Les USA et le désordre mondial

*Quand l’humanité pourra-t-elle sortir des conflits injustes pour instaurer le vivre-ensemble et s’occuper des problèmes de fond : instruction, développement, emploi et culture?

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Oliver Stone : les États-Unis « ne sont pas menacés. Nous sommes la menace »

Alors qu’il lance une nouvelle série documentaire offrant un point de vue critique sur les actions américaines outremer, le réalisateur explique à MEE qu’il n’a pas toujours vu les choses de cette manière .

NATIONS UNIES –Les controverses américaines sont le fort d’Oliver Stone. Le réalisateur hollywoodien a braqué ses caméras sur l’assassinat de John F. Kennedy, la guerre du Vietnam et les attentats du 11 septembre 2001.

Lors de la préparation de sa nouvelle série documentaire pour la télévision, The Untold History of the United States (Une Autre histoire de l’Amérique), ce sont les « exploits » américains au Moyen-Orient qui l’ont le plus marqué, a-t-il déclaré à Middle East Eye mercredi dernier.

« En étudiant ces non-dits de l’histoire, une chose qui m’a vraiment beaucoup frappé a été l’histoire de notre implication au Moyen-Orient » a-t-il dit.

« Une implication abjecte. »

Stone retrace l’interventionnisme de Washington dans la région depuis les années 30, indiquant que celui-ci a atteint son apogée lors de l’envoi par l’ancien président George H. W. Bush de centaines de milliers de soldats américains pour libérer le Koweït après son invasion par l’Irak en 1990.

L’Union Soviétique s’était effondrée depuis peu et la porte était alors grande ouverte pour la domination de la région par une unique superpuissance, a-t-il expliqué.

« Nous n’en sommes jamais sortis. Une fois que nous y étions, nous y étions pour toujours. »

« Nous avons déstabilisé toute la région, semé le chaos. Et maintenant, nous accusons l’État islamique du chaos que nous avons nous-même créé », a-t-il ajouté, en référence à la milice extrémiste qui contrôle désormais de larges pans de la Syrie et de l’Irak.

Stone a préparé et écrit la série et le livre qui l’accompagne en partenariat avec Peter Kuznick, un professeur de l’American University spécialiste de la question des frappes nucléaires américaines sur le Japon qui ont mis fin à la Seconde Guerre Mondiale.

« Tout tourne autour du pétrole. Vous vous souvenez de cet autocollant pour voiture où était écrit : ‘’Qu’est-ce que notre pétrole fait sous leur sable ?” », a demandé Kuznick à MEE.

La soif américaine de l’or noir est au fondement de l’alliance des États-Unis avec l’Arabie Saoudite, du coup contre le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh en 1953, appuyé par la CIA, et du soutien américain aux miliciens religieux qui combattaient les Soviétiques en Afghanistan dans les années 80, a-t-il poursuivi.

« Nous avons créé ces pagailles, et ensuite nous avons élaboré un plan militaire grandiose pour y mettre un terme. Mais les solutions militaires ne marchent tout simplement pas. »

Les opinions de Stone et de Kuznick ne risquent guère de faire froncer les sourcils dans les rues du Caire, de Moscou ou de Paris.

En revanche, aux États-Unis, elles sont loin d’être majoritaires.

Selon Stone, les Américains vivent dans un bulle, influencés par un système éducatif, une classe politique et des médias qui dépeignent les États-Unis comme un symbole de stabilité et une force bienveillante dans le monde.

Un exemple célèbre est la description faite par l’ancien président Ronald Reagan des États-Unis comme d’une « ville scintillante sur une colline ».

« Être américain est très confortable », a avancé Stone. « Vous avez le sentiment d’être en sécurité et de jouir de la prospérité des biens matériels. Mais en même temps, vous pensez que vous avez des ennemis partout – en Russie, en Chine, en Iran, en Corée du Nord.

« Vous habitez dans ce cocon qu’est ce grand pays entouré de deux océans, mais avec l’impression de vivre toujours sous la menace. »

Oliver Stone a déclaré comprendre ce sentiment pour l’avoir lui-même vécu.

Stone est né à New York, d’un père républicain exerçant la profession d’agent de change, Louis Stone. Oliver a toujours été créatif – il écrivait souvent de courtes pièces de théâtre pour amuser sa famille – mais n’avait jamais remis en question la manière dont ses professeurs d’histoire enjolivaient les actes des États-Unis, a-t-il raconté.

« J’avais toujours entendu une seule partie de l’histoire, celle qui met en valeur l’exceptionnalisme américain, qui présente l’Amérique comme un pays altruiste et bénéfique pour le reste du monde. »

En 1967, Stone se porta volontaire pour aller combattre dans l’armée américaine au Vietnam. Il fut blessé deux fois et, à son retour, il fut décoré de l’Étoile de bronze de l’héroïsme et d’un Purple Heart, une médaille accordée aux personnes blessées ou tuées au service de l’armée américaine.

« Je suis revenu du Vietnam perplexe, complètement désorienté vis-à-vis de ce qui s’y passait.

« J’avais été soumis à une lourde dose de langue de bois, de langage militaire. »

Il a commencé à poser des questions et à lire les travaux d’« historiens progressistes », tout en étudiant la réalisation de films à l’université de New York avec Martin Scorsese et d’autres enseignants.

Ces idées ont inspiré les films à caractère politique qu’il a produits dans les années 80.

Ainsi, l’un de ses premiers films, Salvador (1986), se déroule dans le contexte d’une guerre en Amérique centrale dans les années 80. Platoon (1986), l’opus qui l’a rendu célèbre, met en scène un jeune soldat, interprété par Charlie Sheen, servant au Vietnam. Il a continué à enquêter sur cette guerre dans Né un 4 juilet(1989), avec Tom Cruise.

Puis en 1991, il a réalisé JFK, un film qui expose ses théories sur l’assassinat de l’ancien président, et qui sera suivi par deux autres portraits de commandants en chef des États-Unis, Nixon (1995) et W (2008).

Quant à son dernier film sur le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden, sa sortie a été ajournée à 2016, a-t-il indiqué.

Oliver Stone a également à son palmarès des interviews de chefs d’État étrangers ayant défié Washington – du révolutionnaire cubain Fidel Castro au président russe Vladimir Poutine, en passant par le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovytch.

The Untold History of the United States, une série documentaire en dix parties et un livre de 750 pages, offre aux Américains une version alternative de l’histoire de leur pays depuis la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours.

Oliver Stone a affirmé que l’un de ses objectifs était de combattre le « crime éducatif » consistant à tromper les écoliers américains.

« Nos programmes scolaires doivent être débarrassés de l’exceptionnalisme américain », a-t-il insisté.

« Nous ne sommes pas menacés. Nous sommes la menace. »

*source:reseauinternational.net / mercredi 23 septembre 2015

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Les USA et le désordre mondial media_xll_9142899

*Pour William Hix et Mark Milley, deux cadres de l’armée américaine, une autre guerre mondiale est quasiment garantie. C’est juste une question de temps.

***William Hix, un général de l’armée américaine, tire la sonnette d’alarme. « Dans un avenir proche, il y aura une guerre qui impliquera plusieurs grands pays comme les États-Unis, la Chine et la Russie. Elle sera extrêmement rapide et dévastatrice », a prévenu William Hix lors d’une réunion organisée à Washington DC. À plus long terme, ce seront les machines qui prendront des décisions plus rapides. selon lui, Il ajoute: « Des pays comme la Russie et la Chine forment d’énormes armées et améliorent leurs troupes avec toutes sortes de gadgets. C’est la raison pour laquelle il faut se préparer au plus grand conflit armé en 60 ans.*vendredi 07/10/2016 – Source: The Daily Mail

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Tewfik Hamel. Chercheur en histoire militaire et études de défense (Montpellier III) et consultant

L’Amérique est de plus en plus considérée comme une menace à la paix et à la sécurité internationales

Des cessez-le-feu qui ne tiennent pas en Syrie, des démonstrations de force entre les Etats-Unis et l’Iran dans le golfe d’Aden, des menaces entre Baghdad et Ankara… Au Moyen-Orient, les rivalités des grandes puissances se mêlent inextricablement aux dynamiques, enjeux et conflits régionaux.

- Les tensions au Moyen-Orient semblent à nouveau connaître un pic. L’imbrication des enjeux est-elle la seule responsable de cela ?

***Bien que la crise soit plus aiguë au Moyen-Orient, elle traduit une crise structurelle (c’est-à-dire ni transitoire, ni accidentelle, ni conjoncturelle) que vit le système international, qui découle de deux facteurs interdépendants : des déséquilibres profonds dans l’économie mondiale en faveur des Etats-Unis et un élargissement universel des inégalités sociales au sein et entre nations. Les institutions existantes n’ont pas su s’adapter pour refléter les réalités et rapports de force d’aujourd’hui.

Nous sommes loin de 1945, lorsque l’Amérique représentait 45% du PIB mondial. La centralité des facteurs économiques dans le cadre de la stratégie américaine devient évidente une fois considérés sous l’angle de la relation entre croissance économique, facteurs géopolitiques et impératifs stratégiques. La puissance nationale est un produit de l’interaction de deux éléments : la capacité d’un pays à dominer les cycles d’innovation économique à un moment donné et, ensuite, à utiliser les fruits de cette domination pour produire des capacités militaires effectives qui, à leur tour, renforcent les avantages économiques existants tout en produisant un ordre politique favorable.

Les conséquences de cette crise sont importantes géopolitiquement : guerres impérialistes, montée des nationalismes, conflits commerciaux au sein du noyau capitaliste, turbulences sociales mondiales, terrorismes, etc. Dans les années 1980-90’, les conflits étaient centrés sur les organisations internationales comme l’OMC, le FMI et la Banque mondiale. Bien qu’elles continuent à servir comme les arènes dans lesquelles les relations de plus en plus acrimonieuses entre les nations et les régions sont gérées, l’intervention géopolitique ouverte (guerre directe ou par procuration, renversement de gouvernements, déstalinisation des nations, annexion, etc.) est désormais au sommet de l’ordre du jour.

Cela dans un contexte de tensions politiques croissantes entre les pays avancés et une incapacité croissante des Etats-Unis à imposer un consensus politique. Cela indique une phase de lutte géopolitique plus ou moins ouverte entre les grandes puissances entraînée par le besoin de dominer et subordonner les petits Etats à leurs propres capitales. La Syrie est l’un de ces théâtres seulement.

- Justement, en Syrie où la Russie mène le jeu mais aussi au Yémen, où l’Arabie Saoudite implique, via la coalition, les Etats-Unis dans des frappes aériennes contre les civils, Washington semble aujourd’hui condamnée à «réagir» : pourquoi ne parvient-elle pas à prendre le lead ?

***La période électorale entrave toute démarche ambitieuse des Etats-Unis, y compris la constitution d’une coalition internationale. Le fiasco irakien, l’austérité depuis 2010, l’évitement de guerre directe entre de grande puissance contraignent les Américains à privilégier les stratégies indirectes. En outre, l’une des conséquences du rééquilibrage vers l’Asie est le recours croissant des Etats-Unis à des sous-traitants régionaux, grâce à la poursuite d’une stratégie d’engagement impliquant moins de visibilité et une «empreinte légère» exécutée grâce à des conseillers, formation et aide militaire, un appareil consultatif, etc.

La mort des civils n’est ni collatérale ni propre aux Saoudiens. Plus 3700 de civils ont été tués dans les deux mois ayant suivi l’intervention en Afghanistan. Au Pakistan, en moyenne, plus de 90% des civils ont été tués lors des attaques de drones. En 2009-10’, pour chaque taliban ou terroriste d’Al Qaîda tué, 140 civils pakistanais innocents sont tués.

- En Syrie, la guerre est souvent décrite comme une guerre dans une autre guerre, celle que se livrent deux empires, les Etats-Unis et la Russie. Mais pour quelle(s) raison(s) le rapport de force a-t-il tourné en faveur de la Russie ?

***Du point de vue du droit international, seuls les Russes sont intervenus légalement en Syrie. Les Etats-Unis et certains pays européens l’ont fait sous couvert d’un droit de «légitime défense» expansive. Le même qui a justifié la guerre préemptive alors même que ce type de guerre, menée à un stade très précoce, avant même que la menace se matérialise, n’a rien à voir avec la légitime défense reconnue par l’ONU. Comme de nombreux sondages le montrent, l’Amérique est de plus en plus considérée comme une menace à la paix et sécurité internationales. L’empire de la liberté a toujours été un empire de sécurité au nom de la liberté au détriment de la liberté.

C’est une erreur et même dangereux de supposer que l’Amérique est une force de bien pour le bien. Le cœur du problème est la conviction presque théologique que la puissance américaine est par nature bonne, et ce qui suit son sillage seront la liberté, la démocratie et la stabilité. Il se peut que l’Amérique vive son «moment de Suez» au Moyen-Orient. Les grandes puissances aujourd’hui, comme dans le XVIe siècle, sont des entités précaires dont les existences, comme l’observait Saint Auguste en son temps, «peuvent être comparées à un verre dans toute sa splendeur fragilité».

- Face à Ankara qui ne veut pas retirer ses hommes du nord de l’Irak, le Premier ministre irakien, le chiite Haïder Al-Abadi, a parlé de risque de «guerre régionale». Comment la situation pourrait-elle concrètement empirer et modifier les équilibres ?

***Un mot pour décrire la situation au Moyen-Orient : chaos. Mais le pire scénario pour le monde est la guerre entre superpuissances. Dans le cas où les Etats-Unis, la Russie, l’Europe ou la Chine estiment que leurs intérêts de sécurité sont menacés, les conflits internationaux dans ces régions impliquent toujours un sérieux risque de mondialisation. Les rivalités des grandes puissances se mêlent inextricablement aux dynamiques, enjeux et conflits régionaux.

Même une guerre entre puissances moyennes dans la région (Iran, Turquie, Pakistan, Israël, Arabie Saoudite, etc.) pourrait être catastrophique et débordera largement le cadre régional étant les alliances avec les puissances extérieures. La stratégie de défense d’Ankara évoluait autour des deux guerres (Syrie et Grèce) et demie (les Kurdes). Le séparatisme kurde reste un cauchemar pour Ankara. Une erreur de calcul pourrait entraîner l’impensable.

- Après Dabiq, bientôt Mossoul et Syrte : l’EI perd un à un ses territoires. Que va changer (en bien ou en mal) la fin militaire de l’EI ? Quels scénarios (pessimistes ou optimistes) prévoyez-vous pour le Moyen-Orient ?

***Daech n’est pas une menace existentielle. Elle bénéficie du laxisme et même du soutien des acteurs impliqués. Pour les Etats-Unis et leurs alliés européens et du golfe impliqués en Syrie, le terrorisme (pour paraphraser Clausewitz) «est la continuation de la politique par d’autres moyens». Même après le 11 Septembre 2001, la sécurité nationale dans l’ensemble continue à être définie de manière traditionnelle. Les menaces sont concrètes, précises et fondées sur les capacités matérielles.

Les enjeux, pour la plupart, sont des questions politico-militaires telles que l’énergie, le territoire, les alliances, la crédibilité et le prestige. La primauté du géopolitique et stato-centrisme dans la pensée stratégique et les calculs des Etats est la règle. C’est au Moyen-Orient que ce «grand jeu» prendra de l’épaisseur. Les guerres par procuration sont de retour et le pire n’est jamais loin.

L’élimination de Daech ne signifie pas le retour de la stabilité. Il faut des décennies pour se remettre des conséquences de ces guerres prédatrices. Dans certains cas, on soutient les insurrections, dans d’autres, le gouvernement. Les interventions ouvertes ou couvertes ont précédé Al Qaîda et Daech.  *Mélanie Matarese / el watan / vendredi 02 décembre 2016

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les États-Unis impliqués dans des crimes de guerre ?

*Après la frappe aérienne de la coalition sur un rassemblement funéraire à Sanaa qui a fait 140 morts samedi 08 octobre 2016,Washington risque d’être traduit en justice pour ses livraisons d’armes à l’Arabie saoudite.

**Depuis mars 2015, les États-Unis ont avalisé la vente d’armes à l’Arabie saoudite pour 22,1 milliards de dollars, rappelle Reuters.

Sanaa

**cliquer ici: ELAyam.5

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*Ces groupes ont opéré en Afghanistan avant de semer la terreur et la mort dans le Monde arabe 

*la nébuleuse «Al Qaîda», Daech et sponsors pour justifier des attaques ou invasions a posteriori.

Afghanistan (1979-1989)*Irak (en 2003) *Syrie*Yemen*Somalie*Libye

      **L’aveu d’Hillary Clinton 

L’embrouille est absolue autour des groupes terroristes qui ont surgi ces dernières années, avec comme point d’orgue l’attentat contre les Tours Jumelles de New York en 2001. Déjà, cet attentat outre de porter en lui des mystères jamais élucidés – sa sophistication, son minutage ont intrigué plus d’un expert, comme la curieuse absence au travail en ce jour fatidique des 3000 Américains d’origine juive, ou la vente suspecte des actions de deux compagnies aériennes, 48 heures avant le détournement de leurs avions, pour n’en citer que les plus improbables – comblait au-delà de toute espérance les voeux des va-t-en guerre néo-conservateurs, qui rêvaient haut d’assurer un siècle de domination américaine. Ce bref rappel pour dire la relation étroite existant entre l’attentat du 11 septembre et l’apparition inopinée «d’Al Qaîda». Mais il faut encore remonter plus loin pour comprendre cet enchaînement de circonstances qui ont placé le «terrorisme vert» au centre de la géopolitique mondiale. Cela fait des années que nous affirmons dans ces colonnes que la nébuleuse «Al Qaîda» est une création US avec des missions bien déterminées et, last but not least, justifier des attaques ou invasion a posteriori. Tout commença lorsque les Etats-Unis décidèrent de stopper l’avancée de l’Armée rouge soviétique en Asie. Ce n’était pas encore «Al Qaîda», mais comportait (déjà) ses principes: rassembler des jeunes fanatisés et les envoyer au combat contre les Soviets. C’est ce qu’expliquait, posément l’ancienne secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton en…2009. Cet aveu passé inaperçu des «grands» médias, à cette époque – qui ont fait l’impasse sur cet élément important de compréhension des faits, notamment en Afghanistan – est revenu à la surface au détour des évènements en Irak et en Syrie. C’est donc seulement en 2013, avec la montée en puissance de l’Etat islamique, que sont remis à l’ordre du jour les propos de
Mme Clinton lesquels éclairent un tant soit peu le mystère entourant les phalanges jihadistes créées par Washington à l’apogée de la guerre en Afghanistan (1979-1989) avec pour objectif, souligne-t-elle, de «bouter» les Soviétiques hors de l’Asie.
En substance, l’ancienne chef de la diplomatie américaine admet:
«Ceux que nous combattons aujourd’hui, nous les avons créés il y a vingt ans» (voir la vidéo www.youtube.com/watch?v=0sc2o5Vs4Z8).
Mme Clinton lève un petit voile sur les «jihadistes» – formés par la CIA auxquels il a été fourni des lance-missiles FIM 92 Stinger (réservés alors à la seule armée américaine) et financés par l’Arabie saoudite – qui ont opéré en Afghanistan avant de semer la terreur dans le Monde arabe (cf; Algérie dans les années 1990), mais elle ne dit pas tout. Al Qaîda n’a pris réellement consistance qu’après les attentats contre les ambassades US à Nairobi et Dar Es-Salaam en août 1998 (trois ans avant le World Trade Center). Pour que la justice américaine puisse instruire le dossier il lui fallait une organisation hostile aux intérêts américains. Les services de sécurité, notamment le FBI, lui ont fourni ce qu’elle demandait: une organisation appelée «the foundation» (la base, al-Qaîda en arabe). Le tour est joué. Après le 11 septembre 2001, Al Qaîda deviendra une réalité. Son chef? Oussama Ben Laden, partie prenante de tous les coups tordus organisés par les renseignements US, qui va infiltrer les groupes jihadistes en en devenant le chef. C’est ainsi qu’Al Qaîda est devenue un instrument efficace et infernal de la domination américaine. Les Etats-Unis ont créé le terrorisme pour «mieux» le combattre avec en toile de fond le projet de création d’Etats islamiques au Moyen-Orient à l’image des monarchies rétrogrades d’Arabie Saoudite et du Qatar, citées comme exemple de «modération» dans le monde musulman. L’Etat islamique (EI, Isis (en anglais) et Da’esh (en arabe) est l’héritier direct d’Al Qaîda, comme l’affirme, vendredi, la vidéo qui montrait l’exécution de l’otage américain Peter Kassig. Jamais dans l’histoire, un groupe terroriste n’a eu à sa disposition des moyens financiers, infrastructurels et militaires (plus de 100.000 jihadhistes venus de plus de 80 pays) dignes d’un Etat qui sont ceux de l’EI. Les formateurs américains, les finances des monarchies donnent à Da’esh de participer à la reconfiguration de la région moyen-orientale et sans doute nord-africaine. Projet auquel les Etats-Unis travaillent depuis plus de trente ans. N’en déplaise aux «grands» médias, la réalité est bien celle-là: le terrorisme islamiste et l’EI c’est d’abord une «invention» US, comme le reconnaît l’ancienne chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton. Chacun est libre d’en tirer les leçons qui lui semblent les plus appropriées. Mais les faits sont là! *Par Karim MOHSEN - Mardi 18 Novembre 2014*L’Expression

Le lynchage de Mouammar Kadhafi

*Révélations fracassantes sur la tragédie libyenne et l’assassinat de Mouaâmar El Gueddafi 

*l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a agi à l’encontre des rapports que lui avait fournis le Pentagone et selon lesquels le colonel Mouaâmar El Gueddafi voulait se retirer du pouvoir et les Américains refusaient de s’impliquer dans l’invasion de la Libye

**Hillary Clinton derrière le lynchage d’El Gueddafi et le chaos qui s’en est suivi

Alors que les discussions allaient bon train entre le Pentagone et le Guide qui allait se retirer du pouvoir, la secrétaire d’Etat a torpillé la démarche par une incroyable machine de propagande.

Les milices islamistes contrôlent la Libye...

Encore une fois le fourvoiement au sein de la classe politique américaine a joué dans la tragédie libyenne. Après le grand mensonge des armes de destruction massive largement relayé par la presse américaine, et qui a conduit à la chute de Saddam Hussein et à l’occupation de l’Irak, un autre mensonge, diplomatique, cette fois-ci, vient être révélé par The Washington Times. Ce journal vient de divulguer des documents officiels selon lesquels l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a agi à l’encontre des rapports que lui avait fournis le Pentagone et selon lesquels le colonel Mouaâmar El Gueddafi voulait se retirer du pouvoir et les Américains refusaient de s’impliquer dans l’invasion de la Libye.
«La tragédie libyenne n’était pas nécessaire», car El Gueddafi «voulait se retirer du pouvoir», note le journal américain. Selon des enregistrements audio secrets récupérés à Tripoli, de hauts responsables du Pentagone avaient entrepris en mars 2011, sans associer la secrétaire d’Etat, d’ouvrir leurs propres canaux diplomatiques avec le régime libyen et de redoubler d’efforts en vue de mettre fin à l’escalade de la crise.
Les mêmes documents révèlent même que le Guide libyen aurait «même participé avec le ministère de la Défense aux discussions entamées sur son abdication possible et sur un éventuel retrait du pouvoir». Alors que les discussions allaient bon train, la Maison-Blanche a torpillé la démarche par une incroyable machine de propagande actionnée par Hillary Clinton. Agissant sur les conseils des Frères musulmans égyptiens, la secrétaire d’Etat en a décidé autrement. Pour convaincre le président Barack Obama, l’Otan et les Nations unies d’autoriser une intervention militaire en Libye, Mme Clinton distillait une propagande selon laquelle El Gueddafi était engagé dans «une guerre génocidaire» et qu’il était sur le point de «provoquer une crise humanitaire».
De faux rapports ont été établis sur des bombardements fictifs et le massacre de milliers de personnes a été inventé de toutes pièces.
Les révélations du journal The Washington Times, citent également les appels et les alertes lancés par le fils du Guide libyen Seif El-Islam El Gueddafi qui avait averti, dans une conversation avec des responsables américains, que les rebelles armés soutenus par les Etats-Unis et leurs alliés français et britanniques n’étaient pas des «combattants de la liberté», mais plutôt des djihadistes qu’il a décrits comme «des gangsters et des terroristes».
Dans une conversation audio postée sur le site du journal The Washington Times Seif El-Islam disait clairement au membre du Parti démocrate, Dennis Kucinich que les armes livrées par l’Otan allaient directement aux mains des islamistes d’Al Qaîda.
Aussi a-t-il appelé le gouvernement américain à envoyer une mission d’enquête pour constater les faits sur le terrain. Mais sa voix était étouffée par la férocité de la propagande diffusée par Mme Clinton. Si le lobby militaro-industriel a eu le dernier mot, Hillary Clinton, en revanche, n’en a pas fait un bon investissement, elle qui prétend à la magistrature suprême des Etats-Unis. Même mort atrocement, le colonel El Gueddafi pèsera beaucoup dans la campagne électorale de Mme Clinton. Cette affaire rappelle à bien des égards les faux prétextes employés par l’Administration américaine dans sa guerre contre la Libye aux fausses preuves brandies par Colin Powel et l’Administration de George W.Bush, en 2003, sur la détention des armes de destruction massive par Saddam Hussein.
Après la capture et la pendaison de Saddam, l’Irak sombre dans le chaos. De même, après la capture et le lynchage d’El Gueddafi, la Libye sombre exactement dans le même chaos. Les deux dictateurs ont été éliminés sur la base de mensonges fomentés par l’Administration américaine. Finalement, les faucons ont toujours niché à la Maison-Blanche et non au Pentagone.*Par Brahim TAKHEROUBT - Mardi 03 Fevrier 2015-L’Expression

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<p><span style=*Le lynchage d’El Gueddafi et le chaos qui s’en est suivi

La mort de Mouammar el-Kadhafi a été saluée par une explosion de joie dans les palais gouvernementaux occidentaux à défaut de l’être par le peuple libyen. Pour Thierry Meyssan, cet assassinat militairement inutile, n’a pas été perpétré par l’Empire uniquement pour l’exemple, mais aussi pour déstructurer la société tribale libyenne. 

Durant 42 ans, Mouammar el-Kadhafi a protégé son pays du colonialisme occidental. Il rejoint aujourd’hui Omar al-Mokhtar au panthéon des héros nationaux libyens. 

Jeudi 20 octobre 2011, vers 13 h 30 GMT, le Conseil national de transition libyen a annoncé la mort de Mouammar el-Kadhafi. Bien que confus, les premiers éléments laissent à penser qu’un convoi de voitures a tenté de quitter Syrte assiégée et a été bloqué et partiellement détruit par un bombardement de l’OTAN. Des survivants se seraient mis à l’abri dans des canalisations. M. Kadhafi, blessé, aurait été fait prisonnier par la brigade Tigre de la tribu des Misrata qui l’aurait lynché. 

Le corps du « Guide » de la Grande Jamahiriya arabe socialiste n’a pas été conservé dans sa ville natale de Syrte, ni transporté à Tripoli, mais acheminé comme trophée par les Misrata dans la ville éponyme. 

La tribu des Misrata, qui a longtemps hésité à choisir son camp et est quasi absente du CNT, aura finalement investi Tripoli après son bombardement par l’OTAN, et aura lynché Mouammar el-Kadhafi après le bombardement de son convoi par l’OTAN. Elle aura même transféré son corps dans sa ville pour marquer son triomphe. En juillet, le « Guide » aura maudit les Misrata, leur enjoignant de partir à Istanbul et Tel-Aviv, faisant allusion au fait que leur tribu est issue de juifs turcs convertis à l’islam. 

Un flot de commentaires préparés à l’avance a été déversé instantanément par les médias atlantistes visant à diaboliser Mouammar el-Kadhafi et, de la sorte, à faire oublier les conditions barbares de sa mort. 

Les principaux dirigeants de la Coalition ont salué la mort de leur ennemi comme marquant la fin de l’opération « Protecteur unifié ». Ce faisant, ils admettent implicitement que celle-ci ne visait pas à mettre en œuvre la Résolution 1973 du Conseil de sécurité, mais à renverser un régime politique et à en tuer le leader, alors même que l’assassinat d’un chef d’État en exercice est interdit en droit états-unien et universellement condamné. 

De plus, le lynchage de Mouammar el-Kadhafi montre la volonté de l’OTAN de ne pas le déférer à la Cour pénale internationale qui n’aurait pas été plus en mesure de le condamner pour crime contre l’humanité que le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie ne put prouver la culpabilité de Slobodan Milosevic malgré deux ans de procès. 

Dans le torrent de boue déversé par les médias atlantistes pour salir sa mémoire, reviennent en boucle des accusations mensongères, ce qui montre a contrario que ces médias disposent de peu d’éléments authentiques utilisables à charge. 

Ainsi revient l’affaire de l’attentat contre la discothèque La Belle à Berlin (5 avril 1986, 3 morts), jadis utilisée comme prétexte par l’administration Reagan pour bombarder son palais et tuer sa fille (14 avril 1986, au moins 50 morts). À l’époque, le procureur allemand Detlev Mehlis (celui qui truquera deux décennies plus tard l’enquête sur l’assassinat de Rafik el-Hariri) s’appuya sur le témoignage de Mushad Eter pour accuser un diplomate libyen et son complice Mohammed Amairi. Cependant, la télévision allemande ZDF découvrira plus tard que Mushad Eter est un faux témoin et un vrai agent de la CIA, tandis que le poseur de bombe Mahammed Aamiri est un agent du Mossad [1]. 

Ou encore, l’affaire de l’attentat de Lockerbie (21 décembre 1988, 270 morts) : les enquêteurs identifièrent le propriétaire de la valise contenant la bombe et son retardateur sur la foi du témoignage d’un commerçant maltais qui avait vendu un pantalon se trouvant également dans la valise piégée. La justice écossaise mit alors en accusation deux agents libyens Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi et Al Amin Khalifa Fhimah et le Conseil de sécurité prit des sanctions contre la Libye. En définitive, pour obtenir la levée des sanctions, la Libye accepta d’extrader ses deux agents (le premier fut condamné à la prison à vie, le second fut innocenté) et de payer 2,7 milliards de dollars d’indemnités, tout en persistant à proclamer sa complète innocence. En définitive, en août 2005, un des chefs d’enquête écossais déclara que la pièce à conviction principale, le retardateur, avait été déposé sur les lieux par un agent de la CIA. Puis l’expert qui avait analysé le retardateur pour le tribunal admit l’avoir lui-même fabriqué avant que la CIA ne le dépose sur les lieux. Enfin, le commerçant maltais reconnu avoir été payé 2 millions de dollars pour porter un faux témoignage. Les autorités écossaises décidèrent de réviser le procès, mais l’état de santé d’Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi ne le permit pas. 

L’actuelle campagne de désinformation comprend aussi un volet sur le train de vie décrit comme somptueux du défunt et sur le montant pharaonique de sa fortune cachée. Or, tous ceux qui ont approché Mouammar el-Kadhafi, ou simplement ceux qui ont visité sa maison familiale et sa résidence après leur bombardement peuvent attester qu’il vivait dans un environnement comparable à celui de la bourgeoisie de son pays, bien loin du bling bling de son ministre du Plan, Mahmoud Jibril. De même, aucun des États qui traquent la fortune cachée des Kadhafi depuis des mois n’a été en mesure de la trouver. Toutes les sommes significatives saisies appartenaient à l’État libyen et non à son « Guide ». 

À l’inverse, les médias atlantistes n’évoquent pas le seul mandat d’arrêt international émis par Interpol contre Mouammar el-Kadhafi avant l’offensive de l’OTAN. Il était accusé par la Justice libanaise d’avoir fait disparaître l’imam Moussa Sadr et de ses accompagnateurs (1978). Cet oubli s’explique par le fait que l’enlèvement aurait été commandité par les États-Unis qui voulaient éliminer l’imam chiite avant de laisser l’ayatollah Rouhollah Khomeiny rentrer en Iran, de peur que Sadr n’étende au Liban l’influence du révolutionnaire iranien. 

Les médias atlantistes n’évoquent pas non plus les critiques que des organisations de la Résistance anti-impérialiste et nous-mêmes avions formulées contre Mouammar el-Kadhafi : ses compromis récurrents avec Israël. 

Pour ma part, je peux attester que, jusqu’à la bataille de Tripoli, le « Guide » a négocié avec des émissaires israéliens, espérant parvenir à acheter la protection de Tel-Aviv. Je dois aussi attester que, malgré mes critiques sur sa politique internationale, et le dossier complet à ce sujet que la DCRI française lui a aimablement communiqué à mon sujet en juillet dans l’espoir de me faire arrêter, Mouammar el-Kadhafi m’a accordé sa confiance et m’a demandé d’aider son pays à faire valoir ses droits aux Nations Unies [2] ; un comportement bien éloigné de celui d’un tyran. 

Les médias atlantistes n’ont pas non plus cité les ingérences que j’ai condamnées de la Libye dans la vie politique française, notamment le financement illégal des campagnes électorales présidentielles de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal. Le « Guide » avait en effet autorisé son beau-frère Abdallah Senoussi à corrompre les deux principaux candidats en échange de la promesse de l’amnistier ou de faire pression sur la Justice française pour clore son dossier pénal [3]. 

Surtout, les médias atlantistes n’évoquent pas l’œuvre principale du « Guide » : le renversement de la monarchie fantoche imposée par les anglo-saxons, le renvoi des troupes étrangères, la nationalisation des hydrocarbures, la construction de la Man Made River (les plus importants travaux d’irrigation au monde), la redistribution de la rente pétrolière (il fit d’une des populations les plus pauvres du monde, la plus riche d’Afrique), l’asile généreux aux réfugiés Palestiniens et l’aide sans équivalent au développement du Tiers-monde (l’aide libyenne au développement était plus importante que celle de tous les États du G20 réunis). 

La mort de Mouammar el-Kadhafi ne changera rien au plan international. L’événement important était la chute de Tripoli, bombardée et conquise par l’OTAN —certainement le pire crime de guerre de ce siècle—, suivie de l’entrée de la tribu des Misrata pour contrôler la capitale. Dans les semaines précédant la bataille de Tripoli, l’écrasante majorité des Libyens ont participé, vendredi après vendredi, à des manifestations anti-OTAN, anti-CNT et pro-Kadhafi. Désormais, leur pays est détruit et ils sont gouvernés par l’OTAN et ses fantoches du CNT. 

La mort du Guide aura par contre un effet traumatique durable sur la société tribale libyenne. En faisant tuer le leader, l’OTAN a détruit l’incarnation du principe d’autorité. Il faudra des années et beaucoup de violences avant qu’un nouveau leader soit reconnu par l’ensemble des tribus, ou que le système tribal soit remplacé par un autre mode d’organisation sociale. En ce sens, la mort de Mouammar el-Kadhafi ouvre une période d’irakisation ou de somalisation de la Libye. **Thierry Meyssan (voltairenet.org)*leral.net/ 24/10/2011

**Moammar Khadafi le lion du desert , le chantre de l’unite africaine et de l’unite des musulmans est mort sous les balles de l’imperialisme occidental qui a su orchestre et organise sous des pretextes fallacieux et a travers l’onu et la machine de propanganda de la presse occidentale l’invasion et la destruction de la Libye dans le but de s’accaparer de son immense tresor petrolier. Le guide Libyen a su transforme le visage de la Libye , cette ancienne colonie italienne , une vaste etendue desertique et de dunes en un Eldorado africain qui a vu sous son regne un essor economique inegale en Afrique. Khadafi grace a sa vision economique , ses projets ambitieux a su construire une Libye moderne avec des infrastructures et des villes rivalisant avec les grandes capitales europeennes .

Sous Khadafi , les retombees financieres du petrole etaient redistribuees au peuple libyen qui jouissait d’avantages economiques qu’aucun etat africain n’a jamais eu. L’education , les soins medicaux etaient gratuits sous Khadafi et tout nouveau couple marie benificie de l’aide financier de l’etat et d’un toit, l’access au prêt bancaire etait facile et sans interets tel que prescrit dans la religion musulmane.
Sous Gaddafi , les femmes libyennes ont eut plus de libertes individuelles que dans la plupart des pays arabes ou magrebins. Avec la Jamahiriya l’essor economique etait tel que des millions d’africains du subsahara avaient immigre en Libye pour benificie des retombees financieres du petrole et de l’effort de construction de la Libye. Parmi les projets les plus amibitieux du lion du desert figure “The great Manmade river”, un projet d’une ingenuosite inegalee qui fournit de l’eau au sahara desert entier avec plus de 1300 puits de plus de 500m de profondeur , 2820 km de conduits d’eau , le plus grand projet acqueduct au monde , la huitieme merveille du monde .
Panafricain dans le Coeur , Moamar a oeuvre incessament pour l’unification du continent africain opposant le plan machiavelique du nain arrogant francais Sarkozy a vouloir rattache le Maghreb de l’europe . Le guide Libyen sur les traces de Gammal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah avait fait de l’unite africaine son credo et a eu a financer beaucoup de projets de development dans d’innombrables pays africains moins nantis que la Libye. Revolutionnaire dans la chair Il a eu a finance beaucoup de mouvements independantistes en Afrique a se liberer du joug europeen. Le frère et guide Libyen supporta et financa Nelson Mandela et l’ANC dans leur annees les plus sombres durant l’apartheid .
Gaddafi a su tres tot que la survie de l’Afrique dependait de son unification dans une ere de globalization generale ou seules les grandes entites economiques survivent, il a su denonce l’injustice et la farce qu’est l’ONU sur la tribune de la meme instance avec un conseil de securite qui comprends 5 etats membres permanents qui decident a eux seuls du futur de la planete et qui votent ou opposent des resolutions selon leurs interets politico economiques. Toujour egal a lui meme le grand revolutionnaire africain a conteste le fonctionnement actuel de l’Onu et a demande sa reformation pour plus de justice et d’equite.
Visionnaire hors pair, il a fustige l’inaction de ses pairs arabes dans la crise irakienne qui a mene a l’invasion de L’Irak pour des raisons fallacieux et la mort de Saddam Hussein au sommet de Doha in Qatar terminant son expose en demandant ses pairs arabes qui sera le suivant sur l’autel de l’imperialisme occidental.
Le lion du desert en avance sur son temps a voulu instaure une monnaie africaine unique : le dinar africain qui aurait pu rivalise avec le dollar americain et l’euro et propulse le continent africain dans la cour des grands, une monnaie basee sur la quantite d’or detenu par un pays non pas sur du papier imprime sans aucune valeur reelle.
Le guide Libyen a voulu brise la main mise de l’occident sur l’OPEP en creant une monnaie arabo-africaine et en basant la vente du petrole non sur le dollar americain ou l’euro mais plutot sur l’or .La realization d’un tel project aurait sonne le glas de l’hegemonie occidental et aurait vu l’essor de l’Afrique et aurait brise les sombres desseins de l’europe de diviser l’afrique une fois de plus en rattachant le Magreb avec l’europe.
Des lors la machine infernale de l’imperialisme s’enclacha pour eliminer l’un des plus grands dirigeants africains de notre époque. Profitant du printemps arabe, l’occident mena une campagne de d’intoxication a grande echelle avec tous les grands tenors de la presse occidentale includant : CNN, BBC, Reuters, Huntington Post et meme Al Jazeera qui jusque la etait anti imperialist mais a du s’incliner avec la promesse faite par le secretaire d’etat americain Hilary Clinton d’ introduire et promovoir la chaine arabe aux Ameriques. En un temps records et par un retournement spectaculaire Khadafi qui etait courtise par l’occident et etait recu dans les plus grands palaces europeens et americains etait devenu un dictateur , un sanguinaire qui allait massacrer son peuple si la communaute internationale n’intervenait pas. 
Sur toutes les ondes internationales la machine satanique commenca a debite des mensonges sur la Libye denoncant un genocide qui n’a jamais existe, des bombardements aeriens qui n’ont jamais eu lieu selon les satellites russes . La presse internationale faisait echo a travers le monde d’une situation alarmante et d’un chaos indescriptible alors que les libyens vaquaient tranquillement a leurs occupations et soutenaient le colonel avec des millions de supporters se massant a la place du Martyr pour montrer leur soutien infaillable au guide libyen .* par Thiofusa le 25/10/2011

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*L’échec israélien face à la Résistance libanaise, lors de l’été 2006, a marqué la fin du mythe sioniste et de l’hégémonie au Proche-Orient.

Quand l’humanité pourra-t-elle sortir de la loi du plus fort et des conflits injustes pour instaurer le vivre-ensemble et s’occuper des problèmes de fond des jeunes: instruction, emploi et culture? C’est au niveau de la politique extérieure que seront jugés les USA et leur président Barack Obama. En ce XXIe siècle, tous les peuples ont besoin de voir la première puissance instaurer la paix et non s’engager dans des guerres. L’histoire enregistre les faits. Après la guerre du Vietnam, aujourd’hui sévit la guerre directe des USA en Irak, en Afghanistan, indirecte en Palestine, au vu de l’aide militaire massive accordée à Israël. Les USA sont impliqués dans des conflits perdus d’avance.
Pour la première fois depuis 65 ans, l’ambassadeur américain au Japon a participé aux commémorations du bombardement d’Hiroshima, qui a fait plus de 250.000 morts le 6 août 1945. Pourtant, la logique de guerre semble dominer encore des esprits en Occident. L’administration Obama, qui a pourtant fait du désarmement nucléaire une de ses priorités, ne semble pas s’engager dans la voie du règlement pacifique des conflits. Cependant, on ne perd pas espoir.

Tirer les leçons de l’histoire
L’Association mondiale des maires pour la Paix, réunie à Hiroshima a appelé à l’ouverture immédiate de négociations internationales pour éliminer toutes les armes nucléaires d’ici à 2020. Depuis 1945, une dizaine de puissances monopolisent l’arme de destruction massive et imposent un ordre injuste. Dans ce contexte, Israël détient plusieurs centaines de bombes nucléaires et cherche à faire diversion en accusant l’Iran de tous les maux. Le général Giap disait que «le colonisateur est un mauvais élève, il ne tire pas leçon de l’histoire». Apparemment, une nouvelle guerre se prépare, contre l’Iran, une action répressive d’envergure programmée par le système et son bras armé Israël, pour confirmer l’ordre mondial. Cela aura de graves répercussions dans le monde, notamment en Asie centrale, au Caucase et au Moyen-Orient, des régions instables. Tous les amis des USA doivent l’aider à éviter le pire.
Des politiques américains ne semblent pas tirer les leçons de l’Histoire. Tout comme des anciens pays coloniaux européens ne reconnaissent pas clairement et solennellement les crimes commis dans leur ancien empire. Il ne s’agit pas de repentance, mais de reconnaissance afin de se projeter dans l’avenir sur des bases pacifiques. Des grandes puissances, continuent à pratiquer la politique du deux poids, deux mesures, à vouloir dominer sous des formes nouvelles d’autres pays et s’inscrivent dans la logique belliciste. Cependant, il existe des courants d’opinion occidentaux qui s’opposent à la guerre et à l’arrogance. Récemment, à la Chambre des représentants, 102 députés démocrates, conscients des risques, ont refusé à leur président de continuer à financer la guerre en Afghanistan. Il a fallu le soutien de la quasi-totalité des députés républicains pour que la Chambre accepte les 33 milliards de dépenses militaires supplémentaires que réclamait l’Administration.
Neuf ans après le début de la guerre en Afghanistan, l’opinion publique américaine et ses représentants au Congrès, est gagnée par une lassitude grandissante. En pleine crise morale et économique, tous les doutes sont permis. Aucune victoire militaire n’est en vue, l’insurrection talibane ne cesse de progresser, comme s’accroît le nombre de morts au sein du contingent des forces américaines. Environ 100.000 hommes sont déployés aujourd’hui en Afghanistan, pays montagneux de plus d’un million de kilomètres carrés. Avec près de 70 soldats tués au combat ce dernier mois de juillet, le plus mortel que l’Amérique ait connu en Afghanistan depuis le début de la guerre. Les centaines de milliers de soldats qui seront retirés d’Irak sont prévus pour l’Afghanistan, un bourbier.
Pour de nombreux observateurs, la majorité des insurgés, aussi obscurantistes soient-ils, sont entrés en guerre surtout au vu des exactions et violences commises par les occupants, se rebellent par réflexe nationaliste et pour protéger leur culture pachtoune traditionnelle, pas pour imposer la charia à la planète entière, ni même pour rétablir un califat sur le monde arabo-musulman, comme le font croire les extrémistes. Aux USA, pays de la culture scientifique et de la modernité, on se rend compte que la stratégie présentée par Obama lors de son discours de décembre 2009 à l’académie militaire de West Point, n’est plus efficiente.
Comme l’a précisé le démocrate John Kerry, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, l’Administration Obama a renoncé à l’idée d’implanter une «démocratie jeffersonnienne» en Afghanistan, propagandiste néoconservateur qui avait séduit une partie de la communauté internationale, lors de la conférence de Bonn en décembre 2001, consacrée à la «reconstruction» de ce pays. Les Américains risquent de laisser derrière eux une guerre civile, comme en Irak. Les sionistes, qui leur servent souvent de «conseillers» spéciaux, sont eux-mêmes en déroute, mais ils contaminent les politiques occidentales.
Les dégâts sont immenses, et le libéralisme sauvage, sous prétexte fallacieux de droits de l’homme, tente d’imposer à toute la planète une vision hédoniste et perverse de la société de consommation effrénée au service d’une minorité, de la marchandisation de la vie qui déshumanise et sape les nobles valeurs abrahamiques. La guerre n’est pas seulement économique, elle est morale et éthique. Considéré à juste titre par nombre de juifs objectifs comme l’antijudaïsme, le sionisme est aux avant-postes de ce combat contre l’humanité. Ce n’est pas par hasard que l’islamophobie est son arme infâme, la principale résistance morale face à la marchandisation et deshumanisation est musulmane, même si les musulmans sont aujourd’hui divisés et en état de faiblesse et parfois réactionnaires, au lieu de s’inscrire dans la créativité et la production d’idées et de richesses. Les USA ont besoin de pays arabes qui privilégient la rationalité et non l’archaïsme. On a besoin les uns des autres, pour la stabilité du monde.

Au lieu de régler les causes des conflits, ils s’attachent aux effets
Malgré l’hégémonie, le machiavélisme et les brutalités, l’échec israélien face à la Résistance libanaise, lors de l’été 2006, a marqué la fin du mythe sioniste et de l’hégémonie au Proche-Orient. La carte militaire, économique et diplomatique de la région n’est plus la même. Des régimes arabes alliés aux USA sont usés de manière dramatique. La guerre contre Ghaza, l’hiver 2009-2010 a servi d’écran de fumée tout comme la future guerre contre l’Iran, pour tenter de faire oublier qu’Israël est dans l’impasse. Une récente brusque montée de tensions, notamment à la frontière libano-israélienne montre que les sionistes cherchent des diversions et ne peuvent vivre en paix. Ils ont besoin de guerres et de tensions permanentes, dans une région qu’ils ont rendue inflammable. Ils empêchent, avec l’aide de lobbys aux USA, toute perspective de règlement négocié. Ils votent pour l’extrême droite, répriment les Palestiniens et militarisent leur pays. Ils visent l’escalade pour imposer leur point de vue lors des négociations-redditions à l’infini d’une autorité palestinienne décrédibilisée.
Les Israéliens s’inquiètent des bonnes relations entre la Turquie, la Syrie et l’Iran. La Chine et la Russie observent, le Proche-Orient ne semble pas leur priorité. Dans ce contexte injuste, irrationnel, et si peu sage, au lieu de régler les causes des conflits, et de faire renaître une nouvelle Andalousie, des Occidentaux s’attachent aux effets. Le nouveau Premier ministre britannique a déclaré récemment que le Pakistan exporte du terrorisme. Alors que le Pakistan et sa population sont surtout victimes d’une part du terrorisme des faibles, phénomène transfrontalier injustifiable, nourri par les manipulations et les politiques iniques, et d’autre part du terrorisme des inégalités, des injustices et du désordre mondial. Exacerber les tensions dans le monde, c’est favoriser la logique de la guerre. On doit plus que jamais aider Obama à imposer les solutions diplomatiques et partant, de s’occuper des questions économiques de notre temps.
Une désinformation systématique organisée, campagne de dénigrement, contre les musulmans, cherche à imposer, de façon régressive, une vision homogénéisante de la culture occidentale et stigmatisante de la culture de l’autre. Des courants en Occident et en Orient travaillent à opposer les USA et le monde musulman alors qu’ils devraient être d’excellents partenaires. Malgré des réactions parfois aveugles et des pratiques rétrogrades visibles dans nombre de sociétés islamiques, contraires à la lettre et à l’esprit du Coran, l’Islam est une des rares cultures anciennes vivantes qui résistent aux dérives de notre époque. De plus, elle vise le vivre-ensemble et le juste milieu. Dans bien des domaines, le dialogue, les échanges et la coopération seront fructueux pour tous. Le monde musulman a besoin de retrouver l’esprit rationaliste sans perdre ses racines et les USA ont besoin d’assumer leur rôle mondial phare sur la base d’un projet civilisationnel, pas seulement par la loi du plus fort. Rien de fondamental n’oppose l’idéal américain de celui des musulmans, par-delà les spécificités de chacun. D’autant que la diversité est une richesse. La répression, c’est l’échec de la prévention. Il faut un consensus international et le droit pour asseoir une hégémonie. Les aspects décisifs en sont la crédibilité, la suprématie économique et culturelle du modèle, en tenant compte de la multiplicité des cultures. Nous avons besoin d’une superpuissance capable de raison et non d’arbitraire. Les Etats-Unis doivent transformer leur supériorité en guide pour la communauté internationale, leur force en justice et leur puissance en morale. Les pays musulmans doivent se moderniser pour changer le rapport de force et apprendre à expliquer leurs valeurs authentiques qui ne sont pas antinomiques à celles des citoyens du monde attachés à la liberté et au lien entre foi et raison. Les influences idéologiques néfastes, comme celle du sionisme, les calculs étroits et les alliances contre nature ne peuvent indéfiniment l’emporter sur le désir de paix, la sagesse et l’intérêt général. (L’Expression-12.08.2010.)

Mustapha CHERIF (*) Philosophe
Mail: intellectuels@yahoo.fr

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Les Etats-Unis: une menace à la paix et la sécurité internationales ?

Contrairement aux idées reçues, l’administration Obama pour laquelle l’«‘‘arc d’instabilité’’ est le centre de la plupart des défis auxquels sont confrontés les Etats-Unis» semble poursuivre le même dessein que la précédente.

Mais elle le fait judicieusement en remédiant au plus grand échec de l’administration Bush qui a été son manque d’imagination stratégique. Six jours seulement après le 11 septembre, George Tenet, alors directeur de la CIA, a présenté lors d’un briefing la «Worldwide Attack Matrix», un document classifié décrivant les opérations antiterroristes secrètes de la CIA dans 80 pays d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique. Les actions, en cours ou recommandées, seraient comprise entre la «propagande de routine à des actions secrètes mortelles en préparation pour des attaques militaires». Les plans «donneraient à la CIA l’autorité la plus large et la plus meurtrière de son histoire». A peu près au même moment, Donald Rumsfeld, alors Secrétaire à la défense, a proclamé que la nation avait lancé «un grand effort à multi-têtes s’étendant probablement à 60 pays». A la fin des années Bush, le Pentagone aurait en effet des opérations des forces spéciales dans 60 pays à travers le monde. Des 97 pays que compte l’ «arc d’instabilité», l’administration a élargi la présence et le déploiement de l’US Special Operations forces à 75 pays. Au total, 192 420 soldats ont été déployés dans 150 pays en début de 2012, alors qu’en 2006,  245 000 soldats ont été déployés dans 120 pays seulement.

Dans le cas du Grand Moyen-Orient, l’administration Obama est venue pour finir le travail comme le montrent les tentatives de justifier une guerre contre l’Iran, la guerre non déclarée contre la Syrie, l’intervention en Libye, l’élargissement des responsabilités d’Africom, l’intensification et l’élargissement du théâtre de la guerre mondiale contre le terrorisme. La seule différence, c’est au niveau de la communication publique. Ainsi, au lieu d’utiliser la guerre mondiale contre le terrorisme, on évoque l’«ère de conflit persistant» ou des «opérations de contingence à l’étranger» par exemple. Quand le président Obama annonce que «lentement, mais sûrement, nous aidons à transformer le Grand Moyen-Orient d’un arc d’instabilité à un arc de la liberté», c’est aussi un simple changement de langage. Dans le monde réel, l’empire de la liberté a toujours été l’empire de sécurité/prospérité. En définissant en janvier 2010 la guerre contre le terrorisme au sens large, le président Obama a déclaré que «les Etats-Unis sont en ‘‘guerre contre Al-Qaîda’’». De cette façon, il est venu à donner à la guerre une portée élargie en «la divorçant de la géographie». Dans la pratique, cela a fourni un moyen d’élargir le champ de bataille au-delà de l’Irak et de l’Afghanistan pour inclure une géographie imprécise. «Comme la version de l’Administration Bush de la guerre contre le terrorisme, cette guerre avec Al-Qaîda nous permet de suivre nos ennemis partout où ils peuvent aller», note-t-on. 

Parmi les régimes que l’administration Bush a prévu de renverser militairement dans le cadre la reconfiguration géopolitique du Grand Moyen-Orient, le général Wesley Clark rappelle qu’en 2003 les pays dans la ligne de mire des responsables du Pentagone étaient l’Irak, l’Iran, la Syrie, la Libye, le Soudan, la Somalie et le Liban. Il n’est donc pas surprenant que «les soulèvements en Libye et Syrie» en particulier soient considérés comme «des menaces à la sécurité mondiale» par Ben Rhodes, vice-conseiller à la sécurité nationale pour les communications stratégiques, qui indique que la réponse sera multilatérale et pas nécessairement par la force. En clair, le soutien discret aux manifestants en Egypte, en Iran et Syrie, entre autres, fait partie de la doctrine Obama. En effet, juste après que le président Obama soit entré en fonction en 2009, Dennis Blair, alors directeur du National Intelligence, a informé la Senate Select Committee on Intelligence sur l’attention particulière que requiert l’«arc d’instabilité». A ses yeux, «la grande région du Moyen-Orient à l’Asie du Sud est le lieu pour un grand nombre des défis auxquels sont confrontés les Etats-Unis dans le XXIe siècle». Par conséquent, le Printemps arabe n’était qu’une occasion pour renforcer/élargir leur domination sur la région.

Le plus inquiétant dans la stratégie de l’Amérique sous Obama est la dépendance à la technologie ; la robotisation de la guerre et le renforcement du contrôle/surveillance. En l’espace de trois ans, l’administration a construit un appareil complet pour utiliser des drones pour mener à bien les assassinats ciblés de terroristes présumés, et la surveillance furtive d’autres adversaires. L’appareil comprend des dizaines de facilités secrètes dans au moins six pays sur deux continents. La technologie a permis à Obama de détenir quelque chose à laquelle peu de personnes s’attendaient : un président qui a considérablement élargi la capacité de la branche exécutive à mener la high-tech clandestine war. Avec une détermination qui a surpris beaucoup, Obama a embrassé la CIA, a étendu ses pouvoirs, et approuvé des assassinats ciblées plus que n’importe quel président moderne.

Au cours des trois dernières années, l’Administration Obama a effectué au moins 239 attaques de drones secrètes, plus de cinq fois les 44 approuvées sous George W. Bush. Et après avoir promis de rendre les opérations de lutte contre le terrorisme plus transparentes et freiner le pouvoir exécutif, Obama a sans doute fait le contraire, le maintien du secret et de l’expansion l’autorité présidentielle. Le retrait des troupes américaines de l’Irak et de l’Afghanistan, ainsi que la création de forces militaires plus petites et plus agiles réparties à travers l’Asie, le Pacifique et le Moyen-Orient, font également de la Doctrine d’Obama.

Ironiquement, selon Beier Marshall, la précision de l’exactitude supposée des nouvelles générations d’armes ‘‘intelligentes’’, avec leur capacité de cibler de manière précise les individus, a fait des frappes ‘‘chirurgicales’’ un outil de l’art de gouverner de l’Amérique. Une préoccupation qui va bien au-delà de la lutte antiterroriste. Avec le Predator drones et raids nocturnes de «capturer ou tuer» du Commandement des opérations spéciales, l’Amérique a trouvé un moyen de punir ses ennemis sans risquer la vie des soldats américains. Sans être temporaire, et en l’absence de cadre juridique, le recours aux drones intervient dans un effort de restructuration des forces armées et de changements de la stratégie américaine, sans tenir compte ni du droit international ni de la perte des civils – certaines actions sont du terrorisme, même si l’on utilise leur propre terminologie et définition du terrorisme. Le nombre des civils tués est alarmant. Au Pakistan, en moyenne, plus de 90% des personnes tuées lors des attaques des drones des civils.

Pour chaque nombre des talibans et d’Al-Qaîda, 140 civils pakistanais innocents sont tués. Plus certains ont le courage de dire que, contrairement aux «soviétiques (qui) ont employé la politique de la terre brûlée», les Américains agissent dans l’intérêt des populations de la région qui elles-mêmes demandent la présence américaine.  Disons-le clairement aujourd’hui, les Etats-Unis sont la plus grande menace à la paix et la sécurité internationales. «Aujourd’hui, la philosophie du militarisme — de conquête, de domination, de violence et de l’Empire — imprègne l’économie, les institutions politiques et la culture des Etats-Unis». Cette posture menaçante est catastrophique aujourd’hui en reléguant l’Amérique à une «condition de crise de sécurité nationale permanente».

En effet, pour mettre en œuvre ce que  A. J Bacevich appelle les «Washington Rules» de la «trinité sacrée» («présence militaire mondiale», «projection de puissance mondiale» et «interventionnisme mondial») avec «le crédo américain» (« mener, sauver, libérer et, finalement, transformer le monde») un nouvel paradigme a émergé au sein du Pentagone ; initialement baptisé «la révolution dans les affaires militaires (RAM)» et désormais appelé la Transformation. «Bien que la révolution dans les Affaires militaires a offert une façon de reconceptualiser la guerre, son importance s’étend bien au-delà de cette sphère. En fait, la RAM a été l’expression d’un vaste effort visant à formuler une nouvelle vision du monde lui-même et de la place appropriée de l’Amérique dans (et à califourchon sur) ce monde».

Grâce à cette esthétique, la guerre elle-même tend à s’imposer comme la «nouvelle normalité». L’utilisation d’un langage religieux chargé — crédo américain et trinité sacrée — pour  décrire les Washington Rules n’est pas anodin mais montre que l’approche de la politique de sécurité nationale a évolué au point de devenir une sorte d’«une quasi-religion».
L’Amérique a émergé comme une puissance dominante et ils ont systématiquement cherché le pouvoir sous toutes ses formes : territoriales, commerciales, politiques, culturelles et militaires. Les agents de l’Etat en sont venus à fixer le rythme et la direction et finalement à déterminer la nature de la domination américaine. La nouveauté est qu’«une simple primauté ne suffit plus. Avec à peine un chuchotement-débat national, une suprématie militaire mondiale sans ambiguïté et perpétuelle a émergé comme un prédicat essentiel au leadership mondial». La pensée stratégique américaine durant les années 1990 dictée par Washington consistait non pas à acquérir «la force militaire», mais «la suprématie militaire», selon laquelle l’Amérique devrait posséder «des capacités militaires lui permettant de l’emporter sur toute combinaison imaginable d’adversaires».

C’est une composante clé des «Washington Rules».
En vertu des «règles de Washington», pour être un acteur dans la politique étrangère des Etats-Unis, il faut accepter les règles qui se composent d’un «credo qui inspire le consensus et la trinité dans lequel ils trouvent leur expression». Les règles sont cachées et pas consciemment discutées, parce qu’elles sont les hypothèses de base pour les discussions de politique étrangère. Cette tradition «combine deux composantes, chacune si profondément ancrée dans la conscience collective américaine pour avoir quasiment disparu de la vue». Ces deux composantes/croyances sont le «Credo» et la «Trinité», qui, pris ensemble, signifient que c’est à l’Amérique, seulement à l’Amérique, qu’il revient de changer le monde, que ce dernier le veuille ou non. En d’autres termes, l’Amérique a la capacité, le droit et le devoir de changer le monde comme elle veut et par n’importe quel moyen.

En effet, quatre dogmes sous-tendent le «catéchisme de l’art de gouverner de l’Amérique» :
1) «Les Etats-Unis doivent organiser et remodeler le monde ou le «chaos va certainement régner» ; 2) l’Amérique est l’organisateur et le seul capable de «prescrire et faire appliquer un tel ordre mondial». Personne d’autre ne peut le faire, et les Etats-Unis doivent sans cesse prendre de nouvelles obligations ; 3) l’Amérique va définir les principes de cet ordre. Ces principes sont américains, mais aussi universels. L’évolution des principes américains sur une question donnée, que ce soit les armes nucléaires, le terrorisme, les droits des femmes, etc., sont toujours universels. Le reste du monde doit s’adapter aux dernières attitudes américaines — s’aligner à chaque fois que les Etats-Unis changent leur esprit, humeur, etc ; 4) à l’exception de quelques récalcitrants, tout le monde accepte cette réalité. En clair, les dirigeants du monde veulent que les Etats-Unis dirigent l’ordre mondial, et ils restent inquiets que les Etats-Unis peuvent abdiquer leur responsabilité de le faire. Ironiquement, à la fois les élites politiques et l’opinion publique américaines «savent peu sur le reste de monde et sont largement inconscients des forces historiques et culturelles qui l’ont façonné».

En plus, étant donné «les Etats-Unis devraient conduire et transformer le monde, et le rôle actif de l’Amérique devrait s’appuyer sur la Hard Power, et non pas la persuasion», ce credo implique une «trinité sacrée» des préceptes opérationnels militaires : présence militaire mondiale, projection de puissance mondiale, et interventionnisme mondial. Bien que beaucoup de choses ont changé dans l’armée américaine, cette trinité reste apparemment trop sainte pour être interrogée. Dans cette optique, le terme «Full Spectrum Dominance» signifie que les Etats-Unis devraient être mondialement dominants dans tous les domaines : espace, nucléaire, marine, air, armée, les opérations secrètes, etc. Ce dogme est «si profondément ancré dans la conscience collective américaine pour avoir quasiment disparu de vue». C’est le produit de plus d’un siècle de militarisme qui trouve des racines dans les structures sociales, politiques, économiques et culturelles du pays. «Aujourd’hui plus que jamais dans leur histoire, les Américains sont fascinés par la puissance militaire. La suprématie militaire mondiale dont jouissent les Etats-Unis actuellement — et est déterminée à perpétuer — est devenue centrale pour notre identité nationale», affirme A. J Bacevich. Que chacun tire ses conclusions!

Tewfik Hamel. Chercheur à l’Université de Strasbourg
Consultant/expert correspondant à la FMES…(publié dans El watan-09.06.2012.)

- Pour plus d’information :
Andrew J Bacevich, “Washington
- Rules : America’s Path to Permanent War, Metropolitan Books, 2010.
Carl Boggs, Masters of War. Militarism and Blowback in the Era of American Empire, Routledge, 2003

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Les Etats-Unis: une hyperpuissance à multiples facettes

5.000 Maghrébins recrutés par l’armée US, pour espionner leurs compatriotes

Les Etats-Unis sont une hyperpuissance à multiples facettes

Le département américain de la défense emploie près de 170.000 civils parmi eux 13.000 étrangers dont «5000 Maghrébins» a affirmé l’ex-attaché militaire d’Algérie à Washington, Benyakhou Ben Daykha. Ces derniers (Maghrébins… Ndlr) de différents dialectes ont été recrutés après le 11 septembre pour «déchiffrer les conversations au niveau des pays de la région». L’animateur de la conférence portée sur l’hégimonie et la domination américaine a indiqué qu’environ deux tiers de l’armée des Etat-Unis, comptant plus d’un demi-million d’hommes et de femmes, et jouant un rôle primordial dans la politique étrangère du pays,  «sont déployés hors du territoire national» américain.
En terme de budget, dit-il «660.000 milliards de dollars sont affectés en moyenne chaque année dont 160 milliards de dollars sont destinés aux opérations d’outre-mer». Les Etats-Unis sont une hyperpuissance à multiples facettes dont la force est basée sur la mise en valeur du vaste territoire américain pour assurer sa puissance agricole et industrielle à travers deux régions motrices aux grandes capacités d’innovations technologiques et culturelles grâce à de nombreuses métropoles au rayonnement mondial, souligne-t-il. Avec un revenu national brut qui représente «33% du revenu mondial, les USA occupent la position de la première puissance mondiale» ajoute-t-il. Au yeux de cet intervenant, le contexte actuel est jugé «inquiétant» car selon lui, «si l’économie américaine demeure la plus importante dans le monde avec des avantages-clés dans le domaine des industries de pointe et d’innovation, sa part dans le PIB global a diminué, en revanche celui de la Chine a augmenté».
Les Etats-Unis sont des places financières au rôle déterminant, dont celle de New York cité est la plaque tournante des finances du mondial. Les grandes firmes multinationales américaines investissent dans les quatre coins du monde assurant de grands capitaux au profit des USA, figurent également sur la liste des généralités serinées par l’orateur. La puissance militaire et politique de ce pays est symbolisée par sa capitale fédérale, Washington, représentant son hégémonie sur la scène internationale, est-il relevé.
La diffusion de l’American Way of Life ou le mode de vie américain par le biais d’une robuste industrie cinématographique, assure la domination culturelle US qui est, d’après l’orateur, «une volonté d’intégration régionale dans le groupe Alena, accord de libre-échange nord-américain (Canada, Etats-Unis, Mexique) et le projet de partenariat trans-Pacifique, «Zlea qui a été relancé à Hawaï en novembre 2011 lors du dernier sommet de Apec». A l’exclusion de la Chine, les Etats-Unis, la Nouvelle Zélande, Singapour, l’Australie, la Malaisie, le Vietnam et les Brunei, le Chili et le Pérou, ont participé à ce sommet, indique-t-on. Cependant, le déplacement des centres d’application de la grande stratégie américaine implique, dira-t-il «un nouveau partage du fardeau entre l’ancien et le nouvel Occident.
En outre, il est à savoir que «le déploiement des marine’s à Dawin au nord de l’Australie avec un effectif avoisinant 2 500 hommes annoncé le 13 novembre 2011, montre que désormais l’océan Pacifique prendra la place de la Méditerranée de jadis, au XXIe siècle, en termes de convoitise». Les Etats-Unis, sont qualifiés par M.Dokha de «gendarmes du monde avec leurs flottes permanentes encerclant les continents et leurs bases stratégiques déployées à travers le monde ainsi que le contrôle du Moyen-Orient et de son pétrole qui est un facteur de pression sur le reste des pays importateurs des hydrocarbures». L’invasion de l’Irak en 2003 est, selon lui, «un avertissement pour ceux qui auront l’intention d’utiliser d’autres monnaies que le dollar dans leurs transactions commerciales d’où les révolutions colorées auparavant et printemps arabe actuellement».
Ces révoltes «sont des changements de régime ayant l’apparence d’une révolution mobilisant de vastes segments populaires mais relevant d’un coup d’Etat qui ne vise le changement des structures sociales, mais à substituer une élite à une autre pour conduire une politique économique et étrangère pro-occidentale en utilisant, entre autres, la NED, The National Endowment for Democracy.  Cette ONG, créée sous l’ère de Ronald Reagan, se présente comme un organe de la promotion de la démocratie, mais qui reprend le rôle de la CIA d’il y a 25 ans. Cependant, il faut noter que tous les oligarques déchus étaient des pro-Occidentaux.*L’Expression-Mardi 05 Novembre 2013

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*une troisième guerre mondiale pointe à l’horizon

Les guerres meurtrières du siècle dernier n’ont pas suffi à enterrer la hache de guerre!

Sans l’Europe, les Etats-Unis sont dans l’incapacité d’entretenir quelque guerre que ce soit, et encore moins la gagner.

Que peut-on dire d’un pays qui accumule ses troupes autour des frontières d’un autre pays, lui portant tous les coups bas qui lui sont possibles, le provoquant dans tous les domaines pour le pousser à réagir en situation de faiblesse, allant même jusqu’à créer des casus belli ? Ce pays est, de manière évidente, en état de guerre.

Si les Etats-Unis ne sont pas encore dans une phase d’offensive militaire, c’est qu’il leur faut d’abord mener et gagner une autre guerre qui est déjà en cours : mettre l’Europe dans l’impossibilité de refuser la guerre contre la Russie. Sans l’Europe, les Etats-Unis sont dans l’incapacité d’entretenir quelque guerre que ce soit, et encore moins la gagner. En fait, les américains aimeraient faire ce qu’ils ont toujours fait : amener l’Europe à faire la guerre pour eux.

Si, pour les Etats-Unis, le seul objectif est la guerre elle-même, aussi longue et aussi destructrice que possible, il faut bien trouver aux européens des raisons solides pour la faire. Déjà, ils ont réussi à impliquer l’Europe dans tous les chaos qu’ils avaient créés de toute pièce, réussissant même à faire créer certains de ces chaos chez les européens et par les européens eux-mêmes, comme en Ukraine. L’Ukraine est un piège, non pas pour pousser la Russie à déclencher un conflit, mais pour emmener tout le monde dans une conflagration globale, et peu importe qui fera le premier pas.

De ce point de vue, ils sont en train de progresser vers la réussite de leur projet. A coups de durcissements et d’escalades sur le terrain dans le sud-est de l’Ukraine empêchant volontairement l’incendie de s’éteindre, de manœuvres type false flag, de sanctions « innocentes » qu’ils obligent les pays européens à suivre, chacune rendant difficile tout retour en arrière, nous nous dirigeons lentement, mais sûrement, vers une situation qui ne pourra déboucher que sur des actions militaires de grande envergure.

Des actions militaires, il y en a déjà, et elles ne sont pas seulement le fait de l’armée ukrainienne. Cette armée de façade n’effectue aucune opération qui ne soit décidée, planifiée et gérée par les conseillers américains. Quel que soit le sort futur de l’armée ukrainienne, gagnante ou perdante, tôt ou tard l’OTAN pointera officiellement son nez pour la renforcer. Cela aussi se fera progressivement, de la petite aide technique et la formation, qui a déjà commencé, jusqu’au déploiement des ogives nucléaires. Pour le nucléaire, la préparation psychologique des européens a déjà commencé avec la demande, la semaine dernière, des députés du parti nationaliste Svoboda de restituer à l’Ukraine son statut de puissance nucléaire. On se doute, bien sûr, d’où émane cette demande.

Le problème n’est plus de savoir comment réagira la Russie, mais ce que feront les européens, qui seront, dans cette circonstance, utilisés exactement comme le furent les djihadistes ailleurs, c’est-à-dire comme des soldats de l’empire. Bon gré, mal gré, ils seront amenés, de manière soft et progressive, à une situation où la seule issue naturelle et logique sera de se battre pour défendre leur existence mise délibérément en danger, danger dont les origines auront été largement brouillées et remaniées par un système médiatique déjà bien rodé en la matière.

Ce que nous voyons aujourd’hui a déjà été réalisé à maintes reprises durant ces cent dernières années. Et nous sommes, à chaque fois, surpris de revivre des évènements qui ont pourtant été vécus par nos pères et nos grands-pères, comme s’il s’agissait de nouveautés incroyables. Les mêmes entités qui plongèrent l’Europe dans des guerres meurtrières au siècle dernier sont de nouveau à l’œuvre. Ce sont les mêmes qui, de Londres, en 1939, poussèrent l’Allemagne dans une situation de non-retour et fermèrent la dernière porte de sortie à Hitler en faisant volontairement capoter les négociations menées sous l’égide de l’Italie, trompant ainsi tout le monde, y compris l’allié français dirigé alors par le suiveur français de l’époque, Edouard Daladier, exacte réplique du toutou actuel, François Hollande. Grandeur passée oblige, la France est toujours le pays qui, en fin de compte, finit par légitimer toutes les guerres de massacre en leur donnant la couverture universaliste dont son histoire se réclame. On comprend alors la fureur des Etats-Unis à propos des positions françaises sur l’Irak en 2003.

Hier à Londres, aujourd’hui à Washington, les décideurs sont les mêmes, l’un et l’autre endroit n’étant que des lieux d’application de leurs décisions. Les invasions, les annexions, ne les intéressent pas le moins du monde, surtout si l’invasion est impossible comme dans le cas d’une terre aussi vaste que la Russie. Cela ne les empêche pourtant pas de l’encourager. Pas plus que ne les intéressent des notions comme : qui va gagner, qui va perdre, qui va s’en sortir, etc. Quels que soient les vainqueurs ou les vaincus dans une guerre, eux en sortiront gagnants. Pour eux, l’humanité serait comme une masse de fourmis composée d’équipes de destruction et d’équipes de reconstruction. Tirant profit de l’une et de l’autre, leur tendance logique est d’encourager la destruction pour ne pas mettre au chômage ceux qui sont chargés de reconstruire.

L’Europe, une fois de plus, est le candidat idéal pour une future reconstruction après destruction. Même si la Russie arrivait à se dérober, comme ce fut le cas en 1939 avec le pacte de non-agression germano-soviétique, l’Europe aura du mal à échapper au destin qui lui est réservé. Les nazis sont déjà en place, il ne restera plus qu’à les armer, comme ceux d’Allemagne naguère. Cela prendra juste un peu plus de temps.**Avic – Réseau International -vendredi, 01 août 2014

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Ukraine: les USA comptent déployer des armes nucléaires

L’intention de restituer à Kiev le statut de puissance nucléaire n’est qu’un prétexte utilisé par Washington pour déployer des armes nucléaires en Ukraine, considère Konstantin Sivkov, président de l’Académie russe des problèmes géopolitiques.  

A la chute de l’Union soviétique, l’Ukraine a hérité d’un stock d’armes nucléaires. Toutefois, Kiev y a renoncé en 1993 en adhérant au mémorandum de Budapest. En échange, la Russie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis s’engageaient à garantir la sécurité de l’Etat ukrainien.  

Il y a une semaine, sur fond de poursuite de la confrontation dans le sud-est du pays, les députés du parti nationaliste Svoboda ont proposé de restituer à l’Ukraine son statut de puissance nucléaire.  

« De quelle puissance nucléaire peut-il s’agir si l’Ukraine ne possède (…) ni écoles scientifiques, ni technologies nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires? Elle ne possède même pas les matières premières destinées à ces fins. La réponse est évidente: des armes nucléaires américaines y seront déployées », a indiqué M.Sivkov lors d’une conférence de presse à RIA Novosti.  

Les Etats-Unis accusent la Russie d’avoir violé le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF). Dans le même temps, selon l’expert, Washington bafoue les accords internationaux.  

« Les Etats-Unis installent à bord de chasseurs tactiques appartenant à des pays dénucléarisés des équipements permettant d’utiliser des armes nucléaires de fabrication américaine, faisant de ces Etats des pays nucléaires. Voici une preuve d’une violation directe de la loi et du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires », a expliqué M.Sivkov.  

Selon lui, tout ceci peut être perçu comme une démarche antirusse: « Pourquoi l’Ukraine aurait-elle besoin d’armes nucléaires américaines? Bien entendu, contre la Russie ».  *Source: Ria Novosti*30-07-2014 

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mili

**Moscou revoit sa doctrine militaire

La Russie remaniera prochainement les fondements de la sécurité nationale de l’Etat, écrit vendredi 1er août le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

La loi sur la sécurité, la stratégie de la sécurité nationale russe d’ici 2020 et la Doctrine militaire seront complétées par la description de nouvelles menaces qui pourraient à court terme devenir pertinentes pour la sécurité du pays. Ces documents reflèteront également les mesures pour neutraliser ces menaces, a annoncé une source du Conseil de sécurité de la Russie.

La Russie met actuellement en œuvre les directives élaborées pour le gouvernement et d’autres structures publiques le 22 juillet lors de la réunion du Conseil de sécurité concernant la protection de la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Russie.

La source du Conseil de sécurité russe affirme que la réunion portait sur les menaces générales fondamentales, y compris nouvelles, pour la sécurité du pays. En parlant des nouveaux risques, elle a souligné qu’il pourrait s’agir de nouveaux défis à l’instar de ceux observés aujourd’hui en Ukraine où a été renversé le gouvernement de Viktor Ianoukovitch par un « chaos contrôlé ». Il a été remplacé par un gouvernement convenable pour certaines puissances mondiales. Autrement dit, on a assisté tout simplement à un coup d’Etat provoqué et financé de l’extérieur.

Un tel scénario est-il envisageable en Russie? Quelle est la nature des nouvelles menaces pour son intégrité territoriale et sa souveraineté? D’où émanent-elles et comment les neutraliser?

Selon le général d’armée Iouri Balouevski, ancien commandant d’état-major interarmées, les nouvelles menaces pour la Russie ne sont pas purement militaire, bien qu’elles puissent significativement influer sur la sécurité militaire du pays.

Le général Balouevski fait remarquer qu’il existe un point commun dans les révolutions de couleur – une guerre médiatique totale était déployée contre les régimes indésirables accompagnée d’autres démarches politiques et économiques. L’expert explique un autre aspect associé aux menaces pour la Russie par des facteurs intérieurs: « L’Etat doit définir et planifier les mesures pour éviter que les événements comparables à ceux de la place Bolotnaïa se reproduisent ».

Il doit être question de mesures politico-économiques. Bien évidemment, elles doivent être accompagnées par le renforcement des forces policières et militaires, estime le général.

En mai 2014, au cours d’une conférence internationale à Moscou, le chef d’état-major interarmées Valeri Guerassimov a constaté dans son rapport sur le rôle de la force militaire dans les conflits contemporains: « Aujourd’hui, sous prétexte de propagation des valeurs démocratiques on utilise généralement des moyens non militaires et on fait un usage adaptatif de la force militaire pour renverser les régimes indésirables. Le principal outil pour ce faire deviennent les révolutions de couleur qui, selon leurs initiateurs, doivent conduire au changement non violent du gouvernement ».

Les moyens pour le prévenir ont été évoqués au niveau officiel dans des termes généraux et de manière quelque peu abstraite seulement à la réunion du Conseil de sécurité le 22 juillet. Les détails de ces mesures seront probablement mentionnés prochainement dans les documents sur la sécurité nationale, dont les projets sont en cours d’élaboration au Kremlin.*Source: Ria Novosti*vendredi, 01 août 2014

***Bataille pour le leadership mondial

Les USA se préparent à une guerre avec la Chine

Les USA se préparent à une guerre  avec la Chine

**Les Etats-Unis promeuvent l’élargissement de l’OTAN vers l’Est afin de se préparer à une éventuelle confrontation avec la Chine et à joindre une bataille décisive pour le leadership mondial avec elle, a déclaré samedi le chef de la commission de la Douma russe pour les affaires étrangères, Alexeï Pouchkov. Créée en 1949, l’Alliance atlantique a déjà passé plusieurs étapes d’extension. Actuellement, seulement 8 pays européens : l’Irlande, la Suède, la Finlande, la Suisse, l’Autriche, la Serbie, la Moldavie et l’Ukraine restent en dehors de l’OTAN.*irib-samedi, 15 novembre 2014

La caravane des Routes de la Soie et le canard boîteux, par Pepe Escobar La Russie teste militairement l'Otan qui échoue....

Les Etats-Unis ont manifesté délibérément leur animosité contre la Chine en créant des tensions par procuration soit dans la mer méridionale de Chine soit à Hongkong. Ces tensions sont une phase de la guerre par procuration que la Maison Blanche veut imposer à la Chine à long terme. Ces origines de cette guerre contre la Chine remontent à l »poque de la guerre du Vietnam. Les documents du Pentagone datant de 1969 ont été déclassifiés. Ces documents prouvent que la guerre du Vietnam avait un but secret : l’endiguement de la Chine. Cependant, les Etats-Unis ont perdu la guerre du Vietnam et ils ont perdu l’occasion vietnamienne pour affaiblir la Chine. Mais plus tard, Washington sautait sur toutes les occasions imaginables pour déclencher des guerres par procuration contre Pékin.

En 2006, L’Institut des études stratégiques de Washington a élaboré une stratégie pour endiguer la puissance chinoise. Le rapport de cet institut était intitulé : « Le collier de perles : défi du renforcement de la puissance chinoise en Asie ». Ce rapport détaillait les efforts et les projets de Pékin pour assurer l’approvisionnement libre du pétrole dont il a besoin, en essayant de dominer les voies maritimes entre la Chine et le Moyen-Orient. Les rédacteurs de rapport proposaient des mécanismes qui pourraient permettre aux Etats-Unis de maintenir sa domination maritime dans les océans Indien et Pacifique pour empêcher la Chine de réaliser ses projets. L’hypothèse du texte était assez simple : si la diplomatie américaine et occidentale ne réussissait pas à convaincre la Chine à entrer dans le jeu international de « l’Ordre mondial », l’Occident devrait se servir des méthodes interventionnistes pour endiguer la puissance chinoise.

Par ces « méthodes interventionnistes », il faut entendre : le soutien militaire et financier aux terroristes, les guerres par procuration, et les interventions directes contre les intérêts de la Chine partout dans le monde dont au Moyen-Orient, en Asie- du Sud-Est et même à l’intérieur du territoire chinois. Le soutien des Etats-Unis aux séparatistes de Xinjinag, aux leaders du mouvement des protestataires à Hong Kong, aux séparatistes du Baloutchistan pakistanais, et aux bouddhistes extrémistes en Birmanie s’expliquent tous dans le cadre de cette logique américaine. Au Baloutchistan pakistanais, l’Occident soutient les terroristes qui sabotent les activités d’un port et d’un oléoduc appartenant aux Chinois. Et en Birmanie, Washington soutien les mouvements pro-occidentaux afin de porter préjudice aux intérêts traditionnels de Pékin.

Daech qui est en train de s’approcher peu à peu des frontières de la Russie et de la Chine comme le souhaite naturellement Washington. Le groupe terroriste de Daech est en œuvre depuis longtemps pour préparer le terrain à la réalisation des projets hégémoniques des Etats-Unis au Moyen-Orient et en Afrique. Mais les terroristes de Daech ne restent pas immobiles, et ils s’approchent peu à peu des frontières de la Russie et de la Chine, deux grands adversaires stratégiques de Washington. Il n’est donc pas du tout le fruit du hasard si les porte-paroles du mouvement rebelle de « l’occupation du centre-ville de Hong Kong », opposant au gouvernement de Pékin, sont en train de répéter les choses que Washington leur a dictées.*extrait-source:irib-jeudi, 06 novembre 2014

**la prison américaine où est né Daech 

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**vidéo

**Lutte contre Daech

Au lendemain de l’invasion barbare des troupes américaines en Irak en 2003, sans mandat de l’ONU, et qui a bouleversé l’équilibre du Moyen Orient, des milliers de militaires, de baathistes et autres sympathisants de feu le président Saddam Hussein ont été incarcérés dans le camp de Bucca, un vaste centre de détention américain situé dans la ville de Garma.

A partir de 2004 des milliers d’islamistes, arrêtés après la création de l’Etat islamique, en ce temps là affilié à Al-Qaïda, ont été entassés dans le même camp.

Au fur et à mesure, des milliers de délinquants et de criminels vont être détenus dans les mêmes geôles, dans un  cocktail explosif. Or, comme c’est le cas dans toutes les prisons du monde, l’enfermement favorise la radicalisation. Dans le cas de camp Bucca, cela a eu des conséquences que l’on n’imaginait pas à l’époque.

Chaque communauté vivait regroupée : les salafistes avec les salafistes, les baathistes (laïcs) entre eux. Mais les deux groupes, s’ils ont des méthodes différentes, ont vu une communauté d’intérêt et se sont échangés leurs compétences. Résultat : convergence de vues entre les officiers de l’ex armée de Saddam Hussein et les islamistes extrémistes irakiens qui se sont alliés pour lutter contre l’envahisseur américain.

Aboubakr al-Baghdadi, qui a été enfermé dans ce camp durant cinq années, son numéro deux Abou Muslim Al-Turkmani et neuf hauts dirigeants de Daech ont séjourné dans les geôles américaines de la prison de Bucca.

Voilà comment les États-Unis ont fait le lit de l’État islamique. A l’époque, d’anciens détenus l’avaient surnommée « l’école d’Al Qaïda ». Sans se douter qu’un jour, Al Qaïda serait dépassée sur le terrain et perdrait le leadership au profit de Daech.*Par Mourad Arbani | 16/11/2014 /algerie1.com

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6 réponses à “Les USA et le désordre mondial”

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