• Accueil
  • > choisis pour vous..Toi et Moi

choisis pour vous..Toi et Moi

reflets2.gif

toietmoi.gif

Heureux le moment où nous sommes assis, toi et moi..

Différents  de forme et de visage, 

Mais n’ayant qu’une seule àme, toi et moi…

Les couleurs du bosquet et les chants des oiseaux

Nous confèreront  l’immortalité. 

Au moment où nous entrerons dans le jardin, toi et moi..

Les étoiles du ciel viendront nous regarder;

Nous leur montrerons la lune et sa lumière, toi et moi.

Toi et moi, libérés de nous-mèmes, serons unis dans l’extase,

Joyeux et sans vaines paroles, toi et moi…

*poéme de: Jalal-Eddine-Erroumi ( 1204-1273)..l’un des plus grands mystiques du soufisme médévial.     

********************************

choisis pour vous..Toi et Moi 220px-15c_green_mosque

 Djalâl ad-Dîn Rûmî ….(Balkh, 30 septembre1207Konya, 17 décembre1273) est un mystique musulman persan qui a profondément influencé le soufisme. Il existe une demi-douzaine de transcriptions du prénom Djalal-el-dine, « majesté de la religion » (de djalal, majesté, et dine, religion, mémoire, culte). Il reçut très tôt le surnom de Hüdavendigar, ou mawlânâ Hüdavendigar ou mevlânâ, qui signifie « notre maître ». Son nom est intimement lié à l’ordre des « derviches tourneurs » ou mevlevis, une des principales confréries soufies de l’islam, qu’il fonda dans la ville de Konya en Turquie.La plupart de ses écrits lui ont été inspirés par son meilleur ami, Shams ed Dîn Tabrîzî, dont le nom peut être traduit par « soleil de la religion « 

Il était originaire de cité de Balkh dans le nord de l’Afghanistan actuel.

Rûmî a est l’origine des fables dans son principal ouvrage le « Masnavî » (« Mathnawî », « Mesnevi »), que La Fontaine reprendra et retraduira partiellement en français. Les Turcs et les Iraniens d’aujourd’hui continuent d’aimer ses poèmes. Reconnu de son vivant comme un saint, Rûmî avait des prises de position assez novatrices par rapport au pouvoir politique et au dogme musulman…

L’UNESCO a proclamé l’année 2007 année en son honneur pour célébrer le huitième centenaire de sa naissance. …. ( Wikipédia)

******************

** sens du mot soufi  -Une première hypothèse est que soufisme viendrait de l’arabe safa ou safw (صفا [ṣafā] « clarté ; limpidité »), qui signifie « pureté cristalline »….Les musulmans soufis sont des personnes qui recherchent l’intériorisation, l’amour de Dieu, la contemplation, la sagesse. Il s’agit d’une organisation initiatique et ésotérique…. les soufis combattent au nom de l’islam le vice sous toutes ses formes, montrant justement par là leur aspiration à l’application pleine et entière des lois islamiques : lutte contre les boissons alcoolisées – vin surtout –, le haschisch, la prostitution… Leurs luttes se sont souvent tournées contre ceux qui menacent de dévoyer la spiritualité des croyants, y compris des émirs licencieux…Le soufisme a pour objectif la recherche de l’agrément de Dieu, la promotion du tawhîd – « science de l’unicité de Dieu ». Il combine la charia, la loi islamique, et la al-haqîqa, la vérité. L’adhésion au Coran y est un nécessaire préalable à la compréhension du monde. Les rites sont inutiles s’ils ne sont pas accomplis avec sincérité. Pour certains vulgaristes, le soufisme prône l’existence d’une connaissance cachée (ilm al bâtin) et un idéal de non-attachement aux choses de ce monde et de combat intérieur contre le vice…Du point de vue des idées, le soufisme est un courant ésotérique et initiatique, qui professe une doctrine affirmant que toute réalité comporte un aspect extérieur apparent (exotérique ou zahir) et un aspect intérieur caché (ésotérique ou batin). Il se caractérise par la recherche d’un état spirituel qui permet d’accéder à cette connaissance cachée…

**********************

 220px-JALAL_AL%E2%80%93DIN_MUHAMMAD_RUMI_MATHNAVI-I_MA%E2%80%99NAVI1

*Citations de Rûmî

  • Je viens de cette âme

    qui est à l’origine de toutes les âmes

je suis de cette ville
qui est la ville de ceux qui sont sans ville
Le chemin de cette ville n’a pas de fin
Va, perds tout ce que tu as,
c’est cela qui est le tout.
  • « La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé.
  • Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s’y trouve »

 

  • Les conseils de Mevlana :

1. Sois comme l’eau courante pour la générosité et l’assistance.

2. Sois comme le soleil pour l’affection et la miséricorde.

3. Sois comme la nuit pour la couverture des défauts d’autrui.

4. Sois comme la mort pour la colère et la nervosité.

5. Sois comme la terre pour la modestie et l’humilité.

6. Sois comme la mer pour la tolérance.

7. Ou bien parais tel que tu es ou bien sois tel que tu parais.

***************************

 *Paroles de Djalâl ad-Dîn Rûmî

«L’homme est comme un arc dans la main d’Allah…» «Quel bonheur de se sentir l’arc bandé sous la main de Dieu!»>«Ma vie tient en trois mots: j’étais cru, j’ai été cuit, je suis brûlé.»«J’étais neige, tu me fondis. Le sol me but. Brume d’esprit, je remonte vers le soleil.»«Ta beauté, ô mon aimée, m’empêche de contempler la Beauté.»

«Le pouvoir est un poison sauf pour celui dont le cœur possède son antidote: l’amour.»

«Plusieurs chemins mènent à Dieu, j’ai choisi celui de la danse et de la musique.»

«Dans les cadences de la musique est caché un secret; si je le révélais, il bouleverserait le monde.»

«Recherche sans relâche le royaume d’Amour
Car l’amour te permet d’évincer la mort.»

«Purifie-toi de ton moi pour revivre en ta pure essence.
Relis dans ton cœur la parole des prophètes,
sans livre ni professeur, ni suivre de maître.»

*****************************

 L’Amour Dieu ou le Soufisme


« Quand l’homme et la femme deviennent un, tu es ce un. Quand les unités sont effacées, tu es cette unité. Tu as façonné ce “je” et ce “nous” afin de pouvoir jouer au jeu de l’adoration avec toi-même, afin que tous les “je”, les “tu” deviennent une seule âme, et soient à la fin submergés dans le Bien Aimé”.
Jalla eddine er Rûmi, le saint de Konya
Dans sa quête du « Bonheur » l’être humain n’épargnera aucun effort, il ira à la rencontre de ses semblables pour chercher l’autre dans le dessein de former un couple et de fonder une famille, il créera des cercles d’amitié pour échapper à sa solitude. Pour assouvir son intellect il ira à la conquête du savoir. Et pour son autosatisfaction il s’investira dans son travail ou il suivra ses instincts… La recherche du Bien Être est donc une ouverture. Cette expansion porte en elle-même le germe du divin qui signifie « ramener » l’être humain à sa source : « Dieu ».

L’Islam comme religion universelle, s’inscrivant dans la révélation abrahamique et prêchant un humanisme d’équité et de justice sociale est d’un culte aisé et adaptable à tout temps et à tout lieu, n’en déplaise aux sclérosés. Il serait une voie de transcendance, la voie d’accès au « Bonheur » ou le chemin du spirituel comme le spécifie le Coran : « Celui qui espère Dieu, le délai de la rencontre avec Dieu est imminent ». (S. L’araignée, V. 5)

Certes, pour un cartésien, ceci sous-entend la division de l’être humain entre ses désirs « réels » et son « imagination ». Mais le discursif n’a-t-il pas été remis en question par ses apôtres et dans son propre fief, les sciences dites exactes ? Ce qui renforce d’autant plus l’Islam, dans sa vision de complémentarité entre l’Objet et de l’Esprit ; une religion à dimension spirituelle dans le sens jungien du terme.

Dans cette quête de soi et de « Dieu », le soufisme, dans ses différentes pratiques de l’Union et de l’Amour, est une des multiples voies qu’offre l’Islam pour quiconque. L’ascension vers le divin et l’élévation à des degrés différents de « Savoir » n’est pas l’apanage de quelques élus mais à la portée de tout être humain doué de patience car nous portons tous en nous cette union tant désirée.

L’islam ou l’Universalité. Loin de se cantonner dans le cultuel pur, l’Islam se soucie de l’Intelligence du cœur et des élans de l’âme. Les pratiques religieuses de cette religion abrahamique sont une union du croyant avec lui-même et avec ses semblables pour se transcender vers Dieu. La prière est une médiation solitaire pour retrouver « Dieu » mais c’est aussi un acte social qui met l’être en relation avec « l’Inconscient social », comme le dit C.G. Jung, qui implique l’humanité entière. L’Islam ne s’apparente ni au capitalisme, ni au socialisme. Du premier, il condamne le gain et le profit au détriment du pauvre ; du second il surpasse la trilogie à savoir : l’assurance du minimum vital, le nivellement des classes et la sécurité du travail prolétaire.

La religion mohammedienne fait primer le social sur l’acte religieux même ; car elle défend les droits du citoyen quels que soient sa race, sa religion ou son sexe comme le confirme la parole du Prophète : (pbsl) « Si vous êtes juge de vos semblables, rendez justice en toute équité » et « Il n’y a pas de différence entre arabe et persan sauf en droiture et dans la profondeur de sa foi », comme d’ailleurs le proclame Zacharia : « Rendez des jugement de vérité… N’opprimez pas la veuve et l’orphelin l’étranger et le pauvre ». (Lévitique. Chapitre XIX)

L’Islam qui se proclame de l’universalisme abrahamique a toujours considéré comme frères les juifs et les chrétiens « Ahl Dhima » qu’il a protégés et s’il y a eu guerre contre les frères chrétiens au temps du Prophète, l’Histoire mentionne bien comment les chrétiens de la Syrie l’avait eux-mêmes déclarée en tuant ceux qui avaient opté pour la nouvelle religion. Le Coran dit : « Combattez dans le chemin de ceux qui vous combattent et n’agressez point », car il n’y a « pas de contrainte dans la religion ». (S. 11, V. 19)

L’Islam porte en lui-même son renouvellement grâce au large éventail de l’interprétation que lui confère le génie de la langue arabe et à ses optiques humanistes. Tous les apports des autres civilisations sont considérés comme un enrichissement car il n’y a pas de civilisation supérieure ni de civilisation inférieure d’où sa propagation spontanée que l’Histoire omet souvent de mentionner. De plus la majorité des peuples de confession musulmane n’est pas arabe mais plutôt asiatique, sans oublier que l’Islam est solidaire des autres religions du livre même s’il les contrecarre sur certains points comme la Trinité dans la religion chrétienne.

Moïse, Jésus et Mohammed, apôtres vénérés sont les promoteurs d’une pensée divine source du Bonheur humain. Mais les manipulations humaines ont faussé l’idéalisme suprême de ces religions révélées d’où sont découlées tant de périodes sombres.

L’Islam, cependant, demeure une éthique humaniste où la prise en compte du subjectif prime sur l’objectivisme actif de l’Occident.

L’Islam et la complémentarité

Le congrès tenu à Pékin sur les sciences avait déjà ébranlé l’antagonisme entre sujet et matière dans les sciences dites exactes. Dans le mode cartésien la réalité quotidienne est perçu en termes d’objets séparés, d’espace à trois dimensions et de temps linéaire contrairement à la vision islamique où le temps et l’espace sont transcendés dans une osmose de complémentarité de l’objet et de l’esprit.

Dans les sciences physiques le principe de complémentarité qui a été emprunté à la psychologie vient d’être introduit par Niels Bohr et W. Heisenberg, lequel a déclaré : « La limitation cartésienne a profondément pénétré l’esprit humain durant les trois siècles qui suivirent Descartes, et il faudra longtemps avant qu’elle ne soit remplacée par une attitude vraiment différente à l’égard du problème de la réalité. »

En effet, cette loi permet à l’être humain d’appréhender le paradoxal pour que l’imaginaire s’estompe afin de céder la place au réel : « Allah » pour le soufi ou « Dieu » pour tout adepte de la philosophie qui s’oppose au positivisme comme celle de Bergson. Avicenne et Ibn Arabi précisent que quand l’être humain, dans son élan vers Dieu, fera appel au sensuel en s’éloignant du discursif exagérément virtuel alors le voile se lèvera pour céder la passage du « Malkout » ou le royaume divin.

L’Amour et la Connaissance. Arrêtons nous un instant au mot Soufisme ou suffisme – qu’importe la transcription latine ou la prononciation de ce mot d’origine arabe – où la voyelle n’est pas discriminatoire.

« Attasaouf » est un nom passif celui qui subit l’action de « souf » la laine rude par opposition à la soie et au coton symbole d’opulence et de douceur. Le nom vient aussi de la référence commune à tout pratiquant de la « Tariqua » – la conduite, dont le Prophète qui était un soufi et s’habillait de souf pour s’isoler et méditer avant la révélation et qui l’est resté jusqu’à sa mort. Il a mené une vie de d’abstinence, de prière, de pureté et d’Amour pour ses femmes, son voisinage, ses semblables et Dieu. Il est considéré comme le premier maître de « Attasaouf ».

En effet le soufi se rend à Dieu dans un dépouillement total dégagé de toute velléité. Seuls, la Crainte de Dieu, le renoncement au monde, le jeûne, la prière et la veille nocturne caractérisent ces ascètes. C’est l’élan d’Amour vers le Créateur, cette soif absolue de l’amoureux transi pour l’objet de son amour – « Ach-chawq » le désir et le manque de « Huwa » « Lui » – qui est présent chez le soufi, et dont il désire « la Face de Dieu ». Tel est le premier pas sur le sentier sûfi.

Alors commence le voyage de l’âme. Roûmi dit : « Dans le cœur passe une image : ‘Retourne vers ta source’. Le cœur s’enfuit de tous côtés, loin du monde des couleurs et des parfums, en criant : ‘ Où donc est la source ? ‘ et en déchirant ses vêtements par amour ».

La Beauté divine est alors perçue comme l’essence du « Tout » beau et du « Tout » harmonieux. Dans les panégyriques soufis, celle-ci est souvent représentée par un personnage féminin, Leïla, Maya, Nafissa, etc. ; l’Amour spirituel, l’Elixir divin et l’Ivresse des amoureux sont des symboles que les soufis utilisent pour dépeindre leurs états âmes. Et ils sont rompus à décrire avec exactitude leurs sensations même dans la vie courante.

Dans le cadre d’un raisonnement cartésien/newtonien, de tels états paraissent relever de la psychose or, il n’existe, pour l’instant, que cette référence pour décrire la santé mentale. Cédons la parole à S. Grof : « Une personne fonctionnant exclusivement sur le mode cartésien, peut être exempte de symptômes manifestes, mais ne peut pas être considéré comme mentalement saine. De tels individus mènent une vie centrée sur leur ego et la compétition, orientée vers un but. Ils ont tendance à être incapable de tirer satisfaction des activités ordinaires et ils sont éloignés de leur monde intérieur. Pour ces gens […] aucun degré de richesse, de pouvoir ou de célébrité n’apportera de satisfaction authentique. » **-(Leila Zouggari)

**Le soufisme ou le culte des sens. Dans le monde soufi, tous les sens sont honorés ; la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher comme le dit si bien Giordano Bruno : « Il y a des mondes infinis et les créatures sont vivantes ». C’est un monde fait de sensualité qu’est la confrérie ou la « Zaouia » lors d’une veillée mystique. C’est une occasion de plus de savourer un bain selon les rites maghrébins et de s’habiller en conséquence. C’est une purification du corps pour mieux recevoir l’épuration de l’âme.

L’encens, le bois de santal, le musc, l’eau de rose et de la fleur d’oranger embaument tous les espaces du soufi. Ces senteurs procurent une détente physique et intellectuelle ainsi qu’un doux effet aphrodisiaque qui diffuse une énergie sacrée propice à recevoir le divin. Certes, le compagnon durant « ’Lilla » la veillée est complètement détourné des plaisirs terrestres « Alâam Achahawat Adounia » et il tend vers le monde de Dieu « Alâam Rabbâani ». Ceci ne veut nullement dire que le soufi se prive des plaisirs du corps ; l’Islam condamne la vie monacale et le bigoterie. Les compagnons de la confrérie, aussi bien hommes que femmes, sont des partenaires conjugaux extatiques dans le sens tantrique du terme. Mais à chaque temps son extase.

Le dîner de la veillée ou l’Offrande « Sadaqua » est un don d’une des familles les plus nanties de la confrérie car la générosité est une des qualités de l’amoureux – « Al mohib ». Le repas est un raffinement visuel et gustatif, les épices les plus fins relèvent les mets ; la cannelle, le clou de girofle, la cardamome, le gingembre, le safran, etc. Le thé à la menthe arrose le festin. Et on mange en cercle autour de tables rondes, la forme géométrique chère au Soufi, symbole de complémentarité et d’union sans début ni fin. Certes l’ouïe est le sens le plus sollicité car l’oreille est la plus grande porte de l’âme.
Et contrairement au positiviste, ce n’est pas l’oeil mais l’ouïe qui est le sens le plus sollicité car l’oreille, pour les soufis, est la plus grande porte de l’âme.

 L’Amour et la beauté. Il est dit dans « Sahih Al Boukhary » : « Dieu est beau et il aime la beauté » et « Il a créé le monde à son image ; tout est harmonie, beauté et perfection ; nulle trace de laideur. L’univers entier se prosterne devant lui et célèbre ses louanges, « la Ilah Illa ‘llah », « Dieu est l’Unique ». Ainsi le psalmodient les « Tijanis » et ce n’est nullement une vision idéaliste du monde mais juste un dévoilement spirituel ou, dans l’unité des paradoxes.
La mort devient génératrice de vie, la laideur créatrice de beauté. C’est tout simplement le cercle de la plongée méditative subconsciente.

En effet, tous les êtres humains sont beaux quand nous les voyons avec les yeux de l’Amour. Pour le soufi l’Amour Dieu ne se réalise qu’en aimant d’abord ses semblables ; il ne peut prétendre « Dieu », l’Esprit pur s’il n’aime pas ses créatures, une matière d’abord. Le guide Tijani dit : « Le devoir sans amour est poids, le devoir avec amour est joie, et l’Amour sans devoir est Divin ; c’est la voie d’Allah ». C’est seulement dans un cœur rempli d’Amour qu’on perçoit Dieu »

Le soufi cultive l’Amour dans ses actes et son culte est en lui même ; il apprend à s’aimer d’abord, pour aimer les autres et Dieu car l’Amour est un Don de soi et qui ne l’a pas en lui ne peut l’offrir aux autres. On dirait de la psychiatrie spirituelle, non ? C’est la « Tariqa », une ascèse séculaire du soufisme. Le soufi débute avec l’observation de soi conformément à la parole du prophète (Pbsl) : « Celui qui se connaît lui même, celui-là connaît Son Seigneur ». Il faudrait une ouverture à soi et une certaine réceptivité pour régler les conflits à l’intérieur de soi et mettre à nu la vulnérabilité dans le sens de la sensibilité exempte de toute défenses créant la dualité pour accéder aux différents degrés du soufisme

La séparation entre le Bien et le Mal subsiste chez le soufi à l’état conscient mais elle est nuancée par « Rahma » ce sentiment affectueux fait de bonté et d’indulgence vis à vis de nos semblables. Le devoir du soufi est de guider en « douceur » un frère ou une sœur égarée comme l’ordonne le Coran : « Pas de contrainte en religion, la voix de la raison est désormais différencié de l’errance ». (S. 2, V. 250) Le soufi doit participer à la vie et la gagner. Les soufis doivent vaquer à leur besogne comme de véritables modèles d’un humanisme actif. Les compagnons de la Zaouia Tijani, pour ne citer que cette exemple, considèrent le travail comme adoration divine : « Le travail bien fait est beauté et la besogne accomplie est culte » et c’est en écho au hadith du Prophète (pbsl) : « Dieu bénit tout humain qui fait son travail avec compétence ».

Le cheikh Tijani, le guide de cette confrérie exhortait : « le compagnon doit être de son temps et participer à l’évolution des hommes et il ne doit jamais s’idéaliser outre mesure car il s’ankylosera dans l’isolement et le dénuement qui éloigne de l’Amour Divin ».

**TOUT EST SIGNE DE DIEU

Tout est signe pour celui qui sait voir : « Nous savons, dit Ibn’Arabi, maître soufi du xiiie siècle, que Dieu s’est décrit lui-même comme l’Extérieur (al-Zahir) et comme l’Intérieur (al-Batin) et qu’il a manifesté le monde à la fois comme intérieur et comme extérieur, afin que nous connaissions l’aspect intérieur (de Dieu) par notre propre intériorité et l’extérieur par notre extériorité. Nous leur montrons, dit le Coran, nos signes aux horizons et en eux-mêmes… »
Le livre saint fait constamment appel à cette prise de conscience :
« De quelque côté que tu te tournes, là est la Face de Dieu… En vérité, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans les navires qui parcourent les mers avec ce qui est utile à l’homme, dans la pluie que Dieu fait descendre du ciel pour rendre vie à la terre qui était morte et répandre sur elle toutes sortes d’animaux, dans le changement des vents, dans les nuages qui sont astreints au service entre le ciel et la terre, dans toutes ces choses, il y a des signes pour ceux qui comprennent. » (Coran, II, 109, 159).

**AU CŒUR ÉPRIS D’AMOUR

Mais cette immanence de Dieu au monde n’est perceptible qu’aux yeux purifiés. Ainsi que le dit Rûmi, le soufi persan : « Si tu bois, assoiffé, de l’eau dans une coupe, c’est Dieu que tu contemples au sein de l’eau. Celui qui n’est pas un amoureux (de Dieu) ne voit dans l’eau que sa propre image. » Seuls les yeux dessillés peuvent découvrir que « l’univers est le livre de la Vérité très haute ». Seul le cœur poli par l’ascèse est susceptible de devenir ce miroir sans tache où se reflétera le divin. Le soufisme a toujours fait une large place aux pratiques de mortification. Ce caractère ascétique est particulièrement marqué au début du mouvement, en réaction contre la décadence religieuse et la corruption des mœurs qu’avait entraînées, au Ie siècle de l’Islam, l’extraordinaire extension des conquêtes.
Une pieuse femme de Basra, Rabi’a (morte en 801) s’adressait ainsi à Dieu :
« Je t’aime de deux amours : amour visant mon propre bonheur et amour vraiment digne de Toi. Quant à cet amour de mon bonheur, c’est que je m’occupe à ne penser qu’à Toi et à nul autre. Et quant à cet amour digne de Toi, c’est que Tes voiles tombent et que je Te vois. Nulle gloire pour moi, ni en l’un ni en l’autre, mais gloire à Toi pour celui-ci et pour celui-là. »
En témoignant de l’unité divine par la profession de foi, le croyant atteste que la divinité seule est digne d’adoration.

**********************

301 réponses à “choisis pour vous..Toi et Moi”

1 14 15 16
  1. 14 05 2017
    Yetta (09:49:12) :

    In any event, it is recommended that you simply oil your shredder each and every time that you simply empty the
    waste bag. It is recommended for usage in distroying sensitive documents utilised by such businesses
    such as law offices or banks, or anyone who will not want the info obtained with
    a third party. There are so many types and brands of shredders in the marketplace today that finding the right home Crosscut paper shredder shredder to suit your needs can seem to be as an overwhelming task.

1 14 15 16

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...