Histoires de Général.1

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*Le Général devenu mendiant 

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*Tarik ibn Ziyad, illustre héros Berbère, natif de Oulhaça, wilaya de Tlemcen, Algérie le conquérant de l’Espagne en 711. il donna son nom à Gibraltar (Djebel Tariq). Ce qui est dramatique c’est que ce grand général berbère, qui a su comment traverser en héros la Méditerranée et ainsi faire débarquer les musulmans et les Arabes sur la terre espagnole, a fini sa vie en mendiant sur le seuil du portail de la grande mosquée des Omeyyades à Damas

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*Le général Giap, héros de l’indépendance vietnamienne, est mort

  vendredi 4 octobre 2013 à l’âge de 102 ans.

Il avait battu la France en 1954 et les Américains en 1975

Il était considéré comme l’un des plus importants stratèges militaires de l’Histoire

 Le général Giap est mort vendredi 4 octobre.

**Il était un des grands amis de l’Algérie

Le général Vo Nguyen Giap, héros militaire de l’indépendance vietnamienne et artisan de la débâcle française à Dien Bien Phu, est décédé vendredi à l’âge de 102 ans. Giap, dernier dirigeant historique du Vietnam encore en vie, était une des figures les plus adorées de la population après le fondateur du Parti communiste du Vietnam Ho Chi Minh. Grand ami de l’Algérie, le général Giap avait effectué à plusieurs reprises des visites en Algérie. Ses victoires ont inspiré les combattants du monde entier.« L’influence et le nom du général Giap sont allés bien au-delà du territoire du Vietnam. Il a inspiré des mouvements de résistance à travers l’Asie et l’Afrique, surtout en Algérie », selon l’historien Phan Huy Le, qui le considère comme « un des stratèges militaires les plus talentueux ».

*cliquer ici: Ces anciens qui s’en vont

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***Giap, incontestablement le plus grand symbole de la lutte anticolonialiste et anti-impérialiste, il a défait l’arrogance de ceux qui se croyaient invincibles, indéboulonnables. Il restera un exemple unique pour tous ceux qui, craignant la puissance militaire et/ou policière des oppresseurs, hésitent à se soulever, à combattre, à mettre fin au joug que les puissants imposent sans vergogne aux faibles. Il a  vaincu, les armes à la main, le nec plus ultra des serviteurs des soldatesques occidentales. Ironie du sort, il les aura aussi symboliquement enterrés les uns après les autres : Bigeard, Westmoreland, Mc Namara, et beaucoup d’autres, comme quoi la Révolution peut faire vivre plus longtemps que la réaction….. Merci pour tout M. Giap !*mediapart.fr-04.10.2013

*Lire par ailleurs: La guerre du Vietnam.1961 à 1975

*voir vidéos: Dien Bien Phu- The Great Victory- Viva General Giap

Dien Bien Phu French Defeat in Vietnam. 

  La Chute de Saigon le dernier jour le 30 Avril 1975

China Vietnam War 1979 French archives  (FULL)  Part 2

Mùa Hè Đỏ Lửa 1972

Entretien avec le Général Vo Nguyen Giap

GIAP – Memórias Centenárias da Resistência

Thalassa – Saigon l’intrépide

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**Funérailles nationales le 12 octobre du héros vietnamien

Le meilleur général du Vietnam est le peuple vietnamien.» Ainsi répondait Giap au général et ancien secrétaire américain à la Défense, Robert McNamara, en visite à Hanoi en 1995.

De la modestie, Giap en aura jusqu’à ses 102 ans de vie, lui qui n’avait rien d’un général ès containers, mais tout juste héros intemporel de la révolution vietnamienne, leader mythique de ses guerres d’indépendance (1954) et de réunification (1975) du Vietnam et icône mondiale de la résistance anticolonialiste et anti-impérialiste. Les galons du généralissime ministre de la Défense du Vietnam (pendant trente ans, jusqu’à sa mise à l’écart dans les années 1980), il ne les a pas dénichés en quincaillerie. «Volcan sous la neige», comme le surnommaient ses camarades du Parti communiste ou «Trotski de la révolution vietnamienne», Giap allait «toujours plus vite, toujours (en) plus audacieux», sa devise, son mot d’ordre ; en prophète de «la guerre totale» contre les oppresseurs en toutes puissances de feu.

«Nous ne nous laisserons arrêter, disait-il, par aucune considération de personnes, par aucune destruction.» Ni l’armada américaine – un demi-million de soldats – et des millions de litres d’agent orange, de bombes au napalm déversés sur le Vietnam, ni les massacres et les cruautés du corps expéditionnaire français n’ont eu raison de la lutte du peuple vietnamien qu’incarnait jusqu’à friser le mythe le duo révolutionnaire Ho Chi Minh/Giap. «La guerre reste la guerre mais avec les Américains, ce fut autre chose, un conflit néocolonial (…) et, après, une guerre vietnamisée. On a alors changé la couleur de peau des cadavres», disait-il dans un entretien au journal L’Humanité (avril 2004).

«Les Américains étaient naturellement sûrs de leur victoire et n’ont pas voulu entendre les conseils des Français qui avaient fait l’expérience (…) Ils (les Américains) n’avaient aucune connaissance de notre histoire, de notre culture, de nos coutumes, de la personnalité des Vietnamiens. A MacNamara, j’ai dit : ‘‘Vous avez engagé contre nous de formidables forces artilleries, aviation, gaz toxiques, mais vous ne compreniez pas notre peuple, épris d’indépendance et de liberté et qui veut être maître de son pays.» Né en 1911 dans un petit village de la province de Quang-Binh, dans le Nord-Annam, Vo Nguyen Giap milite dès l’âge de 14 ans contre l’occupation française. Un siècle de colonisation.

Lui dont la mère tissait la toile et le père, lettré, cultivait un lopin de terre, goûtera vite aux affres de la répression – après l’interdiction du parti communiste indochinois (1939) – et dont son épouse ne sortira pas indemne. Elle décédera en prison suite à son arrestation. Réfugié en 1940 en Chine, il rencontre Ho Chi Minh dont il deviendra le compagnon de lutte. En 1944, il créera le premier embryon de la future Armée populaire vietnamienne. La victoire de Dien Bien Phu (7 mai 1954) et la prise triomphale de Saigon (avril 1975) expédieront dans la postérité ce général «autodidacte» sorti d’aucune académie militaire, mais néanmoins fin stratège militaire, connu et reconnu, organisateur hors pair, poète, tribun… et parfait (autre) leader en «sandales de caoutchouc». «C’est une vérité que l’histoire a de tout temps confirmée. Pendant 1000 ans de domination chinoise, nous n’avons pas été assimilés. Contre les B52, ce fut la victoire de l’intelligence vietnamienne sur la technologie et l’argent.»

Dien Bien Phu, le catalyseur

Dans sa lettre à Benjamin Stora (26 novembre 1995) qui se voulait un témoignage sur la solidarité et l’amitié franco-algéro-vietnamienne, Sadek Hadjres évoquait aussi bien les luttes communes (notamment au sein du mouvement ouvrier en France et de l’Internationale communiste), l’enthousiasme qu’a soulevé la visite du général Giap à Alger (fin des années 1970 ), l’émotion suscitée par ses exposés à la télévision qui ont «passionné les Algériens qui, pendant des années, répétaient sa fameuse phrase : ‘‘Les colonialistes sont de mauvais élèves de l’histoire’’». «Je me souviens de l’impact extraordinaire qu’a eu la victoire de Dien Bien Phu en Algérie», écrit l’ancien dirigeant du Parti communiste algérien et ancien premier secrétaire du Parti de l’avant-garde socialiste.

«Je me trouvais le 8 mai 1954 à Sidi Bel Abbès, ville garnison de la Légion étrangère. Habituellement, ce jour anniversaire du 8 mai 1945, les Algériens étaient en deuil et les militaires français faisaient la fête. Mais cette fois-là, les Algériens étaient rayonnants, ils se souhaitaient bonne fête en souriant, les paysans algériens et les cheminots européens avec qui j’avais réunion étaient pleins de confiance dans la cause nationale, Novembre 54 n’était pas loin (…).» C’est à Ben Aknoun, à la demeure de Kateb Yacine qu’aimait, dit-on, se rendre Giap lors de ses virées algéroises. Il abhorrait les palais que lui proposaient les oligarques du parti unique, leur préférant la «maison de Dieu», nom donné par Giap à l’appartement de l’inimitable écrivain, dramaturge et poète algérien, tombé sous le charme des résistants et de la résistance vietnamienne et à qui il dédiera une de ses œuvres (L’homme aux sandales de caoutchouc).   

Fier et altier révolutionnaire – qui ne connaissait de la France qu’un de ses aéroports parisiens foulé… lors d’une escale à Cuba – Giap, décoré par l’Algérie de l’Ordre de l’amitié en 2004 à l’occasion du 50e anniversaire de la victoire de Dien Bien Phu, se définissait lui-même comme un «général de la paix». «Brezjinski (conseiller à la Sécurité nationale du président des Etats-Unis Jimmy Carter) s’est interrogé sur le pourquoi de notre victoire. Nous nous sommes rencontrés à Alger, peu après la fin de la guerre. ‘‘Quelle est votre stratégie ?’’ interrogea-t-il. Ma réponse fut simple: ‘‘Ma stratégie est celle de la paix. Je suis un général de la paix, non de la guerre».  
  *Mohand Aziri- El Watan-06.10.2013

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*Il était un héros de l’indépendance vietnamienne

Le général Giap fête ses 100 ans

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 Le général Vo Nguyen Giap, héros militaire de l’indépendance vietnamienne et artisan de la débâcle française à Dien Bien Phu, a célébré jeudi 25.08.2011. son centième anniversaire dans un hôpital militaire de Hanoi, sous une pluie d’hommages en dépit de sa mise à l’écart politique.

Considéré comme l’un des plus importants stratèges militaires de l’histoire, il a infligé en 1954 dans la «cuvette» de Dien Bien Phu (nord-ouest) une cuisante défaite aux troupes colonisatrices françaises, événement fondateur de l’émergence d’un Vietnam indépendant et de la fin de la domination française en Indochine. Ecartée sans ménagement par le pouvoir ces 30 dernières années, cette icône populaire n’en reste pas moins la figure la plus emblématique du Vietnam moderne, après son fondateur, Ho Chi Minh. «C’est un personnage mythique et héroïque pour le Vietnam», résume ainsi Carl Thayer, chercheur basé en Australie. Né le 25 août 1911 dans la province centrale de Quang Binh, Giap n’était   pas destiné à devenir un soldat. Mais ses tactiques inspireront les combattants du monde entier pour des décennies. Venu étudier puis enseigner l’histoire à Hanoi, il s’enfuit à la fin des années 1930 en Chine.

Il y rencontre l’ «Oncle Ho», qui le charge de fonder l’armée révolutionnaire Viet Minh fin 1944. Entre-temps, sa haine de la puissance colonisatrice n’a cessé de croître, alimentée par le décès de sa première femme dans une prison française. Après la victoire à Dien Bien Phu, Giap continue de diriger ses troupes pendant la guerre du Vietnam contre les Américains et leurs alliés du Sud-Vietnam, jusqu’à la prise de Saigon le 30 avril 1975. Mais sa carrière politique est cassée par le numéro un du régime, Le Duan, et il est exclu du bureau politique du Parti communiste en 1982. Malgré sa mise à l’écart, c’est son portrait qu’exhibaient des manifestants dans les rues de Hanoi lors de rassemblements ces dernières semaines contre la politique de Pékin dans des eaux disputées de mer de Chine méridionale. Il est le «dernier héros légitime», souligne Thayer. Ses victoires sont le fondement de la rhétorique nationaliste du pouvoir qui ainsi «ne peut pas le dénigrer» complètement. Le général ne s’est pourtant pas privé ces dernières années de donner son avis sur les problèmes du pays. En 2006, il avait écrit que le Parti communiste «était devenu un bouclier pour les responsables corrompus».

En 2009, il avait publié une lettre ouverte joignant sa voix aux critiques contre un projet gouvernemental très controversé d’exploitation de la bauxite dans les Hauts-Plateaux du centre du pays. Sa famille et les plus hauts dirigeants vietnamiens sont venus lui rendre visite mercredi pour ses cent ans à l’hôpital militaire 108, où il est soigné   depuis plus d’un an. «Sa santé est stable maintenant», a indiqué à l’AFP un de ses fils, Vo Dien Bien. Giap était déjà hospitalisé l’an dernier pour son anniversaire, selon les médias d’Etat, qui lui avaient alors déjà souhaité un «bon centenaire» en  suivant le calendrier lunaire vietnamien. «Le général Giap et ses contributions vivront pour toujours dans l’histoire de la Nation vietnamienne», a écrit mardi l’Agence vietnamienne d’information (AVI), lors de l’inauguration d’une exposition de photos qui lui est consacrée. Des centaines de responsables militaires, d’intellectuels et de simples Vietnamiens s’étaient rendus dimanche dernier à sa résidence de Hanoi, selon l’AVI, qui n’avait pas fait état de son hospitalisation. «C’est une figure historique (…). Je souhaite mes meilleurs vœux au général Giap», a déclaré pour sa part le sénateur américain, Jim Webb, vétéran de la guerre du Vietnam, en visite officielle cette semaine.(AFP-27.08.2011.)

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le général Tartag met fin aux fonctions d’autres généraux

Le nouveau patron du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le général-major Othmane Tartag, alias Bachir a procédé à un vaste mouvement dans les différentes directions de l’appareil qu’il dirige depuis le 13 septembre 2015.

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En effet, pas moins de 11 officiers supérieurs du DRS ont été remplacés dans leurs postes. Il s’agit du général Amine chargé de la surveillance audio-visuelle, du général Touati, directeur des ressources humaines, du général-major Ali Bendaoud responsable de l’inspection générale, du général Seghir responsable du service technique, le général Lotfi chargé des sports, des affaires sociales et du Hadj (pèlerinage), le général Achour responsable du service économique, le général Abdelkader Khamel responsable du service d’intervention, le colonel Salim Belazoug chargé de la police judiciaire et le général major Hemami responsable du service du parc et des équipements.

Bachir Tartag a également mis fin aux fonctions du directeur du cabinet de l’ex chef du DRS Toufik, le général-major Redhouane ainsi que du général major El Hadj Rafik et du général Tayeb chargé de la formation.

Selon El-Khabar, le nouveau patron du DRS a maintenu dans leurs postes le général Youssef chargé du  contre espionnage et le général Abdelkader responsable de la sécurité intérieure (DSI).

Après le départ du général de corps d’armée Mohamed Lamine Médiène, cette restructuration interne était prévisible et attendue nous ont confié des responsables au niveau de ce service. A sa nomination Othmane Tartag avait pour feuille de route de rajeunir le service, de rétablir les officiers intègres et compétents jusque là confinés dans des placards, d’alléger le mastodonte qu’est devenu le DRS en devenant un Etat dans l’Etat, de le faire  tourner vers ses prérogatives originelles, le renseignement militaire et stratégique en rapport avec la sécurité nationale et non plus les affaires civiles qui relèvent des juridictions civiles soulignent les mêmes sources.*Par Djamil Mesrer | 13/10/2015/ algerie1.com

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*Ils ont seulement le titre, pas la compétence

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Le général Hassan ne serait finalement que le chauffeur du général Toufik

La lettre du général Mohamed Mediène a provoqué une onde de choc, mais pas là où les observateurs pouvaient s’y attendre. Les cadres et personnel du DRS sont scotchés par le contenu de la lettre et par le fait que leur ancien patron n’a eu des mots que pour son protégé, le général Hassan. Beaucoup ont considéré que le général Mediène avait, sur la fin de ses 25 ans de règne sur le DRS, perdu le contrôle sur ses hommes, notamment son cercle proche d’officiers supérieurs, qui se sont affranchis de sa tutelle.

Si certains officiers supérieurs voient encore en Toufik un mythe vivant et indestructible (d’ailleurs son ancien surnom au sein des services était Le Sphinx), de nombreux cadres ont perçu cette lettre comme une confirmation que l’ancien patron du DRS a choisi de défendre, encore, ses proches au détriment de la base et des cadres dévoués qui sont demeurés en poste au service de l’institution.

En prenant la défense exclusive du général Hassan (parent à lui par alliance au demeurant), le général Toufik a lancé un message qui passe mal au sein du DRS. De «son DRS». Car nombreux considèrent déjà que la trajectoire du général Hassan ne cadre pas avec la réalité de son CV. Comme nombre de ses protégés, le général Toufik a souvent privilégié la loyauté aux compétences. Reproche d’ailleurs fait au président Bouteflika.

Il est de notoriété interne au sein du DRS que la garde rapprochée de Toufik avait ses privilèges malgré le fait que ce sont des officiers supérieurs qui n’avaient que le titre et pas la qualification. Ainsi, des généraux tels que Hassan, Djebbar ou Faouzi ont été des sous-officiers à la base qui se sont retrouvés bombardés officiers supérieurs à chaque opportunité, choyés lors des cérémonies, au détriment des «officiers intellectuels» qui étaient bardés de diplômes, formés dans les meilleures écoles et qui ont une approche scientifique du Renseignement.

Le général Hassan, au demeurant, a lui aussi bénéficié de cette «légende» comme disent les espions, puisqu’il était HDT (homme de troupe) au début de sa carrière dans la Marine nationale. Il avait alors connu le général Toufik lorsqu’ils étaient ensemble au niveau de la base navale de Mers El Kebir dans les années 80’ quand Mohamed Mediène dirigeait le secteur d’Oran. Le général Hassan a été son chauffeur durant des années avant de se retrouver intégré dans le corps du DRS.

Et pas n’importe où. A la DDSE, les renseignements extérieurs où il lui a été permis de faire plusieurs postes à l’étranger, notamment en Europe et au Sahel, toujours au détriment de cadres qui étaient destinés à ces postes. Après avoir fait la tournée des ambassades, le général Hassan a été appelé à l’antiterrorisme en 2003, soit 4 ans après la destruction totale du GIA et du GSPC : «Il est venu après la guerre. Des officiers sont morts au combat. D’autres ont quitté le CPMI sans aucune considération. L’AQMI a déménagé au Sud. Le Nord était pratiquement sécurisé. Tout le monde sait au sein de la Maison que Hassan n’a en rien contribué à cela», indique un des anciens baroudeurs de l’antiterrorisme.

Ainsi, la sortie du général Toufik au seul profit du général Hassan, 48 heures après l’autre verdict de 3 ans ferme contre l’ex-DSSP, le général Lakhal Medjdoub, oublié dans la lettre, n’a fait qu’exacerber les rancœurs contre l’ancien responsable au sein de son ancienne Maison. Déjà, les reproches fusaient depuis les sorties à répétition du SG du FLN, Amar Saadani, qui avait sali par ses propos tout un corps et l’honneur d’hommes intègres et dévoués à la Nation, sans que le commandement de Toufik ne réagisse de manière ferme.

Les départs successifs de maîtres-espions tels que les généraux Athmane Tartag, Ali Bendaoud ou Rachid Lallali (dit Attafi), tous diplômés, spécialistes dans leurs domaines et susceptibles de lui succéder un jour n’ont fait qu’accentuer les soupçons que le général Toufik voyait le DRS comme son propre jouet qu’il pouvait détruire à tout instant. Le président Bouteflika qui avait longtemps été «intoxiqué» par les légendes des uns et des autres avait fini par comprendre que les généraux qui s’opposaient à lui au sein du DRS n’étaient pas tous mus par le seul patriotisme et que les prébendes étaient cruciales à protéger.

Au sein du DRS, c’est la grande désillusion. Certains sont scandalisés que l’ancien patron du DRS, dont le silence était une vertu, si ce n’est une seconde nature, a brisé le mutisme pour ne défendre que ses obligés. La lettre n’a pas eu l’effet escompté au sein de ce corps, bien au contraire. Les langues se délient sur les pratiques clientélistes, les approches régionalistes, les affectations bidon, les logements distribués ou sur les investigations à la carte qui ne ciblaient que certains personnages de l’Etat et pas d’autres. Et la lettre du général Toufik pour son ami Hassan n’a fait que plomber le mythe d’un ancien chef qui aurait, probablement, mieux fait de rester un «mythe» silencieux.*Lakhdar Boussalem/ point de vue publié dans el watan/ lundi 07 décembre 2015

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*Le général à la retraite Hocine Benhadid arrêté (Algérie)

***L’ancien général Hocine Benhadid est derrière les barreaux depuis jeudi soir 1 octobre 2015, après avoir été placé en garde à vue dans les locaux de la Gendarmerie nationale de Bab Ejdid (Alger). Son arrestation fait suite à une plainte du ministère de la défense (MDN) auprès du procureur général de la Cour d’Alger, El Hachemi Brahmi, selon des source citées par Algérie1.

Le général à la retraite est accusé d’ « incitation à la rébellion contre l’institution militaire » et « atteinte à corps constitué ». À l’issue de cette garde à vue, le mis en cause a été déféré devant un juge d’instruction qui a ordonné son incarcération. Le jour même, son fils est également arrêté par la gendarmerie pour « port illégal d’arme » et mis sous mandat de dépôt.

Les déboires de ce général, qui ne veut pas être un grand muet, sont à mettre en relation directe avec sa toute dernière interview accordée à la chaîne privée Al Magahribia, qui appartient au rejeton de Abassi Madani et à la radio M de Maghreb Emergent. Dans ces entretien, Benhadid n’a pas pris les gants pour descendre en flamme en sus du président Bouteflika, le conseiller Said Bouteflika, le général de corps d’armée Gaid Salah et le nouveau patron du DRS, le général-major Othmane Tartag, alias Bachir. Trois personnages qui se trouvent être aujourd’hui les hommes forts du système.

En fait, l’ancien général Benhadid n’en est pas à sa première saillie contre l’entourage du président Bouteflika, notamment son frère Said, qu’il avait déjà traité dans un entretien de « petit ambitieux qui se prépare dans l’ombre à succéder à son frère ». Ces déclarations, faites à la veille du quatrième mandat n’ont pas valu au général les ennuis qu’il vit aujourd’hui. Mais il est vrai que le pouvoir, à l’époque, avait d’autres chats à fouetter, notamment préparer le quatrième mandat. Maintenant que le 4ème mandat est en marche, l’ancien général s’est remis de nouveau à « parasiter » la politique mise en œuvre du président, à travers des déclarations publiques outrancières, diffamatoires et attentatoires .

Cette offensive médiatique a été mise en branle par l’ancien général et ses mentors au moment justement où le président a réussi la neutralisation politique du DRS. La mise à la retraite de son puissant chef,  le général de corps d’armée Mohamed Lamine Médiène alias Toufik constituant le point d’orgue de cette opération dite de restructuration.

Ayant réussi à réduire les contre-pouvoirs, chose qui lui permet d’avoir désormais tous les leviers en main, le pouvoir recomposé passe désormais à l’offensive. D’abord par l’arrestation du général Abdelkader Ait Ourabi alias Hassan, pour « constitution de bandes armées » et « dissimulation de secret » puis celle du général Benhadid, dont l’arrestation « hollywoodienne » est dénoncée par Louisa Hanoune qui voit en eux des héros de la lutte anti terroriste (?), tentant ainsi d’établir une relation entre ces deux affaires.

Mais autant dans les milieux politiques de l’opposition que judiciaires, on converge à dire que l’arrestation de ces deux généraux (Hassan et Hocine) est orchestrée à dessein par le pouvoir qui entend surtout envoyer à l’opinion un message d’autorité et de fermeté. Les deux généraux auraient payé pour l’exemple dit-on. Ce qui est de nature à dissuader, voire même à tétaniser à l’avenir toute velléité de contestation ou de critique des hommes forts du pouvoir selon les mêmes milieux.

Or l’analyse est de courte vue puisque les deux affaires sont totalement distinctes. Le général Ait Ourabi est accusé de faits graves dans l’exercice de ses fonctions alors que l’ancien général à la retraite Benhadid est poursuivi pour des propos incitant à la division et à la rébellion de l’armée nationale populaire. L’un est poursuivi par la justice militaire et l’autre devra répondre devant une juridiction civile. Tout rapprochement entre les deux affaires n’est que de la politique politicienne.*Par Khidr Ali | 03/10/2015 |.algerie1.com/

****Le fils du général à la retraite Hocine Benhadid a été arrêté, mercredi 30 septembre, par les services de sécurité à Alger. Il a été placé sous mandat de dépôt pour « le port d’une arme à feu sans autorisation », affirme une source judiciaire. « Le fils du général Benhadid est actuellement à la prison d’El Harrach. Il a été arrêté pour le port de l’arme de son père sans autorisation », affirme notre source. Hocine Benhadid a été également arrêté mercredi et fait l’objet d’une plainte en justice de la part de Ali Haddad après ses déclarations sur le rôle joué par Saïd Bouteflika dans l’élection du président du FCE.* jeudi 01 octobre 2015 | Par Hadjer Guenanfa | tsa

**Réactions des partis politiques

Abderrezak Mokri, président du MSP : « Pour nous, il s’agit d’une lutte dans laquelle un clan semble en train de prendre le dessus et de faire un nettoyage. En fait, ce sont les membres d’une même famille. Ils peuvent s’entre-tuer mais n’accepteront jamais qu’une personne étrangère s’immisce dans leurs affaires. Est-ce qu’ils nous ont soutenus dans notre projet de transition démocratique ? Depuis qu’on a commencé à militer pour le changement, personne ne nous a aidés ! Nous appelons au changement de ce système politique ».

Sofiane Djilali, président de Jil Jadid : « Ces chefs d’inculpations ne me semblent pas justifier l’arrestation d’une personnalité qui a eu des responsabilités immenses durant une période extrêmement grave pour le pays autant dans la forme que la rapidité d’exécution de son incarcération. Ce n’est pas un chargeur de pistolet qui va renverser la République d’autant plus que s’ils ont découvert ça une fois l’arrestation opérée. Pour ce qui est de la tentative d’affaiblir le moral de l’armée, il peut y avoir une procédure judiciaire mais cela ne justifie pas une opération aussi violente avec un braquage, on n’arrête pas une personnalité de ce rang de cette façon. Cela signifie qu’on est face à une dérive autoritaire ».

Mohamed Douibi, président d’Ennahda : « Elle (cette arrestation) est intervenue dans un contexte politique marqué par les changements au sein des institutions économiques, sécuritaires et judiciaires. Le pouvoir est en train de se préparer à une nouvelle période. Et c’est pour cela qu’on réaffirme que le devoir de tous les acteurs est de travailler à consacrer l’État de droit en Algérie ».

Karim Tabou, porte-parole de l’UDS :« Le motif de cette arrestation est avant tout politique. Il (le général Benhadid) n’était pas en uniforme. Il a accordé une interview au cours de laquelle il a donné un avis politique. Si on était vraiment dans le respect absolu des lois, il aurait fallu déposer une plainte contre Amar Saâdani qui avait porté de graves accusations contre le responsable d’une direction qui relevait directement de l’armée. Ensuite, il aurait fallu rappeler à l’ordre le premier responsable de l’armée, en la personne de Gaïd Salah, qui n’avait pas le droit d’exprimer, au nom de l’institution, un soutien pour un parti politique. Ces trois cas montrent bien qu’on est sur le terrain politique et non sur le terrain de la légalité absolue. Aujourd’hui, il s’agit d’une arrestation injuste qui vise à taire une opinion politique. Pire encore, il se veut un exemple à tous ceux qui seraient tentés de participer à ce débat ».*samedi 3 octobre 2015 | Par Hadjer Guenanfa | tsa

**Messieurs les généraux, nous n’allons pas vous pleurer

Par Abdou Semmar

Vous avez détenu le pouvoir pendant des décennies. Durant les années 90, vous avez berné le monde entier en vous présentant comme le dernier rempart contre l’intégrisme islamiste. Vous avez arboré l’étendard de la défense de la Nation contre l’obscurantisme. Vous avez tenté de nous faire croire que l’Algérie sera plus libre, plus joyeuse en interrompant un processus électoral ayant consacré la volonté populaire.

Vous avez promis au peuple protection, sécurité et prospérité. Mais le peuple a fini par découvrir, pendant toute une décennie, qu’être Algérien est un très long voyage au bout de la mort. Des milliers de tués, un pays déchiré, meurtri, mis en quarantaine par les pays de toute la planète, des centaines de milliers d’Algériens ont fui le pays, tel a été le bilan de votre imposture. Une descente en enfer dont nous payons les conséquences aujourd’hui encore. Pour quel résultat ? Un pays sous-développé économiquement et toujours malade de ce fanatisme religieux que vous avez prétendu combattre. Messieurs les généraux des années 90, que votre nom soit Nezzar, Benhadid, Mohamed Touati, ou Betchine, vous faites partie des artisans de notre malheur collectif. De notre incommensurable misère multidimensionnelle. Notre pays est dans l’immobilisme, la stérilité intellectuelle, la mauvaise gouvernance. Ce Abdelaziz Bouteflika que vous diabolisez, aujourd’hui, à travers vos médias, vos relais et  vos dociles plumitifs, est au pouvoir par votre faute. C’est vous qui l’avez confortablement installé au Palais d’El-Mouradia. C’est vous qui lui avez donné les clés du palais en échange d’une réconciliation consacrant votre impunité. C’est vous qui lui avez assuré la présidence à vie pour vous éviter de passer par les fourches caudines du TPI.

En 2015, nous, les Algériens, ne sommes plus dupes. La comédie de l’opposition à laquelle vous nous invitez est une arnaque que nous rejetons. Le système ne s’oppose  pas à lui-même. Le régime ne peut se rénover en se clonant. En substituant le prince du moment par son frère jumeau. Vous allez m’accuser d’être  un “qui tue-quiste”, un serviteur du clan de Bouteflika, un ami de son frère Saïd, un ennemi de la souveraineté nationale. Que ce soit bien clair : les Bouteflika et vos cercles de nostalgiques de la suprématie des décideurs militaires êtes les deux faces de la même médaille. Celle de l’ignominie, du mensonge et de l’échec mille fois recommencé. Vous ne pouvez prétendre être le contre-pouvoir dont notre pays a besoin. Vous et vos rejetons, qui aspirez reproduire le même régime autoritaire et corrompu, n’avez aucune place parmi nous. L’opposition, la vraie, celles des patriotes désintéressés, doit être civile, propre, innocente des crimes du passé, tournée vers l’avenir et capable de proposer un nouveau projet national. C’est cette opposition que nous nous attelons à construire pour tourner la page du régime de votre régime. Une nouvelle page qui s’écrira sans vous. Et nous n’allons pas gaspiller notre énergie à pleurer votre déchéance.**Dimanche 04 octobre 2015 algerie-focus.

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général TSA Algérie

*le général Hassan condamné a cinq ans de prison ferme

Le verdict est tombé : le général Hassan a été condamné a cinq ans de prison ferme par le tribunal militaire d’Oran. Ses avocats ont décidé de se pourvoir en cassation. « c’est une peine très sévère. Il a eu le maximum », a réagi Me. Mokrane Ait Larbi, l’un de ses avocats dans une déclaration à TSAPour Me. Bourayou, « ce qui est plus grave,  c’est qu’on ne lui a pas accordé de circonstances atténuantes. C’est un châtiment. C’est quelqu’un qui a passé 51 ans de sa vie au service de l’armée ».*TSA/  jeudi 26 novembre 2015 | **Jusqu’à maintenanr, on ne parle pas assez de ce qu’il a fait exactement pour mériter une telle sanction?

*pour les deux chefs d’inculpation, «destruction de documents» et «non-respect des consigne

L’ancien patron de la lutte antiterroriste du DRS a été ainsi condamné à la peine maximale pour les deux chefs d’inculpation, «destruction de documents» et «non-respect des consignes». Les avocats du général Hassan ont décidé de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême. Récit de la journée.

*Jeudi matin, les journalistes arrivés au tribunal militaire d’Oran, à Mers El Kebir, ont été surpris par la réaction intempestive des gardiens qui leur en ont interdit l’accès, faisant appel à un dispositif inhabituel de policiers, gendarmes et agents en civil.

Le procès du général Hassan, de son vrai nom Abdelkader Aït Ouarabi, ex-responsable du Service de coopération opérationnelle et de renseignement antiterroriste (Scorat) dépendant du Département du renseignement et de sécurité (DRS), s’est ouvert donc en présence de quelques membres de sa famille, avant que le procureur ne demande le sceau du huis clos «en raison de la sensibilité des informations» qui pourraient être révélées lors des débats.

Après quelques minutes de délibéré, le tribunal a exigé des présents de quitter la salle d’audience. Après quatre heures d’attente aux alentours de l’enceinte militaire, Mokrane Aït Larbi, Khaled Bourayou et Tayeb Ahmed Touphali, les trois avocats du général, vont à la rencontre des journalistes. Leurs premières déclarations semblent rassurantes.

«Le général Hassan s’est bien défendu. Il était à la hauteur de sa compétence, de son courage et de sa probité. Ses réponses étaient pertinentes. Il a plaidé de manière magistrale son innocence. Il a parlé de son métier, le renseignement, mais aussi de Mokhtar Belmokhtar.

Il était très à l’aise, serein et détendu. Je peux dire qu’il s’est bien défendu en montrant que ce qu’il avait fait entrait dans le cadre d’une stratégie de défense des intérêts de l’Etat et que les renseignements qu’il collectait ont permis de sauver de nombreuses vies et de protéger les institutions de l’Etat», a déclaré Me Bourayou.

L’avocat a également indiqué avoir soulevé de nombreux vices de forme joints par le tribunal au dossier de fond. Me Touphali a lui aussi mis l’accent sur les «bonnes conditions» dans lesquelles a eu lieu le procès, mais en évitant d’aller dans le détail, «étant donné que l’audience est frappée du sceau du huis clos». Un argument que Me Aït Larbi utilise pour réfuter toute déclaration sur le déroulement de l’audience.

Ce qui est certain, c’est que six témoins à charge étaient présents lors de ce procès. «Certains étaient ses ex-subordonnés et d’autres encore en activité ou admis à la retraite.

Nous avons demandé à ce qu’ils ne prêtent pas serment pour que leurs témoignages aient un caractère déclaratif seulement», expliquent maîtres Bourayou et Touphali, qui ajoutent que le tribunal est composé d’un président – un juge civil – et de deux assesseurs du grade de général ; le procureur quant à lui, est colonel.

L’après-midi a été consacrée à l’interrogatoire des témoins, au réquisitoire et aux plaidoiries. Enfin, le tribunal n’a pas convoqué le général de corps d’armée Mohamed Mediène, dit Toufik, ex-directeur du DRS.*Oran. Salima Tlemçani/  vendredi 27 novemhre 2015 / el watan

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*Limogeage du général Toufik (Algérie)

**Mohamed Lamine Médiène, alias Toufik (photo) le chef du DRS, écarté au profit du général-major Bachir Tartag

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Le général de corps d’armée Mohamed Lamine Médiène, alias Toufik (photo) a été démis de ses fonctions de patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) par le président de la république Abdelaziz Bouteflika selon de bonne sources, qui précisent que le chef du DRS a été mis à la retraite.*cliquer ici: Météo politique-alg.3 

**dans la même page:

*Chute d’un mythe et la fin d’une époque.

*Mirage et réalité de la police politique

« Le général Toufik va laisser un grand vide pour tous ceux et celles qui doivent leurs carrières ou leurs fortunes à sa sollicitude tutélaire. Ils sont à plaindre. Désormais, ils seront en mal de trouver, mais en vain, un nouveau parrain. C’est qu’ils sont légions dans tous les rouages de l’Etat en commençant par le haut, à El Mouradia et partout ».

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L’ex-chef de l’armée russe condamné à 5 ans de prison pour corruption

L'ex-chef de l'armée russe condamné à 5 ans de prison

**L’ancien commandant de l’armée de terre russe, Vladimir Tchirkine, a été condamné vendredi à cinq ans de prison pour corruption, a déclaré un porte-parole du tribunal de garnison de Moscou, juridiction militaire chargée de l’affaire.L’ex-général, 59 ans, a été reconnu coupable d’avoir accepté en 2008 un pot-de-vin de 450.000 roubles (6.200 euros) d’un officier pour l’aider à obtenir un appartement de service. Selon les enquêteurs, l’officier a déposé une plainte devant la justice lorsqu’il n’a pas pu emménager dans l’appartement que lui avait promis M. Tchirkine, car il était déjà occupé par une autre famille. Après la décision du tribunal, M. Tchirkine a été dégradé et arrêté dans la salle d’audience. Lors des faits qui lui sont reprochés, M. Tchirkine était à la tête des forces armées du secteur militaire de Moscou et de celles du secteur Volga-Oural. Il a ensuite été nommé chef de l’armée de terre en avril 2012 avant d’être limogé fin 2013 lorsque le département militaire du Comité d’enquête russe l’a soupçonné de recevoir des pots-de-vin. Il s’agit d’une des rares condamnations d’un responsable militaire de haut rang en Russie, où la corruption est un mal endémique qui gangrène le pays et mine la confiance de la population.*vendredi 14/08/2015 – Source: Belga

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Des hommes sans foi ni loi

Appelez-moi colonel !

Un livre poignant dénonçant la corruption, le déni de justice et l’atteinte aux droits de l’homme

 Un officier fait main basse sur une entreprise publique.

Il s’agit d’un livre-témoignage portant sur des faits terribles survenus dans l’Algérie d’aujourd’hui, grosse comme une femme violée d’une injustice insolente et vindicative. Le récit fait par un homme, qui a souffert dans sa chair et dans celle de sa famille, raconte des instants de ce côté-nuit d’une Algérie livrée dans une ombre épaisse, mais au su et au vu des institutions, àdes hommes sans foi ni loi, capables non seulement d’incroyables vilénies, mais pire, de crimes orchestrés de façon ignominieuse, qui peuvent mener un homme dans un sombre cachot ou, plus dramatique, entraîner sa disparition pure et simple.

Les Algériens ont tous, un jour ou l’autre, vu un de ces westerns de série B, mettant en scène un shérif véreux qui,  à la tête d’une horde de hors-la-loi, placerait sous coupe réglée une petite ville de l’Ouest, pour faire la pluie et le beau temps, en emprisonnant, voire en torturant puis en éliminant quiconque se mettrait en travers de ses intérêts sordides. Ici, à Alger, ce récit, d’un arrière-goût plus qu’amère, a pour personnage principal une sorte de malfaiteur nostalgique de ses galons (officier ou sous-officier de l’armée à la retraite de son état, versé dans le service interne de sécurité d’une entreprise) qui se fait appeler «Hadarat»* ou «Colonel» pour rappeler, aux fins d’intimidations et de menaces, son passé de porteur de baïonnette.

En laissant entendre qu’il bénéficie de puissants appuis, à force de mensonges, de tromperies, mais aussi de la peur qu’inspire une milice aussi nombreuse qu’une petite armée (600 hommes armés), le personnage, comme l’horrible shérif des films à mauvais scénarios, arrive à prendre le pouvoir réel dans un grand et riche organisme en réduisant ses gestionnaires en dirigeants de pacotille dévolus à ses desseins et rêves de milliardaire. Il y a lieu de remarquer que l’ENNA n’est pas un décor fantasmagorique pour «Bad» film, mais une société économique bien réelle dont la mission est plutôt très sensible pour le pays.

C’est donc une Algérie de passe-droits, de comportements criminels et de prédation que raconte Achour Bououni dans son ouvrage Appelez-moi colonel ! Le témoignage a pour sous-titre Un officier fait main basse sur une entreprise publique. L’ouvrage relatant cette histoire ahurissante est encore tout chaud pour n’être sorti de l’imprimerie que durant le dernier Salon du livre d’Alger, grâce au courage toujours renouvelé de l’indécrottable Arezki Aït Larbi, le premier responsable des Editions Koukou. Bounouni a été un syndicaliste doté d’une détermination synonyme d’un entêtement presque inconscient, voire suicidaire. Il a résisté, mais en le payant très cher, jusqu’à ce que sa détermination obtienne enfin des résultats à partir de 2007. Les bonnes nouvelles, même si c’est au compte-gouttes, vont se succéder les unes aux autres suivant celle avec laquelle le gratifiera, en fin 2006, le tribunal militaire de Blida qui lui rendra un verdict favorable malgré les manœuvres du «colonel».

C’est pourquoi il met entre les mains de ses lecteurs un livre lourd par son contenu, plein de pages pénibles, suintant douleur et  larmes, racontant des appétits féroces, des haines irréductibles et des caractères froids qui ne se soucient d’aucune limite pour assouvir des desseins aussi sinistres qu’impitoyables. Voyons comment maître Hocine Zehouan, préfacier de Bououni, commente le sort fait à ce dernier : «Achour revient de loin ! A partir de l’exercice de ses responsabilités syndicales dans une grande entreprise nationale, disons de nature stratégique, puisqu’elle est au centre de l’organisation et du contrôle de la navigation aérienne, il fut projeté dans un cercle infernal d’où il n’est sorti que par miracle aux termes de confrontations féroces et d’épreuves inhumaines.» (page 6)Avec qui le syndicaliste a-t-il eu maille du moment qu’il montra la volonté de son organisation syndicale, le Snesa, à vouloir défendre les intérêts de l’Entreprise nationale de navigation aérienne (ENNA) ? Ses ennemis de front furent, l’un après l’autre, les deux directeurs généraux par intérim qui ont été à la tête de l’ENNA de 2004 à 2010, quelques-uns des membres de leur staff  et surtout leur donneur d’ordre, le «Colonel».

Les trois comparses ne lui épargneront rien, absolument rien, à partir du moment où ils ont vu en lui un obstacle à la réalisation de leurs objectifs de prévarication et d’illicites enrichissements. Il faut relever que le gâteau était alléchant. L’ENNA, somme toute, une grosse boîte de trois mille travailleurs et cadres, tire de confortables revenus de la taxation de la navigation aérienne transitant par les couloirs de l’espace aérien algérien. Le livre pointe d’autres sources des déboires du syndicaliste : en premier lieu, le ministère de tutelle : celui des Transports, pour avoir fait le sourd et l’aveugle devant les appels de Bououni et des cadres de l’ENNA, la justice civile de la circonscription d’El Harrach qui marcha dans les combines du «Colonel» et le Département du renseignement et de la sécurité qui est accusé, par l’auteur du livre-témoignage, de complot, d’enlèvement, d’enfermement illégal et de tentative d’instrumentalisation de la justice sous l’accusation fallacieuse «d’atteinte à la sûreté de l’Etat».

Bououni, en dehors de ses camarades syndicalistes et de quelques soutiens au sein de l’entreprise, n’a trouvé de réconfort, à un moment où il s’y attendait le moins, qu’auprès de ces officiers membres du tribunal militaire de Blida qui suivirent leur procureur en prononçant un non-lieu parce que le dossier que leur avait concocté l’équipe du DRS sur instigation du «Colonel» ne comportait que de vagues allégations, non étayées par des preuves dument établies. En somme, ils comprirent qu’il ne s’agissait pas d’une «atteinte à la sûreté de l’Etat», mais d’un minable complot ficelé hâtivement par une mauvaise équipe d’agents incompétents, pour perdre à jamais l’accusé. Deux journaux, El Khabar et Liberté avaient, en ces temps difficiles, osé médiatiser l’affaire Bououni. L’auteur recourt à un double jeu de la narration qui fait le va-et-vient entre l’histoire globale et ce que ses adversaires et leurs exécuteurs de basses besognes lui ont fait subir lors des arrestations, des interrogatoires et des emprisonnements.

Son témoignage commence en page 15 par des moments angoissants : «(…) Je ne supporte pas ces lampes puissantes. Je ne supporte pas leurs interrogatoires. Je suis fatigué. Je n’ai pas dormi. Voilà plusieurs jours que je suis ‘‘cuisiné’’ sans discontinuer par ces hommes qui se relayent à plusieurs, pendant des heures sur ma pauvre carcasse.» Bououni, en sortant de temps en temps des épisodes des prisons où il était incarcéré illégalement et des arcanes des tribunaux, raconte comment le «Colonel» arrive, en 2000, après le départ des militaires, ceux-là, des vrais, qui assuraient la protection du site du complexe ENNA de Cherarba, comment ils vont être remplacés par une cellule interne de sécurité à la tête de laquelle sera installé un ex-soudard qui se plaira à s’entendre appeler «Colonel». Une fois bien installé, ce dernier prendra l’ascendant sur le premier responsable de l’entreprise et alors commence la curée doublée d’un gaspillage monstrueux et… une chasse à courre à ceux qui refusaient de participer au festin.*El Watan009.10.2012.

*Terme utilisé par l’armée et les services portant l’uniforme pour marquer la déférence.  Achour Bououni. Appelez-moi Colonel ! Un officier fait main basse sur une entreprise d’Etat dans l’Algérie de 2006, Koukou Editions, Alger, septembre 2012, 260 pages, prix 650 DA.

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