Essence-Carburants.Les prix s’envolent

***Les prix de l’essence ont atteint de nouveaux sommets en France

Une cliente fait le plein d'essence le 25 janvier 2012 à Pont-L'Abbé en Bretagne

Encore une mauvaise nouvelle pour les automobilistes. Les prix de l’essence à la pompe ont atteint de nouveaux sommets historiques en France vendredi, selon des données publiées mardi par le ministère du Développement durable, ceux du gazole évoluant en revanche à la baisse.Le prix du litre de super sans plomb 95 a grimpé à 1,5640 euro, tandis celui du super sans plomb 98 (dont les ventes sont très inférieures au SP95) s’est élevé à 1,6022 euro, dépassant ainsi tous deux les niveaux records qu’ils avaient atteints en janvier, d’après les chiffres compilés par la Direction générale de l’énergie et du climat (DEGC).

 En revanche, le gazole reste orienté à la baisse, à 1,3960 euro le litre la semaine passée contre un pic à 1,4240 à la mi-janvier, et nettement en-dessous de son record du printemps 2008 (1,4541 euro). Il s’agit de moyennes nationales calculées par la DGEC à partir de données fournies par les stations-services. Cette envolée est liée à deux phénomènes, des tensions géopolitiques (Iran, Nigéria…) qui maintiennent les cours du pétrole brut à des niveaux très élevés, et l’affaiblissement de l’euro par rapport au dollar, qui alourdit le coût de l’or noir importé en France, une fois son prix converti dans la monnaie unique. Les ventes de gazole représentent environ 80% de la consommation française de carburants automobiles, le super sans plomb 95 un peu moins de 15% et le super sans plomb 98 environ 5%. (20Minutes avecAFP-07.02.2012.) **et le prix du tabac de 7,6%Avis aux fumeurs de France. Griller une cigarette va devenir encore un peu plus cher. Le prix du tabac va augmenter de 7,6% au 1er octobre avec le relèvement de la TVA de 1,6 point, combiné à une hausse des prix de 6% prévue antérieurement, selon le ministère de l’Economie.«Il y avait une augmentation prévue de 6% au 1er octobre», à laquelle il faut ajouter l’augmentation de la TVA de 1,6 point annoncée par le gouvernement, explique le ministère de l’Economie…(06.02.2012.)

 

**Gazprom réduit de 10% ses livraisons au marché européen

L’Italie accélère ses importations de gaz algérien

La vague de froid, qui paralyse actuellement l’Europe ainsi que le Bassin méditerranéen, a permis à l’Algérie d’augmenter ses livraisons de gaz vers le vieux continent.

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<p><span style=L’Italie, qui souffre particulièrement de la situation au point de puiser dans ses stocks stratégiques, a augmenté les volumes importés via le gazoduc transméditerranéen Enrico Mattei. Les propos tenus dimanche soir par le président du groupe énergétique italien ENI, Paolo Scaroni, sont à ce titre clairs. L’Italie compense la baisse des approvisionnements en gaz russe par l’accélération des livraisons à partir de l’Algérie et, dans une moindre mesure, de l’Europe du Nord. Il ne s’agit pas pour autant d’approvisionnement hors quotas normaux. Les exportations «supplémentaires» de gaz vers l’Italie ne constitue pas de livraisons exceptionnelles pour l’Algérie et font partie des quantités à pourvoir annuellement dans le cadre des contrats à long terme signés entre Sonatrach et ENI, nous explique-t-on. Ces derniers prévoient d’ailleurs des livraisons annuelles de près de 34 milliards de mètres cubes. Ce qui permet à l’Algérie de se situer en tant que premier fournisseur de l’Italie avec la couverture de 32 à 37% des besoins de ce pays en gaz contre près de 29% pour la Russie. Hier, c’était au tour du ministre italien du Développement économique et des Infrastructures, Corrado Passera, d’annoncer que son pays cherchait à augmenter ses approvisionnements en gaz algérien pour faire face à l’augmentation de la demande interne en cette période de froid. Laquelle demande devrait atteindre, selon les estimations du même responsable, 440 millions de mètres cubes par jour. C’est dire aussi que l’Italie recoure au gaz algérien dont les livraisons demeurent régulières pour compenser l’arrêt des livraisons par Gazprom de volume de gaz hors quotas. D’ailleurs Paolo Scaroni, dont les propos ont été repris par l’agence Reuters, a précisé que sa compagnie se préparait à des «moments difficiles». Car même si aucun risque de pénurie ne se profile actuellement, la vague de froid, qui perdure et touche actuellement toute l’Europe, nourrit l’appréhension d’une baisse continue des fournitures de gaz russe aux clients européens.

La Russie avait annoncé samedi dernier une baisse de 10% de ses livraisons de gaz au marché européen. Une baisse qui ne touche pour l’heure que les volumes hors quotas, tandis que les volumes prévus par les contrats en cours sont quant à eux respectés. Gazprom est d’ailleurs dans l’impossibilité de livrer des volumes supplémentaires après avoir reçu l’instruction du Premier ministre russe, Vladimir Poutine, d’assurer les besoins internes en priorité. La Commission européenne a annoncé, hier, que les livraisons de gaz russe étaient en train d’augmenter sans pour autant atteindre leur niveau normal. Toutefois, si la vague de froid persiste, il difficile de prévoir l’évolution des fournitures depuis la Russie à partir de jeudi.
Ce qui fait craindre le pire, particulièrement aux Italiens, qui ont déjà enregistré un déficit de 30% ces derniers sur le réseau et qui ont dû puiser dans leurs réserves créées en 2006 après la crise du gaz entre Moscou et Kiev. (El Watan-07.02.2012.)

**Des investissements record en 2012…L es investissements projetés dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz devraient atteindre un niveau record en 2012, même si la courbe de croissance des dépenses reste faible.
Selon l’enquête menée par la banque d’investissement Dahlman Rose&Co, les investissements dans l’amont hydrocarbures devraient atteindre en 2012, 595 milliards de dollars. Ce qui constituerait une croissance d’environ 9,3% par rapport à 2011. Toutefois la progression marque le pas cette année comparativement à 2010 où la croissance a inscrit un taux à deux chiffres (16%). La Banque d’investissement spécialisée en industrie et infrastructures craint toutefois un recul des dépenses destinées à l’amont gazier si les prix du gaz naturel aux Etats-Unis ne s’améliorent pas.
L’enquête semestrielle, qui couvre 460 entreprises et initiée par l’analyste James Crandell en 1982, démontre que les résultats des grandes compagnies n’ont été, en fait, dopées que par la hausse des prix du pétrole. D’ailleurs, la croissance des investissements dans l’exploration et la production sera en majorité attribuée à ces grandes firmes, lesquels stimuleront l’investissement aux Etats-Unis. Il est censé croître de 11% grâce notamment au développement des pétroles de schiste. Selon Dahlman Rose, les forages de gaz sec devraient une fois de plus diminuer en raison de la faiblesse des prix du gaz naturel.
Les sables bitumineux seront aussi à l’origine du développement de nombreux projets en Amérique du Nord, au Canada plus précisément. Les dépenses augmenteront de 5,3% pour atteindre 42,8 milliards de dollars.
En dehors des hydrocarbures de schistes et des forages en offshore profond, les grandes firmes pétrolières devraient soutenir l’investissement en Afrique du Nord et dans l’Asie pacifique. Dahlman Rose précise dans ce sens que contrairement à la période s’étalant de 2000 à 2008 où ce sont les compagnies nationales qui maintenaient l’effort en investissements, ce seront désormais les grandes majors comme Chevron Corp, BP PLC, et Total SA qui doperont la croissance en amont. Cependant la Banque d’investissement reconnaît qu’au Moyen-Orient, la croissance du secteur sera maintenue grâce aux engagements de compagnies nationales comme Koweït Oil Co., Saudi Aramco et Qatar Petroleum. L’enquête révèle aussi que la région Asie-Pacifique marquera la plus forte progression avec un gain de 15%. A contrario, les investissements ralentiront fortement en Amérique latine, à l’exception du Venezuela où c’est encore une compagnie nationale PDVSA qui maintiendra le cap et redressera la barre. En Russie, enfin, Gazprom s’achemine vers une forte réduction des investissements dans l’exploration et les immobilisations de la production. Notons enfin que les entreprises sondées par Dahlman Rose ont fondé leurs estimations sur un prix moyen du pétrole brut de 84,72/baril $ en 2012. (El Watan-05.02.2012.)

 

 

**Bientôt l’essence à deux euros le litre

La barre pourrait être franchie très vite en cas d’incidents géopolitiques majeurs…

Une pompe à essence dans une station service avec un hors service. Illustration station service.

La prophétie de Christophe de Margerie est-elle sur le point de se réaliser? En avril dernier, le PDG de Total avait jugé inéluctable que le litre de super atteigne les deux euros à la pompe. Des propos alors qualifiés d’indécents par le Président de la République. «Je vais m’en occuper», avait même lâché Nicolas Sarkozy. Pourtant, neuf mois plus tard, le débat est plus que jamais d’actualité.

 Prix de l’essence record

 Vendredi dernier, les prix de l’essence ont ainsi dépassé leurs sommets datant de mai 2011. Le litre de super sans plomb 95 a atteint 1,5563 euro, et le super sans plomb 98 s’est hissé à 1,5954 euros, d’après les chiffres compilés par la Direction générale de l’énergie et du climat. Des pointes ont même été notées à Paris à 1,74 euro le litre de sans-plomb 98 et 1,82 euro pour le sans-plomb 95.

 Alors à quand la barre des deux euros? «C’est la roulette russe», lance Francis Perrin, directeur de la rédaction de la revue Pétrole et Gaz arabes. Pas de doute, elle sera atteinte tôt ou tard. En effet, la tendance à moyen long-terme est clairement en faveur d’une hausse. Le pétrole est une ressource non-renouvelable et la demande continue de croître sous le poids de la demande des pays émergents même si celle-ci se stabilise aux Etats-Unis et en Europe. D’ici environ cinq ans, le litre de super devrait donc «naturellement» coûter au moins deux euros.

 Sauf que tout peut aller très vite. A la hausse comme à la baisse. Prévoir l’évolution des prix du brut à court terme est impossible. Jeudi, le cours du baril de Brent échangé à Londres a atteint un sommet depuis deux mois, à plus de 115 dollars sous l’effet des craintes concernant l’offre pétrolière en Iran et au Nigeria.

 Un chiffre qui pourrait exploser si Israël venait par exemple à bombarder les installations nucléaires iraniennes, illustre Francis Perrin. Un scénario qui n’a en soi rien d’inimaginable. Le record de 147 dollars le baril, en juillet 2008, ne serait plus alors qu’ «une aimable plaisanterie» entraînant les prix des carburants bien au-delà des deux euros le litre.

 Mais «le pire n’est pas sûr», relativise Francis Perrin. Et si la crise économique venait à s’installer durablement en Europe, la demande de brut s’en ferait ressentir permettant une détente des prix de l’essence. Tout reste donc ouvert pour les mois à venir.(20Minutes-17.01.2012.)

 

*Essence: Nouveau record historique en France, pour les prix à la pompe

Les tarifs des carburants ont battu un nouveau sommet en France vendredi dernier, selon les relevés hebdomadaires publiés lundi sur le site du ministère du développement durable…

Un employé affiche de nouveaux prix sur le panneau d'entrée d'une station à essence en août 2011

Le prix du litre de super sans plomb 95 a atteint 1,5563 euro, et le super sans plomb 98 s’est hissé à 1,5954 euros, d’après les chiffres compilés par la Direction générale de l’énergie et du climat.

 Les prix de l’essence ont ainsi dépassé leurs sommets datant de mai 2011, lorsqu’ils s’étaient élevés respectivement à 1,5492 et 1,5861 euro.

 Inquétudes géopolitiques et faiblesse de l’euro

 Ce mouvement reflète un double phénomène. D’une part, les craintes concernant l’offre pétrolière en Iran et au Nigeria soutiennent les cours du pétrole brut. Ainsi, le cours du baril de Brent échangé à Londres a atteint jeudi un sommet depuis deux mois, à plus de 115 dollars.

 D’autre part, l’accès de faiblesse de l’euro, qui est tombé vendredi à ses plus bas niveaux depuis un an et demi par rapport au dollar, alourdit le coût de l’or noir importé en France, une fois son prix en dollar converti dans la monnaie unique. (AFP-16.01.2012.)

 

**Prix de l’essence:

 «Je vais devoir choisir entre manger, mettre de l’essence ou payer mon loyer»

 

 «J’ai totalement abandonné la voiture individuelle depuis plus de 20 ans»

 Vu d'une pompe à essence à Paris le 8 février 2011

Le carburant n’a jamais été aussi cher. Face à ces hausses, vous êtes nombreux à limiter vos trajets en voiture ou à privilégier des moyens de transports alternatifs. Même si pour beaucoup d’entre vous, la voiture reste indispensable. Voici une sélection de vos témoignages, recueillis dans les commentaires et sur notre page Facebook.

>> Cet article est actualisé grâce à vous. Continuez à nous envoyer vos réactions à reporter-mobile@20minutes.fr ou témoignez dans les commentaires.


Lekhmervert: «J’ai totalement abandonné la voiture individuelle depuis plus de 20 ans»

«J’ai totalement abandonné la voiture individuelle depuis plus de 20 ans. J’avais le choix, à l’époque, entre un appartement en plein centre ville et une maison individuelle à la campagne (40 kms de ma capitale régionale). La plupart de mes amis ont fait le choix de la maison individuelle et l’obligation d’avoir une à deux automobiles, moi j’ai pris l’appartement en centre ville et les transports en commun. Aujourd’hui je me félicite de ma perspicacité: le prix de mon appartement a plus que doublé, plus personne ne veut vivre à 40 kms de son lieu de travail, le travail est en centre ville, les maisons individuelles loin des lieux de travail ne se vendent plus, selon moi.»

Abbylongtoyou: «Si ma fille n’était pas en conduite accompagnée, j’aurais revendu ma voiture»

«Je limite au maximum mes déplacements en voiture. Je prends les transports en commun dès que je peux. Ma fille vient de commencer la conduite accompagnée et, là, pas de mystère, il faut rouler. Donc on restreint d’un côté pour qu’elle puisse rouler plus souvent. S’il n’y avait pas eu cette conduite accompagnée, je pense que j’aurais revendu ma voiture. C’est compliqué pour faire les courses, mais au moins, on n’est pas tenté de remplir son caddie puisqu’après, il faut tout porter à bout de bras jusqu’à la maison. Quand je vois le nombre de voitures qui roulent avec une seule personne à bord, je me dis qu’il y a peut-être des efforts à faire du côté du covoiturage. Seulement les temps ne sont pas à la solidarité.»

Gegems: «Habitant en pleine campagne, je ne peux pas me passer de voiture»

«Le problème de l’essence, c’est qu’on ne peut pas s’en passer, on l’a bien vu l’an dernier lors des « pénuries », et le chantier que ça a entrainé. Pour ma part, j’habite au fond de la campagne, et intérimaire, je ne peux pas me passer de voiture pour le moment. J’ai passé deux ans en apprentissage, où mes principales dépenses étaient le logement et les transports (trains + essence pour ma voiture) et mon budget courses par semaine était réduit à 5 euros, et encore je n’arrivais pas à joindre les deux bouts à la fin du mois… Heureusement que j’avais quelques conserves de légumes de mes parents. Je pense surtout que le covoiturage, la colocation, sont des bonnes solutions, car le monde égoïste et personnel que nous connaissons aujourd’hui est bien répugnant….»

Croux59: «Le deux-roues est plus pratique, mais la voiture reste incontournable»

«Le deux-roues motorisé est de loin le plus pratique. Mais je préfère prendre la voiture, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, on craint moins les chauffards. Ensuite, on est très vite au tapis quand les routes sont mal entretenues. Après, quand on a des courses à faire et qu’on a besoin d’un coffre, on n’a pas trop le choix. Enfin, la météo, qui peut être déterminante… Pour tout déplacement où l’on doit soigner sa présentation, et/ou pour transporter des objets encombrants, la voiture est indispensable selon moi. Il y a bien sûr le cas où les transports en commun ne relient pas le point A au point B. (…) Les trajets travail/domicile ne cessent de s’allonger. Un véhicule personnel est de plus en plus souvent exigé pour décrocher ou conserver un emploi. Bref c’est incontournable.»

Melodie75 : «Je vais devoir choisir entre manger, mettre de l’essence ou payer mon loyer»

«Ça devient très chaud quand on a une vieille voiture qui consomme beaucoup, que l’on est au chômage et que l’on doit se rendre à des entretiens loin des transports. Et honnêtement, il y a même des fois où l’on se dit: « si je suis engagée, comment je vais faire pour m’y rendre tous les jours? Car avec le SMIC qu’ils me proposent, je vais devoir choisir entre manger, mettre de l’essence ou payer mon loyer ». Et l’effet Kiss-Cool, c’est d’ajouter derrière: « si je suis engagée, pourvu que ma vieille voiture ne me lâche pas, sinon je ne peux pas en acheter une autre (vu que SMIC moins loyer moins essence moins bouffe = pas de quoi mettre de côté pour en acheter une) »»

Alexandrine: «Depuis deux ans, je privilégie les transports en commun»

«Ça fait deux ans que je l’utilise au minimum. Je privilégie déjà les transports en commun. Alors déjà pour des raisons financières (essence et entretien de la voiture), mais aussi pour des raisons écologiques. Cependant, elle m’est indispensable pour les courses (avec deux enfants, le caddy hebdomadaire est bien rempli) et pour les destinations pas ou mal desservies par les transports en commun, bus ou tram (je suis à Nancy).»

Anne: «Si ça augmente encore, je m’oriente vers le covoiturage»

«Je préférerais m’orienter vers le covoiturage si ça augmente encore. Au moins là, les frais sont partagés. Cette hausse est une honte! Pour ma part, à 24 ans et au chômage, je n’ai pas des fortunes à mettre dans mon essence. J’en ai assez de payer toujours plus cher. Je n’ai qu’une année d’expérience à mon actif professionnellement et je suis déjà en difficulté parce que le coût de la vie est extrêmement élevé (les prix augmentent mais les salaires eux, ne bougent pas). Je n’ai même pas vraiment commencé dans la vie que je me demande de quoi sera fait demain.» (20Minutes-16.01.2012.)

 

***Pétrole : vers un cours du baril au-delà des 150 dollars en 2012 ?

En 2011, l’évolution du prix du brent a été relativement faible, entre 105 et 125 dollars. Mais quid de 2012?…

Des derricks de pétrole à Bakou (Azerbaijan) le 16 octobre 2005

La demande de pétrole en 2012 est destinée à demeurer robuste. Selon la dernière projection datant de la mi-décembre de l’Agence internationale de l’énergie, la consommation pétrolière l’année prochaine devrait s’établir à 90,3 millions de barils par jour. Ceci représente une augmentation de1 ,3 million de barils par jour.

 Si ceci peut paraître un peu optimiste au regard des graves difficultés des pays de la zone euro, pour autant, il est quasiment certain que nous n’observerons pas en 2012 une correction de la demande analogue à celle qui a prévalu en 2008-2009 atteste Francis Perrin, directeur de la rédaction du magazine Pétrole et Gaz arabes. «2008 et 2009 avaient été deux années exceptionnelles. En 2012, la part des pays non OCDE dans la demande pétrolière mondiale sera d’environ 50%, ce qui est historique. C’est un tournant majeur qui implique que, même si la demande n’augmentait plus du tout dans les pays de l’OCDE, ce qui est possible, la demande mondiale suivrait une ligne ascendante, sous l’impulsion des pays non-OCDE du fait de leur dynamique économique».

 Baisse des stocks

 

 Du coté de l’offre, Emmanuel Painchault, gérant de fonds spécialisé sur les matières premières chez Edmond de Rothschild Asset Management affirme que les tensions seront particulièrement vives. «Nous avons eu tout au long de l’année 2011, une baisse des stocks commerciaux. Le niveau est plus faible que la moyenne de ces cinq dernières années. En 2010 nous étions dans une situation de stocks abondants. Par ailleurs, Les capacités disponibles des pays de l’OPEP, ce que le cartel peut mettre en théorie sur le marché de façon rapide a également baissé, autour de 3 millions barils par jours contre 4-5 millions de barils par jours en 2010».

Sans compter les répercussions récurrentes du manque d’investissement par les compagnies pétrolières au cours des ces dernières années. «Aujourd’hui le taux de déclin naturel des champs pétroliers dans le monde fait que l’on perd 4 millions de barils par jour, c’est la production de l’Iran : tous les ans quoi qu’il arrive, quelque soit le prix du pétrole et les conditions géopolitiques, il faut mettre en production l’équivalent de l’Iran pour stabiliser la production. Cela représente une somme équivalente au programme de la navette spatiale américain tous les ans», rappelle Frédéric Lasserre, responsable de la recherche matières premières chez Société Générale. Autant dire que ces investissements n’ont pas lieu.

Risques géopolitiques : l’Iran surveillé de près

Au déséquilibre offre-demande qui milite pour un maintien du prix du baril élevé, s’ajoute des risques géopolitiques qui, s’ils se concrétisaient, pourraient bien conduire à une flambée du cours de l’or noir.
Pour Frédéric Lasserre, le risque géopolitique est plus élevé aujourd’hui qu’au début du printemps arabe, notamment du fait de la tournure que prennent les évènements en Iran.

 Le risque iranien est un risque important, met en garde Benjamin Louvet, associé gérant chez Prim’Financequi rappelle l’escalade récente des tensions : «des photos montrant des bases iraniennes détruites, des étudiants iraniens qui envahissent l’ambassade d’Angleterre à Téhéran, des iraniens qui annoncent avoir détruit un drone américain, des américains qui nient avoir perdu un drone et qui une semaine plus tard demandent à ce que ce drone leur soit rendu… enfin des iraniens qui indiquent avoir l’intention d’ici quelques temps de faire un exercice militaire dans le détroit d’Ormouz pour montrer leur capacité à fermer le détroit».

«L’Iran représente une production de pétrole brut d’environ 3,5 millions de barils par jour. C’est le deuxième producteur de l’OPEP derrière l’Arabie Saoudite. Le pays exporte un peu moins de 2,5 millions de barils par jour. C’est donc un danger majeur si l’on se rappelle des conséquences qu’ont eu les troubles dans un pays comme la Libye qui a vu sa production quotidienne de 1,6 million de barils par jour tomber à zéro. Suite au conflit en Libye, le prix du pétrole a progressé au cours des premiers mois de l’année de 20-25 dollars par baril», renchérit Francis Perrin.

 Vers un arrêt de la production en Iran?

 L’arrêt total de la production de l’Iran, qui pourrait bien conduire à un bond du cours du baril d’une cinquantaine de dollars, n’est pas une hypothèse très vraisemblable. Pour le moment, les marchés prennent donc à la fois en considération l’embargo de l’UE et la menace de blocage du détroit d’Ormouz par l’Iran…

S’agissant de l’embargo, l’Union européenne, dont la part dans les exportations libyennes s’élève à 20%, réfléchit sérieusement à la question. «Nous devrions être fixés sur la décision de l’UE dans les prochaines semaines. Il est vraisemblable que cette décision soit celle d’un embargo effectif. Même si la décision ne devrait pas être suivie par les pays émergents, notamment les pays asiatiques qui représentent 40% des exportations de l’Iran, l’embargo de l’UE pourrait conduire à des pressions haussières sur le prix du pétrole», affirme Francis Perrin.

Pour ce qui est du blocage de l’accès du détroit d’Ormouz, l’Iran pourrait le faire techniquement mais pas longtemps. Les autres pays du monde, notamment les Etats-Unis, l’empêcheraient de tenir ce blocage dans la durée.
Un véritable blocage n’interviendrait vraisemblablement que si l’Iran était attaqué sur le plan militaire par les Etats-Unis et/ou par Israël. «Je suis convaincu que, du côté de l’administration Obama, il n’y a pas du tout la volonté d’attaquer l’Iran. Cette administration s’efforce également de dissuader Israël de procéder à une telle attaque», signale le directeur de la rédaction du magazine Pétrole et Gaz Arabes.
Au-delà de l’Iran, d’autres zones d’ombre seront àsurveiller, en particulier le Nigéria, la Libye, la Syrie et le Yémen.

Dans la région clé du delta du Niger, la production peut subir le contrecoup de sabotages contre des oléoducs.

 Reprise au Libye

La production libyenne a repris depuis septembre alors qu’elle avait été totalement arrêtée au cours de l’été. Cette production est en train de remonter en puissance plus rapidement que ce que l’on prévoyait. 800 000 barils par jour sont produits aujourd’hui, contre 1,6 million en janvier 2011. Une question importante pour 2012 est de savoir à quelle vitesse la Libye comblera les 800 000 barils par jour restants pour revenir à son niveau d’avant le conflit de 2011. «Faire la deuxième moitié du chemin devrait être plus difficile en termes d’investissement, de réparations et de travaux de réhabilitation», avance Francis Perrin.

 
La Syrie et le Yémen sont deux pays touchés par des troubles politiques et sociaux depuis plusieurs semaines. La production pétrolière syrienne est fortement orientée à la baisse du fait de l’embargo européen.

Enfin, selon Emmanuel Painchault, le Kazakhstan pourrait également constituer un élément perturbateur. Jeudi 22 décembre, les autorités du Kazakhstan ont limogé plusieurs hauts responsables après la répression d’émeutes dans l’ouest du pays, où l’opposition accuse les autorités de torturer les contestataires détenus. Le pays produit 1,6 millions de barils par jour.

 © 2011 easyBourse–(20Minutes-26.12.2011.)

 

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