Les Prix Nobel

**Les Prix Nobel

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          Les Prix Nobel 2016 

*Le prix Nobel de médecine attribué au Japonais Yoshinori Ohsumi 

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Le prix Nobel de médecine a été attribué lundi au Japonais Yoshinori Ohsumi pour ses recherches sur l’autophagie, cruciales pour comprendre le renouvellement des cellules et la réponse du corps à la faim et aux infections.

« Les mutations des gènes de l’autophagie peuvent provoquer des maladies et le processus autophagique est impliqué dans plusieurs affections comme le cancer et les maladies neurologiques », a souligné le jury Nobel.Le concept d’autophagie est apparu dans les années 1960 lorsque les chercheurs ont observé pour la première fois la destruction par les cellules de leur propre substance en l’évacuant vers un « compartiment de recyclage » appelé lysosome, a expliqué l’Assemblée Nobel de l’Institut Karolinska, qui décerne le prix.La connaissance du phénomène est cependant restée limitée jusqu’aux travaux de Yoshinori Ohsumi qui, au début des années 1990, a mené des « expériences brillantes » à partir de la levure et identifié les gènes de l’autophagie. Il en a ensuite mis en évidence les mécanismes sous-jacents et montré que les mêmes mécanismes étaient à l’oeuvre dans le corps humain.Né à Fukuoka, Yoshinori Ohsumi, 71 ans, a obtenu son doctorat en 1964 de l’université de Tokyo. Après trois ans à l’université Rockefeller de New York, il est revenu à Tokyo pour créer son propre laboratoire. Depuis 2009, il est professeur à l’institut de Technologie de la capitale nippone.Il « était un peu surpris », a raconté le secrétaire du jury Thomas Perlmann, qui lui a téléphoné avant l’annonce.Yoshinori Ohsumi succède à William Campbell, Américain né en Irlande, au Japonais Satoshi Omura et à la Chinoise Tu Youyou, découvreurs de traitements contre les infections parasitaires et le paludisme.Le diplôme et la médaille Nobel sont assortis d’une récompense de huit millions de couronnes suédoises (environ 834.000 euros).Le prix de médecine est le premier de la saison des Nobel 2016. Il doit être suivi de ceux de physique mardi, de chimie mercredi, de la paix vendredi et d’économie lundi. Le prix Nobel de littérature sera annoncé le jeudi 13 octobre 2016.*lundi 03/10/2016 – Source: AFP*******************

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*Le prix Nobel de physique attribué à trois Britanniques, David Thouless, F. Duncan Haldane et J. Michael Kosterlitz, pour leurs recherches sur la matière

Le prix Nobel de physique a été attribué mardi à trois Britanniques travaillant aux États-Unis, David Thouless, F. Duncan Haldane et J. Michael Kosterlitz, pour leurs recherches sur la matière.

« Leurs découvertes ont permis des avancées dans la compréhension théorique des mystères de la matière et créé de nouvelles perspectives pour le développement de matériaux innovants », a écrit la Fondation Nobel.

M. Thouless, 82 ans, né en Écosse, est professeur émérite à l’université de Washington à Seattle (nord-ouest des États-Unis). Il obtient la moitié du prix, soit quatre millions de couronnes (417.000 euros). L’autre moitié est partagée entre M. Haldane, 65 ans, né à Londres, qui enseigne à l’université de Princeton (New Jersey), et M. Kosterlitz, également né en Écosse, en 1942, de l’université Brown à Providence (Rhode Island).

Ils ont été récompensés « pour les découvertes théoriques des transitions de la phase topologique et des phases topologiques de la matière », a indiqué le jury. « Les lauréats de cette année ont ouvert la voie à un monde inconnu où la matière peut passer par des états étranges. Ils ont employé des méthodes mathématiques avancées pour étudier des phases ou états inhabituels de la matière, tels que les superconducteurs, les superfluides et ou les films magnétiques fins », a-t-il ajouté. Les applications sont attendues dans la science des matériaux et dans l’électronique.

En 2015, le jury avait couronné le Japonais Takaaki Kajita et le Canadien Arthur McDonald (Canada), qui avaient établi que les neutrinos, particules élémentaires, avaient une masse.*mardi 04/10/ 2016 -Source: Belga*

**L’Algérien Madjid Boutemeur rate de peu le prix Nobel de physique

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Le physicien algérien Madjid Boutemeur a raté de peu le prix Nobel de physique. La prestigieuse distinction a été donnée à trois britanniques, annonce mardi matin la Fondation Nobel dans un communiqué. David Thouless, Duncan  Haldane et Michael Kosterlitz, qui travaillent aux Etats-Unis, pour leurs recherches sur les mystères de la matière. “Leurs découvertes ont permis des avancées dans la compréhension théorique des mystères de la matière et créé de nouvelles perspectives pour le développement de matériaux innovants”, a écrit la Fondation Nobel.

« Les lauréats de cette année ont ouvert la voie à un monde inconnu où la matière peut passer par des états étranges. Ils ont employé des méthodes mathématiques avancées pour étudier des phases ou états inhabituels de la matière, tels que les superconducteurs, les superfluides et ou les films magnétiques fins », a indiqué le jury dans une déclaration publique.

L’Algérien Madjid Boutemeur était pressenti pour le Nobel de physique de cette année. Actuellement professeur à Grenoble, en France, Madjid Boutemeur a entamé son cursus en Algérie. Spécialiste des particules, il travaille au sein de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) et est d’ores et déjà reconnu de ses paires.

Après des études à l’université de Tizi-Ouzou, il obtient une bourse à l’université de Grenoble, en France. “Mon excellent parcours universitaire à Grenoble m’a permis d’obtenir une thèse de collaboration avec le CERN. Avec cette thèse, j’ai été candidat au prix Nobel en 1987 et j’ai failli l’avoir. J’ai soutenu ensuite une autre thèse à l’université de Yale aux USA où j’ai établi le record du monde de la polarisation des spins dans les très basses températures”, a-t-il confié récemment dans un entretien publié par site Le Matin.dz. **Essaïd Wakli / *mardi 04/10/ 2016 -Source: algerie-focus.

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**Le prix Nobel de chimie a été conjointement attribué mercredi 05 octobre 2016, au Français Jean-Pierre Sauvage, au Britannique Fraser Stoddart et au Néerlandais Bernard Feringa, inventeurs de minuscules « machines moléculaires ».

Les trois chercheurs à l’honneur « ont amené les systèmes moléculaires vers des états où, remplis d’énergie, leurs mouvements peuvent être contrôlés », a expliqué le jury Nobel.

« Le moteur moléculaire se trouve aujourd’hui au même stade que le moteur électrique dans les années 1830, lorsque les scientifiques exposaient des manivelles et des roues, sans savoir que cela mènerait aux trains électriques, au lave-linge, aux ventilateurs et aux mixeurs », a-t-il ajouté.

A terme, ces machines miniatures « seront très probablement utilisées dans le développement d’objets comme les nouveaux matériaux, les capteurs et les sytèmes de stockage d’énergie », a-t-il poursuivi.

Le prix s’accompagne d’une récompense de huit millions de couronnes (832.000 euros). Il était allé l’an dernier à Aziz Sancar (Turquie/Etats-Unis), Paul Modrich (Etats-Unis) et Tomas Lindahl (Suède) pour leurs travaux sur la réparation de l’ADN.

La chimie est le dernier des Nobel en sciences naturelles à être décerné.

Celui de médecine a récompensé lundi le Japonais Yoshinori Ohsumi, qui a éclairé un aspect de la régénération cellulaire, l’autophagie, tandis que celui de physique mardi est allé à trois Britanniques, David Thouless, Duncan Haldane et Michael Kosterlitz, pour leurs travaux théoriques sur les états « exotiques » de la matière dans des univers bi- ou unidimensionnels.

Suivront la paix vendredi, seul prix Nobel remis à Oslo, le prix d’économie lundi et la littérature le 13 octobre.*mercredi 5/10/2016 -Source: Belga

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*Le Nobel de la paix attribué au président colombien  Santos 

Le Nobel de la paix a été attribué vendredi au président colombien Juan Manuel Santos pour ses efforts en vue de mettre un terme au conflit armé avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans son pays, a annoncé en fin de matinée le comité Nobel, alors que les Colombiens ont rejeté dimanche l’accord de paix avec la guérilla des Farc, visant à mettre fin à 52 ans de conflit, en votant « non » à une courte majorité (50,2%) au référendum.

Le président Juan Manuel Santos et le chef suprême du mouvement de guérilla marxiste, Rodrigo Londoño alias « Timoleon Jiménez » ou « Timochenko », avaient entériné le 26 septembre 2016, les accords conclus le 24 août à La Havane, siège des négociations menées depuis novembre 2012.

« Il existe un réel danger que le processus de paix s’interrompe et que la guerre civile reprenne » ce qui « rend encore plus impérieux le respect du cessez-le-feu par les parties, emmenées par le président Santos et le chef de la guérilla des FARC Rodrigo Londoño », a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Kaci Kullmann Five.

L’accord a été rejeté de justesse par la population colombienne dimanche, mais « le fait qu’une majorité des votants ait dit non à l’accord de paix ne signifie pas nécessairement que le processus de paix est mort », a-t-elle ajouté. « Le référendum n’était pas un vote pour ou contre la paix », a-t-elle encore dit.

L’an dernier, le Nobel de la paix était allé au Quartette pour le dialogue national tunisien, des acteurs de la société civile qui ont permis de sauver la transition démocratique en Tunisie.

Le prix, qui consiste en une médaille d’or, un diplôme et un chèque de 8 millions de couronnes suédoises (environ 831.000 euros), est remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel (1833-1896).

« Grands services rendus à l’humanité »
Dans un testament rédigé un an avant sa mort, l’inventeur de la dynamite avait souhaité voir récompensés « ceux qui au cours de l’année écoulée auront rendu à l’humanité les plus grands services ».

Le Nobel de la paix est la quatrième récompense décernée cette année après la médecine lundi, la physique mardi et la chimie mercredi. Suivront la semaine prochaine le prix de la Sveriges Riksbank en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, ou prix Nobel d’économie, qui sera décerné lundi, et le Nobel de littérature, jeudi.*7sur7 vendredi 07 octobre 2016*** Le chef des Farc, Timoleon Jiménez ou Timochenko, a réagi vendredi à l’attribution du prix Nobel de la paix au président colombien, en assurant que « le seul prix » que la guérilla souhaite obtenir est « celui de la paix avec la justice sociale ».

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« Le seul prix auquel nous aspirons est celui de la Paix avec lajusticesociale pour une Colombie sans paramilitaires, sans représailles ni mensonges », a-t-il écrit sur Twitter, concluant son message du mot-clé #Paixdanslarue.

Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jiménez ou Timochenko, s’exprimait depuis La Havane, lieu des négociations de paix durant presque quatre ans entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

Timochenko était retourné dans la capitale cubaine après la signature d’un accord de paix historique avec le président Juan Manuel Santos, le 26 septembre à Carthagène.
Cet accord avait ensuite été rejeté, à la surprise générale, lors d’un référendum organisé dimanche, plongeant dans l’incertitude le processus de paix.

Au fil des décennies, le complexe conflit armé colombien a impliqué les Farc, issues en 1964 d’une insurrection paysanne, mais aussi d’autres guérillas d’extrême gauche, des milices paramilitaires d’extrême droite et les forces armées. Il a fait plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés par la violence.*vendredi 07 octobre 2016 /  Source: Belga

**Le prix Nobel d’économie a été attribué à deux théoriciens du contrat 

Le prix Nobel d’économie a été attribué lundi 10 octobre 2016, à deux théoriciens du contrat, l’Américano-Britannique Oliver Hart et le Finlandais Bengt Holmström, dont les travaux couvrent un vaste champ d’applications, de la faillite au droit constitutionnel.

Ces chercheurs ont « développé la théorie du contrat, un cadre exhaustif d’analyse des multiples aspects du contrat comme la rémunération des dirigeants basée sur leur performance, les franchises ou les tickets modérateurs dans les assurances, ou encore la privatisation de secteurs publics », a expliqué le jury.Oliver Hart, né en 1948 à Londres, a obtenu son doctorat à l’université américaine de Princeton en 1974. Il enseigne actuellement l’économie à Harvard.

Bengt Holmström, né en 1949 à Helsinki, est diplômé de l’université californienne de Stanford et enseigne au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

« Je suis reconnaissant au comité », a réagi Bengt Holmström, membre étranger de l’Académie royale des sciences de Suède qui décerne le Nobel d’économie.

Le prix était allé l’an dernier à Angus Deaton, également Américano-Britannique, qui s’est notamment attaché à démontrer que la création et l’accumulation de richesses n’allaient pas nécessairement de pair avec l’amélioration du bien-être.

Il avait succédé au Français Jean Tirole, primé en 2014 pour son analyse de la régulation des marchés. M. Holmström a cosigné avec le chercheur toulousain un livre sur la liquidité en 2011 (« Inside and Outside Liquidity »).

L’avant-dernier de la saison
Le prix d’économie, officiellement « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel », est l’avant-dernier de cette saison Nobel après ceux de médecine, physique et chimie annoncés à Stockholm, et le Nobel de la paix annoncé vendredi dernier à Oslo.

Le nom du lauréat du prix de littérature sera dévoilé jeudi.

Le Nobel consiste en un diplôme et une médaille d’or, ainsi qu’un chèque de 8 millions de couronnes (828.000 euros) à se partager entre lauréats. Il sera remis le 10 décembre à Stockholm.* lundi 10 octobre 2016 / Source: Belga

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Les Prix Nobel 2014

Le prix Nobel de médecine était le premier à être décerné pour cette saison. Les autres prix seront progressivement annoncés jusqu’au 13 octobre 2014. 

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Le prix Nobel de médecine 2014 a été décerné lundi à l’Américano-Britannique John O’Keefe et à un couple de Norvégiens, May-Britt et Edvard Moser, a annoncé le jury. Les lauréats ont été récompensés pour leurs découvertes sur les « cellules qui constituent un système de géoposition dans le cerveau », selon le comité Nobel.

Ce GPS interne au cerveau permet de s’orienter dans une pièce, démontrant le fondement cellulaire d’une fonction cognitive supérieure, a précisé le jury Nobel dans un communiqué de presse. Il permet de répondre à des questions simples telles que « Comment savons-nous où nous sommes? Comment réussissons-nous à trouver le chemin d’un lieu à un autre? Et comment stockons-nous cette information d’une manière telle que nous puissions immédiatement trouver le chemin la fois suivante où nous empruntons la même route? ». John O’Keefe a découvert en 1971 le premier composant de ce GPS. Il a fallu attendre 2005 pour que May-Britt et Edvard Moser identifient un autre composant clé de ce système, des cellules nerveuses qui créent un système de coordonnées pour déterminer les positions. La récompense de 8 millions de couronnes suédoises (environ 880.000 euros) est divisée en deux. John O’Keefe en recevra la moitié, le duo Moser l’autre moitié. Le duo norvégien est le cinquième couple marié a être récompensé d’un prix Nobel, a indiqué le comité sur Twitter.Le prix Nobel de médecine était le premier à être décerné pour cette saison. Les autres prix seront progressivement annoncés jusqu’au 13 octobre. Décerné pour la première fois en 1901, il a récompensé depuis lors 204 personnes en tout, auxquelles s’ajoutent aujourd’hui John O’Keefe, May-Britt Moser et Edvard Moser.*06/10/2014 – 12h04  Source: BelgaLe professeur de<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
neuroscience cognitive, John O’Keefe, lors de la remise du prix Kavli à Oslo le 9 Septembre 2014. » src= »http://img.20mn.fr/LOPp5ykWSnOiXDACHehHBA/648x415_professeur-neuroscience-cognitive-john-okeefe-lors-remise-prix-kavli-oslo-9-septembre-2014″ /><strong><span style=*photo: Le professeur de neuroscience cognitive, John O’Keefe, lors de la remise du prix Kavli à Oslo le 9 Septembre 2014*********************Le prix Nobel de physique 2014 attribué aux trois inventeurs de la diode électroluminescente, deux Japonais et un Américain d’origine japonaise.media_xll_7178085Le prix Nobel de physique 2014 a été attribué mardi aux trois inventeurs de la diode électroluminescente (ampoule LED), deux Japonais et un Américain d’origine japonaise.media_l_7178175Le Japonais Isamu Akasaki, 85 ans, est récompensé avec deux chercheurs beaucoup plus jeunes, Hiroshi Amano, né en 1960, et l’Américain Shuji Nakamura, né en 1954 au Japon. Ils ont remporté le prix « pour avoir inventé une nouvelle source de lumière efficace d’un point de vue énergétique et bon pour l’environnement », a indiqué le jury dans un communiqué.Technologie omniprésente
Cette technologie est aujourd’hui omniprésente dans notre quotidien. Par exemple, elle est essentielle dans les téléphones portables, pour lesquels l’éclairage de l’écran est une contrainte énergétique forte. On la retrouve aussi dans les téléviseurs, les lecteurs Blu-ray et les flashs d’appareils photo, et bien entendu dans de plus en plus de bureaux et logements.Transformation fondamentale
Quand ils ont « produit des rayons lumineux bleus à partir de leurs semi-conducteurs au début des années 1990, ils ont provoqué une transformation fondamentale de la technologie de l’éclairage. Des diodes rouges et vertes existaient depuis longtemps mais sans lumière bleue, on ne pouvait pas créer de lampes blanches », a expliqué l’Académie royale des sciences.Efficacité énergétique
L’efficacité énergétique des ampoules LED a transformé la perception que nous avons de la puissance des ampoules. Alors que pour obtenir 1.200 lumens (un bon éclairage dans un séjour) il fallait une ampoule classique de 75 watts, aujourd’hui une ampoule LED de 6 watts peut suffire, ce qui diminue considérablement la consommation.Diminution de la consommation
« La consommation en matériaux est aussi diminuée puisque les LED durent jusqu’à 100.000 heures, contre 1.000 pour les ampoules incandescentes », a ajouté le jury. Selon lui, « l’ampoule LED offre de grandes promesses pour accroître la qualité de la vie pour 1,5 milliard de personnes qui n’ont pas accès aux réseaux électriques: du fait d’une consommation faible en énergie elles peuvent être allumées par une électricité solaire bon marché ».

« C’est incroyable »

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Shuji Nakamura sort de l’ordinaire des lauréats du prix Nobel de physique, qui font généralement carrière à l’université uniquement, comme ses deux colauréats. C’est dans une PME, Nichia Chemicals, qu’il effectuait les recherches grâce auxquelles il a été consacrée. Il est ensuite parti pour l’Université de Californie à Santa Barbara, où il a pris la nationalité américaine. « C’est incroyable », a-t-il dit à la Fondation Nobel qui l’a contacté.

Découverte
Isamu Akasaki est professeur dans deux universités de la ville de Nagoya, celle de Meijo et celle de Nagoya. Hiroshi Amano est professeur dans cette dernière. Leur découverte, dans un domaine où ils étaient concurrencés par de nombreux autres chercheurs et de grandes entreprises, est venue de leur recours au nitrure de gallium, sur lequel ils étaient seuls à parier. Ils se partagent la récompense de huit millions de couronnes (environ 883.000 euros).

Boson de Higgs
Ils succèdent au Belge François Englert et au Britannique Peter Higgs, couronnés en 2013 pour leurs travaux sur le « boson de Higgs », une particule élémentaire considérée par les physiciens comme la clef de voûte de la structure fondamentale de la matière.

Le prix de physique est le deuxième de la saison des Nobel 2014, après la médecine. Il doit être suivi de la chimie mercredi, la littérature jeudi, de paix vendredi et l’économie lundi.*07/10/2014 – 12h03  Source: Belga

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*Hiroshi Amano  

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*Le prix Nobel de chimie a été décerné mercredi à deux Américains, Eric Betzig et William Moerner, et à l’Allemand Stefan Hell. Les trois chercheurs sont récompensés « pour le développement de la microscopie à fluorescence à très haute résolution », la nanoscopie, a indiqué le jury dans un communiqué.

Leurs travaux permettent désormais aux scientifiques de « visualiser l’intérieur des parois des molécules individuelles au sein de cellules vivantes ». Longtemps, il a été impossible d’étudier les cellules vivantes dans les plus petits détails. Les lauréats ont mis au point deux méthodes pour le permettre. 

Stefan Hell, 51 ans, a découvert la microscopie dite « stimulated emission depletion (STED) ». Chacun de leur côté, Eric Betzig, 54 ans, et William Moerner, 61 ans, ont créé la microscopie monomoléculaire (« single-molecule microscopy »). Ces inventions sont utiles dans la compréhension de maladies comme Parkinson, Alzheimer et Huntington. 

Les lauréats recevront leur prix le 10 décembre à Stockholm. Ils se partageront 8 millions de couronnes (environ 867.000 euros). *afp-mercredi 08/10/2014 -

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***L’un des trois lauréats du prix Nobel de chimie 2014, l’Allemand Stefan Hell, a raconté mercredi avoir cru à un canular quand il a été interrompu dans sa lecture d’un article scientifique.

« C’était une surprise totale, je n’arrivais pas à y croire. Tout au début j’ai pensé que c’était peut-être un canular », a-t-il raconté à la Fondation Nobel. 
« Mais je me suis souvenu de la voix du professeur (Staffan) Normark (du comité Nobel) et c’est là que j’ai réalisé qu’il y avait aussi d’autres gens autour (…) et donc que c’était du sérieux », a-t-il poursuivi. 
Plutôt que de sauter de joie, le chercheur en nanoscopie ne s’est pas laissé distraire. « J’ai lu le paragraphe que je voulais lire jusqu’au bout, et puis j’ai appelé ma femme et essayé de joindre quelques-uns de mes proches », a-t-il rapporté. 
Issu de la minorité germanophone de Roumanie, Stefan Hell, 51 ans, est le directeur de l’Institut Max-Planck de chimie biophysique de Göttingen (sud-ouest de l’Allemagne). Il a remporté le Nobel avec deux Américains, Eric Betzig et William Moerner, pour avoir fait entrer le microscope dans une nouvelle ère. 
Il a dit avoir rencontré un certain scepticisme. « Les gens croyaient que cette barrière était là depuis 1873 et que la résolution [d'un microscope] était ce qu’elle était, et que vouloir y changer quelque chose était (…) un peu dingue, pas très réaliste ». « Mais mon avis, c’était que la physique avait vu tellement de changement au XXe siècle », a-t-il expliqué. « J’ai toujours aimer remettre en question les choses et les opinions bien établies ».**mercredi 08/10/2014 - Source: Belgamedia_xll_7183720

***Le prix Nobel de littérature a été décerné jeudi au romancier Patrick Modiano, qui devient le quinzième auteur français à recevoir la distinction. Patrick Modiano, 69 ans est français mais sa mère, Louisa Colpijn, une ancienne comédienne, est belge. M. Modiano a été récompensé pour « l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation », a indiqué l’Académie suédoise dans un communiqué. Le romancier français a centré toute son oeuvre sur le Paris de la Seconde Guerre mondiale, dépeignant le poids des événements tragiques d’une époque troublée sur le destin de personnages ordinaires. Le secrétaire perpétuel de l’Académie suédoise Peter Englund a indiqué à la télévision publique suédoise SVT que l’institution n’avait pas réussi à joindre le lauréat avant d’annoncer le vainqueur de ce prix. Patrick Modiano succède à la nouvelliste canadienne anglophone Alice Munro, primée en 2013, et emporte la récompense de huit millions de couronnes (environ 878.000 euros).*AFP-jeudi 09/10/2014

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***Le prix Nobel de la paix a été conjointement attribué vendredi à l’adolescente pakistanaise Malala, plus jeune lauréate de l’Histoire, et à l’Indien Kailash Satyarthi « pour leur combat contre l’oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l’éducation ». « Les enfants doivent aller à l’école et ne pas être financièrement exploités », a lancé le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.

Bête noire des talibans incarnant le combat pour le droit des filles à l’éducation à travers le monde, Malala Youzafsai, à 17 ans seulement, est de loin la lauréate la plus jeune en 114 ans d’histoire du Nobel. 
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Combat
Depuis des années, elle milite pour le droit des filles à l’éducation, ce qui lui a valu d’être la cible d’une tentative d’assassinat qui a failli lui coûter la vie il y a deux ans presque jour pour jour, le 9 octobre 2012.

Kailash Satyarthi dans la tradition de Gandhi
Moins connu du grand public et nettement plus âgé, 60 ans, Kailash Satyarthi a dirigé des manifestations contre l’exploitation des enfants, toutes non violentes dans « la tradition de Gandhi » comme l’a souligné le comité Nobel.

Comité Nobel
« Les enfants doivent aller à l’école et ne pas être financièrement exploités », a lancé le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.*10/10/14 – 11h11  Source: Belga

Malala Yousafzaï, la rescapée des talibans

media_xll_7186247Kailash Satyarthi (au centre

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*Malala Yousafzai, lauréate du prix des Enfants du monde

Malala Yousafzai (affiche au centre), militante des droits de l'enfant et plus jeune récipiendaire du Prix Nobel de la Paix, s'est vu décerner le 28 octobre 2014, le prix des Enfants du monde

Malala Yousafzai, militante des droits de l’enfant et plus jeune récipiendaire du Prix Nobel de la Paix, s’est vu décerner mardi le prix des Enfants du monde, une distinction attribuée par des enfants de 110 pays.
« Des millions d’enfants ont voté pour récompenser Malala et lui accorder le prix des Enfants du monde », a annoncé l’organisation du même nom dans un communiqué de presse.
« Personne n’a jamais reçu le prix Nobel de la paix et le prix des Enfants du monde -souvent appelé le prix Nobel des enfants par la presse- la même année. Nelson Mandela est la seule personne a avoir reçu les deux récompenses, mais avec douze années d’intervalle », est-il expliqué.
Le prix des Enfants du monde a été fondé en 2000. C’est une formation annuelle destinée aux enfants du monde entier lors de laquelle ils suivent un programme éducatif leur apprenant leurs droits. 
Le programme s’achève par un vote mondial lors duquel les participants élisent leur lauréat.
Outre Malala (Pakistan), John Wood (Etats-Unis) et Indira Ranamagar (Népal) ont été récompensés.
La jeune fille de 17 ans recevra son prix mercredi à Mariefred, au sud de Stockholm, ainsi qu’une récompense de 100.000 dollars pour poursuivre son travail.*AFP-Mardi 28 octobre 2014

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*le prix Nobel d’économie décerné à Jean Tirole

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Jean Tirole a reçu lundi le prix Nobel d’économie, devenant le troisième Français à être couronné dans cette discipline grâce à des recherches variées sur la finance, l’entreprise et les marchés.

Seuls Gérard Debreu (1983) et Maurice Allais (1988) avaient jusque-là été récompensés de ce prix, le dernier-né de la famille Nobel. « C’est un petit peu intimidant (…). Suivre leur trace est quelque chose de très impressionnant pour moi », a indiqué Jean Tirole à la radio publique France Info. Université de Toulouse
Chercheur resté fidèle à l’université de Toulouse depuis les années 1990, après être revenu de l’université américaine MIT, Jean Tirole, 61 ans, était cité parmi les favoris du Nobel depuis quelques années. Il est primé pour son « analyse de la puissance de marché et de la régulation », a annoncé le jury dans un communiqué. « Fierté de l’école d’économie française »
« Un immense bravo à Jean Tirole qui fait la fierté de notre pays et de l’école d’économie française! « , a écrit sur Twitter le ministre français de l’Économie, Emmanuel Macron. « Jean Tirole est l’un des économistes les plus influents de notre époque. Il est l’auteur de contributions théoriques importantes dans un grand nombre de domaines, mais a surtout clarifié la manière de comprendre et réguler les secteurs comptant quelques entreprises puissantes », a-t-il expliqué. Description
« La meilleure régulation ou politique en matière de concurrence doit (…) être soigneusement adaptée aux conditions spécifiques de chaque secteur. Dans une série d’articles et de livres, Jean Tirole a présenté un cadre général pour concevoir de telles politiques et l’a appliqué à un certain nombre de secteurs, qui vont des télécoms à la banque », a résumé l’Académie royale des sciences. « En s’inspirant de ces nouvelles perspectives, les gouvernements peuvent mieux encourager les entreprises puissantes à devenir plus productives et, dans le même temps, les empêcher de faire du tort à leurs concurrents et aux consommateurs », a-t-elle ajouté. Biographie
Né à Troyes, d’un père médecin et d’une mère enseignante en lettres, il se dirige d’abord vers les mathématiques, intègre l’École Polytechnique, et découvre l’économie sur le tard, à 21 ans. Ingénieur des Ponts et chaussées, il choisit ensuite de faire un doctorat d’économie aux États-Unis, au Massachusetts Institute of Technology. Il arrive à Toulouse en 1991, et y est l’un des fondateurs de l’Institut d’économie industrielle, qui sera le berceau de ce qu’on appelle aujourd’hui « école de Toulouse » en économie. Prix
M. Tirole remporte huit millions de couronnes (878.000 euros). C’est la première fois depuis 2008 que le prix Nobel est attribué à un seul économiste, et la première fois depuis 1999 qu’aucun Américain ne remporte le prix. « Merci beaucoup. Je suis très honoré », a dit M. Tirole à la Fondation Nobel. Précédents lauréats
M. Tirole succède à trois Américains, Eugene Fama, Lars Peter Hansen et Robert Shiller, qui partaient d’hypothèses opposées pour expliquer l’évolution des marchés financiers. Le prix Nobel d’économie vient clore une saison marquée par le couronnement de la Pakistanaise Malala Yousafzai (paix) et le Français Patrick Modiano (littérature). *Lundi 13/10/14 –  Source: Belga

**L’économiste français Jean Tirole a affirmé lundi que l’attribution lundi du prix Nobel d’économie pour ses travaux était une « grosse surprise » qui faisait « plaisir », dans un entretien téléphonique avec l’AFP.« On n’est pas très bon juge de ses propres travaux et donc ce n’est pas quelque chose sur laquelle je comptais », a ajouté le chercheur de 61 ans, interrogé sur ce prix prestigieux pour ses recherches variées sur la finance, l’entreprise et les marchés. 

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Le secrétaire perpétuel Peter Englund à l'annonce le 10 octobre 2013 à Stockholm du prix Nobel de littérature

*Le culte du secret*  les voies du Nobel restent impénétrables. Et celles du Nobel de littérature encore plus que les autres.

Une sélection très opaque. Comme tous les ans, les 17 membres de l’Académie (des écrivains, des critiques…) reçoivent en février une liste d’environ 200 candidatures – 210, cette année – qu’ils étudient avec le soutien d’experts et de traducteurs pour la réduire à 20 noms. Puis à cinq noms, en mai. «Ensuite nous avons l’été pour lire les cinq auteurs de cette liste», explique lui-même Peter Englund, auteur et historien suédois, secrétaire permanent depuis 2009. «L’Académie se retrouve à la mi-septembre, et nous nous sommes généralement mis d’accord sur le lauréat début octobre.» Même la date exacte de l’annonce est divulguée à la dernière minute, mais selon la tradition, le prix de littérature est décerné un jeudi. Et le lauréat est appelé trente minutes avant. 

Des archives classées secret-défense. Comme pour tous les Nobel, les nominations et le contenu des délibérations sont gardés secrets pendant 50 ans. Quand le nom du lauréat est annoncé, on ne sait donc jamais quels étaient les quatre autres de la shortlist, d’ailleurs réinscrits d’office pour les sélections de l’année suivante. Ce n’est par exemple qu’en 2008 que les archives du prix Nobel de 1957 ont été ouvertes, année où Albert Camus l’obtient. On découvre alors que se jouait depuis quelques années un match entre l’auteur de l’Etranger et André Malraux, qui n’aura jamais le prix. 

Des noms de code pour les auteurs. L’été, les membres de l’Académie ont donc une belle pile de livres à écouler. Mais personne ne doit savoir qui ils lisent. Ils sont donc parfois obligés d’utiliser des noms de code pour les auteurs, et sont même réputés pour utiliser de fausses couvertures quand ils lisent en public. Le poète suédois Tomas Tranströmer avait par exemple hérité du nom de code «Stina» avant d’être élu en 2011.

Le menu d’Horace Engdahl. Dans les semaines précédent l’annonce, les membres de l’Académie restent le plus discret possible mais les médias suédois et les fans de littérature sont en alerte. Le Wall Street Journal raconte même qu’en octobre 2012, le membre de l’Académie Horace Engdahl avait été vu en train de commander un plat thaï à emporter, «ce qui a conduit certains à spéculer qu’un auteur thaï pouvait être en lice». S’il a été vu cette année en train de commander des escargots, c’est sûr, c’est pour Modiano.*20minutes.fr-jeudi 09/10/2014

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Destitution du président contesté du prix Nobel de la paix Thorbjørn Jagland 

Le président contesté du comité Nobel de la paix Thorbjørn Jagland a été rétrogradé mardi au rang de simple membre, une déchéance sans précédent dans l’histoire plus que centenaire du prix.

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Président depuis 2009, lors d’une période jalonnée de polémiques concernant les prix remis à Barack Obama, au dissident chinois Liu Xiaobo et à l’Union européenne, M. Jagland sera remplacé par Kaci Kullman Five, jusqu’à présent vice-présidente.

Première
Jamais dans le passé un président en poste souhaitant être reconduit dans ses fonctions, comme c’était le cas de M. Jagland, n’avait été écarté. Mme Kullman Five a refusé de se prononcer sur les raisons pour lesquelles son prédécesseur n’avait pas été reconduit, alors qu’il disait publiquement le souhaiter. « Conformément à la tradition, je ne vais pas commenter ni rendre compte de ce qui s’est dit au cours de la réunion » des cinq membres du comité Nobel, a-t-elle dit lors d’un point de presse. 

Réunion
La réunion, la première de l’année, avait pour objet de déterminer la distribution des rôles au sein du comité, mais aussi de passer en revue les candidatures au prix Nobel de la paix 2015. Ont été retenues 276 personnes et organisations, presque un record. « Il y a un large consensus au sein du comité pour dire que Thorbjørn Jagland a été un bon président pendant six ans », a indiqué Mme Kullman Five. L’intéressé, ex-Premier ministre travailliste, a refusé de répondre aux questions. 

Changement de direction
Inédite depuis que le premier prix Nobel de la paix a été décerné en 1901, le changement de direction a été rendu possible par le basculement de la majorité politique du comité, à la faveur de son renouvellement partiel. La composition du comité Nobel, dont les membres sont désignés par le Parlement norvégien, reflète en effet le rapport de forces à la Chambre, laquelle est passée à droite en 2013.* 03/03/15 – 16h38  Source: AFP

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**Les Prix Nobel 2013

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Mohamed Senouci, le seul algérien lauréat du prix « Nobel » 

*Il s’en est allé humblement, le savant

*Le professeur Mohamed Senouci a tiré sa révérence, vendredi 23 mai 2014, dans sa ville natale, Oran.

Mohamed senouci, colauréat du prix nobel de la paix le 12 octobre 2007 : Il s’en est allé humblement, le savant

Ce météorologue de profession, grand militant de la cause écologiste, a consacré sa vie à sensibiliser tout un chacun sur la nécessité de préserver l’environnement. Président d’honneur et membre fondateur de l’Association pour la recherche sur le climat et l’environnement (ARCE), Mohamed Senouci a combattu, par le biais de sensibilisations et de conférences, les différentes atteintes à l’environnement que ce soit en Algérie ou n’importe où dans le monde. Il était également membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) auprès de l’ONU, initié par l’ex-vice-Président américain Al Gore, qui œuvre pour la protection de l’environnement dans le monde. A ce titre, Mohamed Senouci a été co-lauréat, en 2007, du prix Nobel de la paix, un prix décerné, cette année-là, à l’ensemble des membres du GIEC, avec à leur tête M. Al Gore.

Après avoir entrepris des études supérieures de mathématiques à l’université d’Es Senia dans les années 1970, Mohamed Senouci s’est pris de passion pour les phénomènes climatiques. En plus d’être consultant senior indépendant en climat et développement durable, il était aussi membre de plusieurs projets de recherche ayant trait aux impacts du changement climatique en Méditerranée. Tour à tour membre du projet Nostrum-DSS (système d’aides à la décision pour la gestion des ressources en eau en Méditerranée) et du projet régional sur les changements climatiques au Maghreb, cet enseignant-chercheur à l’Institut hydrométéorologique de formation et de recherche (IHFR) a, de tout temps, préconisé que nombre de citoyens ont des « réflexes écolo» dans leur vie quotidienne, et que les Algériens font sans arrêt pression sur leurs dirigeants pour que ces derniers prennent conscience de la nécessité de sauvegarder l’environnement.

« Toute la terre est dans le même bain. Un Tchadien et un Américain n’ont peut-être pas la même responsabilité quant aux atteintes à l’environnement, mais les deux sont concernés. Même si, vu d’Algérie, cela nous paraît loin, nous sommes tout de même impliqués», avait-il déclaré lors d’une conférence donnée à Oran il y a quelques années. Mohamed Senouci a été enterré, hier, au cimetière de Aïn El Beïda.*El Watan-27.05.2014

***Le seul algérien lauréat du « Nobel de la Paix » l’enfant d’Oran,Mohamed Senouci , est mort , aujourd’hui vendredi 23 mai 2014. Son enterrement aura lieu, demain , au cimetière Ain El Beida à Oran.  Le défunt, diplômé d’études supérieures mathématiques à l’université de Senia , entre 1973 et 1977 , a été co- lauréat prix Nobel de la paix en2007 avec le GIEC ( groupement inter-gouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, auprès de l’ONU. Il était consultant senior indépendant en climat & développement durable, président d’honneur, membre fondateur chez association de recherche climat et environnement ,enseignant-chercheur chez Institut Hydrométéorologique de Formation et de Recherche (IHFR, Oran, Algérie). Il était membre dans plusieurs projets de recherches, Projet de recherche sur les impacts du changement climatiques en Méditerranée, Projet Méditerranéen NOSTRUM-DSS (Systèmes d’Aides à la Décision pour la Gestion des Ressources en Eau en Méditerranée), Projet Régional sur les Changements Climatiques au Maghreb. Projet ELMASIFA de Prévision Saisonnière des Précipitations en Méditerranée, WAMEX (West African Monsoon Experiment, Organisation Météorologique Mondiale) ,Plan National Climat PNC ALGERIE , Plan Stratégique Centre Africain Météorologie Développement (ACMAD). Programme Adaptation Changement Climatique en Afrique ADDA (IDRC, UK, Canada), Membre du Comité Consultatif du Programme Adaptation au Changement Climatique en Afrique (UK, Canada).*Journal de l’Oranais-

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Le prix Nobel de médecine a été attribué conjointement aux Américains James Rothman (université de Yale) et Randy Sheckman (Berkeley), et à l'Allemand Thomas Südhof (Stanford).

Le Prix Nobel de la médecine à deux Américains et un Allemand

 des travaux sur « les mécanismes du » trafic vésiculaire » récompensés

Le prix Nobel de médecine a été attribué conjointement aux Américains James Rothman (université de Yale) et Randy Sheckman (Berkeley), et à l’Allemand Thomas Südhof (Stanford) « pour leurs découvertes relatives aux mécanismes régissant le trafic vésiculaire, un système de transport majeur dans nos cellules » a annoncé, lundi 7 octobre 2013, l’Assemblée du Nobel depuis Stockholm.

Ce prix « honore trois scientifiques qui ont résolu le mystère de la manière dont les cellules organisent leur système de transport » explique l’assemblée dans un communiqué. « Des perturbations dans ce système ont des effets délétères comme des maladies neurologiques, le diabète ou des troubles immunologiques ».

Rothman, Schekman et Südhof ont établi le mécanisme sophistiqué qui permet le transport et la libération des molécules dans les cellules.

Chaque cellule est une usine qui produit et exporte des molécules. Par exemple, l’insuline est fabriquée et libérée dans le sang et des signaux chimiques appelés les neurotransmetteurs sont envoyés d’une cellule nerveuse à une autre »

« Ces molécules sont transportées autour de la cellule dans de petits paquets appelés vésicules. Les trois lauréats du Nobel ont découvert les principes moléculaires qui gouvernent la manière dont ce chargement est livré au bon endroit au bon moment dans la cellule ».

Après avoir reçu la prestigieuse récompense, M. Schekman a déclaré :

« Les gens ordinaires peuvent bénéficier de cette recherche fondamentale sur la façon dont fonctionnent les cellules, qui a des implications inattendues et spectaculaires sur leur propre vie ».*Le Monde-07.10.2013

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*Le prix Nobel de physique 2013 récompense les pères du boson de Higgs

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Le prix Nobel de physique récompense la recherche du boson de Higgs. En témoigne les lauréats: le britannique qui a donné son nom au boson, mais aussi le belge François Englert. Le boson de Higgs est d’ailleurs appelé boson Brout-Englert-Higgs. Son existence a été vérifiée le 4 juillet 2012 grâce à l’accélérateur de particules du CERN donnant raison à ces deux chercheurs qui en avaient théorisé l’existence.

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*photo: À gauche François Englert, à droite Peter Higgs. Les deux hommes se sont retrouvés en juillet 2012 au CERN de Genève

Higgs, né en 1929 et Englert, en 1932, ne sont pas des physiciens expérimentaux, ce sont des théoriciens. Et s’ils sont tous les deux récompensées, c’est parce qu’ils ont eu indépendamment l’un de l’autre, une intuition géniale. Explications.

Physique des particules

La physique s’intéresse notamment à la matière, une branche que l’on appelle la physique des particules. Pendant longtemps, il était impossible d’observer l’infiniment petit comme les atomes. Les physiciens n’en avaient que l’idée, qu’ils ont pu vérifier petit à petit grâce à l’expérience. Ils ont ainsi établi ce qu’on appelle le modèle standard, un ensemble de théories sur la matière, le vide, et leurs origines

Selon le modèle standard, tout, de vos chaussures à votre langue en passant par les fleurs de votre jardin est constitué de particules de matière. Il y a par exemple des atomes, eux-mêmes composés de neutrons, d’électrons et de protons, qui sont autant de particules régies par des forces permettant à tout ce petit monde de bien se tenir.

Mais d’où vient la masse de la matière? La question est autant scientifique que physique. Comment se fait-il qu’il n’y avait rien, et que soudain il y ait eu quelque chose, en l’occurrence de la matière? En d’autres termes, comment les particules élémentaires ont-elles acquis de la masse?

Séparément, Englert et Higgs ont théorisé l’existence de ce fameux boson. Leur idée? Le vide n’existe pas. Même lorsque l’univers a l’air vide, il existe un champ invisible qui remplit l’espace, le champ de Higgs. Ce champ brise la symétrie intrinsèque qui domine la nature. D’après la théorie, quelque chose s’est passé juste après le Big Bang qui a conduit le champ de Higgs a perdre son équilibre originel. Bizarre comme explication? Cette image peut vous aider.

Le vide n’existe pas, la preuve grâce à un chapeau mexicain

Imaginez un bol au fond duquel se trouverait une balle, une balle immobile. Poussez le bol et la balle se met à rouler, avant de redevenir immobile. Imaginez maintenant que la même chose se passe mais aussi qu’une bosse viennent marquer le fond du bol, bien en son centre. Le bol se met à ressembler à un chapeau mexicain, il est toujours symétrique mais il est aussi devenu instable. Dans le bol, la balle roule, sa position cachant la symétrie du chapeau.

Eh bien le champ de Higgs c’est pareil. Sa symétrie s’est retrouvée brisée avant de trouver un niveau d’énergie stable dans le vide. C’est ce qu’on appelle la phase de transition du champs de Higgs, un peu comme lorsque l’eau gèle pour devenir de la glace. Mais pour que tout cela arrive, juste après le Big Bang, quatre particules furent nécessaire. Seulement voilà, des quatre, seules une a survécu à la transition, le boson de Higgs.

D’où l’intérêt de recréer les conditions de la création de l’univers dans l’accélérateur de particules du CERN. En vérifiant son existence, c’est toute la théorie du modèle général qui a été confirmée. Car sans boson, pas de déséquilibre dans le champs de Higgs, et donc pas de matière, pas d’univers, rien. Or, il y a bien pourtant quelque chose.

En récompensant Peter Higgs et François Englert, l’Académie royale des sciences de Suède rappelle l’importance de la théorie en physique et met à l’honneur une idée vérifiée sans laquelle toutes nos connaissances en physique auraient pu tomber à l’eau.*.huffingtonpost.fr- 08/10/2013 – Par Stanislas Kraland

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*Le prix Nobel de Chimie a été attribué à trois Américains

Le Nobel de chimie 2013 a été décerné mercredi à Martin Karplus, Michael Levitt et Arieh Warshel, spécialistes de la modélisation des réactions chimiques.

Le prix Nobel de chimie récompense la modélisation des réactions chimiques

Le prix Nobel de chimie a été décerné mercredi 9 octobre 2013, à l’Austro-Américain Martin Karplus, qui tient une chaire à l’université de Strasbourg, l’Américano-Britannique Michael Levitt et l’Israélo-Américain Arieh Warshel, spécialistes de la modélisation des réactions chimiques.

Les trois chercheurs sont récompensés « pour le développement de modèles multi-échelle pour les systèmes chimiques complexes », a indiqué le jury. MM. Karplus, 83 ans, Levitt, 66 ans, et Warshel, 72 ans, ont réussi à faire cohabiter dans l’étude des processus chimiques la physique classique newtonienne avec la physique quantique, qui répond à des règles fondamentalement différentes.

Les applications sont illimitées, non seulement pour les chercheurs, mais aussi pour les ingénieurs et l’industrie« La connaissance détaillée des processus chimiques permet d’optimiser les catalyseurs, les médicaments et les cellules photovoltaïques », a relevé par exemple l’Académie royale des sciences.

« Les chimistes créaient autrefois des modèles de molécules en recourant à des boules de plastiques et des bâtons. Aujourd’hui, la modélisation se fait sur ordinateur. Les modèles informatiques qui reproduisent la vie réelle sont devenus cruciaux pour la plupart des avancées dans la chime aujourd’hui ».

« Aujourd’hui l’ordinateur est un outil tout aussi important pour les chimistes que l’éprouvette. Les simulations sont si réalistes qu’elles prédisent le résultat des expériences traditionnelles. Dans les années 1970, Martin Karplus, Michael Levitt et Arieh Warshel ont posé les bases des programmes puissants qui sont utilisés pour comprendre et prédire les processus ».

« Nous sommes très heureux pour Martin Karplus, ses travaux ont enfin été reconnus au plus haut niveau », dit Jean-Marie Lehn, Nobel de chimie (1987), fondateur de l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (ISIS, université de Strasbourg-CNRS) où l’Austro-Américain est professeur conventionné, à mi-temps avec ses activités à Harvard.

Les outils de modélisation des grosses molécules biologiques développés par les trois lauréats « sont utilisés partout dans le monde, ils sont devenus tout à fait indispensables, que ce soit pour les recherches les plus fondamentales sur les mécanismes intimes des molécules biologiques ou pour l’industrie pharmaceutique, confirme Jean-Marie Lehn. Pour essayer de mettre au point des médicaments de façon dirigée, et non en passant au crible des molécules de manière aléatoire, il faut d’abord modéliser leur conformation et voir quelles molécules biologiques peuvent s’y lier pour activer ou inhiber des processus biologiques. » C’est précisément l’objet des méthodes mécaniques ou dynamiques dérivées des travaux théoriques de Martin Karplus et ses co-lauréats « qui apportent plus d’indications par le calcul sur la forme des grosses molécules, leurs capacités de réaction et de transfert », ajoute le Nobel français.

Le prix Nobel de chimie est le troisième décerné cette année, après celui de médecine attribué aux Américains James Rothman et Randy Schekman et à l’Allemand Thomas Südhof pour leurs travaux sur le fonctionnement des cellules, et celui de physique au Britannique Peter Higgs et au Belge François Englert pour leurs recherches sur le boson dit « de Higgs ».*Le Monde-09.10.2013

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**Le Nobel récompense les découvertes sur le « Chronopost » de nos cellules

La Vie

En d’autres termes, il s’agit du mécanisme qui permet que « les molécules soient transportées à la bonne place dans la cellule au bon moment », selon le comité Nobel. Pourquoi avoir récompensé les travaux de ces chercheurs? Parce que chaque cellule est une petite usine qui produit et exporte des molécules. C’est par exemple le cas de l’insuline ou encore des neurotransmetteurs, qui envoient des signaux d’une cellule à une autre. Ces molécules sont transportées d’une cellule à l’autre dans des petits paquets appelés vésicules. 

 Randy Schekman a découvert les gènes qui codent le trafic vésiculaire. James Rothman a révélé le mécanisme qui permet aux vésicules de fusionner avec leurs cibles et de livrer leurs « paquets ». Thomas Südhof a compris quels sont les signaux qui ordonnent aux vésicules de livrer leurs « paquets » avec précision. « Ensemble, Rothman, Schekman et Südhof ont changé notre manière de comprendre le transport de charge moléculaire vers des destinations spécifiques à l’intérieur et à l’extérieur de la cellule, précise le Comité Nobel. Leurs découvertes éclairent une vieille énigme de la biologie cellulaire et permettent de mieux comprendre comment des perturbations dans ces mécanismes peuvent avoir des effets délétères et contribuer à des pathologies telles que les maladies neurologiques, le diabète ou encore les désordres immunitaires. »

Comment marche le système postal de nos cellules?

Tout d’abord, il faut un destinateur, c’est une première cellule. Il faut ensuite un destinataire, c’en est une autre. Comme des entreprises qui produiraient chacune un produit dont l’autre aurait besoin, nos cellules s’envoient des paquets. Sinon, elles ne peuvent pas travailler correctement. Mais c’est aussi le cas au sein même des cellules, dont les différents organes doivent également communiquer entre eux.

On pourrait donc dire que chaque cellule est un petit pays, les autres cellules étant d’autres petits pays. Nos cellules disposent donc d’un système postal local, pour permettre à leurs différents composants de communiquer entre eux, mais aussi d’un système international pour communiquer avec l’extérieur. Et c’est ainsi que des paquets, ou colis, sont envoyés en permanence au sein même des cellules, mais aussi d’une cellule à une autre.

Les paquets, ce sont donc ces vésicules. Ce qu’on trouve dedans? Tout dépend de la cellule qui l’envoie, évidemment. Si l’on savait depuis longtemps que ces molécules étaient transportés par ces vésicules, ce sont bien nos trois chercheurs qui ont permis de comprendre comment tout cela était rendu possible.

Comment le trafic postal est régulé

En identifiant les gènes qui codent ce transport moléculaire, Randy Schekman a permis de comprendre comment ce trafic était régulé. En fait, il s’est rendu compte que dans certains cas les colis n’étaient pas bien livrés, certains s’empilant dans un coin de la cellule, un peu comme s’il y avait un problème d’organisation des transports, une mauvaise organisation des heures d’arrivées et de départ des colis. Cherchant sa cause, il a identifié trois types de gènes qui contrôlent différents aspects de ce système de transport.

Comment les colis sont livrés

Rothman, lui, a découvert comment les colis étaient bien livrés. Dans la vraie vie, c’est un facteur qui dépose le colis à l’accueil ou dans une boîte aux lettres avant que quelqu’un ne le récupère. Ses travaux ont permis de comprendre que dans nos cellules, les vésicules fusionnent avec avec les membranes qu’elles ciblent, comme une fermeture éclair en somme.

Mais alors que le facteur est capable de délivrer un colis à n’importe quel destinataire, dans nos cellules, c’est un peu différent. Sur les vésicules se trouvent des protéines, ce sont elles qui permettent la fusion avec la membrane de destination. En fonction de ces protéines, notre colis la vésicule trouve le chemin vers son destinataire.

« Vous avez un nouveau courrier »

Thomas Südhof se situe à un autre niveau, celui du cerveau. Il a permis de comprendre comment les cellules communiquent entre elles dans notre cerveau en s’envoyant des messages, les neurotransmetteurs. Car il ne suffit pas de s’envoyer un paquet, encore faut-il aller le chercher soit dans sa boîte aux lettres, soit à la poste. Comment une cellule peut-elle donc savoir qu’un colis l’attend? Réponse: il faut la prévenir.

Le chercheur allemand s’est ainsi rendu compte que lorsqu’une cellule nerveuse envoyait un colis à une autre cellule nerveuse, elle la prévenait, un peu comme si elle lui envoyait un email pour lui dire: « salut, je t’ai envoyé un colis, il devrait t’attendre dans ta boîte aux lettres, n’oublie pas de passer le prendre ».

La recherche avait permis de savoir que des ions de calcium étaient impliqués dans ce processus, Südhof est donc parti à la recherche des protéines sensibles à cet ion dans nos cellules nerveuses. Il a ainsi mis au jour tout un mécanisme moléculaire qui permet aux cellules de communiquer entre elles afin qu’elles réceptionnent les colis des unes et des autres en temps et en heure.

Bien entendu, lorsque ce système postal se grippe, nous tombons malade. D’où l’importance de mieux le comprendre grâce à ces travaux.*huffingtonpost.fr-07.10.2013

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*Prix Nobel de littérature attribué à Alice Munro, une Canadienne

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Le prix Nobel de littérature 2013 a été décerné jeudi à la Canadienne anglophone Alice Munro, 82 ans, décrite comme « la souveraine de l’art de la nouvelle contemporaine ». A 82 ans, elle est la treizième femme à être récompensée par le Prix Nobel de littérature.

Alice Munro est devenue célèbre en écrivant des nouvelles ancrées dans la vie des campagnes de l’Ontario, ce qui lui a valu d’être comparée au Russe Anton Tchekhov.
C’est la première fois en 112 ans que l’Académie suédoise récompense un auteur qui n’écrit que des nouvelles. 
      Alice Munro apparaissait depuis plusieurs années parmi les « nobélisables », les spécialistes du Nobel estimant que l’élégance de son style en faisaient une candidate très sérieuse. 
      « Munro est appréciée pour son art subtil de la nouvelle, empreint d’un style clair et de réalisme psychologique », a indiqué l’Académie suédoise dans une biographie.

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      « Ses histoires se déroulent généralement dans des petites villes, où le combat des gens pour une existence décente aboutit souvent à des problèmes relationnels et des conflits moraux – question qui est ancrée dans des différences de génération ou des projets de vie contradictoires », a-t-elle poursuivi. 
      « On trouve souvent imbriquées dans ses textes des descriptions d’événements quotidiens mais décisifs, sortes d’épiphanies, qui éclairent l’histoire ambiante et illuminent au flash les questions existentielles », selon l’Académie. 
      Alice Munro a été écrivain toute sa vie, publiant ses premières oeuvres comme étudiante, et travaillant encore sans relâche aujourd’hui à Clinton (Ontario), loin de l’agitation médiatique.*Source: Belga -10.10.2013

**Une plume aiguisée

Elle est la treizième femme mais aussi la première Canadienne à recevoir le prix Nobel de littérature. Alice Munro, 82 ans, anglophone, cultive aussi une autre singularité parmi ses pairs: elle n’a quasiment écrit que des nouvelles depuis 1968. En dévoilant la lauréate 2013, jeudi, à 13 heures pile, le jury suédois du prix Nobel a salué «la souveraine de l’art de la nouvelle contemporaine». Si son nom circulait régulièrement comme possible lauréate du Nobel, il n’était pas particulièrement revenu cette année, éclipsé dans le milieu des paris, par ceux du Japonais Haruki Murakami, du Kényan Ngugi wa Thiog’o ou de la Biélorusse Svetlana Alexievitch. Alice Munro a fini par ajouter ce prestigieux prix à une flopée d’autres distinctions reçues depuis son premier recueil de nouvelles, en 1968, La Danse des ombres.

Elle est devenue, au fil des années et d’une œuvre importante, l’une des figures du trio des Canadiennes à la plume aiguisée avec ses compatriotes Margaret Atwood et Mavis Gallant. Sa maîtrise et son excellence dans le genre de la nouvelle ont fait d’elle l’un des piliers du magazine New Yorker et la coqueluche de la jeune génération d’auteurs américains emmenée par Jonathan Franzen, qui titrait, en 2004, dans le New York Times: Lisez Munro! Lisez Munro! Les Canadiens n’ont pas attendu Franzen pour la lire, plébiscitant chacun de ses quatorze recueils. À l’étranger, sa notoriété fut plus tardive mais elle reste l’un des écrivains canadiens les plus unanimement salués par la critique.

Alice Munro est née en 1931, à Wingham, dans l’ouest de la province de l’Ontario. Son père dirige un élevage de renards, sa mère est institutrice. Elle publie sa première nouvelle en 1950 à l’université qu’elle quitte un an plus tard pour se marier avec James Munro. Le couple aura quatre filles et ouvrira une librairie dans la ville de Victoria. Une vie apparemment simple tout entière tournée vers l’écriture: «J’ai eu une vie ordinaire pour une femme de ma génération. Le travail domestique, les enfants et tout ce qui s’ensuit. Si vous avez une vie intéressante, vous n’avez probablement pas beaucoup de temps pour écrire.»

Cette absence d’ego associée à l’apparente simplicité de sa prose a fait de l’auteur un être loué pour sa discrétion, indissociable ici d’une certaine profondeur. La nature de son œuvre, des nouvelles, et le fait que nombre de ses histoires soient ancrées dans la vie des campagnes de l’Ontario autour de femmes apparemment ordinaires ajoutent à l’image d’un auteur solide. «Elle est notre Tchekhov et survivra à la plupart de ses contemporains», a prédit l’auteur américaine Cynthia Ozick. Elle est ainsi souvent comparée à l’Irlandais William Trevor ou à l’Israélien Isaac Bashevis Singer, formidables conteurs qui ont, eux aussi, ciselé cet art de la nouvelle.

Alice Munro «apporte autant de profondeur, de sagesse et de précision dans chaque histoire que le font la plupart des romanciers dans toute leur œuvre. Lire Alice Munro c’est chaque fois apprendre quelque chose à quoi vous n’aviez pas pensé avant», a justifié le jury, qui lui a accordé le prix Nobel et la jolie somme de 8 millions de couronnes (916.000 euros). L’auteur était retournée dans sa province natale après son divorce, en 1972, installée comme écrivain résident à l’université de Western Ontario. Elle y est restée avec son second mari, le géographe Gerald Fremlin, décédé en avril 2013. Son dernier recueil, Dear Life, a été publié en 2012. Il sortira en France en 2014 aux Éditions de l’Olivier.*Le Figaro:10.10.2013

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**Assia Djebar, l’oubliée des Nobel de littérature

la première femme maghrébine élue à l’Académie française

Ce n’était pas la première fois qu’elle était donnée favorite. Mais ce jeudi 10 octobre 2013, le jury du Nobel de littérature a préféré la Canadienne anglophone, Alice Munro, à Assia Djebar, 77 ans.

«A l’exception de Loin de Médine, un des romans les plus forts sur la décennie noire, son œuvre n’est sans doute pas assez universelle, analyse le journaliste et critique littéraire Rachid Mokhtari. Ses romans restent dans la sphère méditerranéenne.» Un avis que partage aussi Fatiha Soal, gérante de la librairie Les Mots, à Alger, qui pense aussi que la récurrence des mêmes thématiques, «les femmes, la Révolution algérienne», joue aussi en sa défaveur. Pourtant, Alice Munro, 82 ans, est devenue célèbre en écrivant des nouvelles… ancrées dans la vie des campagnes de l’Ontario. «Dans l’histoire des Nobel de littérature, on voit bien qu’il est toujours décerné à un auteur qui écrit dans sa langue maternelle, ce qui n’est pas le cas de Assia Djebar», relève pour sa part Abderrahmane Ali-Bey, gérant de la librairie du Tiers-Monde, qui prédisait déjà la victoire de la Canadienne mercredi.

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Lorsqu’en 2000, Assia Djebar reçut le Prix de la paix des éditeurs allemands, elle s’était exprimée à ce sujet : «J’écris donc, et en français, langue de l’ancien colonisateur qui est devenue néanmoins et irréversiblement celle de ma pensée, tandis que je continue à aimer, souffrir, également à prier quand parfois je prie, en arabe, ma langue maternelle.» Récompensée par de nombreux prix, la première Maghrébine et la quatrième femme élue à l’Académie française, avait pourtant, d’après les professionnels du livre, toutes ses chances. «Assia Djebar est la grande figure féminine de la littérature algérienne, estime Sofiane Hadjadj, directeur des éditions Barzakh. Depuis 50 ans, elle n’a jamais cessé d’écrire et son œuvre est restée cohérente. Pour moi, elle a introduit deux dimensions dans le roman : l’intime (sa famille, ses origines) et l’histoire (la Révolution, la question berbère, l’islam).»

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Bien que ses livres aient été traduits en 23 langues et qu’ils soient étudiés dans les universités du monde entier, l’éditeur et écrivain Bachir Mefti ne comprend pas pourquoi «rien n’a jamais été fait pour qu’elle soit traduite en arabe (à l’exception d’une pièce de théâtre L’Aube de la liberté, ndlr), comme Rachid Boudjedra.» «Du coup, elle reste marginalisée, regardée comme une auteure qui écrit ‘ ‘pour les Français’’». Rachid Mokhtari assure d’ailleurs qu’elle a «beaucoup souffert de n’avoir jamais été traduite en arabe ni en berbère». 

Pour l’écrivain Amine Zaoui, l’œuvre de Assia Djebar, qui «mérite le prix Nobel», «est à l’image de la littérature maghrébine, peut-être trop politique et pas assez philosophique». Mais l’ancien directeur de la Bibliothèque nationale considère aussi que l’écrivaine souffre d’un «manque de promotion». «Notre pays n’a pas fait beaucoup pour cette militante de la culture, romancière, historienne» qui a quitté ses études à l’appel du FLN pour rejoindre les rangs de la Révolution. *El Watan-11.10.2013

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Le Nobel de la paix récompense le démantèlement des armes chimiques

Le prix Nobel de la paix a été décerné, vendredi 11 octobre, à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), chargée actuellement de superviser le démantèlement de l’arsenal chimique syrien, en dépit des pronostics qui donnaient la jeune Pakistanaise Malala Yousafzaï gagnante.

Des échantillons rapportés par des inspecteurs de l'OIAC de retour de Syrie sont examinés.

Son travail est sous les feux de l’actualité depuis qu’elle a été chargée par la résolution 2118 du Conseil de sécurité de l’ONU, le 28 septembre, de superviser le démantèlement d’ici au 30 juin 2014 de l’imposant arsenal chimique du régime du président syrien Bachar Al-Assad. Anticipant d’éventuelles controverses, l’organisation du prix Nobel a tenu à préciser que cette distinction n’a « PAS été accordée à cause de la Syrie mais pour son travail de longue date ».

Méconnue du grand public, l’OIAC, dont le siège est à La Haye, a été fondée en 1997 pour mettre en œuvre et veiller à l’application de la Convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques signée le 13 janvier 1993.

L’OIAC assure son application auprès des 189 Etats signataires. Elle est chargée de superviser la destruction des armes chimiques déclarées et l’arrêt des installations de production. Les Etats signataires doivent déclarer s’ils possèdent ou non des armes chimiques et s’engager à les détruire sans danger sous la supervision de l’OIAC.

Au 31 juillet 2013, 81,10 % des 71 196 tonnes d’agents chimiques et 57,32 % des 8,67 millions de munitions déclarées ont été détruits sous vérification de l’OIAC. Les stocks restants sont principalement russes et américains. Seuls la Corée du Nord, l’Angola, l’Egypte et le Soudan du Sud n’ont ni signé ni ratifié la convention. Israël et la Birmanie ont signé le document dès 1993 mais ne l’ont pas fait ratifier par leur Parlement.

FACE AUX RISQUES NEUROTOXIQUES

Dans des conditions périlleuses, les inspecteurs de l’OIAC sont actuellement à pied d’œuvre sur le terrain syrien depuis le 1er octobre. En combinaisons spéciales avec casques et gilets pare-balles, ils vont devoir s’assurer du démantèlement d’un arsenal qui serait composé de plus de 1 000 tonnes d’armes chimiques, dont 300 tonnes de sarin.

Le directeur général de l’OIAC, Ahmet Uzumcu, a estimé mercredi que le calendrier retenu en Syrie était « extrêmement serré ». « Je pense que l’élimination des armes chimiques est dans l’intérêt de toutes les parties et je pense qui si des cessez-le-feu temporaires pouvaient être instaurés, ces objectifs pourraient être atteints », a-t-il dit.

En plus de s’assurer que le processus de destruction de toutes les armes chimiques est irréversible, l’organisation prend des mesures propres visant à mettre fin à la fabrication d’armes chimiques.

Les inspecteurs de l’organisation rappellent qu’une gouttelette d’agent neurotoxique, pas plus grosse qu’une tête d’épingle, suffit à tuer un adulte en quelques minutes après exposition.

Le Nobel, qui consiste en une médaille d’or, un diplôme et un chèque de 8 millions de couronnes (910 000 euros), sera remis au lauréat le 10 décembre, date anniversaire de la mort de son créateur, le philanthrope suédois Alfred Nobel (1833-1896).*Le Monde-10.10.2013

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*consulter par ailleurs:

**Armes chimiques et donneurs de leçons

Petite pédagogie de l’horreur

Et si on parlait des stocks d’armes chimiques en Israël ?

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Photo : Attaque aux armes chimiques (phosphore blanc) sur une école des Nations Unies à Gaza, hiver 2008-2009. La barbarie sioniste a tous les droits, ne connait pas de freins, et bénéficie d’une complicité internationale coupable.

Le plan d’inspection et de destruction des armes chimiques de la Syrie attire l’attention sur les armes de destruction massive (ADM) non déclarées d’Israël. Les responsables israéliens semblent de plus en plus nerveux, craignant que les efforts internationaux pour détruire les armes chimiques syriennes ne servent de prélude à des exigences pour qu’Israël élimine ses propres ADM non déclarées. Israël maintient ce qu’il appelle « une posture de l’ambiguïté » sur la question de savoir s’il dispose d’armes nucléaire ou chimiques. Mais ce État est très fortement soupçonné de disposer d’un grand arsenal de bombes nucléaires, soustrait à toute surveillance internationale, et il existe de forts soupçons qu’il ait secrètement développé un programme d’armes chimiques.

Un document de la CIA récemment découvert révèle qu’Israël a mis aussi en place son propre arsenal d’armes chimiques. Des responsables du renseignement à Washington estiment que l’Etat hébreu a secrètement fabriqué et stocké des armes chimiques et biologiques depuis des décennies pour compléter son arsenal nucléaire présumé. Dans un rapport secret de la CIA en 1983. Des satellites espions américains ont repéré en 1982 «une usine de production de gaz chimique et une unité de stockage dans le désert du Néguev».
Pour Jean Shaoul, la condamnation par les États-Unis de l’usage des armes chimiques ne s’applique pas à Israël. Il écrit: «(…) Aucune obligation morale de cette sorte n’est cependant invoquée à l’égard d’Israël, pays qui détient le plus important stock d’armes chimiques biologiques et nucléaires au Moyen-Orient, et qui est le seul Etat à ne pas avoir signé le traité de non-prolifération nucléaire. *cliquer ici: Au nom de la démocratie et de la guerre

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**Les Prix Nobel 2012

*Le Prix Nobel de la paix attribué à l’Union européenne

Une distinction qui ne fait pas l’unanimité

Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi à l’Union européenne, aujourd’hui empêtrée dans la crise de la zone euro, mais qui a contribué à pacifier le Vieux Continent depuis plus d’un demi-siècle, a annoncé le comité Nobel norvégien.

And the winner is…l’Union européenne. L’UE vient, en effet, de rafler le très prestigieux prix Nobel de la paix, une distinction qui survient en pleine crise de la zone euro.

«L’UE et ses précurseurs contribuent depuis plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme en Europe», argue le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland. Ironie de l’histoire : la Norvège, pays où siège le comité Nobel de la paix, a refusé par deux fois d’intégrer la communauté européenne, en 1972 et en 1994.
Il convient de noter que cette attribution ne fait point l’unanimité, loin s’en faut. Alors que les leaders européens s’en félicitent, nombre de voix se sont élevées pour contester ce choix. En tête de ceux qui ont applaudi, José Manuel Barroso, l’emblématique président de la Commission européenne, qui a déclaré : «C’est un grand honneur pour l’ensemble de l’Union européenne, pour ses 500 millions de citoyens.» De son côté, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, s’est réjoui que les Européens aient réussi «à former ensemble un continent de paix et de prospérité».

Abondant dans le même sens, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a dit : «Il est remarquable de voir comment l’Europe du XXIe siècle est unie et en paix et cela n’est pas le fruit d’une coïncidence.» Le couple franco-allemand a salué avec enthousiasme cette consécration, la chancelière allemande Angela Markel estimant que «c’est une décision formidable» en ajoutant que «c’est un encouragement à ce grand projet pacificateur», tandis que l’Elysée y voit un «grand honneur fait à l’Europe» en soulignant que «le Nobel confère à l’Europe une responsabilité encore plus grande».

Au nombre des voix discordantes, maintenant, celle de Lech Valesa, l’ancien président polonais et lauréat, lui-même, du Nobel de la paix en 1983. Selon des propos rapportés par lemonde.fr, il a eu ce commentaire acerbe : «Certes, l’Union européenne tente de changer l’Europe et le monde de manière pacifique, mais elle se fait payer pour ça.» Lech Valesa regrette que ce prix n’ait pas récompensé plutôt des «activistes qui s’engagent dans leur action juste pour défendre une idée». Le même site relaie un communiqué de Jean-Luc Mélenchon qui qualifie ce choix d’«humour noir». Pour lui, «l’Union européenne a garanti la paix aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux profits bancaires. Mais ne mène-t-elle pas une guerre contre les peuples qui la composent et leurs droits sociaux ?»  * El Watan-13.10.2012.    

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Vent de folie sur le jury du prix Nobel

L’Union européenne, Prix Nobel de la paix ? Mais quelle mouche a bien pu piquer le Comité norvégien ? Certes, en 1951, la réconciliation franco-allemande, scellée au sein de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), marquait une ferme volonté de tourner (définitivement ?) la page des conflits sur le Vieux Continent. « L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre », affirmait gravement le ministre des affaires étrangères français Robert Schuman, en annonçant la création de la CECA, dans sa célèbre déclaration du 9 mai 1950. Cette histoire est d’ailleurs aujourd’hui enseignée dans les écoles, un peu sur le ton des récits mythologiques consacrés aux origines d’un groupe humain ou d’un pays.

Cependant, soixante ans après ces moments solennels et émouvants, ne peut-on prendre un peu de recul ? En premier lieu, les chercheurs et les observateurs un peu rigoureux de l’histoire de l’après-guerre ne sont pas sans avoir remarqué que la construction européenne est née dans le cadre de la guerre froide, sous parapluie américain et avec le soutien militant de Washington, qui a pesé de tout son poids aux moments-clés. C’est ainsi le secrétaire d’Etat américain Dean Acheson qui a convaincu l’hésitant chancelier allemand Konrad Adenauer d’accepter le projet de Communauté européenne de défense (CED) en 1952 (1). Comme quoi, au passage, il est assez erroné de prétendre que la construction européenne a pour but de concurrencer la puissance américaine. Elle en est, au contraire, historiquement un prolongement, les pères fondateurs étant tous des atlantistes militants (Jean Monnet, Paul Henri Spaak, etc.).

L’article 42 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne reconnaît clairement ce cordon ombilical : « La politique de l’Union (…) respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique nord pour certains Etats membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. » Il n’y a bien que les Français pour rêver d’une « Europe européenne », en souvenir du général de Gaulle. Celui-ci en avait fait son cheval de bataille contre le « cheval de Troie » que représentait le Royaume-Uni, candidat à l’adhésion en 1961 puis en 1967, et qui obtiendra gain de cause en 1974, lorsque le général sera passé de vie à trépas. Les Communautés européennes sont loin d’avoir pacifié le continent à elles seules. L’ancien député européen Jean-Louis Bourlanges, militant de l’intégration continentale, le reconnaît lui-même : « Ce n’est pas l’Europe qui a fait la paix, c’est la paix qui a fait l’Europe (2). »

En second lieu, il paraît un peu curieux que l’Union se voie attribuer le prix Nobel de la paix au moment où les politiques d’austérité imposées aux peuples jettent dans la rue les populations paupérisées et provoquent des manifestations de colère comme de désespoir. La « discipline » de la zone, qui ne semble séduire que les classes dirigeantes hors de portée de ses conséquences, entre en vigueur par des mécanismes autoritaires qui font souvent fi du suffrage universel. Il en est ainsi, en France, du traité de Lisbonne, jumeau du traité constitutionnel, dont la ratification parlementaire a été obtenue en violation du choix exprimé par 55 % des électeurs lors du référendum du 29 mai 2005. Cette violence semble bien loin des valeurs affichées par le jury du prix Nobel…

En outre, une lecture attentive du traité de Lisbonne risque de provoquer un choc émotionnel chez les pacifistes. En effet, l’article 42-6 énonce : « Les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires », et institue une « coopération structurée permanente (CSP) [qui] doit permettre en particulier de renforcer les capacités et les moyens militaires à disposition de l’Union européenne et de ses opérations ».

Détail croustillant, le jury du prix Nobel est présidé par le Norvégien Thorbjørn Jagland, dont le pays n’est pas membre de l’Union européenne, le peuple norvégien ayant refusé par deux fois, lors de référendums tenus en 1973 et 1994, d’entrer dans le Marché commun. Mieux encore, M. Jagland est l’actuel secrétaire général du Conseil de l’Europe, le grand frère méconnu de l’Union européenne, créé en 1949. S’agit-il de venir au secours du cadet empêtré dans les filets de l’Union économique et monétaire ? Mais le jury du prix Nobel n’en est pas à son premier trait d’humour, puisqu’il n’avait pas hésité à distinguer, en 1973, l’ex-secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger – peu regardant sur les dictatures d’Amérique latine – pour avoir mis fin à la guerre du Vietnam (3).* Par Anne-Cécile Robert, samedi 13 octobre 2012. Le Mone diplomatique.

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1) Projet finalement abandonné en 1954 après le refus de l’Assemblée nationale de le ratifier.

(2) Le Monde, 1er décembre 2007.

(3) Le prix avait été accordé conjointement à Henry Kissinger et à son homologue vietnamien Phan Dinh Khai (ou Lê Đức Thọ), qui l’avait refusé.

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*les sarcasmes des eurosceptiques

Les eurosceptiques se déchaînent depuis l’annonce, vendredi, de l’attribution du Prix Nobel de la paix 2012 à l’Union européenne.

Florilège:

- En Grande-Bretagne, particulièrement, les commentaires sarcastiques se sont multipliées dans la presse. Pour Iain Martin, chroniqueur du quotidien conservateur Daily Telegraph, ce prix va « au-delà de la parodie« . « Nous n’avons aucune idée de la façon dont se terminera l’expérimentation consistant à créer une fédération anti-démocratique« .  En outre, écrit-il, « le plus stupide est cette notion que l’Union européenne a elle-même maintenu la paix« . En réalité, ajoute Iain Martin, ce sont les Britanniques et les Américains qui ont apporté la paix sur le continent.  « Jusqu’à la fin de la guerre froide, c’est l’Otan plus qu’aucune autre organisation qui a assuré la paix » commente pour sa part Malcom Rifkind, ancien ministre des affaires étrangères.

Des députés de la Chambre des Communes ont décrit la décision comme un « poisson d’avril » tandis que le Daily Mail publiait des photos de manifestants à Athènes en train de brûler un drapeau allemand orné d’une croix gammée pendant la récente visite d’Angela Merkel: « Je présume que ce prix a été décerné pour la paix et l’harmonie dans les rues d’Athènes et de Madrid » persifle Martin Callanan, député conservateur britannique au parlement européen.

- En Grèce, un porte-parole du parti d’opposition Syriza a déclaré qu’à cause de l’Union européenne, « nous vivons quotidiennement une véritable situation de guerre… qui n’a rien de pacifique« .

- En Allemagne, le quotidien conservateur Die Welt critique le choix « forcé et politiquement correct  d’un jury qui a ignoré la réalité déplaisante de la crise de l’euro » en décernant son prix. De son côté, Inge Höger, député du parti de gauche Die Linke au Bundestag, accuse l’UE de conduire une politique étrangère soutenant « l’adversité, la pauvreté et la guerre« . *La Croix- Samedi 13 octobre 2012

un Nobel inattendu

*Le prix Nobel de la paix 2012 a été attribué hier à l’Union européenne (UE). Cette fameuse distinction récompense depuis 1901 une personnalité ou une communauté ayant contribué au rapprochement des peuples. A priori, il n’est donc guère surprenant que l’UE soit honorée, elle qui fut justement créée, après la Seconde Guerre mondiale, dans le but de réconcilier pour de bon des Etats longtemps ennemis… Mais c’était il y a longtemps ! Alors que l’Europe est plongée dans une crise financière et politique, ce choix du jury norvégien du Nobel suscite interrogations et critiques.                                 

En Grèce ou en Espagne, théâtres de violentes émeutes anti-austérité, le prix risque de susciter quelques sarcasmes…

1 Que fait l’UE pour la paix ?

Le jury explique avoir récompensé l’UE pour avoir « contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme en Europe ». Depuis dix ans, près de 23 missions ont été déployées en Afrique, en Asie et en Océanie. Exemple, en 2008, l’Europe négocie le cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie. Elle a aussi envoyé une force de 1 900 policiers au Kosovo, déstabilisé par les minorités serbes. L’UE est également engagée pour la résolution du conflit israélo-palestinien : chaque mois, elle verse des millions d’euros d’aide aux Palestiniens.

2 Qui ira à Oslo recevoir le prix ?

Quand un prix Nobel est remis à un individu, la question ne se pose pas. Dans le cas de l’Union européenne, c’est plus délicat. Il faut désigner un représentant pour se rendre, au nom des 27 Etats membres, le 10 décembre à Oslo (Norvège), pour récupérer la médaille, le diplôme et… le chèque. Deux personnalités tiennent la corde : le Belge Herman Van Rompuy, très discret président de l’UE, et le Portugais José Manuel Barroso, président de la Commission de Bruxelles. Mais le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, peut aussi prétendre à cet honneur. La commissaire Cecilia Malmström (Affaires intérieures) propose que le prix soit remis à une délégation de 27 enfants de chaque pays.

3 Un Nobel, combien ça vaut ?

Le montant de la récompense n’est pas épargné par la crise : en 2012, il a baissé de 20 %, passant de 10 à 8 millions de couronnes norvégiennes, soit 923 000 €. Pour l’Union européenne, cette somme ne pèse pas lourd dans son budget annuel (142 Mds€ en 2011). Sans doute les Européens s’inspireront-ils de Barack Obama. Prix Nobel de la paix en 2009, le président américain avait versé son chèque à une dizaine d’associations caritatives, comme le Fonds Clinton-Bush pour Haïti.

4 L’UE, un choix par défaut ?

Si la distinction d’une Europe en crise peine à convaincre, il faut reconnaître qu’il n’y avait guère non plus de concurrents sérieux. La télévision norvégienne avait évoqué deux militants russe et biélorusse des droits de l’homme, ou encore un évêque mexicain œuvrant contre la guerre des cartels. Mais aucun grand favori ne s’est dégagé, comme ce fut le cas en 2010 avec le dissident chinois Liu Xiaobo, alors fraîchement condamné à onze ans de prison. C’est aussi un choix géographique. Après une longue domination occidentale, d’autres régions du monde ont été honorées. Après la Chine, le Liberia ou le Yémen, voilà le Graal de retour en Occident. C’est aussi l’occasion, cinquante-cinq ans après la création de l’UE, de « réparer » un oubli des jurés norvégiens… un pays qui a toujours refusé d’y entrer !

5 Le prix a-t-il déjà été attribué à une institution ?

Depuis sa création en 1901, le Nobel de la paix a été remis 18 fois à des institutions dans des domaines tels que la médecine, les droits de l’homme ou l’aide aux réfugiés. Dès1904, il a été attribué à l’Institut de droit international, une organisation belge chargée de codifier les relations entre les peuples. Autres distingués, la Croix-Rouge ou les casques bleus de l’ONU.*Le Parisien.fr-13.10.2012,

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**Les Prix Nobel 2011.

**Le prix Nobel de la paix décerné à trois femmes

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 Le prix Nobel de la paix a été conjointement attribué vendredi (07.10.2011.) à deux femmes libériennes, la présidente Ellen Johnson Sirleaf et la militante Leymah Gbowee, ainsi qu’à la Yéménite Tawakkol Karman, a annoncé le comité Nobel norvégien.

 Cette dernière est la première femme arabe lauréate de ce prix. Les trois lauréates sont récompensées « pour leur lutte non violente en faveur de la sécurité des femmes et de leurs droits à participer aux processus de paix », a déclaré à Oslo le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.

 Ellen Johnson Sirleaf

Ellen Johnson Sirleaf
Première femme à être démocratiquement élue à la tête d’un pays africain en 2005, Mme Sirleaf, 72 ans, a oeuvré pour la reconstruction d’un pays ravagé par 14 ans de guerres civiles, qui ont fait quelque 250.000 morts et laissé une économie exsangue. « Depuis son investiture en 2006, elle a contribué à assurer la paix au Liberia, à promouvoir le développement économique et social, et à renforcer la place des femmes », a fait valoir M. Jagland.

 Leymah Gbowee

Leymah Gbowee
Son accession au pouvoir a été rendue possible par le travail sur le terrain de Leymah Gbowee, « guerrière de la paix » à l’origine d’un mouvement pacifique qui contribuera, notamment à l’aide d’une « grève du sexe », à mettre fin à la deuxième guerre civile en 2003. Lancée en 2002, son initiative originale voit les femmes (toutes confessions religieuses confondues) se refuser aux hommes tant que les hostilités se poursuivent, ce qui oblige Charles Taylor, ex-chef de guerre devenu président, à les associer aux négociations de paix. « Leymah Gbowee a mobilisé et organisé les femmmes au-delà des lignes de division ethniques et religieuses pour mettre fin à une longue guerre au Liberia et assurer la participation des femmes aux élections », a noté M. Jagland.

 Tawakkul Karman

Tawakkol Karman
Issue d’un autre continent, la troisième lauréate Tawakkol Karman, « aussi bien avant que pendant le printemps arabe », a elle aussi joué « un rôle prépondérant dans la lutte en faveur des droits des femmes, de la démocratie et de la paix au Yémen », a-t-il ajouté.
Jusqu’à présent, seules 12 femmes avaient reçu le prix Nobel de la paix en 110 ans d’histoire, la dernière étant l’écologiste kényane Wangari Maathai qui vient de décéder.Un record de 241 individus et organisations étaient en lice cette année pour le Nobel de la paix, une édition pour laquelle des acteurs du « printemps arabe » étaient donnés comme favoris.Le prix sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (environ un million d’euros). (afp-07.10.2011.)

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**Le Nobel de physique attribué à trois spécialistes de l’expansion de l’Univers

Les Américains Saul Perlmutter et Adam Riess et l’Australo-Américain Brian Schmidt ont observé des supernovas et ont découvert que l’Univers était en expansion à une vitesse en accélération permanente.

**L’académie royale des sciences de Suède a annoncé mardi 4 octobre 2011 à Stockholm le nom des lauréats du prix Nobel de physique: Saul Permutter, Brian Schmidt et Adam Riess

 L'académie royale des sciences de Suède a annoncé mardi 4 octobre 2011 à Stockholm le nom des lauréats du prix Nobel de physique: Saul Permutter, Brian Schmidt et Adam Riess.

Le prix Nobel de physique 2011 a été décerné aux Américains Saul Perlmutter et Adam Riess ainsi qu’à l’Australo-Américain Brian Schmidt « pour la découverte de l’expansion accélérée de l’Univers », a annoncé mardi le comité Nobel à Stockholm.« Ils ont étudié plusieurs dizaines d’explosions d’étoiles, appelées supernovas, et découvert que l’Univers était en expansion à une vitesse en accélération permanente », selon le communiqué du comité Nobel.« Je me sens un peu comme quand mes enfants sont nés (…) les genoux qui tremblent, très excité, très heureux », a déclaré le professeur Schmidt, 44 ans, joint en Australie au téléphone par l’académie Nobel.« Il est 21H00 (en Australie), alors je pense que je vais traîner un peu puis essayer de dormir (…) demain (mercredi), je pense que nous ferons la fête (…). En fait, demain je donne justement un cours de cosmologie sur ce thème », a-t-il ajouté.«Si l’expansion continue de s’accélérer, l’Univers terminera dans la glace»En observant un type particulier de supernova, dites de type 1a, les lauréats ont « découvert plus de cinquante supernovae éloignées dont la lumière était plus faible que prévue: c’était un signe que l’expansion de l’Univers était en accélération ».Les supernovae de type 1a sont considérées comme des chandelles standard de l’univers, des explosions d’étoiles dont on connaît parfaitement la luminosité et qui servent à mesurer les distances dans l’univers.Le fait que leur lumière ait été plus faible qu’escompté impliquait qu’elles étaient plus loin qu’on croyait, qu’elles s’éloignaient plus rapidement du fait de l’accélération de l’expansion de l’univers.« Depuis un siècle on savait que l’Univers était en expansion après le Big-Bang qui s’est produit il y a 14 milliards d’années environ », selon le communiqué« Cependant la découverte que cette expansion s’accélère est ahurissante. Si l’expansion continue de s’accélérer, l’Univers terminera dans la glace », ajoute le comité.

Saul Perlmutter est né en 1959 à Champaign-Urbana (Illinois, Etats-Unis) et il est professeur d’astrophysique à l’université californienne de Berkeley.

Adam Riess est né en 1969 à Washington et il enseigne l’astronomie et la physique à l’Université John Hopkins de Baltimore (Etats-Unis).

Brian Schmidt, né en 1967 à Missoula (Montana, Etats-Unis) et dirige l’équipe de recherche sur les supernovae à l’Université nationale australienne de Weston Creek. (AFP-04.10.2011.)

**Les astrophysiciens Saul Perlmutter, Brian Schmidt et Adam Riess se sont vus attribuer ce mardi le prix Nobel de physique. Ils sont récompensés pour leur travaux, qui ont permis de révéler «l’accélération de l’expansion de l’Univers» grâce à «l’observation de supernovas lointaines», a révélé l’académie royale suédoise des Sciences dans un communiqué.

Permutter, 52 ans, et Riess, 42 ans, sont Américains, tandis que Schmidt, 44 ans, possède la double nationalité américaine et australienne.

Saul Permutter, responsable du «Supernova cosmolgy project» , une des deux équipes qui a permis de mener à la découverte, touchera la moitié de la récompense de 10 millions de couronnes suédoises. Brian Schmidt et Adam Riess se partageront l’autre moitié. Les vainqueurs recevront leur prix lors d’une cérémonie qui aura lieu le 10 décembre.

«Cela semblait complètement fou comme résultat»

«Ils ont étudié plusieurs dizaines d’étoiles en explosion, appelées supernovae, et découvert que l’expansion de l’univers accélère constamment. Cette découverte a été une surprise totale pour les lauréats eux-mêmes», a déclaré l’Académie royale des sciences. Cette découverte remonte à 1998, dix ans après les premiers travaux lancés par Saul Perlmutter et son équipe, quatre ans après ceux entamés par Brian Schmidt et Adam Riess.

Les chercheurs s’en sont rendu compte en étudiant les supernovae très éloignées, dont ils ont observé la lumière pâlir. «Cela semblait complètement fou comme résultat et je crois qu’on avait un peu peur», s’est souvenu Brian Schmidt lors d’une conférence de presse téléphonique. Depuis les années 1920, on sait que l’univers s’étend, conséquence du Big Bang il y a 14 milliards d’années, mais on ignorait jusqu’aux travaux du trio que cette expansion allait en s’accélérant. Si cette accélération se poursuit, prédisent d’ailleurs les chercheurs, l’univers finira glacé.

Cette accélération serait due à l’énergie noire, une sorte de gravité inversée, qui repousse tout ce qui s’en approche. L’énergie noire, qui demeure une des grandes énigmes de la physique, constituerait les trois quarts de l’univers.

Le prix Nobel de physique a été créé il y a 110 ans, en 1901. Il avait été décerné cette année-là à l’inventeur des rayons X, l’Allemand Wilhem Röntgen. (20Minutes-04.10.2011.)

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 La semaine des Nobel débute ce lundi à Stockholm

**Prix Nobel de médecine 2011…attribué ce lundi à l’Américain Bruce Beutler, au Français d’origine luxembourgeoise, Jules Hoffmann et au Canadien Ralph Steinman, a annoncé aujourd’hui le comité Nobel. (03.10.2011.)

Ils sont récompensés pour leurs travaux sur les systèmes immunitaires. “Les lauréats du Nobel de cette année ont révolutionné notre compréhension du système immunitaire en découvrant les principes clef de son activation”. “Bruce Beutler et Jules Hoffmann se partagent une moitié du prix pour leurs travaux sur le système immunitaire inné. Ralph Steinman est récompensé pour ses travaux dans le système immunitaire adaptif”, précise le comité.De nouvelles voies contre les cancersLe système immunitaire permet à l’organisme de se défendre en libérant des anticorps et des cellules tueuses en réponse aux virus ou aux germes.Ces recherches ouvrent la voie à de nouveaux médicaments et permet de combattre des déficiences immunitaires comme l’asthme, la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn. « Leurs travaux ont ouvert de nouvelles voies pour le développement de la prévention et pour des thérapies contre les infections, les cancers et les maladies inflammatoires », explique le jury.

1,08 millions d’euros pour les trois chercheurs

Bruce Beutler, 55 ans, et Jules Hoffmann, 70 ans, « ont découvert les protéines réceptrices qui reconnaissent les micro-organismes (nocifs) et activent le système immunitaire, première étape de la réponse immunitaire de l’organisme ».

Ralph Steinman, 68 ans, « a découvert les cellules dendritiques du système immunitaire et leur capacité unique à activer et réguler l’immunité adaptative, dernière étape de la réponse immunitaire de l’organisme au cours de laquelle les micro-organismes sont évacués du corps », ajoute le comité.

Les trois lauréats recevront leur prix lors d’une cérémonie officielle à Stockholm le 10 décembre, date anniversaire de la mort du fondateur du prix, l’industriel suédois Alfred Nobel. Le prix est doté de 10 millions de couronnes (1,08 million d’euros): une moitié sera partagée entre Bruce Beutler et Jules Hoffmann et l’autre moitié sera pour Ralph Steinman. (AFP-03.10.2011.)

****Le Prix Nobel de Littérature attribué au poète suédois Tomas Tranströmer

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Le prix Nobel de littérature 2011 a été décerné au poète suédois Tomas Tranströmer, a annoncé jeudi l’Académie suédoise.Tranströmer, 80 ans, psychologue de formation, est récompensé “car, par des images denses, limpides, il nous donne un nouvel accès au réel”, a indiqué l’Académie.
“La plupart des recueils de poésie de Tranströmer sont empreints d’économie, d’une qualité concrète et de métaphores expressives”, ajoute l’Académie.
“Dans ses derniers recueils….Tranströmer tend à un format encore moindre et à un degré encore plus grand de concentration”, explique le communiqué de l’Académie suédoise. (belga-06.10.2011.)

**Le Prix Nobel d’économie attribué à 2 chercheurs américains 

image  Le prix Nobel d’économie 2011 a été attribué lundi à deux américains pour leurs travaux en macro-économie. Il s’agit de Thomas Sargent et Christopher Sims. Les deux chercheurs, qui ont consacré leur vie à la macro-économie, ont été récompensés pour leur recherche sur la cause et l’effet en macro-économie, selon le comité .Les deux lauréats sont professeurs d’universités. T. Sargent enseigne à l’université de New York et C. Sims à l’université de Princeton à Washington. Ils ont développé des méthodes pour répondre aux questions sur le rapport de casualité entre politique et économique ainsi que les différentes variables macro-économiques comme le PIB, l’inflation, l’emploi et les investissement.(10.10.2011.)

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**La semaine des Nobel a débuté ce lundi à Stockholm…(03.10.2011.)…

…avec l’attribution du prix de Médecine et se terminera vendredi par l’attribution du prix Nobel de la Paix.

 La semaine des Nobel s’est ouverte lundi à Stockholm avec l’attribution du prix de Médecine, avant la Physique mardi, la Chimie mercredi, la Littérature jeudi (ou le suivant) et l’Economie le 10 octobre. Le prix de la Paix, le plus attendu de tous, sera décerné vendredi à Oslo et pourrait récompenser un acteur du Printemps arabe pour succéder au dissident chinois Liu Xiaobo. Le comité Nobel norvégien, qui décerne le prix de la Paix, devra choisir parmi une liste record de 241 noms, mais l’historien spécialiste des Nobel Asle Sveen penche pour une personne comme la blogueuse tunisienne Lina ben Mhenni, qui a tenu la chronique de la révolution sur internet.

Dans la même veine, l’Egyptienne Israa Abdel Fattah et le Mouvement du 6 avril, dont elle est l’une des fondatrices, pourraient être récompensés pour leur rôle de guide pacifique lors des révoltes en Egypte.

Circulent aussi les noms du cyber-militant égyptien Wael Ghonim, de la militante afghane des droits de l’Homme Sima Samar, de l’ONG russe Memorial, de la pacifiste libérienne Leymah Gbowee, du Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, de l’ex-chancelier allemand Helmut Kohl et de l’Union européenne.

Le prix Nobel de Littérature en lien avec l’actualité

Pour l’autre Nobel très attendu, celui de Littérature, l’impact de l’actualité n’est pas négligeable non plus. Les tensions au Proche-Orient pourraient faire pencher la balance en faveur du poète syrien Adonis qui a récemment condamné les répressions sanglantes du président Bachar al-Assad.

Mais il n’est pas exclu que l’Académie refuse justement de récompenser un auteur trop présent dans l’actualité politique pour succéder à l’Hispano-péruvien Mario Vargas Llosa.

Dans le plus grand flou sont évoqués le Kényan Ngugi wa Thiong’o, le Somalien Nuruddine Farah, le Hongrois Peter Nadas, le Coréen Ko Un, le Japonais Haruki Murakami, l’Indien Vijaydan Detha, l’Australien Les Murray, l’Israélien Amos Oz ainsi que les Américains Joyce Carol Oates, Philip Roth et Cormac McCarthy.

Les prix -un diplôme, une médaille et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (1,08 million d’euros)- seront remis à Stockholm et Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de leur fondateur, le savant et industriel suédois Alfred Nobel. (L’Express.avec AFP-03.10.2011.)

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*Qu’est-ce qui se cache derriére les prix Nobel

par A. Benelhadj

«Il y a deux sortes de justices : vous avez l’avocat qui connaît bien la loi et l’avocat qui connaît bien le juge !» Coluche

Le prix Nobel de la Paix 2011 a été décerné ce vendredi à trois femmes, la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, et deux militantes des droits de l’homme, la Libérienne Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman. Ellen Johnson Sirleaf, 72 ans, économiste formée à Harvard (un des temples yankees du conservatisme où les libéraux sont taxés de communistes), était la première femme élue «démocratiquement» présidente en Afrique en 2005.

Considérée comme une «réformatrice» et un «défenseur de la paix» à son arrivée à la tête du Liberia, Johnson Sirleaf est accusée par l’opposition d’acheter des votes en vue de la prochaine présidentielle et de détourner les fonds publics pour financer sa campagne. (Associated Press, V. 07/10/2011 à 13:09).

Associer une Yéménite à cette cérémonie est un coup de maître pour compenser l’asymétrie des soutiens apportés, d’un côté aux régimes rétrogrades et authentiquement antidémocratiques de Sanaa, de Aman, de Rabat, de Bahreïn… et de l’autre côté aux peuples tunisiens et égyptiens dont le soulèvement pour la liberté menacent réellement les intérêts occidentaux.

L’attaque contre le régime «exotique» de Libye est à la fois un acte de rapine internationale digne des forbans du passé et – reprenant le slogan apocryphe de «printemps arabe» à leur compte – les «coalisés» brouillent les cartes en transformant les loups en brebis de Saint Vincent de Paul. Bravo ! Le tour de passe-passe n’est pas encore réussi, mais les aéronefs et les commandos de l’OTAN sur le terrain s’y attèlent, pendant que les médias «embarqués» regardent «professionnellement» ailleurs. Tout le problème, cela va de soi, sera d’isoler les explosives inimitiés tribales que la guerre qui n’aurait pas dû durer plus que quelques semaines a rendue inévitables – le sang a beaucoup coulé – de l’exploitation lucrative des richesses du pays. Quoi qu’il en soit il faudra faire vite : les finances internationales sont au plus mal, les déficits jumeaux sont aux limites, l’endettement dépasse les seuils acceptables et les peuples européens et américain ne vont tarder à se rendre compte de la supercherie. Déjà ils s’interrogent, 10 ans après, sur les raisons de la guerre en Afghanistan… L’Allemagne et la Chine refusent de continuer de financer ces aventures ruineuses et la Russie bloque toute possibilité de manœuvre au Conseil de Sécurité. On comprend que Washington regrette l’éthylique Eltsine…

En tout état de cause, Ali Abdallah Saleh n’en est plus à un Nobel près.

C’est en ces circonstances que l’on se souvient que le Libéria est avant tout un artéfact géopolitique américain vers où l’Oncle Sam projetait d’envoyer ses esclaves rendus encombrants et inutiles par la révolution industrielle et l’ingénierie machiniste taylorienne (1). Pays devenu par la suite le havre complaisant de tous les pavillons qui fuient la fiscalité et les réglementations ouest-européennes et nord-américaines.

On sait ce que cette compétition fiscale et la pullulation des Onassis écornifleurs voraces ont coûté à la Grèce.

Qui se demanderait après cela, si l’on en croit la fable, pourquoi Mme Nobel avait jeté son dévolu sur un matheux au détriment d’un industriel de la nitroglycérine miné par la culpabilité ?…

La fonction idéologique de ces gratifications pompeuses est d’évidence :

1.- Maintenir les universitaires dans un statut régressif de têtes d’œuf à l’usage des transnationales de la mitraille et des producteurs de quincailleries (ce sont souvent les mêmes : GE, Boeing, Saab, Renault, Daimler Benz, Krupp… un canon pour monsieur, une cafetière pour madame, un micro-ordinateur pour le petit qui deviendra plus tard la fierté de ses camarades, pilote de chasse ou Nobel de chimie félicité pour avoir réussi le mélange du gaz et de la moutarde).

2.- Donner un coup de pouce coefficienté à tous les rétrogrades, les conservateurs… et à toute sorte de domestiques solennellement baptisés «chantres de la liberté», que l’Occident soucieux de ses intérêts produit à profusion par-delà ses marches : Andreï Sakharov (1975), Lech Wa³êsa (1983), Aung San Suu Kyi (1991), Chirine Ebadi (2003), Liu Xiaobo (2010)… ou l’AIEA (2005) et son très accommodant El Baradei. C’est à cela, au-delà des confusions de conscience de son créateur, que le Nobel de la paix a été dédié.

Beaucoup ont estimé que son attribution à Obama en 2009, lui qui n’avait encore jamais rien entrepris en faveur de la paix, fut un investissement, un pari sur l’avenir, en quelque sorte une avance sur vertu présumée. Après le fiasco d’Annapolis, le discours du Caire avait fait rêver même les plus irréductibles des désenchantés. Hélas ! Hélas ! C’est d’un prix d’art dramatique et de Commedia dell’arte qu’il aurait été opportun de le récompenser. Une pathologie universelle : loin de la performation oratoire des politiques de jadis, les élus d’aujourd’hui sont d’abord d’habiles rhéteurs, des embobineurs professionnels tarifés dont les discours n’engagent, comme dit l’adage, que ceux qui les écoutent. C’est sans doute pourquoi l’abstention est devenue la valeur électorale la plus partagée dans ces démocraties exemplaires, donneuses de leçons, où se tarit peu à peu l’électorat qui croit à la force authentiquement subversive de l’alternance. Deux siècles après le Mayflower, les «Indignés» gagnent et prolifèrent dans le Nouveau Monde.

La situation vire à Ubu quand on pense aux Nobel de la Paix attribués à des hypocrites congénitaux tel E. Wiesel (1986) ou à des politiques israéliens, dont l’inqualifiable et sophistiqué criminel Perez (1994) du même pedigree que son congénère Kissinger (1973) (2), encore reçu avec des égards dus à un homme d’Etat honorable. La mémoire des peuples est plus sélective et plus volatile que les marchés financiers… avec, cela coule de source, l’orwelienne collaboration des multinationales de l’intox et de la désinformation.

Qui douteraient plus d’une seconde que ces Nobel, y compris ceux qui récompensent les œuvres novatrices en sciences et techniques, très loin des illusions initiales de leur auteur, ne représentent rien d’autre qu’un autre territoire de la guerre.

Cet été, loin des désordres du monde, la très paisible et très chrétienne pétromonarchie norvégienne a découvert en son sein des monstres domestiques dont elle se croyait par destinée épargnée. On ne célèbre pas la dynamite en vain.

Inutile de revenir sur l’ersatz de Nobel d’économie noblement attribué depuis 1969 par les banquiers suédois et leur Académie royale. Qui s’étonnerait dès lors que la plupart des lauréats soient des économètres et des monétaristes ultralibéraux à la mode des Chicago Boy’s, rejetons de l’indégonflable feu Milton Friedman (Nobel 1976), aussi peu perméable à l’autocritique que notre «génie» anonyme local, je fais évidemment référence à cette augure qui clamait la mort du keynésianisme il y a deux ans, alors qu’aujourd’hui à Manhattan, les libraires sont en rupture de stock de Das Kapital. Les potaches, les traders, les créanciers et les boutiquiers ne savent plus à quel saint se vouer.

LES NOBEL DE LA SUBORDINATION

Il faut plus qu’un papier fat et pédant dans l’Encyclopaedia Universalis pour faire oublier la stérilité d’un passage grandiloquent au ministère des finances (on sait qu’au moins depuis 1980 il n’y a plus d’économie à administrer en Algérie : la Sonatrach et les trabendistes s’en chargent. L’une pour faire rentrer les dollars – défalqués de l’obole laissée à l’Oncle Sam et à ses obligés-, les autres pour les faire sortir et contribuer à la ruine de notre industrie, aujourd’hui presque achevée. Merci à notre éblouissant ex-ministre chargé de la stratégie industrielle !). Il faut choisir : on ne peut être simultanément dedans pour diriger et dehors pour vilipender. Un jeu confortable auquel se prête la horde des pique-assiettes (tout particulièrement les «intellectuels» du sérail) qui tètent tous à la même mamelle.

Y compris cet «expert international» émérite qui étale partout où il s’invite un art rustique du plagiat. Aucune âme charitable n’oserait donc avertir ce génie pathologique du copié/collé que son truc est éventé, et que même si le ridicule ne tue plus dans notre pays, la décence invite à la discrétion (3).

En Algérie, à front renversé, surnage une faune opportuniste de libéraux décatis, avec leurs cortèges de retraités de l’expertise hier moines soldats du Gosplan, aujourd’hui reconvertis au joies de la compétition, au moment où le marché est partout dénoncé comme une impitoyable délinquance, au moment où en Tunisie (pays qu’il y a à peine quelques mois on nous donnait en exemple de réussite et d’intelligence économique) on en fait justement le procès parce qu’il constitue le stade suprême de la violence légalement concédée aux brigands et aux scélérats.

Notre premier ministre, Nobel multilingue imperturbable ès confusion, toujours en quête d’irréversibilité, jure que notre pays n’a plus d’autres horizons concevables que celui du libéralisme, alors que nos capitalistes indigènes sont informellement et très fermement accrocs à la rente, passant plus de temps dans les ministères et les salons cossus que dans leurs entreprises.

Tous ces parasites (privés et publics) conviennent (ressassant une antienne lancée chez nous en 1962 pour étrangler ce qui venait de naître), que décidément la bureaucratie entrave la créativité et la liberté. En juin dernier, ils paradaient le verbe haut à la tête de la Société Civile, exigeant l’accès direct au club très fermé des hydrocarburo-dépendants. L’enfûtage du pétrole ne leur suffit plus. La rente, «comme tous les autres», ils la veulent à la source. Ils revendiquent le traitement équitable des écornifleurs. Avec toujours les mêmes fadaises entendues ailleurs avec les mêmes résultats : on créera plus d’emplois, on augmentera les excédents extérieurs hors recettes hydrocarbures, on produira plus de biens à haute valeur ajoutée…

On croirait réentendre ce brave Yvon Gattaz à l’époque où il pérorait ce genre de balivernes à la tête du CNPF avec la voix suave d’un franciscain.

Entre Orient et Occident, Ouyahia et Belkhadem, (la permutation des deux faces du même Nobel de la dépendance), s’organise une lutte entre les libéraux enturbannés qui demandent des pétrodollars pour commercer ce qu’ils ne produisent pas et les libéraux industrieux, les architectes d’une Algérie-PMI sous traitante à la sauce «ex-ministère de la participation» Nobel de la faillite industrielle, continûment dédaignée par les IDE.

Tous deux prennent leurs ordres off shore. Une fumisterie de plus. Une fumisterie de trop. Entre les deux, des gardiens occultes des réserves de change comptent les sous et les coups, brouillent les cartes et arbitrent, sans mode d’emploi, le sort du pays auquel on consent des chutes de table, selon l’évolution du front en Tunisie, en Egypte, en Libye ou en Syrie.

TUER LES MORTS EST UN TRAVERS D’EPOQUE

En février 2005, entre chiens et loups, sous le haut patronage d’un ministre du travail, aussi utile que de la paille dans l’acier, on a confié à une Commission ronronnante de notre très démocratique Assemblée le soin d’assassiner «19 juin», supprimé du calendrier des fêtes légales de la République et aussitôt banni des rues de nos villes. Les acteurs de l’histoire, les uns après les autres, sont déterrés à El Alia par des médecins légistes reconvertis dans les Pompes Funèbres Générales et fusillés lâchement en des procès indignes. C’est aisé, maintenant que les Hommes ne sont plus là pour se défendre. El Hadj El Anka a prononcé des sentences définitives les chacals qui chassent en meutes. En mai 2009, l’Association nationale des anciens condamnés à mort a demandé au gouvernement, de décréter le 19 juin, «Journée nationale des anciens condamnés à mort.» Qui serait prêt à jurer qu’il s’agissait d’un hasard ? Il serait pourtant plus facile, dans une nation privée d’avenir, d’occire ceux qui n’ont jamais vécu et nous savons que c’est le cas de ces glorieux Nobel avortés et méconnus qui dirigent notre si beau pays, en bonne compagnie de la diversité zoologique de leurs opposants qui piétinaient sur commande tous les samedis. En vain !

Il y a aura toujours des esprits chagrins pour objecter (ce à quoi ils s’appliquent depuis le départ de leurs saigneurs et maîtres) combien il est facile de critiquer les Nobel que l’on ne s’est pas donné la peine de produire…

Objection retenue votre honneur, avec les réserves d’usage. Des éminences retorses tiennent régulièrement à nous convaincre, à tort évidemment, que l’Algérie comptent (au moins) trois Prix Nobel : Alphonse Laveran (médecine, 1907), Albert Camus (littérature, 1957) et Claude Cohen-Tannoudji (physique, 1997).

Les requins en eau trouble y auraient volontiers ajouté ce ménestrel-soldat voué aux Magav, Nobel assourdissant de la musique «judéo-arabe» (que Abed Charef traite comme il convient dans Le Quotidien d’Oran, du 02 octobre dernier). Aucune de ces lumières, cela tombe sous le sens, ne participe de notre génie national, bien le contraire ! (4)

«On ne peut regretter que ce qu’on se rappelle» écrivait Proust. Depuis 1962 plusieurs Algérie sont nées sans aucun souvenir de ce que nous aurions pu être. Face à cette multitude qui prononcera un verdict terrible, le seul Nobel que l’on mérite est celui de la bêtise de l’incompétence et, pour beaucoup, le Nobel de la forfaiture.

Un jour arrivera bien où le peuple algérien sonnera la fin du pillage de son patrimoine du partage inique des confiseries et du sabordage de l’avenir de ses enfants. Il ne le fera sûrement pas sur injonction impériale. N’est-ce pas après tout ainsi que les hommes fabriquent librement leur histoire ?

De nombreux hommes de sciences et de conscience, de Jean-Paul Sartre à Alexander Grothendieck, face à la traditionnelle alliance des scribes et des satrapes, sont demeurés debout et ont refusé de se prêter à cette mascarade infantilisante, une distribution de bonbons à des adultes déguisés en pingouins endimanchés, par des monarques désuets sans que personne ne soit saisi d’un rire homérique à la hauteur de ces tristes cérémonies qui appartiennent à un autre temps. Celui d’une société politique de la subordination.
(Quotidien d’Oran-11.10.2011.)

«Pour l’honneur de l’esprit humain» (Jean Dieudonné, 1987).

Notes

(1) En 1822, le Libéria a été fondé par une société coloniale américaine (The National Colonization Society of America), pour y installer des esclaves noirs «libérés». Le 26 juillet 1847, le Libéria devient une république indépendante. Ce fut le début d’un malaise entre les Américano-Libériens et la population autochtone qui fut copieusement exploitée par leurs «concitoyens» noirs américains au profit d’une transnationale US du caoutchouc. Le plus ironique (et rappelle notre propre histoire) est que le droit de vote ne fut accordé aux autochtones qu’en mai 1945, soit plus d’un siècle après la fondation de cette étrange république. Washington n’a jamais cessé d’intervenir dans la vie politique de ce pays africain riches en ressources naturelles. L’attribution du Nobel à une candidate aux présidentielles libériennes n’est rien d’autre que la continuation de cette ingérence via un Comité Nobel qui révèle au grand jour son instrumentalisation au bénéfice, non de la science, des scientifiques et des hommes de paix, mais au service de la célébration médiatique du «monde libre» et du respect scrupuleux des intérêts de ses entreprises.

(2).Christopher Hitchens (2001) : Les crimes de monsieur Kissinger. Editions Saint-Simon, 203 p.

(3) Malgré les efforts méritoires d’un ancien ministre de l’enseignement supérieur, ancien recteur d’université, ancien maire, toujours modeste militant des causes élémentaires (les seules qui vaillent), qui a créé une Conseil à cette fin, l’éthique universitaire n’échappe pas au viol. H. Rebbouh, Professeur à l’USTHB d’Alger, dans El Watan, du L. 22 mai 2006, dénonçait des pratiques dans l’évaluation des connaissances et l’attribution des diplômes qui contribuent à abîmer l’image de l’université algérienne déjà passablement dégradée, y compris auprès des universitaires eux-mêmes. Ses dénonciations n’ont eu à notre connaissance aucune suite. Le ministre concerné avait sans doute d’autres priorités…

(4) On peut s’étaler longuement sur Camus ou Tannoudji. Des thuriféraires patentés s’occupent à les exalter. Laveran mérite cependant un arrêt : Le centenaire de la découverte des «miasmes de la fièvre des marais» a été fêté en catimini en novembre 1980 par une théorie de complexés et la commémoration du décernement du prix l’a été publiquement le 22 mars 2007 par un opportuniste club de réflexion et d’initiative (CRI) : des gens qui honorent et s’approprient une mémoire qui ne leur appartient pas, au nom d’un universalisme mal digéré à l’usage des ploucs et des parvenus. D’autant plus que Laveran était un médecin militaire parisien (son papa Louis dirigeait l’Ecole de médecine militaire du Val-de-Grâce) de passage dans la ville et dédiait un profond mépris à peine voilé à l’adresse des pieds-noirs qu’il côtoyait. De là à en faire un Nobel «indigène», il n’y aurait que les cinéastes sans références ni frontières – mais avec un sens indécrottablement élevé du commerce hollywoodien de l’histoire – pour l’imaginer.

On déplore le mot malheureux du brave docteur Lefgoun, représentant alors du syndicat des médecins de la ville, lors du centenaire de la naissance de Laveran, en compagnie de Bachagha Salah Ameziane : «La tâche immense remplie par Laveran est la preuve de la part que nos confrères militaires ont prise dans la conquête combien salutaire et pacifique de ce pays» (en Constantine, juillet 1945). Après les massacres de mai 45, cette célébration des «bienfaits de la colonisation» avant l’heure, rappelés de surcroît par un notable de la ville dont l’aïeul a assisté aux premières loges, à l’assaut meurtrier du vendredi 13 octobre 1837, sous le regard carnassier des deux rejetons de Louis Philippe 1er, invite à la compassion. Constantine avait alors 30 000 hab. Elle n’en comptait plus que 18 000 lors du recensement de 1843. N’est-ce pas avec ces différences statistiques qu’on fabrique, dans la langue de Molière, les mots «génocide» ou «crime de guerre» ?

Laveran, comme raison sociale, a été rapatrié : L´hôpital d´instruction des armées de Marseille a repris son nom après celui de Constantine fermé le 1er mars 1963.

En sorte que ceux qui avaient la bonne idée de débaptiser l’ex-«lycée de jeunes filles» affublé du nom du nobélisé médecin militaire, pour lui donner le nom de notre collective liberté, ont été bien inspirés. Quoi que nous en ayons fait par la suite est une autre histoire… La nôtre !!!  

**************à quand un auteur de BD ?

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C’est donc Herta Müller, écrivaine roumaine de langue allemande, qui a été distinguée par le Prix Nobel de Littérature 2009, “consacrant une oeuvre magistrale” comme ne manqueront pas de le répéter les commentateurs. Félicitations à elle. N’ayant jamais lu une ligne de son oeuvre, ne connaissant son nom que depuis deux jours, grâce à un billet prémonitoire de Pierre Assouline, je ne rédigerai donc pas un dithyrambe, d’autant que je vais devoir me contorsionner drôlement pour la relier à une quelconque information sur la bande-dessinée. En revanche, le Prix lui-même, qui conserve sa superbe et son aura au fil des décennies là où même la Palme d’Or à Cannes semble usée par les guéguerres partisanes, culturelles, politiques et économiques qui se rallument à chaque festival au grand bonheur des (mêmes ?) commentateurs, est digne d’une petite réflexion amusante et décalée. La question est la suivante : à quand un auteur de BD comme récipendiaire du plus prestigieux des prix litteraires mondiaux ?

Cette question n’est pas une blagounette comme je vous en fais parfois. Je pose la question sérieusement : à quand unhm.1255005846.jpg auteur de BD Prix Nobel de Littérature ? Evidemment, cette question en appelle d’autres : qui ? est-ce que les critères d’attribution par l’Académie suédoise prend en compte la BD ? Dans la positive, doit-on distinguer un scénariste seul, un dessinateur-scénariste ? Une BD ayant bénéficié de l’apport d’un coloriste, ce dernier aurait-il droit à une distinction aussi ? n’y a t-il pas eu, d’ailleurs, des précédents ? Sur ce dernier point, la liste des lauréats disponible sur Wikipédia  ne “fait sonner aucune cloche” dans ma tête. Après tout, des écrivains (auteurs ?) respectés se sont commis dans la bande-dessinée (Fred Vargas, Daniel Pennac, Jean Teulé, Frédéric Beigbeder, Tonino Benaquista, Thierry Jonquet, énormément d’écrivains de romans noirs, la collection du Poulpe…) avec une fortune diverse, certes, mais les passerelles se sont tissées – sans parler que des scénaristes de BD sont aussi des écrivains reconnus (Van Hamme ne démérite pas, Goscinny avec le Petit Nicolas non plus…). Mais je n’ai pas de preuve, par ignorance, qu’aucun Prix Nobel n’ai fait de la BD. Cela manque sans conteste à leur palmarès !

Alors qui ? Quel auteur et quelle oeuvre ont une portée mondiale, reconnue par l’élite intellectuelle et culturelle, sont enseignés dans les Universités ou tout du moins étudiés ? Ah. Ahah. Tous les exemples qui me viennent sont malheureusement disparus (sans ordre de préférence, attention) : Charles Schulz, René Goscinny, Hugo Pratt, Franquin, Hergé (ben oui, aussi), Osamu Tezuka… Peut-être que Quino, de son Argentine, pourrait être suffisamment pris au sérieux ? Art Spiegelman également ? Et Stan Lee ? Crumb, Gotlib, Mandrika ? (non je déconne). Bon, je rêve tout haut, je le sais bien.

Pourtant… Pourtant cela ne me surprendrait pas, finalement. Des oeuvres extraordinaires en BD ont eu des retentissements tels que leurs auteurs, encore jeunes pour certains, ont encore le temps de constituer une oeuvre encore plus universelle. Je pense à un auteur comme Alan Moore, ou encore à quelqu’un comme Neil Gaiman. On commence quand les paris ? (Le Monde-08.10.09.)

(illustration : portrait d’Herta Müller, DR)

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*Pourquoi les USA ont-ils raflé la plupart des prix Nobel ?

Cette année, 11 lauréats du prestigieux prix sur 13 sont de nationalité américaine. Mais ce n’est pas un hasard.

coeur- Les Etats-Unis ont fait -presque- carton plein pour les prix Nobel 2009. Une domination indéniable, qui dure depuis la création du prix Nobel en 1901. Au total, 40% des lauréats sont de nationalité américaine. Une hégémonie qui s’explique d’abord par la suprématie des Etats-Unis en sciences. Voici pourquoi :- Une explication démographique, tout d’abord : avec 300 millions d’habitants, les Etats-Unis est l’un des pays les plus peuplé du monde. C’est aussi le plus développé. Logiquement, le nombre de scientifiques de renom y est plus important qu’ailleurs.

- Les Etats-Unis investissent beaucoup plus que d’autres pays dans la recherche : 349 milliards de dollars en 2006, contre 246 milliards pour l’ensemble des pays de l’Union européenne la même année. Le pays consacre près de 3% de son PIB à ce domaine. Certains Etats américains, comme la Californie, y consacrent même plus de 5% du PIB. La France, à titre de comparaison, n’y consacrait que 2,13% en 2006.

- Les universités et laboratoires de recherches américains bénéficient des financements privés des entreprises. Ils sont aussi sponsorisées par des anciens élèves ou par de grandes fondations, ce qui leur permet d’avoir davantage de moyens financiers pour investir dans des laboratoires de pointe et recruter les meilleurs chercheurs.

- Aux Etats-Unis, la «recherche fondamentale», production de nouvelles connaissances générales, tient une place tout aussi importante que la «recherche appliquée», c’est-à-dire la mise en œuvre concrète d’une découverte. La recherche fondamentale est encouragée par les entreprises, qui s’en servent à terme pour développer de nouveaux produits et rester ainsi à la pointe de la technologie.

- Autre explication avancée, l’immigration des cerveaux, ou le «Brain drain». Les Etats-Unis sont le premier pays attracteur de jeunes talents au monde. Ils ont les moyens d’attirer les chercheurs du monde entier, qui prennent parfois, ensuite, la nationalité américaine ou la double nationalité. Pourquoi cette attirance vers l’Amérique ? Les laboratoires disposent de financements plus importants qu’ailleurs, et leur permettent donc de réaliser des recherches plus pointues. Des aides concrètes sont proposées aux jeunes chercheurs, comme des facilités pour trouver un logement. Le nombre de postes proposés est aussi plus important que dans les autres pays, nombre de doctorants partis pour un simple stage restent donc souvent sur place. C’est le cas du pris Nobel de chimie cette année, Venkatraman Ramakrishnan, né en Inde, parti faire sa thèse aux Etats-Unis et devenu citoyen américain. (le Figaro-12.10.09.)


 

9 réponses à “Les Prix Nobel”

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