défonce”», explique le Dr Marc Valleur. Plusieurs sites spécialisés déconseillent ce type de plante aux débutants, l’expérience pouvant être désagréable, voire mener au«bad trip», une forte crise d’angoisse et de panique.

Le directeur de l’hôpital Marmottan est plus prudent quant aux dangers des produits les plus courants en France. «Des taux maximaux de THC de 15 à 16%, soit l’essentiel du marché français, ne sont pas si inquiétants si la consommation est adaptée. Et il faut bien se souvenir que la dépendance au cannabis se fait sur un temps long, qui peut courir sur plusieurs années. On ne devient pas accro en quelques semaines.» Selon les données de l’OFDT, sur les 3,8 millions de Français ayant fumé au moins une fois du cannabis en 2010, seuls 550.000 se droguent tous les jours.

Le Dr Marc Valleur compare les différences entre le joint «classique» et les herbes les plus concentrées «à la différence entre une bière et un verre de whisky. La teneur en alcool n’est pas la même, les effets recherchés sont différents, et la quantité consommée doit être adaptée.» Selon lui, les amateurs des herbes aux très fortes teneurs en THC, marginales en France, ne sont pas forcément tous des toxicomanes. «Comme certains amateurs de vin apprécient de boire de temps à autre un grand cru, il existe des amateurs de “bonne herbe”», souligne le praticien, qui estime que l’augmentation du taux de THC est en soi un faux débat.*Le Figaro-07.10.2013

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**Tirs à la kalachnikov dans le centre de Marseille

Trois hommes âgés d’une vingtaine d’années ont été blessés par balle, dimanche 1er septembre au matin près d’une boîte de nuit du centre de Marseille, par des tirs à la kalachnikov et au pistolet 9 mm.

Agés de 21 à 29 ans, ils sont « connus des services de police pour des faits de petite délinquance », selon le procureur de la République, Brice Robin, qui a dit craindre la présence de « victimes collatérales » parmi les blessés. Le plus jeune, touché aux bras et à la cuisse, « a perdu beaucoup de sang » et se trouvait en soins intensifs. Le deuxième, atteint au mollet, devait se faire opérer, et le troisième, dont une balle a éraflé la tête, sortira vraisemblablement de l’hôpital dans la journée.

Des membres de la police technique et scientifique sur les lieux de la fusillade, à Marseille.

Selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire, tout est parti d’une altercation entre deux groupes dans la boîte « Ma Demoiselle » du quartier de l’Opéra, une zone située à deux pas du vieux port et très fréquentée le soir. Six personnes d’un côté, trois de l’autre s’opposent pour une raison inconnue, avant d’être expulsés. Deux heures plus tard, peu avant sept heures du matin, le groupe de trois revient en voiture pour en découdre.

Les deux passagers en descendent, l’un porteur d’un fusil d’assaut de type kalachnikov et cagoulé, l’autre d’un pistolet automatique 9 mm, et font alors feu tous azimuts, « sans considération » pour les noctambules massés devant l’établissement. Au total, 34 douilles, dont 22 de kalachnikov, ont été retrouvés par les enquêteurs. La piste d’un « règlement de comptes du grand banditisme ou de ‘cités’ » est pour l’heure exclue, a précisé le procureur qui a fait état d’un « conflit a priori purement privé ».

Pour le délégué zonal adjoint du syndicat Alliance, David-Olivier Reverdy, « c’est un véritable miracle que le bilan n’ait pas été extrêmement grave vu les calibres utilisés. Une fois de plus, il est démontré que ce ne sont pas seulement les quartiers nord qui sont exposés à la circulation des armes de guerre. »

Dans le même quartier, un garçon de 18 ans avait été mortellement poignardé le 18 août cours Jean-Ballard, quelques jours après le meurtre d’un étudiant près de la gare Saint-Charles. Le lendemain, un jeune homme était criblé de balles dans le quartier touristique de l’Estaque, un énième règlement de comptes qui précipitait la venue du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, accompagné de cinq ministres. Il réaffirmait la « détermination sans faille » du gouvernement pour « faire reculer la violence », un an après la tenue d’un comité interministériel, et annonçait l’affectation de 24 policiers d’investigation et d’une compagnie CRS supplémentaires.*Le Monde-01.09.2013

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flambée des pillages dans les campagnes françaises

Décryptage La FNSEA a interpellé mardi le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sur un été 2013 marqué selon le syndicat par «une recrudescence des vols» de récoltes et de matériel agricole. Pourtant, le phénomène n’est pas si nouveau.

*Par GUILLAUME GENDRON
Libération-05.09.2013

«Cultures de vergers pillées, réservoirs des tracteurs siphonnés, câbles d’irrigation arrachés, animaux dépecés…» Selon un communiqué de la FNSEA publié mardi, les agriculteurs assisteraient impuissants à un véritable pillage de leurs exploitations. La centrale syndicale, qui réclame la mobilisation du ministre de l’Intérieur, affirme que la nature de ces vols a changé, passant «du chapardage à un système très organisé», parle de «réseaux»… Malgré l’absence de statistiques nationales, le syndicat majoritaire de la profession affirme avoir eu beaucoup «de remontées» de la part de ses adhérents ces derniers mois, et annonce que «l’été 2013 a été marqué par une recrudescence des vols». Pourtant, «du vol, il y en a toujours eu» dans les campagnes répondent invariablement les agriculteurs lorsqu’on aborde le sujet. Peut-on réllement parler de l’émergence d’un phénomène de grande ampleur?  Décryptage.

«Il y a une réelle exaspération. On a toujours connu le vol de ferraille, de cuivre ou de câbles, détaille Dominique Barrau, secrétaire national de la FNSEA. Mais là, on touche aux biens alimentaires. On parle d’entrepôts entièrement vidés. L’évolution de cette criminalité nous inquiète.» L’agriculteur entame alors ce qu’il appelle le «tour de France du pillage» ces dernières semaines : six tonnes de blé dérobés en une nuit dans la Nièvre, onze tonne de nectarines embarquées sur des palettes dans les Pyrénées-Orientales, 300 litres de fioul siphonnés d’une cuve dans l’Aube, des moutons dépecés chez un éleveur du Puy-de-Dôme, etc.  

«Les mêmes exemples il y a quinze ans»

Un constat qui étonne le syndicat concurrent de la Coordination rurale (apparenté à droite). «Je ne comprends pas trop l’intérêt de faire un tel communiqué maintenant et d’apeurer les gens, réagit Bernard Lannes, président de la Coordination rurale. De notre côté, on ne peut pas dire que 2013 ait été une année noire, ni parler de recrudescence. Il se passe ici et là des choses évidemment choquantes qu’il ne faut pas minimiser, mais j’aurai pu vous donner les mêmes exemples il y a quinze ans.»

Au niveau de la Gendarmerie nationale, on dit avoir conscience de certaines «problématiques locales» (notamment en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon), mais pas d’un «phénomène national», ni d’une augmentation du nombre de faits. Quant aux «réseaux» auquel la FNSEA fait référence, ils existent, mais la plupart des vols de fruits et légumes seraient le fait de locaux qui revendent la marchandise, difficile à tracer, dans les marchés du département voisin. Qu’importe, les rumeurs courent, et les gens du voyage tout comme les Roms sont à nouveau désignés comme «le fléau des campagnes», un cliché qui remonte à Clémenceau. 

Si évolution il y a, elle est surtout due à l’urbanisation des campagnes. Depuis quelques années, les agriculteurs, que la construction de zones périurbaines a rapprochés des villes, sont effectivement de plus en plus exposés au vol, notamment de métaux et de carburant. Mais c’est une criminalité dont souffre tout autant la SNCF et les transporteurs routiers. Les agriculteurs ne sont pas visés spécifiquement, «mais quand on sait qu’une moissonneuse-batteuse siphonnée c’est 600 litres de gasole, on est forcément une cible», remarque Hervé Péloffi, président de la FRSEA Midi-Pyrénées.

«Ils sont venus avec une remorque, vu la quantité»

On ne peut cependant pas nier les signes de tensions perceptibles chez les agriculteurs. La société Agri-Video Business voit ses ventes de caméras de surveillance monter en flèche. «Je connais des éleveurs qui passent leur matinée à déverrouiller leur bergerie tellement ils se sont cadenassés!», lâche pour sa part Hervé Péloffi. Les systèmes d’irrigations, prisés des voleurs de cuivre, sont sous alarmes, les boîtiers de contrôle des enclos lestés de très lourdes charge de métaux. Le vol de matériel agricole reste la première des préoccupations des exploitants.

Une paranoïa, parfois justifiée, s’installe. Chaque exploitant connaît l’histoire d’un agriculteur «qui a tiré du plomb» sur des voleurs surpris en pleine nuit dans un champs. On parle de tracteurs retrouvés en Ukraine, de moissons récoltées en pleine nuit — des fait-divers exceptionnels qui se répandant comme un équivalent rural aux «légendes urbaines». «Au moment des cueillettes, on sait bien qu’on nous surveille» assure Evelyne Feuillet, qui exploite avec son mari un verger de pommes en Picardie. Il y a deux ans, une partie de la récolte a disparu un beau matin. «Ils sont venus avec une remorque, vu la quantité. Et ça a dû se retrouver sur les marchés», assure-t-elle. Jacques Serres, viticulteur à Monzes (Aude) raconte que dans le Narbonnais, 800 plants de vigne ont été arrachés et parle lui aussi de vol de vendange en pleine nuit — même s’il n’a jamais été directement concerné. «Oui c’est arrivé l’an dernier, un mec s’est fait coincer, reconnaît Philippe Monziol, du syndicat des vignerons à Narbonne. Mais ça reste rare, et c’était une sombre histoire de dette au finale», conclut-il.

«On ne voit plus les gendarmes»

Au coeur de l’exaspération des agriculteurs, le décalage entre la faible valeur des larcins et les conséquences catastrophiques sur leurs récoltes. «Un pivot d’irrigation saccagé pour un peu de cuivre, c’est 5000 euros de dommages et des hectares de semence non irrigués, avec le risque de tout perdre, pour une revente de 500 euros sur le marché noir», explique Hervé Péloffi. Dans les vignes, quand les piquets de palissage en métal qui maintiennent les plants de raisins sont arrachés, les pertes se comptent en dizaine de milliers d’euros.

«Nos blés ne sont plus protégés, on ne voit plus les gendarmes, affirme Hervé Péloffi, qui s’indigne dans le même temps d’être «traqué comme le dernier des bandits» par la police de l’eau et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Il se sent harcelé pour «des petits feux de paille ou des problèmes de désherbants». «Leurs PV partent directement au procureur, alors que pour nous, porter plainte pour vol est un calvaire !» s’indigne l’agriculteur, qui parle de justice à deux vitesses. C’est ce qui explique, d’après lui, le faible nombre de plaintes qui biaiseraient les statistiques. «C’est épuisant. On passe la journée à la gendarmerie puis avec l’assureur pour récupérer 40 euros de remboursement» soupire-il.

«On s’est mis à faire des rondes»

Dans son communiqué, la FNSEA met en garde la Place Beauvau sur un éventuel glissement vers l’autodéfense si les effectifs de brigades de gendarmerie ne sont pas renforcés dans les campagnes. «Nous craignons que tout cela ne se termine mal, interpelle Dominique Barrau, secrétaire national de la FNSEA. Dans le Vaucluse, un agriculteur qui s’était fait vider son atelier avait mis sous surveillance vidéo son exploitation. Quand les voleurs sont revenus une deuxième fois, ses voisins et lui ont débarqué avec des bâtons. Je n’ose pas imaginer ce qui pourrait arriver le jour où les gens sortiront leurs fusils», prévient-il.

Jean Mistou, agriculteur dans l’Ariège, fait partie de ceux qui ont organisé des rondes pour protéger leurs exploitations. «C’était à la sortie de l’hiver. En une semaine, on a eu six pivots d’irrigation saccagés par des voleurs de câbles sur la commune.» Malgré les plaintes, les vols continuent. «Les gendarmes nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas organiser plus de tournées.» Après avoir contacté une entreprise de sécurité privée aux tarifs exorbitants,  «on s’est mis à faire des rondes nocturnes entre voisins, à quatre dans la voiture». Un soir, ils repèrent une Laguna en bordure de champs et la lueur de deux lampes torches au milieu des plants de céréales. «On a appelé la police sans sortir de la bagnole. Ils ont interpellé vingt minutes plus tard deux Roumains à un péage d’autoroute en direction de Toulouse. Les câbles étaient dans la malle.» Les carabines, elle, sont restés dans le coffre, précise l’agriculteur, qui a depuis arrêté ces patrouilles. En réalité, les rondes de nuit restent ponctuelles et très marginales. Mais pour Hervé Péloffi, elles sont un avertissement : «Le monde agricole ne pèse rien au niveau électoral, donc on l’abandonne. Mais on est capable de se sécuriser, et certains risquent de passer à l’échelle supérieure pour se faire justice.» Il insiste sur le besoin d’une présence plus visible des militaires et de la police dans les zones rurales. «La peur du gendarme ça marche ! C’est tout ce qu’on demande, assure-t-il. On va quand même pas créer une milice agricole pour défendre nos biens!» *Libération-05.09.2013

Un patient au service des urgences de l'hôpital Nord de Marseille, en février 2012.

**La violence au service des urgences

Interview -Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), revient sur les récentes agressions de personnel soignant à Marseille et appelle à repenser les dispositifs de sécurité dans les hôpitaux.

Recueilli par Guillaume Gendron-Libération-05.09.2013  

La révélation par le quotidien La Provence d’une «prise d’otage» dans un service d’urgence de Marseille au mois d’août, quelques semaines après l’agression d’un infirmier urgentiste dans la même ville, entretient le débat autour de l’insécurité dans les hôpitaux. Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) appelle à garder la tête froide et à repenser les dispositifs de sécurité dans les hôpitaux. (Photo AFP)

Peut-on parler d’une aggravation de l’insécurité dans les hôpitaux ?

Le milieu hospitalier est le miroir de la société. Il n’est donc pas étonnant que dans un contexte aussi violent que celui de Marseille, où l’on assiste à des fusillades à l’arme de guerre toutes les semaines, il se passe des incidents aussi graves dans les services d’urgences. Mais je voudrais rappeler que l’une des raisons qui nous a poussés à créer notre syndicat il y a seize ans, c’était déjà la violence dans nos services. Cette année là, en 1998, une fusillade s’était terminée par un mort au CHU du Kremlin-Bicêtre. En 2004, nous avions été reçus par Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur à l’époque, suite à l’évasion violente d’un prisonnier des urgences de Nice. On fait face quasiment tous les ans à un fait-divers de ce type. C’est donc un phénomène régulier et permanent. Au fond, la violence est indissociable de l’exercice de la médecine d’urgence. On est au cœur des situations de crise ; on soigne les agresseurs comme les victimes, ça fait partie du métier.

Vous sentez-vous soutenus par la direction des hôpitaux ?

Les directeurs d’hôpitaux ne veulent pas qu’on en parle, on le voit bien avec cette histoire de prise d’otages à Marseille. Ils pratiquent la politique de l’autruche et refusent de voir les problèmes. Pire, la plupart du temps, sous prétexte qu’il ne faut pas mettre de l’huile sur le feu, ils ne font pas suivre les plaintes ou dissuadent le personnel hospitalier d’alerter la police.

Avez-vous des solutions pour endiguer les comportements violents ?

On demande depuis longtemps de pouvoir disposer dans les services d’urgences d’un système d’alerte immédiate à la police, un dispositif d’alarme semblable à celui des banques ou des bijouteries. Si l’on peut protéger ainsi des tableaux et des bijoux, on devrait pouvoir faire de même pour le personnel urgentiste. La seule réponse qu’on nous propose, c’est de mettre toujours plus de vigiles. Hors, on l’a bien vu, cela n’a aucun effet. Dans toutes ces affaires, il y avait des vigiles dans le service. Manuel Valls [ministre de l’Intérieur] et Marisol Touraine [ministre de la Santé] ont demandé aux directeurs des Agences régionales de santé (ARS) de mener une réflexion sur la violence. Je ne pense pas que ce soit leur rôle. Nous souhaitons que l’initiative de sécurisation des urgences vienne des préfets.

Samia Ghali, maire (PS) des XVe et XVIe arrondissements de Marseille, appelait ce matin sur RTL à déployer l’armée dans les hôpitaux, comme dans les gares…

C’est n’importe quoi ! On n’est pas en guerre civile ! Alors quoi, on va faire un plan vigipirate et accueillir les malades avec des mitraillettes ? C’est du délire. Il faut garder la tête froide face à ces événements. Tout ce que l’on réclame c’est un rapprochement entre les services d’urgence et la police, pour que les interventions soient plus rapides et réactives, ainsi que des moyens pour travailler sereinement. Il y a aussi une réflexion architecturale à mener : avoir des locaux plus adaptés, sans pour autant faire des bunkers. Mais on pourrait imaginer des sas pour les malades les plus violents et ceux en état d’ébriété. Et puis, comme l’ont noté de nombreux rapports, la violence est aussi le fait de tensions entre le personnel et les malades dues au manque de moyens et à l’attente. C’était une des raisons qui avait provoqué l’agression d’un infirmier à Marseille il y a quinze jours. Libération-05.09.2013

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**Les dettes de la France explosent!

Le taux d’endettement du pays grimpera jusqu’à 95,1% du PIB fin 2014, selon les informations. Soit environ 1.950 milliards qui équivaudront, en théorie, à une ardoise de plus de 30.000 euros par Français.  

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En présentant la semaine dernière les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2014, les ministres de Bercy, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, se sont montrés particulièrement discrets sur un sujet: l’endettement. Et pour cause, la dette va crever tous les plafonds l’année prochaine. Selon nos informations, le texte qui sera présenté dans huit jours montrera qu’après avoir atteint 90,2% du PIB en 2012, la dette de la France en représentera 93,4% en 2013 et grimpera jusqu’à 95,1% fin 2014! Un record, bien supérieur au taux de 94,3% envoyé au printemps par Paris à Bruxelles dans le programme de stabilité.

Il faudra en fait attendre 2015 pour que l’endettement hexagonal entame sa décrue. «Avec le retour à un équilibre structurel des finances publiques et une croissance de l’activité de 2% en volume, le ratio de dette diminuerait de 2 points par an en moyenne», anticipe déjà l’exécutif pour la période 2015-2017.

Hausse de 120 milliards en deux ans

Mais d’ici là, la dette de la France dépassera 1950 milliards d’euros à la fin 2014, si la croissance atteint 0,9% comme le prévoit le gouvernement. Soit une hausse de plus de 120 milliards en deux ans et un total qui équivaudra, en théorie, à plus de 30.000 euros par Français.

Le pic de 2014 est «le reflet de la situation du déficit public», souligne-t-on dans les rangs du gouvernement où on reconnaît qu’«on est à un sommet et qu’il faut que ça change». Certes, Bercy prévoit que ce déficit recule de 4,1% cette année à 3,6% fin 2014. Mais, d’une part, c’est moins que ce qui était initialement prévu – Paris ayant décidé de profiter de la flexibilité de deux ans, jusqu’en 2015, offerte par la Commission européenne pour ramener ses finances publiques dans les clous du pacte de stabilité; et d’autre part, ce n’est pas suffisant pour inverser la courbe.

Le chiffre «intègre en outre les plans de soutien financiers à la zone euro», insiste-t-on. Ces derniers ont déjà eu un impact sur la dette 2012 de la France de 48 milliards. Une note qui grimpera en cumulé à 62,5 milliards fin 2013 avant de culminer à 68,7 milliards fin 2014. Hors soutien à la zone euro, la dette atteindrait 91,8% du PIB à la fin 2014, un chiffre plus avenant sur lequel l’exécutif a prévu de communiquer beaucoup plus.

La dette française va exploser tous les records en 2014

«Le risque d’emballement de la dette n’est pas que théorique»

À la veille de l’été, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, lors de la présentation de son rapport annuel sur les finances publiques, avait prévenu qu’«aussi longtemps que notre pays aura une dette élevée, il se situera dans une zone dangereuse qui l’expose à un risque en cas de hausse des taux d’intérêt». Avant de prévenir que «le risque d’emballement de la dette n’est pas que théorique», rappelant au passage que la charge d’intérêt des administrations publiques (environ 46 milliards en 2012, comme en 2013) représente en France plus du double de l’effort budgétaire consacré à la recherche et à l’enseignement supérieur.

La semaine dernière, le ministre de l’Économie ne pouvait s’empêcher de lâcher: «L’opposition prophétisait une attaque spéculative; nous n’avons jamais emprunté si peu cher.» Avec un tel record d’endettement à venir, l’Agence France Trésor, la cellule de Bercy chargée de placer au mieux la dette de la France, doit croiser les doigts pour que cela dure…*Le Figaro-16.09.2013

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**Quand la France brasse du vent

La France ne veut pas rentrer dans les rangs! En effet, Paris ne dispose plus des moyens d’une grande puissance qui lui ont permis à une certaine époque de jouer les premiers rôles dans le monde. Aussi, Paris compense-t-elle ce recul de la France par de l’agitation et par un interventionnisme de mauvais aloi en Afrique et au Moyen-Orient. Or, les conflits dans le continent noir et au Machrek sont des reliquats – devenus sanglants – de la politique impériale française dans ces deux régions du monde. Ainsi, au croisement de situations conflictuelles en Afrique et au Moyen-Orient, la France se déploie-t-elle tous azimuts. Elle est au Mali, en Centrafrique, elle a son opinion sur l’Iran – la France prétendait même mettre son veto à un accord sur le nucléaire iranien – comme de décider de la participation ou non d’un chef d’Etat à une conférence qui concerne en priorité son pays. En vérité, Paris fait dans l’agitation, ou, pour reprendre un terme cher aux communistes des années 1920, dans «l’agitprop». On aura tout vu! Or, le fait est que la France n’a plus les moyens de sa politique étrangère, à tout le moins belliqueuse. Son fiasco, dans l’affaire des armes chimiques en Syrie, l’a clairement démontré, quand la France – qui poussait à des frappes contre ce pays – s’est vu désavouer, y compris par les Américains, qui préconisaient la voie diplomatique pour résoudre la crise, alors que Paris favorisait la force. En réalité, la France veut se reconstruire une visibilité diplomatique et militaire à l’international sur le dos de pays en proie à des problèmes de gouvernance et de développement. Ainsi, outre l’Iran, la Syrie et le Mali, voilà la France qui entend intervenir militairement en Centrafrique. En Afrique, c’est essentiellement Paris qui a intronisé et protégé les potentats qui ont fait tant de mal au continent. C’est encore la France, nous semble-t-il, qui a justement fabriqué «l’Empereur» Bokassa, dans cette malheureuse Centrafrique, que la France veut «sauver» du désastre. D’ailleurs, la France qui a présenté mardi un projet de résolution – placé sous le chapitre VII de la Charte de l’ONU qui permet l’usage de la force – au Conseil de sécurité réclame notamment que l’ONU «autorise les forces françaises» (…) à «prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca». La France nostalgique de l’ère coloniale? Sur la Syrie, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, déclarait, lundi, «Genève 2 va se tenir (….) c’est un consentement mutuel entre les représentants du régime – sans Bachar – et l’opposition modérée (pour) arriver à faire un gouvernement de transition, doté de tous les pouvoirs». Tiens, donc! Qui a décidé de l’exclusion du chef de l’Etat syrien? La France? A ce qu’on sache, Assad, est toujours en exercice dans son pays et seul le peuple syrien peut le révoquer ou lui interdire de le représenter. Que l’opposition syrienne conteste la présence de Assad, c’est son droit, mais certes pas celui de la France ou de tout autre pays. En tout état de cause pas celui de la France, qui s’est largement disqualifiée dans le contentieux syrien. Le choix des participants à la Conférence «Genève 2» n’appartient qu’aux Syriens, ni à la France, ni même au Conseil de sécurité. On oublie en fait que cette conférence est organisée et n’a de raison d’être que pour mettre un terme à une guerre cruelle qui martyrise le peuple syrien. Comment peut-on organiser une telle réunion en décidant, d’emblée, d’en exclure le chef de l’Etat? La France en fait trop, en Syrie comme en Afrique, retrouvant des réflexes impérialistes que l’on était en droit de supposer qu’ils ne pouvaient plus être de mise à notre époque d’émancipation des peuples. Les dirigeants socialistes français qui croient encore gouverner une France impériale, surestiment abusivement l’influence que peut encore avoir leur pays sur les affaires du monde, comme d’avoir la certitude démesurée que la France est pareillement gardienne de l’universalisme Les dirigeants français – on l’a vu avec Nicolas Sarkozy – plus sûrement les socialistes pêchent par un ego et une arrogance surdimensionnés, ne se rendant pas compte que la France – malgré la détention du droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU – n’est plus qu’un pays ordinaire amarré à l’Europe, sans laquelle elle ne peut rien. C’est surtout celle-là la triste vérité, quand, croyant leur pays le nombril du monde, les dirigeants français continuent de brasser du vent.*L’Expression-28.11.2013

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**Décès de la comédienne Valérie Benguigui

Libération- 3 septembre 2013 Par Next (avec AFP)

L’actrice, récompensée du césar du meilleur second rôle féminin en 2013, est morte d’un cancer lundi soir.

La nouvelle a été annoncée par Paris Match sur son site internet, et confirmée par l’agence Zelig qui la représentait : Valérie Benguigui est décédée lundi soir des suites d’un cancer. La comédienne de 47 ans avait  remporté en février le césar du meilleur second rôle féminin pour le personnage d’Elizabeth dans le film le Prénom, qui a totalisé plus de 3,3 millions d’entrées en France. Elle avait d’abord joué ce rôle au théâtre, ce qui lui avait valu une nomination aux Molières.

Ancienne élève du cours Florent et de l’école du Théâtre Chaillot animée par Jérôme Savary, Valérie Benguigui avait débuté à la télévision dans la série comique Palace et au cinéma dans On a volé Charlie Spencer en 1986, mais c’est surtout au début des années 2000 que sa carrière décolle avec des rôles dans la Vérité si je mens, Reines d’un jour, et Grégoire Moulin contre l’humanité. Spécialisée dans les rôles comiques, elle avait notamment joué dans Je déteste les enfants des autres, Safari, Pur Week-end et Comme t’y es belle. Valérie Benguigui, qui avait mis en scène plusieurs spectacles de Valérie Lemercier, avait également joué au théâtre dans Dindon de Georges Feydeau au théâtre Édouard VII en 2012. 

Patrick Bruel, avec qui elle jouait dans Le Prénom, s’est dit «bouleversé» et «terriblement triste». «C’est une immense tristesse, elle s’est tellement battue. Cela fait trois ans qu’elle se bat contre cette saleté. On avait appris cela pendant qu’elle jouait Le Prénom», a-t-il confié sur Europe 1, «Valérie a eu beaucoup de courage. On l’avait attendue pour le film. Elle a eu beaucoup de courage (sur le tournage) et avait même été guérie une première fois, fait deux rémissions. Et puis, voilà, récemment cela s’est totalement dégradé».Libération- 3 septembre 2013

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**Conseil français du culte musulman: La Mosquée de Paris claque la porte

 Face aux manoeuvres du Rassemblement des musulmans de France, alliés au Maroc.

Rien ne va plus entre la Grande Mosquée de Paris, liée à l’Algérie et le Rassemblement des musulmans alliés au Maroc.

Une vue de la Mosquée de Paris

On savait que l’accord ne tenait qu’à un fil et qu’à la moindre occasion il allait vite voler en éclats et étaler au grand jour les divergences au sein du Conseil français du culte musulman et les manoeuvres orchestrées par le Rassemblement des musulmans de France, alliés au Maroc, pour nuire à la Grande Mosquée de Paris liée, elle, à l’Algérie. En quittant précipitamment la réunion organisée, samedi, par le Cfcm qui devait entériner la désignation de Dalil Boubekeur au poste de président du Conseil, les représentants de la Grande Mosquée de Paris ont voulu, par ce geste, dénoncer la collusion maroco-turque qui a tenté de remettre en cause les décisions du Conseil.
Une volte-face qui en dit long sur les réelles intentions du RMF qui a très mal digéré la récente désignation de M.Dalil à la tête du Conseil français du culte musulman. N’ayant pas réussi à le déloger de la Grande Mosquée de Paris, le Rassemblement des musulmans de France essaye par tous les moyens de le mettre en minorité afin de le décourager et le pousser vers la sortie. Pour ce faire, il n’a pas hésité à contracter une alliance avec les représentants de la communauté turque installée en France.
Dans une déclaration à l’AFP, Abdallah Zekri est revenu sur cet incident, ainsi que sur les raisons qui ont poussé les représentants de la GMF à claquer la porte. «Nous avons quitté la réunion du Conseil d’administration parce qu’on s’est aperçu qu’il y a eu une alliance stratégique entre Marocains et Turcs contre la Grande Mosquée de Paris, remettant en cause un accord que nous avons conclu, samedi dernier, pour sortir de l’impasse vers laquelle le Cfcm se dirigeait», a-t-il déclaré. Alors que la crise couvait, la GMP avait fait des concessions, en acceptant de retirer son candidat à la présidence du Cfcm, qui faisait l’objet de critiques virulentes parce qu’il est l’avocat du Front Polisario et pro-sahraoui.
A la place, elle a proposé la candidature de Dalil Boubekeur qui a, dans un premier temps, décliné l’offre avant de l’accepter pour sortir de l’impasse. Lors des élections, le Rassemblement des musulmans de France est sorti en tête avec 25 sièges, suivi de la Grande Mosquée de Paris avec huit sièges et la communauté musulmane turque avec sept représentants.
Contrairement à la réunion de vendredi, les Marocains et les Turcs ont exigé plus de postes au sein de la direction collégiale. Créé en 2003, le Conseil français du culte musulman représente 3, 5 millions de musulmans vivant en France. Selon un vieux accord conclu entre l’Algérie et la France, la gestion de la Grande Mosquée de Paris a, de tout temps, été confiée à un Algérien.
Tout compte fait, c’est pour remettre en cause cet accord et nuire aux intérêts de l’Algérie que le Cfcm a été créé.*L’Expression-24.06.2013.

**Une femme enceinte voilée agressée par un de ses voisins à Thionville

Une jeune femme âgée de 24 ans, enceinte de trois mois, a été victime d’une agression sur fond de racisme au bas de son immeuble, dans un quartier populaire de Thionville. Leila* a emménagé là en février dernier, pour rejoindre son mari qui l’avait devancé de quelques semaines après avoir trouvé du travail au Luxembourg. Elle est d’origine marocaine, elle porte le voile. Elle est née en France. Elle a passé toute son enfance à Nancy et à Vandoeuvre, elle vote à chaque élection. Mère de deux enfants en bas âge, elle attend son troisième avec son époux, Français lui aussi. Un jeune homme tout blond, converti à l’islam depuis son adolescence par choix.

Jeudi dernier-28.11.2013, le mari de Leila part de bon matin, comme à son habitude, et descend le sac-poubelle pour le poser avec les autres déchets des habitants de l’immeuble. Un peu plus tard, un voisin demande à Leila de descendre. À cette heure-ci, elle est seule avec ses enfants dans le logement, à vaquer à ses tâches ménagères. « Il m’a appelée à l’interphone pour dire que ma poubelle était étalée devant la porte et que je devais ramasser. » Surprise, mais pas inquiète, elle descend donc les étages. Le voisin l’agresse verbalement, puis physiquement. L’homme l’insulte, puis la jette contre un arbre, la poigne serrée contre son cou, en lui disant : « sale race », « rentre chez toi ». La jeune femme s’est fait diagnostiquer des oedèmes, des contusions et des ecchymoses, et s’est fait prescrire 7 jours d’ITT.Une plainte a été déposée au commissariat de police de Thionville. Sept jours d’ITT ont été prescrits à la jeune femme. Le médecin note œdèmes, contusions, ecchymoses « compatibles avec une ou plusieurs tentatives de strangulation ».

Plus que les traces sur le corps, cette agression a blessé profondément Leila. Son mari est révolté. « J’ai fait un travail sur moi-même et je m’en remets à la justice », confie-t-il. Un choix difficile. Leila tente de contenir la colère des membres de sa famille. Ses frères se sont aussitôt mobilisés pour la soutenir et l’aider à porter plainte. Elle ravale difficilement sa fierté mais ne compte pas en rester là.

Le caractère raciste ne fait aucun doute à ses yeux. « Mais c’est une policière qui me l’a fait réaliser, explique-t-elle. Et puis, on nous avait déjà mis des tranches de jambon et des peaux de banane dans la boîte à lettres. Mon mari avait essayé de le cacher mais je l’ai entendu en parler au bailleur. »

Le couple a demandé à changer d’appartement en urgence. Leila ne sort plus de chez elle depuis l’agression. « J’ai découvert le racisme en arrivant ici, raconte-t-elle. On vous fait sentir que vous n’êtes pas bienvenu. Mes amis disent que j’ai changé, que je suis moins joyeuse, devenue déprimée. » Mais elle refuse de se laisser enfermer. « Pour moi, c’était ciblé, c’était de la provocation pour m’humilier. » Elle n’a trouvé aucun secours. « Il n’y a pas eu de pitié, même quand j’ai dit que je suis enceinte ! Moi, si je vois une femme se faire taper dessus, j’essaye de la défendre, je me fiche complètement de ses origines. » Porter le voile change tout : « Mais on ne m’a pas demandé de l’enlever, on veut me faire partir. » Pour le moment, le voisin n’a pas été entendu.*Republicain-lorrain.fr-30.11.2013

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10 réponses à “Zoom sur la France.2”

  1. 22 09 2017
    Analisa (15:06:01) :

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  2. 18 08 2017
    Katheryn Wamack (18:48:55) :

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  3. 12 02 2017
    Dallas Posik (08:51:49) :

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  4. 26 01 2017
    Connie Bashaw (12:13:51) :

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  6. 28 06 2016
    tool mart (11:50:42) :

    GoDaddy tech support is so frustrating. First, I used their applications panel to install joomla, but when I uploaded my local site via ftp, it didn’t work. I called GoDaddy support and they do not give support for migrating a local site to their host. You just have to build it from scratch from their installation. That stinks. Solutions?.

    http://toolmart.eu

  7. 15 06 2015
    sdorttuii plmnr (17:25:49) :

    I?¦ll immediately grab your rss feed as I can’t in finding your email subscription link or newsletter service. Do you have any? Kindly permit me know so that I may just subscribe. Thanks.

    http://www.sdorttuiiplmnr.com/

  8. 10 03 2015
    net (23:10:23) :

    Hi all – I have a straight-up HTML website that I’d like to transition to Joomla. If possible, I’d like to install Joomla into a subfolder and create and test the site there, while keeping the existing site functioning until I’m ready to move it over. Is this possible?. . Thanks!.
    net http://sjlkdfjsdklj.net

  9. 10 03 2015
    net (06:10:53) :

    Never considered it that way.
    net http://sjlkdfjsdklj.net

  10. 9 03 2015
    net (05:30:27) :

    Am i legally responsible for content on my blogs & forums that others have written?
    net http://sjlkdfjsdklj.net

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