Sahel..Le chaos en embuscade-2

Sahel..Le chaos en embuscade-2

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Hillary Clinton chez le président Boutéflika

Discussions « très approfondies » sur la situation au Mali

Hillary Clinton partage la position algérienne

 Les Américains ont convenu de travailler avec l’Algérie dans le cadre bilatéral et à l’ONU, ainsi que d’intégrer la donne touarègue dans les discussions. On est donc loin des analyses selon lesquelles la secrétaire d’Etat américaine est venue mettre la pression sur Alger pour qu’elle cautionne une intervention militaire.

 

*Au lendemain de la visite de Mme Clinton à Alger

   Retour sur des secrets de coulisses

Malgré le passage de la mégatempête Sandy, les grands titres de la presse américaine n’ont pas passé sous silence la visite de Mme Clinton à Alger.

Des bribes d’informations, des secrets de coulisse ont été livrés par des sources diplomatiques à même d’éclairer les lecteurs sur les dessous d’une visite très matinale et de longue durée: la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, arrivée avant-hier à Alger, a eu treize heures de discussions avec les hauts responsables algériens. Les médias ont focalisé sur le fait que l’Amérique voulait arracher un O.K. d’Alger pour une intervention militaire.
C’est une analyse réductrice selon une source diplomatique. «En fait, les Américains voulaient comprendre les raisons de l’empressement de la France à vouloir mener une attaque militaire au Mali», note cette source. Il fallait donc se renseigner de plus près et la source dans ce cas précis ne peut être que l’Algérie. C’est elle qui a l’expérience dans la lutte contre le terrorisme, une puissance militaire régionale, des services de renseignements à l’expertise avérée et une parfaite connaissance du problème targui pour avoir participé au règlement du conflit à plusieurs reprises.
C’est dire que le problème est très complexe du point de vue anthropologique, tribal et social. Au terme de cette visite de Mme Clinton, considérée comme «une victoire diplomatique par les autorités algériennes», l’Amérique prendra désormais ses distances avec l’expertise parfois biaisée de l’Elysée sur le Mali en particulier et le Sahel en général.
Les Américains ont admis qu’il y a la donne terroriste guidée par Aqmi et les narcotrafiquants pilotés par le Mujao. Ce à quoi la France est réfractaire. «Ayant le Mnla comme poulain dans la région, la France exclut toute éventuelle participation d’Ansar Eddine aux discussions. Elle ne lui donne même pas le temps de se démarquer alors que cette organisation est sur le point de le faire» rapporte notre source.
En plus d’avoir accepté l’existence du narcoterrorisme, les Américains ont convenu de travailler avec l’Algérie dans le cadre bilatéral et à l’ONU, ainsi que d’intégrer la donne touarègue dans les discussions. On est donc loin des analyses selon lesquelles la secrétaire d’Etat américaine est venue mettre la pression sur Alger pour qu’elle cautionne une intervention militaire. Cela même si la démarche appuyée par la France se décline depuis des mois.
En témoignent les récentes visites du ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, par ailleurs représentant du médiateur de la Cédéao dans la crise du Mali, de l’ex-patron d’Africom, Carter Ham, des ministres français de l’Intérieur, Manuel Valls, et des Affaires étrangères, Laurent Fabius… Tous ces visiteurs ont été unanimes à dire que l’Algérie est «incontournable» dans cette crise malienne «si on pense que l’ont peut arracher à l’Algérie une position contre son gré, c’est méconnaître la détermination de ce pays», déclare la même source diplomatique. Malgré le passage de la mégatempête Sandy qui a touché plus de 50 millions de personnes, les grande titres de la presse américaine n’ont pas passé sous silence la visite de Hillary Clinton à Alger.
«L’intervention militaire exigerait la participation de l’Algérie, un pays stable épargné par les tumultes des révoltes arabes et qui a des services de renseignements aguerris et la meilleure armée dans la région», a rapporté le Washington Post dans son édition d’hier. «Le soutien de l’Algérie est nécessaire car c’est elle qui a mené une guerre brutale contre le terrorisme, qui a la plus forte armée dans la région et des services de renseignements actifs», a relevé pour sa part le New York Times.
«Bien qu’Alger ne soit pas en mesure d’interdire une intervention militaire par d’autres pays, il serait diplomatiquement risqué pour les Etats africains soutenus par les Occidentaux d’intervenir au Mali sans son consentement, d’autant plus que le conflit pourrait s’éterniser durant plusieurs mois», avertit pour sa part le Chicago Tribune.L’Expression-31.10.2012.

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Hillary Clinton chez le président Boutéflika

Discussions « très approfondies » sur la situation au Mali

Retour sur des secrets de coulisses

Attendue pour faire une déclaration fracassante annonçant une guerre totale pour libérer le nord du Mali, la secrétaire d’Etat américaine, aura certainement déçu les va-t-en guerre. A partir d’Alger, c’est plutôt au dialogue qu’a appelé Hillary Rodham Clinton. «Nous sommes convenus d’assurer le suivi de ces discussions par le biais des experts en mode bilatéral et dans le cadre de concertations avec les partenaires de la région, avec l’Union africaine, la Cédéao et les Nations unies pour essayer de trouver des solutions à ces problèmes», a déclaré la chef de la diplomatie américaine à l’issue de l’audience que lui a accordée le Président Bouteflika. Dans ces déclarations à la presse, elle n’a à aucun moment évoqué une intervention militaire au Mali. «J’ai beaucoup apprécié l’analyse du Président Bouteflika qui est fortement enrichie de sa très longue expérience de la région pour faire face à la situation très complexe et aux problématiques très compliquées au nord du Mali, mais aussi pour faire face aux problèmes du terrorisme et de trafic de drogue dans la région», a-t-elle souligné.

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 Mme Clinton a indiqué avoir eu des discussions «très approfondies» sur la situation qui prévaut actuellement dans la région du Sahel, et plus particulièrement au nord du Mali. «Nous avons fait le point sur nos relations bilatérales extrêmement fortes et nous avons souligné le fait que nous venons tout juste de tenir une excellente conférence de dialogue stratégique qui s’est tenue la semaine dernière à Washington, comme nous avons eu des discussions très approfondies sur la situation dans la région (Sahel) et surtout la situation qui prévaut dans le nord du Mali», a-elle souligné. Incontournable dans le dossier du Sahel, l’Algérie subit d’énormes pressions à même de l’entraîner dans cette nouvelle guerre des sables sahéliens. «L’Algérie étant l’Etat le plus puissant du Sahel, elle est devenue un partenaire crucial pour s’occuper d’Aqmi», a affirmé un responsable du département d’Etat sous couvert d’anonymat à bord de l’avion de Mme Clinton qui a atterri très tôt hier, à l’aéroport international d’Alger. «Dans le contexte de ce qui s’est déroulé dans le Nord Mali, l’Algérie est de plus en plus importante et cela va vraiment être au coeur des discussions entre la secrétaire d’Etat et le Président Abdelaziz Bouteflika», a ajouté ce diplomate. Dotée d’une armée puissante, Alger dispose de renseignements, d’expérience et d’une expertise certaine dans la lutte contre-terrorisme pour avoir combattu pendant dix ans les groupes islamiques armés et d’une influence auprès des Touareg pour avoir plusieurs fois facilité des pourparlers entre l’Etat malien et la rébellion. Opposée à une intervention militaire internationale chez le voisin malien avec lequel elle partage près de 1.400 km de frontières, l’Algérie craint une «déstabilisation» de son territoire où vivent 50.000 Touareg. Aussi a-t-elle privilégié la voie politique et diplomatique. Elle refuse d’abandonner son sacro-saint principe de non-ingérence et opte pour le «neutralisme positif». Les deux seules fois où l’armée algérienne a intervenu en dehors de ses frontières a été durant les guerres arabo-israéliennes de 1967 et de 1973. Mais dans ce cas, l’action de l’ANP a été menée dans le cadre de la Charte des pays arabes, qui stipule dans l’une de ses clauses qu’une agression contre un pays arabe concerne tous les autres pays arabes. Contrairement à Paris, Alger et Washington convergent au moins sur deux points: Ansar Eddine peut faire partie de la solution politique dans le cadre d’un dialogue avec les autorités maliennes. La France exclue cette organisation arguant du fait qu’il s’agit d’une entité terroriste. L’intervention doit être bien réfléchie, bien préparée, bien financée et bien renseignée pour éviter un enlisement dans le vaste désert du Sahel. La France veut sa guerre dans «les toutes prochaines semaines». Du coup, il y a un axe Alger-Washington qui s’est dégagé dans l’approche de ce dossier du Sahel, les Américains refusent d’y mettre le doigt de peur d’y laisser le bras. La consigne de l’ex commandant de l’Africom, Carter Ham, est claire: «Pas d’hommes au sol», mais un «soutien logistique». En excluant toute intervention militaire directe, l’Oncle Sam vient d’inventer un nouveau concept, une nouvelle manière de mener la guerre. C’est ce qui s’appelle le «leadership from behind». La secrétaire d’Etat américaine a également évoqué avec les hauts responsables algériens les relations internationales dont la crise syrienne et dans laquelle l’Algérie joue un rôle prépondérant de part sa proximité historique avec la Syrie et ses relations sereines avec l’Iran, un acteur majeur de la crise syrienne.*L’Expression-30.10.2012.

**35.000 soldats mobilisés aux frontières

Armé d’une expérience incontestable dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, l’Etat algérien compte sur ses hommes aguerris pour réprimer la menace qui afflue sur 1400 km.

35.000 soldats mobilisés aux frontières

En prévision d’une intervention militaire à ses frontières, l’Algérie s’emploie avec vigueur et détermination à s’affirmer avec une stratégie défensive pour préserver la sécurité de son territoire.
Armé d’une expérience incontestable dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, l’Etat algérien comptant sur ses hommes aguerris pour réprimer la menace qui afflue sur 1400 km, vient de déployer plus de 35.000 soldats sur sa bande frontalière, Sud, Sud-Est et Sud-Ouest, édifiant ses compétences sur le renseignement opérationnel. Des sources sécuritaires très au fait de la situation qui prévaut actuellement confient que des unités des forces spéciales ont rejoint récemment le dispositif composé également de l’infanterie et l’aviation, déjà mis en place depuis le conflit survenu en Libye l’année dernière.
Dans son plan d’action, notamment depuis qu’on insiste sur une intervention militaire au nord du Mali, l’Armée nationale populaire et la Gendarmerie nationale, ont renforcé leur présence et leur dispositif en tenant compte des nouveaux périls susceptibles d’être engendrés par une ingérence militaire au Sahel, plus exactement au nord du Mali, sous dominance des groupes terroristes d’Al Qaîda au Maghreb Islamique, sa dissidence le Mujao, Ansar Eddine et les indépendantistes du Mnla. Les mêmes sources excluent du moins jusqu’à l’heure, toute intervention directe de ses troupes au nord du Mali misant sur le maintien de son plan défensif placé en alerte rouge.
Il apparaît donc que, selon des sources concordantes et bien informées, que l’Algérie a refusé que des bases militaires de forces étrangères soient installées sur son sol dans l’objectif de préparer cette intervention militaire. Et en ce qui concerne l’Algérie, tout est fin prêt pour affronter toute éventuelle menace, ajoutent nos sources.
A cet effet dans ce cadre un soutien logistique, matériel et humain a été mis à la disposition des Gardes frontières (GGF) au début du mois courant lesquels ont bénéficié également d’une forte assistance aérienne qui agira à son signal en cas d’une eventuelle menace.
Ce dispositif que nos sources qualifient de draconien concourt à l’évidence, avec les efforts de l’Algérie à trouver une issue pacifique à la crise malienne qui dure depuis plusieurs mois, tout en gardant un oeil sur les développements de la situation.
L’Algérie est dans ce sens prévenu quant au repli des groupes armés en cas d’intervention militaire.
Une intervention que la France écarte pour le moment, tout comme les USA qui rejettent une intervention venant de l’extérieur. Lors de sa visite à Alger la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a tenu des propos très clairs à ce sujet en appelant au dialogue comme rapporté dans notre édition d’hier.
Il convient d’ailleurs, de souligner aussi bien à Alger qu’à Washington que le recours à la force au nord du Mali doit être soigneusement préparé tout en demeurant prévoyant sur les retombées que peut engendrer une telle décision.*L’Expression-31.10.2012.

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Le piège malien se referme sur Paris

*La France a tout fait pour obtenir sa «guerre par procuration» au Sahel

La France, qui cherche peut-être à embraser la région, vient ainsi de compliquer encore plus une situation qui l’était déjà bien assez sans cela.

Des informations alarmistes, mais recoupées, font état de l’arrivée de centaines de terroristes des quatre coins du monde afin de faire face aux troupes de la Cédéao, alors que des armes sophistiquées, fournies par les rebelles libyens à partir des arsenaux de Kadhafi, ont également renforcé la force de frappe du MUJAO et de l’AQMI.

La France vient ainsi aggraver une situation qui l’était déjà bien assez, sans son anecdotique appel à une intervention militaire étrangère dans le nord du Mali.

Décidément, la situation n’en finit plus de se compliquer dans la partie septentrionale du Mali, ce qui risque d’avoir pour conséquences directes d’embraser, dans le proche avenir, toute la vaste bande sahélo-saharienne. L’aggravation de la situation, apprend-on, est due à cette morbide insistance qu’à déployée la France pour obtenir coûte que coûte sa guerre par procuration dans cette partie du monde.

Toujours est-il que selon des sources concordantes, nous apprenons que « des centaines de djihadistes venus du Soudan et de diverses autres régions de la planète, sont arrivés ce week-end dans le nord du Mali occupé par des terroristes armés pour se battre à leurs côtés dans la perspective de l’envoi dans la région d’une force armée étrangère tel qu’exigé par la France, et obtenu, ne serait-ce qu’en partie, au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU ».

Abondant dans le détail, les mêmes sources précisent que « dans la région de Tombouctou (nordouest) et de Gao (nord-est), des centaines de djihadistes sont venus en renfort pour faire face à une attaque des forces maliennes et leurs alliés ».

DES ATTENTATS EN PLEIN COEUR DE LA FRANCE ?

La France, qui cherche peut-être à embraser la région, vient ainsi de compliquer encore plus une situation qui l’était déjà bien assez sans cela.

Comme écrit maintes fois, et comme l’avait craint l’Algérie en justifiant son refus de toute intervention militaire étrangère, du moins tant que toutes les autres voies de règlement de la crise n’auront pas été explorées et épuisées, la menace d’intervention militaire a en quelque sorte « légitimé » le jihad et fourni des arguments inespérés aux groupes criminels du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) et l’AQMI (Al- Qaïda au Maghreb islamique), pour recruter des centaines de mercenaires qu’il est également possible de rétribuer très largement avec l’argent des rançons que plusieurs pays européens, à commencer par la France, paient aux groupes terroristes contre la libération de leurs ressortissants détenus en otage.

À Gao, par exemple, « depuis vendredi, il y a de nouveaux islamistes qui viennent et se rendent à la police islamique » du MUJAO qui contrôle la ville, a déclaré un témoin. Il a affirmé avoir vu dix véhicules pick-up remplis d’hommes armés venir à la police islamique. Habib Ould Issouf, l’un des dirigeants de ce groupe terroriste à Gao, originaire du Niger, a confirmé l’arrivée de ces islamistes étrangers. « Ils veulent la guerre ? On va faire la guerre. C’est pourquoi nos frères viennent de partout ».

Toujours est-il que la France, qui donne l’air de ne pas avoir bien mesuré les conséquences de son action diplomatique intempestive, se trouve prise à son propre piège puisque, en bout de course, c’est toute la bande sahélo-saharienne qui risque de s’ « irakiser », ou s’ « afghaniser », alors que l’AQMI a déjà menacé d’éliminer les 4 otages français détenus par elle, ou par le MUJAO, et que des risques d’attentats au coeur même de Paris ne sont pas non plus exclus. La France, qui découvre que le loup était bel et bien dans la bergerie, et que plusieurs cellules terroristes, jugées extrêmement dangereuses, ont déjà été démantelées en Hexagone.*23 Octobre 2012-Le Courrier d’Algérie

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Des oulémas lancent un appel à Aqmi, au Mujao et à Boko Haram à partir de La Mecque:

  «Vous êtes en contradiction totale avec l’Islam»

Des hommes de religion rencontrés lors du pèlerinage à La Mecque ont lancé un appel à partir des lieux sacrés de l’islam en direction des «émirs» d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Boko Haram, pour «revenir à la raison» et «sortir du chemin qui éloigne des vrais préceptes musulmans».

Les oulémas, sunnites et malékites, auteurs de l’appel lancé à l’occasion de la fête de l’Aïd El Adha (fête du sacrifice), issus des pays du Sahel (Algérie, Libye, Tchad, Mauritanie, Niger, Burkina Faso et Nigeria) ont, dans l’appel, dénoncé les exactions commises par les organisations terroristes (Aqmi, Mujao et Boko Haram) au nord du Mali et au Sahel, et condamné les enlèvements des diplomates algériens et des occidentaux.

Citant des versets du Coran et des hadiths  du prophète (QSSSL), les oulémas sont unanimes à dire que «la religion musulmane interdit strictement les rapts de musulmans et de civils occidentaux», rappelant que «l’islam ordonne, au contraire, la paix, la piété et la cohabitation pacifique des religions».

Les hommes de foi auteurs de l’appel exhortent à la libération immédiate et sans conditions de tous les otages, qu’ils soient musulmans ou occidentaux.

La fête du sacrifice «est une occasion pour vous d’implorer le pardon de Dieu et de cesser ces actes contraires à l’islam», ajoutent les oulémas à l’attention des chefs d’ Aqmi, du Mujao et de Boko Haram. Les actes commis par ces derniers ne représentent aucunement l’islam, rappellent les oulémas.

Soutenant son intervention par des versets coraniques et des hadiths du prophète Mohamed (QSSSL), le prêcheur mauritanien Sidi Mohamed Ould Showef, directeur de l’orientation Islamique en Mauritanie, a axé son appel sur l’illégitimité religieuse des opérations de prises d’otages qui favorisent la fitna et l’insécurité au sein de la oumma islamique et servent par conséquent les intérêts des ennemis de l’islam qui manœuvrent pour diviser les rangs des fidèles.

Dans le même sillage, les prêcheurs algériens, nigériens et nigérians ont appelé les chefs des groupes armés au nord Mali à profiter de la clémence divine et à intégrer les efforts visant à faire cesser l’effusion du sang des musulmans et des Occidentaux vivant en paix dans les pays musulmans et ce, afin de faire triompher la véritable cause islamique.

Un réseau constitué de respectueux érudits

Les initiateurs de cet appel appartiennent à un réseau religieux constitué par les pays du Sahel dans le sillage des actions de sensibilisation et de mobilisation des populations de l’espace commun. Il s’agit d’un appel à la raison adressé depuis La Mecque par des érudits algériens, mauritaniens, nigériens et nigérians aux chefs des mouvements armés activant au Sahel (Aqmi, Mujao et Boko Haram) à l’effet de réviser leurs positions et de déposer les armes.

Les prêcheurs ont ainsi décidé de réagir à la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire au Sahel, marquée par la multiplication des actions d’enlèvement d’otages sous prétexte d’un pseudo-djihad, surtout que par ignorance religieuse, les assaillants procèdent même à l’enlèvement de musulmans et de ressortissants occidentaux civils, ce qui est contraire aux préceptes de l’Islam qui exhortent à la tolérance, la paix et la cohabitation des différentes religions.

La présence de ces personnalités religieuses à La Mecque dans le cadre du pèlerinage leur a permis de rencontrer des oulémas et des notables des différentes régions qui se sont à l’unanimité démarqués de l’exploitation de l’islam à des fins propagandistes, est-il noté.

A souligner que ce groupe est composé de respectueux érudits, prêcheurs, imams et religieux issus des pays du Sahel et adeptes du rite malékite suivi par la plupart des populations de la zone sahélo-sahélienne.

Cet appel constitue un rempart contre la propagande faussement musulmane et haineuse menée par Aqmi, le Mujao et Boko Haram sévissant au Sahel, propagande par laquelle ces organisations terroristes agissant en contradiction totale avec les  préceptes et valeurs de l’islam tentent, au nom de cette religion, de faire sombrer la sous- région dans le chaos.

D’où l’appel lancé par les oulémas à partir de La Mecque, mettant en garde contre la manipulation grotesque de la religion musulmane par ces trois organisations terroristes.*31 Octobre 2012–Le Temps d’Algérie

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*L’Algérie verrouille ses frontières face aux menaces extérieures

…. face à la prolifération des armes subtilisées par des insurgés libyens, et qui ont fini entre les mains de bandes armées de toutes sortes activant pour le compte des réseaux terroristes affiliés à Al Qaîda au Maghreb islamique..

*Des milliers de gendarmes et de militaires ont été mobilisés au sud.

*Connaissant bien la partie invisible de l’iceberg, l’ANP agit en stratège bien averti et n’hésitera pas à fournir plus d’efforts si cela est nécessaire…

L’Algérie n’attendra pas l’irréparable pour réagir à la menace qui guette ses frontières. Dès les incidences survenues en Tunisie, l’ANP avait déjà engagé des mesures pour préserver l’intégrité de ses frontières, avançant dès lors une lecture bien mesurée des conséquences pouvant peser sur la sécurité de son territoire. Prévenue sur la fièvre des mouvements de ce qu’on appelle le «Printemps arabe», l’ANP avait même prédit le cas d’une guerre civile chez l’un de ses voisins, confient des sources, ce qui n’a pas tardé à arriver en Libye. 7000 gendarmes avaient été mobilisés à la frontière algéro-libyenne depuis le début de la crise qui prendra la forme d’une guerre civile, ouvrant des perspectives aux groupes terroristes qui réussiront à mettre à leur profit la situation.
La prolifération des armes subtilisées par des insurgés libyens depuis les casernes de l’armée de la défunte Jamahiriya, qui activent pour le compte des réseaux terroristes affiliés à Al Qaîda au Maghreb islamique, a été un facteur déterminant pour l’ANP en vue d’entreprendre des mesures plus sévères et précises. Avec l’instabilité politico-sécuritaire et socio-économique qui règne au Mali, l’Algérie est face à l’empire terroriste.
Un contexte qui exige plus d’efforts. De nombreuses personnalités politiques n’avaient pas manqué de prévenir sur cette menace, avant, pendant et après les élections du 10 mai dernier.
La situation est d’autant plus inquiétante au niveau du Sud et du Sud-Est ce qui a exigé le déploiement par l’ANP de postes avancés de GGF. Ces derniers seront appuyés par des troupes d’intervention spéciale de l’armée. Ces troupes «mobiles» bien entraînées et aguerries, détenant une expérience incontestable dans la lutte antiterroriste, devront intervenir au signal des GGF.
L’ANP, pour les mêmes besoins, a mobilisé les forces héliportées et des avions de combat, appelés à intervenir en cas d’alerte donnée par les GGF. Des sources sécuritaires nous ont confié que l’ANP procède déjà à des opérations de reconnaissance et les forces héliportées ont quant à elles à intervenir dans ce cadre ayant mis fin à des infiltrations de groupes terroristes, dont des libyens, ayant tenté à pénétrer sur le sol via les frontières Sud et Sud- Est.
L’ANP, qui est sur le point de se doter de deux nouvelles sous-régions militaires, va adapter sa stratégie de défense à la construction de nouvelles bases aériennes, notamment à Tamanrasset qui seront mises à la disposition des forces héliportées devant prendre en charge les déplacements des troupes spéciales. Pour nos sources, la sécurité du territoire et de la bande frontalière est indiscutable.
Outre le fait qu’il s’agit de la préservation du territoire national, l’ANP s’est engagée dans une guerre contre le terrorisme et elle est déterminée à poursuivre son combat.
Les groupes terroristes ayant tenté de s’aventurer en pénétrant le sol algérien, pour tester le niveau défensif de l’ANP, ont essuyé des pertes colossales sur le plan humain et matériel. Les méthodes de lutte ne sont plus classiques selon nos sources. La clé de la réussite contre le terrorisme est «le renseignement opérationnel» que les spécialistes de l’ANP maîtrisent désormais parfaitement, d’où la création des deux sous-régions militaires qui ont le feu vert d’agir au même titre qu’une région militaire.
Le renseignement opérationnel a joué un grand rôle dans les récentes opérations militaires menées au Sud, lesquelles se sont soldées par la neutralisation des groupes terroristes venant du Mali, mais aussi de la Libye. Dans sa conception, l’ANP procède au quotidien à un examen détaillé de la situation. Connaissant bien la partie invisible de l’iceberg, l’ANP agit en stratège bien averti et n’hésitera pas, selon nos sources, à fournir plus d’efforts si cela est nécessaire. (L’Expression-08.07.2012.)

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*Le panier à crabes africain

*AQMI, Ansar-Eddine, Les  Shebab, Boko Haram, MNLA..etc..

Toute la région du Sahel est contrôlée par des groupes armés avec la collusion des réseaux criminels spécialisés dans le trafic d’armes et de drogue.

Les mesures draconiennes entreprises par l'ANP finiront par avoir raison de cette organisation criminelle

Avant le 11 septembre 2006, date à laquelle Ayman Al Zawahiri annonçait l’allégeance du Gspc à l’organisation criminelle de Ben Laden, donnant ainsi naissance à Al Qaîda au Maghreb islamique, la région du Sahel qui s’étend de la mer Rouge à l’Atlantique était progressivement investie par des groupes armés disséminés un peu partout et qui tentaient de faire croire au monde qu’ils étaient puissants. En Somalie, les élément du Shebab émergeaient du chaos institutionnel et occupaient un terrain abandonné par un Etat déliquescent. Au Niger, des groupuscules armés alliés aux contrebandiers tentaient d’imposer leur loi sur un territoire aussi vaste que le Portugal. Et au Mali, la rébellion touarègue hostile au gouvernement central menaçait de rompre les Accords d’Alger dans un contexte marqué par l’émergence des éléments activant sous la coupe de Mokhtar Benmokhtar. Ce dernier avait réussi à tisser des liens étroits avec des tribus touarègues, qui lui permettent aujourd’hui de tirer profit de son ancrage dans cette zone. Actuellement, c’est toute la région du Sahel qui est tombée sous le contrôle exclusif de groupes armés qui agissent en toute liberté et de concert avec une multitude de réseaux criminels spécialisés dans le trafic d’armes, de drogue, mais aussi dans le domaine de l’immigration clandestine.
Devenus très actifs et plus nombreux, ces groupes que l’on classe sous l’étiquette d’«islamistes» sont devenus très actifs depuis la guerre survenue en Libye ayant conduit à l’assassinat du colonel Mouamar El Gueddafi. L’une des conséquences qui traduisent la situation chaotique que vit le Mali, à l’ombre d’une prolifération à outrance d’armes et de munitions.

Le forcing de l’ANP
Le coup d’Etat opéré par des putschistes dans ce pays n’a fait que compliquer la situation et a offert des opportunités à d’autres groupes armés dont les plus réputés sont les extrémistes, occupant depuis la fin mars-début avril le nord du Mali. Jusqu’à présent personne n’a été en mesure de donner avec exactitude le nombre d’éléments adhérents à ces groupes. Ils sont principalement issus du Sahel, du Maghreb, de la Mauritanie et de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Néanmoins, avait annoncé le président nigérien Mahamadou Issoufou, leurs formateurs sont des Afghans et des Pakistanais.
Al Qaîda au Maghreb islamique, dirigée par Droukdel qui dispose d’une base logistique importante au nord du Mali, semble, de ce fait, la mieux armée sur tous les plans. Cette organisation épousant le modèle irakien avait, dès son allégeance à Al Qaîda en 2007, commis une série d’attentats suicides en Algérie, qui feront réagir le Conseil de sécurité de l’ONU pour déterminer que «tout acte de terrorisme est un crime injustifiable, quels qu’en soient les auteurs, les motifs, le lieu et le moment où il est commis».
Les mesures draconiennes prises par l’ANP finiront par avoir raison de cette organisation criminelle qui trouvera refuge au Sahel, plus précisément au Nord-Mali d’où elle opère en organisant régulièrement des attaques et enlèvements d’Occidentaux dans plusieurs pays du Sahel. Les nouvelles donnes au Sahel ramèneront Mokhtar Benmokhtar à reprendre du service et à s’autoproclamer chef suprême d’Al Qaîda au Maghreb, un véritable empire du désert qui compte défier l’organisation d’Ansar Eddine. Benmokhtar a-t-il l’intention de narguer son frère ennemi et son rival mortel, Abdelmalek Droukdel qui n’avait pas manqué d’initier ses sbires à se soumettre aux ordres d’Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Eddine? Ce n’est pas impossible, nous confient des sources très au fait du dossier sécuritaire, allant jusqu’à dire que les deux parties peuvent s’entre-tuer. Pour nos sources, il s’agit de la loi du plus fort. Iyad Ag Ghaly, ex-militaire et ex-figure des rébellions touarègues des années 1990 au Mali, chef d’Ansar Eddine prônant l’application de la charia dans tout le Mali, se laissera-t-il dominer par Benmokhtar? Les prochaines semaines détermineront d’autres donnes au Mali!

MBM dans un imbroglio
Dans cette effervescence, les Shebab somaliens alliés d’Al Qaïda auront-ils à choisir leur camp, surtout qu’ils font l’objet d’une pression militaire accrue depuis quelques mois, les ayant contraints à quitter Mogadiscio? Certes, ils contrôlent toujours le deuxième port le plus important du pays, mais ils sont pris dans l’étau d’une offensive armée régionale des troupes éthiopiennes et kényanes qui se sont lancées à leur poursuite en soutien des troupes gouvernementales, et de la force de l’Union africaine présente en Somalie. Depuis sa décision d’intervenir militairement en Somalie en octobre 2011, le Kenya a subi une série d’attentats attribués systématiquement par Nairobi aux islamistes somaliens Shebab. Ces derniers, ont revendiqué en juillet 2010 un double attentat ayant fait 76 morts à Kampala, en Ouganda. En février, ils étaient estimés globalement entre 5000 et 8000 hommes, dont environ 2000 seraient des réguliers, bien entraînés et prêts au combat. Qui de Benmokhtar ou de Ag Ghaly aura-t-il le dernier mot dans cette dure guerre de leadership visant à rallier les Shebab à sa cause?  «Tous ceux qui ne sont pas sur la voie d’Allah (Dieu) sont des mécréants. (…) Nos ennemis sont les mécréants et les polythéistes» comme les «Occidentaux incultes», affirmait récemment Ag Ghaly sur les ondes d’une radio locale de Tombouctou, mythique ville sous contrôle d’Ansar Eddine comme Kidal son fief.
Le groupe a des liens avec des cellules d’Aqmi dont des combattants l’appuient et il est désormais ouvertement soutenu par des chefs d’Aqmi. Dans cet imbroglio, on voit très mal comment Benmokhtar pourra-t-il damer le pion à Ag Ghaly, lorsque l’on sait que des suspicions de liens avec les services algériens pèsent sur l’ancien émir du Gspc. En effet, Benmokhtar semble définitivement «grillé» sur ce plan. Ses rivaux d’Ansar Eddine et du Mujao présentés comme une excroissance d’Al Qaîda seraient mieux placés pour élargir leur alliance aux Shebab somaliens et à Boko Haram, le groupe extrémiste nigérian.
La tendance terroriste est aujourd’hui à l’africanisation, soulignent de nombreux observateurs de la scène terroriste. Ils estiment que l’hostilité manifestée particulièrement par le Mujao contre l’Algérie exprime tout à fait la détermination de la nébuleuse à se soustraire de toute influence algérienne. Dans ce contexte, on s’achemine tout droit vers une alliance Ansar Eddine-Mujao-Boko Haram-Shebab d’où Benmokhtar sera automatiquement exclu. (L’Expression-08.07.2012.)

 

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