Émirat de Qatar

**Révélations sur les menaces qataries contre l’Algérie

 Doha veut reproduire le scénario syrien en Algérie

«altercation verbale» entre l’ambassadeur algérien Nadir Larbaoui et Cheikh Hamad bin Jassim Al Thani, le ministre qatari des Affaires étrangères.

** Qatar à la tête du sabotage non pas seulement en Syrie mais dans tout le monde arabe

Qatar a brillé par son absence quand il s’agissait de condamner la prise d’otages par des terroristes à la base-vie d’In Amenas. Alors que la communauté internationale condamnait cette prise d’otages, Doha s’était confinée dans un silence plutôt troublant.
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Que s’est-il exactement passé, il y a quelques mois, sous le toit du siège de la Ligue arabe, lorsque le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Hamad bin Jassim Al Thani, a menacé l’Algérie quand elle a refusé de fermer l’ambassade syrienne ?

Plusieurs organes de presse arabes ont levé le voile, hier, sur le contenu de cette «altercation verbale» ayant eu lieu lors d’une réunion de la Ligue arabe, entre l’ambassadeur algérien en Egypte et le ministre qatari des Affaires étrangères.
Selon des articles de presse de journaux arabes, le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Hamad bin Jassim Al Thani, a «pris à partie l’ambassadeur algérien Nadir Larbaoui» lui reprochant le refus de l’Algérie de fermer l’ambassade de Syrie en Algérie.

Cette «ingérence» n’a pas manqué de provoquer la colère de l’ambassadeur algérien lorsque, selon des organes de presse arabes, le ministre des Affaires étrangères qatari a carrément menacé l’Algérie, en lançant : «Votre tour viendra.»
«C’est un complot émanant de vous personnellement et c’est un dépassement envers la loi et la Charte (de la Ligue arabe), et vous êtes à la tête du sabotage non pas seulement en Syrie mais dans tout le monde arabe, également», a répliqué l’ambassadeur algérien, selon plusieurs sites électroniques d’information. «Vous et le secrétaire général (de la Ligue arabe), vous commettez des crimes contre la Syrie et la nation arabe», a ajouté Nadir Larbaoui, selon des sites électroniques dont Al Ahram et le liban.com.

L’«altercation verbale» a eu lieu, rappelle-t-on, lors d’une réunion de la Ligue arabe consacrée au débat pour la fermeture ou non des ambassades syriennes dans les pays arabes.  Les médias arabes décrivent l’«altercation verbale» de «violente», révélant la pression que le Qatar tente d’exercer sur l’Algérie dans différents dossiers internationaux, dont le dossier syrien. Par sa phrase menaçante «votre tour viendra», le ministre qatari des Affaires étrangères voulait-il dire que ce pays fera tout pour imposer à l’Algérie le scénario syrien ? C’est le même Qatar qui abrite le numéro un du Front islamique (FIS) dissous, Abassi Madani. Ce dernier, rappelle-t-on, a, à maintes reprises, appelé, du Qatar, au «ralliement du peuple algérien au printemps arabe».

Le Qatar remet l’ambassade syrienne à «l’opposition»
Le Qatar, qui soutient la rébellion contre le président syrien Bachar Al Assad, a confié, il y a  quelques jours, le bâtiment de l’ambassade de Syrie à Doha à l’opposition, rappelle-t-on. «Le Qatar a décidé de remettre le bâtiment de l’ambassade de Syrie à Doha à Nizar Al Haraki, nommé ambassadeur par la Coalition nationale syrienne», a-t-il été rapporté.

Nizar Al Haraki et deux cadres de l’ambassade seront considérés comme diplomates et le «drapeau de la révolution» sera hissé sur le bâtiment, a-t-il été noté. Le Qatar, qui a à maintes reprises appelé à armer «l’opposition» syrienne, tente d’imposer l’isolement de la Syrie dans le monde. C’est dans le cadre de cet isolement que Doha s’en est pris à l’Algérie, pays qui a refusé de marcher dans cette «logique».

La prise d’otages de Tiguentourine
Prompt à réagir rapidement lorsqu’il s’agit de la Syrie, et pas toujours en faveur du retour à la paix dans ce pays, le Qatar a brillé par son absence quand il s’agissait de condamner la prise d’otages par des terroristes à la base-vie d’In Amenas. Alors que la communauté internationale condamnait cette prise d’otages, Doha s’était confinée dans un silence plutôt troublant.
Même El Qaradawi  a attendu une semaine pour réagir à travers un communiqué rendu public au nom de l’association des oulémas qu’il préside. Réaction intervenue très en retard comparativement à celle de la communauté internationale.

Le Qatar est même soupçonné, d’avoir dépêché deux avions pour «exfiltrer» des chefs terroristes du nord du Mali pour échapper aux bombardements de l’armée française dans le cadre de l’offensive militaire engagée contre Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).*letempsdz.com-17.02.2013.

** le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dément

Devant l’ampleur prise par la rumeur, Alger a fini par réagir officiellement. Pour le ministère des Affaires étrangères, cette affaire n’est que pure fiction. « En raison de la reprise par certains quotidiens nationaux d’une information erronée sur une prétendue altercation qui aurait opposé l’ambassadeur d’Algérie au Caire au ministre des Affaires étrangères du Qatar, je tiens à préciser que cette allégation est dénuée de tout fondement et qu’elle est puisée dans certains sites web du Moyen-Orient dont la crédibilité et les intentions à l’égard de l’Algérie sont plus que douteuses », a déclaré,  mercredi 20 février 2013, Amar Belani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, dans une déclaration écrite transmise à TSA.*20.02.2013.

**Nadir Larbaoui, nouveau héros de la blogosphère algérienne

Et alors qu’officiellement, les relations entre l’Algérie et le Qatar sont «bonnes» ou «très bonnes» et qu’on annonce des investissements par-ci et par-là, les internautes algériens se sont trouvé un nouveau héros en la personne de l’ambassadeur d’Algérie au Caire et à la Ligue arabe, Nadir Larbaoui.

Dans la blogosphère, on ne tarit pas d’éloge sur le «successeur» d’Abdelkader Hadjar qui n’aurait pas hésité à remettre à sa place le très remuant Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Hamad bin Jassim Al Thani. L’origine de l’information reste difficile à déterminer, mais un site arabe affirme que c’est un centre d’information israélien qui l’aurait divulgué en premier.

L’altercation – en arabe, on dit «moulassana», ce qui peut se traduire par prise de bec !- aurait eu lieu lors d’une récente réunion de la Ligue arabe au Caire au cours de laquelle il a été question de fermeture des représentations diplomatiques syriennes dans les pays arabes.

Cheikh Hamad bin Jassim Al Thani serait monté sur ses ergots et a apostrophé l’ambassadeur algérien sur un ton vindicatif pour exiger une explication sur le fait que l’Algérie n’a pas renvoyé l’ambassadeur de Syrie.

Selon les récits -enjolivés ?- qui fleurissent sur le net, Nadir Larbaoui a cessé d’être diplomate devant les «outrances» du ministre qatari, et sans se soucier de l’apparente lune de miel officielle entre Alger et Doha, l’a vertement remis à sa place. Le représentant du «grand» Qatar, qui n’aurait guère apprécié qu’on lui fasse remarquer qu’il s’ingère dans les affaires internes des autres, aurait montré ses grosses dents en avertissant Nadir Larbaoui : «Votre tour viendra !».

Au tour de l’ambassadeur algérien d’attaquer Hamad bin Jassim en l’accusant d’être «personnellement» en train de comploter et qu’il est à la «tête» des actions de sabotage non seulement contre la Syrie, mais dans tout le monde arabe. L’ambassadeur algérien aurait dans la foulée mis également en cause le secrétaire général de la Ligue arabe.

un hoax qui en dit long

La blogosphère lui attribue des propos très peu diplomatiques accusant Hamad bin Jassim et le secrétaire général de la Ligue arabe d’être des «agents» qui exécutent un «agenda occidental» et que le «peuple arabe leur demandera des comptes un jour».

Certains sites attribuent à Nadir Larbaoui cette phrase : «Le pays du million et demi de martyrs n’accepte pas les menaces de votre micro-Etat invisible à l’oeil nu», en soulignant que l’Algérie n’a pas voté la suspension de la Syrie de la Ligue arabe.

Il faut souligner que cette histoire d’altercation n’est pas le fait des grands médias arabes mais de petits sites de blogueurs et elle circule, très fort, dans les réseaux sociaux. Est-ce un hoax, c’est-à-dire une information fausse ou invérifiable qui est propagée par le net ?

C’est une probabilité. Il reste que sa forte diffusion parmi les internautes algériens qui «apprécient» les présumées «répliques à l’algérienne » est un indice de la grande impopularité du Qatar en Algérie.*20 Février 2013-Le Quotidien d’Oran

**Réactions d’imternautes:

Par internaute82 le 20/02/2013 |Le Qatar a déjà commencé son oeuvre de déstabilisation de l’Algérie, en envoyant ses émissaires sur ce site et d’autres pour cuisiner l’opinion algérienne afin que cette dernière adhère à son plan de « révolution islamiste » qu’il fomente contre l’Algérie. Un de ces émissaires se distingue par sa haine récurrente de l’Algérie et de son peuple, leur attribue toutes les tares de la terre… il se distingue aussi par sa propagande islamiste pro Qatar, pro mekhzéne, pro Israël, cet émissaire s’appelle inisi qui travaille, de toute évidence, pour le compte du Qatar, le mekhzène et Israël. Il sévit en toute impunité, depuis les commencement des révolutions islamistes, et y en a même qui lui accorde de l’importance en le considérant des nôtres quelle naïveté, y en a d’autres heureusement qui ne lui accordent aucun intérêt et le laisse aboyer comme un enragé.

**Par kebeke le 20/02/2013 -Je ne vois vraiment pas quel intérêt a l’Algérie à s’accoquiner avec des pays comme le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Maroc… symboles de la régression et de la servitude envers les occidentaux….Tant qu’on fréquente encore ce genre ce pays, on n’ira pas loin

**Par Flee Toxx le 20/02/2013- l’ambassadeur concerné est l’ambassadeur d’algérie au caire. on peut supposer que cette altercation ait eu lieu. en effet, il n’y a pas longtemps, une autre rumeur a circulé concernant une altercation entre le gros el-thani et le ministre des ZAE de boutef. de toute manière, même si ces rumeurs sont infondées, nous (c’est à dire ceux qui ne veulent pas des tangos au pouvoir en algérie) devons, par prudence, critiquer ces bédouins qui n’ont qu’un but et qui est celui de nous transformer, en dernière analyse, en vassaux de l’impérialisme et du sionisme.

**Par M’qideche le 20/02/2013 -«…cette allégation….est puisée dans certains sites web du Moyen-Orient dont la crédibilité et les intentions à l’égard de l’Algérie sont plus que douteuses »  a déclaré  Amar Belani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.  Donc, d’après le MAE, attribuer à un diplomate algérien des propos justes et francs relève de mauvaises intentions envers l’Algérie.

**Par dzcolere le 20/02/2013–Aux Armes Internautes Algériens !!! Il faut détruire la réputation du Qatar sur le net. A vos Twitter, à vos Facebook et autres réseaux sociaux. Cassons le Qatari avant qu’il ne puisse nous détruire. Dévoilons leurs défauts et leurs faiblesses. Critiquons leur état féodal moyenâgeux, obscurantiste et parvenu. Ouvrons les yeux à nos concitoyens et au monde sur cette immonde virus destructeur.

Émirat de Qatar

**Qatar:une vraie dictature. Un poète condamné à 15 ans de prison!

Le richissime Etat gazier du Golfe, le Qatar, qui se pose en champion des soulèvements anti-gouvernements arabes, notamment par le biais de sa puissante chaîne satellitaire, Al Jazeera, vient de commettre ce que les pires dictateurs arabes ont toujours hésité à faire: condamner des poètes. Pour avoir critiqué le pouvoir dans un poème défendant le «Printemps arabe», Mohammed Al-Ajami, alias Ibn al-Dhib, a été arrêté le 16 novembre 2011 et condamné en première instance à perpétuité. Hier, une cour d’appel du Qatar a réduit à 15 ans la peine de prison. Voilà donc de quoi est capable ce micro-Etat autoproclamé chantre de la démocratie dans le Monde arabe.*26.02.2013.

**Au moment où le tout-Paris accourait dimanche, au Parc des Princes (rebaptisé Parc des Emirs à l’occasion), pour voir les premiers pas de David Beckham sous le maillot «qatari» pour le choc PSG-OM, et que Nicolas Sarkozy posait ostensiblement à la tribune officielle entre Nasser El Khelaïfi et Leonardo, un poète croupissait en prison, à Doha, dans l’indifférence des «peoples» et d’Al Jazeera.Arrêté le 16 novembre 2011 pour un poème jugé subversif intitulé «Qassidate al Yassamine» (Le Poème du jasmin) composé en janvier 2011 peu après la chute de Ben Ali en Tunisie, Mohammed Al Ajami dit Ibn Al Dhib a été condamné à la prison à perpétuité en première instance, le 29 novembre 2012, pour «outrage au prince et incitation au renversement du régime». Hier s’est déroulé le procès en appel du sulfureux poète. Verdict : 15 ans de prison ferme. Oui. Pour un simple petit poème d’une quinzaine de vers, soit un ratio de un an de prison par ver. Cela donne une idée du tarif de la liberté au pays du cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani.

L’objet du délit (ou plutôt «l’arme du crime» à en juger par la sévérité du verdict), ce sont ces quelques lignes jetées comme un cocktail Molotov où le poète a littéralement dézingué les monarchies du Golfe et leur citadelle de cristal. Dans une langue crue, sans sophistication ni métaphore, le barde flingue à tout-va. Florilège : «A quand le tour des pays commandés par des ignares et qui tirent leur gloire des forces américaines ? (…) A quand le tour du pouvoir héréditaire ?» Et de marteler : «Nous sommes tous la Tunisie face aux castes répressives.» «Vous qui importez tout de l’Occident, que n’importez-vous le droit et la liberté.» Lors de l’audience d’hier, Mohammed Al Ajami avait fière allure.

Sur l’une des nombreuses pages de solidarité qui lui sont dédiées sur facebook, des photos de l’audience ont été postées. Le poète est vêtu d’un uniforme bleu, réservé aux détenus. Mohamed Al Ajami est confiant et souriant. Il a manifestement pris du poids, tant physiquement que politiquement, lui qui est en passe de devenir un symbole, une icône, un héros populaire.
Son avocat, l’ancien ministre de la Justice, Mohammed Néjib Al Naïmi, a déclaré à l’AFP que le jugement était «politisé, comme celui du tribunal de première instance».

Fait sidérant : l’avocat a assuré dans sa plaidoirie que le poète n’a pas déclamé son poème sur la place publique, mais qu’il l’avait simplement récité «dans son appartement au Caire». Force est de le constater : après cet esclandre, l’aède est définitivement sorti de l’anonymat pour atteindre une audience internationale, sachant que le poème a fait le buzz sur le web et tourne en boucle sur Youtube et les réseaux sociaux.

Pour rappel, la condamnation du poète en première instance avait suscité de vives réactions d’indignation comme l’illustre ce «coup de gueule» de Philip Luther, directeur d’Amnesty International pour la région MENA : «Il est regrettable que le Qatar, qui œuvre pour apparaître sur le plan international comme un Etat soucieux de la promotion de la liberté d’expression, commette, dans les faits, une violation criante de ce droit.»

Cette affaire rappelle à plus d’un titre celle de la poétesse bahréïnie Ayate Al Qormozi qui fut arrêtée le 30 mars 2011 pour un poème au vitriol contre le roi Hamad Bin Issa Al Khalifa. Elle sera condamnée le 12 juin 2011 à un an de prison par un tribunal militaire avant d’être libérée un mois plus tard sous la pression internationale. Le moins que l’on puisse dire est que l’affaire «Ibn Adhib» écorne sérieusement l’image du Qatar et sa diplomatie des paillettes, lui qui s’échine à passer pour une monarchie démocratique, et qui se permet de donner des leçons de bonne gouvernance aux autres pays arabes.

Ainsi, il aura suffi d’un «petit poème» pour mettre à nu le régime de Doha.  Et, sur ce coup, le sourire «marketing» de Beckham n’occultera pas le verbe flamboyant de cet homme révolté. Oui, lui, Mohammed Al Ajami. Le griot qui a refusé d’être un «poète de cour». *El Watan-26.02.2013.

**Tout Sur L’Emir du Qatar

*Par Aïcha Lemsine.  écrivaine, essayiste et nouvelliste algérienne

Thani

Défis, Soumission… et Flash-back !  

« Moi contre mon frère. Moi et mon frère contre notre voisin. Moi, mon frère
et notre voisin contre les voisins. Nous tous contre l’étranger. »  (Dicton bédouin)

Qatar_Cartehamad100

Hamad Ben Khalifa Al Thani en personne est désormais synonyme du destin qatari ! La carte
elle-même épouse la silhouette imposante de l’Emir. Presqu’île (de 11 500 km2)
pas plus grande que la wilaya de Khenchela en Algérie,   elle se dresse  telle
une protubérance sur le Golfe Arabo-Persique, défiant à la fois, l’Arabie
Saoudite et Bahreïn  par derrière, et l’Iran qui lui fait face. Lui, c’est
l’antithèse du proverbe bédouin. Contre le père, le frère, le voisin, puis les
voisins, mais serré tout contre l’étranger, il se recrée dans le défi, à
contre-courant de sa propre image. 
« Son Altesse Sérénissime Hamad Ben Khalifa Al-Thani », et parfois, même
« Empereur », ne se voit-il plus régnant  sur  1,9 million d’habitants dont 80 %
se compose d’étrangers, mais suzerain du monde arabe* ?! Le rêve de voir un pays
arabe se développer et gagner sa puissance économique sans vendre son âme au
diable, est-il finalement une utopie ? Une déception dans le genre de ce
proverbe amère de mon pays : «  echeikh elli ktna3na fih ennya, choufnah fe
tbarna yesker » – (le cheikh en qui nous avons déposé notre confiance, on la
trouvé dans un bar en train de s’enivrer)…  

Nasser, Boumediene, Arafat, le roi Fayçal Al Saoud, ne se répèteront donc
plus jamais dans l’histoire du monde arabe ! 

D’ où que tu te retournes, il n’y a que des marionnettes présumées leaders
arabes, et ou musulmans. Même Obama avec son « we can » a bien trompé son monde.
Le sien et celui des palestiniens. Peuple américain et palestinien soumis à
Israël. Les premiers abrutis par leurs médias, et appauvris par toutes les
guerres au nom d’Israël, les autres, opprimés par Israël, sous le joug de
l’Ordre International de l’Injustice, euro-américain.

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L’émir lui, ne se cache plus pour témoigner son allégeance à
Israël, ni pour cracher sur la blessure ouverte de la Palestine dans le cœur du
monde arabo-musulman, comme il l’a dit,  lors de la 4e conférence sur la
démocratie et le libre-échange à Doha : «Les racines des problèmes du monde
arabe n’ont rien à voir avec le problème palestinien ni avec la colonisation. Ce
sont des excuses invoquées pour retarder les réformes qui n’ont que trop tardé».*

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Alors, une fois de plus, regardons le cauchemar en face. Ce
n’est plus, semble-t-il,  le bon émir qui cherchait pour son pays, une place au
firmament mondial de l’économie, mais le démarcheur  du «Grand Moyen-Orient et
Maghreb arabe» du plan sioniste, initié par le gouvernement de George W. Bush au
début de l’année 2004 et repris par Barack Obama. Plus « d’interventions
humanitaires » sacrifiant la vie des boys et l’économie américaine !

Cette fois, par  la méthode du «Backdoor» des illuminés de la Brooking
Institution, dont le Think tank veille à Doha, le « remodelage » va se sculpter
par les mains avides d’un émir.
En clair,  la « guerre au terrorisme » sera par ces « terroristes qui  adorent  la mort »,  ou ne sera pas, et avec l’argent du Qatar. Le show peut continuer, OTAN en emporte le sang, du levant au soleil couchant musulman!
C’est ainsi que l’émir,  une fois devenu une  « puissance tentaculaire
dans le monde »  va  jouer un rôle et son contraire. Médiations, ingérences.
Qatar terre d’asile dorée de « l’émir » du FIS ( Front islamique du Salut) 
algérien,  argent coulant à flot pour tout ce qui promet de faire voler son
éclat, de préférence  d’obédience « frère musulman », et même les Talibans
auront pignon sur rue !

Je n’ai rien contre le fait d’accueillir des exilés politiques, mais quand il
s’agit de les organiser en armés « rebelles » pour semer l’enfer dans la vie des
peuples innocents, c’est abject! Rien donc, n’est « innocent » dans les largesses
de l’émir, tout semble calculé pour des buts de déstabilisation de l’autre,
comme on l’a vu, lorsque  pour se venger des saoudiens, il accueillera un de
leurs célèbres détracteurs : Tarik Ramadhan comme directeur  du Centre de
recherche pour la Législation Islamique et l’Ethique (CILE).  Personnellement je
trouve ce brillant intellectuel digne d’être honoré de la sorte, mais quand même
on sait bien, que rien n’est donné pour rien…   
Mais le pire va suivre avec la mort de milliers de musulmans de Tunisie, Egypte, Libye, Yémen, Syrie, Sahel, In-Amenas, simples citoyens, cadres, élites, et djihadistes manipulés inclus,  vont souiller désormais de leur sang  l’empire financier de l’émir. Le tout résumé à travers ces deux extraits d’articles. *«  Le chef
d’état-major du Qatar, le général Hamad ben Ali al-Attiya, a notamment indiqué   que des centaines de soldats qataris ont participé aux opérations militaires en Libye aux côtés des ex-rebelles  »  

hamad_miliciens

Mais aussi, dans son édition du mercredi 6 juin 2012*, le Canard Enchaîné  affirme que « l’émirat du Qatar serait un soutien financier de poids pour les différents groupes islamistes qui ont pris le contrôle au Mali ».  

Et Jeune Afrique* : «  Selon l’ONU, les combattants tunisiens en Syrie seraient au nombre de 3 500 et constitueraient 40 % des effectifs djihadistes. Même des handicapés moteurs auraient été enrôlés,
ainsi que des jeunes femmes. Selon Abou Koussay, de retour de Syrie, treize
jeunes Tunisiennes ont été endoctrinées pour mener le « jihad de nikah », qui
revient à satisfaire les désirs sexuels des combattants ».

Quel gâchis !  Cet homme-là, aurait pu gagner le cœur de tous les arabes, et musulmans et
mériter une réputation plus digne dans la puissance financière mondiale,  au
lieu de pratiquer l’ingérence en profitant de sa richesse pour déstabiliser des
pays frères, jusqu’à les amener à l’atrocité de la fitna et la barbarie des morts fratricides. 

Finalement ses ennemis, ne sont pas à l’extérieur du Qatar, mais près de lui -  ses conseillers qui le regardent détruire ce qu’il a bâti pour son peuple, et pour sa postérité!
Flash-back sur l’ascension de l’émir

Le père du prince Hamad, ch. Khalifa ben Hamad au milieu

Qui est-il ? Un Dr Jekill pour les Occidentaux, et Mr Hyde pour les Arabes ?
Ou les deux à la fois, pour tout le monde ? Un homme qui a
trahi une fois (son propre père) trahira toujours? Mais ne jugeons trop vite sur
les apparences,  faisons comme disait Malraux :
« La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache. »

C’est ainsi que je l’ ai vu le première fois, pratiquement « caché » derrière des personnalités des pays du Golfe !
C’était lors d’une réception diplomatique en l’honneur de la visite d’un chef-d’ Etat arabe au Royaume-Uni. En ce jour de la fin des années 80,  si on m’avait dit que ce Cheikh corpulent tenant serré contre lui les pans de sa abaya
immaculée, en attendant avec déférence son tour pour saluer l’hôte de marque,  – allait un jour, devenir la star de toutes les agoras médiatiques du monde occidental, je ne l’aurai pas cru !!

Il était bien  l’héritier du Cheikh régnant du Qatar, mais perdu, inconnu derrière les officiels des Emirats,
et des « vedettes » médiatiques de cette époque, dont les plus connus était le
Cheikh Zaki Yamani, le ministre saoudien du Pétrole et des Ressources minérales.
Une réputation internationale. Et le discret et néanmoins plein de classe,
l’érudit  Prince Fayçal ben Saoud, ministre des affaires étrangères de l’Arabie
saoudite,  qui tous deux, faisaient alors palpiter les  médias occidentaux.

En temps-là, j’avais commencé à compiler des notes sur le monde arabe et
musulman en prévision de la rédaction de mon livre. Entre autres sources
relatives à cette recherche, j’avais et encore aujourd’hui, des relations avec
des parentes, (en place ou exilées)  de certains leaders dirigeants du monde
arabe.  Par respect de la vie privée des personnes, quel que soit leur statut 
je ne mentionnerai rien d’autre, que ce qui pourra aider à mieux comprendre, un
personnage aussi controversé que l’émir du Qatar. 

Une des choses que j’ai apprises à son sujet,  était l’autoritarisme du
caractère du père envers ses enfants, et plus particulièrement son deuxième
fils, l’impétueux Hamad, qui n’était pas très porté sur les études… 

Le frère déchu de l'émir Hamad, ch. Abdel Aziz ben Hamad

Exclusif et possessif, il supportait difficilement  la
prépondérance du rang  dans le clan familial, de son demi-frère aîné. Celui-ci, 
Abdelaziz ben Khalifa ben Hamad Al-Thani, (1948, ministre du pétrole et des
finances 1972-1991), sociable et dynamique, bon orateur et honnête, avait
notamment comme son père, une conception plus diplomatique que guerrière dans
leurs relations politiques avec leurs voisins… particulièrement  l’Arabie
Saoudite, qui lorgnait certains bouts de leur minuscule territoire. 

Aussi, la légende « du douanier anglais qui demande au jeune émir : «  où se
trouve le Qatar », a-t-elle bien fait rire une de ses proches parentes à qui je
demandais si cette histoire est authentique ! En effet cette blague inventée par
son marketing d’image est grotesque, sachant le jeune  prince qu’il était durant
ses études en Angleterre,  avait sûrement un passeport diplomatique, ce qui
exclut ce genre de réflexion ! Par ailleurs, c’est plutôt avec les américains,
ignorants du reste du monde, que généralement les arabes et africains affrontent
ce genre question bête. Les anglais, eux, connaissent « par cœur » leurs
anciennes possessions coloniales, et particulièrement le moindre des petits
émirats du Golfe, et par conséquent ne se hasarderaient jamais à faire preuve d’ autant d’ignorance.   

En vérité,  pour le jeune Hamad, les complexes de « grandeur » pour dire
l’ambition revancharde, n’ont pas commencé avec un « douanier anglais », mais  à
l’ombre d’un père dominateur, d’un frère aîné rival, et d’un Royaume saoudite,
ancien maître du Qatar, et en plein essor politique.

Cheikh Ahmad ben Ali Al-Thani

Le  père  Cheikh Khalifa ben Hamad ben Abdullah ben Jassim
ben Muhammad Al Thani, (né en 1932), a été le premier, parmi les  Cheikhs
régnants qui l’ont précédés -  à prendre le pouvoir en destituant son cousin,
Cheikh Ahmad ben Ali Al Thani (1960-1972) – qui n’avait que 52 ans, et à changer
ainsi, la lignée héréditaire du pouvoir.

Pour rendre à chacun le mérite qui lui est dû,( qui est justement l’ objet de
cet article), il faut dire que c’est avec le cousin, issu du père fondateur de
l’émirat, à savoir  le Cheikh Ahmad ben Ali que commença de fait la découverte
et l’exploitation des gisements de pétrole, ainsi que l’embryon de la
modernisation du système d’administration de l’Etat.

C’est ainsi que des ministères furent créés, dont celui des finances, et la
nomination de Cheikh Khalifa (père de Hamed) comme Premier Ministre. Ce dernier,
peu à peu prit de l’ascendant sur les affaires du pays, et fini par chasser son
cousin du pouvoir en le renvoyant en exil, à Dubaï, que le pauvre Ahmad
abandonna pour aller mourir à Londres en 1977, (année du mariage de l’actuel émir avec Moza)

Cependant, contrairement à la légende «d’émir conservateur »,  le papa 
Cheikh Khalifa, était au contraire  pétrit d’un esprit  entreprenant,
innovateur, et une volonté d’aller de l’avant pour moderniser son pays, afin ne
plus rester à la traîne des voisins des émirats- unis, et surtout l’Arabie
Saoudite qui se développait et prenait de l’importance  sur la scène internationale.

Il se mit au travail pour réorganiser le gouvernement,  en nommant un
ministre des affaires étrangères, établit des  relations diplomatiques avec
l’Union soviétique en 1988, et la Chine. Tout cela en construisant une base
industrielle afin de réduire la dépendance du pays au secteur pétrolier. Et
l’année où il est renversé par son fils, il laisse un émirat prospère avec un
des revenus les plus élevés per capita dans le monde.

Cheikh Khalifa Ben Hamad

Homme, prudent, marqué par les conflits territoriaux avec
le Bahreïn (ancien occupant de la partie Nord du Qatar) et les litiges avec de
l’Arabie Saoudite au sujet des îles les plus stratégiques riches réserves
pétrolières potentielles,  il avait pris le soin de  renouer les relations
diplomatiques avec l’Irak et  l’Iran. Tel un funambule, il n’eut de cesse à
ménager la chèvre et le chou, afin de préserver son pays, des convoitises de ses voisins.

Durant la première guerre du Golfe, en 1991, Cheikh Khalifa va autoriser  les
Etats-Unis à opérer depuis son territoire pour lutter contre les forces
irakiennes qui avaient envahi le Koweït,  mais il s’oppose à la chute de Saddam
Hussein, qui pour lui, représentait un rempart contre l’expansion de l’Iran
chiite. Ses conversations avec son fils, alors ministre de la défense, étaient
houleuses sur ce sujet. Et le père prédisait, que si Saddam Hussein était
renversé, ni l’Arabie Saoudite, ni aucun des émirats du Golfe ne dormiraient tranquilles !  

Mais son fils, Hamad,  formé à l’Académie royale militaire de Sandhurst,  et
choisi finalement au détriment du frère aîné Abdelaziz,  comme prince héritier
et ministre de la défense, se fichait bien de l’Irak et l’Iran, il n’était
obsédé que par l’hégémonie de l’Arabie Saoudite  sur les pays du Golfe ! Car, Il
n’oubliait pas la prétention des saoudiens sur  le sud du Qatar, et leurs visées
sur  Khor-al-Udeid (d’ailleurs, c’est non loin de là, qu’il a choisi
l’emplacement  de la station américaine  de la Base Al-Udeid – qui  est le poste
avancé du CENTCOM ( Commandement central américain ). Il gardait aussi en
mémoire  le dernier conflit territorial qui les a opposé une fois de plus, le 30
septembre 1992 à Al Khofous,  faisant plusieurs  morts, (par la faute, dit-on, 
de Hamad, qui choisit la manière forte pour résoudre le problème, au lieu
d’écouter son père qui préférait négocier à l’amiable).

SheikhHamad00

Le ressentiment de Hamad, envers la monarchie saoudienne,
était d’autant vif, qu’en plus d’être la première de la péninsule, avec ses plus
de 200.000 soldats, l’Arabie Saoudite s’étend sur un territoire qui fait 2 149
690 km² -(le deuxième,  après  l’Algérie : 2 381 743 km2, des pays du monde
arabe) et 30 millions d’habitants… Dans ce contexte, le  jeune Hamad, ne
songeait qu’aux moyens de rendre le Qatar suffisamment armé pour assurer sa
puissance dans la région, et traiter d’égal à égal avec les orgueilleux monarques saoudiens.
Surtout qu’à cette époque, il avait affaire au roi
Fahd, autoritaire et ferme, et donc, autrement moins flexible et accommodant que
l’actuel toujours souriant roi Abdallah!

Grâce à l’aval de son père, Hamad a déjà effectué  un vaste programme pour
moderniser  l’armée du Qatar en créant de nouvelles unités en son sein ; il a
renouvelé tout l’arsenal militaire, augmenté le recrutement  de la main-d’œuvre
en veillant à sa formation. L’armée, c’est lui ! Hamad rêve d’un Qatar puissance
régionale, voire d’un «Khalifat »  sunnite, virtuel, du Golfe à Tamanrasset !!

Au contraire de son père, attaché à son modèle « suisse », ou celui de Brunei,  pour faire du pays, un havre de paix, moderne et prospère,  quitte à placer sa sécurité sous l’aile de l’ Occident, mais à des conditions de non-alignement belliqueux.   

Le père de Ch. Mawza, Nasser elMesned

Décidément, tout sépare le père et le fils ! Le clivage
entre eux, s’est encore accentué depuis les noces de Hamad avec Moza. Ce fut le
choix insistant du père, pour venir à bout de son adversaire politique, Nasser
al Missned, qui clame publiquement, que les richesses du pays devraient être
équitablement partagées dans le pays, et que l’émir Khalifa a usurpé de vile
manière le pouvoir de son cousin, qui  lui, représentait la lignée directe du
père fondateur de l’émirat !

Il fut jeté en prison, puis exilé. Ensuite, pour monnayer son retour au pays,
il y eut des transactions de « réconciliation » entre les deux familles, qui ont
abouti à ce mariage, qui finira par distancier Hamad de son père… Ce dernier
devait certainement penser à ce verset du Coran : « Inna kaydahunna 3adhim! »
((Sourate Yusuf, 28)    « C’est bien de votre ruse de femmes ! ».

hamad_moza

Je laisse le chapitre de Cheikha Moza, au prochain volet de
la trilogie Qatarienne, pour aborder les principaux défis de Hamad, qui ne sont
pas ce que l’on croit, ou que font croire,  les analystes et médias occidentaux,
passablement obnubilés par les milliards et les investissements boulimiques de l’Emir !   

Chez notre « héros » du jour, atteindre la réalisation de ses « rêves », fut
un long travail de réflexion et d’organisation. Bien qu’il semble le nier, 
c’est son père qui fut le premier à poser les jalons de la modernisation du
pays, de sa sécurité et  du développement d’une économie diversifiée capable de
survivre à l’après-pétrole, mais tout cela dans la recherche constante du
dialogue et de la paix avec les pays voisins tels l’Arabie Saoudite, l’Irak, et
l’Iran. Mais Hamad, devenu ministre de la défense et officiellement prince
héritier, voilà que  le pouvoir le rendait avide, égoïste et prétentieux. Il
avait réussi à évincer son frère aîné du titre de prince héritier, maintenant,
c’était le tour de son géniteur. Le 27  juin  1995, il destitue son père parti se soigner en Suisse.

Prévenant le courroux vengeur de son père contre l’humiliation de sa
trahison,  Hamad va engager tout un cabinet d’avocats américains pour congeler
tous les comptes en banque à l’étranger de son père et ainsi lui ôter toutes ses
possibilités de contre-attaque. Mais rongé par l’humiliation et la maladie,
Cheikh Khalifa, perdit peu à peu toute velléité de lutte. Aidé par des cousins,
il termina sa cure en Suisse, puis se rendit en France, et plus tard, à Abu
Dhabi, jusqu’à ce que vieillissant et à bout de force, son fils consentit enfin
à son retour au pays en 2004. Son aîné, Abdelaziz, tentera de renverser son
frère, mais il échouera, sans quitter son exil en France. Ce qui explique sans
doute, l’obsession possessive de l’émir Hamad pour ce pays…

hamad_mawza

Il faut signaler, qu’étant héritier en titre, il aurait pu
attendre la mort de son père, pour prendre sa succession. 

Mais les choses changèrent quand il se maria avec l’intelligente et
audacieuse Moza, qui n’oubliait pas les souffrances endurées par son père à
cause de son beau-père Cheikh Kalifa… Celui-ci, quant à lui,  avait, comme bien
des membres proches de la famille, décelé le ressentiment de sa bru envers lui,
en même temps que l’amour profond que son fils vouait à Moza. Cheikh Khalifa,
conseilla d’abord à son fils de prendre une 3e épouse, ensuite, des sources
sûres allèguent  son intention de désigner l’aîné Abdelaziz, comme Prince
héritier, en laissant la défense nationale à Hamad… à son retour de Suisse

Mais Hamad, en tant que chef des armées, avait tissé des liens étroits avec les américains.  
Aussi,  depuis la deuxième guerre contre l’Irak, avait- il
a eu le temps de fignoler son plan de prise totale du pouvoir, pour lequel, il
avait le feu vert de ses soutiens anglo-américains.

Débarrassé de son père,  il pouvait enfin conquérir le monde. A l’horizon,
plus de Fahd Arabie saoudite, ni de Nasser,  Boumediene, le coriace Hafez de
Syrie, ni ce descendant du Prophète, nommé Hussein de Jordanie, ni Moubarak qui
se croyait l’ unique « élu » du monde occidental,  ni Mouammar Kadhafi, qui a
osé l’ humilier , devant tous les gouvernants de la Ligue Arabe ! 
Al Thani, pour Thani, il sera le chef  suprême de la tribu, maître du pays, et qui
sait un jour  Hamad 1er  ben Khalifa ben Hamad ben Abdullah ben Jassim ben
Muhammad Al Thani, 102e* Khalife d’une nation, dont tous les pays seront sous la
gouvernance de ses protégés  « frères musulmans »…

Quand on est  à la tête d’un pays, certes « micro-état » – mais qui
représente la troisième réserve de gaz dans le monde, après la Russie et l’Iran,
et dispose de réserves pour plus de deux cents ans,  avec de plus, non loin de
son palais, le commandement central des forces américaines (CENTCOM) , ainsi que
le plus grand dépôt d’armes américaines du monde hors du territoire des
Etats-Unis, on ne craint plus personne.
hamad_sarkozy00

Qui sait,  Hamad  serait-il à l’abri d’un coup du destin comme celui de ses deux prédécesseurs ? S’il ne craint  plus personne parmi les humains, qu’en est-il du Tout Puissant ? Puisque l’émir est censé être un musulman, a-t-il pensé à ce hadith : « le contentement de Dieu se trouve dans le contentement du père et Son mécontentement dans le mécontentement du père »… et cet autre, aussi terrible :« La fitna sommeille dans chacun d’entre vous. Maudit soit celui qui la réveille « .
Dans une manifestation en Syrie hostile au prince Hamad et à son épouse Moza ( mot qui veut dire banane)

Hamad, sait-il que le réveil a déjà sonné?  Par les réseaux
sociaux, Face book ou Twitter et presse alternative, la majorité des internautes
arabes et musulmans, pas seulement les modernistes, mais aussi des «islamistes» 
rejettent  l’ingérence de cet émir qui à l’ image du sinistre Bush, cherche à
faire régresser leurs pays à l’âge de pierre, pour faire rentrer le sien dans le
monde «civilisé» du développement et de la reconnaissance internationale.

Pour ma part, faisant mienne cette phrase de Beaumarchais : « sans la liberté
de blâmer, il n’est pas d’éloge »,   je n’ai cherché qu’à être le plus près
possible de la vérité. Ayant été témoin et parfois protagoniste de certains
évènements durant la grande époque des nationalismes libérateurs de nos pays, 
il est de mon devoir de mémoire,  envers les jeunes générations de nos pays, de
livrer ce que j’ ai vu et appris à la source de la réalité des personnages et
des évènements que j’ai connus bien avant qu’ ils ne deviennent des « sujets » d’actualité.

À suivre … insha’Allah !

Aïcha Lemsine

**Aïcha Lemsine: écrivaine, essayiste et nouvelliste algérienne.

Source: Alterinfo -17-04-2013

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*Visite à Alger de l’émir du Qatar

Des positions diamétralement opposées sur beaucoup de questions internationales

L’émir du Qatar, cheikh Hamed Bin Khalifa Al Thani, a effectué, hier lundi 07.01.2013., une brève visite officielle de quelques heures à Alger.

Le dirigeant du petit émirat du Golfe, qui n’en finit pas de faire parler de lui internationalement tant sur la scène politique que financière, a été reçu par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avec lequel il s’est entretenu «en tête-à-tête».
Si cette visite a eu une forte teneur économique, elle a aussi et surtout été éminemment politique. Tout particulièrement la politique internationale, pour laquelle les positions des deux pays diffèrent sur de nombreux points, étant dans certains cas diamétralement opposés. Les deux hommes ont ainsi abordé les «développements» des situations arabes et régionales, dont, l’on s’en doute, les dossiers du Mali et de la Syrie.

«Ma visite traduit notre attachement permanent à la concertation et à l’échange de vues entre les dirigeants des deux pays frères sur les développements de la situation sur les scènes arabe et internationale, outre l’examen des moyens de renforcer les relations fraternelles solides entre nos deux pays dans différents domaines au mieux de nos intérêts communs», a affirmé cheikh Hamed Bin Khalifa Al Thani, dans un communiqué repris par l’APS.

Et comme l’une des «stratégies» du richissime émirat est de miser, souvent gros, sur le volet économique et financier afin de pouvoir peser sur la scène politique internationale, la coopération économique s’est taillé la part belle lors de cette visite. Pour ce qui est de ce volet, la récolte a été plutôt fructueuse pour les Qataris. Ainsi, pas moins de huit accords et mémorandums de coopération ont été signés entre les deux parties, et ce, dans des domaines divers et variés mais globalement «porteurs», tels le transport maritime, le pétrole et le gaz ou encore la pétrochimie.

Mais le projet de développement le plus important et le plus abouti reste la création d’une société mixte pour la réalisation d’un complexe sidérurgique à Bellara, dans la wilaya de Jijel, d’une capacité de production de 5 millions de tonnes d’acier. Ce complexe, créateur de quelque 2000 emplois, «contribuera également à la réduction de la facture d’importation d’acier de l’Algérie, estimée à 10 milliards de dollars par an, soit 20% du total de ses importations», explique l’APS. De même, un intérêt «particulier» a été accordé par les deux pays à d’autres secteurs, dont l’énergie, les mines, le transport aérien, l’agriculture, les finances et l’industrie.*El Watan-08.01.2013.

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