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crise financière mondiale.1 (ou l’échec du capitalisme)

**La fin de la Bourse de Paris ?

Victime de la crise, de sa mauvaise image et de la dérégulation financière, le premier marché boursier de la zone euro ne remplit plus son rôle de financement de l’économie. Les entreprises s’en détournent et les particuliers la désertent. Pourtant, les alternatives – banques et investisseurs privés – ne peuvent remplacer cet instrument historique.

crise financière mondiale.1 (ou l'échec du capitalisme)

« Aujourd’hui, la Bourse n’a plus aucun intérêt », proclame Didier Le Menestrel, président de la Financière de l’échiquier, une des principales sociétés indépendante de gestion à Paris, dans le dossier sur « la fin de la Bourse de Paris? », signé Adrien de Tricornot et Audrey Tonnelier dans « Le Monde Eco & entreprise » du 4 septembre.

Un avis qui progresse dans le milieu de la finance.

La faute à la concurrence de Londres depuis la fin des années 1990. En 1992, si la Bourse de Paris, aujourd’hui gérée par l’opérateur franco-américain NYSE-Euronext, comptait 786 sociétés cotées, elles n’étaient plus que 586 en 2011. La capitalisation boursière de Paris qui représentaient 78% du PIB de la France ne pèse plus que pour 54%.

Conséquence? les entreprises françaises ne se financent plus tant grâce à la Bourse que par les emprunts et les obligations, même si, relativise M. Michel, chez HSBC, « quand la situation économique est plus difficile, les augmentations de capital peuvent être plus nombreuses (…). La Bourse continue donc de jouer son rôle ».

La fin des monopoles nationaux n’a pas arrangé les affaires de Paris sans que la fusion d’Euronext avec l’américain NYSE n’inverse la tendance… La part de marché de cette dernière pour les actions françaises est tombée entre 65% et 70% et – c’est un signe – L’Occitane est allée chercher des investisseurs à… Hongkong. Ajouter à cela que la dérèglementation a accéléré la déconnexion entre sphère financière et activité des entreprises.

« L’attrition de la Bourse de Paris est-elle inéluctable? », interrogent les auteurs du dossier. L’optimisme du vice-président de NYSE-Euronext qui ne voit là qu’effet de conjoncture (et planche sur un projet de Bourse des PME-ETI) est contredit par les investissements ou les acquisitions à la baisse des entreprises. « Il faut considérer le financement par la Bourse ou les marchés financiers au sens large », pour Christophe Boucher, économiste chez Neuflize OBC, qui évoque le développement du marché des émissions obligataires d’entreprises. Le lancement, il y a un an, de BondMatch – une plate-forme de négociation d’obligations d’entreprises – par NYSE-Euronext va dans ce sens. Mais il ne peut pas y avoir de substitution à terme car « il s’agit de financement par l’endettement et pas par les fonds propres », plaide Thierry Olive, responsable des marchés capitaux actions chez BNP Paribas…*Le Monde-05.09.2012.

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*L’économie mondiale ne répond plus aux thérapies connues .

Les économistes ont depuis longtemps intégré les crises dans leurs schémas et leurs modèles d’analyse. Ils savent que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Pire encore, parfois ils s’attendent à des terribles chocs qui menacent les fondements des sociétés modernes.Les crises de 1929, 1974, 1982, 1987 sont présentes dans les esprits et ont laissé des traces indélébiles dans les écrits et les pratiques de politiques économiques. Mais à chaque fois, l’économie de marché a su faire face à ces difficultés en innovant. La crise de 1929 a eu pour conséquence l’émergence de la théorie keynésienne et sa thérapie légendaire basée sur le déploiement massif de dépenses publiques pour corriger les récessions et le chômage.

Les crises de 1974 et 1982 (Stagflation) ont montré, après maintes expérimentations, que le meilleur remède était d’extirper l’inflation du système d’abord puis de booster les dépenses publiques par la suite. Nous allons mettre de côté les analyses techniques de délais, d’efficacité relative des différents instruments, les débats d’écoles pour nous concentrer sur l’essentiel.
La récente crise entame sa cinquième année sans pour cela donner des signes encourageants de reprises durables. Certes, la crise de 1929 a duré plus d’une décennie. L’économie mondiale finira par s’en sortir, même si c’est pour acheter une paix sociale qui va durer quelques années, pour constater encore une fois de plus la résurgence de pressions récessionnistes avec leurs lots de maux sociaux, comme le chômage et l’accroissement de la pauvreté dans tous les pays.

 Mais force est de constater que la crise mondiale fait preuve d’une résistance farouche face aux timides tentatives de l’éradiquer. Pourquoi les crises (actuelles et futures) risquent d’être de plus en plus longues et de plus en plus coriaces. Nous allons lister les causes essentielles, sans pour cela prétendre à l’exhaustivité.

 Les mutations structurelles de l’économie mondiale

 Les institutions internationales ne cessent de réviser à la baisse les prévisions de croissance de l’économie mondiale. En 2010, on tablait sur une croissance économique mondiale de 3,5% pour 2012, aujourd’hui on n’anticipe que 2,6% et on corrigera probablement à la baisse ces données. La plupart de ces performances viendront des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). L’Europe vieillissante semble incapable de dupliquer à grande échelle la réussite du modèle allemand. Les USA paraissent en situation bloquée : le congrès (républicain) retarde ou modifie profondément toute proposition de la Maison-Blanche dans un jeu politique où les perdants sont les Américains et les pays pauvres.

 Mais en fait, qu’est-ce qui a changé pour faire en sorte que la crise perdure plus que nécessaire dans ces pays ? Nous avons plusieurs pistes qui expliquent pourquoi la crise mondiale a développé des anticorps aux remèdes classiques. Nous avons d’abord les aspects politiques et organisationnels :
1. Les Lobbys financiers sont plus puissants que les régulateurs économiques nationaux. Le secteur financier international s’est érigé en arbitre des politiques économiques nationales et internationales pour les orienter selon ses propres intérêts. Les agences de notation dictent des politiques de rigueur en période de récession aux pays endettés. Le court terme l’emporte sur le long terme. Les intérêts des financiers passent avant ceux de la populace. Les USA ont été incapables de mettre sous contrôle le système financier qui devient un puissant levier de création de crises (subprimes) et leur aggravation (dettes souveraines) ;
2. Une économie mondialisée sans chef d’orchestre mondial : les différentes nations ont rétrocédé une grande partie de leurs prérogatives à de multiples institutions sans un centre de coordination efficace. L’OMC, le FMI, la Banque mondiale, Le G7, le G20, la Commission européenne, les différentes organisations régionales, etc. agissent, décident et les institutions et mécanismes de coordination font défaus ;
3. Les enjeux politiques nationaux et internationaux bloquent les réformes mondiales de fond. Les USA et la Grande-Bretagne ne veulent pas taxer les opérations financières spéculatives de peur de perdre le leadership des marchés financiers. Pour ces pays, il vaut mieux prendre quelques gains nationaux plutôt qu’un peu moins tout en suscitant plus de bien-être pour la population mondiale :
4. L’idéologie joue un rôle important dans la perpétuation des crises. L’école libérale extrême semble reculer un peu partout dans le monde. Mais elle a laissé un cheval de Troie très puissant : l’indépendance des banques centrales, sous le prétexte que la monnaie est trop importante pour la mettre entre les mains des politiciens. Mais au moins, ces derniers sont élus démocratiquement, malgré les insuffisances du système. On confie à des bureaucrates des missions trop importantes pour les octroyer à des élus. Ce faisant, on confisque à ces derniers un instrument central pour gérer les crises. Des interventions plus musclées et plus précoces des banques centrales mondiales auraient pu minimiser les impacts de la crise.

 Aspects économiques

 Ceci dit, au niveau économique la situation n’est guère reluisante. De nombreuses contradictions minent l’économie mondiale. Elles concernent de nombreux aspects dont nous évoquerons les plus importants :
1. Un modèle de croissance insoutenable : l’expansion des trois dernières décennies a été l’œuvre de pays émergents qui trouvaient des débouchés en Europe, mais surtout aux USA grâce au processus d’endettement national et international. Les citoyens de ces pays s’endettent trop pour acheter des biens produits ailleurs. Les pays finançaient ces déficits de balance de paiement par des prêts externes. Les budgets publics en déficits croissants sont également financés par des prêts externes. L’accumulation des dettes des citoyens et des Etats en Europe et surtout aux USA ne pouvait continuer indéfiniment. C’est là où une institution «centrale aurait pu alerter à temps les gouvernements». Nous avons une économie mondialisée – sans gouvernement mondial – dotée d’une stratégie totalement inopérante à long terme. Si un système est structuré pour se diriger vers une impasse, il ne manquera pas de l’atteindre ;
2. Trop d’erreurs de politiques macroéconomiques ont été faites : intervention trop tardive et trop insuffisante, changements brutaux de priorités entre relance et rigueur. Bien sûr que les différents gouvernements sont entourés d’experts très compétents. Mais les enjeux politiques et les idéologies ne leur permettent pas de mener des actions rapides et cohérentes. L’indépendance relative des banques centrales a été l’une des causes essentielles de l’allongement de la crise en Europe. Alors que la crise des subprimes a commencé ses ravages par l’assèchement des crédits aux PME, les responsables de la Banque centrale européenne disaient qu’ils étaient surtout préoccupés par l’inflation ;
3. Le développement des inégalités s’est propagé dans la plupart des pays développés. A la fin des années soixante-dix, les salaires représentaient plus de 70% des PIB des pays industrialisés. Aujourd’hui, ils représentent moins de 60% (et à peu près 9% pour les profits). Il est beaucoup plus facile de corriger les déséquilibres d’une économie plus égalitaire, plus sociale, plus concertée et orientée vers le bien-être de tous plutôt que de quelques-uns. Les dérapages des inégalités récentes sont l’une des causes les plus importantes de l’inefficacité des politiques économiques de lutte contre les crises ;
4. La superposition de deux crises (subprimes + dettes souveraines) complique la conduite technique des politiques macroéconomiques. La première nécessite une relance (hausse des dépenses publiques) et la seconde requiert la rigueur (baisse des dépenses publiques). Les pays ne savent pas sur quel pied danser. Les solutions à ce dilemme ne sont pas impossibles techniquement, mais le sont politiquement.

 En conclusion, il y a beaucoup trop d’anomalies dans la structure de l’économie mondiale pour qu’elle puisse fonctionner efficacement. Les correctifs à mener sont profonds et nécessitent une chirurgie radicale. La récente débâcle des partis au pouvoir va peut-être inciter les politiciens à mieux restructurer l’économie mondiale. Même en étant optimiste cela prendrait des décennies. En attendant, il faut savoir vivre avec des crises de plus en plus aigües et qui risquent de durer et de créer des situations intenables pour les couches les plus pauvres des pays riches et pour les pays en voie de développement. Par Abdelhak Lamiri (PH. D. en sciences de gestion)… (El Watan-16.01.2012.)

    *9 pays ont vu leurs notes souveraines dégradées

 L’espoir d’une reprise s’éloigne de la zone euro

Standard and Poor’s (SP), la principale des trois grandes agences d’évaluation financière, qui laissait planer depuis décembre dernier le risque d’un abaissement des notes souveraines de la plupart des 17 Etats de l’Union monétaire, a fini par en dégrader neuf la semaine dernière, replongeant ainsi toute la zone euro dans la tourmente.

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<p><span style=Le coup le plus dur a été ressenti en France, deuxième économie européenne, privée au même titre que l’Autriche, de son prestigieux triple A et qui se retrouve notée AA+.
Les notes de l’Italie et l’Espagne ont été dégradées de deux crans, celles de la Slovaquie, de Malte et de la Slovénie d’un cran, tandis que les dettes du Portugal et Chypre étaient reléguées au rang d’investissements «spéculatifs».
L’Allemagne, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas ont pu conserver la meilleure note possible dans la zone euro, mais hormis l’Allemagne et la Slovaquie, tous les pays de la zone sont menacés d’une nouvelle dégradation d’ici fin 2013 par SP, selon la presse française..

L’abaissement de la note financière d’un pays se traduit, en principe, par une hausse des taux d’intérêt auxquels il refinance sa dette. Pour la France, la première épreuve déterminante est attendue jeudi. Paris espère lever 7,5 à 9,5 milliards d’euros, sur 178 milliards d’emprunts prévus cette année.

Le Premier ministre François Fillon a estimé que la perte du AAA n’aurait pas de «conséquences immédiates pour la vie quotidienne des Français», soulignant dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) le niveau «historiquement faible» des taux appliqués à la France, légèrement au-dessus de 3%. Il a ajouté que «la France reste un pays sûr» financièrement. La Commission européenne a jugé la décision de SP «aberrante» car tombée à un moment où le risque d’aggravation de la crise semblait s’éloigner. Pour se défendre, Moritz Kraemer, le responsable de l’agence pour la notation des dettes européennes a déclaré que «l’environnement politique dans la zone euro n’a pas été à la hauteur des défis croissants engendrés par la crise».

Par ailleurs, «l’efficacité, la stabilité et la prévisibilité de la politique et des institutions politiques européennes ne sont pas aussi solides qu’il le faudrait», juge SP.Les dégradations de SP risque d’avoir de lourdes répercussions pour le Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui risque lui aussi de voir son triple A s’envoler dans les prochains jours, souligne la presse française. Cela, alors même que le cas de la Grèce, épicentre de la crise depuis 2010 n’a pas été réglé.

Les banques, engagées sur l’effacement de la moitié de la dette grecque qu’elles détiennent, menacent de revenir sur leur engagement à une restructuration volontaire. Faute d’accord, une faillite incontrôlée du pays pourrait intervenir fin mars.
Mais les inquiétudes sur la zone euro devraient selon les experts de s’étendre au reste du monde et notamment les pays du Maghreb dont le tourisme et les transferts de fonds de leurs immigrés devraient en patir. A ce propos, l’économiste Camille Sari a souligné dans l’une de ses déclarations à la presse qu’en « en 2011, le nombre de touristes européens a baissé de 80 % en Égypte, de 40 % en Tunisie et au Maroc»

Par ailleurs les transferts d’argent des émigrés maghrébins devraient se réduire.
«En Espagne et en Italie, le niveau du chômage et la crise poussent beaucoup de Maghrébins à rentrer au pays. C’est à la fois une perte et un poids pour l’économie.» Pour l’ensemble du continent africain, on estime qu’il sera affecté par le biais des banques européennes, dont les prêts représentent 82 % de ceux accordés aux économies africaines, soit 380 milliards d’euros.

Qu’est ce que la note souveraine d’un Etat ?

- La note souveraine d’un Etat est une note délivrée par une agence de notation financière (principalement Moody’s, Standard & Poor’s, Fitch), en guise d’évaluation de sa dette publique, ce qui influe directement sur la capacité d’emprunter de ce pays pour rembourser ses créances.
- Ces notes peuvent aller de AAA à D.
- La note AAA indique que la capacité pour la pays d’honorer ses obligations n’est pas a remettre en question peu importe les circonstances.
- Une dégradation de cette note signifierait que l’investissement deviendrait plus risqué. Cela engendrerait automatiquement l’augmentation des intérêts de la dette. (El Watan-16.01.2012.)

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*Hervé Kempf: «Il y a un désir populaire de sortir du capitalisme pour aller vers une société écologique»

 Le Festival du Vent a lieu tous les ans à Calvi, en Haute-Corse.

 photo: Le Festival du Vent a lieu tous les ans à Calvi, en Haute-Corse

*INTERVIEW – L’essayiste, auteur de «L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie» explique comment on pourrait sauver la planète en changeant le système capitaliste et politique…*Hervé Kempf ne mâche pas ses mots: avant de dénoncer les inégalités sociales dans son dernier essai L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie (ed.Seuil), il remettait en cause le capitalisme comme un système menant à la surexploitation des ressources naturelles dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Rencontre au Festival du Vent avec cet essayiste dérangeant.Comment en êtes-vous arrivé à remettre en cause le capitalisme et le système démocratique actuel?Il est de plus en plus clair que les crises écologique et sociale sont liées. La crise écologique, on la connaît, et la crise sociale se caractérise par la montée des inégalités dans le capitalisme de ces trente dernières années. Cela a conduit à la constitution d’une classe de supers riches, d’oligarques qui veulent maintenir cet ordre inégal et qui promeuvent la croissance matérielle de la production et de la consommation. C’est un moyen d’améliorer un peu le niveau de vie de tous et d’éviter que les gens ne remettent en cause l’inégalité et l’injustice de l’ordre social. Mais la croissance matérielle provoque des dégâts écologiques qui deviennent insupportables.Qui compose cette oligarchie que vous dénoncez?L’oligarchie, ce sont les 1% les plus riches dans nos sociétés. Ce qui caractérise le régime oligarchique par opposition à la démocratie, c’est la fusion de trois pouvoirs: économique et financier, politique, et médiatique. Cette oligarchie est née de l’évolution du capitalisme dans les trente dernières années: à partir des années 1980, les inégalités sociales ont fortement augmenté alors que la spéculation financière prenait une part démesurée par rapport à l’économie réelle.Que fait-on à la place si on sort du capitalisme?Je pense que nous sommes en train de sortir du capitalisme: la crise écologique devient tellement importante qu’elle va empêcher cette augmentation sans fin de la consommation matérielle. D’autre part, la crise sociale devient claire et sensible aussi bien dans nos sociétés qu’à l’échelle de la planète, les inégalités entre pays pauvres et hémisphère nord deviennent insupportables.  Il y a deux façons de sortir du capitalisme: soit les tendances autoritaires de l’oligarchie deviennent encore plus fortes avec un risque de régime dictatorial, soit on suit les mouvements populaires qui naissent à travers le monde. Il ya un désir populaire de sortir du capitalisme pour aller vers une société écologique, égalitaire et démocratique.  Nous sommes en train de vivre des moments historiques, je ne pense pas que nous soyons en crise mais en mutation.  

Le développement durable ou l’économie verte, ce sont des termes qui cachent une volonté du capitalisme de continuer comme avant ou ce sont les leviers pour changer la société?

Tous ceux qui parlent de développement durable ou d’économie verte ne parlent pas d’inégalités. On oublie toujours le pilier social du développement durable. Je ne suis d’accord avec ce terme que si on l’associe à un revenu maximum  admissible, sinon c’est un alibi du capitalisme. Vive l’économie verte avec le revenu maximum admissible. (20Minutes-28.10.2011.) 

***Le FMI craint une « spirale d’instabilité financière mondiale »

 La directrice générale du FMI Christine Lagarde a dit mercredi à Pékin craindre un « risque de spirale d’instabilité financière mondiale » si les économies de la planète ne réagissent pas ensemble face à la crise et a souligné que l’Asie n’était pas à l’abri.
Elle a aussi appelé la Chine à se doter d’une monnaie plus forte, alors que le faible cours du yuan est critiqué par les partenaires de la Chine comme étant à l’origine des énormes excédents commerciaux accumulés par Pékin.
« Si nous n’agissons pas ensemble, l’économie dans le monde encourt le risque d’une spirale d’incertitude et d’instabilité financière », a averti Mme Lagarde en référence aux crises de la dette et aux menaces de récession, lors d’un discours prononcé au début d’une visite de deux jours en Chine.
« L’économie mondiale est entrée dans une phase dangereuse et incertaine », a souligné la directrice du Fonds monétaire international (FMI), en insistant sur l’interdépendance des économies de la planète. « Nous sommes tous dans le même bateau et notre destin sera de croître ou de chuter ensemble ».
« La réunion de Bruxelles était un pas dans la bonne direction », a-t-elle déclaré à propos du sommet européen au cours duquel a été décidé fin octobre le dernier plan de sauvetage de la zone euro et de la Grèce, l’Europe en profitant pour demander son aide à Pékin.
Christine Lagarde effectue sa première visite en Chine en tant que directrice générale du Fonds. Elle doit examiner avec les responsables chinois les conséquences de la crise de la dette en Europe et les conditions dans lesquelles la deuxième économie mondiale pourrait être amenée à davantage aider le Vieux continent, notamment par le biais éventuellement d’un nouvel instrument lié au FMI.
Mercredi dans la capitale chinoise, elle a rencontré le gouverneur de la banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan. Après son séjour à Pékin, la directrice du FMI doit se rendre au Japon.
La Chine est le premier détenteur mondial de réserves de change, dont le montant, colossal, s’élève à 3.200 milliards de dollars. Le Japon arrive en deuxième position.
« La Chine a besoin d’une monnaie plus forte », a aussi dit Mme Lagarde, alors que les principaux partenaires commerciaux de la Chine continuent à juger le yuan sous-évalué, malgré une hausse de 7% de la monnaie chinoise par rapport au dollar entre juin 2010 et août 2011.
Les responsables économiques chinois promettent d’augmenter à terme la flexibilité du yuan ainsi que les importations pour rééquilibrer leurs échanges, mais ne veulent pas dans l’immédiat prendre de risques pour les exportateurs du pays, qui opèrent souvent avec des marges très étroites.
« La Chine est sur la bonne voie pour réorienter son économie vers la demande intérieure », a encore jugé la directrice du FMI alors que Pékin poursuit cet objectif tandis que la croissance chinoise reste très dépendante de l’investissement et des exportations, et relativement peu de la consommation des ménages.
« La Chine est un acteur clé du G20 et aussi au FMI », où le pays a un « beaucoup plus grand rôle à jouer et une voix plus importante à faire entendre », a également dit Mme Lagarde.
Elle faisait référence à la réforme des quote-parts et des droits de vote au sein du Fonds permettant à la Chine de devenir le troisième pays en termes de droits de vote au sein de l’institution.
Toutefois, tout en saluant la bonne santé économique chinoise et son rôle moteur auprès d’autres pays en développement, la patronne du FMI a estimé que l’Asie n’était pas « immunisée » contre une « contagion » des maux frappant les nations occidentales.
« L’Asie n’est pas à l’abri. Que ce soit par le biais du commerce ou du secteur financier qui peuvent jouer un rôle d’accélérateur de crise, l’Asie doit se préparer », a mis en garde Christine Lagarde. (AFP-09.11.2011.)

***Crise financière en Europe

La contagion gagne la France

 La France, l’une des principales locomotives de la zone euro aux côtés de l’Allemagne, n’est désormais plus à l’abri de la crise financière qui secoue les économies de l’Union européenne depuis quelques mois, et dont la contagion et les premiers signes de récession sur l’économie réelle semblent de plus en plus difficiles à escamoter.

Pour l’Hexagone, pressé qu’il est par Bruxelles et les agences de notation internationales de redresser l’état de ses finances, l’heure n’est plus au sauvetage de l’économie grecque, mais bien au resserrement de ses propres déficits sous peine de se voir déchu de son triple A et de devoir emprunter à des taux majorés pour entretenir sa propre dette. La récente erreur, bien que très vite rectifiée, de l’agence Standard and Poor’s (S&P), qui a annoncé par méprise la perte par la France des privilèges de son triple A, privilèges qui lui permettent d’emprunter à de meilleures termes sur le marché, aura tout de même laisser des traces, en semant le doute sur la solvabilité de la deuxième économie de la zone euro.

La bourde avérée de S&P, agence à laquelle les marchés prêtent une oreille toujours attentive, a malencontreusement coïncidé, avant-hier, avec un nouveau record historique, au-delà des 170 points de base, de l’écart entre le taux des obligations à 10 ans de l’Allemagne et de la France. Difficile donc de tranquilliser les marchés même après le mea-culpa de S&P. A fortiori quand on sait que l’autre plus importante agence internationale de notation, en l’occurrence Moody’s, avait déjà suggéré, à la mi-octobre écoulé, la possibilité de reconsidérer la note de la France. Dans un tel contexte, alimenté par les prévisions pessimistes de Bruxelles qui annonce une croissance économique en France d’à peine 0,6% en 2012, les appréhensions des marchés deviennent de plus en plus vives quant à la capacité de l’Hexagone à contenir son endettement public. Aussi, malgré les propos rassurants des ministres des Finances et du Budget, François Baroin et Valérie Pécresse, qui ont réitéré l’engagement de leur gouvernement à ramener le déficit public français à 3% du PIB en 2013, puis à l’équilibrer en 2016, les marchés continuent à faire montre de beaucoup de prudence.

Le risque majeur, pour la France, en perdant la confiance des marchés financiers, est de voir s’aggraver ses taux d’emprunt comme c’est le cas actuellement pour l’Italie. Des voix s’élèvent d’ailleurs dans le ciel de l’Hexagone pour avertir que les marchés financiers ne traitent déjà plus la France comme un pays bénéficiant du précieux triple A. Ils en veulent pour preuve le fait que les taux d’emprunt adjugés au gouvernement français ont déjà enregistré un bond, passant de 3 à 3,37%, au moment où les investisseurs affichent clairement leur préférence pour les bons du Trésor allemands. L’Italie, elle, après avoir rejoint officiellement la Grèce au ban des pays les plus atteints par la crise de l’endettement, a vu ses taux d’emprunts frôler les 7%, alors que l’annonce de la démission de Berlusconi ne semble guère suffire encore à «remotiver» les marchés. Ainsi, malgré quelques mesures de sauvetage administrées à coup de sacrifices politiques, la zone euro reste clairement menacée d’une nouvelle phase de récession. Avec le pessimisme qui gagne la santé économique de la France et, à un degré moindre, celle de l’Allemagne, le devenir de la zone euro continue à susciter autant d’inquiétudes pour les Européens que pour le reste du monde. (El Watan-12.11.2011.)

***Que reste-t-il du rêve européen?

En Europe, dans les pays de la zone euro, il n’est plus question de croissance mais de plans d’austérité. Après la Grèce et l’Italie c’est maintenant le Portugal qui entame sa descente aux enfers. Des centaines de milliers de Portugais sont descendus dans la rue à Lisbonne, samedi dernier, pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie. La particularité de la crise au Portugal tient au fait que les militaires manifestent aux côtés de tous les autres travailleurs. L’avancement et l’assistance médicale des premiers sont gelés au même titre que les salaires des seconds. Les syndicats de ce pays ont décidé d’une grève générale le 24 novembre prochain pour faire pression sur le gouvernement et empêcher le vote du budget 2012, prévu le 30 novembre prochain. La France, pour sa part, est en sursis mais jusqu’à quand. Elle a failli perdre son triple A. Par «erreur», dit-on. D’autres disent que l’erreur est dans le maintien du triple A. Quoi qu’il en soit, dans les deux cas, ce n’est pas cela qui fera changer la santé économique de la France dont tout le monde connaît la fragilité. Le pouvoir français a sorti, comme les autres pays cités avant lui, son plan d’austérité. Comme les médias de ce pays sont bien tenus en laisse pour «n’ouvrir» que sur les faits divers quand leurs concitoyens se débattent dans des conditions de vie effroyables, il est difficile d’avoir des informations sur le mouvement social au pays de la «liberté» d’expression et des «droits» de l’homme. Dans les places publiques de la capitale et des grandes villes, des manifestations ont lieu sans être «couvertes» par les journalistes. A ce jeu-là et quand le «couvercle sautera», il y aura plus de dégâts qu’ailleurs. Mais faisons pour l’instant semblant de croire que c’est l’agence de notation qui s’est trompée. Pour l’instant, c’est-à-dire tant que le colmatage, pour maintenir coûte que coûte une façade de cohésion européenne, tient encore. Les fonctionnaires de l’Union européenne sont mis à contribution dans cette démarche de la dernière chance. C’est le vice-président de la Banque centrale européenne qui est chargé de former le nouveau gouvernement en Grèce. En Italie, c’est un commissaire européen qui est appelé à succéder à Silvio Berlusconi. En réalité, l’Europe est dirigée à partir de Bruxelles et aucun changement n’est toléré. Pourtant, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel rapporte, dans sa dernière livraison, que Berlin est en train de se préparer à une sortie de la Grèce de la zone euro. Chacun sait que dès qu’un des pays de cette zone décide de reprendre sa liberté, c’est tout l’édifice de la monnaie unique qui sera emporté. Ce sera alors un bond en arrière de vingt ans dans la construction de l’ensemble régional. Autant dire un saut dans l’inconnu. Il est clair qu’une telle perspective horrifie les européanistes qui feront tout et tout, même prendre des positions antidémocratiques comme pour le référendum grec ou bien avant pour le référendum irlandais à «deux tours» ou encore les résultats du référendum français annulés et remplacés par un vote du congrès (réunion des deux chambres) pour continuer l’Europe à pas forcés. Ce rapide état des lieux démontre que les dirigeants des pays d’Europe ne sont plus en phase avec leurs peuples. C’est d’ailleurs ce qu’expriment les «indignés», ces millions de jeunes qui occupent depuis des mois les places publiques dans ces pays dans un black-out médiatique digne des plus grandes dictatures. C’est dans cet état d’esprit et après avoir «libéré» les Libyens de leur dictature que la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, était samedi dernier à Tripoli pour installer la nouvelle délégation de l’UE en Libye. Une part d’exorcisme aussi! *Par

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 Plus de 5 milliards de personnes sans couverture sociale dans le monde

Les deux-tiers de la population mondiale, soit 5,1 milliards de personnes, vivent sans couverture sociale, selon un rapport de l’ONU publié jeudi 27.10.2011.

Seuls 15% des chômeurs du monde reçoivent une allocation chômage, selon ce rapport rédigé par une commission dirigée par l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet.

Cette commission va demander au sommet du G-20 qui se déroule à Cannes (Sud-Est de la France) les 3 et 4 novembre d’étendre la protection sociale dans le monde.

Leur rapport, intitulé «Une protection sociale pour une globalisation équitable et participative», souligne qu’une extension de la couverture sociale serait bénéfique pour la croissance économique et pour l’apaisement des tensions sociales. (AFP-28.10.2011.)

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**crise de l’euro

 Recapitalisation des banques…mais au profit de qui

 Salle des traders de Francfort, Allemagne, le 9 août 2011.

Les banques européennes ont besoin de 106,4 milliards d’euros de capitaux supplémentaires, pour rester solides malgré leur exposition à des pays en crise ou menacés comme la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, selon des chiffres indicatifs publiés jeudi par l’Autorité bancaire européenne (ABE).

Ces besoins sont bien sûr inégalement répartis entre les membres de l’Union. Voici la carte des besoins pays par pays. Passez votre souris sur chaque Etat pour connaître la somme attendue (en milliards d’euros).

 Ce sont les banques grecques (30 milliards) et les espagnoles qui auront besoin du plus de fonds (26,1). L’effort de recapitalisation des banques allemandes est estimé à 5,2 milliards, tandis que l’ABE chiffre à 8,8 milliards d’euros les besoins des banques françaises. Là encore, celles-ci sont plus ou moins bien loties, selon leur degré d’exposition aux risques.

 En France, BNP Paribas , Société générale et BPCE (Banque populaire-Caisse d’épargne), maison-mère de Natixis ont des besoins de capitaux supplémentaires de respectivement 2,1 milliards, 3,3 milliards et 3,4 milliards d’euros, selon les estimations indicatives publiées par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP). Le groupe Crédit Agricole est quant à lui considéré comme suffisamment capitalisé et n’aura dès lors pas besoin de fonds propres complémentaires. 

Toutes ses banques ont jusqu’à juin pour augmenter leur fonds propres, en faisant appel à leurs actionnaires, aux marchés et en dernier recours aux Etats. Les banques françaises ont déjà annoncé qu’elles se renfloueront sans faire appel à l’Etat français. 

Source: Autorité bancaire européenne. 

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 Les prestations familiales seront gelées en France jusqu’au 1er avril 2012

 «C’est scandaleux»

Les députés français ont adopté vendredi un amendement qui gèle les prestations familiales jusqu’au 1er avril, ce qui devrait permettre d’économiser 130 à 140 millions d’euros.L’amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012 repousse du 1er janvier au 1er avril la revalorisation de ces prestations. Le report doit compenser en partie la suppression d’une mesure qui visait à soumettre les revenus versés au titre du congé parental à la CSG (Contribution sociale généralisée).L’amendement a été présenté par la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot.Toutes les prestations familiales sont concernées : allocations familiales, congé parental, prestation d’accueil du jeune enfant et allocation de rentrée scolaire.«C’est scandaleux», a dit la députée socialiste Martine Pinville. «Ca pénalise les familles les plus démunies alors que le chômage augmente et que le pouvoir d’achat diminue.»

Après l’abaissement de 1,75% à 1,0% de la prévision de croissance de la France pour 2012 par Nicolas Sarkozy jeudi, le rapporteur de la commission des Affaires sociales, Yves Bur (UMP), a précisé que ceci se traduirait par «un manque à gagner pour la sphère sociale de 1,5 milliard d’euros».

L’Assemblée doit voter mercredi prochain sur l’ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Le Sénat l’examinera à partir du 7 novembre. *Reuters -28.10.2011.

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**La zone euro en crise…

Les Etats occidentaux vivent au dessus de leurs moyens…et dépensent des sommes colossales dans des guerres contre des pays musulmans !

Les dirigeants européens se retrouvent jeudi soir à Bruxelles en sommet pour tenter de rassurer sur leur capacité à endiguer l’interminable crise de la dette en Grèce et à éviter une contagion à toute la zone euro, qui inquiète de plus en plus à l’étranger.


Sauf surprise, aucune décision nouvelle n’est attendue lors de cette réunion de deux jours qui débute à 19H30 locales (17H30 GMT). Il faudra attendre pour cela une réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue le 3 juillet 2011.
Mais alors que l’Union monétaire est en pleine tourmente, les chefs d’Etats et de gouvernements des 27 pays de l’UE comptent à tout le moins réaffirmer leur disposition à fournir une aide supplémentaire à la Grèce, en plus du premier plan de sauvetage mis sur pied il y a un an, à condition que le Parlement grec approuve la semaine prochaine un plan d’austérité strict négocié avec les bailleurs de fonds du pays.
Selon un diplomate européen de haut rang, les dirigeants européens devraient « essayer de donner l’engagement que le FMI réclame » pour débloquer de l’argent frais en juillet en faveur d’Athènes, à savoir la promesse que l’Europe est prête à boucher les trous pour assurer le financement du pays.
Ils comptent aussi parler d’une question qui les divise toujours: la participation des banques et fonds d’investissement créanciers de la Grèce au nouveau programme de soutien. L’Allemagne l’exige et veut que cette contribution soit quantifiée, même si cette contribution restera officiellement volontaire.
La plupart de ses partenaires préfèrent ne pas brusquer les banques de peur de créer une nouvelle crise financière généralisée.
Au-delà du cas grec, le sommet de l’UE devrait entériner plusieurs mesures censées permettre à la zone euro de mieux se défendre à l’avenir contre des crises de la dette: son filet de secours financier sera doté de 440 milliards d’euros dans l’immédiat, puis de 500 milliards d’euros à partir de mi-2013.
Un renforcement du Pacte de stabilité, qui fait la police des déficits en Europe, est également en cours.
La journée du vendredi sera consacrée notamment à la Libye, au moment où les critiques se multiplient au sein de l’Otan sur la poursuite de l’intervention militaire, et à la répression en Syrie.
Les dirigeants européens doivent aussi parler immigration. Le principe d’une réforme de l’espace sans passeport Schengen sera approuvé, autorisant dans certains cas le rétablissement des contrôles aux frontières.(AFP-23.06.2011.)

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       USA … une puissance super-endettée, en déclin.

D’où vient l’argent ? c’est la question que se posent des millions d’individus à l’évocation des sommes promises par les grands argentiers pour mettre un terme à la crise financière. 700 milliards de dollars par-ci (plan Paulson-USA), 1.300 milliards d’euros par-là (plan européen), ces montants donnent le tournis, alimentent l’indignation générale (30 milliards de dollars suffiraient pour éradiquer la faim dans le monde ! ) et donnent à penser que, finalement, la crise du crédit dont parlent tous les médias, n’est qu’une simple invention, quand tant de liquidités peuvent être mobilisées pour sauver les banques. En réalité, tout cet argeent ne vient pas d’un quelconque coffre caché, et surtout le cas aux Etats-Unis. Quand ces derniers annoncent un plan de rachat des produits financiers toxiques ( c-à-d..,ceux qui n’ont plus aucune valeur et qui peuvent couler le système bancaire), cela signifie tout simplement qu’ils vont trouver l’argent, en s’endettant par le biais de nouvelles émissions de bons de Trésor. Des titres de dettes que des très conciliants Chinois, Japonais, Arabes du Golfe et même Algériens, vont se dépêcher de leur acheter, sans aucune contrepartie, si ce n’est une faible rémunération qui n’absorbe même pas la dévaluation progressive du dollar et les effets de l’inflation. Car c’est bien cela qui caractérise le rapport entre l’Amérique et le reste du monde. Quand elle a besoin de liquidités, l’Amérique posséde l’incroyable avantage, ou plutot, le privilège- de pouvoir s’endetter et de rembourser dans sa propre monnaie sans aucune limite. C’est là une conséquence majeure de l’abandon de la parité, le 15 aoùt 1971, entre le dollar et l’or. Avant cette date, chaque dollar détenu par les Banques centrales étrangères, pouvait être échangé contre du métal jaune (parité dont ne se privait pas la France du Général De Gaule). Cette convertibilité constituait une véritable contrainte pour les Américains en terme de création de monnaie. Aujourd’hui, ce garde-fou a disparu et les Etats-Unis peuvent s’endetter à tout va, ce dont ils ne se privent pas. La conséquence est connue : au total, quand on met bout à bout, la dette publique américaine ( 12.000 milliards de dollars), le coùt à venir de l’assurance chomage ( 7.000 milliards de dollars)  et celui des retraites ( 34.000 milliards de dollars), on aboutit au chiffre astronomique de 53.000 milliards de dollars. A cela, il faut ajouter d’autres endettements à venir ( réhabilitation des infrastructures de transport, relance du programme nucléaire américain) ou des coùts cachés, comme celui de la guerre en Irak, dont le montant est évalué à plus de 2.000 milliards de dollars, c-à-d.., 4 fois le chiffre officiel. Au total, d’ici 2020, la dette américaine pourrait bien atteindre les 80.000 milliards de dollars. De même, pour couvrir ses dépenses quotidiennes, l’Etat fédéral aura un besoin d’autres milliards.. Du coup, l’hypothèse d’une faillite des Etats-Unis, ne choque plus personne. Même si elle demeure la première économie du monde avec 25 % des richesses crées, il est légitime de se demander jusqu’à quand, les USA vont continuer à vivre au dessus de leurs moyens… et il n’est pas déraisonnable de se demander si l’on peut encore parler  d’hyperpuissance américaine avec un tel niveau d’endettement ? ! .. L’histoire nous apprend qu’un Etat lourdement endetté, finit toujours par s’effondrer … ( Par Akram Belkaid..paru au Q.D’Oran.)flech5.gif

** - La crise financière mondiale est le résultat de   “l’échec complet du capitalisme extrême”, a estimé mercredi dernier, le Premier ministre  australien Kevin Rudd qui va proposer à la réunion du G20, en novembre prochain,l’adoption  de règles de gestion plus strictes des institutions financière.  “Ce à quoi nous avons assisté est l’échec complet du capitalisme extrême,  un capitalisme extrême qui s’en remet maintenant aux Etats pour empêcher un  effondrement systémique”, a expliqué M. Rudd au Club de la presse de Canberra.   M. Rudd a mis en avant, pour expliquer la chute du secteur financier,  “un échec obscène dans la gestion de ces entreprises qui ont récompensé  la cupidité sans aucune considération pour l’intégrité du système financier”.- (16.10.08)  

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* Des milliards pour la finance, des miettes pour la faim… «   Pendant la crise financière globale, les autres crises planétaires passent à la trappe. Et parmi celles-ci (énergétique, climatique) la crise alimentaire est la plus aiguë : 923 millions de personnes sont victimes de la faim dans le monde en 2008, estime la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Alors que les pays développés prévoient d’injecter jusqu’à près de 3 000 milliards d’euros dans le sauvetage du système bancaire et financier de la planète, 1 % de ce pactole – décidé en moins d’un mois – suffirait à sortir l’humanité de la faim. «Il ne faudrait investir que 30 milliards d’euros par an pour assurer la sécurité alimentaire d’une population qui atteindra 9 milliards en 2050», écrivait Jacques Diouf dans nos colonnes.Il suffit de remonter cinq ans en arrière pour voir l’ampleur des dégâts. En 2003,  815 millions de personnes souffraient de la faim. On assistait alors à une baisse moyenne de 6 millions par an. Les agences de l’ONU se prenaient à rêver : si, chaque année, 28 millions de plus sortaient de la trappe de la malnutrition, alors on pourrait réduire de moitié le nombre de victimes de la faim d’ici à 2015…Retour sur terre en 2008. Sur fond de spéculation, de ruée vers les biocarburants, de sécheresse liée au changement climatique, le prix des denrées alimentaires explose de façon exponentielle. + 50 % depuis le début 2008, après 24 % en 2007, 12 % en 2006… Cette inflation galopante depuis 2002 est la plus forte depuis le début des années 70, qui avait conduit à des famines dramatiques. Des millions de personnes sont aujourd’hui menacés. Le drame, justement, c’est que la mobilisation des bailleurs de fonds ne suit pas. L’aide alimentaire internationale est tombée en 2008 à son niveau le plus bas depuis quarante ans, assure le PAM, le Programme alimentaire mondial. Qui parle «de tsunami silencieux». Parallèlement, l’aide publique au développement s’effondre, à l’image de la France qui vient de renier les promesses..  jadis martelées par Jacques Chirac de parvenir à consacrer 0,7 % de sa richesse, d’ici à 2012, aux pays du Sud. «L’opinion s’en moque», lâche un diplomate français. Un sondage dans la Croix  dit pourtant le contraire : 58 % des Français appuient une hausse de l’aide. Indispensable donc, sauf à voir se multiplier les déstabilisations régionales liées aux famines et aux réfugiés climatiques. Mais pendant que les grands de ce monde redécouvrent les vertus de la régulation des marchés, ils militent toujours dans les enceintes internationales pour davantage de libéralisation sur l’agriculture. «Les pays riches doivent permettre aux gouvernements des pays du Sud d’assurer leur propre développement agricole et leur sécurité alimentaire, dit Frédéric Rousseau, de l’ONG Oxfam. Et ne doivent plus s’opposer aux mesures qui protègent les petits producteurs, les secteurs agricoles.». Pourtant, des mesures de protection sont permises par l’Organisation mondiale du commerce. Mais les pays ne les appliquent pas. Souvent par crainte de rétorsions économiques. Un dernier chiffre, histoire de résumer l’ampleur des enjeux pour une autre mondialisation. «Les différences d’espérance de vie entre les pays les plus riches et les plus pauvres dépassent désormais quarante ans.» Des inégalités «criantes», résume l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans son rapport annuel, publié mardi. «Plus grandes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en 1978», dit Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS. Obscènes, même : en trente ans, le monde fait marche arrière alors qu’il vient de connaître une croissance de ses richesses sans précédent en dix ans. Le monde fera-t-il mieux avec la longue récession qui s’annonce ? ( Libération du 16.10.08)

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 * commentaires d’internautes.. -1- » Eh oui cela est malheureux à dire, mais le caviar coûtera toujours plus cher que le sorgho ou le mil. C’est pour cela que nos dirigeants ont injecté près de 3000 milliards. Il faut bien que nos banquiers qui font des conneries continuent à bien manger lors des réunions du FMI ou autres organismes qui servent surtout à pressurer les pays pauvres. Il vaut mieux leur vendre de la M…. que de laisser leur propre agriculture assurer leur autosuffisance.
Mais je ne suis qu’un simple citoyen lambda qui ne comprend rien a la politique de nos ‘chers’ gouvernants ». ..-2-  » Nous vivons dans un monde de riches et d’égoïstes. J’aimerai bien connaître la solution pour le changer, mais …… Les caisses sont vides pour les retraités, les ouvriers , la sécu , et nous sortons des milliards pour soit disant ‘sauver’ des banques et leurs dirigeants et nous laissons des pays entiers crever. Je suis dégoûtés. » … -3-  » maintenant que l’occident a saigné l’Afrique et tous les pays du tiers-monde, hop elle ferme ses portes et bouche ses oreilles…elle vit dans l’opulence, le bling bling, et dans LA LIBERTÉ, et pour vivre pleinement sa liberté elle cache tout ce qui peut empêcher de tourner en rond : famine, désespoir, handicapés, mendiants, mal logés, vilains, médiocres, bref tout ce qui n’est pas beau, riche, jeune et en bonne santé…Et pour se donner bonne conscience, elle organise annuellement le telethon, elle envoie en Afrique des humanitaires. Plus grave, elle envoie carrément des armes, tuez vous !! c’est plus rapide et plus efficace » …-4-  » Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants meurent de faim dans le monde et on fait comme si de rien n’était. Mettons un peu plus en avant les valeurs humaines, et chacun prendra sa liberté. Nous sommes inconsciamment enfermés dans une société de consommation. C’est inadmissible ». … – 5-  » Le capitalisme c’est ca. Tout pour sa gueule, enfin plutot la leur parceque nous… Du fric, un état, une religion et une armée; telle est la recette qui fait que vingt pour cent de petits blancs sur la planete saigne le reste du monde en s’auto-proclamant model démocratique. Vous pouvez vous plaindre et vous offusquer mais c’est quand meme vous qui faites semblant d’y croire en allant voter quand on vous dit que c’est le moment de le faire. » …-6-  » Quand tout va bien, on sort les violons on met en evidence des valeurs humanistes, des paroles qui font meme pleurer les crocodiles… en temps de crise on montre son vrai visage…chacun pour sa pomme…la prochaine fois je ne me laisserai pas berner par des pseudos humanistes. »..

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**4.054 milliards de dollars les pertes du système financier mondial…Quelle est la taille réelle des actifs «toxiques» des banques occidentales ? C’est le grand «secret bancaire» qui intrigue les économistes et pour lequel des estimations ont été données avec des écarts substantiels. La question à mille milliards de dollars est posée depuis des mois. Nouriel Roubini, qui avait prévu le crash financier actuel, a chiffré les pertes pour les seules banques américaines à 3.600 milliards de dollars, ce qui signifie de manière simple que le système financier américain est techniquement en état de faillite. Nouriel Roubini était considéré comme le Monsieur Catastrophe, or voilà que le très prudent Fonds monétaire international se met à se rapprocher de ces chiffres.
En janvier 2009, le FMI estimait le coût de la crise financière à 2.200 milliards de dollars en se basant uniquement sur les actifs américains. Hier, dans un «rapport sur la stabilité financière dans le monde», l’institution financière mondiale a révisé à la hausse son estimation des pertes du coût de la crise financière. Celle-ci a pratiquement doublé. Les coûts à l’horizon 2010 devraient atteindre la somme astronomique de 4.054 milliards de dollars. En affinant ses projections, le Fonds monétaire a inclus 2.712 milliards de dollars de pertes liées à des dépréciations d’actifs financiers américains, 1.193 milliards liées à des actifs européens et 149 milliards liées à des actifs japonais. Environ deux tiers des 4.054 milliards concernent les pertes liées aux seules dépréciations d’actifs financiers américains (2.712 milliards, contre 1.193 milliards pour les actifs européens). Si la tourmente a frappé tous les secteurs d’activité, les banques sont les plus touchées, elles endossent 61% du coût total des pertes. 
  **Un stress-test angoissant pour les banques américaines
«Le ralentissement de l’activité économique pèse encore plus lourdement sur les bilans des banques, dont les actifs continuent de se dévaloriser, compromettant ainsi leurs ratios de fonds propres et l’ouverture de nouveaux crédits», estime les analystes du FMI en soulignant que la détérioration du crédit «pourrait considérablement s’aggraver pour les banques, européennes en particulier, y compris par le biais de leur exposition à l’Europe émergente». Les économistes de l’institution internationale ont calculé que, pour parvenir à retrouver des fonds propres correspondant à 1/25 de leurs crédits, les banques américaines et européennes devraient rassembler, respectivement, 275 milliards et 600 milliards de dollars de capitaux. Des chiffres qui atteindraient 500 et 1.200 milliards si on revenait aux normes qui prévalaient au milieu des années 1990. Des sites américains ont fait un état d’un rapport confidentiel de la SEC (U.S. Securities & Exchange Commission) qui a effectué un stress-test – une simulation d’évolution des comptes – du système bancaire américain. Il s’avère entre autres constats gravissimes que 16 des 19 premières banques américaines sont déjà techniquement insolvables. Selon certains scenarii plus ou moins pessimistes, si deux banques parmi les 19 font faillite, c’est tout le fonds de garantie des dépôts qui se trouve asséché. Les cinq premières banques US sont tellement sous-capitalisées que cela met en question leur capacité à maintenir leur activité.
**Une gestion «millimétrée» de la communication de crise
Au vu des conclusions du rapport de la SEC, l’optimisme du président de la Federal Reserve confine à la méthode Coué, la crise bancaire est bien plus importante et plus grave que ce que la communication du gouvernement US le laisse penser. Même les chiffres annoncés hier par le FMI laissent certains experts dubitatifs. Un financier algérien y voit une gestion «millimétrée» de la communication de crise. «Il s’agit visiblement d’une communication organisée, on a mobilisé les meilleurs spin doctors. Le chiffre de 4.000 milliards est en hausse par rapport aux estimations précédentes mais il reste encore sous-évalué, surtout dans la perspective d’une récession durable. C’est une technique d’escalade graduelle destinée à éviter la panique». Selon lui, la formulation du rapport du FMI est «très élaborée et elle est destinée à mettre en garde les gouvernements occidentaux et à prendre date». Le fait est que le rapport n’établit pas une comparaison banques européennes et japonaises est révélateur.
Des estimations des pertes qui donnent le vertige ont été données et apparemment le FMI ne veut pas susciter la panique tout en essayant de tempérer l’optimisme prématuré des politiques. Le fait que l’institution, incarnation jusqu’à l’absurde de l’ultralibéralisme appliquée au tiers-monde, en vienne à relever, incidemment, que la restructuration des banques «peut exiger une prise de contrôle provisoire par l’Etat» est révélateur de l’ampleur de la crise. Le FMI qui préconise la nationalisation des banques (temporaire certes, mais nationalisation tout de même), cela relevait, il n’y a guère longtemps, de l’impensable. On pressent quand même que la réalité des pertes est un secret majeur quand le FMI souligne que le «système financier mondial reste soumis à très rude épreuve (…) tant dans les pays avancés que dans les pays émergents». Il relève que la «prise en compte des pertes est incomplète et le capital est insuffisant dans un scénario de récession». Le FMI appelle à «d’autres mesures énergiques et efficaces et à une plus grande coopération internationale pour nourrir le redressement, rétablir la confiance du public dans les institutions financières et normaliser les marchés». Il y a quelques semaines le financier international George Soros évoquait l’éventualité d’une «désintégration du système financier mondial en état de survie assistée dont la dégradation semble irrémédiable». Les chiffres calculés du FMI ne tempèrent pas ce pessimisme.( le Quotidien d’Oran du 22.04.09.)
********************************  *menace de paralysie sur le budget américain Le président Barack Obama s’est lancé dans une course contre la montre pour éviter la paralysie de l’État fédéral américain. Si les parlementaires ne votent pas le budget avant vendredi minuit, une partie des finances sera gelée… des services de l’admnistration seront fermés. Cette mesure pourrait concerner au moins 800.000 employés, dont le salaire serait suspendu. La paye d’une partie des militaires pourrait également être différée. (07.04.2011.)************************* Le déficit commercial atteint un record en France…moins 6,55 milliards d’euros.  Les importations ont progressé plus vite que les exportations en février, rapportent les Douanes ce jeudi. Le solde commercial est déficitaire à hauteur de -6,55 milliards d’euros, après un déficit de 6,1 milliards en janvier 2011.**Après la crise au Portugal. le tour de la France. *la France ne pourra pas faire illusion longtempsLes prévisions économiques des cinq principaux instituts de conjoncture allemands publiés aujourd’hui font froid dans le dos. A les écouter, l’Allemagne enregistrerait cette année une croissance de 2,8%. Mais, surtout, elle verrait ses déficits publics fondre à 1,7% du PIB. Ces prévisions sont beaucoup plus optimistes que celles du gouvernement fédéral, pour le moment. Mais elles se révèlent souvent exactes, à l’usage. Partons donc du présupposé qu’elles le soient une fois de plus : cela signifie que l’Allemagne finira l’année avec un déficit de 1,7% de son PIB. Les chiffres français doivent être publiés la semaine prochaine mais dans le meilleur des cas nous devrions avoir un déficit de…5,7% du PIB en 2011.
1,7% contre 5,7% !!! cherchez l’erreur. Une différence de 1 à 3,5.
Et je ne parle pas de 2012 où en théorie l’Allemagne devrait afficher un déficit de 0,9% du PIB contre 4,6% pour la France.
A l’heure où le Portugal appelle l’Europe à l’aide pour l’aider à refinancer sa dette cet écart de gestion entre les deux premières économies de la zone euro a quelque chose de très préoccupant. Pour le moment, les marchés ne font pas trop de discrimination entre les prix de la dette française et de la dette allemande. Celle ci est 35 centimes (0,35%) moins chère que la France. Une broutille quand on sait que les grecs empruntent à des taux de 1000 points de base (10%) plus élevés que les allemands.
Mais la France ne pourra pas faire illusion longtemps. A un an de la présidentielle, au moment où la tentation est forte au sein de l’exécutif de prendre des mesures apaisantes pour le pouvoir d’achat des particuliers il ne faut absolument pas relâcher l’effort en matière de finances publiques. Au contraire, la responsabilité politique exigerait d’en faire encore plus. (L’Eco décodé du Figaro-07.04.2011.)
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* Comprendre la crise par les maths et l’économie. « Les banques, comme tous les acteurs économiques, sont confrontées en permanence aux différents types de risques financiers : risque de change, risque de contrepartie, risque de liquidité, risque pays… », explique Hassan Ayoub, docteur en sciences économiques, chercheur attaché au Centre d’études en macroéconomie et finance internationale de l’université de Nice.
Des maths pour évaluer le risque financier« La gestion du risque financier est devenue un des enjeux majeurs pour tous les opérateurs intervenant sur les marchés financiers. Et les mathématiques offrent aux banques la possibilité de modéliser les comportements des variables dont leur évolution se répercute sur leur rentabilité. » Même si la crise des subprimes est le résultat d’une escroquerie — des prêts ont été accordés à des clients dont on savait qu’ils ne pourraient pas rembourser — les mathématiques financières ont leur part de responsabilité, selon Gilles Pagès, qui enseigne la discipline à l’université de Lille. « Les acteurs sur les marchés financiers ont voulu trouver un moyen mathématique d’éliminer les pertes sans obérer leurs possibilités de gains, explique-t-il. Ils ont voulu ce que veut un joueur de casino : trouver un moyen, dans un jeu équitable, de gagner quand même. »

La gestion de la crise passe par l’économie« Si une crise financière ne concerne dans un premier temps que les marchés financiers, son aggravation conduit à des effets néfastes sur l’économie réelle, entraînant une crise économique, voire une récession, analyse Hassan Ayoub. Devant l’ampleur des pertes, les économistes doivent emprunter aux mathématiques des nouvelles techniques en vue de mieux expliquer les relations qui sont difficilement compréhensibles sans formulations exactes ni raisonnements mathématiques. » L’élaboration des nouveaux modèles de gestion de crise constitue un défi pour les économistes dans la mesure où elle doit prendre en compte des indicateurs permettant non seulement de sortir d’une crise mais aussi de prévoir une autre. « Ce que nous pouvons tirer de l’expérience de ces crises peut se résumer de la manière suivante : les économistes ont élaboré plusieurs générations de modèles. L’éclatement d’une crise met en évidence l’insuffisance au niveau de l’explication des causes d’une génération par rapport à la précédente. »

Au centre de la spéculation : la psychologie, trop oubliéeDes psychologues affirment que les décisions prises par les investisseurs sur les marchés financiers sont loin d’être rationnelles. Quelle science en tient compte ? Pour l’instant, aucune. « De nos jours, l’éclatement des bulles spéculatives s’explique par plusieurs facteurs relevant des domaines psychologique, technologique ou autre, reconnaît Hassan Ayoub. L’essor des techniques de modélisation mathématique doit aider les économistes à prendre en compte cet état de fait en intégrant dans leur modèle explicatif davantage de facteurs ou en explorant des nouvelles techniques de traitement des données. Cependant, il faut reconnaître la difficulté de mettre en équations tous ces facteurs… »- source: El Watan

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* Louisa Hanoune : « L’Algérie doit rapatrier ses dépôts à l’étranger »

La porte-parole du Parti des travailleurs a appelé hier les pouvoirs publics à rapatrier les fonds et dépôts détenus par l’Algérie dans les banques et institutions financières étrangères. Une mesure prudentielle qu’impose le contexte de crise financière mondiale. Le gouvernement se doit, d’après Mme Hanoune, de « rapatrier une partie ou la totalité » des réserves entreposées aux Etats-Unis et en Europe, car celles-ci ne sont plus désormais « à l’abri ». « A ce que je sache, a-t-elle dit, le ministre des finances n’a aucune garantie de l’Administration Bush que les 43 milliards de dollars placés par l’Algérie en bons de Trésor américains ne seront pas utilisés pour financer le Plan Paulsen. » La porte-parole du parti s’insurge à ce propos contre le black-out que maintient le gouvernement sur le montant exact des réserves placées à l’étranger et l’exhorte à plus de transparence en la matière. « Le gouvernement ne donne pas de chiffres. On ignore combien, ni où ces réserves de changes sont entreposées, et si elles ne serviront pas à sauver de la faillite les banques étrangères, etc. » Louisa Hanoune s’est dit atterrée par les discours faussement « rassurants » des représentants du gouvernement. « Trêve de plaisanterie », répond-elle à ces derniers. « L’Algérie n’est pas prémunie contre les impacts de la crise ! » Des répercussions ? Il y en a déjà et il y en aura certainement à l’avenir, souligne-t-elle. L’économie algérienne, entièrement dépendante des cours fluctuants du pétrole, ne manquera pas de subir les affres de la crise mondiale. Celle-ci aura des impacts aussi bien sur nos importations, notamment alimentaires, sur nos réserves de changes à l’étranger, sur l’avenir du Plan de relance, sur l’emploi. Nombre de sociétés étrangères présentes en Algérie, a-t-elle déclaré, se trouvent être déjà touchées et peuvent recourir à des licenciements massifs. La SG du PT cite Mittal Steel, Suez, des banques étrangères… menacées par le « gigantesque sinistre » financier. Une situation de risque majeur qui, aux dires de Mme Hanoune, doit inciter davantage le gouvernement à prendre des « décisions hardies », protectrices de l’économie nationale, du pouvoir d’achat, etc. et à réviser les politiques économiques dans le sens qui sauvegarde les intérêts nationaux.

Politique de l’autruche. Louisa Hanoune interpelle, à ce titre, le gouvernement à mettre un terme à la « politique de l’autruche » et au « bicéphalisme économique », conformément aux recommandations du chef de l’Etat. La poursuite du processus de privatisations en dépit des directives du président de la république (discours du 27 juillet dernier) participe, d’après elle, de ce « bicéphalisme économique », porteur de périls certains pour l’économie algérienne. Mme Hanoune tombera à bras raccourcis sur ceux qu’elle qualifie de « super wazirs » (super ministres) qui s’opposent ou font dans la résistance aux nouvelles recommandations du chef de l’Etat. La politique deprivatisation est de nouveau épinglée, polique qui, contre toute « logique économique, continue à faire la part belle aux privatisations et fermetures d’entreprises » et à entretenir le mythe des « IDE (qui) ne représentent pas plus de 1,8 milliard de dollars, alors que l’Etat a investi plus de 200 milliards de dollars et que les entreprises étrangères ont transféré ces 6 dernières années plus de 22 milliards de dollars ». Il est plus que nécessaire et salutaire, selon elle, de « rectifier » la politique économique pour aller vers une « renationalisation » des entreprises et vers le « sauvetage des entreprises publiques » . Le plan de soutien aux 220 entreprises publiques retirées de la liste des entreprises privatisables « ne doit pas coûter plus de 5,2 milliards de dollars ». Lors de sa conférence de presse, la porte-parole du PT en a appelé également au président de la république pour renoncer à la nouvelle loi domaniale qui consacre la démonopolisation de la gestion du domaine public et à revenir à la loi n°90-30 du 1er décembre 1990. Toujours dans le chapitre des décisions « hardies » et énergiques, Mme Hanoune préconisera le gel de l’accord d’association avec l’Union européenne qui cause « une perte sèche annuelle de 144 milliards » du fait du processus de démantèlement tarifaire. A la question de savoir si les dispositions de la loi de finances 2009, (projet actuellement en débat à l’APN), apportaient des réponses efficaces à la nouvelle donne économique nationale, la porte-parole du PT considère qu’elles demeurent « en deçà des espoirs et défis nationaux ». Elle fait appel à tous les parlementaires pour soutenir les 65 amendements proposés par sa formation, notamment ceux se rapportant à la revalorisation du pouvoir d’achat des algériens. C’est là, d’après Mme Hanoune, un moyen pour les députés de rétablir la confiance des électeurs, de se racheter auprès d’eux après avoir voté une augmentation de leur salaire, 25 fois supérieure au Smig.. (source: El Watan) 18.10.08

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*Les pays émergents fustigent les pratiques de « casino »- La crise financière qui a frappé de plein fouet les systèmes bancaires internationaux a débordé sur une polémique inattendue entre les Etats émergents et les pays riches. En réunion hier à New Delhi, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont fustigé ouvertement les pays riches pour avoir provoqué, selon eux, la crise financière mondiale. Pour ainsi dire, la troisième conférence annuelle India-Brazil-South Africa (IBSA) a vu la naissance d’un front anticapitalisme financier occidental. Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, était le premier à avoir décoché ses flèches à l’adresse des pays riches. Pour lui, bon nombre de pays en développement sont devenus « les victimes d’une crise financière mondiale engendrée par les pays riches ». Il est particulièrement injuste que les nations pauvres aient « à payer pour l’irresponsabilité de spéculateurs qui ont transformé le monde en un gigantesque casino ». Et « en cas de récession en Europe et aux Etats-Unis », les pays du Sud seront touchés, car « nous sommes les vendeurs et ils sont les acheteurs », a prévenu le Brésilien. De son côté, le nouveau chef de l’Etat sud-africain, Kgalema Motlanthe, n’a pas lésiné sur les propos et s’est tout autant insurgé contre « des décisions malvenues d’un petit nombre qui ont poussé le système financier international au bord de l’effondrement ». « En tant que représentants du monde en développement, nous devons dorénavant considérer avec la plus grande prudence des solutions clés en main prescrites par le monde développé », a-t-il averti.  La déclaration finale du sommet s’alarme « des turbulences sans précédent sur les marchés financiers internationaux qui menacent la prospérité mondiale ». C’est une « grande crise de confiance pour laquelle les responsables devront être tenus comptables », fustige le communiqué en exigeant « davantage d’éthique en économie ». . La Bourse de Bombay et la roupie s’effondraient, tandis que la croissance ralentit et les entreprises s’inquiètent de ne plus avoir accès aux crédits des banques. Les trois pays, à savoir le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Inde ont convenu de porter de 10 à 15 milliards de dollars d’ici à 2010 leurs échanges annuels commerciaux trilatéraux. Mais l’inquiétude demeure intacte quant à la flambée des prix alimentaires et du pétrole, à la relance des négociations au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU où ils réclament des sièges de membres permanents. 

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*Est-ce la fin du capitalisme ? - Le monde connaît depuis quelques semaines la crise financière et économique la plus grave depuis le krach des Wall Street en 1929. Sur le plan géostratégique, cette crise, qui a commencé aux Etats-Unis avec la crise dite des subprimes, a très vite dépassé les frontières du pays jusque-là le plus puissant économiquement pour s’étendre à l’Europe, à l’Asie et au Moyen-Orient. -

Sur le plan sectoriel, la crise est partie du secteur immobilier puis a affecté le secteur financier pour enfin toucher l’économie réelle dans une large mesure. Cette crise, qui est née à partir des entreprises, a aujourd’hui des répercussions sur les individus qui se sont trouvés touchés jusque dans leur épargne personnelle. Pour juguler ce processus de dégradation en cascades, le gouvernement américain, en la personne du secrétaire d’Etat au trésor, a adopté un plan de sauvetage connu sous le nom de son initiateur : le plan Paulson. Ce plan, qui consiste à injecter 700 milliards de dollars dans le système financier américain, remet en vedette le rôle de l’Etat dans un pays qui, jusque-là, s’est vanté d’être l’économie capitaliste par excellence où le marché est le moteur de l’activité économique. Les Etats-Unis sont-ils en train d’enterrer le système capitaliste qu’ils ont toujours défendu à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières ? Sont-ils en train de retourner au système interventionniste (socialiste/communiste) qu’ils ont toujours combattu ? C’est à cette question que nous essaierons de répondre dans cet article. Avant de répondre à cette question, il est nécessaire de rappeler les trois piliers du système capitaliste classique.

Les trois piliers du capitalismeLe capitalisme, qui est né de la pensée des économistes classiques tels qu’Adam Smith et développé par des économistes contemporains tels que Joseph Schumpeter, repose sur trois grands piliers : son but, son mode de fonctionnement et la nature de la propriété des secteurs économiques. Le premier pilier est le but même du capitalisme, à savoir la maximisation du profit. Ce profit est surtout le fait des entreprises et est défini comme la différence entre les recettes et les dépenses. Les entreprises ont donc pour motivation essentielle la réalisation du profit maximum qui se produit lorsque les recettes sont largement supérieures aux dépenses. A l’opposé, le but de l’interventionnisme — ayant pris la forme tantôt de socialisme, tantôt de communisme —est la satisfaction des besoins de la communauté toute entière. Ainsi donc, la différence essentielle entre le capitalisme et l’interventionnisme, c’est que le premier s’intéresse à la satisfaction des besoins des entreprises productrices tandis que le second se préoccupe de la satisfaction des besoins des consommateurs. Le second principe du capitalisme est son mode de fonctionnement. L’économie capitaliste fonctionne selon le mécanisme du marché. Selon ce mécanisme, c’est le libre jeu des forces du marché (l’offre et la demande) qui régule l’économie et qui permet de déterminer le prix d’équilibre (the market price), c’est-à-dire le prix d’équilibre. L’interventionnisme repose sur le rôle déterminant de l’Etat dans l’économie. Selon ce système, l’Etat doit jouer le jeu des forces du marché parce que ces dernières ne fonctionnent pas toujours comme le veut le modèle capitaliste classique ainsi que le démontre la crise financière actuelle. Le troisième pilier du capitalisme est la nature de la propriété. Dans l’économie capitaliste classique, c’est le secteur privé qui est le moteur (the engine) du développement économique et technologique. Au contraire, dans le système interventionniste, c’est le secteur public qui domine l’activité économique, le secteur privé — lorsqu’il est toléré — a une place marginale.  En effet, pour les partisans du capitalisme, le secteur privé est l’agent économique le plus dynamique et le plus rationnel et permet de réaliser l’objectif qui est le maximum de profit. La crise financière réelle et actuelle remet donc en question deux des trois piliers du système capitaliste : le mode de fonctionnement et la nature du secteur économique. En effet, la crise a montré que le marché ne fonctionne pas toujours selon le modèle Adam Smithien, mais que dans certaines situations —comme celle des années 1929 et la situation actuelle — l’Etat doit s’ingérer et se substituer aux forces du marché afin de remettre les choses en marche.

La crise actuelle a prouvé aussi que le secteur privé — ici le secteur financier constitué par les banques et autres institutions financières privées — ne fait pas toujours preuve du dynamisme et de l’éthique que lui reconnaissent les économistes classiques comme en témoignent les faillites et les regroupements bancaires actuels aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Face à cette crise et à ses effets de sape des deux éléments essentiels du capitalisme, les Etats-Unis ont proposé un Plan de sauvetage appelé plan Paulson. Que prévoit ce plan ? Quelles sont ses chances de « sauver » le capitalisme américain et l’économie mondiale de la récession ? C’est à cette question que nous tenterons maintenant de répondre.

Le plan Paulson et ses chances de sauvetage.. Le 20 septembre 2008, le secrétaire d’Etat américain au Trésor, Henry Paulson a élaboré un plan appelé TARP (Troubled Asset Relief Program), plus connu sous le nom de son initiateur : le plan Paulson. Il faut tout de suite dire que Paulson avait, auparavant, un plan de réforme plus profond intitulé « Blueprint for a Modernized Financial Regulatory Reform », qui est un plan pour le long terme. Le plan Paulson du 20 septembre, qui est un plan à court terme et qui sera mis en œuvre par une nouvelle agence appelée Office of Financial Stability (OFS), se veut une réponse à la crise actuelle qui est née dans le secteur immobilier sous le nom de crise des subprimes et qui se manifeste par une contraction des liquidités sur le marché des crédits. La crise des subprimes, on le sait maintenant, s’est étendue au secteur financier et a eu des répercussions sur la solvabilité des banques d’investissement et autres institutions financières. Ce plan consiste pour le gouvernement américain à acheter pour une valeur de 700 milliards de dollars d’actifs douteux (dits toxiques) que détenaient les institutions financières. Le plan, qui est le résultat de consultations houleuses entre le secrétaire au Trésor Paulson, le président de la Federal Reserve, BenBernanke, le président de la U.S. Security and Exchange Commission, Christopher Cox, les leaders du Congrès et le président Bush, a pour objectif de trouver une solution rapide et efficace au problème créé par les actifs illiquides et d’accroître le degré de liquidité sur les marchés secondaires hypothécaires (Morgage Backed Securities, MBS). Ce premier « draft » du plan, qui n’avait que trois pages, comme on le sait, n’a pas été accepté par le Congrès. Après plusieurs tractations et amendements, un nouveau plan plus volumineux, examiné le 23 septembre par le Sénat puis redébattu au Congrès, a été finalement adopté. Ce nouveau plan prévoit à moyen terme de revendre les actifs illiquides achetés par le Trésor. L’effet immédiat de ce plan a été la chute de la valeur du dollar par rapport à l’or, à l’euro et au prix du pétrole ainsi qu’à l’accroissement de la dette publique américaine qui a déjà atteint son record historique de plus de 11 milliards de dollars..  Les objectifs de ce plan ont été précisés par les deux principaux managers de la crise actuelle : le secrétaire d’Etat au trésor, Henry Paulson et le président de la FED, Ben Bernanke. Pour le premier, ces objectifs sont essentiellement de stabiliser l’économie, améliorer la liquidité, s’attaquer aux racines de la crise et prendre des actions immédiates pour résoudre la crise. Pour Bernanke, les deux objectifs majeurs du plan sont : - restituer la confiance chez les investisseurs. - améliorer l’impact sur l’économie réelle et la croissance. La réalisation de ces objectifs est d’autant plus souhaitée que plusieurs grandes et moins grandes entreprises sont en train de retirer leur argent des banques pour le placer dans des actifs plus sûrs tels que les bons du Trésor garantis par l’Etat. Ce retrait contribue à l’exacerbation de l’assèchement des liquidités dont les banques ont tellement besoin pour leur activité de prêts.. Le plan Paulson, s’il a été accueilli favorablement par certains, a été vivement critiqué par beaucoup, non seulement les experts financiers mais les politiciens, les économistes et les journalistes. En particulier un groupe de plus de 250 économistes de diverses universités américaines a critiqué le plan sur plusieurs niveaux. Le premier reproche au plan est son iniquité : le plan est une subvention aux investissements faite aux dépens des citoyens. Les investisseurs (notamment les immobiliers) qui ont pris des risques pour réaliser des profits doivent être, selon ces économistes, ceux qui doivent supporter les pertes et non les citoyens. Le second reproche que ce groupe d’économistes fait au plan Paulson est son ambiguïté et son manque de transparence. Ils pensent que si les citoyens sont ceux qui doivent racheter les actifs illiquides et opaques, ils doivent en connaître les termes et les modalités et le mécanisme de rachat doit être supervisé par un organisme étatique. Le troisième défaut reproché au plan est son impact à long terme. En effet, les économistes pensent que, après son effet à court terme, le plan va durer pendant une génération. Comme on peut le voir, le plan Paulson, qui est apparu au départ comme une panacée à la crise actuelle que traverse la scène financière américaine et aujourd’hui internationale, est une sorte d’aveu de l’échec du capitalisme et de l’économie de marché à résoudre les crises. Le marché n’a pas fonctionné comme le prévoyaient les économistes classiques, et le secteur privé n’a pas fait preuve du dynamisme qu’ils lui attribuaient. Le capitalisme se retrouve donc avec un seul de ces trois pieds : le but, c’est-à-dire la réalisation du profit maximum.. Certains politiciens et économistes américains sont sceptiques sur les chances du plan de sauver le capitalisme américain. C’est le cas de Jim Bunning, sénateur républicain du Kentuky, qui a écrit à propos du plan : « This massive bailout is not a solution. It is financial socialism and it’s un-American. » La sénatrice de New York, Hillary Clinton, a même été jusqu’à proposer de recourir à une institution déjà utilisée lors de la récession des années 1929, en l’occurrence la HOLC (Home Owners ’ Loan Corporation) qui aurait pour tâche d’administrer un programme national pour aider les propriétaires immobiliers à refinancer les problèmes des « morgages ». Le capitalisme va-t-il survivre à la crise actuelle ? Nous ne le saurons que dans quelques mois ou quelques années.   °Arezki Ighemat : Professeur d’économie et de marketing, Master in Arts en littérature francophone. ( El Watan)

342 réponses à “crise financière mondiale.1 (ou l’échec du capitalisme)”

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  1. 14 11 2011
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