Les tortionnaires de l’Occident

**Les sous-traitants de la torture face aux ex-détenus d’Abou Ghraib

Des sociétés privées militaires pour sous-traiter la torture 

Les soldats américains ayant participé aux tortures de la prison d’Abou Ghraib ont déjà été condamnés. Mais une autre chaîne de responsabilité commence à émerger : celle des « contractors », les sociétés privées qui sous-traitent la guerre américaine en Irak.

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Les avocats des anciens détenus d’Abou Ghraib et d’autres prisons irakiennes accusent ces compagnies d’avoir joué un rôle dans les violences physiques, psychologiques et sexuelles dont leurs clients ont été victimes.

En contact permanent avec les soldats pour différentes tâches, les employés des sociétés militaires privées auraient « fermé les yeux volontairement » et gardé le silence sur des crimes, selon les plaintes déposées.

L’un de ces « contractors », Engility Holdings Inc., basé en Virginie, vient de verser 5,28 millions de dollars à 71 ex-prisonniers irakiens dans le cadre d’un accord ; l’une de ses filiales, appelée L-3 Services Inc., était visée par une plainte depuis 2008. Ce prestataire de services a fourni des traducteurs à l’armée américaine en Irak, plus de 6 000 en 2006, pour un contrat de 450 millions de dollars par an.

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Torture survenue à la prison Abu Ghraib en Irak par des soldats américains. En effet, en 2004, un an après l’invasion de l’Irak, une série de photographies publicisées ont confirmé que des actes de torture et des mauvais traitements envers des détenus irakiens avaient été commis par des membres des forces armées américaines. Bien que quelques soldats à la base aient été traduits devant une cour martiale, aucune enquête indépendante n’a visé les hauts responsables de l’administration qui auraient autorisés des pratiques qui s’apparentent à de la torture et des mauvais traitements. Aucun responsable américain n’a été poursuivi en vertu des lois américaines contre la torture ou contre les crimes de guerre, et ce, que ce soit pour les violations des droits humains commis à Abu Ghraib, au Camp Bucca en Irak ou à Bagram en Afghanistan.*source:Amnistie Internationale

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C’est la première fois que des anciens détenus touchent une indemnisation de la part d’une compagnie militaire privée. Peut-être pas la dernière cependant : une deuxième entreprise, CACI, devrait être jugée cet été pour les mêmes faits. Elle a fourni des interrogateurs à l’armée américaine.

L’un des avocats des ex-détenus, Baher Azmy, s’est réjoui de cette première avancée :

« Les sociétés militaires privées ont joué un rôle important, mais sous-estimé, dans les pires tortures commises à Abu Ghraib.

Nous sommes satisfaits que cet accord mette l’un d’entre eux face à ses responsabilités et permette que justice soit faite pour les victimes. »

Pour autant, le jugement concerne ici l’entreprise dans son ensemble, et pas ses employés individuellement. Aucun d’entre eux n’a été poursuivi au pénal. Quant à Engility Holdings Inc., elle continue à recevoir des commandes de l’Etat américain.

La spécificité anglo-saxonne des « contractors » prend une importance particulière dans ce genre de procès : en dehors des militaires, d’autres acteurs sont présents sur les théâtres de conflit.

Pour compliquer encore un peu la question, les tribunaux hésitent quant au statut à accorder à ces entreprises, qui travaillent main dans la main avec les soldats.

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Le gouvernement américain, en tant qu’entité, est à l’abri des poursuites sur des faits commis en zone de combat. Les compagnies privées réclament la même immunité, même si leurs employés, individuellement, pourraient être poursuivis pour des faits précis.

L-3 Services Inc. a ainsi fait valoir qu’un procès irait contre la jurisprudence :

« Aucun tribunal américain n’a jamais autorisé des étrangers – détenus dans une zone de combat, d’opération militaire ou d’occupation – à demander des dommages et intérêts. »

**Rue89- 09.01.2013.

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L’autre protégé des Occidentaux,  Israël, torture impunément les Palestiniens dans les prisons

Une ex-soldate a mis en ligne des photos la montrant souriante devant des Palestiniens aux mains ligotées et aux yeux bandés.

Cette affaire fait polémique en Israël en raison des commentaires postés sur le réseau social par l’ex-appelée et ses amis.

Originaire de la ville d’Ashdod, la jeune femme, Eden Abergil, 26 ans, a créé sur Facebook un album-souvenir de son service militaire intitulé « Armée israélienne – les meilleurs moments de ma vie ». Au moins deux photos prises en 2008 dans une base proche de Gaza la montraient posant avec des prisonniers palestiniens. Eden Abergil, qui a servi comme sous-lieutenant, a bloqué son profil depuis que des blogs, relayés par la presse israélienne, ont révélé cette affaire lundi 16 août.

Un blog israélien traduit les commentaires laissés sous une de ces photos par les amis de la jeune femme :

« Tu es la plus sexy comme ça ! »

Réponse d’Eden : « Oui je sais LOL, quelle journée ça a été, regarde comme il [le Palestinien] complète bien mon image, je me demande s’il est aussi sur Facebook.

Il faut que je le tague [marquer son visage pour faire un lien vers son profil] sur la photo ! LOL. »

La suite se passe de commentaires

Une blogueuse, Lisa Goldman, a tenté d’entrer en contact avec elle pour avoir des réponses sur la publication de ces photos. « Elle m’a répondu : “Je ne parle pas aux gauchistes”…

Cité par Haaretz, le directeur de l’ONG Public Committee Against Torture, Yishai Menuchin, condamne le geste de la soldate :

« Ces images horribles démontrent une manière de traiter les Palestiniens comme des objets, et pas comme des êtres humains. [...]

*Dix ans de photos humiliantes

L’affaire Eden Abargil a suscité depuis la publication d’autres photos prises par des militaires israéliens.

Le site Breaking The Silence, qui recueille des témoignages de militaires partis en mission dans les territoires occupés, a créé mardi une page Facebook rassemblant des photos du même style, relate le blog Dimi’s Note.

*source: Rue89- en résumé

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tortionnaire israélienne ou américaine, même mépris pour l’espéce humaine et les droits de l’homme

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L’Américaine Lynndie England tient en laisse un détenu de la prison d’Abou Ghraib

Un an avant son déploiement en Irak, Lynndie England a travaillé dans une usine de transformation de poulets. Là, des morceaux de volaille visiblement impropres à la consommation partaient sur la chaîne dans l’indifférence générale. Ecœurée, Lynndie England a démissionné. Question de principe.

Cette anecdote, c’est Tara McKelvey qui me l’a racontée. Journaliste et chercheuse, Tara a rencontré Lynndie England, « la fille à la laisse », dans la prison militaire de San Diego où elle a passé dix-huit mois. Elle était mal à l’aise. Pour « Monstering », son livre consacré aux interrogatoires et tortures de la guerre contre le terrorisme, Tara avait déjà passé beaucoup de temps à écouter les récits de détenus victimes de sévices.

Lorsque les photos d’Abou Ghraib ont été rendues publiques par l’émission 60 Minutes le 28 avril 2004, les lectures du scandale se sont divisées en deux camps. D’un côté, ceux qui, comme le Président George Bush et le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, y voyaient les dérives de quelques brebis galeuses (« a few bad apples »), ne remettant pas en cause le système. De l’autre, le mouvement (généralement anti-Bush et antiguerre) considérant Lynndie England et sa bande comme des pions, victimes de la guerre et d’une mauvaise politique.

 En arrivant en Irak au Hilla Camp au sud de Bagdad, en juin 2003, Sabrina Harman, qui sera plus tard condamnée à six mois de prison pour sa participation aux sévices, récupère des carcasses d’animaux. Quelqu’un prend une photo d’un soldat simulant un acte sexuel sur une tête de chèvre. Un autre coupe la tête d’un cadavre de chat et l’enfile sur le goulot d’une bouteille de soda. ‘On se marrait’, a raconté Lynndie England à Tara.

Un mois plus tard, ils sont à Abou Ghraib. Là, à nouveau, Graner prendra des photos. Il garde son appareil dans sa poche de pantalon. Comme l’a expliqué un autre soldat, il regrettait de ne pas l’avoir eu lors de la première guerre du Golfe. Une photo de fellation évoque celle de Virginia Beach, mais cette fois, Lynndie England, 21 ans, lève le pouce vers la caméra. Comme sur une autre photo où elle force un détenu à se masturber.

La ‘pyramide’ en économiseur d’écran

Graner a envoyé l’image de Lynndie avec un détenu en laisse à sa famille en Pennsylvanie. ‘Regardez ce que je fais faire à Lynndie’, disait le message de son e-mail. Prise le soir de l’anniversaire de ses 21 ans, la photo de la pyramide des détenus nus était installée en économiseur d’écran sur un ordinateur de la prison.

Devant la justice militaire, la plupart des neuf soldats inculpés ont mis en cause la hiérarchie qui les encourageait à maltraiter les détenus. Une explication partielle pour Tara. Elle revient sur la célèbre expérience de Stanley Milgram. En 1961, juste après le procès d’Adolf Eichmann, ce professeur de psychologie a voulu tester le pouvoir de l’obéissance aux ordres en demandant à des participants d’infliger des décharges électriques (bidons) de force grandissante à des personnes qui répondraient mal à des questions. 65% des étudiants sont montés jusqu’à la décharge maximale de 450 volts. ‘On me cite toujours ces 65 % de Milgram’, me dit Tara. ‘On ne parle jamais des 35 % restants. Chacun a le choix’. A Abou Ghraib, certains ont donné l’alerte.

‘Pour que tout ceci ait pu se produire à Abou Ghraib, résume Tara, il fallait qu’il y ait à la fois des England et des Graner, mais aussi ce climat d’impunité, ces mémos de l’administration approuvant grosso modo toutes les techniques d’interrogation, tant qu’elles ne provoquaient pas de blessures sérieuses.’

Depuis trois mois, Lynndie England est en liberté conditionnelle. ‘Elle n’a pas l’air d’avoir des regrets, à part celui de s’être retrouvée en prison.’ Son fils Carter, né après son retour aux Etats-Unis, aura bientôt trois ans. Graner ne l’a pas reconnu. Il s’est marié avec une autre femme et purge une peine de dix ans. En Irak, rien n’a changé d’après Tara. ‘Les politiques sont les mêmes. La seule leçon pour les prochains Graner et England, c’est qu’il ne faut pas prendre de photo.’*Source: Rue89.

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*Torture survenue à la prison Abu Ghraib en Irak par des soldats américains. En effet, en 2004, un an après l’invasion de l’Irak, une série de photographies publicisées ont confirmé que des actes de torture et des mauvais traitements envers des détenus irakiens avaient été commis par des membres des forces armées américaines. Bien que quelques soldats à la base aient été traduits devant une cour martiale, aucune enquête indépendante n’a visé les hauts responsables de l’administration qui auraient autorisés des pratiques qui s’apparentent à de la torture et des mauvais traitements. Aucun responsable américain n’a été poursuivi en vertu des lois américaines contre la torture ou contre les crimes de guerre, et ce, que ce soit pour les violations des droits humains commis à Abu Ghraib, au Camp Bucca en Irak ou à Bagram en Afghanistan..*source:Amnistie Internationale

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*Palestiniens maltraités et torturés dans les prisons israéliennes

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*enfant palestinien dans les prisons israéliennes

La majorité des Israéliens approuvent la torture contre les Palestiniens et les Arabes

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Les tortionnaires de l’Occident

*Donald Rumsfeld, le tortionnaire

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Le « grand humaniste »  Donald Rumsfled est défendu par Obama, au nom de la continuité de l’Etat, et ça fait une gamelle de plus. La cour fédérale d’appel de Chicago, a autorisé deux Américains à poursuivre Donald Rumsfeld, car ils ont été torturés en 2006, lors de leur détention en Irak par l’armée américaine, dans le cadre des ordres donnés par le beau Donald.

Les deux plaignants, Donald Vance et Nathan Ertel, étaient employés d’une société de sécurité irakienne privée, la Shield Group Securit. Le FBI, qui enquêtait sur des faits de corruption et de trafic d’armes, avait obtenu leur coopération, mais à force de suppositions géniales, le FBI s’est convaincu que tous deux étaient en fait des comploteurs. Ils ont été arrêtés, placés au secret au camp Cropper, situé près de l’aéroport de Bagdad, torturés par l’armée américaine puis relâché au bout de soixante jours, sans charge. Ce n’était qu’une erreur et tout le monde peut se tromper, non ?

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Les juges de Chicago précisent : « Au-delà des conditions extrêmes de leur détention, les plaignants affirment qu’ils ont été menacés physiquement, qu’ils ont subi de mauvais traitements et ont été agressés par leurs geôliers, des officiers américains dont l’identité reste inconnue. Ils racontent par exemple qu’on leur a fait porter une cagoule, qu’on a entouré leurs têtes de serviettes de bain, puis qu’on les a jetés contre les murs, alors qu’ils avaient les yeux bandés, pendant les interrogatoires ». Le grand et beau Donald, peut-être un peu fâché d’avoir si bien déclaré qu’il savait où se trouvaient les armes de destruction massives, avait, le premiers, autorisé les services à recourir à la torture. Pourquoi ? Parce que.

Oui, mais voilà ; Il n’existe pas de norme juridique plus protégée que l’interdiction de la torture, qui intègre le jus cogens. La règle s’applique en l’absence de texte et même contre les textes, car elle est une règle coutumière, et du cercle le plus protégé.

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Le Comité des Droits de l’Homme, qui dépend d’une instance qu’a toujours ignoré Rumsfeld, l’ONU, l’a dit très clairement.

« Le caractère absolu de l’interdiction de la torture tel qu’il est issu du droit des traités est renforcé par son statut de jus cogens, un statut plus élevé, car l’obligation s’impose alors également au titre du droit coutumier international. Le statut de jus cogens fait référence au caractère péremptoire et fondamental de l’obligation, ce qui est, selon la Cour internationale de Justice, intransgressible ».

« Le Comité réaffirme aussi que, même dans le cas d’un danger public exceptionnel, aucune dérogation n’est autorisée. Le Comité fait observer également qu’aucune raison, y compris l’ordre d’un supérieur hiérarchique ou d’une autorité publique, ne saurait être invoquée en tant que justification ou circonstance atténuante pour excuser une violation de l’article 7 ».

C’est aussi l’analyse du Comité contre la torture.

« Soulignant que les conditions qui donnent naissance aux peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants facilitent souvent la torture et, partant, que les mesures requises pour prévenir la torture doivent être appliquées pour prévenir les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le Comité estime de même que l’interdiction des mauvais traitements est, en vertu de la Convention, non susceptible de dérogation ».

La lutte contre le crime a toujours progressé par nécessité de poursuivre les criminels les plus retords, et je t’adresse donc mes remerciements sincères, mon veux Donald, en espérant bientôt te voir devant tes juges, et après en prison. Ce ne sera que justice. ( 20Minutes-Blog.-10.08.2011.)

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