Sahel..Le chaos en embuscade

**convoi d’aides humanitaires algériennes à la populatio du nord du Mali …*Reportage du quotidien « Le Temps »…Arrivé jeudi la nuit à Kidal, le convoi acheminant des aides humanitaires algériennes à la population de cette ville du nord du Mali se dirige vers une bâtisse inachevée pour y passer la nuit. Il s’agit d’un hôtel en construction. Presque toute la ville était plongée dans le noir. Le problème de l’électricité est sérieusement posé au nord du Mali.
A l’hôtel, des dirigeants d’Ançar Eddine se trouvaient dans l’attente du convoi. Le mouvement contrôle la ville et dispose de la logistique pour la distribution des aides humanitaires aux habitants. Il faut aussi, pour ce faire, localiser les endroits où les tentes des nomades sont installées pour pouvoir leur acheminer leur part. Ançar Eddine en avait les moyens. Les responsables du Croissant-Rouge algérien (CRA) faisant partie du convoi le savaient. Pour eux, l’essentiel est que les aides arrivent aux populations.
Courtois, les dirigeants d’ Ançar Eddine disent aux humanitaires algériens et ceux qui les accompagnaient : «La construction de l’hôtel n’est pas finie. Vous passez la nuit à l’intérieur des chambres si vous le voulez, ou à l’extérieur. C’est comme vous voulez.» Un haut responsable politique du mouvement armé ajoute : «Le dîner sera bientôt servi.» Ce qui fut fait. «Rapportez-leur de l’eau et des boissons gazeuses», lance-t-il en direction d’autres membres d’Ançar Eddine.
L’eau, les boissons gazeuses et le jus étaient les bienvenus pour les membres du convoi après une journée d’une chaleur implacable passée en route dans le désert. On reconnaît des marques algériennes parmi les rafraîchissements, dont l’eau minérale «El Goléa», la boisson gazeuse «Tadje» et le jus fruité «Rani». L’alimentation en énergie électrique est rétablie, au grand bonheur des personnes présentes sur les lieux.
Après une longue discussion sur le chemin emprunté pour arriver jusque-là et autres sujets abordés, les dirigeants d’Ançar Eddine présents décident de quitter les lieux.
C’était pour permettre aux membres du convoi de se reposer. Postés çà et là dans la bâtisse, fort probablement pour escorter leurs cadres, des éléments d’Ançar Eddine, armés de kalachnikovs quittent les lieux en même temps que leurs chefs.
Une partie des membres du convoi est allée directement dormir, qui dans des chambres, qui à l’extérieur. De petits groupes ont prolongé leurs discussions avant de s’endormir à leur tour.
Police islamique
A notre réveil, le lendemain matin, nous apercevons des dizaines d’hommes vêtus de sortes de gilets noirs au dos desquels est mentionné «Police islamique». Les membres de cette police venaient, eux aussi, de se réveiller. Comme nous, ils avaient passé la nuit à la belle étoile dans la cour de l’hôtel. On ne sait pas à quelle heure ils étaient venus car nous dormions quand ils sont arrivés.
Le lendemain, et après nous être désaltérés, départ au centre de santé de référence de Kidal. Le président du Croissant-Rouge algérien (CRA), le Docteur Benrezuig Hadj Hamou, et le chef de mission, le Docteur Adel Ghibouli, cherchaient à évaluer les besoins de cet hôpital en médicaments et effectifs médical et paramédical.
En entrant la veille de nuit à Kidal, les deux humanitaires ainsi que les membres du convoi avaient découvert que cet hôpital était plongé dans le noir. Il y a déjà la nécessité de doter l’hôpital en groupe électrogène.
De retour de l’hôpital, les humanitaires se dirigent vers le siège de la Croix-Rouge malienne pour l’organisation du dépôt des aides humanitaires en vue de leur distribution à la population. Nous apprenons que deux des trois camions acheminant ces aides, et bloqués la veille dans la boue, avaient réussi à se dégager et à regagner Kidal. Le troisième restait toujours bloqué.
«Ces aides viennent à point nommé»
Rencontré au siège de la Croix-Rouge malienne, Assilakane Ag Intiruouit, président du comité régional de Kidal, déclare que «l’Algérie n’est pas à sa première opération, elle est à son énième opération d’aides humanitaires au bénéfice de la population du Mali, en particulier celle de Kidal». «Il faut reconnaître que l’année est très très dure et ces aides humanitaires viennent à point nommé», ajoute-t-il. A l’intérieur du siège de la Croix-Rouge malienne de Kidal, nous n’avons pas trouvé une goutte d’eau.
La chaleur augmentait et comme l’a dit Assilakane Ag Intiruouit, l’année est très très dure. Le nord du Mali au climat subtropical devait normalement être inondé d’eaux de pluie. Les pluies sont au contraire rares, très rares. «Quand il y a de l’eau, c’est d’el khessyane (puits en langue tamasheq) que nous ramenons de l’eau potable. Là c’est presque la sécheresse», dira un membre d’Ançar Eddine.
«Il ne faut pas sortir»
Nous allions sortir, Adel, chef de mission et moi, pour l’achat de l’eau quand des éléments d’Ançar Eddine se trouvant à bord d’un véhicule stationné juste à l’extérieur nous disent’: «Non, il ne faut pas sortir. Retournez à l’intérieur.»
Devant notre insistance, ils acceptent de nous laisser sortir pour quelques minutes seulement. On nous explique que c’est pour des considérations sécuritaires. Si des groupes du mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) sont «tolérés» à Kidal par Ançar Eddine, des groupes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) pourraient se trouver dans la ville.
Situation assez confuse qui ajoute au caractère très dur des conditions de vie des populations du nord du Mali qui reprennent espoir avec ces aides qui leur apportent un message, celui de ne pas avoir été abandonnés. C’est dans un grand garage que les aides octroyées par l’Algérie ont été déposées dans un grand garage, attendant leur distribution. Mission accomplie. Sur le chemin du retour, nous rencontrons le troisième camion resté bloqué dans la boue. «On va lui envoyer de l’aide pour l’en sortir», nous dit-on. (Le Temps.dz-02.08.2012.)

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*Mali: renfort de jihadistes algériens à Gao après la déroute touareg

Sahel..Le chaos en embuscade

Des jihadistes algériens sont arrivés vendredi (29.06.2012.) à Gao (nord-est) en renfort aux islamistes qui contrôlent la ville après en avoir chassé deux jours plus tôt les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), a appris l’AFP de sources concordantes.
« Il y a une trentaine de jihadistes algériens qui sont arrivés vendredi à Gao pour participer à la sécurisation de la ville et la traque d’éventuels rebelles du MNLA » défait mercredi par les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), a affirmé à l’AFP une source sécuritaire régionale.
« Il est de plus en plus question que ces jihadistes poursuivent un groupe de rebelles touareg qui serait vers Gossi (85 km au sud de Gao). Ils sont venus rejoindre (Mokhtar) Belmokhtar (un chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique) qui est à Gao », a ajouté la même source.
Deux témoins ont affirmé avoir vu vendredi à Gao ces jihadistes algériens, reconnaissables à leur peau plus claire que celle des Maliens des communautés arabes ou touareg, et à leur tenue afghane. Ils étaient dans des véhicules pick-up quasiment neufs, d’après ces témoins.
Le calme régnait vendredi à Gao, où séjournent depuis jeudi Iyad Ag Ghaly, chef du mouvement islamiste Ansar Dine, et Mokhtar Belmokhtar.
Par ailleurs, des islamistes ont dévalisé dans la nuit de jeudi à vendredi une partie du mobilier de la résidence du gouverneur de Gao, qui servait au MNLA de de quartier général pour tout le nord du Mali, a indiqué un témoin à l’AFP.
Après de violents combats contre les hommes du MNLA qui ont fait mercredi au moins vingt morts, les islamistes du Mujao, présenté comme une dissidence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont chassé de Gao le MNLA, dont des chefs ont fui ou ont été blessés, selon plusieurs témoignages.
Parmi les chefs du MNLA blessés, figure Bilal Ag Achérif, le principal dirigeant du mouvement, évacué au Burkina Faso, pays qui dirige la médiation pour une sortie de crise au Mali.

Selon une source sécuritaire burkinabè, M. Ag Achérif a été transporté en compagnie de deux de ses proches jusqu’à Ouagadougou par un hélicoptère burkinabè. Il a été « touché par des éclats de balle à l’oreille droite », que les médecins « ont pu extraire », « sa vie n’est pas en danger », d’après cette source.
Dans un communiqué daté de Gao vendredi, le chargé de l’information et de la communication du MNLA, Moussa Ag Assarid, affirme que le mouvement a eu « 4 morts parmi ses combattants et environ 10 blessés, mais la plus lourde perte est bel et bien du côté des terroristes d’Aqmi et du Mujao », parlant de « plusieurs dizaines de morts ».
« Il y a eu également, malheureusement, des victimes civiles lors de ces combats de ces dernières journées », ajoute-t-il dans ce texte, sans se prononcer sur la perte de terrain du MNLA.
D’après plusieurs autres témoins, ce mouvement a également été contraint de se retirer jeudi de ses dernières positions à Tombouctou (nord-ouest) sur injonction d’Ansar Dine.
La déroute du MNLA face au Mujao renforce la présence islamiste dans le vaste nord malien, appelée Azawad par le mouvement rebelle touareg qui en a unilatéralement déclaré l’indépendance, rejetée par la communauté internationale. (AFP-29.06.2012.)

la statégie des dominos..

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Après la guerre et le chaos en Libye

 **Les terroristes et leurs commanditaires veulent créer d’autres foyers de tension dans la région.

 La connexion du mouvement djihadiste libyen avec l'insurrection armée dirigée par le CNT devient flagrante

**interception d’une correspondance entre les chefs terroristes..

Ce plan de déstabilisation comprend outre l’Algérie, le Niger considéré comme un point de contact entre Aqmi et les groupuscules djihadistes.

La chute du régime de Mouammar El Gueddafi vient de dévoiler à la face d’un monde incrédule, l’existence d’un vaste réseau djihadiste installé dans la région de Benghazi et Derna. Ce réseau est composé de plusieurs centaines de terroristes affiliés à une multitude d’organisations dont les plus connues sont le Groupe salafiste pour le combat et les Phalanges des martyrs. Ces derniers ont commencé à faire parler d’eux dès janvier 2008, lorsqu’ils ont établi le contact avec l’émir Abou Mossaâb Abdel Wadoud alias Droukdel en l’assurant de leur allégeance inconditionnelle à Al Qaîda au Maghreb islamique. Depuis cette date et selon le contenu d’un échange épistolaire entre l’émir de la zone Sud et l’émir national d’Aqmi, des dizaines de terroristes libyens auraient réussi à s’introduire en territoire algérien en transitant par les régions de Tébessa et Batna avant de rejoindre le maquis au niveau des monts des Némemchas ou à Djebel Ahmar Khadou dans les Aurès.
Selon le contenu de ces correspondances, l’arrivée de ces Libyens et leur regroupement sous l’égide d’une organisation terroriste indépendante dénommée les «Phalanges des martyrs» n’a pas manqué de poser de nombreux problèmes d’autorité et de hiérarchie au sein des maquis. Ecrites dans un arabe approximatif – ce qui est fort surprenant pour des émirs qui prétendent maîtriser le Coran et la langue du Coran- ces lettres évoquent certes un problème d’ordre organisationnel qui concerne la nébuleuse et ses ramifications multiples, mais à bien les analyser en faisant des recoupements, c’est la connexion du mouvement djihadiste libyen avec l’insurrection armée dirigée par le CNT qui devient flagrante. Plus grave encore, il apparaît clairement que la chute du régime d’El Gueddafi n’est qu’une étape faisant partie d’un plan de déstabilisation de l’ensemble de la région du Maghreb, notamment l’Algérie et dont les commanditaires demeurent dans l’ombre.
Ce plan de déstabilisation comprend outre l’Algérie, le Niger considéré comme un point de contact entre Aqmi et les groupuscules djihadistes activant au Nigéria, le Mali et la Mauritanie. Même si elle n’est évoquée que superficiellement, la question des otages occidentaux et des rançons est toutefois mentionnée d’une manière globale. Après avoir contribué à installer la guerre et le chaos en Libye, les émirs terroristes estiment qu’ils ont déjà réussi à créer suffisamment de foyers de tension leur facilitant le mouvement en direction de l’Algérie à travers des frontières longues de plusieurs milliers de kilomètres et difficiles à contrôler de façon hermétique.
A travers les correspondances en question, Droukdel est cité comme le chef suprême par qui tout devrait passer et l’unique intermédiaire entre les terroristes d’Aqmi et le commandement dirigé par Oussama Ben Laden. Il est à rappeler que depuis la neutralisation de ce dernier, Al Qaîda fait face à un grave problème de leadership causé par les rivalités entretenues entre le clan égyptien et le clan yéménite.
C’est dans une conjoncture envenimée à l’extrême, que les terroristes libyens qui évoluent aujourd’hui dans un contexte relativement favorable tentent de tirer profit de cette situation en s’imposant comme les nouveaux maîtres du jeu. Informé par ses lieutenants de toutes les tractations menées au Sahel dans le but de contrôler cette région risquée et instable, Droukdel n’a pas dit encore son mot, mais tout indique qu’il ne pourra plus dicter sa volonté dans un espace qui a connu de grands bouleversements après l’écroulement de la Jamahiriya et la transformation de nombreuses de ses régions en véritables QG à ciel ouvert d’où transitent des quantités importantes d’armes et de munitions. Le grand enjeu réside aujourd’hui dans la capacité de ces groupuscules à contrôler certaines tribus touarègues qui dominent le trafic de drogue et d’armes tout au long de la bande frontalière qui sépare l’Algérie du Niger. Pour le moment, un calme précaire règne, mais la rivalité entre terroristes algériens et libyens risque de se transformer en véritable guerre. (L’Expression-11.10.2011.)

***Blessés et pourchassés par les rebelles du CNT

 *Près de 500 Touareg accueillis par l’Algérie

«Nous avons pris le taureau par les cornes. Au lieu de les laisser (ces ex-militaires) s’évaporer dans la nature, nous avons décidé de les accueillir avec armes et bagages.»

Les Maliens se préparent à recevoir leurs concitoyens venant de la Libye. Dans le nord du Mali, une région déjà fragilisée par la présence d’Al Qaîda, autorités, ONG et habitants se préparent, d’ores et déjà, à intégrer en douceur, des centaines de Maliens, qui faisaient partie de l’armée libyenne de Mouammar El Gueddafi. Dans cette guerre libyenne qui s’inscrit dans la durée, l’Algérie est directement concernée de par les frontières qu’elle partage avec ce pays voisin. De sources sécuritaires on a appris qu’environ 500 Touareg, dont des femmes et des enfants ainsi que des blessés, pourchassés par les rebelles libyens ont été accueillis dernièrement sur le sol algérien. «Le Croissant-Rouge algérien a été chargé de s’occuper de ces réfugiés et de les soigner», a indiqué une source gouvernementale. De son côté, le représentant de la Coordination des Touareg de Libye, Ichak Ag Hacini, a dénoncé les «liquidations collectives» commises par les rebelles contre les Touareg libyens et demande à l’Algérie d’ouvrir ses frontières pour leur permettre de rejoindre les tribus touarègues du Sud algérien.
Côté malien, il faut dire qu’une collecte d’argent a été lancée par le comité mis en place pour accueillir ces ex-militaires d’origine malienne et qui ont obtenu la nationalité libyenne, attendus dans quelques jours, indiquent les organisateurs, sans fournir le nombre et le calendrier. A ce sujet, un responsable au gouvernorat du Nord, sous couvert d’anonymat, a soutenu: «Nous avons pris le taureau par les cornes. Au lieu de les laisser (ces ex-militaires) s’évaporer dans la nature et constituer une source de danger, nous avons décidé de les accueillir avec armes et bagages pour mieux les insérer». Et de noter, dans le même contexte: «nous avons reçu des consignes données par l’état-major de l’armée: ceux qui reviendront armés seront désarmés en douceur». Pour mémoire, Mouammar El Gueddafi a, en effet, fait appel aux Touareg du Mali et du Niger en renfort afin de sécuriser le sud du pays, et ce en vertu d’un accord datant de 1980. Le retour de ces derniers dans leurs territoires d’origine pourrait, avertissent des experts, déstabiliser davantage encore une zone sahélienne déjà fragilisée en raison de la présence des groupes d’Al Qaîda et de trafiquants, de tout bord.
De son côté, Ibrahim Ould Mohamed de Stop Armes, une ONG de lutte contre la prolifération des armes au Sahel, a déclaré que «c’est la première fois qu’on organise le retour d’un convoi de militaires», en précisant, à l’occasion, que les ex-militaires reviendront sûrement avec «des civils, membres de leurs familles». Dans le même sillage, Ibrahim Ould Mohamed a aussi indiqué que des hommes ayant combattu pour lui ont pris le chemin du Sahel d’où ils sont originaires, après avoir été formés à la guerre et dotés d’armes, suscitant des craintes pour la sécurité dans une région déjà confrontée à l’activité d’Al Qaîda. Alors qu’un ministre malien a toutefois estimé que le Conseil national de transition (CNT) de Libye devrait, lui aussi, penser aux ex-membres de l’armée libyenne d’origine malienne. «Ce sont des Libyens, quand même. Il appartient au CNT de jouer la carte de la réconciliation nationale et de les accepter pour que le Sahel, déjà déstabilisé, ne le soit pas davantage», a-t-il tenu à préciser. Organisés et galvanisés par la lutte, structurés par cette session d’entraînement libyenne, s’appuyant sur des moyens logistiques leur conférant une mobilité accrue – notamment via la récupération de véhicules, la question des Touareg devrait, donc, être méditée et prise au sérieux aussi bien par les nouvelles autorités libyennes que maliennes, car dans le cas contraire les pays de la bande sahélienne seront, une fois de plus, confrontés à l’épineuse problématique des Touareg ayant par le passé fait l’objet de moult manipulations. (L’Expression-11.10.2011.)

***Le Mali se prépare à accueillir ses Touaregs venant de Libye

Des centaines de maliens qui étaient en Libye, de retour dans leur pays, tentent de réintégrer leur pays fragilisé par la présence des groupes terroristes d’El Qaïda. Pour cela, les autorités et des ONG, se préparent à prendre en charge ceux  qui reviennent de Libye.

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Au nord de Kidal, aux frontières avec l’Algérie, les autorités dressent des tentes pour accueillir leurs frères qui reviennent de Libye. Une collecte d’argent a été organisée pour subvenir aux besoins de ces ex-militaires, selon les organisateurs.

Selon un responsable du gouvernement, les autorités ont décidé d’accueillir ces ex-militaires maliens, qui ont obtenu la nationalité libyenne, au lieu de les abandonner à leur sort, ce qui pourrait constituer un danger sans une région déjà affectée par El Qaïda. « Nous avons décidé de les accueillir avec armes et bagages pour mieux les insérer », explique-t-il.

Après la défection du régime de Kadhafi, ces hommes ont pris le chemin du Sahel d’où ils sont originaires, après avoir été formés à la guerre et dotés d’armes, suscitant des craintes pour la sécurité dans une région déjà confrontée à l’activité d’AQMI (Al Qaida au Maghreb islamique). ..Ennahar-10.10.2011.

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**16 soldats Britanniques  capturés par les troupes loyalistes libyennes à Syrte

 selon un journaliste américain, c’est un véritable bourbier dans lequel sont tombés les rebelles du CNT

Les forces du nouveau régime en Libye essuient une série de défaites non déclaré depuis plus d’une semaine, après avoir échoué à entrer dans les villes de Syrte et Béni Walid, bastions du régime du colonel Kadhafi

Les premiers signes de ces revers militaires des forces du CNT libyens sont apparus il y a une semaine lors de l’opération menée contre la ville de Béni Walid où les combattants du CNT ont perdu au moins 500 et plus de 2000 blessés….  en l’absence de coordination entre les brigades impliquées dans l’assaut, ces troupes ont été obligées de se replier dimanche soir, faute d’avoir pu sécuriser les positions, notamment l’aéroport pris auparavant par leurs forces. Les responsables libyens se sont ensuite tournés vers la ville de syrte mais le même scénario se répète dans ce bastion du colonel.

Les forces de Kadhafi ont annoncé hier avoir capturé 16 soldats des unités aéroportées, lors d’une opération militaires dans les environs de la ville de Syrte. Selon le site Internet « Seven days », proche des unités loyales libyennes, ces dernières ont menée une opération d’envergure en capturant 16 soldats des forces britanniques, lorsque ces derniers tentaient de s’infiltrer dans la ville.

Selon la même source, l’aviation des forces de l’Otan, tentaient une opération contre de hauts responsables des forces de kadhafi pour soutenir les rebelles du CNT.

Selon le journaliste américain Christopher Leiman, spécialiste de la question libyenne, plus de 200 combattants du CNT ont été tués à cause de la précipitation de leurs chefs qui cherchaient une victoire pour remonter le moral des troupes. Selon le journaliste américain, le président du gouvernement provisoire libyen Mahmoud Jibril, serait responsable de la mort de plus de 200 combattants qu’il avait ordonné de s’emparer de l’université et aéroport de Syrte dans le seul but d’annoncer sur la chaîne Al Jazeera, la prise de la ville, même pour quelques minutes seulement.

Pour le journaliste américain, c’est un vrai bourbier dans lequel se trouve le CNT, notamment après plus de dix jours de siège des villes de Syrte et Béni Walid sans pouvoir réaliser aucun succès, pire, des différences ont éclatées entre les combattants sur la manière de partager la tarte après la chute du régime Kadhafi.

Par ailleurs, les forces loyalistes de kadhafi ont annoncé la reprise de Ben Jawad où des drapeaux verts flottent sur les immeubles.(Ennahar-11.10.2011.)

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La branche maghrébine d’Al Qaîda a revendiqué, hier, l’attentat le plus meurtrier qu’a connu l’Algérie depuis près d’un an. Mercredi, à la frontière entre l’Algérie et le Mali, 8 militaires et 3 gardes communaux ont été assassinés. Le Sahel devient-il incontrôlable ? Quelles sont les influences qui brouillent la cohésion de la lutte antiterroriste ? Quels sont les enjeux de la région ? Quelques pistes.Tinzaouatine est-elle une plateforme de la contrebande ?

Avec In Guezzam, elle est une des zones les plus importantes des trafics (drogue, armes, cigarettes, nourriture, véhicules…) dans le Sahel. « Trafiquants, contrebandiers et islamistes radicaux, qui ont parfois des liens familiaux avec les tribus nomades, sont étroitement liés », explique une source militaire. Quelque 60 millions de musulmans vivent dans cette région dans des conditions de plus en plus difficiles. Les extrémistes, bien au fait des données démographiques favorables et de la détresse économique, ciblent activement ces communautés. Il existe un mouvement fluide entre les terroristes et les réseaux criminels de la contrebande. En fait, le djihad est souvent financé par le reste, par la fedia. Et ces marchés noirs représentent une source vitale de revenus pour de nombreuses populations.

-  Quel est le pays qui a le plus de moyens pour surveiller la région ?

L’Algérie. L’armée procède à des ratissages réguliers et installe des campements conjoncturels mais il n’existe pas de « base » vouée à la lutte antiterroriste dans le Sahel. L’armée est soutenue sur place, par les douaniers, les gardes communaux et les gendarmes gardes frontières (les GGF), principale force du dispositif. Les autres pays ont beaucoup moins de moyens et même d’expérience. La preuve : l’Algérie, dans le cadre de la coopération entre les armées algérienne et malienne, surtout dans le domaine de la lutte contre la criminalité organisée en général et la lutte antiterroriste en particulier, avait, en mai 2009 commencé à fournir au Mali, une aide militaire qualifiée de très importante. Il s’agit d’un important lot d’équipements militaires, d’armement, notamment des armes d’assaut, de munitions et de matériels de télécommunication et du carburant transportés par de gros avions des forces aériennes algériennes. Cette aide avait été décidée par le président Abdelaziz Bouteflika en personne, lors de la visite du ministre de la Défense malien, Natié Plea, en juin 2008. Les autorités maliennes avaient soumis une liste de leurs besoins militaires aux autorités algériennes, acceptée trois semaines après, lors de la visite de plusieurs hauts gradés de l’armée algérienne à Bamako en 2009. L’Algérie, à travers cette aide, voulait démontrer son engagement dans la lutte antiterroriste dans la région, mais aussi couper toute tentative d’immixtion étrangère dans la région du Sahel. 

-  Même si Al Qaîda revendique l’attaque, est-il possible que ce soit des contrebandiers ?

Oui, c’est en tout cas ce que pensent certains experts. « Une affaire aussi violente ne me surprendrait pas si elle était liée aux contrebandiers et à la drogue, dont le cheminement est aujourd’hui connu pour transiter par le Sahara, en provenance de Guinée pour arriver en Europe », souligne Jacques Giri. Il n’y a pas d’un côté Al Qaîda et de l’autres, les contrebandiers. Les deux camps sont imbriqués, et parfois amenés à agir ensemble. C’est ainsi qu’un otage qui tombe entre les mains des contrebandiers est ensuite revendu à Al Qaîda.

-  Al Qaîda est-elle en train de se redéployer dans la région ?

C’est possible, car d’après une source militaire, « l’enlèvement de Ouaghi Bedaâ, le guide des GGF, spécialiste de la région, renseigne sur le but de l’opération. Cette brigade est l’objet d’une surveillance accrue par les contrebandiers, seuls en mesure d’identifier ce guide. Al Qaîda pense qu’il connaît le dispositif récent mis en place dans la région. Ces derniers temps, les maquis d’AQMI, au nord de l’Algérie, ont été isolés grâce au maillage des forces de sécurité, notamment grâce à la stratégie de renforcement du contrôle aux principaux points de passage, spécialement à El Oued, Biskra, Djelfa. Ils essaient de trouver de nouvelles issues. »

-  Les Touareg peuvent-ils aider à lutter contre ces fléaux ?

« Oui, affirme Jacques Giri, polytechnicien, auteur d’Histoire économique du Sahel. La solution est à chercher au niveau des Touareg. S’il y avait une véritable solidarité nationale, avec l’intégration pleine et entière de ces populations, cela serait certainement plus facile. Les propositions des Accords d’Alger, qui recommandent l’intégration des Touareg maliens au sein de l’armée nationale, sont totalement fondées. » Mais pour cela, il faudrait que certains Touareg, qui vivent de la contrebande, cessent de collaborer avec les terroristes.(El Watan-02.07.2010.)

 

 

8 réponses à “Sahel..Le chaos en embuscade”

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