Israël défie le monde

*un véritable génocide se déroule à Gaza dans l’indifférence des uns et la complicité des autres.

Plus de 400 Palestiniens sont tombés en martyrs à Gaza et plus de 3.000 autres ont été blessés après 12 jours de bombardements meurtriers de l’armée d’occupation israélienne qui a lancé jeudi une offensive terrestre, qui s’est soldée par une tragédie humanitaire dans l’enclave palestinienne.

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C’est un véritable génocide qui se déroule à Gaza dans l’indifférence des uns et la complicité des autres. Ni l’ONU, ni le Conseil de sécurité n’osent proposer d’établir une protection internationale du peuple palestinien.

Le puissant lobby sioniste veille

Les seules voix que nous entendons en Occident sont des phrases et des expressions hypocrites du genre « on demande aux deux parties de la retenue », « Israël doit prêter attention aux civils », « Israël a le droit de se défendre mais doit bien cibler ses frappes », « on très préoccupé par les pertes civiles » et tutti quanti.

Même les grandes organisations des droits de l’homme, comme Amnesty international, Human Rights Watch et autre ligue internationale des droits de l’homme ont carrément perdu la parole car le puissant lobby sioniste veille. Et ce lobby veille à l’échelle planétaire.

Aucun chef d’État étranger dans le monde n’ose élever la voix, ni Obama, ni Poutine, ni encore moins Merkel, Hollande ou Cameron ou un quelconque chef d’État arabe, pour condamner la barbarie sioniste. Et tous ceux qui demandent, pour se faire bonne conscience, à Israël d’accepter un cesser le feu en ont eu pour leur grade. L’entité sioniste les a envoyé balader. Laurent Fabius, le MAE français, qui a pourtant des accointances particulières avec Israël, est sorti hier décomposé de son entretien, de quelques minutes, avec le criminel de guerre Netanyahu, qui lui a opposé un niet cinglant à sa demande de cesser-le feu.

« Aucune ingérence extérieure ne sera acceptée et aucune pression internationale ne nous empêchera de frapper » dixit le criminel. Voilà qui est dit et le monde entier approuve tête basse en criant unanimement « Amen ».

Israël fait peur au monde entier

Pour autant, on n’a pas entendu des menaces de sanctions contre Israël à l’instar de ce qu’a subi l’Irak, la Serbie, le Soudan, l’Iran ou la Russie qui pourtant n’a tué personne en Ukraine. Israël fait peur au monde entier. Le lobby sioniste est hyper puissant. Il détient, à l’échelle planétaire, les centres de décision politique, économique, financier, médiatique… Même ceux qui s’émeuvent (hommes politiques, journalistes…) de la situation tragique des palestiniens n’osent ni s’exprimer ni encore moins lui tenir tête au risque d’être broyés.

Israël n’a jamais appliqué les résolutions onusiennes, il occupe la Palestine depuis 1948, il a engagé plusieurs guerres contre ses voisins, c’est le seul pays colonisateur au monde, il possède la bombe atomique et ne permet à aucun pays arabe ou musulman de l’avoir, il bombarde la Syrie, profitant que ce pays soit engagé dans une grande guerre contre le terrorisme international, il viole tous les jours l’espace aérien libanais, il menace l’Iran de détruire ses installations nucléaires, il réprime les pacifistes qui veulent briser le blocus de Gaza, il emprisonne 10.000 palestiniens dont un millier d’enfants dans ses geôles, il élimine ses ennemis sur les territoires étrangers sans soulever la moindre réprobation, et la liste des méfaits de cet État est bien trop longue.

« Un peuple arrogant, dominateur et sûr de lui » disait le général De Gaulle au lendemain de l’agression du 5 juin 1967 contre ses voisins arabes.

Israël fait ce qu’il veut, quand il veut, où il veut et n’accepte aucun avis contraire ni une quelconque pression et encore moins une hypothétique protection internationale du peuple palestinien, si tant est qu’elle soit proposée un jour.

Seuls, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah aident concrètement les palestiniens en leur fournissant les armes qui leur permettent de tenir tête aux forces d’occupation.

Il est vrai que la génération des chefs d’État qui avaient la cause palestinienne dans leurs tripes ne sont plus de ce monde. En effet, les Houari boumedienne, Sadam Hussein, Gamel Abdenasser, Hafez al-Assad, le Roi Fayçal, Mouammar Kadhafi ne sont plus de ce monde pour fermer les robinets de pétrole, armer les palestiniens, leur fournir aide financière et économique, se réunir en urgence etc*Par Khidr Omar | 20/07/2014 | .algerie1.com

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*INCROYABLE:Des armes nucléaires israéliennes pointées sur l’Europe

*Israël: «Un chien enragé»

Le bourreau du peuple palestinien, le général Moshé Dayan, avait une devise que tous les dirigeants israéliens se font un devoir d’appliquer à la lettre «Israël doit toujours apparaître comme un chien enragé, trop dangereux pour les autres».

Un Benjamin Netanyahu théâtral et ridicule présentant à l'Assemblée générale de l'ONU, la «bombe nucléaire» iranienne

C’est ce que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est efforcé de faire valoir dans une ridicule et théâtrale mise en scène, jeudi, devant l’Assemblée générale de l’ONU, ambitionnant de démontrer la présumée dangerosité du programme nucléaire iranien, exigeant quasiment de la communauté internationale de mettre au banc de la société internationale l’Iran et de lui signifier une «ligne rouge claire» à ne pas dépasser. C’est-à-dire? A l’évidence, Israël espère ainsi recevoir des instances internationales l’autorisation, ou de se voir donner le blanc-seing, d’attaquer les sites nucléaires iraniens. Ce dont d’ailleurs Netanyahu n’arrête de menacer ce pays, exigeant même, de façon de plus en plus pressante, des Etats-Unis de le suivre dans cette dangereuse aventure. Donc, Israël a signifié, du haut de la tribune des Nations unies, ses «lignes rouges» à l’Iran, estimant à l’instar de l’Occident (Etats-Unis et Union européenne) que le programme nucléaire iranien ne serait pas «politiquement» correct. En clair, l’Iran, sous couvert d’un programme nucléaire civil, s’adonnerait à la mise au point d’un programme nucléaire militaire. Ce qui reste certes à prouver. Ce qui, jusqu’à l’heure actuelle, n’est pas le cas. Or, Israël qui ne respecte pas le droit international; qui ignore les résolutions de l’ONU – singulièrement celles le concernant dans le conflit israélo-palestinien -; qui n’adhère pas au TNP (Traité de non-prolifération nucléaire) ni paraphé le Ctbt (interdiction totale des essais nucléaires) et refuse à l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea, agence de l’ONU) le droit d’inspecter ses sites nucléaires; qui pratique ce qu’il appelle la «politique de l’ambiguïté» – ce que curieusement ladite «communauté internationale» admet parfaitement mettant ainsi Israël hors des lois internationales, qui régissent la société mondiale, au nom desquelles l’Iran est persécuté depuis 10 ans – pour son propre programme nucléaire et singulièrement l’arsenal atomique qu’il détient (un secret de polichinelle, comme chacun sait, mais que l’Occident – qui s’acharne sur l’Iran – feint d’ignorer) joue à la superpuissance régionale qui détermine la place de chacun dans cette région et de l’armement qu’il lui convient de détenir.

Israël défie le monde

*photo:L’installation nucléaire de Dimona en Israél

Israël détient des centaines d’ogives nucléaires
En fait, du point de vue d’Israël, tous les pays du Moyen-Orient doivent être désarmés et démilitarisés, sauf, bien sûr, Israël lui-même. Ainsi, tout en accusant l’Egypte de laxisme envers le terrorisme dans le Sinaï, Israël refuse dans le même temps que Le Caire use d’un armement adéquat – dans la presqu’île du Sinaï – contre les groupe terroristes. Sans doute que l’Etat hébreu s’attend à ce que l’Egypte fasse pour lui le travail tout en combattant le terrorisme avec des bâtons de bois. C’est dire qu’Israël qui est surarmé et détient la plus puissante armée conventionnelle de la région, ne veut pas d’un voisinage armé et compétitif. Israël donc, qui détient l’arme nucléaire, dénie même aux policiers palestiniens le droit d’être pourvus d’armes à main (Israël est allé jusqu’à confisquer un lot d’armes à main offert par les Pays-Bas à l’Autorité palestinienne). C’est ce pays – hors normes dès lors qu’il se place et/ou est placé au-dessus du droit international et auquel ne s’applique pas ce droit commun à tous les Etats membres ou non des Nations unies – qui prétend donc régenter son environnement régional par le diktat et le chantage. Mais Israël semble être allé très, très loin dans son concept de «menace existentielle» pour sa survie, si l’on excipe du fait qu’outre les capitales arabes sur lesquelles seraient pointées des têtes nucléaires – tous les services de renseignements mondiaux, américains notamment, le disent «off the record».
Israël en pointerait également – cela serait nouveau en plus d’être surprenant et constituerait un comble – sur certaines capitales européennes.

Des armes nucléaires israéliennes pointées sur l’Europe?

 Voilà qui serait peu banal et surtout incroyable. Pourtant, celui qui affirme ce fait, ne divague pas et n’est pas n’importe qui. C’est un expert israélien de réputation mondiale: le professeur Martin Van-Creveld. Ce spécialiste israélien de référence des guerres de basses intensités – il est l’auteur d’un livre qui fait autorité «The war Transformation» – a ainsi lâché une bombe (qui, curieusement, n’a suscité aucune réaction de la part des pays concernés) en revenant publiquement, en mars 2010, dans une interview à la septième chaîne de télévision israélienne ce qu’il répétait inlassablement, indique-t-on, dans le huis clos des cercles des académies militaires israéliennes et américaines: Israël pointe des missiles nucléaires sur les capitales européennes, notamment Rome et Paris. Cette révélation du professeur Van-Creveld a été publiée par l’hebdomadaire néerlandais Elsevier en 2003 et est passée totalement inaperçue à cette époque. En l’espace de huit ans (entre 2003 et 2011) cet éminent expert des stratégies militaires dans le monde aura donc fait part d’une information d’une importance cruciale dont personne, et surtout pas les Etats européens concernés, ne semble en prendre compte n’y avoir relevé. Van-Creveld est-il devenu subitement fou ou est-ce une manipulation sur une vaste échelle dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants. D’autant plus que Van-Creveld dans un entretien à un journal israélien en décembre 2011 revient à la charge en déclarant textuellement qu’Israël pourrait se venger de l’holocauste en exterminant des millions d’Allemands et d’autres Européens. Van-Crevel confirme surtout la détention par Israël d’un arsenal nucléaire en affirmant: «Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de fusées et pouvons atteindre nos cibles dans tous les azimuts, et même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air». Aussi, la question qui se pose est: pourquoi ces déclarations – qui sont accessibles sur Internet – maintenant, au moment où Israël part en campagne contre le nucléaire iranien? En fait, beaucoup de questions, mais pas de réponses en l’état actuel des choses. Il n’en reste pas moins qu’il est singulier qu’une telle information n’ait pas suscité autrement de remous dans le landernau politico-militaire occidental. Or, on peut estimer que le,professeur émérite de l’université hébraïque de Jérusalem ne raconte pas des bobards et assumait ce qu’il dit en divulguant de tels propos. Avec l’accord de l’administration israélienne? Cela peut paraître incroyable, mais les faits sont là et expliqueraient sans doute, sous un autre angle, pas mal de choses, en particulier le surprenant «dysfonctionnement» de la politique occidentale envers l’Etat hébreu: Israël tiendrait-il réellement l’Europe sous la menace nucléaire? Il n’en reste pas moins que l’Europe fait profil bas face à Israël, ne condamnant jamais les exactions de l’Etat hébreu contre le peuple palestinien, comme les assassinats ciblés – condamnés par le droit international – de dirigeants de la résistance palestinienne; (assassinats qu’Israël revendique haut et fort); les massacre de Jenine en 2002 (l’ONU a plié devant l’intransigeance d’Israël qui a refusé à la mission Marti Ahtisaari d’entrer dans les territoires palestiniens occupés pour enquêter sur les crimes commis par l’armée israélienne à Jenine; les crimes contre Ghaza en décembre-janvier 2008-2009 que l’enquêteur de l’ONU, le professeur Goldstone, qui n’a pas été autorisé par Israël à entrer à Ghaza, avait assimilé dans son rapport à l’ONU à des crimes de guerre et susceptibles d’être assimilés à des crimes contre l’humanité; le blocus inhumain depuis cinq ans contre Ghaza, pour ne citer que les actions les plus meurtrières d’Israël contre les Palestiniens sans que cela ait suscité de la part de l’Europe le moindre cri d’orfraie que les Européens n’omettent jamais de lancer dès qu’il s’agit de dépassements ailleurs dans le monde contre les droits de l’homme. Aussi, au regard de la pusillanimité des Européens, tant sur le dossier palestinien que sur le nucléaire iranien (on ne comprend pas pourquoi l’Occident s’acharne sur l’Iran et se mobilise depuis une décennie contre le programme nucléaire iranien – il n’a toujours pas été établi que l’Iran élaborait effectivement un programme militaire «clandestin» – tout en observant en revanche le silence absolu sur le danger nucléaire israélien, celui-ci bien réel) on peut donc estimer qu’il y a du vrai – aussi ahurissant que cela puisse paraître – dans ce qu’avance le professeur Van-Creveld. Dans ses interviews à la chaîne de télévision et au journal israéliens, celui-ci indiquait que «d’ores et déjà, des têtes nucléaires israéliennes sont pointées vers Rome et d’autres capitales européennes pour rendre la menace crédible et le transfert des Palestiniens possible». De quelle menace parle-t-il et de quoi s’agit-il? Ecoutons-le, selon les propos rapportés par des médias qui prennent au sérieux ce que dit le professeur Van-Creveld. Il expliquait ainsi, qu’il est question du projet de «déplacement» (en fait de déportation) de la population palestinienne vers d’autres pays arabes. Nous y voilà! Au journal de Jérusalem Van-Creveld précise: «La déportation collective» (par Israël) était la seule stratégie efficace à appliquer aux Palestiniens. «Les Palestiniens doivent tous être expulsés. Les gens qui luttent dans ce but (Le Gouvernement israélien) attendent simplement la venue de «la bonne personne au bon moment». Il y a seulement deux ans, 7 ou 8% des Israéliens étaient d’avis que ce serait la meilleure solution, il y a deux mois c’était 33%, et maintenant, selon un sondage Gallup, le chiffre est de 44% pour». Ces déclarations c’était le 10 décembre 2011. Il y a moins d’un an!.

La déportation des Palestiniens en point de mire
C’est encore et toujours cet «espace vital» qui fait agir et réagir Israël qui n’a jamais renoncé à l’édification «d’Eretz Israël (Terre d’Israël) en boutant hors de la Palestine historique les Palestiniens et les Arabes israéliens. Projet porté par Ben Gourion, Golda Meir, Menahem Begin, Yitzhak Shamir, Ariel Sharon et bien entendu… Netanyahu. Les propos de Van-Creveld, qui datent donc de 2003, de mars 2010 et décembre 2011, acquièrent un sens sous cet éclairage. Au moment ou l’Occident et le Conseil de sécurité, sous la pression d’Israël, accentuaient les sanctions contre l’Iran, le professeur Van-Creveld recentrait le vrai débat: la déportation de la population palestinienne hors de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Ghaza en sus des Arabes israéliens. Il le dit sans ambages: il n’a jamais été question pour Israël d’accepter un Etat palestinien à ses côtés. La judaïsation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie occupées qui s’est accélérée ces deux dernières années – et cause principale de l’arrêt du processus de paix israélo-palestinien – participe de ce projet de vider la Palestine historique de tous les Arabes, y compris les Arabes israéliens, par la déportation massive de cette population. Il explique à la télévision israélienne que la poursuite sur une longue période de la guérilla palestinienne – il aurait pu ajouter et de la démographie palestinienne – dans 25 ans il y aura plus de Palestiniens que d’Israéliens en comptant les Palestiniens des territoires occupés et les Arabes israéliens – «aboutira inévitablement à l’effondrement de l’Etat d’Israël». Aussi, affirme Van-Creveld, à terme, Tel-Aviv «n’aura(it) d’autre choix que de ‘transférer » (admirez la métaphore) les Arabes israéliens et les Palestiniens ‘apatrides » (?, C’est le terme utilisé par Van-Creveld, Ndlr) hors de frontières sûres» (c’est-à-dire non seulement hors des frontières de 1948, mais aussi des territoires occupés depuis 1967). Cela justifie des négociations sans perspectives qu’Israël fait traîner en longueur, affirmant vouloir poursuivre les discussions avec les Palestiniens (en 20 ans, les pourparlers n’ont pas avancé d’un iota et sont toujours scotchés à leur point de départ, constamment repris à zéro. C’est un peu l’histoire de Pénélope avec ses prétendants dans Ulysse d’Homère) tout en faisant braquer l’attention du monde sur un danger chimérique: le nucléaire iranien. Israël oserait-il aller vers une guerre nucléaire avec toutes les conséquences néfastes que cela aura tant pour l’hémisphère Sud de la planète que pour Israël lui-même? On en doute, mais cela retient l’attention du monde pendant qu’Israël poursuit en catimini son plan d’accaparement des territoires palestiniens. En fait, une diversion qui permet à Israël de poursuivre la judaïsation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie occupées. De fait, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu était plutôt théâtral et ridicule avec son tableau et le dessin d’une bombe par lequel il postulait à démontrer la dangerosité du programme nucléaire iranien. Il est regrettable qu’au niveau de l’Assemblée générale de l’ONU personne n’eut le réflexe normal – au moment où l’ONU réfléchit à une dénucléarisation du Moyen-Orient qui nécessairement doit englober aussi Israël – de demander à Netanyahu d’expliquer un peu le programme nucléaire israélien et le fait que son pays n’adhère pas au TNP alors que l’Etat hébreu détiendrait des centaines de têtes nucléaires. Voilà le vrai et seul danger qui menace le monde.

Vraie-fausse bombe atomique iranienne
En sus du danger de la persistance du blocage du processus de paix israélo-palestinien. Israël qui a torpillé ces dernières années toutes les tentatives de trouver une issue pacifique au contentieux israélo-palestinien (c’est ce même Netanyahu qui gela en 1995 le processus d’Oslo qui devait aboutir à l’érection d’un Etat palestinien indépendant en 1998) tente de justifier la judaïsation accélérée des territoires palestiniens, parle encore de «paix». Pour faire oublier la Palestine, Israël avec la complicité des Etats-Unis, monte en épingle une prétendue menace que ferait peser l’Iran sur la paix et la sécurité du monde alors que les experts israéliens et américains eux-mêmes estiment que l’Iran ne dispose pas actuellement de la technologie et moyens nécessaires pour fabriquer une bombe atomique. Même si c’était le cas, à qui fera-t-on croire qu’une bombe atomique iranienne de faible puissance mettrait en danger la paix du monde? Ainsi, Israël aura le droit à la dissuasion, comme les Etats-Unis et la France (c’est Paris qui aida Israël à fabriquer sa première bombe atomique entre 1958 et 1963) mais pas l’Iran ou tout autre pays du champ qu’Israël avait décrété «vital» pour sa survie. Mais en ce focalisant sur cette vraie-fausse bombe atomique iranienne, Israël fait oublier autant le dossier palestinien que le fait que l’Etat hébreu outre de maîtriser la technologie nucléaire détient cette bombe atomique. Il est vrai qu’Israël a toujours joué dans le grandiloquent comme l’indique Martin Van-Creveld qui faisait sienne la devise du bourreau du peuple palestinien, le général Moshé Dayan, en la reprenant à son compte, affirmant: «Israël doit toujours apparaître comme un chien enragé, trop dangereux pour les autres.» Et c’est exactement l’image que le Premier ministre israélien a donné de lui jeudi dernier à l’Assemblée générale de l’ONU.*L’Expression-02.10.2012.

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Que faudrait-il de plus à la communauté internationale pour réagir contre Israël qui nargue et menace la planète tout entière? Réagir par des supplications comme l’a fait, hier, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon à partir de Ghaza où il était en visite, ne fait qu’encourager l’Etat hébreu dans son mépris des lois internationales. En déclarant: «J’ai dit clairement et de manière répétée aux dirigeants israéliens que leur politique de bouclage n’est pas tenable et qu’elle est mauvaise», Ban Ki-moon avoue en réalité toute son incapacité à peser sur le cours des événements. Il n’y a malheureusement pas que le SG de l’ONU à être dans cette position. En annonçant, le 10 mars dernier, le lancement de nouvelles colonies juives dans la partie arabe de Jérusalem le jour même où le vice-président américain Joe Biden commençait sa visite en Cisjordanie, Tel-Aviv a donné aux Etats-Unis «une claque entendue dans le monde entier». Et c’est le quotidien israélien Haaretz qui l’écrit comme pour porter le bruit encore plus loin, pour ceux qui ne l’auraient pas entendu. Un jour avant l’aveu de Ban Ki-moon, samedi dernier donc, c’est le Quartette (Russie, Etats-Unis, Union européenne et ONU) qui, à l’issue d’une réunion tenue à Moscou, a lancé cette énormité: «Nous condamnons la décision d’Israël de poursuivre la planification de constructions à Jérusalem-Est.» Enormité d’une condamnation sans sanction. Enormité aussi que de se ridiculiser ainsi sachant pertinemment qu’Israël n’en fera pas cas. D’ailleurs, les dirigeants israéliens l’ont aussitôt fait savoir. Où va le monde dans un tel rapport de force? Israël semble avoir en main tous les leviers pour décider du sort des pays formant la communauté internationale. Aux Etats-Unis, c’est l’Aipac (lobby juif) qui fait la pluie et le beau temps. En Europe, c’est plus dispatché (ONG, mouvement associatif pipé, partis politiques, toutes tendances confondues, noyautés, médias aux ordres, Crif, etc.).
Ceci dit et si la communauté internationale, dans un sursaut d’honneur, voudrait se faire entendre par Israël, ce n’est certainement pas en focalisant sur les colonies de Jérusalem-Est. C’est le piège à éviter. C’est une diversion voulue par Netanyahu et son équipe. Le conflit au Moyen-Orient est autrement plus grave. Israël ne veut pas de l’existence d’un Etat palestinien. Israël veut être reconnu en tant qu’Etat juif (religieux). Ensuite, mettre totalement sous son contrôle Jérusalem et réduire ainsi le rôle des chrétiens et des musulmans dont c’est aussi la Ville sainte. Dans ses projets insensés, Israël n’épargnera rien ni personne. Après avoir orchestré la diabolisation de l’Islam, c’est maintenant le christianisme qui est en ligne de mire avec comme point de départ la pédophilie. L’autre méthode est de créer en sous-main des conflits entre chrétiens et musulmans. Comme au Darfour. Comme au Nigeria. Dans le même temps, les peuples à nombre réduit sont portés aux cimes comme les Tibétains. Comme les Arméniens. Les stratèges du Quartette n’ignorent rien de tout cela. Sauf qu’ils temporisent trop. Israël ne demande que cela, lui qui s’efforce par tous les moyens de gagner du temps précisément. Par la diversion. Par les faux problèmes. Le Quartette sait que c’est la paix dans le monde qui est en jeu. Pas seulement en Palestine. Pas seulement à Jérusalem-Est. Pas seulement au Vatican.(L’Expression-22.03.2010.)

**Israël déploie des têtes nucléaires sur des sous-marins fournis par l’Allemagne

Israël est en train d’équiper des sous-marins fournis par l’Allemagne avec des missiles de croisière à têtes nucléaires, affirme l’hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître lundi.

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D’après le magazine, Berlin a toujours nié que ces sous-marins puissent faire partie de l’arsenal nucléaire israélien.

Mais selon Der Spiegel, d’anciens hauts responsables du ministère de la défense allemand lui ont assuré que le gouvernement avait en fait toujours pensé qu’Israël équipait de munitions atomiques les submersibles d’attaque de classe Dolphin.

« Je confirme que nous avons des sous-marins allemands, ce n’est pas un secret« , a déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor à l’AFP.

« Pour le reste je ne suis pas tenu de me prononcer sur leurs capacités« , a-t-il ajouté.

Israël, qui n’a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire (TNP), n’a jamais confirmé ni démenti ses capacités nucléaires, une politique officiellement qualifiée d’ »ambiguïté délibérée« .

L’Etat hébreu est cependant largement considéré comme la seule puissance nucléaire de la région.

L’annonce que les sous-marins vendus à Israël étaient dotés de munitions atomiques a donné lieu à une réaction de l’opposition social-démocrate (SPD) qui a demandé des explications au gouvernement d’Angela Merkel.

« Le gouvernement fédéral doit fournir des renseignements pour que l’on sache si les sous-marins livrés par l’Allemagne peuvent être équipés de systèmes potentiellement porteurs d’ogives nucléaires« , a déclaré à l’hebdomadaire Rolf Mützenich, porte-parole sur les questions de politique extérieure du groupe parlementaire du SPD.

« Jusqu’à présent, ces livraisons avaient été entre autres justifiées par le fait que ces sous-marins faisaient partie d’un arsenal de dissuasion conventionnel« , a-t-il fait remarquer.

« La livraison (des sous-marins, ndlr) s’est faite sans armement« , a répondu au Spiegel le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, ajoutant: « le gouvernement fédéral ne participe pas aux spéculations sur son armement ultérieur« .

L’Allemagne a déjà livré trois de ces sous-marins à Israël, et trois autres doivent être livrés d’ici à 2017.

Israël étudie par ailleurs la possibilité d’en commander trois de plus, selon Der Spiegel.

« Les Allemands peuvent être fiers d’avoir garanti l’existence de l’Etat d’Israël pour les années à venir« , a déclaré à propos de ce contrat le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, cité par le journal.

Selon Der Spiegel, Berlin espérait notamment en échange de ces contrats voir des concessions israéliennes sur les colonies dans les territoires occupés palestiniens.*AFP+L’Express-03.06.2012.

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**Israël veut torpiller tout accord entre le 5+1 et Téhéran sur le contentieux nucléaire

«Furieux» était, vendredi dernier, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à l’annonce de l’imminence d’un accord entre le 5+1 et Téhéran. Ainsi, au moment où le monde entier se démène pour trouver une solution pacifique au contentieux du nucléaire iranien, il y a au moins un pays qui fait des pieds et des mains pour contrer ces efforts, incitant en revanche à recourir à la force contre l’Iran. Une attitude qui détonne dans un monde déjà marqué par trop de conflits pour en susciter d’autres de manière aussi contrefaite. Et la «menace existentielle» sur Israël n’explique pas tout. En effet, les réactions d’Israël sont autant abusives que stériles qui réduisent la paix et la sécurité de la planète à la seule sûreté de l’Etat hébreu. Depuis jeudi dernier, l’Iran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne) tentent d’aplanir les derniers obstacles pour parvenir à un accord entre les deux parties. Le monde a accueilli avec satisfaction cette avancée, sauf Israël. Ainsi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a-t-il mis en garde vendredi dernier contre un accord avec l’Iran, affirmant qu’il fera le «nécessaire» pour contrecarrer ce dessein. Netanyahu a donc affirmé vendredi qu’«Israël n’est pas tenu par cet accord et fera tout le nécessaire pour se défendre et défendre la sécurité de son peuple», lors d’un tête-à-tête avec le chef de la diplomatie américaine, John Kerry. Déjà, mercredi dernier, quand les choses ont commencé à bouger du côté de Genève, le chef du gouvernement israélien avait mis en garde les négociateurs occidentaux répétant qu’Israël «se réserve toujours le droit de se défendre lui-même, par ses propres moyens». En fait, Israël, seul pays du Moyen-Orient et du Golfe persique à disposer d’un arsenal nucléaire – estimé par les experts occidentaux entre 180 à 300 ogives atomiques – applique la doctrine Begin (ancien Premier ministre) selon laquelle «Israël ne s’accommoderait jamais d’une puissance nucléaire à ses côtés». Cette doctrine belliciste est associée à la devise du bourreau du peuple palestinien, le général Moshé Dayan, selon laquelle «Israël doit toujours apparaître comme un chien enragé, trop dangereux pour les autres». Ce que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est efforcé de faire valoir dans une ridicule et théâtrale mise en scène, en octobre 2012 devant l’Assemblée générale de l’ONU, exigeant quasiment de la communauté des Nations de mettre au ban de la société internationale l’Iran et de lui signifier une «ligne rouge». La menace iranienne est-elle réelle? Les faits parlent d’eux-mêmes: l’Iran n’a jamais attaqué aucun pays voisin, n’en a menacé aucun et ne passe pas son temps à exhiber «sa force».
En revanche, Israël a, à son actif, quatre guerres contre les Arabes, a fait de l’assassinat ciblé l’épine dorsale de sa politique de défense – Yasser Arafat semblerait avoir été l’une des victimes de ces assassinats ciblés – et considère que le monde arabo-musulman (de l’Atlantique au Pakistan) constitue son «ère de sécurité». En fait, du point de vue d’Israël, tous les pays de cette vaste région arabo-musulmane doivent être désarmés et démilitarisés, Cela revient à ne reconnaître aucun droit à près d’un milliard d’êtres humains face au minuscule Etat juif. De fait, Israël qui a détruit une centrale nucléaire en Irak en 1981 et agressé la Syrie en 2007 est de même prêt à frapper l’Iran quitte à commettre un génocide juste pour assouvir une vengeance ou prévenir une menace chimérique qui n’est brandie par l’Etat hébreu que pour légitimer l’arbitraire En réalité, il faut admette qu’Israël – dont le comportement est à tout le moins spécieux et inconcevable – a besoin de conflits, de sang et de guerres pour exister. Israël qui est surarmé et détient la plus puissante armée conventionnelle de la région, ne veut pas d’un voisinage doté de moyens de défense. Mais Israël semble être allé très, très loin dans son concept de «menace existentielle» pour sa survie, si l’on excipe du fait qu’outre les capitales arabes sur lesquelles seraient pointées des têtes nucléaires, cela serait également le cas – aussi surprenant que cela puisse paraître – sur certaines capitales européennes.
Des armes nucléaires israéliennes pointées sur l’Europe? Israël, en fait, ne recule devant aucun forfait et serait ainsi prêt à provoquer une nouvelle Shoah. Cela explique la fureur du Premier ministre israélien face aux perspectives de paix avec l’Iran.*L’Expression-10.11.2013

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*EXPANSION ISRAÉLIENNE À EL QODS- EST

  Annexion et fin de toute illusion de paixEn septembre 1996, Benyamin Nétanyahou avait annoncé l’ouverture du tunnel du Mur des lamentations, sous le quartier musulman de la Vieille-Ville d’ El Qods, arguant que visiter le lieu en question permettrait aux juifs d’Israël de «toucher aux “fondements de leur existence». Il s’en est suivi des affrontements qui ont fait plus de 70 Palestiniens tués. Cette semaine, les juifs ultra orthodoxes annonçaient la mise en place de la synagogue de la «Hourva» comme le lancement réel de la construction du troisième temple à la place et sur les ruines de la mosquée d’Al Aqsa. Des groupes juifs extrémistes ont distribué des tracts dans la ville d’El Qods, appelant les Palestiniens à quitter la Palestine, qui, selon eux, est la propriété du peuple juif seulement. D’autres tracts parlaient de l’imminence de la construction du troisième temple.

Par ailleurs, en visite dans les territoires occupés, le secrétaire général de l’ONU a appelé Israël à trouver un accord de paix d’ici deux ans. Ban Ki-moon a tenu à souligner que le Quartette a adressé un «message clair et fort» en faveur de la création d’un État palestinien et a renouvelé sa condamnation de la colonisation israélienne : «Nous condamnons fermement, dira Ban Kimoon, au nom du Quartette, les récentes mesures israéliennes en vue d’établir 1 600 unités de logements dans une colonie» à El Qods -Est annexée.» Autre fait majeur, pour marquer son leadership régional, le gouvernement Netanyahu a annoncé, lors de la visite du vice-président Biden, son intention de poursuivre l’annexion de facto d’El Qods -Est en y construisant 1 600 nouveaux logements réservés à des juifs. Le 9 mars, la visite à El Qods de Joe Biden, vice-président des États-Unis, s’est déroulée dans des conditions invraisemblables. Dans la soirée, en compagnie de son épouse, il se rend en voiture à la résidence de Netanyahou, où le Premier ministre les attend pour dîner. C’est alors qu’il apprend, par téléphone, que le gouvernement israélien a autorisé la construction de 1 600 nouveaux logements à El-Quods-Est, cette partie de la ville qui doit en principe devenir la Capitale du futur État palestinien. Estimant être pris ainsi en traître, Joe Biden donne aussitôt l’ordre à son chauffeur de faire demi-tour. C’est finalement avec une heure et demie de retard qu’arrivera le couple Biden. Le vice-président US est furieux. Ami indéfectible d’Israël -il a toujours favorisé les votes des crédits militaires destinés à cet allié des États-Unis-, il n’admet pas un tel traitement. Netanyahou tentera, bien sûr, de le convaincre qu’il a été mis devant le fait accompli par son ministre de l’Intérieur, président du parti ultra orthodoxe Shass et partisan de la colonisation à outrance. Le lendemain, le 10 Mars, Joe Biden rencontrait à Ramallah, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas à qui il dira : « Je suis le premier vice-président des États-Unis à critiquer le comportement d’Israël.» En réaction à l’annonce faite par Tel-Aviv,Washington a répondu à l’affront en formulant trois exigences. Dans une lettre signée par la secrétaire d’État Clinton, l’administration Obama aurait demandé 1- l’annulation de la décision de construire ces nouveaux logements; 2- un geste de bonne volonté envers les Palestiniens, tel que la libération de prisonniers; 3- enfin, une déclaration d’engagement à aborder les problèmes de fond avec le négociateur George Mitchell. La réponse ne c’est pas faite attendre, le lundi 15 mars, Netanyahu annonçait que: « La construction continuera à Jérusalem, comme cela a été le cas depuis quarante-deux ans » avant d’ajouter, qu’il en sera bientôt de même dans les colonies de Cisjordanie. Pour Washington et tout les autres ce sera à prendre ou… à laisser .

OPÉRATION FORCING À WASHINGTON SIGNÉE AIPAC
Le lobby pro-israélien aux États-Unis, l’AIPAC a, lui, réagi sans ambages, aux déclarations de la secrétaire d’État, en mettant pour commencer les pressions nécessaires sur l’administration Obama. Le représentant Eric Cantor, chef du groupe parlementaire républicain à la Chambre, et la sénatrice Kirsten Gillibrand, successeur d’Hillary Clinton à New York, ont harcelé au téléphone le secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emmanuel. Les représentants Mark Kirk (Républicain) et Chris Carney (Démocrate) ont, quant à eux, fait le siège de la secrétaire d’État Clinton. Celle-ci devra s’expliquer aujourd’hui, 22 mars, devant le Congrès de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). De cette grossière valse diplomatique, hautement mensongère par ailleurs, l’ on retiendra ceci : au final le vice-président Américain a tenu à ponctuer sa visite par cette déclaration faite à Tel-Aviv ‘Le jour de L’insulte’ : «La pierre angulaire de notre relation (entre les États-Unis et Israël) est notre engagement absolu, total et sans réserve en faveur de la sécurité d’Israël », a déclaré le vice-président américain « Des progrès ont lieu au Moyen-Orient lorsque chacun sait bien qu’il n’y a pas la moindre distance entre les États-Unis et Israël. Et il n’y a aucune distance entre les États-Unis et Israël quand il s’agit de la sécurité d’Israël (…). Le président Obama et moi sommes persuadés que la meilleure garantie à long terme pour la sécurité d’Israël est une paix globale au Moyen-Orient », a souligné Joe Biden . Ses hôtes israéliens l’ont toutefois mis en garde contre tout excès d’optimisme. «Même à Hollywood, le happy end n’arrive pas avant la fin », a plaisanté, non sans un soupçon de vérité Shimon Pères. Cependant la question qui se pose avec persistance est la suivante : Que peut Barack Obama face aux sons «des sirènes de Goliath» ? René Naba(*) répond à cette question dans un article «Iran Israël : Les enjeux sous-jacents de la confrontation », de la façon suivante «Le refus du Sénat américain de libérer l’espion américain pro-israélien Jonathan Pollard, officier de renseignement de la marine américaine au Naval Anti-Terrorist Alert Center, Jonathan Pollard est arrêté pour espionnage au profit d’Israël, le 19 juin 2009, suivi du démantèlement un mois plus tard, le 23 juillet, d’un vaste réseau de corruption ayant des ramifications jusqu’en Israël, mettant en cause une quarantaine d’élus dont cinq rabbins soupçonnés de blanchiment d’argent et de trafic d’organes, se superposant au scandale Madoff, une faillite frauduleuse de l’ordre de 65 milliards de dollars, à l’affaire Larry Franklin, un analyste de haut rang du Pentagone suspecté d’espionnage au profit d’Israël, à la naissance enfin d’un nouveau lobby juif américain de gauche J-Street, ont donné à penser que l’AIPAC (American Israël Public Affairs Committee), le principal lobby juif américain, mettrait en sourdine son outrecuidance habituelle dans son opposition à la politique de rééquilibrage du Président Obama ».

LA COLONISATION CONTINUERA À EL QODS
Le 23 janvier 2008, la mairie d’ El Qods annonçait la construction de près de 2 500 logements de colonisation à l’Est de la Veille-Ville. Quelques mois plus tard, le 25 mars 2009 le Premier ministre Benjamin Netanyahu faisait état d’un moratoire partiel de dix mois de la colonisation juive en Cisjordanie occupée. Le 27 décembre, l’appel d’offres pour la construction de près de 700 logements à El Qods est lancé, le 15 mars 2010 le même Netanyahu affirmait que : «la construction continuera à El Qods», y compris dans le secteur à majorité arabe annexé. En mars 2009 la radio de l’armée sioniste faisait état d’un accord secret, conclu lors de la campagne électorale, entre le Premier ministre israélien pressenti Benjamin Netanyahu et le parti d’extrême droite nationaliste Israël Beiteinou prévoyant l’extension d’une colonie dans un secteur de la Cisjordanie. Selon la radio, il s’agit d’un accord verbal qui, pour ne pas irriter Washington, n’a pas été formellement inclu dans les accords de coalition gouvernementale paraphés par le Likoud (droite) de Netanyahu et le parti d’Avigdor Lieberman. De même source, cet accord secret prévoyait la construction de 3 000 unités, en majorité des logements, mais aussi bureaux et hôtels, dans une zone dite « secteur E1 »qui relierait la colonie de Maalé Adoumim (33 000 habitants) à El Qods-Est, annexée par Israël après son occupation en juin 1967. Aussi bien le Likoud que le parti Israël Beiteinou se sont refusés à tout commentaire. Mais le maire de Maalé Adoumim, Benny Kashriel, a indiqué à la radio avoir reçu l’assurance de la part de Lieberman « que son parti ferait le nécessaire pour que les logements soient construits ». Le projet en question, aujourd’hui mis en application, coupe pratiquement en deux la Cisjordanie, rendant problématique la constitution d’un État palestinien indépendant.

«JUIFS ET ARABES DEVRAIENT S’ABSTENIR DE COHABITER»
Selon un rapport de l’organisation de gauche israélienne «La Paix maintenant », publié le 29 janvier 2009 par le quotidien Français «Le Monde», les constructions dans les colonies ont augmenté de 57 % au cours de l’année 2008. 61 % de ces nouvelles structures ont été édifiées dans le périmètre de «la barrière de sécurité» et 39 % à l’extérieur de celle-ci, c’est-à-dire en Cisjordanie. Le nombre total de colons est passé de 270 000 en 2007 à 285 000 en 2008 sans tenir compte des implantations à la périphérie de la Veille-Ville qui totalisent une population de près de 200 000 habitants. Rien qu’en 2006, les Israéliens ont déraciné 13 572 896 arabes, détruit 787 silos, 788 fermes avec leurs animaux (14 829 chèvres et moutons, 12 151 vaches, 16 549 ruches d’abeilles), détruisant 425 puits et 207 maisons. En avril 2001, une commission internationale présidée par Georges Mitchell avait recommandé le gel de la colonisation, un appel d’une récurrence linéaire et lassante. En juillet 2009 le ministre israélien de l’Habitat, Ariel Attias, affirmait devant l’Association des juristes israéliens que : «Juifs et Arabes devraient s’abstenir de cohabiter», lui emboîtant le pas, en matière de déclaration raciste, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré que la campagne internationale en faveur d’un arrêt de la colonisation était excessive excluant d’«étouffer» les enclaves juives de Cisjordanie. Les déclarations sionistes ne sont en réalité qu’un pied de nez aux quatorze ministres des Affaires étrangères du Comité de suivi de la Ligue arabe, qui ont donné , il y’ a de cela moins de quinze jours à la veille de la visite de Biden en Israël ,au Caire leur appui aux «négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens » proposées par l’émissaire américain George Mitchell , lors de sa dernière tournée au Proche- Orient, fin janvier pour rétablir un « climat de confiance » entre les deux parties.(Le Courrier d’Algérie-22.03.2010.) Par Meriem Abdou 

(*)René Naba : Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du directeur général de RMC/Moyen- Orient, chargé de l’information, est l’auteur notamment des ouvrages suivants : -« Liban: chroniques d’un pays en sursis» (Éditions du Cygne); «Aux origines de la tragédie arabe»- Éditions Bachari 2006.; «Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français»- Harmattan 2002. «Rafik Hariri, un homme d’affaires, Premier ministre» (Harmattan 2000); «Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen » (Harmattan 1998); «De notre envoyé spécial, un correspondant sur le théâtre du monde», Éditions l’Harmattan Mai 2009.

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***NETANYAHU FERME TOUTE POSSIBILITÉ DE REPRISE DU DIALOGUE

«Israël répond à la diplomatie par la violence»

c’est ce qu’ont déclaré les Palestiniens réagissant aux dernières déclarations du Premier ministre israélien sur Jérusalem-Est occupée.

La présidence de l’Autorité palestinienne a accusé hier Israël de répondre aux efforts diplomatiques par l’assassinat de Palestiniens, et d’entraver la reprise du dialogue par sa politique de colonisation à Jérusalem-Est occupée.
«L’escalade israélienne et l’assassinat quotidien de Palestiniens sont le message de l’actuel gouvernement israélien aux Arabes et aux efforts américains», a affirmé le porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou Roudeina, après la mort de quatre Palestiniens près de Naplouse (Cisjordanie) en 24 heures. M.Abou Roudeina a ajouté que les déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur la politique de colonisation de son gouvernement à Jérusalem «n’aident pas à la reprise des négociations». Au cours de la réunion hebdomadaire de son cabinet, M.Netanyahu a réitéré son refus de tout gel de la colonisation à Jérusalem-Est occupée en affirmant que la politique de construction de son gouvernement dans la Ville sainte était «la même qu’à Tel-Aviv».
Dans une déclaration faite hier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a encore donné un tour de vis en fermant davantage toute possibilité de reprise du dialogue avec les Palestiniens, en confirmant la politique israélienne de colonisation à Jérusalem-Est occupée. Il serait prêt en revanche, selon les médias israéliens, à des «gestes» de «bonne volonté» envers les Palestiniens à la demande expresse de Washington, souligne-t-il cependant.
Le Premier ministre israélien devait, par ailleurs, s’entretenir dans l’après-midi d’hier avec l’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell, avant son départ pour Washington où il participera aujourd’hui au Congrès annuel de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le principal lobby juif américain.
«La politique de construction à Jérusalem-Est est la même que celle qui prévaut à Tel-Aviv», a affirmé M.Netanyahu avant la séance hebdomadaire du cabinet, réitérant ainsi son refus de tout gel de la colonisation dans la Ville sainte.
«Nous continuerons de construire à Jérusalem-Est, comme nous l’avons fait depuis 42 ans», a-t-il insisté. Israël considère l’ensemble de la ville comme sa capitale «indivisible et éternelle», tandis que les Palestiniens veulent établir la capitale de leur futur Etat à Jérusalem-Est occupée en 1967.
La communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion par Israël du secteur oriental de la Ville sainte. Netanyahu a par ailleurs indiqué avoir clarifié ses positions dans un texte transmis à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui lui avait demandé des explications sur un projet immobilier controversé dans un quartier arabe ouvert à la colonisation juive à Jérusalem-Est occupée.(L’Expression-22.03.2010.)

**Colonisation juive dans les terres palestiniennes : L’escalade israélienne continue

« Le blocus israélien contre la bande de Ghaza cause des souffrances humaines inacceptables », a affirmé Ban Ki-moon.

L’Autorité palestinienne a dénoncé hier l’escalade israélienne dans les territoires occupés, notamment à El Qods-Est, en soulignant que ces agissements entravent la relance du processus de paix. Le porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou Roudeina a déclaré que « l’escalade israélienne et l’assassinat quotidien de Palestiniens sont le message de l’actuel gouvernement israélien aux Arabes et aux efforts américains ». Le responsable palestinien a souligné, en outre, que la poursuite de la colonisation israélienne à El Qods « n’aide pas à la reprise des négociations » israélo-palestiniennes. Abou Roudeina a tenu ces propos en réaction aux derniers événements survenus dans la région, notamment la mort de quatre Palestiniens tués ces dernières 24 heures par des soldats de l’armée israélienne, ainsi que les déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, refusant tout gel de la colonisation.

Benjamin Netanyahu avait affirmé plus tôt que la politique de colonisation se poursuivra à El Qods, notamment dans la partie orientale de la ville sainte occupée en 1967. Le gouvernement de Netanyahu avait annoncé dernièrement un projet de construction de 1600 nouvelles colonies dans la ville d’El Qods, ce qui a suscité la colère des Palestiniens et de fermes condamnations internationales, surtout de la part des Etats-Unis. Le processus de paix au Proche-Orient est dans l’impasse depuis fin 2008 en raison particulièrement de la poursuite de la colonisation et des exactions israéliennes dans les territoires occupés. Pour toute reprise des négociations de paix, les Palestiniens exigent un arrêt total de la colonisation juive dans les terres palestiniennes.

Au cours de sa réunion vendredi à Moscou, le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Russie, Union européenne) a appelé à un gel de la colonisation israélienne et a réclamé un calendrier pour parvenir à un accord de paix dans les 24 mois. Pour sa part le chef de l’ONU, Ban Ki-moon, a dénoncé hier « les souffrances humaines inacceptables » causées par le blocus israélien contre la bande de Ghaza, alors que les Etats-Unis tentent de relancer le processus de paix interrompu depuis 2008 à cause de la poursuite de la politique de colonisation israélienne dans les territoires occupés. « Le blocus israélien contre la bande de Ghaza cause des souffrances humaines inacceptables », a affirmé Ban Ki-moon, lors d’une visite dans l’enclave palestinienne où vivent plus de (1,5 million d’habitants, dont 85% dépendent de l’aide internationale), sous embargo israélien depuis juin 2007.

Il a affirmé que « la politique de blocage n’est pas tenable et qu’elle est mauvaise », estimant qu’elle « inflige des souffrances humaines inacceptables à la population de Ghaza ». Avant de se rendre dans le territoire palestinien, Ban Ki-moon avait souligné que le but de sa visite est d’exprimer sa « solidarité » avec le sort du peuple palestinien et pour « souligner la nécessité de mettre fin au blocus » israélien. La visite de Ban Ki-moon dans la région qui coïncide avec la nouvelle tournée de l’émissaire spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, survient dans un climat de « crise diplomatique » entre les Etats-Unis et Israël, provoquée par la poursuite des agressions israéliennes dans les territoires occupés et la colonisation juive à El Qods-Est.(El Watan-22.03.2010.)

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VIOLATION DES CONVENTIONS DE GENÈVE

  Témoignages sur les dépassements de Tel-Aviv

Entre 2000 et le début de la guerre éclair israélienne «Plomb Durci» contre Ghaza en décembre 2008, l’armée israélienne équipée d’armes les plus modernes a tué 4 790 civils palestiniens dont 952 étaient des enfants. D’octobre 2000 à mars 2004, plus de 2 800 victimes palestiniennes et 25 600 blessures ont été infligées par les forces d’occupation.

Depuis 1967 Israël a démoli, au total, 24 145 maisons dans les territoires occupés, dont 4 247 (chiffre de l’ONU) pendant l’Opération «Plomb Durci». Il y a dix ans, environ 350 étudiants de Ghaza faisaient leurs études à Birzeit, mais aujourd’hui, il n’y en a pratiquement aucun et le régime raciste empêche les étudiants de Ghaza d’aller dans les huit universités palestiniennes de Cisjordanie. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon était hier dans la Bande de Ghaza, où 1,5 million de Palestiniens subissent, depuis près de trois ans, le blocus imposé par l’État occupant.

Jean-Jules Docquir, responsable de la Coordination ITOP (Israël et territoires occupés palestiniens) revient sur cet aspect de l’occupation Israélienne dans le point de vue suivant qu’il accorde au Courrier d’Algérie

« La communauté internationale semble amorphe; il y a peut-être enfin un frémissement dans la politique de l’Union européenne; adoption du rapport Goldstone, une fermeté qui apparaît dans les déclarations sur le Moyen-Orient de Cathy Ashton, Haute représentante de l’Union, néanmoins l’on assiste à une tendance croissante de certains gouvernements à empêcher les reporters à accéder aux zones de conflit. Lors de trois conflits récents – dans la Bande de Ghaza, au Sri Lanka et dans la région de la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan–les gouvernements israélien, sri lankais et pakistanais ont pris des mesures afin de barrer la route aux journalistes. Mme De Keyzer eurodéputée belge au Parlement européen remarque que les différences de position des parlementaires européens est moins en fonction de leur appartenance à une famille politique que du fait qu’ils aient eu l’occasion d’aller sur place et de se rendre compte du quotidien des populations. Enfin je dirai qu’Israël, en tant que puissance occupante, est en violation des Conventions de Genève, empêche les Ghazaouis de jouir des droits humains fondamentaux, notamment le droit à la santé.»

«La détention de mon fils est politique» Mille cent soixante quinze (1 175) étudiants dont 330 âgés de moins de 18 ans, croupissent dans les prisons israéliennes. Près de 763 barrages militaires quadrillent les territoires palestiniens occupés. Depuis la Nakba (la guerre de 1967) et l’occupation des territoires palestiniens, 42% des hommes palestiniens ont été au moins une fois interpellé. Plus de deux cents mosquées ont été profanées et détruites, remplacées par des bars et des boites de nuit. Selon les derniers chiffres compilés par DCIPalestine, à partir de sources comprenant celle du Service-Pénitentiaire Israélien (Israeli Prison Service – IPS) et des centres de détention temporaire de l’armée israélienne, le nombre d’enfants palestiniens détenus dans les prisons israéliennes était, à la fin du mois de novembre 2009, de 306. Denise Hamouri, la mère de Salah Hamouri, jeune Franco Palestinien condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien nous relate le quotidien de son fils emprisonné et maintenu en détention pour des raisons dira-t-elle politiques. Salah Hamouri détenu sans procès depuis 2005, accusé par l’occupant, sans l’ombre d’une preuve, d’avoir eu l’intention de mener une action contre un Rabbin d’extrême droite :

«Samedi 13 mars, Salah a entamé sa 6e année de détention… Je l’ai vu il y a un peu plus d’une semaine. Il a le moral malgré des conditions de détention difficiles, le mouvement de soutien en sa faveur l’aide beaucoup, il reçoit des lettres, des messages de soutien et cela lui fait beaucoup de bien. Le cas de Salah est, paraît-il, évoqué à chaque visite officielle mais sans résultat puisqu’ il est toujours en prison. Sa libération n’a jamais été réellement demandée, ni par Bernard Kouchner ou par Nicolas Sarkozy, cependant en juillet 2009 le président français a adressé une demande de clémence qui a été refusée sèchement par Netanyahu, sous prétexte que Salah est un individu dangereux pour la sécurité de l’État d’Israël. La détention de mon fils est politique, aussi je constate qu’il ne pourra être acquitté que par une décision politique. Nous avions demandé que la France appuie sa demande de libération anticipée en août 2009, mais en vain. De plus, Salah étant prisonnier de El Qods-Est, les gestes (politiques) faits pour des libérations de prisonniers ne le concernent pas hélas, encore une fois…»  (Le Courrier d’Algérie-22.03.2010.)

 

 

 

4 réponses à “Israël défie le monde”

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