Quel avenir pour la dynastie saoudienne?

*Le roi Salmane a nommé mercredi 29 avril 2015,  un nouveau prince héritier et propulsé l’un de ses fils second dans l’ordre de succession dans le cadre d’un vaste remaniement. Le décret royal précise que le prince devient « futur prince héritier », c’est à dire deuxième dans l’ordre de succession après le prince Mohammed ben Nayef lui-même désigné prince héritier, à la place du prince Moqren. Le prince Mohammed ben Salmane conserve par ailleurs ses fonctions de ministre de la Défense.(Afp)*mercredi 29 avril 2015

***La percée de la deuxième génération de la dynastie des Al-Saoud confirme un net rajeunissement à la tête du royaume et le renforcement de l’emprise d’une branche de la famille royale sur les affaires de l’Etat, selon des analystes.

Le remaniement est aussi marqué par le départ du prince Saoud Al-Fayçal, l’inamovible ministre des Affaires étrangères depuis 40 ans. Il est remplacé par l’ambassadeur saoudien à Washington Adel al-Jubeir, recruté en dehors de la famille régnante.

Par un décret mercredi matin, le souverain saoudien a remplacé son héritier au trône, le prince Moqren, par le ministre de l’Intérieur Mohammed ben Nayef, qui était jusqu’ici second dans l’ordre de succession.

« Nous avons décidé d’accepter sa demande d’être relevé de sa fonction de prince héritier », a indiqué le palais.

C’est la première fois dans l’histoire du royaume qu’un prince héritier est relevé de ses fonctions.

Le prince Mohammed ben Nayef, 55 ans, neveu du roi, a également été désigné vice-Premier ministre et conservera ses fonctions de ministre de l’Intérieur, selon le décret.

Le prince Moqren, 69 ans, le plus jeune des 35 fils d’Abdel Aziz, fondateur du royaume saoudien, était devenu prince héritier après la mort du roi Abdallah, auquel a succédé le 23 janvier le roi Salmane ben Abdel Aziz, 79 ans.

Une semaine après son intronisation, le nouveau roi avait déjà procédé à un important remaniement gouvernemental, en limogeant notamment deux fils de l’ancien roi Abdallah. Il avait alors désigné Mohammed ben Nayef futur prince héritier, c’est-à-dire deuxième dans l’ordre de succession.

Cette position est désormais occupée par l’un des fils du roi Salmane, le prince Mohammed ben Salmane, âgé d’une trentaine d’années. Le prince conserve ses fonctions de ministre de la Défense et de président du Conseil économique et de développement, un organe de coordination créé par son père.

Sous la conduite du roi Salmane, l’Arabie saoudite mène une politique étrangère plus visible et plus marquée. Elle a pris le 26 mars la tête d’une coalition arabe qui mène une opération militaire au Yémen pour empêcher une rébellion chiite de prendre le contrôle de l’ensemble du pays, à la frontière sud du royaume.

Cette rébellion est soutenue par l’Iran, rival régional de l’Arabie saoudite.

En tant que ministre de la Défense, le jeune prince Mohammed ben Salmane s’est retrouvé au devant de la scène depuis le lancement de la campagne aérienne arabe au Yémen.

- Le prince Saoud remplacé -

La nomination du prince Mohammed ben Nayef comme héritier du trône devrait aider le nouveau roi à renforcer l’emprise de la branche Soudairi de la famille royale, qui avait perdu en influence sous Abdallah, selon des experts.

Par ailleurs, l’ascension des deux princes héritiers confirme un net rajeunissement à la tête du royaume. « Le roi Salmane veut rajeunir les structures de l’Etat en injectant du sang neuf, un choix qu’il a fait dès » son accession au trône, a indiqué à l’AFP l’analyste saoudien Khaled Batarfi.

Le prince Moqren n’avait qu’une position « protocolaire » sous le règne de Salmane, alors que Mohammed ben Salmane, fils du roi, apparaissait de plus en plus comme « l’homme fort d’Arabie saoudite », a indiqué un diplomate occidental.

Dans le cadre du remaniement, le patron du géant pétrolier saoudien Aramco, Khaled al-Faleh, a été nommé ministre de la Santé. Aucune indication n’a été fournie sur son remplacement à la tête d’Aramco. Le ministre du Pétrole Ali Al-Nouaïmi a été maintenu dans ses fonctions.

Les portefeuilles de l’Economie et du Travail ont changé de titulaires et la fonction de chef du cabinet royal, assumée jusqu’ici par Mohammed ben Salmane, a été confiée à Hamad Al-Souailem, selon d’autres décrets.

L’ambassadeur Adel al-Jubeir, nommé ministre des Affaires étrangères, remplace le prince Saoud Al-Fayçal, en poste depuis 1975, ce qui en faisait l’un des plus anciens chefs de la diplomatie en fonction dans le monde.

Le prince Saoud est parti à sa demande, pour des raisons de santé, selon le palais royal. Né en 1940, il souffre de problèmes à la colonne vertébrale pour lesquels il a été opéré aux Etats-Unis.

Il a été nommé conseiller et envoyé spécial du roi, tout en conservant un rôle de supervision des Affaires étrangères.

Le roi a appelé la population saoudienne à « faire allégeance » dès mercredi aux princes Mohammed ben Nayef et Mohammed ben Salmane.*mercredi 29 avril 2015/actu.orange.fr

Saoud Al-Fayçal, ministre des Affaires étrangères saoudien, à Montreux le 22 janvier 2014

*Le prince Saoud al-Fayçal, chef de la diplomatie de l’Arabie saoudite depuis 40 ans, a été relevé de ses fonctions et remplacé par l’ambassadeur saoudien à Washington, Adel al-Jubeir, selon un décret royal publié mercredi. (Afp)*mercredi 29 avril 2015****L’inamovible ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, a fini mercredi par jeter l’éponge après avoir conduit pendant 40 ans la diplomatie du géant pétrolier à travers une succession de crises régionales.

Agé de 75 ans, le prince Saoud a été relevé de ses fonctions à sa demande « pour raisons de santé » et remplacé par l’ambassadeur saoudien à Washington Adel al-Jubeir, a annoncé le cabinet royal. Il a néanmoins été nommé conseiller et émissaire spécial du roi Salmane. Son départ intervient dans un contexte de vives tensions régionales, marqué par l’engagement du royaume saoudien dans deux opérations militaires : l’une est dirigée directement par Ryad contre la rébellion chiite au Yémen, et l’autre est conduite par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI) qui sévit en Syrie et en Irak.

Seul ministre des Affaires étrangères au monde à être en poste depuis aussi longtemps, le prince Saoud, qui a servi sous quatre rois, souffre de multiples problèmes de santé. Il a des difficultés pour marcher et parler.Nommé à la tête du ministère en octobre 1975, sept mois après l’assassinat de son père, le roi Fayçal, par un neveu, le prince Saoud a joué un rôle de premier plan dans les efforts ayant mis fin à la guerre civile au Liban (1975-1990), notamment pour la conclusion en 1989 de l’accord de Taëf (Arabie).

Ce diplomate chevronné a dirigé la politique étrangère saoudienne durant la guerre Irak-Iran (1980-1988), puis l’invasion irakienne du Koweït (1990) et la guerre du Golfe qui suivit (1991) et aboutit à la libération de l’émirat par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et basée en Arabie saoudite.

La violence confessionnelle qui ravagea l’Irak après l’invasion de ce pays par les Etats-Unis en 2003 — pour laquelle Ryad avait refusé que l’armée américaine utilise le territoire saoudien — amena le prince à critiquer de plus en plus ouvertement la politique de l’administration de George W. Bush dans la région. Les relations saoudo-américaines avaient déjà été mises à rude épreuve par les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, dont 15 des 19 auteurs étaient Saoudiens.

- sur la défensive face à l’Iran -

Le prince, qui visitait fréquemment Washington et recevait régulièrement des responsables américains en Arabie, entretenait aussi des rapports étroits avec de nombreux dirigeants européens. Il a activement contribué à la relance, en mars 2007, d’un plan de paix arabe avec Israël d’inspiration saoudienne, cinq ans après qu’il a été adopté. Ce prince, qui troque souvent sa longue robe traditionnelle pour d’élégants costumes durant ses missions en Occident, s’est retrouvé ces dernières années sur la défensive face à l’Iran. Téhéran a repris langue avec les Etats-Unis et élargi son influence en Syrie, en Irak, au Liban et, plus récemment, au Yémen où il soutient la rébellion.

Né en 1940 dans la région montagneuse de Taëf, le prince Saoud a obtenu en 1964 un diplôme d’économie de l’université de Princeton (Etats-Unis).Il a ensuite travaillé pour la compagnie pétrolière publique Petromin, puis au ministère du Pétrole, dont il est devenu sous-secrétaire d’Etat en juin 1971.Marié, le prince Saoud a trois garçons et trois filles.*actu.orange.fr/mercredi 29 avril 2015

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**Le roi Abdallah d’Arabie saoudite est mort

* le prince Salmane lui succède sur le trône

Le pétrole progresse après la mort du roi d’Arabie saoudite

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite est mort  dans actualité media_xll_7431545

*Souffrant d’une pneumonie, le roi Abdallah d’Arabie saoudite qui était âgé de 90 ans,  est mort vendredi 23 janvier 2015, à 01H00 (23H00 heure algérienne jeudi) et son demi-frère Salmane, âgé de 79 ans, qui avait été désigné prince héritier en juin 2012, lui succède sur le trône. Moqren, un autre demi-frère d’Abdallah, a été nommé prince héritier. Le défunt Roi , à la tête du royaume depuis 2005, était hospitalisé à Ryad depuis le 31 décembre dernier. Son état de santé avait nécessité la mise en place d’un tube pour l’aider à respirer. Son état de santé avait nécessité la mise en place d’un tube pour l’aider à respirer. 

**Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a décrété vendredi un deuil de trois jours à travers le territoire national, suite au décès du roi d’Arabie Saoudite, Abdallah Ibn Abdelaziz Al Saoud, indique un communiqué de la présidence de la République.*médias-vendredi 23 janvier 2015

**Salmane Ben Abdel Aziz, 79 ans, nouveau roi d’Arabie saoudite, réputé pour sa probité

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Le prince Salmane Ben Abdel Aziz, 79 ans, qui devient roi d’Arabie saoudite, bénéficie d’une réputation de probité et est considéré comme un arbitre respecté au sein de la famille royale.

Prince héritier depuis juin 2012, Salmane s’est placé sur le devant de la scène ces dernières années, présidant souvent le Conseil des ministres et représentant à l’étranger le roi Abdallah qui, du fait de sa santé fragile, avait considérablement réduit ses activités publiques.

Il était aussi premier vice-Premier ministre, poste obtenu en même temps que celui d’héritier du trône en 2012 à la mort de son frère Nayef. Il cumulait également les fonctions de ministre de la Défense depuis octobre 2011.

Numéro deux du royaume, le prince Salmane a multiplié les visites en Occident et en Asie, ajoutant une stature internationale à sa carrière, focalisée jusqu’en 2012 sur les affaires intérieures.

En dépit d’une santé fragile, il a tenu à montrer « sa détermination à devenir roi ou, plus probablement, l’ambition de ses proches pour qu’il apparaisse ainsi », estime Simon Henderson, spécialiste du Golfe au Washington Institute.

Sa stature a toutefois été quelque peu fragilisée par la décision prise en mars 2014 par le roi Abdallah de nommer futur prince héritier son demi-frère Moqren, le plus jeune des 35 fils du fondateur du royaume.(Afp)*vendredi 23 janvier 2015

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***L’âge du défunt souverain, qui a environ 90 ans – sa date de naissance exacte est inconnue -, et ses multiples hospitalisations, alimentaient régulièrement les rumeurs sur l’avenir de la gestion du royaume saoudien, puissance pétrolière mondiale et acteur-clé dans la politique au Moyen-Orient. Il est mort vendredi « à 01H00) et sera enterré le même jour après les prières de l’après-midi, selon le communiqué officiel. La télévision publique a interrompu ses programmes pour diffuser la lecture de versets du Coran. Son demi-frère Salmane, âgé de 79 ans et qui avait été nommé prince héritier en juin 2012, lui succède sur le trône. Moqren, un autre demi-frère d’Abdallah, a été nommé prince héritier. Né en 1945, il est le plus jeune fils de Abdelaziz al-Saoud, le fondateur de l’Arabie saoudite. Depuis le décès de ce dernier en 1952, le trône a été occupé successivement par plusieurs de ses fils. 

Rares apparitions
Le roi Abdallah, décédé vendredi, a accédé au trône à la mort, en août 2005, de son demi-frère Fahd, mais il dirigeait de facto le royaume depuis 1995. Ces derniers temps, ses apparitions publiques étaient devenues de plus en plus rares, et il se faisait régulièrement représenter par le prince héritier, Salmane Ben Abdel Aziz, comme lors du dernier sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) début décembre au Qatar. Le prince Salmane cumulait également les fonctions de ministre de la Défense depuis octobre 2011. *23/01/15 -Source: Belga

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***Le défunt roi Abdallah d’Arabie saoudite, a gardé la première puissance pétrolière mondiale à l’abri des crises du monde arabe. Il a cependant déçu les attentes des réformateurs, notamment sur la place de la femme dans la société.

De fait, Abdallah s’est souvent trouvé tiraillé entre les ailes libérale et conservatrice de la famille royale, ce qui a certainement paralysé son action. Décédé à environ 90 ans (on ne connaît pas son âge exact), il avait accédé au trône à la mort en août 2005 de son demi-frère, Fahd. Il dirigeait toutefois de facto le royaume depuis 1995. Et après avoir subi plusieurs opérations ces dernières années, les apparitions publiques du roi étaient devenues de plus en plus rares. Il se faisait représenter par le prince héritier, Salmane Ben Abdel Aziz, 79 ans. Le pieux Abdallah, qui s’est forgé une réputation de probité face à d’autres membres de la famille royale accusés de corruption, était « le roi le plus aimé en Arabie saoudite depuis Fayçal », assassiné en 1975, selon un diplomate occidental. Face à la montée en puissance du groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, l’Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers lieux saints de l’islam, a rejoint sous son règne la coalition internationale occjdentale. Elle a participé aux raids contre ces djihadistes. Durcissant son discours contre l’islam radical, Abdallah avait averti que les pays occidentaux seraient la prochaine cible des djihadistes: « Si on les néglige, je suis sûr qu’ils parviendront au bout d’un mois en Europe, et un mois plus tard en Amérique. » Processus prudent de réformes
Simultanément, le royaume, premier exportateur mondial de brut, a joué à fond la carte pétrolière pour défendre sa part de marché. Sous l’influence d’Abdallah, l’Opep est devenue inefficace face à la chute des prix. Au plan interne, le roi a engagé un prudent processus de réformes en tentant de concilier les positions d’un establishment religieux ultraconservateur et celles d’une frange libérale de la population. En 2005, il a organisé les premières élections municipales partielles et accordé aux femmes le droit de vote au prochain scrutin de 2015, même si celles-ci ne peuvent toujours pas conduire. 
Mixité
Abdallah a aussi allégé l’emprise de la puissante police religieuse et introduit des réformes dans le secteur de l’éducation. Il a inauguré en 2009 la King Abdullah University of Science and Technology, le premier établissement mixte du pays. Mais le mélange des sexes reste interdit en dehors du cadre familial. Abdallah a surtout su protéger son pays de la tempête qui a soufflé en 2011 sur le monde arabe. Puisant dans les importantes réserves financières du pays pour satisfaire la population, il a consacré plus de 36 milliards de dollars à la création d’emplois, la construction d’unités de logement et aux aides aux chômeurs.Malgré la chute des cours pétroliers, le roi a ordonné de maintenir le rythme des dépenses dans le budget 2015 pour préserver la paix sociale. Défenseur de l’ordre établi dans le monde arabe, le royaume a accueilli le président tunisien Zine Al Abidine Ben Ali, premier autocrate arabe à être chassé du pouvoir par la rue en janvier 2011. Il n’a pas applaudi au renversement du président égyptien Hosni Moubarak le mois suivant. Plan de paix
Il a ensuite ouvertement soutenu le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi après la destitution en 2013 de son prédécesseur Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, classé groupe « terroriste » par Ryad. Et sur l’échiquier régional, le roi fut l’initiateur du seul plan de paix global arabe au Proche-Orient, rejeté par Israël, comme il a tenté par ailleurs de contrer les ambitions de l’Iran chiite. Les fuites de WikiLeaks révèlent un homme qui ne mâche pas ses mots. En parlant de l’Iran, il recommande aux Etats-Unis de « couper la tête du serpent » pour détruire son programme nucléaire. Allié des Etats-Unis, il n’a pas non plus hésité à les critiquer, comme en 2007 lorsqu’il avait évoqué « l’occupation illégitime » de l’Irak par leurs troupes. Né à Ryad, Abdallah est le 13e fils du roi Abdel Aziz, fondateur du royaume. Il était proche des tribus qui fournissaient les recrues de la Garde nationale, cette « armée blanche » qu’il avait dirigée avant d’en confier les rênes à son fils Mitaab. *23/01/15 -Source: Belga et plus

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Cartes de l'Arabie Saoudite

CARTE du RELIEF - ARABIE SAOUDITE

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*Dans le cadre de la rivalité de la succession

*La branche des Sadiri reprend les leviers du pouvoir, après dix années d’éloignement.

L’ensemble des changements effectués au sein de la famille royale saoudienne depuis le décès du roi Abdulhah indique que la branche des Sadiri est en train de reprendre les leviers du pouvoir, après dix années d’éloignement.

Le retour des Sadiri

 Les princes Sadiri constituent l’une des deux principales branches de la famille royale, parmi les enfants (puis les petits-enfants) du fondateur de l’Arabie saoudite, le roi Abdelaziz ben Abderrahmane al-Saoud.

Du nombre de 7 (1), ces princes tous sont nés d’une seule mère, Hassah, issue de la grande tribu des al-Sadiri, dont l’un des chefs Ahmad ben Mohammad al-Sadiri comptait parmi les alliés les plus proches du fondateur de la dynastie saoudienne, le roi Abdelaziz ben Abderrahmane al-Saoud.

Les Sadiris ont été affaiblis depuis l’intronisation du roi Fahed, chef de la branche rivale, les Shemari. Leur mère était issue d’une grande tribu du nord de l’Arabie saoudite qui était autrefois l’ennemi de la tribu des Saoud.

Le coup d’Etat

Ainsi, en moins de 24 heures, le successeur du roi Abdallah, Salmane Ben Abdel Aziz a écarté les individus proches de son prédécesseur des postes-clés et les a confiés à ses proches. Ce qui est considéré par certains observateurs comme une sorte de «coup d’Etat » au sein de la famille royale.

Parmi ceux qui ont fait les frais de ce retournement figure en tête Mot’ab, le fils du roi défunt. Il a été destitué de son poste de second prince héritier, et n’a gardé que celui de chef de la Garde nationale. Il n’a même pas été nommé membre du conseil royal.

Par ailleurs, c’est son adversaire, Mohammad ben Nayef, (fils aîné de Nayef ben Abdelaziz le prince héritier défunt de la branche des Sadiri), qui, en plus de son poste de ministre de l’Intérieur, est nommé comme second prince héritier et deuxième vice-président du Conseil des ministres saoudiens.

S’exprimant dans un entretien avec notre site al-Manar, l’opposant saoudien vivant en Grande Bretagne, Hamzé al-Hassan assure que la consolidation du ministre de l’intérieur Mohammad Ben Nayef s’est faite à la demande de Washington, dont il est l’homme de main.
« Depuis deux mois et demi le ministre de l’intérieur a visité Washington et depuis une dizaine de jour, une délégation du Congres US s’est rendu à Ryad et ils ont franchement abordé le sujet du poste du second prince héritier et ont dit franchement qu’ils le voulaient pour Mohammad Ben Nayef », a-t-il expliqué pour notre site.

La fin du « faiseur des rois »

L’ancien chef de la cour royale et chef de la Garde royale Khaled al-Twajiri a lui aussi été écarté, définitivement. Twayjri qui était autrefois qualifié le « faiseurs des rois », a été démis de ces deux fonctions. Il a été remplacé pour son premier poste par le fils du roi actuel, Mohammad ben Salmane, et pour le second par le général Hamad al-Awhli.
En plus du poste de chef de la cour, Mohammad ben Salmane occupe l’ancien poste de son père à la tête du ministère de la défense.
Cela signifie que sous le règne de son père, il deviendra l’un des princes les plus influents de la troisième génération de la famille royale saoudienne.
Bientôt Mogren aussi

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Selon l’opposant al-Hassan, le prince héritier Mogren ben Abdel Aziz qui est le seul non Sadiri de la nouvelle cour royale saoudienne, (sa mère est yéménite) ne devrait pas rester longtemps à ce poste et pourrait très bien être remplacé d’ici trois mois. Son maintien vise pour le moment à refroidir le climat tendu actuellement, en attendant le moment propice pour lui assener le coup fatal.

« Ahmad Ben Abdel Aziz pourrait revenir en force au pouvoir dans le cadre de retour de la branche des Sadiri, sachant qu’il est le plus compétent et le plus puissant en comparaison avec Mogren” explique Hamza.

Ahmad Ben Abdel Aziz qui était ministre de l’intérieur est le seul frère du roi encore vivant de la branche des Sadiri.
Ce que le roi Salmane a fait, il l’a calqué de son prédécesseur Abdallah. Et là où ce dernier a échoué, lui aussi pourrait essuyer un échec. D’autant que son état de santé est fragile. Or, cela fait longtemps que le royaume s’est accomodé avec les maladies de ses monarques.

« C’est l’Etat des dinosaures! », résume un autre opposant saoudien, Fouad Ibrahim.

Sources: al-Manar+ Irib*samedi 24 janvier 2015

(1) Les princes Sadiri sont : Fahed ben Abdelaziz (ancien roi), Sultan ben Abdelaziz (ancien prince héritier et ministre de la Défense), Abdelrahman den Abdelaziz (ancien vice-ministre de la Défense), Nayef ben Abdelaziz (ancien prince héritier et ministre de l’Intérieur), Turki ben Abdelaziz (ancien vice-ministre de la Défense), Ahmad ben Abdelaziz (ministre de l’Intérieur destitué) et Salmane ben Abdelaziz (roi actuel).

**Moment critique entre l’Arabie saoudite et Washington

*Après la mort du roi Abdallah, la presse américaine se demande où va le royaume saoudien, plus important allié arabe des Etats-Unis. L’hebdomadaire The Economist appelle Washington à revoir sa relation avec Riyad.

Après la mort du roi Abdallah, où va l’Arabie Saoudite ? C’est la question que se posent de nombreux titres de la presse américaine, avec en creux une interrogation : que va devenir l’alliance entre Washington et Riyad ? « Le nouveau roi saoudien [le prince Salmane, 79 ans et demi-frère d'Abdallah] et les Etats-Unis se trouvent à un moment crucial de la relation », titre en une The New York Times samedi 24 janvier, alors que Barack Obama a abrégé sa visite en Inde la semaine prochaine pour se rendre en Arabie Saoudite.

Si le royaume demeure « le plus important allié arabe » des Etats-Unis, il y a eu ces dernières années « des différences significatives » sur de nombreux sujets, de la Syrie, où les Saoudiens estiment que Barack Obama aurait dû en faire davantage pour renverser le président Bachar El-Assad, à l’Iran, les Saoudiens voyant d’un mauvais oeil un rapprochement entre Washington et Téhéran. Sans oublier la lutte contre Al-Qaida et d’autres organisations extrémistes « en partie financées par des sources saoudiennes ».
Autre point de friction, la question des libertés en Arabie Saoudite, récemment remise en lumière par le sort du bloggeur Raif Badawi, condamné à recevoir 1000 coups de fouet pour « insulte à l’islam ». L’hebdomadaire The Economist n’y va pas par quatre chemins en appelant les Etats-Unis à « revoir leur relation étroite avec l’Arabie saoudite ». Pour le magazine britannique, l’intérêt de maintenir une relation privilégiée avec Riyad n’est plus évident maintenant que les Etats-Unis ont réduit leur dépendance au pétrole et développé leur production de pétrole de schiste.

Plus mesurés, les titres américains soulignent l’ampleur des défis qui attendent le nouveau pouvoir saoudien. La politique du roi Abdallah, vu à juste titre comme relativement modéré et modernisateur, « a en fin de compte échoué à empêcher un déclin significatif de l’influence saoudienne et à répondre au défi que constitue la montée d’une nouvelle génération d’arabes ayant grandi avec Internet », estime The Washington Post dans son éditorial du 24 janvier. « La monarchie saoudienne devra accélérer (…) les réformes si elle veut survivre à ce début de XXIe siècle. » Le quotidien souligne que le gouvernement Obama « a peu fait pour promouvoir les réformes en Arabie Saoudite » et l’appelle « à encourager les prochains dirigeants du royaume à adopter des réformes politiques fondamentales ».
Le candidat de Washington choisi comme successeur
The Washington Post salue toutefois la nomination de Mohamed ben Nayef, 55 ans, au poste de vice-prince héritier. Premier petit-fils du fondateur de la dynastie saoudienne à être placé dans l’ordre de succession, celui-ci a étudié aux Etats-Unis et il est « le responsable saoudien en qui les Etats-Unis ont le plus confiance », écrit le quotidien de la capitale. Son tour pourrait venir plus vite que prévu car la santé du nouveau roi Salmane est fragile et des questions entourent les prétentions au trône du nouveau prince-héritier, le prince Moukrine, 69 ans, fils d’une concubine yéménite du fondateur de la dynastie, indique The Wall Street Journal.
Pour certains observateurs, la nomination de Mohamed ben Nayef est le signe que les Etats-Unis exercent toujours une influence prépondérante dans les affaires saoudiennes. Elle règle aussi la question de la succession au sein de la nouvelle génération de la famille royale.*courrierinternational.com/samedi 24 janvier 2015

*Le nouveau roi d’Arabie saoudite, Salman, a ordonné jeudi unremaniement gouvernemental mais a maintenu en place le ministre du Pétrole, Ali al-Naïmi, ainsi que le ministre des Finances, Ibrahim Al-Assaf, et leur collègue aux Affaires étrangères, le prince Saoud el-Fayçal.

Il a nommé de nouveaux ministres de la Justice, des Affaires islamiques, de l’Agriculture et de l’Information, ainsi qu’un nouveau chef des services de renseignement, et remplacé deux des fils du défunt roi Abdallah, à la tête de gouvernorats de provinces importantes. Il a en revanche maintenu un autre fils d’Abdallah, Meteeb, au poste de ministre de la Garde nationale, fonction éminemment stratégique.(Reuters)*Jeudi 29/01/2015 |

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Le drapeau (1938) du royaume d’Arabie. « Il n’y a de Dieu que Dieu, Mohammed est le prophète de Dieu

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*L’Emblème du pays: deux sabres surmontés d’un palmier  » Aucune prospérité n’est possible sans la justice ».

*L’Arabie saoudite est une monarchie islamique, le roi (qui est également premier ministre) dirige le pays et le gouvernement suivant le Coran et la Sunna (Shari’a) ,il n’y a donc pas de suffrage.
La loi fondamentale promulguée en 1992 organise l’Etat et les rêgles de succession, la loi fondamentale est en quelque sorte la constitution du pays:

*Le gouvernement est composé du conseil des ministres dirigé par le roi, il est constitué de ministres tous membres de la famille royale.

*Depuis 1992 le roi est également secondé dans le domaine législatif par le conseil consultatif « Majilis al Chouras » dont il nomme les 90 membres et 1 président tous les 4 ans. De nombreux princes de sang (env. 4500) liés à la famille royale occupent les postes les plus importants du gouvernement.

*L‘Etat est divisé en 13 provinces dirigées par 13 emirs (ministres) nommés et révoqués par le roi.

*source: .arabie-saoudite.com/

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*Intrigues et tractations

Le fondateur de l’Arabie saoudite moderne, Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud, a régné sur le pays jusqu’à sa mort en 1953. La couronne est alors revenue à son fils ainé et ensuite à ses demi-frères pour permettre à toutes les familles qui ont une fille à Ibn Saoud d’accéder au trône.

La première faiblesse de ce type de succession est de voir des princes de plus en plus âgés arriver au pouvoir. Le roi Abdallah a 89 ans et son héritier, Salman ben Abdelaziz Al Saoud en a 78. La deuxième faiblesse est que le passage à la génération suivante est problématique. Comment désigner un candidat au trône parmi les centaines de petits enfants du fondateur du pays ?

La troisième faiblesse est que les plus grandes et plus puissantes tribus qui ont uni une de leurs filles à Ibn Saoud cherchent, en imposant leur candidat, à confisquer le pouvoir en écartant les princes les moins représentatifs.

Aujourd’hui, ce sont deux tribus qui luttent pour accéder au pouvoir et à la manne qui l’accompagne.

La tribu des Chammar est une des plus importantes du Moyen-Orient. Elle compte plusieurs millions d’individus répartis entre l’Arabie saoudite, l’Irak, la Syrie, le Koweït etc. Le roi Abdallah (qui n’a pas de frères), fils de la princesse chammar Fahda, douzième épouse d’Ibn Saoud, en est issu par sa mère. Les Al Rachid qui furent les grands rivaux des Al Saoud au XIXe siècle en font partie. Il est aussi à noter que l’actuel président de la coalition de l’opposition syrienne imposé par Riyad, Ahmad Jarba, fait partie de la tribu des Chammar.

Les Soudairi Seven, en référence aux Magnificent Seven sont les 7 fils d’Ibn Saoud et de la princesse Hassa bint Ahmed Al Soudayri. Il s’agit du roi Fahd, des princes Sultan (ex héritier), Abdul Rahman, Nayef (ex héritier), Turki, Salmane (actuel héritier) et Ahmed, tous fils du fondateur de l’Arabie saoudite moderne. Leur mère appartient à la puissante tribu des Soudairi qui est en concurrence directe avec les Chammar pour accéder au pouvoir en Arabie saoudite. Le roi Fahd régna de 1982 à 2005 mais un accident cérébral en 1995 le força à laisser la régence du royaume à son demi-frère et dauphin, le roi actuel Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud. Concrètement donc, le clan des Chammar est au pouvoir depuis 18 ans et les Soudairi attendent leur tour avec impatience. Deux des successeurs Soudairi au trône sont morts, le puissant prince Sultan ben Abdelaziz Al Saoud à l’âge de 83 ans et le prince Nayef ben Abdelaziz Al Saoud à 78 ans. Le prince Salmane qui a 78 ans est l’actuel prince héritier mais on le dit atteint de la maladie d’Alzheimer et donc inapte à diriger le pays.

Ce qui est sûr, c’est que ce passage à une génération suivante fermera définitivement la porte au trône à tous les prétendants évincés et un nouveau mode de succession devra être trouvé.

Les deux principaux clans se positionnent et cherchent des alliances pour voir leur candidat succéder au roi Abdallah qui n’a plus rien du fringant patriarche à la moustache noir-cirage des portraits officiels. Le roi Abdallah est usé par les maladies et ne peut plus se déplacer sans aide.

Si son successeur désigné, le prince Salmane est vraiment atteint de la maladie d’Alzheimer, le passage à la génération suivante devra vite se faire, d’autant plus que c’est le vœu des États-Unis qui, comme au Qatar, voudrait voir l’arrivée d’un roi plus jeune et plus proche de leurs intérêts.

C’est le Conseil d’allégeance composé de 35 membres de la famille royale censés représenter toutes les branches de la famille qui est chargé de désigner le successeur au trône. Il a été créé par le roi Abdallah (clan Chammar) en 2006 pour contrer l’influence grandissante des Soudairi (Sultan, Nayef…). Les tractations vont bon train et nul ne sait qui pourrait l’emporter. Les princes Soudairi sont nombreux, ils sont immensément riches et l’argent intéresse sûrement les princes les moins fortunées.

De leur côté, les Chammar occupent le pouvoir et le roi peut désigner les membres de ce Conseil à des postes rémunérateurs.

Le fils du roi Abdallah, Mutaib ben Abdallah Al Saoud (61 ans et Chammar) est à la tête de la Garde nationale avec le rang de ministre. C’est le corps le mieux équipé de l’armée saoudienne. (Unités d’élite, blindés, aviation.) Il est idéalement placé pour succéder à son père en cas de défaillance du prince Salmane ben Abdelaziz Al Saoud.

Du côté des Soudairi, le prince Khaled ben Sultan Al Saoud (64 ans) semblait le mieux placé pour succéder au roi Abdallah mais il a été écarté du Ministère de la Défense par le roi en juin dernier sans raison officielle. Les rumeurs de coup de palais (comme celle de l’assassinat du prince Bandar ben Sultan Al Saoud fin 2012) sont sans fondement. La mise à l’écart d’un rival de Mutaib ben Abdallah semble plus crédible. Officieusement, on lui reproche son manque d’efficience dans la conduite militaire (notamment contre les rebelles yéménites Houtis qui avaient pris le contrôle de villes saoudiennes en 2009) et pour ses contacts avec la Chine pour l’achat de missiles balistiques sans l’accord ni du roi ni de l’allié étasunien.

Cela ouvre la porte aux ambitions de nombreux autres princes comme le prince Mohammad Ben Nayef, le prince Mohammad Ben Salman voire même aux fils de l’ex roi Fayçal.

Même si un compromis était trouvé entre les clans tribaux pour le partage du pouvoir, l’avenir de la dynastie saoudienne ne serait pas assuré.

La population, essentiellement jeune et ouverte sur le monde grâce aux média et aux voyages, ne supportera plus très longtemps d’être coincée entre des princes qui ponctionnent les richesses du pays et l’obéissance à des lois coraniques datant de près de 1400 ans.

S’il est vrai que les Saoudiens bénéficient d’avantages sociaux qui feraient pâlir d’envie n’importe quel travailleur occidental, il faut aussi savoir que la liberté d’expression est muselée par les deux pouvoirs. Les droits de manifestation ou de grève n’existent pas. Des critiques ou des actes contre l’islam ou contre les Saoud peuvent directement menerà la prison, voire à la décapitation sur une place publique.

Toutes les propositions de modernisation des règles de vie quotidienne se heurtent immédiatement à l’opposition des oulémas et il n’y a aucun signe de démocratisation qui serait donné par le gouvernement qui est quasi entièrement formé de princes de la famille Saoud.

En cas de confrontation entre les clans, une partition du pays n’est pas exclue mais quid alors des zones pétrolifères qui sont situées dans le nord du Golfe et qui sont majoritairement peuplées de chiites, religion apostate pour les sunnites.

A l’exception des zones pétrolifères (en zone chiite) les États-Unis n’ont pas d’intérêts particuliers en Arabie saoudite, pas de base militaire par exemple. Leur garantie de sécurité ne couvre pas une guerre civile entre clans de Saoud. Leur stratégie actuelle les pousse plutôt à ne pas intervenir dans ce type de conflit où ils ont beaucoup à perdre.

Beaucoup d’analystes pensent que la fin du régime saoudien est proche. Cela semble  inéluctable au vu du décalage politique et religieux entre ce pays et les valeurs universelles du XXIe siècle.*Source: Divers-El Manar-14.12.2013

*vers un coup d’état de Bandar contre Abdallah?!

Selon le site Al Hadath News , citant des sources fiables saoudiennes ,le chef du renseignement du royaume wahhabite,  Bandar Sultan projette d’écarter le roi Abdellah du trône et de le remplacer par son propre frère !

Selon ces sources , Bandar aurait même conclu un accord secret avec les Américains en ce sens qui lui permettrait de détrôner le vieux roi et d’investir à sa place le jeune prince Salman , actuellement le numéro deux du ministère de la Défense.

Salman Ben Sultan Ben Abdel Aziz a vécu longtemps aux Etats Unis et entretient d’excellentes relations avec une grande partie de politiciens américains . Mais comment compte procéder Bandar?

Selon le site , Bandar attend son heure et celle-ci devra sonner au lendemain de la mort du roi . la passation du pouvoir s’effectuera donc , d’après les plans de Bandar , aussitôt après la mort d’Abdellah. Mais quelle sera la réaction du clan pro Abdellah.

Les analyses prévoient une période de transition extrêmement violente si le roi Abdellah venait à mourir dans la mesure où le choix de ce dernier est déjà fixé sur la personne de son fils qui occupe la tête du ministère de la garde nationale.*Source: Divers-El Manar-14.12.2013

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2 réponses à “Quel avenir pour la dynastie saoudienne?”

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