La zone euro est un îlot de non-croissance

**Les jeunes italiens émigrent vers l’étranger, pour fuir la crise

79.000 Italiens ont quitté leur pays l’an dernier pour s’installer à l’étranger

Pour échapper à un taux de chômage des jeunes qui frôle les 37%, les jeunes italiens optent pour l’étranger. Souvent diplômés et venus du nord du pays, ils gagnent l’Allemagne et la Suisse.

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Près de 79.000 italiens ont quitté leur pays l’an dernier pour s’installer à l’étranger, soit une hausse d’un tiers par rapport à l’an dernier, ont rapporté dimanche les médias italiens. Citant des données officielles, ils attribuent cette hausse au nombre croissant de jeunes choisissant de partir à l’étranger pour fuir la crise .Le chômage des jeunes en Italie se situe autour de 37%, tandis que le taux de chômage pour la population entière était de 11,6% en février.

Le profil des émigrés est aussi marqué par un rajeunissement assez important. Alors qu’ils ne pesaient que pour 28,3% du total des départs en 2011, les 20-40 ans représentent 44,8% des expatriations en 2012 selon Les Echos .«Les jeunes veulent être valorisés et le contexte italien ne leur permet pas. C’est pourquoi ils essaient de partir s’installer à l’étranger», a déclaré Alessandro Rosina, maître de conférence à l’Université catholique de Milan, spécialiste de démographie, cité par le journal La Repubblica .

Destination l’Allemagne, la Suisse, ou la Grande-Bretagne.

«Il serait erroné de vouloir stopper cette fuite des cerveaux mais il devrait y avoir des mesures pour assurer cet échange. Dans tous les pays, les jeunes choisissent de partir à l’étranger, mais à la différence de l’Europe, l’Italie ne leur fournit aucune garantie pour leur retour », a-t-il ajouté. Et alors que c’est historiquement plutôt les résidents du sud de la botte, une région plus pauvre, qui émigraient, la nouvelle vague d’expatriation concerne plutôt le nord. Les candidats au départ les plus nombreux, cette année, étaient ainsi originaires de Milan et de la Lombardie, véritable cœur économique de l’Italie.

«Le paradoxe, c’est que les gens avaient l’habitude de quitter un pays d’agriculteurs pauvre, mais aujourd’hui ils quittent… un pays en avance et technologiquement en pointe», écrit l’éditorialiste du Corriere della Sera .Côté destinations, les pays les plus prisés sont l’Allemagne ,la Suisse et la Grande-Bretagne. *Le Figaro (Avec AFP-08.04.2013)

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      *Peut-on sauver l’euro?

*Le système capitaliste dans l’impasse

C’est le début de la fin !

 La monnaie unique et l’Union européenne jouent leur survie à Bruxelles…

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Zone euro: l'inflation reste stable en décembre à 2,2%

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Chypre au bord de la faillite

Six mois après avoir demandé l’aide de l’Europe, l’île reste suspendue à un accord pour un prêt UE-FMI.

 

Six mois après avoir sollicité le sauvetage financier de l’Union européenne (UE), Chypre est au bord du défaut de paiement. L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé vendredi – pour la troisième fois en cinq mois – de deux crans la note souveraine de l’île méditerranéenne, gratifiée d’un «CCC +».

L’incertitude persistante sur le plan de sauvetage du petit État de la zone euro exclu des marchés financiers depuis 2011 rend le risque de défaut «considérable et en hausse», avertit S & P. Les ministres de la zone euro auraient dû se mettre d’accord le 13 décembre sur l’assistance à Chypre, dont le secteur bancaire a été très exposé à la dette grecque. Mais les différents bailleurs de la troïka (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) divergent sur les instruments à employer. «Le niveau de la dette publique de Chypre sera tellement élevé après un prêt qu’il ne sera plus supportable», a déclaré vendredi Jorg Asmussen, l’Allemand membre du directoire de la BCE, qui redoute pour Chypre un scénario à la grecque, en pleine campagne électorale allemande. La question d’effacer la dette chypriote «ne se pose pas», a affirmé Jorg Asmussen. Une position confirmée par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, le cénacle des ministres des Finances de la zone euro. En attendant, les premiers créanciers à pâtir d’un effacement de la dette publique chypriote seraient les banques du pays, principales détentrices des bons du trésor de la petite République.

L’aide russe attendue

Nicosie doit encore affiner l’évaluation précise de son besoin de financement, estimé jusqu’ici à 17 milliards d’euros, soit un peu plus qu’un an du PIB du pays. Alors que Bruxelles prévoit une dette publique équivalente à 97% du PIB en 2013, la seule recapitalisation des banques chypriotes (10 milliards d’euros) ferait dépasser largement le seuil de 120% du PIB, au-delà duquel le FMI considère la dette publique comme insupportable.

Répondant aux exigences de ses futurs bailleurs, Chypre vient d’adopter un budget d’austérité. Reste que les pays européens rechignent à porter secours à un quatrième État membre après la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Un moyen de soulager le fardeau serait une aide conjointe de Moscou. «Il me paraît important que les Russes soient à bord», plaidait le ministre français Pierre Moscovici le 4 décembre 2012 devant l’Eurogroupe. La Russie, dont des capitaux importants sont placés dans le havre fiscal chypriote, n’a pas répondu à la demande de prêt de Nicosie. «Les Russes n’auraient, entre autres raisons, pas apprécié d’être écartés d’un appel d’offres pour la prospection de gaz», décrypte un diplomate européen en poste à Nicosie. Vendredi à Bruxelles, Vladimir Poutine a soufflé le chaud et le froid sur la question.

Les tractations vont se poursuivre. Jean-Claude Juncker espère avoir «pratiquement fini» de s’occuper de Chypre pour la réunion de l’Eurogroupe du 21 janvier, avant l’élection présidentielle chypriote du 17 février. Le temps presse. L’État chypriote en est déjà réduit à puiser dans des fonds de pension pour payer ses fonctionnaires.*Le Figaro-21/12/2012

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L’île de Chypre (en grec: Kypros, en turc: Kibris) est un pays insulaire du sud-est de la Méditerranée situé à une distance de 380 km au nord de l’Égypte, de 105 km à l’ouest de la Syrie et de 75 km au sud de la Turquie. La Grèce continentale est à 800 km à l’ouest de Chypre et les îles grecques les plus proches, comme Rhodes et Carpathes, sont à une distance de 380 km à l’ouest de l’île. Située au carrefour de trois continents et de grandes civilisations, Chypre constitue un pays d’Europe, bien que, en réalité, elle soit beaucoup plus près de l’Asie (ou du Proche-Orient) et de l’Afrique. Les plus grandes villes sont Nicosie (206 000), la capitale, Limassol (143 400), Larnaka (64 000) et Paphos (34 200).

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20 millions de chômeurs dans la zone euro en 2013

Chômage record dans la zone euro, mais le pire est peut-être à venir

Au niveau des 27, le nombre de chômeurs dépasse 26 millions.

Le taux de chômage continue de voler de record en record dans la zone euro, où il a atteint 11,8% en novembre et touche particulièrement les pays soumis aux plus fortes cures d’austérité, comme l’Espagne et la Grèce, et rien ne semble indiquer un inversement de tendance.

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Ce niveau record se traduit par le fait que 18,82 millions de personnes étaient au chômage dans la zone euro en novembre 2012, soit une hausse de 113.000 par rapport à octobre, selon les chiffres publiés mardi 08.01.2013. par l’office européen de statistiques Eurostat. C’est aussi 2,015 millions de chômeurs de plus qu’en novembre 2011.

Au niveau des 27, le nombre de chômeurs dépasse 26 millions.

Certes, la hausse mensuelle du nombre de chômeurs est la moins forte depuis août et la saignée est moindre que celle observée en octobre, où 220.000 personnes avaient rejoint les rangs des demandeurs d’emploi dans la zone euro.

Mais cela ne suffira pas à inverser la tendance, et « il semble hautement probable que le taux de chômage dépasse clairement les 12% au cours de 2013″ dans la zone euro, estime Howard Archer, économiste d’IHS Global insight.

Le taux de chômage a atteint des niveaux exceptionnels en Espagne, où il touchait 26,6% de la population active en novembre, et en Grèce, où il a atteint 26% en septembre, dernier mois où des données sont disponibles.

De manière générale, les pays soumis à des cures d’austérité drastiques, le plus souvent pour accompagner un plan d’aide européen, ont vu leur taux de chômage grimper en un an: il est ainsi passé de 18,9% à 26% en Grèce et de 14,1% à 16,3% au Portugal.

Ces taux très élevés contrastent avec ceux observés en Autriche (4,5%), au Luxembourg (5,1%), en Allemagne (5,4%) et aux Pays-Bas (5,6%).

Le commissaire européen aux Affaires sociales Laszlo Andor l’a d’ailleurs reconnu mardi au cours d’une conférence de presse: « le fossé s’élargit entre les pays confrontés à une hausse rapide du chômage et ceux où le marché du travail fonctionne mieux ».

Une amélioration jugée « improbable »
M. Andor, qui présentait mardi un rapport annuel de la Commission européenne sur l’emploi et la situation sociale en Europe, en a brossé un sombre tableau, qualifiant 2012 de « très mauvaise année ». De plus, « la plupart des systèmes de sécurité sociale ont perdu une grande partie de leur capacité à protéger les revenus des ménages contre les effets de la crise », a-t-il noté.

M. Andor a jugé « improbable que l’Europe connaisse beaucoup d’améliorations sur le plan socio-économique en 2013″.

Pour cela, il faudra « faire plus de progrès en matière de crédibilité dans la résolution de la crise de l’euro, trouver les ressources pour réaliser des investissements indispensables, y compris dans la formation, pour aider les gens à trouver un emploi et contre l’exclusion sociale, et faire en sorte que la finance agisse au service de l’économie réelle », a-t-il dit.

Le rapport de la Commission européenne montre notamment que les revenus disponibles des ménages ont baissé entre 2007 et 2011 de 17% en Grèce, 8% en Espagne, 7% à Chypre ou encore 5% en Estonie et en Irlande.

Interrogé sur le rôle qu’a pu jouer dans cette situation la politique de rigueur budgétaire, défendue par son collègue aux Affaires économiques Olli Rehn, M. Andor a répondu que « la consolidation budgétaire était un objectif très important ». Mais « nous avons toujours dit que cela devait être accompagné de politiques qui soutiennent la croissance », a-t-il ajouté.* 7s7–Mardi 8 janvier 2013.

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Les Français plus pessimistes que jamais sur leur avenir

Le moral des Français est en berne. L’opinion des ménages concernant leur niveau de vie futur aurait chuté de deux points au mois de mars pour atteindre son « minimum historique » selon les données publiées par l’Insee, lundi 25 mars 2013.

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Un « minimum historique » sur le niveau de vie futur

Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), lundi 25 mars, l’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France a reculé de 5 points au mois de mars, le « minimum historique », rapporte l’Insee.

L’indicateur qui synthétise la confiance des Français a quant à lui baissé de 2 points par rapport au mois de février et retrouve son niveau de novembre dernier.

« Cette baisse est décevante », a commenté à l’AFP Hélène Baudchon, économiste de BNP Paribas, qui s’est « un peu étonnée » du terme « légèrement » employé par l’Insee pour qualifier cette baisse.

« Ce terme ne me paraît pas tout à fait approprié car une baisse de deux points, c’est tout de même important, surtout que l’ensemble des composantes sont mal orientées », a-t-elle expliqué. « Il y a une dégradation assez généralisée de l’opinion des ménages ».

Les Français veulent épargner

L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable en mars (–1 point), et celle sur leur capacité à épargner dans les mois à venir recule de 3 points. En revanche, les ménages sont plus nombreux qu’en février à considérer qu’il est « opportun d’épargner » (+6 points). Cependant, les ménages revoient à la baisse leur appréciation de leur capacité à épargner dans les mois à venir (- 3 points).

Les Français prévoient une nouvelle augmentation du chômage

Les Français sont plus nombreux en mars à s’attendre à une nouvelle augmentation du chômage: le solde correspondant gagne trois points et atteint son plus haut niveau depuis juillet 2009.

Les chiffres du chômage ont d’ailleurs été publiés mardi 26 mars : le ministère du Travail a annoncé une nouvelle hausse du chômage en février (+0,6%), soit un total de 3,187 millions d’inscrits en France Métropolitaine, sans franchir pour autant le pic historique de janvier 1997 (3,195 millions).*Jol Press – le 27/03/2013    

**la France en panne: Croissance nulle, déficit public, chômage

L’heure n’est pas aux bonnes nouvelles. L’Insee affirmait en effet jeudi 14 février 2913, qu’en moyenne annuelle, la croissance a été nulle en 2012, alors qu’elle était de 1,7 % du PIB en 2011. Selon ces mêmes conclusions, le PIB aurait par ailleurs reculé de 0,3 % au quatrième trimestre. Conséquence : un chômage  toujours plus important.

L’Insee affirme qu’en moyenne annuelle, la croissance a été nulle en 2012 et que le PIB a reculé de 0,3 %. Des chiffres plus bas encore que ce que prévoyait l’Insee en décembre dernier : l’institut annonçait une baisse du PIB de 0,2 %. Même la banque de France prévoyait un recul de 0 ,1%. Ces chiffres sont donc une très mauvaise nouvelle pour le gouvernement et pour l’économie en général.

Interrogé, par ailleurs, sur les conclusions du rapport de la Cour des comptes publié mardi 12 février, qui estimait que la France a peu de chances de ramener ces déficits à 3% du PIB cette année, le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, a répondu : « Je pense que c’est probable ».« Et par rapport à ça, il faut à la fois qu’on ne coupe pas ce qui reste de croissance, sinon ce serait une faute, mais en même temps qu’on soit sérieux et le mot d’économies fait partie du vocabulaire et de la panoplie », a expliqué le ministre des Affaires étrangères sur Canal+.*Jol Press -le 17/02/2013

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***Les dirigeants de la zone euro se retrouvent ce mercredi dès 18 h en sommet à Bruxelles, sous la pression du monde entier, pour boucler un plan permettant d’enrayer la crise de la dette et de sauver la monnaie commune, alors que l’inquiétude grandit au sujet de l’Italie. Pour tenter de soigner un euro malade comme jamais, les responsables politiques devraient annoncer des mesures sans précédent dans leur ampleur et dans leur ambition.L’échec? Il serait si grave qu’il pourrait provoquer l’écroulement de l’Europe monétaire. Il pourrait aussi secouer les fondations de l’Europe politique, jusqu’à remettre en question l’existence même de l’Union européenne.Effacement d’une partie de la dette grecque, recapitalisation des banques… Les dossiers du jour sont nombreux et complexes. Les négociations de ce soir devraient donc se prolonger jusque tard dans la nuit. Pour l’heure, il n’y a que deux certitudes. La première, c’est que la France, comme la plupart des pays de l’euro, va devoir se préparer à un nouveau plan de rigueur. La deuxième, c’est que la patronne de l’Eurogroupe s’appelle aujourd’hui Angela Merkel. Parce que son pays est le plus fort et le plus stable de la monnaie unique, la chancelière allemande a la main haute dans les négociations.Sa vision devrait donc l’emporter sur le dossier qui l’opposait à la France: le rôle du Fonds européen de stabilité financière. «La France veut pouvoir emprunter sur les marchés et reprêter aux pays qui en ont besoin, analyse Nicolas Bouzou, du cabinet Astérès. L’Allemagne est plus orthodoxe: elle préconise la rigueur avant tout pour assainir les finances des pays en difficulté.»

Dans tous les coins de l’Europe, l’enjeu est maintenant le même : il faut réduire les déficits publics pour calmer les investisseurs. Car ceux-ci sont toujours inquiets d’une faillite possible des Etats, et continuent d’augmenter le taux d’intérêt auquel ils leur prêtent de l’argent. Dernier exemple de rigueur en date: l’Italie, où Silvio Berlusconi va tenter de faire passer l’âge de la retraite de 65 à 67 ans. Pour sauver l’euro, les sacrifices commencent maintenant. (20Minutes et +)26.10.2011. 

 Le président de la Comission européenne Jose Manuel Barroso (G)  au côté du président de l'UE Herman Van Rompuy, le 23 octobre 2011 à Bruxelles

***Beaucoup d’inconnues et peu de certitudes

Le grand plan pour sauver la zone euro que les dirigeants européens ambitionnent de ficeler, comporte tant d’inconnues que plusieurs experts redoutent des lendemains qui déchantent.« En cas d’échec, l’effet boomerang sera immédiat et les investisseurs risquent de déserter à nouveau les marchés européens », préviennent les analystes de CMC Markets, rappelant le précédent plan du 21 juillet, qui s’était « soldé » par une dégringolade boursière généralisée.Les contours de la réponse européenne sont connus: il faut recapitaliser les banques européennes pour un montant fixé autour de 108 milliards d’euros, pour absorber les pertes qui leur seront parallèlement infligées afin d’alléger la dette grecque.

Et par la même occasion il faut démultiplier les moyens du Fonds de secours de la zone euro afin que le défaut de paiement partiel annoncé d’Athènes n’aggrave pas la propagation de la crise à l’Italie.

Or, les analystes émettent des doutes.

Concernant la recapitalisation des banques, le montant envisagé est « bien en-deçà des besoins estimés par le Fonds monétaire international (FMI) et les analystes du secteur privé, en tout cas dans le scénario d’une rechute de l’économie », expliquent les économistes de Crédit Suisse.

Le FMI avait évoqué 200 milliards d’euros, Crédit Suisse parle de 225 milliards et Goldman Sachs de 298 milliards.

S’agissant de la dette grecque, la zone euro demande aux banques d’accepter une décote, c’est-à-dire des pertes, d’au moins 50%. Mais sur les 350 milliards d’euros de dette grecque, un tiers est entre les mains de créanciers publics (Europe et FMI) non concernés par cette décote.

En outre, selon UBS, comme les banques grecques détiennent quelque 20% de la dette du pays, Athènes devra immédiatement les renflouer, en s’endettant à nouveau. Résultat: « une décote de 50% équivaut à un réduction de seulement 22% de la dette grecque », calcule UBS.

Dernier point, peut-être le plus délicat: le renforcement du Fonds européen de stabilité financières (FESF), le « pare-feu » contre une contagion de la crise.

Grâce à un « effet de levier » complexe, les Etats espèrent démultiplier les 440 milliards d’euro que ce mécanisme est théoriquement capable de prêter. Seulement voilà, alors que des estimations allant de 1.000 à 2.500 milliards ont circulé, les Européens ne seront probablement pas en mesure mercredi de fournir un montant clair pour rassurer les marchés.

Le résultat risque d’être d’autant plus décevant que le point de départ ne doit pas être de 440 milliards, mais plutôt autour de 250 milliards, une partie des prêts ayant déjà été engagée.

Et les options retenues suscitent aussi des doutes.

La première consiste à permettre au FESF de garantir une partie des obligations émises par les Etats fragiles afin d’attirer des acquéreurs. « Est-ce que garantir 20% à 25% sera suffisant (…) alors que l’exemple grec montre déjà qu’une décote bien plus importante est possible? », s’interroge l’institut de réflexion European Policy Centre.

Ce « think tank » redoute aussi que cela ne « crée des distorsions entre les obligations garanties et celles déjà en circulation », dont la valeur se déprécierait immédiatement ce qui fragiliserait davantage les créanciers qui en détiennent.

La deuxième solution revient à créer un fonds spécial, adossé au FESF, afin d’attirer des investisseurs privés et publics y compris en dehors de la zone euro. Mais nul ne sait jusqu’où ceux-ci seront prêts à contribuer.

« La réalité c’est qu’il y a des incertitudes techniques majeures » car ces solutions n’ont jamais été expérimentés à ce niveau, résume un diplomate européen.

In fine, selon Crédit Suisse, « tout cela laisse penser que la Banque centrale européenne (BCE) devra encore jouer un rôle central en soutenant les pays les plus faibles ».(AFP-26.10.2011.)

***«Aux yeux du marché la France a déjà perdu son précieux triple A»

Pour la France, conserver le fameux «triple A» va s’avérer très difficile, aux yeux des experts…L’écart entre le rendement des obligations d’Etat françaises à 10 ans (OAT) et celui des titres d’Etat allemands de même maturité (Bund) a atteint vendredi un record, les investisseurs anticipant de plus en plus un abaissement de la note de la France par les agences de notation.

Une première

Pour la première fois, l’écart entre les taux des deux pays — qui bénéficient l’un et l’autre de la note maximale «AAA» — a atteint 119 points de base (1,19 point de pourcentage ) vers 11H00.

Le «spread» s’inscrivait ainsi en hausse par rapport à son niveau de jeudi, qui était de 115 points de base (1,15 point de pourcentage).

«Il faut être réaliste, aux yeux du marché la France a déjà perdu son précieux +triple A+», commente Philippe Hab, gérant de fonds pour la société de gestion SPGP.

Coup de canif de Moody’s

L’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a donné lundi un premier coup de canif à la sacro-sainte note française, en annonçant qu’elle se donnait trois mois pour déterminer si sa perspective «stable» était toujours justifiée au vu de la dégradation de la situation économique.

Dans un scénario du pire, qui tente d’extrapoler les conséquences d’une rechute violente dans la récession de la zone euro, sa concurrente Standard & Poor’s a envisagé de son côté une baisse de la note de la France d’un cran, à «AA+», selon une étude communiquée vendredi.

«Ces simulations ne reflètent pas les hypothèses de base de Standard & Poor’s, qui sont celles intégrées dans les notes actuelles», a toutefois précisé une porte-parole de l’agence américaine.

Conserver le fameux «triple A» va s’avérer très difficile, aux yeux des experts.

Période électorale à risque

«On voit mal comment, en période électorale, le gouvernement va pouvoir satisfaire les agences de notation en améliorant les finances publiques. Des hausses d’impôts et une réduction des dépenses sont difficilement envisageables dans les mois qui viennent», estime Philippe Hab.

La France bénéficie actuellement de la meilleure note possible de la part des agences de notation, ce qui lui permet d’emprunter sur les marchés dans des conditions très favorables pour financer ses déficits budgétaires.

De leur côté, les taux français –qui évoluent en sens inverse des prix– s’affichaient en hausse. L’obligation française à 10 ans voyait ainsi son taux se tendre à 3,207%, contre 3,144% jeudi soir en clôture.

Quant aux CDS, les contrats d’assurance contre le défaut de remboursement, sur la France, ils ressortaient à 190 points de base.

Cela signifie que pour s’assurer contre le défaut de paiement de l’Etat français sur une dette de 10 millions d’euros à échéance de cinq ans, un investisseur devra s’acquitter de 190.000 euros par an. (AFP-21.10.2011.)

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Du jamais vu en Belgique : 1.200 faillites en octobre 2012

Le mois de septembre avait déjà été meurtrier pour les entreprises belges (1.190 faillites), la situation s’est encore aggravée en octobre.

près un été meurtrier et un mois de septembre noir, le mois d’octobre a enregistré un nombre record de faillites : 1.210 entreprises ont bu la tasse, selon le bureau d’études Graydon, société spécialisée dans l’information commerciale. Il s’agit d’une hausse de 7,18 % par rapport au mois d’octobre 2011, a-t-il précisé.

C’est une tendance lourde. Depuis le début de l’année, 9.156 entreprises ont fait faillite, ce qui constitue un bond de 4,86 % par rapport à la même période un an plus tôt. Là aussi, c’est un record.

La Flandre est particulièrement touchée (+10,78 % en comparaison avec la période janvier-octobre 2011) alors que Bruxelles n’enregistre qu’une légère augmentation (+1,31 %) du nombre de faillites et qu’en Wallonie, un recul est constaté (-1,64 %).

Par secteur, les transports et les services aux entreprises semblent être rattrapés par la crise. « Le cycle des faillites est entré de plain-pied dans sa deuxième phase : celle de l’approfondissement et de l’extension. Désormais, ce ne sont plus seulement les secteurs directement orientés vers les consommateurs qui sont touchés », a souligné Graydon.

« Ce qui frappe », analysait Eric Van den Broel, directeur de la recherche auprès de Graydon, début octobre, « c’est l’accélération du phénomène. Traditionnellement, dit-il, on observe d’abord un accroissement des accidents dans les petits commerces et l’Horeca. Après six mois, c’est le commerce de gros et le secteur du transport qui commence à souffrir. Puis, au terme d’un an ou deux, ce sont les industries et les plus grandes entreprises qui sont fragilisées. Mais dans les faits, aujourd’hui, le processus semble aller plus vite. Nous sommes déjà dans la troisième phase ». La crise provoque un effet domino : les difficultés des petits détaillants se répercutent sur les grossistes puis sur les entreprises.

Graydon souligne enfin que les faillites touchent de plus en plus les grandes entreprises, ce qui conduit à la perte de davantage d’emplois. La fragilisation des grandes entreprises se paie cash en terme d’emploi. Sur les 9 premiers mois de l’année, près de 16.000 jobs sont a passés à la trappe (15.956 pour être précis).*Le Soir-Lundi 5 Novembre 2012

***Crise économique : 117 000 Espagnols ont quitté leur pays

Avec la crise qui touche l’Espagne beaucoup d’Espagnols prennent aujourd’hui le chemin de l’émigration. Quelque 117 000 Espagnols ont quitté le pays durant les deux dernières années, selon les chiffres officiels, le pays renouant avec une vague d’émigration qui avait marqué les décennies de dictature franquiste (1939-1975). En 2011, le solde migratoire de l’Espagne est d’ailleurs devenu négatif, l’émigration étant désormais supérieure à l’immigration. Les immigrés, dont une bonne partie est issue des anciennes colonies espagnoles en Amérique latine, ont été les premiers à perdre leur travail et à rentrer dans des pays aujourd’hui en pleine croissance. Face à un chômage qui frappe un actif sur quatre et un jeune actif de moins de 24 ans sur deux, les Espagnols qualifiés visent désormais les pays européens, mais aussi le Brésil ou le Venezuela. Mercedes Martin, 29 ans, en fait partie. Elle part en janvier pour le Brésil, espérant y développer son entreprise de marketing internet, plutôt que de chercher d’hypothétiques clients en Espagne. «C’est difficile, car ici les entreprises n’investissent pas. eIles ont très peur, font beaucoup d’économies sur les coûts, sur les dépenses», dit Mercedes, qui a déjà fait des voyages de repérage dans le pays. «Il y a beaucoup plus d’offres d’emplois là-bas pour les personnes qualifiées», remarque-t-elle, citant les besoins nés de l’organisation de la Coupe du monde de football de 2014 et des jeux Olympiques de 2016.*InfoSoir-13.12.2012.

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**Espagne: taux record de 55% de jeunes au chômage

Triste record. Le chômage espagnol s’est établi à 26,02 % de la population active au dernier trimestre 2012, son plus haut niveau depuis les années 1970. Ce taux explose chez les jeunes. 55% des 16 à 24 ans sont au chômage, premières victimes des mesures d’austérité draconiennes adoptées par le pays.

Record historique

Le chômage a atteint 26,02% de la population active en Espagne, soit 5,965 millions de personnes au dernier trimestre 2012, un record historique.

Les jeunes, de plus en plus nombreux à quitter l’Espagne pour trouver du travail, sont les plus touchés. Le taux de chômage de 16-24 ans est de 55% dans le pays, soit près de trois points de plus qu’au trimestre précédent.

Le risque d’une radicalisation politique chez les jeunes

Certains craignent que cette nouvelle poussée du chômage intensifie les troubles sociaux et implique une radicalisation politique chez les jeunes.

« Nous devons créer des emplois et lutter contre les disparités des revenus, c’est extrêmement urgent », a alarmé Guy Ryder, le directeur général de l’Organisation internationale du Travail, lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. « Si nous laissons la crise de l’emploi s’aggraver davantage, en particulier chez les jeunes, cela imposerait des cicatrices durables dans notre société ».

« Nous n’avons pas encore touché le fond »

Malgré le soulagement des dirigeants européens à Davos – pour avoir provisoirement sauvé la zone euro – le taux de chômage espagnol représente plus du double de la moyenne de l’Union européenne

Selon la BBC, le taux de chômage des 16-24 ans en Espagne est passé de 52,34% à 55,13% en seulement trois mois. Et « nous n’avons pas encore touché le fond et l’emploi continuera de diminuer au premier semestre », met en garde Jose Luis Martinez, analyste chez Citigroup.

Sur le site d’Al Jazeera, Soledad Pellon d’IG Markets indique que le chômage continuera d’augmenter en 2013, et pourrait atteindre les 27% pour les deux prochaines années.

Selon Eurostat, le taux de chômage de l’Union européenne s’élevait à 11,8% en novembre 2012. L’Espagne et la Grèce représentaient les deux taux de chômage les plus élevés en septembre dernier.*Jol Press – le 28/01/2013    

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*«La zone euro n’a pas les ingrédients pour durer»

 L’économiste Christian Saint-Etienne, auteur de «La fin de l’euro», ne croit pas que le plan d’aide de 750 milliards d’euros puisse sauver l’euro.

Lefigaro.fr/jdf.com – Que pensez-vous du plan d’aide présenté par l’Union européenne ?

Christian Saint-Etienne Cette décision tactique est bienvenue, je l’appuie totalement. Elle met fin au délire des marchés, qui avaient perdu leur boussole. Ces derniers jours, les actifs étaient sous-cotés par rapport à leurs fondamentaux. Le rebond observé aujourd’hui est un retour aux niveaux d’avant la chute des marchés.

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Ce plan ne règle toutefois rien sur le long terme. Sur les 750 milliards d’euros, seuls 60 milliards sont réellement sur la table. Le reste ne correspond à rien de concret. Enfin, la Grèce était en faillite vendredi, et elle est toujours, lundi, en faillite.

Quels problèmes de long terme demeurent ?

Nous ne nous dirigeons pas vers une coopération budgétaire renforcée. On savait dès le départ que, pour créer une zone monétaire optimale, il faudrait mettre en place un gouvernement économique, un fédéralisme fiscal puissant et un encadrement de la concurrence fiscale et sociale. Aucun de ces mécanismes n’a été mis en place.

Vous vous attendez donc à l’explosion de la zone euro ?

Non, je dis simplement que la zone euro n’a pas les ingrédients pour durer. Les Etats membres enregistrent des performances économiques divergentes. Un État, l’Allemagne, mène même une politique de désinflation salariale non coopérative.

Enfin, les perspectives économiques sont désespérantes (autour de 1% de croissance jusqu’en 2011) et les mesures de rigueur ne devraient rien arranger. Pas de quoi donner envie aux jeunes européens de rester, alors que le reste du monde croîtra à un rythme de 4%!

Comment voyez-vous l’avenir de l’euro ?

Je n’ai pas de scénario de la fin de l’euro. Mais scinder la monnaie unique en deux zones serait éventuellement souhaitable, car la zone actuelle n’est pas cohérente. D’un côté, les pays producteurs (Pays-Bas, Autriche) se regrouperaient autour de l’Allemagne. De l’autre, les pays aux déficits commerciaux se rassembleraient autour de la France.

Cet euro du sud, selon moi, ne serait pas un «club Med’» et la Grèce, qui a toujours menti et ne connaît pas le consensus autour de la réduction du déficit budgétaire, n’y aurait pas forcément sa place. Au final, nous aurions deux euros, dont la parité varierait, un peu comme le dollar américain et canadien.

Christian Saint-Etienne, membre du Conseil d’analyse économique, est professeur d’économie au Conservatoire national des arts et métiers et à l’Université Paris-Dauphine. Il a écrit «La Fin de l’euro», chez Bourin Editeurs. (Le Figaro-10.06.2010.)

**La zone euro foudroyée par le chômage

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Avec 24,9 millions de personnes sans emploi, le taux de chômage de l’Union européenne est de 10,3 %, selon les chiffres publiés début mai 2012 par l’office européen de statistiques, Eurostat.

Entre mai 2011 et mai 2012, le taux de chômage est passé de 9,8% à 10,9% pour les hommes. Et de 10,3% à 11,3% pour les femmes.

On estime à 17 561 millions le nombre de chômeurs au sein de la zone euro, dont presque 3 millions rien que pour la France, soit 10,1 % de sa population active. Un taux dans la moyenne, donc, en comparaison avec ses voisins européens.

Du côté des bons élèves se trouvent l’Autriche (4,1 %), les Pays-Bas (5,1 %), le Luxembourg (5,4 %) et l’Allemagne (5,6 %). Du côté des cancres : l’Espagne (24,6 %), la Grèce (21,9 % en janvier 2012) ou la Lettonie (15,3 %). Et la situation ne va pas en s’arrangeant..

Les jeunes, les premiers touchés

Mais ce qui inquiète le plus, c’est le taux toujours croissant du chômage chez les jeunes. 22,7 % des moins de 25 ans sont à la recherche d’un emploi dans l’Union européenne, soit 5,517 millions de personnes. Le record est encore du côté de l’Espagne, avec un taux alarmant de 52,1%, de la Grèce (52,1%) et du Portugal (36,4 %).

L’Allemagne est plutôt épargnée, avec un taux de chômage chez les moins de 25 ans de 7,9%, quand la France atteint les 22,7 %.* le 06/09/2012 -

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Réunion des ministres des Finances de la zone euro:  Mais à quoi bon?

Imaginons l’Europe démocratique

EUROPE – Comme chaque mois maintenant, les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis pour préparer un rendez-vous plus large avec tous leurs homologues de l’Union européenne… Mais à quoi bon?

Les Européens, et les Français en particulier, attendent du neuf. Nous espérons tous pouvoir prendre part directement à ces décisions qui touchent à notre quotidien et à notre avenir. Nous attendons tous de sortir définitivement de cette crise économique.

L’Europe politique, aux mains des citoyens, doit succéder à l’Europe des technocrates

L’Eurogroupe se réunit tranquillement, alors qu’en France Marine le Pen emboîte le pas à David Cameron et réclame un référendum pour savoir si les Français veulent rester dans l’Union européenne. C’est un signal grave: nous avons beaucoup trop attendu avant de passer définitivement de l’Europe des diplomates à l’Europe politique.

Les politiques vont tous tenter d’ignorer la présidente du Front National, malgré les efforts des médias pour attirer l’attention sur le sujet. Nous, les Jeunes Démocrates, le disont clairement: Marine le Pen ne se trompe pas de débat, elle apporte simplement des solutions absurdes. Depuis deux ans, le Conseil européen et l’Eurogroupe cherchent à tour de rôle des solutions… sans se poser la seule et unique question qui vaille: qui sera légitime et efficace pour mettre un terme définitif à la crise ?

Marine le Pen cède à la tentation de dire « l’Europe nous a fait perdre notre souveraineté, et c’est pour cela que nous en sommes là ». Ridicule!

Quand elle parle de « l’Europe », elle ne pense évidemment pas au Parlement européen où elle siège sans vergogne. Elle interpelle plutôt le Conseil européen, qui n’est autre que la réunion des dirigeants nationaux. Quand on démasque « l’Europe », on tombe vite sur des gouvernements qui n’ont pas le courage d’assumer les décisions loin de leurs assemblées nationales.

D’ailleurs, le petit refrain « c’est la faute à Bruxelles » ne fonctionne plus. Les citoyens européens ont bien saisi que nous étions interdépendants et solidaires les uns des autres, que le budget allemand pouvait contribuer à la croissance italienne, que la dette grecque pouvait mettre en danger les épargnants français, comme la croissance néerlandaise pouvait créer des emplois en Espagne. Ils ont bien vu que, partout, le chômage, la dette et le manque d’investissement des entreprises jettent une ombre sur l’avenir de chacun ; que la réponse ne pourrait être que commune.

N’oublions pas que l’Euro a, jusqu’à aujourd’hui, considérablement contribué au bien-être des Français: nous sommes protégés contre la trop forte augmentation de notre facture énergétique, nos entreprises disposent de débouchés plus grands et peuvent donc créer plus d’emplois. Mais surtout, la monnaie unique a posé les bases d’une Europe politique, qui exigent aujourd’hui que l’Eurogroupe fasse preuve de volontarisme.

Si l’Euro est le foyer de la solidarité entre les Européens et de la responsabilité de chacune des nations envers les autres, comme les crise grecque, espagnole, portugaise, irlandaise, chypriote nous le rappellent chaque jour, alors l’Eurogroupe doit esquisser une démocratie supranationale! Comment croire encore que les Européens se contenteront de Sommets, alors qu’une élection sera nécessaire pour mettre un visage sur les décisions qu’ils doivent adopter ensemble?

L’Eurogroupe a besoin d’un Président élu, au moins par les parlementaires nationaux et européens de la zone euro, dans l’idéal par le suffrage universel direct des citoyens de l’Eurozone. L’Eurogroupe a besoin de trouver sa place dans la forêt des institutions: plus qu’un simple « président des sommets de la zone euro », son Président devra être automatiquement Vice-président de la Commission européenne, chargé des affaires économiques et monétaires. Il sera ainsi l’aiguillon politique de l’intégration européenne, notamment par l’intégration économique.

Ce dernier pourrait alors présenter son projet devant les Européens. Il pourrait directement leur parler d’avenir, brisant le cercle vicieux des Conseils qui s’enchaînent, n’adressant aux citoyens que des communiqués difficiles à lire et même à trouver…

Notre Président de la zone euro tracera la voie du progrès

Il faut savoir faire preuve d’imagination. Regarder le problème autrement, pour pouvoir apporter une réponse efficace. Car nous ne considérons pas le débat institutionnel comme une fin en soi. Il ne s’agit pas de créer un nouveau Président pour attribuer un siège à un ancien Premier ministre désireux de se recaser. Il s’agit de clarifier le monde politique pour offrir aux Européens un réel choix pour l’avenir qu’ils veulent.

Le futur que nous voulons, Jeunes Démocrates, est fondé sur l’idée de progrès. Trop souvent, la politique a consisté à prendre des décisions favorables aux électeurs d’aujourd’hui, mais néfastes sinon mortelles pour les citoyens de demain.

Pour enfin refermer définitivement la plaie ouverte de la zone euro, il est vital d’arrêter d’entretenir la crainte d’une « Europe allemande », fondée sur une division morale entre le « Nord rigoureux » et le « Sud dépensier ». Aucun pays européen n’est exemplaire en matière de gestion des deniers publics. La seule différence repose sur les perspectives de croissance dont chacun peut jouir.

Dès lors la gestion intelligente, fondée sur la mutualisation européenne des dettes, la réduction coordonnée des dépenses inutiles, et l’harmonisation fiscale pour mettre un terme à la concurrence déloyale, sera la seule voie en dehors de l’austérité. C’est le seul chemin pour arrêter le pourrissement de la situation économique et sociale de chaque nation européenne.

Et pour cause, certains se complaisent dans l’idée qu’une dévaluation de l’Euro pourrait suffire… ou pire, que le retour à une monnaie nationale, dévaluée elle aussi, pourrait redonner un futur aux économies européennes.

Ceux-là oublient que c’est par une telle guerre des monnaies que la Seconde Guerre mondiale a commencé, et que c’est à tout prix ce que le G20 tente de prévenir depuis trois ans.

Si nos partenaires commerciaux admettaient quand bien même une dévaluation de l’Euro sans répliquer, celle-ci ne porterait durablement ses fruits qu’avec l’engagement ferme de mener à bien une politique de bonne gestion. Car il faudrait, quoi qu’il en soit, donner aux entreprises européennes les moyens de regagner la compétitivité dont elles ont besoin ; de reconstruire les marges qui permettent d’investir, et donc de se reconstruire un avenir.

La réalité du monde contemporain nous invite à faire preuve d’imagination. Chaque mois, l’Eurogroupe nous rappelle qu’une nouvelle Europe reste à inventer. Une Europe où les citoyens ne seraient pas laissés pour compte et où ils pourraient collectivement ET souverainement s’imaginer un futur commun, où il ferait bon vivre.**huffingtonpost.fr -05.03.2013.* Thomas Friang-Co-président du think-tank transpartisan Youth Diplomacy, président national des Jeunes Démocrates

Thomas Friang, président des Jeunes Démocrates
avec John Colorado, François Marani, Antoine Carette, Marie-Sixte Imbert, Charles Coudoré, Mathieu Camescasse et Mathieu Schneider

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***La France tétanisée à l’idée de perdre son rang

coeur- L’État français fait partie du club très huppé des pays notés AAA par les agences de notation financière. Ils sont à peine une douzaine dans le monde à bénéficier de ce privilège, qui permet d’emprunter dans les meilleures conditions…Mais la situation risque de changer….

****La Bourse de Paris creuse ses pertes

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Le CAC 40 termine à 3339,90 points en recul de 2,99% après la publication de mauvaises statistiques américaines. Les valeurs automobiles et bancaires ont été malmenées.

coeur-La chute s’est accélérée à une demi-heure de la clôture. Et finalement l’indice de la Bourse de Paris a terminé en recul de près de 3% (2,99 exactement) à 3339,90 points. A l’instar de ses homologues américaines et asiatiques, et après un timide rebond ce mercredi, la Bourse de Paris a une nouvelle fois vécu une mauvaise journée. Le CAC 40, avait démarré sur une baisse de 1,63 % à 3386,79 points. Ailleurs, la tendance n’était pas à la fête non plus. Londres a reculé de 2,26% et Francfort de 1,81%. Du côté des indices paneuropéens, l’Eurofirst 300 a dévissé de 2,48% et l’EuroStoxx 50 de 2,12%.

La faute en revient aux mauvais indicateurs publiés outre-Atlantique, qui plombent l’indice. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de façon inattendue de 13.000 pour atteindre 472.000. La croissance de l’activité manufacturière a ralenti aux Etats-Unis en juin, pour tomber à son plus bas niveau depuis décembre 2009: l’indice ISM est ressorti à 56,2 le mois dernier contre 59,7 en mai et un consensus le donnant à 59. Enfin, les promesses de vente dans l’immobilier ancien ont chuté de 30% en mai aux Etats-Unis, soit nettement plus que prévu, après l’expiration fin avril d’un crédit d’impôt très populaire.

Wall Street a creusé ses pertes après ces annonces, entraînant Paris dans son sillage.

La fébrilité est palpable. Les emprunts en circulation de la Banque centrale européenne accordés aux banques ont atteint mercredi un niveau sans précédent, au-dessus du seuil de 900 milliards d’euros, alors que les établissements financiers doivent rembourser ce jeudi à la BCE 442 milliards d’euros de fonds à un an. Un vrai test, très attendu par les marchés. On saura si les banques sont capables ou non de rembourser leur prêt.

On vient, en outre d’apprendre que les banques ont emprunté 111,2 milliards d’euros à six jours auprès de la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre d’une opération spéciale soulignant un retrait de fonds du marché monétaire. Ce qui n’est pas fait pour rassurer, car cela pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt interbancaires.

Les emprunts en circulation de la Banque centrale européenne accordés aux banques ont atteint mercredi un niveau sans précédent, au-dessus du seuil de 900 milliards d’euros, alors que les établissements financiers doivent rembourser jeudi à la BCE 442 milliards d’euros de fonds à un an. La menace de Moody’s de dégrader la note de l’Espagne cristallisera l’attention tout au long de la journée. L’agence de notation américaine a mis la note souveraine de l’Espagne sous surveillance. Moody’s pointe du doigt la faiblesse des perspectives de croissance de son économie.

Adoption de la réforme du secteur financier

Par ailleurs, l’adoption aux États-Unis par la chambre des Représentants de la réforme du secteur financier, discutée depuis des mois, retiendra l’attention des investisseurs. La nouvelle législation permettra notamment à Washington de restructurer des établissements financiers en faillite, pour ne pas avoir à mener de nouvelles opérations de sauvetage financées par l’État. Les pouvoirs de la Réserve fédérale (Fed) sont élargis, une instance de surveillance du secteur est prévue et les consommateurs seront davantage protégés.

Les hedge funds et les agences de notation seront soumis à des réglementations plus contraignantes. Le texte doit être approuvé par le Sénat la semaine prochaine avant d’être signé par Barack Obama.

En termes de statistiques, l’Insee a annoncé ce matin que les prix à la production étaient restés stables en mai en France après une hausse de 1,0 % en avril, mais qu’ils enregistraient une progression de 4,3 % sur un an.

Par ailleurs, dans la zone euro, le secteur manufacturier a enregistré en juin sa plus faible croissance en quatre mois. L’indice PMI définitif des directeurs d’achat de Markit s’est établi à 55,6 juin. En France, l’indice PMI a fléchi à 55,8, son plus bas niveau depuis décembre 2009. En Allemagne, il est resté stable à 58,4.

L’automobile dans le viseur

Au chapitre des sociétés, aucune valeur n’est dans le vert dans la matinée.

Le titre EADS (-2,87 % à 16,38 euros) sera particulièrement suivi. En effet, l’OMC a infligé un revers cinglant à l’Union européenne en lui ordonnant de supprimer certaines subventions à l’exportation accordées à Airbus. L’Union fera appel de la décision de l’Organisation mondiale. Les détails financiers n’ont toutefois pas été dévoilés. Boeing estime que l’avionneur paneuropéen doit lui reverser 4 milliards de dollars de subventions indues. Mais l’OMC n’avance aucun chiffre, il sera donc difficile d’y voir claire sur les conséquences de la décision de l’organisation internationale.

Par ailleurs, les chiffres des immatriculations en France seront dévoilés ce jeudi vers midi. Elles ont finalement baissé de 1,2 % au mois de juin. En outre, la fin progressive de la prime à la casse ne laisse pas entrevoir de relèvement du marché dans l’immédiat. Renault (-3,98 % à 29,56 euros) malgré le succès de modèle Sandero fabriqué par Dacia, n a pas échappé à la mauvaise humeur des investisseurs. Peugeot recule de 4,84 % à 20,045 euros, tandis que Michelin lâche 3,10 % à 55,94 euros.

Hors CAC40, Faurecia (-1,66 % à 13 euros) a dévoilé l’acquisition de 18,75 % de l’équipementier automobile chinois Xujang Group, dont il devient l’actionnaire stratégique.

Les valeurs bancaires devraient également une nouvelle fois retenir l’attention des investisseurs avec le remboursement d’un prêt de 442 milliards d’euros ce jeudi. Il y a un an, 1121 banques implantées en zone euro avaient emprunté plus de 442 milliards d’euros à la BCE au taux fixe de 1 %, un record dans l’histoire de l’institution monétaire européenne sur une seule opération. Crédit agricole perd 3,09 % à 8,36 euros. Il est suivi de BNP Paribas (-2,86 % à 43,49 euros) et Société Générale (-4,20 % à 32,86 euros).

Le titre Société Générale sera d’autant plus suivi que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé mercredi une amende de 100000 euros à Jean-Pierre Mustier, l’ancien patron des activités de marché de la Société générale pour manquement d’initié. A l’inverse, Natixis a été mis hors de cause par l’AMF à l’issue d’une enquête sur sa communication financière.

Les actionnaires seront également sensibles à la décision de Saint Gobain (-2,49% à 30,125 euros) de reverser 72,1 % du dividende de 2009 en actions pour permettre au groupe de consolider ses fonds propres de 368 millions d’euros.

Par ailleurs, l’action Sanofi-Aventis (-2,63 % à 48,225 euros) pourrait réagir à la décision de l’autorité sanitaire américaine de mettre le Multeq, un médicament contre l’arythmie du groupe français, sur la liste trimestrielle de ses vérifications.

France Télécom (-0,98 % à 14,145 euros) sera également sous les feux de la rampe. L’opérateur présente en interne son nouveau plan d’entreprise. (Le Figaro.01.07.2010.)

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La crise de l’Europe et l’instabilité politique en Italie pourraient remettre le feu aux poudres

Vous vous souvenez certainement des dernières déclarations de François Hollande nous indiquant que la crise de l’euro était derrière nous et que le pire était passé. C’était sans compter les derniers revirements de ce week-end en Europe.

D’un côté, on apprend que l’Irlande ne pourrait pas rembourser comme prévu les aides européennes de 85 milliards d’euros perçues en 2010 pour leur « Banquothon » national. Oui, n’oubliez pas que globalement les pays ne vont pas forcément si mal que ça, s’ils ne devaient pas payer les pertes de leurs banquiers… mais c’est un autre débat dans lequel il est formellement interdit d’entrer sous peine d’être immédiatement qualifié de « populiste ». Donc l’Irlande ne pourra pas rembourser ses crédits conformément à l’échéancier prévu au « contrat de prêt ». En langage clair, cela s’appelle faire un défaut de paiement. Et de un.

Pour le « et de deux », c’est l’Italie : la troisième économie de la zone euro, celle qui avait failli embraser l’Europe entière il y a quelques mois et faire exploser la monnaie unique en vol. Figurez-vous que là-bas c’est la crise politique. Mario Monti, désigné d’office par Angela et Nicolas comme délégué de la classe italienne suite à un « coup d’État » qui n’avait pas grand-chose de démocratique, a décidé qu’il allait présenter sa démission. Cela dit, c’est sans doute une très mauvaise nouvelle pour l’euro, surtout que Berlusconi (celui qui s’était fait sortir de façon très démocratique par Angela et Nicolas) a décidé de se représenter. Et là, le problème, ce sont les Italiens. Vous savez qu’ils n’ont pas vraiment le moral, et franchement je les comprends. Déjà que Jean-Marc Ayrault je ne le trouve pas très drôle, mais à côté de Mario Monti, notre Jean-Marc c’est un joyeux drille. Pour se remonter le moral les Italiens pourraient voter pour la liste « bunga-bunga » (les espèces de parties fines de jambes en l’air de l’ère Berlusconi). C’est tellement plus léger comme ambiance. Ça donne envie de consommer et cela me redonne foi dans l’avenir radieux de la dépense publique et des déficits éternels…

Alors au moment où j’écris ces quelques lignes, l’Europe est dans la situation suivante.

Allemagne : s’en sort à peu près tant que ses voisins européens peuvent encore lui acheter quelques BM ou Mercedes. Ne devrait pas tenir longtemps dans la mesure où ses partenaires commerciaux, qui représentent 60% de son PIB, sont en train de s’effondrer, et que ces mêmes partenaires commerciaux essaient désespérément de faire les poches d’Angela…

France : pays en voie de sous-développement, surendetté, incapable de réformer et de faire des choix difficiles. La dette grossit de jour en jour sans que rien ni personne ne souhaite l’arrêter. Devrait s’en sortir quand même à peu près dans la mesure où l’État (de droite comme de gauche) va « mobiliser » l’épargne des ménages. En clair : on va tous donner à l’ÉtatThon que l’on soit volontaire ou pas, et notre épargne finira « réquisitionnée ».

Italie : pouvait espérer s’en sortir grâce à la « magie » du docteur Mario Monti… Hélas, Silvio B. ayant besoin d’une immunité, il faut qu’il se fasse réélire. Ce ne sera sans doute pas sur les thèmes de la rigueur et de l’austérité à la Mario Monti si vous voyez ce que je veux dire. Donc le pays devrait repartir à la dérive mais…. Avec le moral !

Espagne : « Banquothon » international en cours pour renflouer des dizaines de banques qui ont tout raté sauf la bouffonnade des « stress tests ». Vous vous souvenez des « stress tests » ? On avait bien rigolé à ce moment-là. Résultat : un peuple saigné à blanc, et un pays dont vous assistez en direct à l’effondrement de type grec…

Portugal : un cocktail d’Espagne, d’Irlande et de Grèce. À transférer en soins palliatifs. Il n’y a plus rien à faire.

Grèce : encéphalogramme plat. Mort clinique constatée. Débrancher le patient. Heure du décès ?

Europe : ensemble hétérogène de pays n’avançant pas au même rythme et dans des directions opposées et tentant par tous les moyens de faire croire en leur capacité à concilier des choses inconciliables et réussissant à se mettre d’accord sur la date de la prochaine réunion… et encore.

Monnaie unique : l’euro est la monnaie utilisée dans cet ensemble brinquebalant n’en ayant plus pour longtemps. La question qui se pose est de savoir si l’euro va exploser à cause de l’explosion de l’Europe ou si l’explosion de l’euro entraînera celle de l’Europe…

N’en déplaise à notre Président, fort sympathique au demeurant, la crise de l’euro vient de repasser devant lui et l’instabilité politique en Italie pourrait remettre le feu aux poudres à la rentrée. Alors je le dis, je le redis, et le crie encore haut et fort alors que l’écrasante majorité des gens préfère rester dans le déni pour des raisons de confort psychologique aisément compréhensibles : il n’y aura pas de moyens faciles de s’en sortir ! Ce sera douloureux quelle que soit la stratégie. C’est une crise d’endettement de tous les acteurs, avec une crise de croissance, un ajustement mondial en cours et une crise environnementale… Alors, dans ces cas, on fait ce que fait tout bon marin, on affale les voiles, on ferme les écoutilles, tout le monde à son poste et on affronte les éléments déchaînés.

Pour votre patrimoine, c’est pareil. Le patrimoine financier sera beaucoup plus facilement saisissable que votre maison ! Que voulez-vous que l’État fasse de votre maison ! Alors que de votre livret A, il sait tout de suite quoi en faire. Encore une fois, débancarisez, ayez le minimum d’actifs financiers, migrez vers les actifs tangibles au maximum de vos possibilités. Diversifiez au maximum vos actifs tangibles : or, argent, terres, forêts, maison de campagne avec grand jardin etc. N’oubliez pas non plus de vous faire plaisir. Tout ce qui est pris ne sera plus à prendre… par l’État !  *Contrepoints-le 11/12/2012* Par Charles Sannat .

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran – Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d’affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d’AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l’économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l’actualité économique.

  « Tout l’or de l’Allemagne a disparu ! »

Et si l’Allemagne trichait et ne détenait pas autant d’or qu’elle le prétend ? Selon James Turk, expert en métaux précieux, les réserves d’or de l’Allemagne seraient épuisées depuis une dizaine d’années.
Tout part d’une question : combien l’Allemagne a-t-elle d’or dans ses réserves ? Une question qui en soulève d’autres : et si l’Allemagne trichait et ne détenait pas autant d’or qu’elle le prétend ? Pourquoi chercher à rapatrier tout l’or détenu dans des coffres étrangers ? Une chose est sûre, il n’y a pas de fumée sans feu, et la Cour des comptes fédérale allemande n’exige pas un inventaire exhaustif des stocks d’or de la Bundesbank sans raison…

L’Allemagne est le 2e détenteur d’or mondial avec 3395t en réserves, des réserves qui, pour des raisons à la fois politiques et historiques, sont stockées pour la plupart à l’étranger. Si 95% des réserves d’or sont stockées entre la Fed. à New-York, la banque centrale de Londres et Paris, c’est à la fois parce que l’Allemagne craignait à l’époque d’être envahie par l’ex URSS et aussi pour avoir des réserves disponibles à titre de garantie, en cas de besoin de devises étrangères.

Le fait qu’aucun audit n’ait été réalisé depuis plus de 30 ans et le refus de la Fed. de laisser vérifier le stockage des lingots à l’intérieur des coffres a mis le feu aux poudres.

Selon James Turk, expert en métaux précieux, les réserves d’or de l’Allemagne auraient été épuisées depuis une dizaine d’années, en raison d’activités de leasing (location) via des swaps complexes sur le marché (cf. extrait de l’interview ci-dessous). L’or allemand ne serait plus, il a été loué. James Turk avait déjà évoqué les problèmes de stocks d’or de l’Allemagne à l’époque, dès 2001.

La Bundesbank a cependant tenu à rassurer sur son intégrité, par le biais d’un communiqué de presse sur son site, et a promis, malgré sa volonté de vouloir continuer de stocker ses réserves à l’étranger, de procéder à des prélèvements occasionnels de quelques dizaines de tonnes (150 en tout) pour « vérifier la teneur en or de ses lingots ».

Pourquoi maintenant ?

À cause de la crise et parce que l’Allemagne détient les plus importantes réserves d’or de la zone euro. Dans un climat d’incertitude économique très forte, l’or devient un enjeu géopolitique incontournable. Mario Draghi a lui-même récemment évoqué la possibilité d’euro-obligations adossées à l’or ; l’Allemagne a donc tout intérêt à savoir précisément ce qu’elle a en coffre !

De là à ce que l’Union Européenne décrète l’interdiction de la vente libre de l’or, il n’y a qu’un pas. Comme disait Madame Lagarde il y a peu, « Nous sommes dans une économie de temps de guerre ». *Contrepoints-le 30/10/2012* Par Charles Sannat

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Dans une interview sur King World News, James Turk a déclaré :

« Tout l’or de l’Allemagne a disparu, car il a été « prêté » sur le marché. C’est-à-dire que les coffres contenant de l’or de l’Allemagne ont fini d’être vidées en 2001, à cause des activités de « leasing » de la Bundesbank.

Les Allemands en ont prêté plus de la moitié, et l’autre moitié a éventuellement été prêtée sur le marché, ainsi qu’au travers d’échanges (swaps) compliqués avec les USA. Mais la réalité est que, depuis 2001, cet or allemand a disparu. Ce qui veut dire que tout l’or de l’Allemagne, supposément entreposé dans des coffres… tout cet or n’y est pas, il a été « prêté » sur le marché.

Il n’est pas certain que cet or prêté soit revenu dans ces coffres, c’est à dire que ces coffres, qui sont supposées contenir l’or de l’Allemagne, sont peut-être encore vides. »

Traduction de l’interview de James Turk : GoldBroker.com

**L’Allemagne et sa réserve d’or virtuelle

Les réserves d’or de l’Allemagne sont officiellement estimées à 3.400 tonnes. Mais problème : elles ne sont pas conservées dans le pays, mais seraient hébergées dans des pays tiers.

Par Charles Sannat.

Dans un contexte de crise économique, les réserves d’or détenues par les banques centrales des pays prennent une dimension particulière. Ce sont ces réserves d’or qui vont garantir et légitimer la richesse et la puissance économique d’un pays et « l’assurer » en cas d’effondrement du système.

Mais la sécurité de ces réserves d’or a toujours constitué un certain dilemme : vaut-il mieux conserver son or chez soi ou dans un pays-tiers ?

La question est intéressante car elle traduit deux choix « stratégiques » différents qui ont leurs avantages et leurs… risques.

Si un pays conserve son or dans ses propres réserves : il est totalement indépendant vis-à-vis de ses réserves, il en garantit lui-même l’authenticité et la sécurité. C’est justement cette question de sécurité qui peut représenter un risque selon le contexte. Ainsi « héberger » ses réserves d’or dans un pays tiers peut-être une façon de mettre à l’abri l’or du pays en cas de conflit.

Et c’est justement ce qu’a fait l’Allemagne (la RFA à l’époque) durant la guerre froide en envoyant son or dans des pays tiers (à l’abri de la banque centrale américaine notamment) de peur que les Russes s’en emparent.

Une initiative préventive à l’époque donc, mais qu’en est-il 60 ans plus tard… ?

C’est la question que se pose actuellement le journal allemand Bild. Le quotidien s’interroge sur l’état des réserves d’or du pays : officiellement elles sont estimées à 3400 tonnes d’or. Mais problème : elles ne sont pas en Allemagne, et seraient (notez le conditionnel) donc toujours « à l’abri » dans la Banque de France, la Banque d’Angleterre et la Réserve Fédérale de New York (selon la Bundesbank, la Banque Fédérale allemande).

L’Allemagne souhaiterait refaire auditer ses réserves d’or pour savoir précisément à combien elles s’évaluent, et pourquoi pas, les faire rapatrier à la maison, comme l’a fait récemment le Venezuela. Mais l’opération peut s’avérer plus « compliquée » que prévue :

Les pays tiers possèdent-ils toujours l’or allemand ? Sont-ils en mesure de lui rendre ? Et à combien s’élèvent les coûts d’une telle « transhumance » ? Sans parler des risques de sécurité que cela implique…

Bref, 60 ans plus tard l’Allemagne semble dans une impasse et possède pour le moment une réserve d’or virtuelle voire fictive. Cette situation bancale lui sera-t-elle dommageable dans les années à venir si l’Allemagne souhaite adosser son économie à l’or physique ? L’avenir nous le dira bien vite…Contrepoints-le 24/07/2012

*Réaction d’un internaute: Et l’or des français que Nicolas Sarkozy a bradé, on n’en parle pas ?

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11 réponses à “La zone euro est un îlot de non-croissance”

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