Relations algéro-allemandes

**Affaire des Algériens maltraités à l’aéroport de Frankfurt

 Les débouchés des exportations allemandes pourraient en pâtir si les provocations ne cessaient pas.

Il est bien loin le temps où le passeport vert avait une aura à l'international

Le mauvais traitement infligé, depuis quelques jours, par les autorités de l’aéroport de Frankfurt à des ressortissants algériens est interprété comme un affront à la dignité nationale. Un changement d’attitude immédiat est une exigence minimale pour continuer à entretenir de bonnes relations avec l’Allemagne.
Ce pays compte d’ailleurs sur l’Algérie pour devenir un des débouchés de ses exportations. C’est dire que ce ne sont pas les moyens de riposte qui manquent au pays si cette conduite n’est pas corrigée au plus tôt. Le pays est en capacité de choisir ses partenaires économiques et il n’accorde le monopole à aucune nation dans ce domaine. En tout cas, cet incident fâcheux ne manquerait pas d’avoir des répercussions sur le climat des affaires si les choses ne reprenaient pas leur cours naturel. Dans le cas contraire, ce sont les ambitions des hommes d’affaires qui sont compromises. Pourtant, en février dernier, ils avaient tenté d’améliorer ce même climat des affaires. Le directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie, Christoph J. Partch, avait effectivement prédit cette embellie. En janvier dernier, le ministre allemand des Affaires étrangères était en visite officielle en Algérie. Guido Westerwelle était accompagné d’une délégation économique dans le but de booster les relations bilatérales et d’étudier les moyens de leur imprimer une dynamique à la mesure des potentialités que recèlent les deux économies. Le volume global des échanges commerciaux entre les deux pays en 2011 s’élève à près de 3 milliards de dollars.
Les importations algériennes ont atteint un montant de plus de 2,5 milliards de dollars pour l’année 2011, alors que les exportations se sont élevées à 498,5 millions de dollars au cours de la même année, enregistrant une hausse de 30% en comparaison avec l’année 2010. La crise économique et financière est un autre élément qui milite en faveur de relations positives entre les deux pays.
L’Allemagne ne veut pas se faire distancer, apparemment, par les autres pays de l’Union européenne. Le chef de la diplomatie allemande avait alors indiqué que sa visite était l’occasion de s’informer des réformes entreprises. Par ailleurs, une visite a été effectuée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à Berlin, en décembre 2010, suite à laquelle il y a eu la création d’une commission économique mixte. Tous ces efforts finiront-ils par tomber à l’eau à cause de ce malentendu de l’aéroport? L’Allemagne pourrait-elle se passer d’un interlocuteur pivot au Maghreb et au Sahel? L’Algérie est un partenaire très important pour l’Allemagne et un pays-clé dans la région du Maghreb, a indiqué le ministre allemand.
Il se réjouissait de la qualité et des perspectives de la coopération puisqu’il considère l’Algérie comme un partenaire très important. A titre d’exemple, Siemens et Linde sont présentes dans le pays. Le chef de la diplomatie allemande s’est dit très satisfait de l’évolution de la coopération bilatérale, affichant la disponibilité de l’Allemagne à construire un partenariat étroit et intense avec l’Algérie. En outre, les relations algéro-allemandes ne concernent pas uniquement le volet économique mais également les volets militaire, sécuritaire et culturel.
Des potentialités de coopération existent aussi dans les technologies médicales. L’exportation de l’électricité vers l’Europe est même envisagée grâce à Desertec.
Un mémorandum d’entente a été signé à Bruxelles avec Sonelgaz pour un projet de 400 milliards d’euros. Même l’industrie automobile figure dans l’agenda. Des marques de véhicules sont déjà commercialisées. Le cas des technologies vertes est aussi cité comme exemple de coopération.
Mais si l’Allemagne poursuit sa volonté de fonder avec l’Algérie un partenariat d’égal à égal, comme l’a souligné son chef de la diplomatie, les provocations gratuites doivent cesser. Des difficultés sont rencontrées par les entreprises algériennes pour s’installer sur le marché allemand et par les exportateurs. Ce n’est pas le cas pour Daimler implantée sur le site de la Snvi à Rouiba pour produire 8500 véhicules industriels par an de marque Mercedes-Benz.
Pour l’instant, le chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne en Algérie a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères, car les ressortissants concernés sont détenteurs de visas Schengen. Le principe de réciprocité pourrait très bien entrer en jeu. Pas celui du racisme. (L’Expression-27.05.2012.)

**Des députés allemands interpellent leur ministre de l’Intérieur

Des députés ont vigoureusement dénoncé le comportement de la police des frontières allemandes dans cette affaire.

C’est le monde à l’envers dans l’affaire des Algériens refoulés de l’aéroport de Francfort! Au lieu que ce soit les responsables algériens qui prennent la défense de leurs concitoyens, ce sont les députés…allemands qui l’ont fait! Le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a été vivement interpellé par des parlementaires sur cette affaire qui a touché à la dignité de nos concitoyens. Quatre députés des Verts allemands ont exigé des explications quant à ce fâcheux épisode qui a écorché l’image d’une Allemagne «ouverte et accueillante», révèle le site Internet Algérie patriotique (AP). En effet, en mai dernier, deux cadres de l’Entreprise nationale des arts graphiques ont vécu un véritable cauchemar à l’aéroport de Frankfurt en Allemagne.
Détenteurs du visa Schengen, les deux voyageurs algériens ont été humiliés et maltraités par des agents de la police allemande des frontières.
Pis encore, nos deux cadres ont subi plusieurs interrogatoires durant plus de huit heures, et ce dès leur descente de l’avion qui a atterri à l’aéroport de Frankfurt. Indignés par cette affaire, ces quatre parlementaires allemands sont montés au créneau pour connaître les véritables raisons de ce refoulement. Ils ont ainsi exigé de «savoir sur quelle base juridique le refus d’entrée a été signifié à ces Algériens dont certains ont été invités par des organisations et des grandes sociétés allemandes», ajoute la même source.
Outrés, ces députés sont montés au créneau pour demander, un par un, les motivations de chaque cas de refoulement qui ont ciblé les cadres algériens.
«Dans une déclaration préliminaire, les interpellateurs du ministre allemand de l’Intérieur sont revenus sur les faits tels que relatés par la presse algérienne, citant les dates de chaque opération de refoulement, les noms et les fonctions des personnes renvoyées du plus grand aéroport d’Europe», est-il révélé par le même journal électronique.
AP a ainsi retranscrit les débats qui ont eu lieu entre le ministre de l’Intérieur allemand et ces quatre députés des Verts allemands. Appréciez plutôt: ces députés ont vigoureusement dénoncé le comportement de la police des frontières allemandes dans cette affaire.

Récit du débat
Ils ont demandé si les droits de ces voyageurs ont été effectivement respectés au regard des explications concernant le refoulement et le droit au recours contre cette décision. Hans-Peter Friedrich a chaque fois justifié ces refus qui se sont faits, d’après lui, avec le respect total des procédures en vigueur conformément aux lois et au Code des visas européens.
«Ils ont tous été clairement informés des raisons de leur refoulement qui est souvent celui du détournement du motif pour lequel le visa a été délivré», a assuré le ministre allemand de l’Intérieur. Ce dernier a refusé de dénoncer le comportement de la police des frontières allemandes estimant qu’ils «ont agi conformément et proportionnellement à la loi» M.Friedrich s’est même permis de s’attaquer à la presse algérienne en lui reprochant d’avoir fait de la manipulation en diffusant des récits «incomplets» de ces voyageurs. Cette sortie de ces quatre députés allemands relance incontestablement le débat sur le rôle des autorités algériennes dans la sauvegarde de la dignité du peuple algérien. Oû sont les autorités algériennes? Pourquoi a-t-il fallu que ce soit des députés allemands qui prennent la défense de nos ressortissants? Et nos députés? Pourquoi ne sont-ils pas montés au créneau comme leurs «alter -égaux» allemands? Nos députés n’ont jamais réagi à ces humiliations que subissent nos concitoyens.
Ils n’ont d’ailleurs pas interpellé nos responsables sur ces atteintes à la dignité du peuple algérien, qui semble être devenue monnaie courante car ce n’est pas la seule affaire du genre!

Où sont les responsables algériens?
Le 17 avril 2012 à bord du vol Rome-Tunis, deux de nos ressortissants, candidats malheureux à l’immigration clandestine, ont été interceptés par la police italienne en zone internationale de l’aéroport de Rome, après que l’avion qu’ils prirent de Tunis et qui devait rallier Istanbul y ait fait une escale technique. Ils ont été expulsés dans des conditions qui font fi du respect le plus élémentaire de la dignité humaine. Une photo prise par Francesco Sperandeo, un cinéaste italien, qui faisait partie des passagers, montrait un de nos compatriotes surveillé de près par un policier italien en civil avec du ruban adhésif sur la bouche et les poignets ligotés avec du fil en plastique. L’affaire Ali Ziri est à ce sujet édifiante à plus d’un titre.
Ce retraité algérien est décédé en France, en 2009, après une interpellation musclée par des policiers français. Aucune réaction officielle n’a été enregistrée à ce jour, hormis quelques associations qui se sont mobilisées pour faire toute la lumière sur cette affaire à caractère raciste.
En avril dernier, 12 passagers algériens, qui revenaient de Hong Kong à bord d’un avion de la Qatar Airways, ont vécu une journée d’enfer à l’aéroport de Doha. L’Algérien semble donc ne plus être respecté à l’étranger et le fait que les autorités algériennes mettent du temps à réagir pour défendre leurs ressortissants, quand elle ne gardent pas carrément le silence, n’arrange pas les choses! Il est bien loin le temps où le passeport vert avait une aura à l’international. (L’Expression-16.08.2012.)

*L’affaire des refoulements des Algériens à Francfort – pourtant détenteurs de visas Schengen – n’a pas manqué d’atterrir au Bundestag (Parlement allemand) où des parlementaires se sont saisi de cet «incident» pour interpeller les autorités allemandes. L’indignation, qui a frappé ces nombreux Algériens, blessés dans leur orgueil national, a ainsi fait polémique et contraint le gouvernement fédéral allemand à formuler des réponses, dont El Watan détient une copie. Mais retour, tout d’abord, sur les faits. Une jeune prothésiste dentaire, des cadres du ministère de la Culture, des commerçants, des touristes, plusieurs Algériens en possession de visas Schengen en règle avaient été refoulés à l’aéroport de Francfort le printemps dernier. Ils ont eu droit à des interrogatoires interminables, des amendes allant de 100 à 150 euros,  à une suspicion jugée «avilissante» de la part des services de contrôle des frontières allemandes.

Visas annulés et rapatriement expéditif. De retour en Algérie, ils avaient dénoncé une atteinte à la dignité humaine et condamné ces procédures «méprisantes» qui ciblaient particulièrement leurs origines algériennes. El Watan avait recueilli leurs témoignages dans un article paru le 23 mai dernier sous le titre «Des Algériens maltraités à l’aéroport de Francfort». Des témoignages auxquels des politiques allemands ont été sensibles. La publication en question ainsi que celle faite par nos confrères de Liberté ont poussé des députés allemands, appartenant au groupe parlementaire Die Gruenen (les Verts), à interpeller les autorités allemandes, par le biais de questions au gouvernement. Alors que d’autres Algériens se sont rapprochés de la rédaction d’El Watan pour dénoncer d’autres refoulements, depuis, – notamment des employés de l’entreprise Pharmalliance qui a vu trois de ses cadres traités de la même manière avant d’être refoulés à Francfort quelques jours après qu’ait éclaté la première affaire – la polémique a enflé au Parlement allemand. Tous réclamaient des explications, elles ne se sont pas fait attendre. Dans le document de réponses du gouvernement fédéral allemand aux questions posées par les parlementaires, il est noté que ces refoulements sont motivés par l’obtention frauduleuse d’un permis de séjour. Les Algériens auxquels l’entrée en territoire allemand a été refusée, détenaient bien des visas Schengen, mais qui n’avaient pas été délivrés par l’Allemagne. «C’est suite à des divergences évidentes entre les données auprès des ambassades de France et des Pays-Bas (qui avaient délivré les visas aux personnes refoulées, ndlr) et les données auprès du contrôle à la frontière qu’il y a eu le soupçon initial d’un délit sous forme d’obtention frauduleuse d’un permis de séjour. une question s’impose : qu’en est-il des règles de libre circulation qui régissent l’espace Schengen ? Là encore, le gouvernement allemand répond : «Par principe, la demande de visa doit être formulée avant le voyage planifié au niveau du consulat de l’Etat membre compétent dans le pays du lieu de résidence du demandeur.» On s’en souvient, quelques jours après les faits, le ministère des Affaires étrangères avait convoqué un représentant de l’ambassade d’Allemagne en Algérie pour avoir des explications. Aucune information n’avait filtré sur le contenu de cette rencontre. Le gouvernement allemand en dévoile le contenu. «Le représentant du ministère des Affaires étrangères algériennes, qui a dialogué à ce propos avec l’ambassadrice d’Allemagne, a exprimé son incompréhension concernant le refoulement des ressortissants algériens et de l’annulation de leur visa. Pour faire les éclaircissements des plaintes émises, le ministère des Affaires étrangères allemand a demandé au ministère de l’Intérieur compétent une prise de position, qui est désormais disponible et dont le contenu va être transmis au côté algérien ainsi qu’à l’ambassade d’Allemagne en Algérie comme explication et rectification», est-il précisé dans le même document.

La Chambre algéro-allemande  de commerce et d’industrie rassure «L’indéfectible hospitalité allemande» : La Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK) n’a pas manqué de réagir à l’affaire des refoulements d’Algériens à Francfort. Et pour cause, plusieurs commerçants en ont fait les frais. Lors d’une visite faite dans la journée de lundi à la rédaction d’El Watan, Christoph J. Partsch, directeur général de l’AHK, s’est voulu rassurant, mais sans manquer de donner les motifs de ces refoulements : «Rappelons que la possession d’un visa Schengen d’un quelconque pays européen n’est pas une condition suffisante pour entrer dans l’espace Schengen».

Et de préciser : «Dans le cadre des contrôles aux frontières, l’obtention d’un visa Schengen délivré par un pays européen donné impose une entrée préalable sur le territoire de ce dernier.» L’argument est de taille. D’ailleurs, les Algériens ayant été refoulés au printemps dernier n’avaient pas osé remettre en question ce principe, mais se sont plutôt attaqués à la forme donnée à cette procédure. Qu’en est-il des interrogatoires interminables, des amendes et de la discrimination évoquée par ces Algériens ?

«L’avis des contrôleurs aux frontières sur une éventuelle suspicion est essentielle pour apprécier à juste titre ce genre de situations. Néanmoins, il arrive que des policiers zélés tirent des conclusions trop hâtives», a-t-il souligné. Il s’agirait de maladresse même si les autorités sont formelles, il n’y a pas eu de mauvais traitement. Sur un ton mesuré, il est ajouté dans un communiqué rédigé par les services de l’AHK remis par son directeur à El Watan, que «face à des situations délicates, le ton donné à une discussion influera sur la perception bonne ou mauvaise que peuvent avoir les deux parties, sachant que les erreurs sont humaines».

Mais la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie se veut rassurante. «Afin d’éviter tout désagrément, nous proposons aux voyageurs algériens désirant faire un séjour en Allemagne de demander en priorité le visa Schengen aux services consulaires allemands.» Et d’ajouter : «Nous invitons nos futurs partenaires, dans le cadre de leurs déplacements professionnels en Allemagne de se rapprocher de nos services pour recueillir toutes les informations sur les démarches nécessaires au bon déroulement de leurs voyages d’affaires.» L’heure est, semble-t-il, à l’apaisement : «Nous assurons nos partenaires algériens de l’indéfectible hospitalité allemande. Les indélicatesses d’où qu’elles émanent n’assombriront pas les perspectives radieuses des relations algéro-allemandes.» (El Watan-16.08.2012.)

**La «locomotive» allemande en Algérie

L’Allemagne a choisi d’investir en force en Algérie. Mercredi dernier, l’Allemagne a signé, avec notre pays, un procès-verbal de coopération multisectorielle. Un premier contingent de 60 hommes d’affaires accompagnait la Secrétaire d’Etat au ministère fédéral allemand de l’Economie et de la Technologie, Mme Ruth Herks, qui a paraphé à Alger, le document avec notre ministre de l’Industrie, Mohamed Benmeradi. Des opérateurs qui se disent «très intéressés» par les affaires qu’ils comptent faire en Algérie. Dans le domaine de la santé, de l’industrie, des énergies renouvelables, des travaux publics et bien entendu dans la formation. Vu l’ensemble des domaines concernés et le nombre des opérateurs allemands présents, on devine aisément que le montant des investissements doit être important. Très important. Il faut dire aussi que cette signature n’est intervenue qu’après une longue maturation des dossiers par les deux parties. Même si quelque 200 entreprises allemandes n’ont pas attendu la signature de l’accord de mercredi dernier pour s’être implantées dans notre pays, la deuxième session de la commission mixte qui a débouché sur ce dernier accord de coopération est passée à la vitesse supérieure. Conjoncture politique oblige, il aura fallu du temps pour parvenir à ce résultat. C’est ce qu’on peut comprendre lorsque Mme Herks dit avoir «pris des décisions courageuses» pour dynamiser les relations bilatérales entre son pays et l’Algérie. C’est en avril 2001 que le Président Bouteflika s’est rendu en Allemagne. C’était le premier chef d’Etat algérien à effectuer une visite officielle dans ce pays. Ce n’est que six années plus tard, en 2007, que le Président allemand Köhler atterrit à son tour à Alger. Il sera suivi l’année d’après par la chancelière Angela Merkel. Six mois après cette visite, l’accord algéro-allemand, relatif à la non-double imposition en matière d’impôts, est entré en vigueur. Plusieurs de ses ministres se succéderont durant deux années pour faire avancer le dossier de coopération. En décembre 2010, le Président Bouteflika se rend pour la deuxième fois en Allemagne. Visite au cours de laquelle fut annoncée la création de la commission économique mixte algéro-allemande qui sera constituée en mars 2011. C’est dire que la préparation de l’événement de mercredi dernier ne date pas, c’est le cas de le dire, d’hier. Un événement qui prend une plus grande importance dans ces moments de grave crise financière et économique que traverse l’Europe, sauf l’Allemagne qui est le seul pays épargné. Par cet important accord avec l’Algérie, les Allemands viennent, une nouvelle fois, de prouver la pertinence de leurs choix économiques et leur statut de «locomotive économique» européenne. Un statut reconnu par leurs voisins qui n’hésitent pas à les citer publiquement en modèle à suivre. La France est de ceux-là. Cette même France qui avait toute latitude d’investir massivement en Algérie mais qui à force de tergiverser se voit, aujourd’hui, ravir d’importantes opportunités d’affaires par l’Allemagne. Une tergiversation qu’on a du mal à comprendre quand on sait l’urgence qu’a la France à restaurer son économie. A vrai dire, c’est la politique en cours qui entrave et retarde sérieusement l’économie française. D’ailleurs, le directeur de la mission économique Ubifrance a reconnu, en marge du colloque algéro-français sur les services qui s’est tenu mercredi dernier, que «la fameuse règle des 51/49% (qui) faisait peur au début…n’est plus un problème pour les entreprises françaises». Il a justifié ce long retard par un «manque d’éclairage et d’explication». Les Allemands ont cet avantage de comprendre plus vite! Par Zouhir MEBARKI – Samedi 28 Avril 2012. L’Expression.

 

 

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*CADRE JURIDIQUE DES INVESTISSEMENTS EN ALGÉRIE 

 Le satisfecit des entrepreneurs Allemands.

L’hôtel El Djazaïr a abrité, hier la Bourse de coopération algéro-allemande afin de permettre aux entreprises des deux pays de passer en revue les possibilités de partenariat, notamment dans le domaine de la protection de l’environnement, des énergies renouvelables, la mobilité électrique et les ressources en eau. La rencontre, encadrée par la Chambre algéro- allemande de commerce et d’industrie (AHK), s’est tenue en présence du ministre d’État allemand de l’Économie, du Transport et du Développement régional du Land de Hesse (centre de l’Allemagne), Dieter Posch, qui a souligné à l’occasion, la “stabilité” du cadre juridique des affaires en Algérie. Interrogé, en marge d’une rencontre entre opérateurs algériens et allemands, sur le cadre juridique en Algérie, le ministre allemand a estimé qu’il “est stable et fiable”. Ce dernier a souligné que “les contrats signés entre les firmes algériennes et allemandes, activant en Algérie, sont respectés” par les deux parties. « La situation économique, mondiale a changé ainsi pour l’Algérie », selon lui, le problème juridique ne se pose plus dans notre pays. Concernant les objectifs de sa visite en Algérie, à la tête d’une délégation de chefs d’entreprises spécialisées dans l’environnement et les ressources en eau, Posch a indiqué qu’elle vise notamment à s’enquérir des opportunités d’investissements dans le pays, et de faire valoir le savoir-faire allemand en matière d’énergies renouvelables. “Jusqu’à maintenant les firmes de la région de Hesse connaissaient l’Algérie de part leur participation à des expositions et des manifestations économiques qui y sont organisées régulièrement. Mais cette visite vise essentiellement à identifier des secteurs où les PME allemandes viendront y investir”, a-t-il fait savoir. Le ministre a exprimé, dans ce contexte, la volonté des entreprises allemandes à prendre part aux grands projets structurants que l’Algérie compte réaliser. “Nous (le gouvernement allemand) comptons mobiliser les entreprises allemandes pour venir investir en Algérie”, a-t-il ajouté, relevant que la fédération de Hesse compte quelque 2.400 PME spécialisées dans l’environnement. 50% du chiffre d’affaires qui s’élève à 12,5 milliards d’euros provient de leurs activités à l’étranger. La visite de la délégation allemande aspire également, a-t-il dit, à encourager la mise en place d’une commission mixte algéro- allemande chargée d’intensifier les contacts existants entre les deux pays et créer d’autres relations notamment dans le domaine économique. Lors de son séjour en algérie, Posch aura des entretiens avec les responsables des ministères de l’Industrie et de la Promotion des investissements, des Ressources en eau, et de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme. La délégation devait se déplacer à Oran pour s’entretenir avec le responsable de cette wilaya. De son côté, le directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie, Hergenrother, a indiqué qu’il s’agit de la troisième délégation d’hommes d’affaires allemands qui visite l’Algérie depuis le début de l’année. Selon ce responsable, le “nombre élevé d’entrepreneurs allemands venus cette année à Alger, démontre l’intérêt de l’économie et des institutions allemandes à participer activement dans la dynamique que connaît l’économie algérienne”. (Le Courrier d’Algérie-08.03.2010.)

 

10 réponses à “Relations algéro-allemandes”

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