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**23 avril journée mondiale du livre et du droit d’auteur

livre papier et ebook generique

En 1995, l’UNESCO a instauré la Journée Mondiale du Livre et du Droit d’auteur (JMLDA). L’objectif de cette journée, est de promouvoir la lecture, l’industrie du livre et la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d’auteur dans le monde. Des centaines d’évènements ont lieu en même temps dans le monde pour célébrer la culture, une carte interactive est d’ailleurs disponible pour s’informer des heures et des lieux des animations.

Cette date symbolique n’a pas été choisie au hasard, le 23 avril disparaissaient Cervantes, Shakespeare et Garcilaso de la Vega dit l’Inca. Ce 23 avril marque aussi la naissance, ou la mort d’éminents écrivains tels que Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo.

Pour la journée 2016, Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO a déclaré : « le pouvoir qu’ont les livres de nourrir la créativité et de promouvoir le dialogue entre les femmes et les hommes de toutes les cultures. J’aimerais remercier Wroclaw (Pologne), Capitale mondiale du livre 2016, d’avoir exprimé sa volonté de répandre ce message dans le monde entier.
C’est d’autant plus important que nous vivons à une époque où la culture est attaquée, la liberté d’expression menacée et la diversité mise en difficulté par la montée de l’intolérance. En ces temps agités, les livres témoignent de la capacité humaine d’invoquer des mondes réels et imaginaires, et de leur faire transmettre des messages de compréhension, le dialogue et la tolérance. Ce sont des symboles d’espoir et de dialogue que nous devons chérir et défendre

Chaque année, le 23 avril, la Capitale du livre pour l’année suivante est désignée. Après Wroclaw (Pologne) en 2016, ce sera le tour de Conakry, en 2017.*source: idboox.com/

****Hommage à Shakespeare et Cervantès

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A l’occasion de la Journée mondiale du livre et la célébration des 400 ans de la mort des célèbres écrivains Shakespeare et Cervantès, le Syndicat national des éditeurs du livre (SNEL) et le ministère de la Culture organisent une communication, aujourd’hui, à 10h à la Bibliothèque nationale d’Algérie, El Hamma, Alger.

Shakespeare y Cervantes

William Shakespeare, né avant le 26 avril 1564 (date du baptême) à Stratford-upon-Avon et mort le 3 mai (23 avril) 1616 dans la même ville, est considéré comme l’un des plus grands poètes, dramaturges et écrivains de la culture anglaise. Il est réputé pour sa maîtrise des formes poétiques et littéraires, ainsi que sa capacité à représenter les aspects de la nature humaine. Figure éminente de la culture occidentale, Shakespeare continue d’influencer les artistes d’aujourd’hui. Il est traduit dans un grand nombre de langues et, selon l’Index Translationum, avec un total de 4281 traductions, il vient au troisième rang des auteurs les plus traduits en langues étrangères, après Agatha Christie et Jules Verne. Ses pièces sont régulièrement jouées partout dans le monde. Shakespeare est l’un des rares dramaturges à avoir pratiqué aussi bien la comédie que la tragédie.

Shakespeare écrivit trente-sept œuvres dramatiques entre les années 1580 et 1613. Mais la chronologie exacte de ses pièces est encore discutée. Cependant, le volume de ses créations n’apparaît pas comme exceptionnel au regard de critères de l’époque. On mesure l’influence de Shakespeare sur la culture anglo-saxonne en observant les nombreuses références qui lui sont faites, que ce soit à travers des citations, des titres d’œuvres ou les innombrables adaptations de ses œuvres. L’anglais est d’ailleurs souvent surnommé la langue de Shakespeare, tant cet auteur a marqué la langue de son pays en inventant de nombreux termes et expressions. Certaines citations d’ailleurs sont passées telles quelles dans le langage courant.  Miguel de Cervantès Saavedra (29 septembre 1547 à Alcalá de Henares – 23 avril 1616 à Madrid) est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est célèbre pour son roman L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, publié en 1605 et reconnu comme le premier roman moderne. *rédaction el watan/ samedi 23 avril 2016

**La mystérieuse vie de Miguel de Cervantes.

Plusieurs manifestations ont été organisées en Espagne pour marquer les 400 ans de la mort du plus célèbre de ses écrivains, Miguel de Cervantes.

**Valencia (Espagne)– Correspondant d’El watan

Plus de 300 événements, expositions, pièces et conférences,  consacrés cette année au grand écrivain, ont été organisées le plus souvent au niveau local. Mais beaucoup d´intellectuels,  dénoncent  l’absence de célébrations officielles, à l’image  de ce que l’Angleterre a fait  pour fêter la mort d Shakespeare.

Planétairement connu pour son « Don Quichotte », l’emblématique auteur espagnol Miguel de Cervantes, est mort le 22 avril 1616 à Madrid mais l’anniversaire a toujours été célébré le 23, jour de son enterrement, et date du décès de son grand confrère britannique William Shakespeare. 

Beaucoup de mystères demeurent encore sur l’existence de ce soldat devenu prisonnier puis percepteur d’impôts, un écrivain presque anonyme n’ayant connu la gloire qu’à cinquante ans passés grâce à « Don Quichotte« . 

Né en 1547 à Alcala de Henares, près de Madrid, Cervantes, s’est ensuite installé à Madrid avec sa famille modeste, et y a écrit son premier poème vers l’âge de vingt ans. 

En Italie, il s’engage comme soldat et participe à la bataille de Lépante (1571), où une alliance chrétienne de plus de 200 vaisseaux inflige une défaite à la flotte de l’Empire ottoman. Cervantes combat et se blesse à la poitrine et à la main gauche, dont il perd définitivement l’usage. Guéri, il participe à d’autres campagnes militaires avant de chercher à regagner l’Espagne, en 1575. 

Son bateau est capturé par des pirates qui l’emmènent à Alger, administrée par les Ottomans. Il y reste cinq ans jusqu’au paiement de la rançon par sa famille et par un ordre religieux. En 1584, il a une fille, sa seule descendance. Mais il n’épousera pas sa mère, lui préférant plus tard une autre femme, de près de 20 ans sa cadette avec laquelle il s’installe dans un petit village de Castille-La Mancha (centre) où « Don Quichotte » vécu aussi. Les années suivantes ont vu Cervantes repartir à Madrid où il est resté jusqu’à sa mort, sans grands moyens et sans imaginer à quel point il marquerait l’histoire de la littérature. L’écrivain a été emporté à 68 ans après une vie pleine de rebondissements.

Il  a survécu à une bataille navale, à cinq ans de captivité à Alger et quelques passages en prison en Espagne .Cervantès est considéré comme le père du roman moderne et son Don Quichotte reste l’une des œuvres les plus traduites de la littérature mondiale. L’histoire du pauvre gentilhomme fou de lectures qui se prend pour un  chevalier redresseur de torts connu un succès immédiat et foudroyant dès sa publication en 1605.

Cervantes  a inspiré des générations d’écrivains de Jane Austen à Fiodor  Dostoïevski à Gustave Flaubert et Mark Twain. « Son œuvre est universelle parce qu’elle ne se limite pas à une époque ou un pays, elle reste d’actualité« , dit Javier Rodriguez Palacios, le maire d’Alcala de Henares, la ville de naissance de Cervantes, proche de Madrid, »Racontez cette vie à un lycéen de 16 ans, il réalisera que ce qui se passe aujourd’hui – le chômage, l’exil des jeunes, les conflits entre les gens d’origine espagnole et les autres – Cervantes l’a connu aussi« , dit-il. *Ali Ait Mouhoub/ el watan/  lundi 25 avril 2016

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*Trois productions algériennes ont remporté le prix du meilleur film au 32e festival international de cinéma Vues d’Afrique de Montréal 

*Madame Couragede Merzak Allouache, Fi Rassi Rond-Point (Dans ma tête, un rond-point) de Hassen Ferhani et Le Puits de Lotfi Bouchouchi remportent les premiers prix.

Festival Vues d'Afrique de Montréal : Le Puits de Lotfi Bouchouchi projeté ce soir à la cinémathèque québécoise

Trois productions algériennes ont remporté le prix du meilleur film de leur catégorie au 32e festival international de cinéma Vues d’Afrique de Montréal qui a pris fin hier avec une soirée de remise des trophées à la cinémathèque québécoise.

Madame Couragede Merzak Allouache a décroché le prix du meilleur long métrage dans la catégorie fiction internationale. Sorti en 2015, le film raconte « le quotidien de Omar, petit voleur à l’arraché de Mostaganem qui se dope aux psychotropes pour se donner le courage de ses méfaits. Un quotidien qui ne sera plus le même depuis que son regard a croisé celui de Selma, l’une de ses victimes pendant qu’il lui volait son collier en or. »

Dans la catégorie documentaire, Fi Rassi Rond-Point (Dans ma tête, un rond-point) de Hassen Ferhani a remporté le prix du meilleur documentaire. Le film est  « une incursion directe dans le plus grand abattoir d’Alger où « des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde ».

Le Puitsde Lotfi Bouchouchi a, quant à lui, raflé le prix du meilleur long métrage dans la catégorie Afrique Connexion. Sorti en 2014, il raconte l’histoire « de femmes et d’enfants d’un village du sud algérien se retrouvent assiégés par des soldats de l’armée française coloniale et ne peuvent sortir au risque de se faire tuer. Petit à petit, ces villageois sont confrontés à la soif. Au point où bientôt se pose pour eux le dilemme de choisir leur mort ».

Le cinéma algérien était représenté par quatre productions. En plus de celles primées, le court  métrage Serial K de Amin Sidi Boumédiène était aussi en compétition.

En hors compétition, l’Algérie était aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec .

Le projet a déjà été présenté au public l’année dernière lors de la 31eme édition en présence des jeunes réalisateurs derrière ces courts-métrages: Michaël Pineault (La Douceur de ses mains), Yannick Nolin (1,2,3 Viva l’Algérie); Guillaume Fournier (Une idée pour demain); Elias Djemil (Au rythme du temps) et  Samuel Matteau  (Karim + Hadjer).

La 32e édition du festival de cinéma Vues d’Afrique s’est tenue du 17 au 24 avril. La programmation a retenu « une centaine de films tous genres confondus, fictions, documentaires, longs et courts-métrages provenant de 33 pays africains et créoles, canadiens et de l’international».**Samir Ben/ *el watan/  lundi 25 avril 2016

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*la culture algérienne à l’honneur à Paris…du 11 au 16 septembre 2012

Deux manifestations qui mettront la culture algérienne à l’honneur. Placé sous le signe Mémoires au présent: l’Algérie, la Cité de la musique, accueillera du 11 au 16 septembre 2012 de nombreux artistes algériens afin de «célébrer l’Algérie dans le cadre du 50e anniversaire des Accords d’Evian». Ce festival comprendra un forum axé sur «L’indépendance de l’Algérie vue par les musiciens», des concerts et des films dont le très rare Festival panafricain de 1969 de William Klein. La programmation qui sera éclectique verra aussi des artistes se produire sur la scène de la Cité de la musique, notamment Abdou Deriassa, Abdelkader Chaou avec Chroniques et chants de l’Indépendance, Cheba Fadéla dans Cabaret raï et Lounis Aït Menguellet dans Epopées kabyles. La musique symphonique sera de la partie et alliera des musiciens des deux rives de la Méditerranée.

Côté cinéma, le public français sera invité à apprécier, découvrir ou redécourir Avoir vingt ans dans les Aurès de René Vautier, Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar Hamina, et le mythique Festival panafricain de 1969 de William Klein. Aussi, du 13 au 22 septembre se tiendra le 7e Festival des Cultures d’Islam lequel sera entièrement  consacré à l’Algérie… «Même si l’occasion indiquée pour monter ce festival est la célébration du Cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie, l’évènement ne peut être considéré comme une commémoration historique ou mémorielle, mais se veut être plutôt la célébration de la créativité artistique» des artistes des deux rives, a indiqué Samia Messaoudi, chargée de communication. Le festival, présenté sous le nom de «ICI.dz» veut être un «dialogue entre Paris et Alger».
Au programme, on peut citer donc une expo de la talentueuse artiste photographe, Halida Boughriet, remarquée récemment dans Le corps découvert (Institut du Monde arabe – Paris, 2012) et qui a intégré la Collection Film du Centre Pompidou, mais aussi à Alger lors de la dernière biennale des arts contemporains au Mama (Fiac) notamment, aussi une Création vidéo au coeur de laquelle le visiteur sera invité à parcourir une sélection de vidéos contemporaines de la nouvelle scène artistique algérienne telles Zouhira Bouadballah, Mehdi Meddaci et Fayçal. Pour la première fois à Paris, les travaux de ces jeunes diplômés des Beaux-Arts d’Alger feront escale à Paris et iront à la rencontre des férus d’art et d’autres curieux.
Toujours côté cinéma, le public fera la connaissance avec l’excellent Rengaine de Rachid Djaïdani, son premier long métrage fiction qui sera projeté en plein air. Un film sur les difficultés de se marier entre une Maghrébine et un Noir. Né d’un père algérien et d’une mère soudanaise, Rachid Djaïdani, au parcours atypique, réalise des documentaires sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux, ou des courts-métrages ambitieux. Rengaine, qui s’est fait nettement remarquer dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes, est un film émouvant sur l’altérité et l’acceptation de l’autre dans sa différence de religion et de couleur de peau. Un film clé qui tombe à point nommé avec ce festival qui prône la tolérance et le rapprochement.
Aussi le rire, et à la sauce algérienne, s’invite également à ce festival. En effet, Fellag, en pleines représentations au Théâtre du Rond-Point, parrainera cette soirée dédiée à la jeune scène. Apres son succès du Festival d’Avignon, avec Le Trait qui a été chaleureusement saluée par le public et la critique, Nacera Belaza présentera son autre spectacle chorégraphique, Le Cri. Côté théâtre aussi le public ira à la rencontre des superbes textes de Kateb Yacine, remis au goût du jour par le metteur en scène Kheireddine Lardjam dans ce très beau spectacle à deux voix intitulé à juste titre Le poète comme boxeur avec comme acteurs Samir El Hakim et le fils de Kateb, Amazigh en plein préparation du nouvel album de la reformation de son groupe Gnawa Diffusion.
Le Festival ICI.DZ se voulant partenaire du Festival International de la BD d’Alger, La Bande dessinée algérienne d’aujourd’hui sera aussi de la partie avec une sélection de planches de dessinateurs algériens. Elle prendra place dans la Galerie de l’Institut des Cultures d’Islam. En exclusivité à Paris, un extrait du fonds d’archives photographiques du Getty Museum de Los Angeles sera dévoilé.
Ce sont principalement des traces de l’Algérie initiale, avant la présence française, en écho aux réalisations contemporaines. Deux riches manifestations à ne pas rater donc si vous êtes dans le coin ! (L’Expression-23.08.2012.)

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** 4 films algériens au Musée des Arts modernes des USA

**Hamina séduit New York

 Hamina séduit New York

Des échos nous sont parvenus suite à la projection en exclusivité, le 5 octobre 2011, à la seconde édition de Mapping Subjectivity du long-métrage Chronique des années de braise l’unique Palme d’or arabe et africaine du Festival de Cannes.
C’est avec le concours de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aaarc) que le film, rappelons-le, a fait l’ouverture officielle de cet événement en étant présenté au public new yorkais au sein du prestigieux espace «Roy et Niuta Titus» du Musée des arts modernes, et ce, en présence du réalisateur, et de Mustapha Orif, directeur général de l’Aarc.
D’ailleurs, nous informera Nabila Rezaig, directrice du département cinéma au sein de l’Aarc: «Il a été enregistré une présence en force de la communauté algérienne à New York; ils ont été très surpris de voir ce film à la Palme d’or. C’était l’occasion de revoir cette merveille cinématographique algérienne.»L’événement Mapping Subjectivity II qui se tiendra jusqu’à 23 octobre 2011 au Musée des arts modernes de New York (Moma), verra la projection, en plus d’une vingtaine d’oeuvres cinématographiques arabes, de trois autres longs métrages algériens: Combien je vous aime de Azzedine Meddour, Tahia ya didou de Mohammed Zinet, et Gabbla de Tariq Teguia.
«Ces films algériens, faut-il le noter, c’est la première fois qu’ils sont projetés à New York en particulier, celui de Hamina. Il n’a jamais été projeté depuis 1975, c’est la première fois qu’il est projeté là bas.» «Ces film sont par ailleurs, inscrits dans une thématique bien précise, à savoir «le Mapping Subjectivity: l’expérimentation dans le cinéma arabe, des années 1960 à nos jours». C’est un projet culturel né de la collaboration entre le Musée des arts modernes de New York et ArtEast, agence internationale spécialisée dans la promotion des artistes contemporains de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (Mena).
L’objectif, dit-on, de ce projet est de mettre la lumière sur l’héritage du cinéma arabe des années 1960 à aujourd’hui, et faire découvrir des oeuvres à la fois personnelles et inédites, esthétiques et novatrices.
Aussi, souligne t-on, la programmation des quatre films algériens à cette manifestation est le fruit de la collaboration entre l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel, Jytte Jensen, responsable du département cinéma du Musée des arts modernes de New York et Rasha Salti, directrice artistique de l’agence ArtEast.
Aussi, il y a encore du nouveau chez l’Aarc! Apres le rabâché mais néanmoins explosif Hors- la- loi de Rachid Bouchareb, M.Orif pourra enfin se targuer en se félicitant du nouveau travail qu’il l’attend.
Du pain sur la planche pour ainsi dire, plutôt compte tenu des signatures d’accords de coproduction qu’il a ratifiés avec de nombreux réalisateurs algériens dont Mohamed Lakhdar Hamina avec lequel il a signé il y a 15 jours pour son prochain long métrage Le Crépuscule des hommes. Un film au sujet sensible ayant trait à la corvée de bois durant la guerre d Algérie. Un film qui entre dans le cadre de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.
D’aucuns évoquent déjà son nom et spéculent sur sa participation à l’édition 2012 du Festival de Cannes. D’ailleurs, un groupe de fans sur le site de réseau social Facebook, plébiscite Hamina pour la présidence du jury au prestigieux festival de la Croisette.
Avant Hamina, l’Aarc avait aussi signé avec le père de Les aventures de l’inspecteur Tahar, Moussa Haddad, pour son film Harraga blues, Mohamed Chouikh pour son film l’Andalou et enfin Mohamed Zemmouri pour son film Certifié hallal.
«Quatre productions 2012 qu’on attend avec impatience», soutient Nabila Rezaig. Le ministère de la Culture ne pouvant être producteur, c’est à l’Aarc de gérer la somme d’argent octroyée à ces productions en devenant ainsi producteur exécutif.
L’Algérie fera-t-elle parler d’elle cette année à Cannes? Nous le saurons au mois de mai prochain…(L’Expression-12.10.2011.)

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«Les Femmes d’Alger » de Picasso vendu 179 millions de dollars

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Un tableau de Picasso est devenu lundi la toile la plus chère jamais vendue aux enchères, adjugé en onze minutes 179,36 millions de dollars (159,43 millions d’euros) chez Christie’s à New York. «Les Femmes d’Alger (version O)», toile peinte en 1955 par le maître espagnol Pablo Picasso, avait été estimée 140 millions de dollars. Elle a sans difficulté battu le record détenu par le triptyque de Francis Bacon, «Trois Etudes de Lucian Freud», adjugé 142,4 millions de dollars chez Christie’s New York en 2013.

Les enchères, menées par Jussi Pylkkanen, président international de Christie’s, avaient commencé à 100 millions de dollars. Elles ont duré onze minutes et demie, se terminant sous des applaudissements nourris.

«Les Femmes d’Alger (version O)» faisait partie d’une série de quinze toiles (avec chacune une lettre allant de A à O) réalisée par Picasso en hommage à Henri Matisse décédé en novembre 1954. Il s’était inspiré pour cette série du peintre français du XIXe siècle Eugène Delacroix.

«C’est un chef d’oeuvre à la hauteur de Guernica ou des Demoiselles d’Avignon», avait affirmé avant la vente Loïc Gouzer, vice-président de Christie’s. Selon la maison d’enchères, c’était aussi l’un des derniers grands Picasso dans une collection privée. Il avait été vendu chez Christie’s en 1997 pour 32 millions de dollars.(Agences)–mardi 12/05/2015 | 

*** femmes imagées par Delacroix un siècle avant

179 millions de dollars pour une toile de Picasso, record du monde battu pour ce tableau cubiste, «Femmes d’Alger», représentant l’intimité d’un groupe d’Algéroises adoptant des postures détendues, une poitrine dénudée apparaissant même sur cette célèbre peinture.

Oui, Hamadache aurait brûlé ce tableau et condamné à mort Picasso, bien qu’il soit mort, et l’agent de sécurité de la faculté de droit d’Alger aurait interdit à cette œuvre d’entrer en Algérie. Pour les autres, il y a une fierté nationale à dire que ce tableau, vendu l’équivalent du PIB algérien, a comme source des femmes de la capitale du pays.

Le lien avec Ali Haddad, l’artiste cubiste du goudron, semble facile à établir. Pendant qu’il expliquait que les Chinois pouvaient venir investir, construire, bâtir des maisons et même épouser des Algériennes, ce qui semble un genre de travail, «les Femmes d’Alger» se vendaient aux enchères à New York pour un prix jamais atteint pour un tableau. Non, il ne s’agit pas de femmes qui ont été vendues pour dynamiser l’économie nationale mais la représentation de ces femmes, par un maître, en l’occurrence Picasso, qui s’est lui-même inspiré d’un tableau de Delacroix, «Femmes d’Alger dans leur appartement», beaucoup plus vieux, peint seulement quelques années après l’invasion française en 1830.

Picasso ne les a donc pas vues et ces femmes peintes en 1955 sont en réalité des femmes imagées par Delacroix un siècle avant. Ces femmes sont mortes, les deux artistes qui les ont peintes aussi.

Que reste-t-il ? Le marché de l’art algérien est dépressif, la peinture est hors de prix, les femmes d’Alger sont recluses dans des appartements AADL et personne ne pense plus à les peindre. A part en noir, de la tête aux pieds, pour que plus jamais la lumière ne les atteigne. Si Picasso était vivant, il peindrait «Le président dans son bureau». Pour la prochaine campagne électorale cubiste.*Chawki Amari / El Watan–4 mai 2015

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**CLÔTURE DU 4ème FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA BANDE DESSINÉE D’ALGER

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas à la salle Ibn Zeydoun qu’a eu lieu la clôture du 4e Fibda mais dans l’exiguë salle de conférences qui, hélas, n’a pu contenir tous les invités.

D’aucuns diront que cette année le nombre de participants a baissé en raison, dit-on, d’une coupe budgétaire. Néanmoins, le Fibda l’une des plus importantes rencontres annuelles dédiées au 9e art en Algérie, continue à s’affirmer année après année en ayant pour vocation principale l’encouragement des jeunes talents. Si les premiers jours de ce Salon de la BD, l’affluence était plutôt timide, le dernier jour et surtout vendredi, a enregistré un bon engouement de la part des grands comme des petits, familles accompagnées de bambins bien que cette année l’on a constaté un certain vent d’essoufflement qui devrait au contraire aller de l’avant.
Au programme de la 4e édition du Fibda, figuraient 37 pays qui étaient représentés à cette manifestation par près de cent participants (bédéistes, scénaristes, dessinateurs et éditeurs), algériens et étrangers. La cérémonie de clôture qui s’est déroulée en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, – venue aussi vendredi incognito, seule au Fibda – a été marquée par la remise des prix aux lauréats du concours de la meilleure affiche du Festival et autres prix d’encouragement aux jeunes talents. Le Premier Prix a été attribué à Youcef Ishak Idir Benali dont l’affiche a été choisie pour représenter le Fibda 2011, le Deuxième Prix est revenu à Abdelkrim Mebni et le Troisième a été décerné en ex aequo à Rebbah Redjem et Djilali Zanoun.
Notons que pour le reste des prix, l’Algérie a brillé par son absence sur le plan international. Le président du jury du concours international, Mahfoud Aider, dira qu’il faut prendre la chose de façon fair-play. «Ils sont tout simplement bien meilleurs que nous. A l’étranger, nous, on ne reçoit aucun prix à l’exception à Locarno en 1982.» Aussi le Cameroun s’est distingué par une Mention spéciale et un Prix du meilleur scénario. Le Prix du meilleur humour est revenu à la France avec l’album La vie c’est mortel. Un album de dessins dont Etienne Shcreder qualifiera de «plus beau projet» car des «plus aboutis» et prêt à la commercialisation. Le jury a t-on dit a adoré cette histoire de squelettes et cet humour à la «fois féroce et tendre pour la mort». Le Prix du Meilleur projet est revenu au jeune Marocain Omar Naceri dont M.Shcreder avouera l’avoir carrément démoli lors de sa rencontre à Tétouan. Il félicitera cette fois son «travail pictural immense et son sens de la narration». Le prix de la meilleur fanzine a été attribué notamment à Amazone (magasine fait exclusivement par les femmes) et Kig label du Congo Kinshasa et La Bouche du monde du Brésil. Aussi, les organisateurs ont estimé nécessaire de créer un Prix de la meilleure BD africaine qui est revenu ex aequo à l’Algérie et le Cameroun soit respectueusement à Dahmani Jips pour Walou et Le retour au pays d’Alphonse. Le Prix international du meilleur album a été décerné à la France représentée par la jeune Julie qui dans Le Bleu est une couleur chaude a abordé le thème de l’homosexualité féminine. Une audace récompensée.
Enfin, Etienne Schreder l’habitué du Fibda depuis quatre ans maintenant, s’est vu décerné un prix honorifique pour tout l’effort consenti et inégalable rendu au Fibda, et ce sous les applaudissement d’un public fort enthousiaste. Placé sous le slogan «Alger, bulles sans frontières», le festival qui s’est tenu sur l’esplanade de Riadh El Feth, a proposé un programme varié et riche en activités. Il a comporté huit expositions de bandes dessinées, dont «Voyages en terres obscures» de François Schuiten (Bruxelles), «Dans la nuit, la Liberté nous écoute» de Maximilien Le Roy (France), «Le bon génie» d’Aïder (Algérie), «Les passants» de Brahim Rais (Algérie) et le 17 Octobre 1962. Par ailleurs, des bédéistes, scénaristes, écrivains et éditeurs, algériens et étrangers, ont débattu de nombreux thèmes liés à la bande dessinée: «Les bandes dessinées du XXIe siècle», «Le rôle de la BD dans l’avènement de la paix et de la réconciliation en Afrique» et «L’édition, comment ça marche?», entre autres. Des projections de films d’animation fort intéressants et des ateliers de formation sur les techniques de la bande dessinée ont été organisés durant ce Fibda. Un seul bémol cependant. Bien que le public assoiffé de BD continuait à acheter sans compter, force est de constater les prix très élevés de ces livres que les parents consentent à acheter à leur enfants pour leur faire plaisir. Aussi, d’aucuns estimeront que les livres proposés étaient en déphasage avec la véritable demande du public lambda qui lui, reste encore attaché à la BD classique – introuvable au Fibda – et surtout à ses héros indémodables comme Pif, Mickey Mouse, Superman et Batman pour ne citer que ceux-là. Enfin, notons pour les amateurs de BD algérienne que le personnage mythique de la bande dessinée algérienne «M’quidech Boulahmoum», créé par Ahmed Haroun durant la fin des années 60, sera de retour bientôt dans les librairies par de nouvelles aventures rassemblées dans un album édité chez Dalimen. (L’Expression-10.10.2011.)

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**Baya Gacemi décède à paris

Une grande journaliste s’en va

 Directrice de la rédaction, correspondante pour la presse étrangère, militante engagée et féministe assumée, Baya Gacemi est l’une des plus illustres figures de la presse algérienne durant ces 20 dernières années. Elle est décédée dans la nuit de samedi à dimanche à l’hôpital Gustave-Rousset de Villejuif, près de Paris. À 59 ans, elle a été vaincue par la maladie. Elle avait pourtant la peau dure. Coriace. Dans les années 1990, lorsque de très nombreux confrères avaient légitimement fait le choix de l’exil pour fuir les couteaux et les balles des groupes terroristes qui avaient juré d’éradiquer ces impertinents combattants de la plume, Baya avait décidé de rester à Alger. D’écrire l’histoire au quotidien. Dans les colonnes de La Nation, puis de La Tribune et de L’Époque, le dernier magazine qu’elle a fondé mais qui n’a pas eu la vie longue parce que trop politiquement incorrect pour attirer les annonceurs. De cette période, Baya a témoigné dans de nombreuses publications étrangères, notamment l’hebdomadaire français L’Express dont elle était la correspondante à Alger jusqu’à une date récente. Bien des confrères étrangers se souviendront de sa précieuse aide puisqu’elle leur avait permis de connaître l’Algérie en les accompagnant dans les zones les moins recommandables. Des années de terrorisme, elle aura laissé un livre qui jetait une lumière crue sur une catégorie de femmes particulière : les épouses de terroristes qui ont vécu les engagements de leurs conjoints sans possibilité de les désavouer. Moi, Nadia femme de terroriste a été traduit en plusieurs langues. Diplômée de sociologie, Baya était connue pour ses écrits. Mais aussi pour ses engagements. C’est une femme qui assumait publiquement ses options politiques. En 1999, elle avait intégré l’équipe de campagne de Mouloud Hamrouche. Elle était également proche de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme. Il y a un peu plus d’un an, elle s’est encore illustrée en initiant une pétition contre un troisième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Baya est partie sans prévenir à cause d’une maladie qui l’a surprise. Elle sera inhumée dans sa ville natale d’Annaba où elle rêvait de prendre sa retraite.  (Liberté_26.04.2010.)

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**Prix Anna-Lindh de journalisme

L’édition 2010 lancée

Les journalistes ressortissants de l’un des 43 pays membres de l’Union pour la Méditerranée ont l’opportunité de participer du 10 avril jusqu’au 10 juillet prochain à la 4e édition du prix Anna-Lindh de journalisme. Organisé en partenariat avec la Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (Copeam), la Commission européenne et l’Alliance des civilisations des Nations unies, le prix récompense au niveau régional les journalistes impliqués dans les questions liées à la diversité culturelle et au dialogue entre les cultures. L’édition 2010 comportent cinq catégories : prix pour la presse écrite ; prix pour la télévision ; prix pour la radio ; prix pour les médias en ligne et prix pour le patrimoine culturel. (Liberté-26.04.2010.)

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*5E PANORAMA DES CINÉMAS DU MAGHREB
Sektou meilleur court métrage

Organisée par le Cinéma l’Écran de Saint-Denis (93) et Indigènes Films, la 5e édition du Panorama des Cinémas du Maghreb qui s’est tenue du 8 au 11 avril 2010 a connu un franc succès, selon un communiqué envoyé par les organisateurs.
En quatre jours seulement, plus de 3500 personnes y ont participé.
Des échanges chaleureux et passionnés. Il faut souligner l’enthousiasme et l’engouement du public à l’égard de cette manifestation qui propose, durant quatre jours, de partir à la découverte des cinémas du Maghreb. 12 longs métrages, 18 moyens ou courts, 6 films marocains, 4 tunisiens, 11 algériens, fictions et documentaires, inédits, en avant-première, films du patrimoine, films pour les enfants… la programmation 2010 a été particulièrement appréciée pour sa diversité, son exigence cinématographique et pour les rencontres, très suivies, qu’elle a suscitées avant et après les films (chaque film étant accompagné d’une rencontre avec réalisateurs, comédiens et/ou producteurs invités).
Le Prix du court métrage du jury des lycéens de la 5e édition du Panorama a été attribué à Sektou (Ils se sont tus) de Khaled Benaïssa (Algérie/2009/18’). Le coup de coeur du public a récompensé Des enfants dans les arbres de Bania Medjbar (France/2009/26’). Les deux courts métrages primés vont être proposés en avant-séance dans les salles partenaires du Panorama. Enfin, le panorama déplore l’absence de certains de ses invités qui n’ont pas pu obtenir de visa pour venir; le réalisateur Ahmed Benaïssa, invité à participer à une table ronde, Jamal Idoumjoud, directeur artistique du festival de Tiznit et relais, au Maroc, de notre festival Dionysien, Hamid Hamour et Lyès Mokrab, de la Coopération de Laâba Nath Irathen, en Algérie, (villes jumelées avec Saint-Denis). (L’Expression-14.04.2010.)

***SEMAINE DU FILM ITALIEN À ALGER
Sept films pour voyager

Le public n’était malheureusement pas au rendez-vous, lundi dernier, à la salle El Mougar, lors de l’ouverture des journées consacrées au cinéma italien.

C’est avec L’Ultimo Pulcinella (Le dernier Polichinelle) de Maurizio Scaparro que le cycle consacré au cinéma italien à Alger, a été inauguré, avant-hier, à la salle El Mougar en présence de l’attaché culturel près l’ambassade d’Italie et la directrice du Centre culturel italien, Maria Battaglia. L’Ultimo Pulcinella relate l’histoire d’un jeune Napolitain, Francesco, qui quitte son pays et sa ville natale en quête d’une vie meilleure. Une vie loin de Michelangelo, son père, (interprété remarquablement par l’auteur et chanteur italien Massimo Ranieri), un artiste de rue, qui continue à gagner sa vie en chantant et en interprétant, dans les rues de Naples, les aventures de Polichinelle. En le fuyant, il fuira aussi le destin que ce dernier lui a tracé: devenir comédien comme lui. Francesco partira donc vivre chez son amie, dans la banlieue parisienne. Mais son père décide de partir en France à sa recherche. A Paris, Michelangelo rencontrera un vieil ami, un professeur à la Sorbonne qui lui proposera de rester en France et d’y travailler comme comédien. Il hésitera un peu, mais l’idée de rester auprès de son fils va le pousser à accepter l’offre. Remarquant l’existence d’un vieux théâtre abandonné, ils décident lui et le son ami, le professeur, de le rénover et de monter une pièce pour l’inauguration. Le vieux professeur proposera l’adaptation d’un texte de Rossellini. Le réalisateur de ce film s’est d’ailleurs, lui aussi, inspiré d’un texte de ce grand réalisateur de cinéma et de télévision italien qu’est Roberto Rossellini. Dans L’Ultimo Pulcinella, Maurizio Scaparro, le réalisateur, met également en scène cette complexité des rapports entre les différentes générations. Generazione 1000 euros (Génération 1000 euros) de Massimo Venier a été projeté juste avant l’inauguration officielle qui a eu lieu à 20 heures. Ce film aborde la souffrance des jeunes diplômés constamment à la recherche d’un nouvel emploi et ce à travers le personnage de Matteo, un jeune mathématicien qui travaille dans une société activant dans les technologies de l’information et de la communication. Matteo est le symbole de toute une génération précaire de jeunes Européens qualifiés. Initiée par l’Institut culturel italien à Alger et l’Office national de la culture et de l’information (Onci), cette semaine dédiée au 7e art italien propose au public algérois de découvrir plusieurs visions de la vie quotidienne en Italie présentées par de nouveaux cinéastes italiens. Au programme, sept longs métrages: Génération 1000 euros de Massimo Venier, Le Dernier polichinelle de Maurizio Scaparro, Redresse la tête d’Alessandro Angelini.
Mademoiselle F réalisé par Wilma Labate ou encore Amis du bar Marguerite en hommage à Pupi Avati, son réalisateur. Les projections auront lieu tout au long de la semaine avec quatre séances par jour de deux films: 14 h, 16h, 18h et 20h. (L’Expression-14.04.2010.)

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* Oran.. Colloque international sur la traduction…Dans sa communication, la dernière du colloque qu’a organisé la coopérative Ibn Baja en collaboration avec l’université Es Senia d’Oran, le professeur Djamel Guerid posera des questions d’une brûlante actualité. Déjà l’intitulé de sa communication «Le rêve d’El Maâmoun et les enjeux actuels du savoir et de la traduction dans le monde arabe» laissait supposer la jonction entre deux périodes de l’histoire arabe. Il reprendra une question posée au moins à deux reprises lors de cette manifestation, comme il tient à le préciser : «pourquoi notre époque n’a pas connu un mouvement de traduction et d’appropriation du savoir semblable à celui enregistré à l’époque abbasside ?» Surtout, ajoute t-il plus loin, «les sociétés de connaissance» se substituent désormais «aux sociétés industrialisées». En tant que spécialiste de la sociologie de la connaissance, l’intervenant établira une comparaison entre un moment de réussite (l’ère abbasside) avec deux autres moments d’échec: le moment dit de la «nahda» au dix neuvième siècle et le moment actuel. Il donnera quelques éléments d’explication, dont une a été avancée par le Professeur Touati lors de sa conférence d’ouverture : l’appropriation du savoir grecque et sassanide a permis aux abbassides de légitimer leur pouvoir et surtout de s’ériger en tant qu’héritier de ces civilisations qui les ont précédés. Pour le professeur Guerid, l’acquisition du savoir qui passait en premier lieu par la traduction a été une préoccupation de l’ordre politique mais aussi de l’ordre social. «Le mouvement d’appropriation du savoir à l’époque abbasside a bénéficié d’un soutien de la part de la société civile d’alors», dira-t-il. Il rappellera l’impossibilité d’isoler le savoir de «la totalité culturelle». Donc le secret de la réussite abbasside réside dans «l’acquisition du savoir répondait à une demande sociale interne». Et le conférencier d’esquisser une comparaison avec la situation prévalant actuellement dans toute l’aire arabe. Il avancera certains chiffres qui se passent de tout commentaire. Avec ses 300 millions d’âmes, le monde arabe ne traduit que 330 titres par an, alors que la Grèce, comptant à peine 15 millions d’habitants, traduit cinq fois plus. De 1981 à 1985, on a traduit 920 titres pour un million d’habitants en Espagne, contre un seul titre pour chaque million d’arabes. «La demande du savoir n’est pas une préoccupation des élites politiques arabes manquant de légitimité», lancera-t-il. Et pour cause «le pétrole permet l’acquisition du dollar qui permet à son tour d’acheter le savoir». Le conférencier relèvera, par ailleurs, le faible niveau d’instruction des citoyens arabes, le renversement opéré dans l’échelle des valeurs au désavantage de la connaissance et du savoir. «A l’époque abbasside, les émirs étaient les protecteurs des savants et du savoir», rappellera-t-il. Avant de conclure, le Pr. Guerid parlera de «l’appareil scientifique encore embryonnaire dans le monde arabe». Les conditions politiques, culturelles et sociales réunies lors de l’époque abbasside sont absentes actuellement, laissera t-il entendre.
Dans la matinée du jeudi, Mlle Aicha Belabid, de l’Université de Mostaganem, a consacré son intervention sur El Biqa’i, un savant de l’Egypte mamelukide (15ème Siècle de notre ère) qui s’est attelé entre autres à interpréter la Bible. En traçant sa trajectoire, elle signalera que certains de ses oeuvres ont été la cause de remous. D’ailleurs, ce savant sera obligé de quitter Alexandrie pour Alep et Damas. On notera que El Biqa’i ne maîtrisait pas le hébreu, ce qui ne l’a pas empêché d’entamer son entreprise intellectuelle. Les trois hadiths du prophète autorisant ou interdisant ses adeptes de s’informer sur la religion judaïque ont apparemment attiré l’attention d’une partie de l’assistance, composée d’étudiants. Mlle Belabid, rappellera qu’à partir du dixième siècle «les interdits» commencent à être institués. A commencer par celui de l’étude de la philosophie, soulignera-t-elle. Dans sa tentative d’établir une synthèse de ce colloque, Françoise Michaux (professeur à l’université de la Sorbonne) avancera que l’histoire universelle a connu deux grands mouvements de traduction sans pareil : celui initié par El Mansour à l’époque abbasside et celui engagé par Frédéric II à Paris au 13ème siècle. Ces mouvements ont été portés par des structures politiques et économiques et ont bouleversé l’histoire universelle. Elle terminera en estimant que «la traduction implique la confrontation avec d’autres cultures, confrontation source de savoir et de progrès»
Notons que ce colloque, destiné beaucoup plus aux spécialistes, est le troisième qu’organise la coopérative Ibn Baja. Pour rappel le premier colloque en 2007 a été consacré à Frantz Fanon et le second, une année après, a été un hommage à Mohamed Harbi. En dehors du partenariat avec l’université d’Oran, l’entreprise Sinal et le CCF ont eux aussi participé à la réussite de cette manifestation. (Le Q.d’Oran-31.05.09.)

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* L’Art en Algérie, répertoire bibliographique 1844-2008 …. nouveau livre sorti aux Edition Casbah -

L’Art en Algérie, répertoire bibliographique 1844-2008 nouveau livre sorti aux Edition Casbah a fait l’objet jeudi dernier d’une séance de vente-dédicace à la librairie du Tiers-Monde par ses deux auteurs Mansour Abrous et Saâdia Sebbah. Premier outil bibliographique fouillé, dédié aux arts en Algérie, ce document recense 184 auteurs, 839 artistes, 4777 références d’articles de presse et 127 catalogues d’expositions. L’information est classée par ordre alphabétique (auteurs/artistes), thématique (liste des documents écrits sur un sujet) et choroïdienne. Un travail ardu mais nécessaire dans un pays qui souffre cruellement de l’absence de repères et d’archivages dans tous les domaines, a fortiori historique ou artistique, ce dernier étant souvent relayé au dernier plan. Deux personnes ont décidé ainsi de prendre le taureau par les cornes. Mansour Abrous, chargé de mission culture et communication à la mairie de Paris ayant déjà à son actif Les artistes algériens. Dictionnaire biographique (1917-1999) (Casbah Editions, Alger, 2002) et l’Annuaire des arts en Algérie (1962-2002), Alger 2004, a récidive en se remettant à la collecte de documents. Spécialise en science documentaires, Saâdia Sebbah ex-conservateur, chef de service au Palais de la culture et récemment conservateur en chef de la bibliothèque nouvellement créée de la wilaya de Tipaza, s’est chargée elle aussi de remettre de l’ordre dans tous ces documents. «Mon rôle consistait à veiller à tout ce qui est pratique, pour faciliter l’accès à cette information, à toute cette matière, que Monsieur Abrous a collecté, je lui ai facilité la tâche, en proposant d’agencer ce travail par des indexs, l’aspect technique, comment présenter ce répertoire…De par mon métier, mon souci, est de mettre cette matière intellectuelle et scientifique au profit du lecteur, il s’agit pour moi de faciliter l’accès à cette recherche ou faciliter aux chercheurs l’accès à cette information», nous a-t-elle confié. Pour plus d’informations sur ce précieux ouvrage, nous avons rencontré pour vous Monsieur Mansour Abrous…
L’Expression: Vous venez de sortir un nouveau livre portant sur l’art en Algérie, un répertoire bibliographique de 1844 à 2008, un travail ardu sans doute, comment cela s’est-il concrétisé?
Mansour Abrous: Oui, c’est un ouvrage bibliographique sur l’art en Algérie de 1844 à décembre 2008. 1844 car tout simplement c’est la date du premier document qui a été recensé, bien évidemment de l’époque coloniale où l’on écrivait sur ce qu’on appelait «Une industrie barbaresque». Cet ouvrage, je l’ai fait en collaboration avec une collègue, Saâdia Sebbah, qui est conservateur au Palais de la culture. C’est un document qui vient en prolongement du premier ouvrage qui était Le dictionnaire des artistes plasticiens qui, lui, se présente comme une base de données biographiques. C’est donc une base de données qui peut permettre aux opérateurs culturels, aux artistes et aux universitaires d’aller puiser de la documentation au plus près de leur intérêt.
Tous les artistes algériens sont répertoriés. Toute la presse algérienne est dépouillée depuis 1962 et bien évidemment il y a une collecte qui est faite à partir des ouvrages, des recherches universitaires, et des catalogues. Je profite de l’occasion pour remercier Casbah Editions qui m’a permis à la fois d’éditer le dictionnaire et d’éditer cet ouvrage, L’Art en Algérie.
Cela a dû être un travail de longue haleine et très difficile, non?
Il y a un triptyque dans ma vie qui est conviction, engagement et volontarisme. A chaque fois que j’entreprends une tâche, ma première lutte se dirige contre le découragement, j’arrive toujours aux objectifs et j’ai toujours en arrière-plan, le principe que ces documents sont d’utilité publique et qui sont très importants pour le concitoyen et cela arrive à vaincre bien des défaillances et les difficultés.
Effectivement, ce fut un immense travail, au-delà de l’immensité de la tâche, c’est le fait que les bibliographies en Algérie, malheureusement, ne sont pas regroupées. Il n’y a pas de tradition de collecte de l’information, alors, autant sur la presse indépendante post-1992 à aujourd’hui. grâce aux sites Internet, on peut aller piocher très facilement – je suis quotidiennement l’information ne serait-ce que sur votre quotidien L’Expression – mais si on remonte aux sources bibliographiques antérieures à 1992, et même à l’Indépendance, c’est un travail très harassant. Bien sûr il y a quelques instituions où l’on peut trouver de la documentation mais malheureusement elle n’est pas classée, rangée, c’est donc un travail de longue haleine. Comme tous les travaux de recherche.
Il s’agit en fait de se référer aux notes. Si on prenait l’exemple de vos articles, qui sont très nombreux et très intéressants, que vous avez consacrés aux artistes algériens, les gens peuvent sur L’Expression savoir qu’un papier sur untel a été écrit à telle époque, mais bien évidemment il faut qu’il aille sur le site du journal L’Expression pour qu’il puisse piocher, car ces articles-là appartiennent à la fois au journal, au journaliste qu’il a écrit bien évidemment, moi je fais simplement une sorte de liaison entre ce qui a été écrit et l’artiste dont on parle. Le reste du travail c’est simplement la référence qui est donnée. Je tiens à signaler l’apport de Madame Saâdia Sebbah qui a été technique et très organisé car la bibliophilie est une science. Moi j’ai apporté surtout ma connaissance du champ des arts plastiques et des artistes. Donc c’est un travail à double main qui a été fait. Saâdia Sebbah a été, sur le plan de l’organisation et de la rationalité, d’un apport précieux.
Une suite?
Pour être honnête, le prochain est une suite, mais une suite logique. J’ai envie d’écrire sur la première institution d’art de l’Afrique, en l’occurrence l’Ecole des beaux-arts qui est la plus vieille institution artistique et universitaire algérienne puisqu’elle date de 1881. J’ai envie de mener un travail d’écriture sur l’histoire de cette institution et son impact à la fois du point de vue du passé, du présent et peut-être des perspectives d’avenir de cette institution qui est centrale et qui est en tout cas primordiale dans le devenir artistique et culturel de l’Algérie. (L’Expression – 23.05.09.)

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* L’AIEA boycotte la BBC…Le directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, a annulé une interview promise à la radiotélévision publique britannique BBC pour protester contre le refus de celle-ci de diffuser un appel de fonds pour les victimes du conflit à Gaza, a indiqué l’agence onusienne. Le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), de   nationalité égyptienne, a « annulé les interviews prévues avec le service  mondial TV et radio de la BBC en raison du refus de la direction de la BBC de diffuser l’appel humanitaire », a indiqué sa porte-parole, Melissa Fleming.  « Il considère que cette décision contrevient aux règles élémentaires de  décence humaine, qui veulent qu’on aide les personnes vulnérables  indépendamment du fait qu’elles aient raison ou non », a-t-elle ajouté.
La BBC, imitée par sa concurrente Sky News, a suscité une vive polémique en  refusant de diffuser cet appel lancé par le Comité d’urgence pour les  catastrophes, qui regroupe une douzaine d’ONG dont la Croix rouge britannique.
La BBC, accusée par ses détracteurs, notamment les organisations  pro-palestiniennes, d’une couverture du conflit favorable à Israël, a justifié   sa décision en invoquant son « impartialité ».  Les trois grandes chaînes terrestres britanniques, ITV, Channel 4 et Five,  ont en revanche accepté de diffuser l’appel.  Le refus de la BBC a été vivement critiqué en Grande-Bretagne par des  archevêques, des ministres, des porte-paroles de l’opposition, des  téléspectateurs et des juristes, qui lui ont tous demandé de reconsidérer sa  décision. Prix Nobel de la Paix en 2005 pour son travail avec l’AIEA, M. ElBaradei  quittera ses fonctions en novembre après trois mandats à la tête de l’autorité  nucléaire des Nations unies.

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*  Bachir Rezzoug, ancien journaliste, ancien directeur du prestigieux Journal La République d’Oran des années 1970, est décédé mardi 07.10.08. à Alger, après une longue maladie.. , il avait 66 ans.. une plume habile, brillante et pertinente. Impitoyable, la maladie, successive à un accident vasculaire cérébral,  a eu raison de son admirable courage et de sa stupéfiante lucidité face à la fatale adversité. Il possédait une remarquable interactivité entre l’homme et sa profession..  il avait tout un art de considérer, de respecter, d’exercer le métier de journaliste. Avec une sacrée équipe de journalistes enthousiastes et profondément  engagés dans la profession, il avait participé par l’action , à la construction de la presse de ce pays, tant dans son fond que dans sa forme. A l’époque où il était à la tête de  » La République » d’Oran, le journal avait acquis une audience particulière auprès des lecteurs, tant à l’intérieur qu’à l’ectérieur du pays.. et commencé déjà à déranger certains milieux qui ne voyaient pas d’un bon oeil, cette liberté de ton que le journal avait prise alors.. on ne tarda pas à l’étouffer et l’enterrer défitivement , en faisant sortir le prétexte de l’arabisation…( alors qu’ils pouvaient le garder et créer une édition en langue arabe, comme ce fut le cas à Alger et Constantine où l’on n’a pas touché à l’édition en français ).   Le journal qui faisait un tirage de 70.000 exemplaires ( à l’époque, c’était beaucoup) est tombé à 3.000 exemplaires seulement aprés cette décision..( autrement dit : pas lu du tout )..  et l’on parla alors d’une opération réussie.. celle d’une liquidation ou celle de l’arabisation ? C’est l’histoire de la presse algérienne que beaucoup ignorent aujourd’hui.  Une opération analogue fut exécutée, quelques années plus tard, avec la complicité du syndicat officiel,  contre l’hebdamadaire ” El Djemhouria El Ousbouya” qui avait acquis un net succès  auprès des lecteurs, mais qui fut réduit en silence, sous d’autres prétextes, pour se débarrasser des éléments ” indésirables “ - Depuis , le journal qui a réapparu par la suite, ne s’est jamais relevé, face à la concurence des autres publications – Mais les décideurs s’en foutent de ces ” dégats “.. ils avaient d’autres objectifs en tête.(08.10.08).  

 

****- Dans les médias français, les femmes ont une place secondaire, selon les conclusions d’un rapport établi par une commission  qui a mené  »une réflexion sur l’image de la femme dans les médias français ». Les femmes restent trop souvent  » invisibles » dans les médias français. (26.09.08)-

- Symposium autour de l’économie fondée sur la connaissance.. Les travaux d’un symposium autour de l’Economie fondée sur la connaissance (EFC) ont débuté mardi au Palais des nations à Alger , en présence de représentants d’institutions publiques, d’experts nationaux, de l’institut de la Banque mondiale et de l’université des Nations unies. Cette rencontre organisée par le Conseil national économique et social (CNES), et à laquelle prennent également part des opérateurs économiques, des  syndicats et des représentants de la société civile, se veut une opportunité  de « sensibiliser les acteurs économiques et institutionnels sur l’importance de l’EFC dans la recherche de l’efficacité à partir de la valorisation des ressources humaines ».  Il s’agit également de la mise en exergue des facteurs d’innovation et de la modernisation des dispositifs de gestion et de management.le président du CNES, M. Mohamed-Seghir Babès a rappelé que cela a un rapport avec du développement humain,  la lutte contre la pauvreté, les libertés publiques, la gouvernance et l’économie basée sur  la connaissance.
Pour sa part, M. Jean-Eric Aubert, expert de l’Institut de la Banque  mondiale, a souligné que l’économie fondée sur la connaissance consiste à « mettre de l’intangible autour du tangible et du matériel ».  Elle est aussi basée  sur la créativité et la compétence, deux paramètres qui, a-t-il dit, « existent en Algérie ». (24.09.08) 

* Les grandes lignes de la stratégie “e-Algérie 2013»  allant dans le sens d’arrimer l’Algérie à la société de l’information et d’une  économie basée sur le savoir ont été évoquées par le ministre  de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, M. Hamid  Bessalah..Le ministre a énuméré plusieurs mesures prises dans le cadre de cette stratégie, notamment « l’accélération » de la couverture en accès à haut débit et très haut débit à l’ADSL ainsi que sa sécurisation pour « mieux répondre aux différents services  développés ».Il a également mis l’accent sur « l’accélération » de l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) par l’administration. Cette stratégie  prévoit aussi l’intégration des TIC dans l’activité économique comme e-Education, e-Banking, e-Commerce… il a  rappelé la nécessité de développer les mécanismes et mesures « incitatives » à même d’accroître l’accès des ménages et des petites entreprises aux équipements et réseaux à haut débit. »Disposer d’un PC est aujourd’hui un besoin », a estimé M. Bessalah qui a évoqué la mise à disposition des élèves et étudiants d’un labTop avec contenu… (24.09.08)
   

 * On croit savoir de sources proches de l’ENTV que la chaîne de sport va être lancée vers la fin du mois de janvier 2009. Tout est fin prêt, affirme-t-on, et c’est la boîte française MTK qui s’est occupée du volet technique et la formation des journalistes de cette chaîne spécialisée de l’ENTV. (20.09.08).

* Vendredi soir, à l’ex INH de Boumerdès.. Méga-concert du maitre de la chanson kabyle, Lounis Ait Menguellat. (19.09.08) 

*- À quelques semaines de la célébration du huitième anniversaire de sa création en novembre 2000, le tirage d’Echorouk Al Yaoumi ( quotidien algérien arabophone) a franchi la barre des 600 mille exemplaires ces jours-ci confortant ainsi sa première position parmi les quotidiens nationaux francophones et arabophones. (13.09.08).

 *- 520 chaînes satellitaires diverses, publiques et privées, composent le paysage audiovisuel arabe, selon  une présentation de l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU, basée à  Tunis).
Diffusées par 24 organismes gouvernementaux et 226 organismes privées, ces chaînes, dont la plupart émet en clair, diffusent quelques 130 chaînes générales et 390 autres thématiques.
L’on recense notamment 131 chaînes générales, 119 chaînes de musique et variétés, 58 chaînes de cinéma, films et feuilletons, 51 chaînes sportives, 26 chaînes d’information et 25 chaînes économiques.  Ceci, en plus de 23 chaînes éducatives et culturelles, 21 chaînes pour enfants, 13 chaînes religieuses, 12 chaînes documentaires, 11 chaînes interactives et 4 chaînes touristiques.
Ces chaînes satellitaires arrosent principalement la région du monde arabe, et couvrent une grande partie de l’Europe, selon l’ASBU qui relève aussi un accroissement du nombre de chaînes dont le faisceau couvre les Amériques, l’Australie, la Nouvelle Zélande, l’Afrique et une partie de l’Asie.
Une bonne partie des chaînes arabes émettent via les satellites Arabsat et Nilesat, et certaines par le biais des satellite Hotbird, Eutelsat, Eurobird, Noorsat, Intelsat, NSS, Hispasat, Optus, Téléstar, Asiasat, Orion, Echostar, Panamsat et Siatcom.
Quelques 70% de ces chaînes diffusent leur programmes en langue arabe, tandis que certaines ont opté, partiellement (avec l’arabe) ou totalement, pour des langues étrangères telles que l’anglais, le français, ou l’espagnol. (13.09.08).

*- LeMusée National des arts et traditions populaires vient de faire publier le cataloguedes acquisitions de l’ année 2005.le musée s’est enrichi de 260 objets dont une bonne partie a été achetée et le reste est constitué de dons émanant de particuliers « soucieux de la préservation du patrimoine national ». Parmi les pièces achetées durant l’année 2005 figurent des bijoux du XIXe siècle comme les « khalkhal e’rana » (chevillières en argent) de la région de Médéa, une broche en cuivre sertie de grosses pierres vertes de la région des Aurès et de nombreux bijoux du XXe siècle, dont notamment des broches des Aurès, des fibules de Sétif, d’El Bayadh et de Kabylie ainsi que des bagues en argent de Timimoun, Tamanrasset, sans oublier les bracelets en argent des régions de la Saoura et de Touat Adrar. (15.09.08)

*- Restauration des scultures du Musée de Cherchell..( 15.09.08) – Suite à une convention conclue entre l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC), sous tutelle du ministère de la Culture et l’Institut allemand d’archéologie (DAI), portant, selon des sources fiables, sur la conservation, la protection antisismique et la restauration éventuelle des sculptures exposées et dans les réserves des deux musées de Cherchell, l’élaboration d’un projet d’aménagement du centre d’interprétation des sites antiques de Cherchell et la conception de documents d’information destinés au grand public, entre le 1er juillet et le 30 août derniers, la partie ouest du musée de Cherchell a connu une transformation radicale, avec l’extraction des panneaux de mosaïques antiques et des fragments funéraires scellés aux murs et autres objets archéologique pour mettre en place une nouvelle exposition de la famille royale de Juba II.Et c’est ce qui a provoqué la colère d’un bon nombre d’archéologues algériens, qui ne comprennent toujours pas l’intérêt (algérien) de cette transformation, sinon de permettre à la représentante de la partie allemande, Christa Landwehr, de publier un autre tome, le quatrième, ouvrage consacré aux sculptures antiques de Cherchell, et avoir ainsi de nouveau accès aux très précieuses réserves du musée de Cherchell si chères à ses yeux.

*- Un projet de création d’une médiathèque sur le théâtre est en cours d’élaboration à Mostaganem, a indiqué hier à Alger le commissaire du Festival national du théâtre amateur de Mostaganem, M.Djamel Bensaber, initiateur de ce projet. Cette médiathèque devrait rassembler tout ce qui a trait au Théâtre national algérien et universel pour permettre aux metteurs en scène, amateurs et professionnels, aux étudiants de l’art dramatique de se ressourcer.  Elle devrait regrouper aussi 40 textes d’interviews de journalistes avec des artistes ainsi que toutes les pièces de théâtre, rencontres et débats récupérés lors du Festival national du théâtre amateur de Mostaganem .M.Bensaber a annoncé, par ailleurs, le lancement cette année d’un projet de réalisation de trois «studios théâtre», visant la promotion des jeunes talents. (15.09.08). 

- Il y a un an que Microsoft avait lancé son nouveau système d’exploitation Vista pour remplacer Windows XP- 100 millions d’exemplaires  de Vista ont été vendus à travers le monde. Beaucoup de consommateurs n’ont pas apprécié le nouveau produit du géant des logiciels.

- Un nouveau càble sous-marin de télécommunication a été endommagé au Moyen Orient, augmentant les problèmes des services internet en Inde et dans autres pays d’Asie, après l’incident similaire survenu le 30 janvier 2008 en Méditerranée orientale. Le cable Falcon a été coupé à 56 km au large de Dubai, entre Oman et les E.A.U.

- Agence France Presse- AFP- bénéfice net en 2007.. 4,6 millions d’euros.

- Microsoft offre de racheter Yahoo..! pour concurrencer Google. Le géant américain des logiciels, a offert le 1 er février 2008, de racheter le groupe internet Yahoo, numéro deux mondial de la publicité, en présentant une offre non-sollicitée, de 44,6 milliards de dollars, pour rivaliser avec le laeder mondial Google.  AFP.

- Une vingtaine de films (longs et courts métrages) ont été réalisés en Algérie pendant l’année 2007. C’est un record de la production cinématographique algérienne, estime Ahmed Bedjaoui, producteur et critique de cinéma.

- La troupe théatrale « Hamou Boutlélis » d’Oran a été invitée aux Etats-Unis, pour participer au Festival du Monde Arabe qui aura lieu en février-mars 2009, une des plus importante manifestation  culturelle organisée à Washington.

- Certains journalistes algèriens expatriés vers les chaines de télévision arabes du Moyen-Orient, touchent un salaire mensuel variant entre 4.500 et 15.000 euros, alors qu’ils ne percevaient dans leur pays que 200 euros seulement (l’équivalent de 20.000 da); on ne paie pas bien les compétences chez soi…

- * site web pour les émigrés du Canada- www.reussirici.com* livre..

- Le Musée National « Ahmed Zabana » d’Oran a enregistré en 2007, la visite de 30.000 personnes.. surtout de la part des groupes scolaires des wilawates avoisinantes.

- Un méga cyber space va étre réalisé au centr-ville de Sidi BelAbbès, par le groupe Algérie Télécom, en collaboration avec les autorités locales, et disposera de quelques 300 micro-ordinateurs et d’une connexion haut débit, en plus d’une bibliothèque, médiathèque, espace de lecture …

- Film.. Salle El Mouggar- Alger – de 14 h à 18 h - » L’envers du miroir « - de Nadia Chérabi* Nous vivons sur des temps exponentiels… Il y a plus de 2,7 milliards de recherches effectuées chaque mois sur Google.

* La langue anglaise compte environ 540.000 mots, soit environ 5 fois plus qu’à l’époque de Shakaspeare.

* Plus de 3.000 nouveaux livres sont publiés dans le monde chaque jour.-

 Alger.. Hotel Sheraton.. 28 février 2008..  » La 5 ème nuit du Fennec d’or »- primant les meilleurs productions télévisuelles de l’année 2007.

- 23 et 24 février 2008 à Paris- mairie du 12 ème arrondissement- 14 ème èdition du  » Maghreb du livre » .. manifestation initiée depuis 1994, par l’association culturelle « Coup de Soleil ».. et considérée comme l’un des événements phares pour les Maghrébins de France.. avec la présentation de plus de 1.000 nouveautés publiées en France en 2007 sur le Maghreb..et près de 500 titres publiés par les éditeurs d’Algérie, de Tunisie et du Maroc, écrits en français, en arabe ou en berbère.. une occasion pour les Français et d’autres, de découvrir les talents d’écrivains venus de l’autre rive de la Méditerranée.

 - Jeudi soir 21 février 2008, a été organisé au palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba-Alger- un défilé de Haute Couture, par la styliste Yesmina Chellali.. celle-ci a su allier dans sa couture la créativité et l’authenticité.. un défilé de mode intitulé « Mes orientales »..la collection était composée de 45 tenues aux tissus divers et aux formes variées.

- Théatre de verdure-Alger- en contrebas de l’hotel Aurassi-  » Concert de musique andalouse » animé pae Bahja Rahal- le mercredi 27 fèvrier à 21 h, et jeudi 28 fèvrier à 16 h.

- Alger- Galerie d’art Bennyaa- Bir Mourad Rais- 28 février à 15 h- « concert de musique universelle » donné par Réda Khaznadji et son quator.

- CCF.. Alger- 14 h 30 - conférence  » sociologie et société : réciprocité des influences et asymétrie des relations », par Ali El Kenz, prof. de Socio. à l’université de Nantes, directeur de recherches à l’IRD.

- Bibliothèque nationale El Hamma- Alger- du 26 au 28 février- colloque sur « El Ijtihad et les nouveaux défis dans le monde arabe » .

- La Casbah- Alger- Musée des arts traditionnels-  » Exposition artisanale » de Mme Radia Feradi.

- L’Orchestre symphonique national, sous la conduite du maestro Rachid Saouli, effectue une tournée dans les wilayas d’Oum Bouaghi et Guelma, les 27 et 28 février 2008 à 18 h, à la maison de la culture .

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251 réponses à “culture-médias-tous azimuts.1”

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