Frontières, la même lithanie

**Le coup d’arrêt d’Alger au trafic d’hydrocarbures plonge l’Oriental marocain dans la crise

**Les prix du carburant se sont littéralement envolés : le bidon de 30 litres est passé de 90 dirhams (environ 8 euros) à 250, voire 300 dirhams (entre 22 et 28 euros).

le précieux liquide est attendu avec impatience à Oujda. Les associations marocaines reconnaissent l’impact important de la contrebande sur le pouvoir d’achat des Marocains

*L’essence d’Algérie fait vivre entre 3.000 et 5.000 familles marocaines, chiffres à multiplier par cinq pour obtenir le nombre de personnes concernées

*Depuis trois décennies, les habitants de la région marocaine de l’Oriental s’étaient habitués à bénéficier d’un pétrole passe-partout bon marché. Et le trafic s’étendait jusqu’aux villes marocaines de Fès et Meknès, à plus de 300 kilomètres de distance

**Le monde-02.10.2013 -*Par Isabelle Mandraud (Oujda (Maroc), envoyée spéciale)

Les ânes de la contrebande ont remplacé les voitures aux amortisseurs trafiqués trop bruyants. Deux fois par jour, à l’aube et à la tombée de la nuit, les petits équidés chargés de gros bidons bleus prennent les chemins caillouteux. Au passage de la frontière algérienne, ils continuent seuls, puis reviennent, toujours seuls, avec leur précieux chargement. Ils sont attendus avec impatience à Oujda, à 16 kilomètres en amont sur le territoire marocain.

*photo:Sur le bord de la route de Sidi Yahya, à une vingtaine de kilomètres au sud d’Oujda, Ahmed, marié, trois enfants, se désespère. Depuis dix ans qu’il vit du commerce illicite de l’essence, il n’a « jamais vu ça ». « Avant, je recevais dix ou douze bidons de trente litres le matin et le soir, maintenant à peine trois ou quatre ; résultat, je gagne trois fois moins », soupire le revendeur à la sauvette

Depuis qu’Alger a décidé, cet été, de donner un coup d’arrêt au trafic de carburant, c’est la guerre de l’essence à la frontière avec la région orientale du Maroc. Il ne reste plus que les ânes pour ramener l’indispensable carburant, dont les prix flambent. Et encore, les contrebandiers assurent que deux de ces ânes, visés par des tirs algériens, ont récemment explosé. Pire : l’armée algérienne a commencé à creuser, de l’autre côté, des fossés « de six à dix mètres ».

Le conseil des ministres qui s’est tenu à Alger, dimanche 29 septembre 2013, en présence du président Abdelaziz Bouteflika – le premier réuni depuis décembre 2012 en raison des soucis de santé du chef de l’Etat – a enfoncé le clou en examinant un nouveau projet de loi destiné à lutter contre le trafic d’essence. Sur place, à Oujda, on soupçonne quelque nouvelle chamaillerie, des déclarations intempestives d’un responsable local marocain à la télévision sur les « ampoules rouges » (une drogue sous forme de comprimés) venues d’Algérie

ou des nouvelles caméras de surveillance installés par le Maroc à sa frontière, qui auraient suscité une riposte algérienne. « Pourquoi le fer et les cigarettes continuent-ils à passer ? », interroge Hassan Amrani, militant de l’Association marocaine des droits de l’homme.

La réalité est plus prosaïque. Soucieuse de ménager ses ressources en hydrocarbures qui s’évaporent à ses frontières au point de provoquer parfois des pénuries sur son propre territoire, l’Algérie affiche son intention de combattre ce « fléau », à l’approche de l’élection présidentielle prévue en avril 2014. D’un coup, le robinet a commencé à se fermer.

Depuis trois décennies au moins, les habitants de la région marocaine de l’Oriental s’étaient habitués à bénéficier d’un pétrole passe-partout bon marché. La frontière terrestre entre les deux pays, fermée depuis 1994, après le meurtre de deux touristes espagnols imputé par les Marocains aux Algériens, a beau rester hermétique, comme en témoignent, au bout de la route 7, le poste de Zouj Bghal et sa barrière, cela n’a jamais empêché, tout autour, le passage en contrebande, et dans les deux sens, de toutes sortes de marchandises, du lait aux habits turcs en passant par le cannabis. Collé à la barrière, un café, côté marocain, doté d’une piste de karting, attire d’ailleurs encore du monde. Et les liens entre les populations sont étroits. Le chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, n’est-il pas né à Oujda ?

Mais l’essence, c’est autre chose, le nerf de la guerre, qui fait vivre, selon Mohammed Benkaddour, le président de l’Association de protection des consommateurs de l’Oriental (APCO), « entre 3.000 et 5.000 familles, chiffres à multiplier par cinq pour obtenir le nombre de personnes concernées » dans une région pauvre touchée par un chômage endémique. Une dépendance d’autant plus tolérée qu’elle a permis au Maroc, pays dépourvu de ressources en hydrocarbures, d’économiser des milliards de dirhams en importation de carburant pendant des années.

Première activité de la région de l’Oriental, l’agriculture fonctionne à 75 % avec l’essence de contrebande. Oujda, quelque 800 000 habitants, ne comptait jusque récemment que sept stations-service. Et le trafic s’étendait jusqu’aux villes de Fès et Meknès, à plus de 300 kilomètres de distance. Une cellule de crise a dû être réunie à la hâte par les autorités locales qui ont réclamé un « traitement spécial » à Rabat pour faire face à la situation.

LES PRIX DU CARBURANT SE SONT LITTÉRALEMENT ENVOLÉS

Les implications sur la population n’ont en effet pas tardé. « La hausse s’est répercutée sur les produits de première nécessité comme l’huile ou le lait », relève Youssef Gsir, secrétaire général de l’APCO à Oujda. « En tant qu’association, nous sommes contre la contrebande, ajoute-t-il, mais il faut bien reconnaître son impact important sur le pouvoir d’achat. » Sur le bord de la route de Sidi Yahya, à une vingtaine de kilomètres au sud d’Oujda, Ahmed, marié, trois enfants, se désespère. Depuis dix ans qu’il vit du commerce illicite de l’essence, il n’a « jamais vu ça ». « Avant, je recevais dix ou douze bidons de trente litres le matin et le soir, maintenant à peine trois ou quatre ; résultat, je gagne trois fois moins, soupire le revendeur à la sauvette. Tout ça, c’est la faute aux gouvernants et c’est encore nous qui payons la facture. »

Les grossistes qui s’étaient fait construire des maisons avec l’argent du trafic, jusqu’à 500 euros par jour, ont cessé leurs travaux d’agrandissement. Les prix du carburant se sont littéralement envolés : le bidon de 30 litres est passé de 90 dirhams (environ 8 euros) à 250, voire 300 dirhams (entre 22 et 28 euros).

Cette situation nourrit les tensions sociales qui s’ajoutent à d’autres, au moment où le Maroc tente de réduire le coût exorbitant de la caisse de compensation (5 milliards d’euros) qui finance à grands frais les produits de première nécessité tels que le sucre, la farine et l’essence, et qui pèse lourd dans le déficit du pays.

A deux reprises, ces derniers mois, le gouvernement marocain, dominé par les islamistes du Parti justice et développement (PJD), a augmenté les prix de l’essence à la pompe sur tout le territoire, s’attirant, en retour, un vif mécontentement social. Partis d’autres régions du pays, des camions-citernes ravitaillent désormais Oujda. Une première.*Le monde-02.10.2013

photo: Route de Sidi Yahya, des convois d’ânes chargés de gros bidons bleus font deux par jours le trajet jusqu’en Algérie, une fois à l’aube et une fois en fin de journée, pour aller chercher l’essence. Au passage de la frontière algérienne, ils continuent seuls

photo:Vente sauvage d’essence de contrebande, dans la région d’Oujda. Les prix du carburant se sont littéralement envolés : le bidon de 30 litres est passé de 90 dirhams (environ 8 euros) à 250, voire 300 dirhams (entre 22 et 28 euros).

 

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*Avec les trafiquants de carburant à la frontière avec le Maroc      

**Reportage TSA-Envoyée spéciale à Tlemcen Hadjer Guenanfa-samedi, 03 août 2013

« Avancez ! ». À la station-service du croisement 35, une intersection située à près de 40 km à l’ouest du centre-ville de Tlemcen, le jeune pompiste s’adresse aux clients sur un ton péremptoire et empreint d’insolence. « C’est qu’il assume, à lui seul, plusieurs fonctions.     

En plus d’être pompiste, il gère la queue et intervient en cas d’altercation entre les automobilistes. Ce qui arrive souvent avec cette crise de carburant », explique un chauffeur de taxi venu de Ghazaouet, à une quarantaine de kilomètres plus à l’ouest de ce carrefour, pour avoir du carburant et y revenir pour continuer de travailler. Mercredi dernier.

Il est 8h30. Le jeune à la frêle silhouette semble être déjà submergé par le travail. Comme chaque jour, des centaines de véhicules forment une file qui s’étend sur près d’un kilomètre. Les vieilles Renault 25 et Renault 21, voitures fétiches des Hallabas pour la capacité de leur réservoir (90L), sont nombreuses.

Faire la queue pendant des heures…

Une fine moustache et des lunettes de vue ornent son visage, le responsable de la station-service s’appuie sur un grand panneau d’affichage. L’air agacé, il observe le défilé des voitures. « Nos quotas sont réduits de 50% et il n’est pas question de remplir les réservoirs des voitures à plus de 500 DA », indique-t-il, en précisant qu’il applique à la lettre cette décision du wali de Tlemcen pour lutter contre le trafic juteux de carburant vers le Maroc. 

Les carburants, subventionnés en Algérie, grand producteur d’hydrocarbures, font l’objet d’un trafic vers le Maroc, pauvre en pétrole et où l’essence et le mazout sont cédés au prix du marché international. Un litre d’essence vaut près de 24 dinars en Algérie (0,24 euro) alors qu’il est cédé à 1,1 euros au Maroc. Un litre de diesel est cédé en Algérie à 13,74 (0,14 euro) contre 0,67 euro au Maroc. Et pour montrer leur fermeté, les autorités locales ont procédé récemment à la fermeture de deux stations-services, situées au centre-ville, pour non-respect des notes envoyées par la wilaya. « La règle s’applique à tout le monde, même aux transporteurs pour qui nous avons aménagé des plages horaires et les agriculteurs qui doivent avoir une autorisation de la daïra pour remplir les fûts », poursuit-il.

Sur les routes menant aux daïras de Bab El Assa, à un jet de pierre de la frontière marocaine, ou de Ghazaouet, le décor est identique. Quand la station n’est pas prise d’assaut par les automobilistes, elle est fermée pour non-disponibilité de carburant. Celle de Sidi Amar (à l’entrée de Ghazaouet) n’est toujours pas ouverte, vers 10 heures, alors que des dizaines de personnes sont en train de patienter, depuis des heures, sous un soleil de plomb. Certains y ont même passé la nuit.

Mohamed, la trentaine, un jeune pêcheur, s’abrite à l’ombre d’un arbre. « Je suis là, depuis 3 heures du matin pour avoir du mazout », précise-t-il. Les stations-services ne servent ni mazout ni essence le même jour, pour éviter le grand rush. « Ils sont en train d’attendre la police, je pense, pour ouvrir », ajoute-t-il. Les services de sécurité sont présents dans de nombreuses stations pour éviter les dérapages, selon lui.

Le trafic de carburant continue

Avant de se convertir à la pêche, Mohamed faisait le plein de mazout pour près de 1 200 DA et le revendait à 5 000 aux trafiquants qui le distribuent au Maroc. « El Hallab ne traverse pas la frontière ! Son travail consiste à « traire » le carburant des pompes, c’est tout », souligne-t-il. Les carburants sont ensuite cédés aux trafiquants qui les acheminent souvent à dos d’âne et de mulet de l’autre côté de la frontière. Et si les dispositions prises par le wali, dont la réduction des quotas des stations, et celles des autorités, dont le renforcement de la présence des services de sécurité sur le tracé frontalier, ont fait baisser la cadence, elles n’ont toujours pas pu éradiquer le phénomène.

Pour ne pas se faire remarquer avec les R25, les R21 ou les vieilles Mercedes, les Hallabas circulent maintenant avec des Logan ou d’autres voitures neuves qu’ils louent, selon lui. Pour contourner la contrainte du seuil fixé à 500 DA, ils font deux, trois voire quatre fois la queue pour faire le plein et le revendre dans les localités frontalières. Comme le village de Sellam, à Bab El Assa, d’où on peut apercevoir le village marocain, Ahfir. Sur la route qui y mène, un adolescent, chemise blanche à carreau et pantacourt noir, pointe l’index vers le bas pour accoster les automobilistes. « Tekheouiou ! Tekheouiou ! (Vous videz le réservoir !, NDLR) », lance-t-il. Mazout ou essence. Peu importe en ces temps de disette. « Les trois jerricanes (25 L) de mazout font 9 000 DA. Et ceux d’essence font 13 000 DA », détaille-t-il. Il fait l’intermédiaire entre les trafiquants et les Hallabas occasionnels qui veulent arrondir leurs fins de mois, comme les taxis. Il obtient une commission selon la quantité du carburant qu’il a pu ramener.

De grandes difficultés pour l’approvisionnement

Pour le stockage, des stations-services informelles sont aménagées dans des maisons. Celle de El Hadj est l’une des plus connues dans le coin. Elle est quelque peu excentrée du village et la route y menant, non goudronnée, est presque impraticable en voiture. Sur place, une Logan blanche est stationnée. Son propriétaire s’attèle à vider son réservoir dans un jerricane. Gandoura, chéchia blanches et un collier de barbe barrant son visage, le vieux propriétaire de ce dépôt supervise l’opération. « Non je ne transporte pas le carburant au Maroc », récuse-t-il en esquissant péniblement un sourire qui cache mal son malaise. « Je vends le carburant aux gens de la région qui trouvent des difficultés à s’approvisionner, c’est la crise, et je n’ai absolument rien à vous dire de plus », ajoute ce barbu avant de rentrer dans son local.

Une autre voiture débarque. C’est une Renault 25 blanche, un modèle de1984. Le conducteur est accompagné de deux enfants assis sur le siège avant. À l’arrière, plus d’une dizaine de jerricanes de 25 L ont remplacé les sièges arrachés pour les besoins du travail. Il n’est pas venu pour vendre mais pour acheter. Peine perdue, El Hadj n’a que trois bidons, pour l’instant. Une petite quantité qui ne vaut pas la peine du déplacement vers le Maroc. Désorienté et quelque peu hésitant, il laisse tomber l’affaire. En face de la maison, une clôture faite avec des capots de voitures pour garder les mulets est vide. Toutes les précautions sont prises pour éloigner les soupçons.
Dans le village de Sellam, la grande majorité des familles vivent grâce à ce trafic, estime un vieil immigré originaire de Maghnia et qui vit presque dans l’isolement, au milieu des maisons-dépôts de carburants. Des habitations nouvellement construites et dont la plupart sont encore inachevées. Le manque cruel de développement de la région fait que les jeunes se retrouvent attirés, dès l’adolescence, par cette activité, soutient Abddjalil, la cinquantaine, assis sur le capot de sa R25, grenat, stationnée près de la maison. « Vous croyez qu’on le fait par plaisir ! La vie des gens ici dépend parfois d’une goutte de mazout », tonne-t-il. L’homme qui travaille dans le domaine depuis des années se retrouve en chômage technique avec les nouvelles restrictions. « Regardez autour de vous, il n’y a ni entreprise, ni usine, ni agriculture ». Les jeunes n’ont pas d’autres alternatives dans cette région, selon lui. « Les gamins ne grandissent pas devant des centres de formation ou des lieux de loisirs », dit-il en regardant son fils, la quinzaine. Abdeldjalil assure être prêt à céder sa voiture gratuitement s’il trouve un emploi. « Ils veulent mettre fin à cette activité. Très bien. Mais quelle alternative nous offrent-ils ? », s’interroge-t-il

Partout, dans les régions frontalières, Hallabas et trafiquants tiennent le même discours. À 33 km de Sellam et à moins de neuf des frontières, au village de Ouled Keddour, à Maghnia, Ahmed, 33 ans, loue un hangar où des poules côtoient une bonne dizaine de mulets et vivent au milieu de jerricanes. À l’intérieur, l’odeur d’étable et celle de carburant rendent l’air presque irrespirable. Habits, douze jerricanes de mazout (25 litres chacune) et bêtes, tout est prêt pour la traversée, prévue dans la soirée après le f’tour, vers le Maroc via des pistes loin du poste-frontière avec trois ou quatre autres personnes.

L’interférence des réseaux téléphoniques, liée au débordement de couverture des opérateurs des deux côtés de la frontière, complique les communications. Pointé devant son hangar, il tente encore de collecter plus de carburant. Le jerricane de mazout qu’il achète à 1 500 DA des Hallabas, il le revend à 1 800 DA de l’autre côté de la frontière. Le jerricane d’essence est à 2 000 DA et il est revendu à 2 800 DA, selon lui. La présence des gardes-frontières ne le dissuade pas. Tout a un prix, croit-il savoir. « Ils nous connaissent. Et puis, on ne traverse pas gratuitement, on donne 400 DA par mulet à l’aller et au retour ! », lance-t-il un tantinet méprisant. Il devient plus craintif quand il s’agit d’emmener des étrangers avec lui. « Vous êtes une femme et ils ne vous connaissent pas. Ils vont se demander pourquoi on vous ramène avec nous et cela peut nous créer des problèmes », justifie-t-il. Marié et père de trois enfants, lui aussi souhaite changer de métier. « Trouvez-moi du travail. J’abandonnerai ce que je fais immédiatement », affirme-t-il.

À Maghenia, à Dar El Assa, Ghazaouat, les Hallabas jurent qu’ils ne se tairont pas. Les discours des autorités sur les conséquences de ce trafic sur l’économie nationale les écœurent au vu des scandales en série impliquant parfois de hauts responsables de l’État. Des rumeurs portant sur des actions de protestation prévues après l’Aïd circulent depuis quelques jours dans ces régions. « Ils ne s’approchent pas de ceux qui volent des milliards. S’ils ne nous laissent pas travailler, il restera le maquis ! », menace Ahmed avant de s’en aller vers le centre de Maghnia où il habite, sur sa moto.
Sur le chemin du retour vers Tlemcen, en fin de journée, les travailleurs de la station-service du croisement du km 5, un carrefour à la sortie de Maghnia, peinent à convaincre les automobilistes, venus faire le plein, de quitter les lieux. Ils s’enferment alors dans le bureau pour éviter les problèmes. « Il ne reste que le quota des corps de sécurité et celui des transporteurs mais ils ne veulent rien savoir », se plaint un pompiste. À travers les vitres fumées de la porte en bois, il regarde les gens qui commencent  à s’impatienter. Exaspéré, il poursuit : « Je suis déjà parti à la centrale (de police) pour que les agents viennent les faire sortir, mais ils ne sont pas venus ». Quelques minutes plus tard, Mourad, le propriétaire de la station arrive. Il est de retour de la brigade de gendarmerie. « On m’a dit qu’ils n’avaient pas assez d’effectifs », regrette-t-il.

Un policier frappe à la porte. Il cherche du carburant. Le patron de la station lui demande de patienter pour ne pas susciter la colère des autres. « C’est l’enfer », lance le jeune pompiste. Outre les insultes, lui et ses collègues font parfois face à des tentatives d’agressions à cause des dernières restrictions.« On est obligé de se défendre », dit-il en montrant du doigt une barre de fer. Pour eux, les décisions prises par les autorités pour lutter contre ce phénomène compliquent davantage leur travail sans régler forcément le problème. Les Hallabas utilisent maintenant toute sorte de véhicules et même les motos, selon lui. « Nous avons reçu des instructions verbales pour ne pas donner de carburant aux R25 ou aux R21 mais c’est impossible de l’appliquer », dit le patron.

Un transporteur de matériaux de construction et son ami débarquent dans le bureau. Lui se trouve au chômage depuis quelques temps à cause des nouvelles mesures. Il ne mâche plus ses mots. « Il faut mettre des barbelés, creuser des tranchées et régler le problème de corruption pour mettre fin au trafic, il n’y a pas plus riche que les GGF en Algérie », estime-t-il. Ici, les gens sont convaincus que les dernières mesures ont été prises pour des considérations politiques liées à la détérioration des relations avec le Maroc. « Ce que nous coûte le Polisario est plus important que ce nous coûte ce trafic », lâche-t-il dépité.
D’abord, la consommation de carburant à Tlemcen dépasse les normes mais elle n’est nullement plus importante qu’à Alger, selon eux. « Personnellement, je voudrais bien savoir comment ils ont fait pour calculer la quantité de carburant faisant objet de ce trafic ? », lance le patron. Pour cela, il faut au moins avoir le nombre des véhicules dans le département et une idée sur la consommation des automobilistes. « Naftal ne peut pas calculer la quantité du carburant détourné. L’entreprise distribue aux stations-services qui le vendent aux automobilistes mais sans pouvoir savoir ce que ces derniers en font par la suite », explique le gérant.

On s’amuse alors à faire des calculs dans ce petit bureau de la pompe à essence. Plus de 1,5 milliard de litres de carburants sont détournés vers l’étranger tous les ans, selon le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi. Soit plus de quatre millions de litres détournés par jour. « Les camions de Naftal ont une capacité de 27.000 litres », précise le responsable de la station. Et pour transporter 1,5 million de litres par jour, il faut donc plus d’une cinquantaine de camions (Naftal) ou une armée de 10.000 mulets. Ces bêtes, seul moyen de transport des trafiquants aujourd’hui, peuvent transporter quatre, cinq jusqu’à six jerricanes et peuvent faire deux voyages la nuit ».

Les chiffres relatifs au trafic de carburants avancés par les autorités leur paraissent exagérés même s’ils savent très bien que les quantités détournées sont très importantes à travers les frontières ouest du pays. L’ampleur du phénomène est telle que des gens viennent des quatre coins du pays pour pratiquer cette activité, selon eux. Et les mesures prises par les autorités ne règlent toujours pas le problème. Au contraire, des automobilistes se retrouvent pénalisés à cause de l’incapacité de l’État à lutter efficacement contre le trafic de carburants…Reportage TSA-Envoyée spéciale à Tlemcen Hadjer Guenanfa-samedi, 03 août 2013

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  «Réouverture des frontières avec le Maroc dans un avenir proche»

Ould Kablia affirme que c’est une question primordiale, et elle a besoin d’être bien préparée

Des réunions sectorielles sont en cours et des décisions en train d’être prises pour régler les questions conflictuelles

Frontières, la même lithanie arton7743

La réouverture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc – fermée depuis 1994 par l’Algérie – pourrait intervenir dans un avenir proche, au moment où des réunions sectorielles sont en cours et des décisions en train d’être prises pour régler les questions conflictuelles. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le ministre de l’Intérieur, à l’issue d’une réunion avec les quatre autres ministres de l’Union du Maghreb arabe. «Les frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc ne peuvent pas rester fermées indéfiniment et la question sera résolue dans un avenir proche», a déclaré avant-hier à Rabat le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia.

Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse tenu à Rabat, à l’issue de la réunion du Conseil des ministres de l’Intérieur de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Optimiste, le ministre a affirmé que «l’ouverture des frontières, qui est une question primordiale, répond aux aspirations des peuples des deux pays, mais elle a besoin d’être préparée».

«Des questions qui ne sont pas d’ordre politique sont en suspens et ont besoin d’être discutées avant de prendre la décision d’ouvrir les frontières», a-t-il dit, soulignant que les deux parties ont également besoin de se concerter sur les mécanismes relatifs à cette réouverture. Si Ould Kablia n’a pas posé de «conditions préalables », il a toutefois exprimé une réserve : «Il faudra un environnement propice», pour concrétiser cette volonté exprimée de part et d’autre.

«Si nous accélérons le processus des négociations, l’ouverture de la frontière devra être résolue dans un avenir proche», at-il déclaré. Dans ce contexte, Ould Kablia a rappelé ses récentes rencontres avec son homologue marocain, le 8 avril dernier à Alger, qui constituaient déjà «un signal fort». Aussi, Ould Kablia a ajouté dans ce sens que «des réunions sectorielles sont en cours et des décisions sont en train d’être prises pour régler les questions conflictuelles».

Il y a lieu de rappeler que la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc est fermée depuis 1994 par l’Algérie suite à un attentat perpétré la même année à Marrakech que le Maroc attribue aux services secrets algériens. Toutefois, le ministre de l’Intérieur fait savoir que la réouverture des frontières devrait être bien préparée. Sur un autre sujet, le ministre Ould Kablia a réaffirmé que l’Algérie a toujours soutenu le principe de l’autodétermination des peuples comme convenu dans les résolutions de l’Organisation des Nations unies (ONU).

«L’Algérie a toujours soutenu le principe de l’autodétermination des peuples comme convenu dans les résolutions de l’ONU et de son Conseil de sécurité », a-t-il affirmé à propos de la question du Sahara occidental. «L’Algérie n’est pas une partie dans le conflit du Sahara occidental et ne nourrit aucune ambition dans cette question qui est sous la responsabilité de l’ONU», a précisé Ould Kablia. *presse-dz- 22.04.2014.

**Cette frontière qui ne s’ouvre pas !

Certains médias de nos voisins marocains ne cessent d’attaquer l’Algérie. Des attaques injustes faites de mensonges, de dénigrements et de contre-vérités appelant pratiquement les Algériens à se révolter, etc….

Des articles aussi violents que bizarres sont publiés, à tour de bras, dans des journaux et sites, même sur des sites israéliens (Israël-flash) sous des plumes marocaines à l’exemple de ce courtisan nommé F.M qui dit vouloir la « démocratie » pour… l’Algérie. Tous ses articles – qui visent l’Algérie – sont  un tissu de mensonges et de contre-vérité. Il ne fait que dénigrer et fausser la réalité. (…)

Il n’y a que le Maroc et ceux qui se font appeler « l’opposition algérienne à l’étranger », sis à Londres, ainsi que quelques critiques ‘d’indépendants’ qui passent leur temps à fustiger ou critiquer « le régime algérien », « le pouvoir des généraux », etc…

ce qui divise actuellement le Maroc et l’Algérie

Pour mettre le lecteur au clair, il doit savoir ce qui divise actuellement le Maroc et l’Algérie. En plus des vicissitudes de l’histoire qu’alimentent des clichés que font durer certains, surtout du côté marocain, il y a surtout  le Sahara occidental et l’ouverture de la frontière.

Le Sahara occidental, que le Maroc occupe depuis 1975, après le départ des Espagnols,  est vu par l’Algérie et par l’union africaine, ainsi que par beaucoup de pays latino-américains, comme un problème de décolonisation dont la solution est l’autodétermination du peuple sahraoui. C’est donc, aux yeux de l’Algérie, conforme à la légalité (au droit international) et légitime (au regard de son histoire coloniale). Là est la divergence fondamentale. …

La fermeture de la frontière par l’Algérie qui fait suite à l’attentat terroriste, en 1994, commis à l’hôtel Atlas Asni à Marrakech. Le roi Hassan II qui a vite fait d’accuser injustement « les services algériens » – malgré les mises en garde de certains officiels Français – impose, par humiliation, le visa d’entrée pour les Algériens tout en durcissant leurs conditions de séjours sur son territoire. En réponse, l’Algérie ferme carrément la frontière pour bien « les rassurer ». Qui est perdant ? Le Maroc dit que c’est l’Algérie. Pourquoi alors cette obsession à demander en permanence son ouverture contrairement à l’Algérie qui temporise en conditionnant cette réouverture « aux [règlement des] problèmes qui ont entraîné sa fermeture » selon Bouteflika et à « …une approche globale de ce que nous voulons faire de notre Maghreb » selon Zerhouni  l’ex-ministre de l’Intérieur.

En fait c’est bien le Maroc qui reste le grand perdant. Ce sont plus de 2 milliards de dollars/an de perdus ; faites le calcul sur 19 ans ! Environ 40 milliards de dollars de manque à gagner ! Voilà les vraies causes et les vrais motifs qui poussent les Marocains à de tels comportements contre l’Algérie et ses dirigeants. Les visas ont été levés en 2005/2006. Reste plusieurs questions, dont celle liée au Sahara Occidental.

Toutes leurs critiques tournent autour du « pouvoir algérien », du « Sahara occidental », de « l’ouverture des frontières ». Ce qui est intéressant à dire c’est que toutes les interventions et critiques d’officiels ou de journalistes marocains, à propos de l’Algérie, se fixent toujours sur ces trois thèmes.  Vous leur parlerez des « vendanges en Australie », ils s’arrangent pour introduire ces thèmes ! Une obsession maladive où l’on pressent chez eux un sentiment de frustration une envie de régler un compte à l’Algérie à travers leur récurrent souhait d’un chaos…  Certains poussent l’indécence jusqu’à nous reprocher d’avoir trop d’argent en incitant, alors, les Algériens à se révolter pour réclamer leur part ! Rien que ça !

L’Algérie n’est ni un « dragon » ni un « papier ». C’est un territoire, un peuple, une histoire... Elle n’est pas en « déliquescence » ou en « inertie totale ». Nous ne vivons pas « au seuil de la pauvreté ». Nous avons des pauvres, mais nous n’avons pas l’état de misère, de beaucoup, que nous constatons au Maroc. Observons aussi cette drôle affirmation « l’Algérie vient de confirmer son naufrage amorcé voici près de six décennies » (?!) (c’est-à-dire depuis 1954 le début de la révolution qui serait donc un ‘naufrage’ ?). S’il y a naufrage, il est immédiat, il ne dure pas « six décennies » ; c’est stupide. Sinon on ne serait pas maintenant à subir d’incessantes pressions pour l’ouverture de la frontière afin de ‘booster’ son économie. Même Ban Ki Moon y met du sien.
Enfin, l’Algérie n’a jamais pratiquée « une course effrénée à l’armement pour intimider son voisin marocain »…. Le Maroc a bien acheté des F 16 sans se voir faire des reproches par l’Algérie ! Avec cette politique malveillante et ces ‘tactiques’ mesquines et puériles, les choses ne seront jamais prêtes d’évoluer vers l’issue que souhaitent les dirigeants marocains. Même dans vingt autres années ! *source: Sétif.info-10.04.2014.

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*Frontières, la même lithanie chez nos voisins

Le rituel est devenu une litanie chez nos voisins de l’Ouest où chaque année le souverain alaouite, depuis son intronisation le 30 juillet 1999, évoque la réouverture des frontières avec l’Algérie, passant sous silence les raisons fondamentales qui maintiennent les bornes entre nos deux pays fermées. Nos «frères» marocains continuent ainsi de focaliser sur des frontières qui les rendent malades et leurs yeux en permanence fixés sur l’Est de leur pays. Un Est d’où, à leur grand dépit, il n’y a rien de nouveau. Et pour cause! Il ne pouvait rien y avoir de nouveau dans la mesure où les choses ont très peu évolué depuis 1994, date de la fermeture de notre frontière ouest. A Rabat, s’est-on seulement posé la question de savoir le pourquoi de cette fermeture provoquée par les autorités marocaines elles-mêmes? Bien sûr que l’Algérie est pour la pérennisation de relations fraternelles et fécondes avec le Royaume chérifien, mais certainement pas à n’importe quel prix. Si ces frontières sont bouclées et sont demeurées closes depuis quinze longues années, créant des inconvénients, du moins pour les Marocains c’est qu’il y a un problème. Et s’il y a problème, il faut lui trouver une solution, dénouement qui soit définitif de préférence afin d’apurer une fois pour toutes le contentieux algéro-marocain. C’est ce que demande Alger depuis que le dossier frontalier a été ouvert. Cela ne rime à rien en effet de rouvrir les frontières entre nos deux pays en laissant en suspens des dossiers qui ont emprisonné et continuent d’empoisonner les relations entre Alger et Rabat. La question des frontières, fermées depuis août 1994, est précisément l’une des retombées de la volonté du Maroc de faire plier l’Algérie à ses desiderata sur le dossier sahraoui. Les représailles contre les citoyens algériens résidant au Maroc, victimes d’une chasse à l’homme après l’attentat contre l’hôtel Asni à Marrakech et les accusations infondées contre les services algériens d’être derrière cet acte terroriste sont autant de faits provoqués par Rabat qui annihila par ailleurs tous les efforts de mise sur pied des instances de l’UMA. Du fait des torts faits à l’Algérie et aux Algériens et des retombées négatives sur notre pays qu’ont été les accusations du Maroc, Alger demanda des excuses officielles à Rabat, excuses qui ne sont jamais venues. Depuis, les choses sont restées en stand-by sans que rien de nouveau n’intervienne, permettant à l’Algérie et au Maroc de revenir à des relations plus policées et plus en phase avec les intérêts des deux pays. En fait, cela ne tient qu’à Rabat de faire le geste qu’attend Alger depuis une quinzaine d’années: la remise à plat de tout ce qui pourrait ou a pu être ambigu dans les relations entre les deux pays pour repartir sur des rapports plus vigoureux et assainis. Aussi, ne nous payons pas de mots. L’Algérie, qui ne souffre pas de la fermeture des frontières de l’Ouest, reste toutefois, disposée à leur réouverture immédiate. Mais encore faut-il que Rabat sache ce qu’il veut et fasse montre de moins d’arrogance et de plus d’humilité puisque le Maroc a beaucoup à y gagner. L’intimidation ne marche pas et ne peut marcher avec l’Algérie et les frontières ne seront rouvertes que dans la clarté et l’assainissement des contentieux encore pendants entre nos deux pays. Notre pays, a, au contraire, tout à perdre dans une réouverture précipitée alors qu’il est inondé à ses frontières Ouest par les produits des narcotrafiquants marocains. En tout état de cause, Rabat n’a pas choisi la bonne méthode pour faire rouvrir nos frontière communes car cette réouverture ne peut se faire par les discours, comme on tend à le croire du côté du Palais royal, ni par la pression d’où qu’elle vienne. (L’Expression.01.08.09.)

********Rebelote…Le royaume Marocain a réitéré son appel à l’Algérie à ouvrir ses frontières terrestres fermées depuis 15 ans, une décision qui a créé des difficultés économiques sans précédents à Rabat, dont les victimes ne sont que les habitants de leurs régions Est mitoyenne aux frontières algériennes. Le royaume marocain et selon leur ministre de l’information, Khaled Ennasseri, qualifie la poursuite de la fermeture des frontières terrestres entre les deux pays, comme « injustifiée ». Ennasseri a déclaré, lors d’une conférence de presse qu’il a tenue à Rabat, que « rien ne justifie la fermeture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc ». Le responsable marocain a affirmé la continuité de son pays à demander la réouverture des frontières…ces frontières fermées entre l’Algérie et le Maroc sont devenus une affaire pour le gouvernement marocain, et  aucun de leurs responsables n’hésite à s’attaquer à l’Algérie en toute occasion …. Les  responsables marocains feignent d’oublier que la responsabilité dans cette affaire, incombe au Maroc, et le commencement de cette affaire renvoie à l’ère du roi défunt Hassan II, quand il avait décidé à lui seul et d’une façon unilatérale, d’imposer le visa aux ressortissants Algériens, en accusant les Algériens et en les  impliquant dans l’attaque terroriste contre l’hôtel Ifran à Marrakech en 1994.La décision de Hassan II n’était pas la seule raison qui a provoqué le mécontentement des Algériens, mais aussi la décision de l’actuel roi Mohamed VI, cinq années auparavant, relative à l’annulation des visas aux algériens sans consulter la partie algérienne, détériorant ainsi les relations diplomatiques, parce que les autorités Algériennes ont interprété cette décision comme une tentative pour la déstabiliser diplomatiquement devant son peuple ainsi que l’opinion internationale, mais ce fut en vain.

L’Algérie a affirmé plus d’une fois à travers ses responsables que la question de la réouverture des frontières avec le Maroc ne peut être réglée par des déclarations faites par des responsables Marocains, et insiste à dire que cette affaire ne peut se résumer que sur le plan économique, au contraire elle doit être étudiée, tel que l’a déclaré postérieurement le ministre de l’intérieur et des collectivités locales dans un ensemble de points qui concernent les deux parties, à commencer par le phénomène du trafic de drogue du Maroc vers l’Algérie, et l’aggravation du trafic de marchandises et de produits alimentaires soutenus par l’Algérie, exportés frauduleusement vers le Maroc, en plus de la question du Sahara occidentale à laquelle on devrait trouver une solution juste et équitable….. (Echorouk-30.08.09.)

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*Une famille Algérienne accuse la Maroc d’avoir torturer son fils prisonnier…

La famille du prisonnier « Sadji El Wassini », détenu dans les prisons marocaines depuis 1995, a exprimé son inquiétude suite à la rupture de contacts avec son fils qui ne lui reste que 50 jours pour consommer la période de sa détention. Selon le frère du prisonnier « Badr Eddine », les nouvelles de son frère sont totalement coupées depuis qu’il a été placé à la prison de Meknes, après qu’il eut observé une grève de faim de 27 jours pour protester contre son transfert vers la prison de la capitale marocaine Rabat. La famille a déjà reçu un appel de la part d’un des prisonniers  les informant que leur frère est soumis à des pressions et à une guerre psychologique depuis le mercredi 19 août, date à laquelle le directeur de la prison de Meknès « Zihari Abdelhak », en compagnie de 31 personnes, 5 d’entre elles étaient habillées en civile et 5 autres habillées en bleu (gardiens de prison en pire), et le reste habillées en militaire, s’est manifesté devant les prisonniers juste après la prière du fadjr, où il a mis un sac noir sur la tête du prisonnier algérien puis emmené vers « djenane el kerma » ou « la chambre noire », une cellule individuelle où le prisonnier ne peut même pas se tenir debout. Selon les dires de la famille, « El wassini » et depuis qu’il a été placé dans cette prison, souffre des intimidations du directeur qui voulait par tous les moyens,  l’impliquer dans une deuxième affaire, après que sa période de détention tire à fin, l’accusant d’avoir soutenu les terroristes et d’avoir apporter une aide logistique aux groupes armés Algériens au Maroc. Il avait déjà adressé plusieurs lettres ouvertes dans la presse au président de la république, arrivant à bénéficier de la loi de la réconciliation nationale. Son frère s’est chargé de la régularisation de ses dossiers en Algérie, et sa famille comptait les jours attendant la retour de leur fils après une longue absence, mais voila qu’il disparaît et les nouvelles sont coupées, ce qui l’a contraint à déclencher une campagne d’appels aux organisations intéressées par les droits de l’homme, en plus de la correspondance adressée au consulat marocain en Algérie qui n’a pas donné de suite. Selon son frère, le quotidien Echourouk est la seule porte d’espoir qui reste pour pousser les responsables des affaires étrangères à connaître le sort de leur frère dont l’état de santé s’est détérioré depuis la grève de faim.(Echorouk-30.08.09.)

17 réponses à “Frontières, la même lithanie”

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