Mohamed Senouci,co-lauréat Prix Nobel de la paix en 2007

*Mohamed Senouci, le seul algérien lauréat du prix « Nobel » est décédé

*Il s’en est allé humblement, le savant

*Le professeur Mohamed Senouci a tiré sa révérence, vendredi 23 mai 2014, dans sa ville natale, Oran.

Mohamed senouci, colauréat du prix nobel de la paix le 12 octobre 2007 : Il s’en est allé humblement, le savant

Ce météorologue de profession, grand militant de la cause écologiste, a consacré sa vie à sensibiliser tout un chacun sur la nécessité de préserver l’environnement. Président d’honneur et membre fondateur de l’Association pour la recherche sur le climat et l’environnement (ARCE), Mohamed Senouci a combattu, par le biais de sensibilisations et de conférences, les différentes atteintes à l’environnement que ce soit en Algérie ou n’importe où dans le monde. Il était également membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) auprès de l’ONU, initié par l’ex-vice-Président américain Al Gore, qui œuvre pour la protection de l’environnement dans le monde. A ce titre, Mohamed Senouci a été co-lauréat, en 2007, du prix Nobel de la paix, un prix décerné, cette année-là, à l’ensemble des membres du GIEC, avec à leur tête M. Al Gore.

Après avoir entrepris des études supérieures de mathématiques à l’université d’Es Senia dans les années 1970, Mohamed Senouci s’est pris de passion pour les phénomènes climatiques. En plus d’être consultant senior indépendant en climat et développement durable, il était aussi membre de plusieurs projets de recherche ayant trait aux impacts du changement climatique en Méditerranée. Tour à tour membre du projet Nostrum-DSS (système d’aides à la décision pour la gestion des ressources en eau en Méditerranée) et du projet régional sur les changements climatiques au Maghreb, cet enseignant-chercheur à l’Institut hydrométéorologique de formation et de recherche (IHFR) a, de tout temps, préconisé que nombre de citoyens ont des « réflexes écolo» dans leur vie quotidienne, et que les Algériens font sans arrêt pression sur leurs dirigeants pour que ces derniers prennent conscience de la nécessité de sauvegarder l’environnement.

« Toute la terre est dans le même bain. Un Tchadien et un Américain n’ont peut-être pas la même responsabilité quant aux atteintes à l’environnement, mais les deux sont concernés. Même si, vu d’Algérie, cela nous paraît loin, nous sommes tout de même impliqués», avait-il déclaré lors d’une conférence donnée à Oran il y a quelques années. Mohamed Senouci a été enterré, hier, au cimetière de Aïn El Beïda.*El Watan-27.05.2014

***Le seul algérien lauréat du « Nobel de la Paix » l’enfant d’Oran,Mohamed Senouci , est mort , aujourd’hui vendredi 23 mai 2014.  Son enterrement aura lieu, demain , au cimetière Ain El Beida à Oran.  Le défunt, diplômé d’études supérieures mathématiques à l’université de Senia , entre 1973 et 1977 , a été co- lauréat prix Nobel de la paix en2007 avec le GIEC ( groupement inter-gouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, auprès de l’ONU. Il était consultant senior indépendant en climat & développement durable, président d’honneur, membre fondateur chez association de recherche climat et environnement ,enseignant-chercheur chez Institut Hydrométéorologique de Formation et de Recherche (IHFR, Oran, Algérie). Il était membre dans plusieurs projets de recherches, Projet de recherche sur les impacts du changement climatiques en Méditerranée, Projet Méditerranéen NOSTRUM-DSS (Systèmes d’Aides à la Décision pour la Gestion des Ressources en Eau en Méditerranée), Projet Régional sur les Changements Climatiques au Maghreb. Projet ELMASIFA de Prévision Saisonnière des Précipitations en Méditerranée, WAMEX (West African Monsoon Experiment, Organisation Météorologique Mondiale) ,Plan National Climat PNC ALGERIE , Plan Stratégique Centre Africain Météorologie Développement (ACMAD). Programme Adaptation Changement Climatique en Afrique ADDA (IDRC, UK, Canada), Membre du Comité Consultatif du Programme Adaptation au Changement Climatique en Afrique (UK, Canada).*Journal de l’Oranais-

*******************************

*Mohamed Senouci, expert international, au Quotidien d’Oran:

L’Algérie, les inondations et les phénomènes extrêmes

Convaincu que la question du changement climatique mérite socialisation, Mohamed Senouci, pourtant très pris par ses charges professionnelles au niveau international, ne refuse aucune sollicitation. Lors du mois de Ramadan, il a donné deux conférences sur le sujet, dont une à l’IDRH, à Oran. Dans le présent entretien, fidèle à son rang d’expert, il s’interdit à la fois de verser dans l’alarmisme et de céder à la minimisation d’un phénomène qu’il observe depuis des dizaines d’années. Pour lui, il est impératif d’accorder toute l’attention à une question dont désormais dépend notre avenir. 
Le Quotidien d’Oran.: Vous êtes expert international, membre indépendant du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Evaluation du Climat) relevant des Nations unies. Est-ce que vous pouvez présenter à nos lecteurs ce collège d’experts et nous préciser ce que veut dire expert indépendant ? 

Mohamed Senouci : Vers la fin des années 80, quand le problème du changement climatique a été perçu comme une menace planétaire, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été fondé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). 

 Le GIEC est un organe intergouvernemental qui est ouvert à tous les pays membres de l’ONU et de l’OMM. Organisé en trois Groupes de Travail, il a pour mission d’établir la base scientifique du changement climatique, d’en évaluer les impacts et risques et de suggérer des mesures d’adaptation. Il a surtout pour but d’apporter un éclairage objectif et neutre sur cette question, afin de permettre aux pays et aux sociétés de prendre les décisions et mesures adéquates. D’une certaine façon, on peut dire que les négociations internationales sur le climat sont « encadrées » par les rapports du GIEC. Ces rapports sont élaborés environ tous les cinq ans, le dernier en date ayant été publié en 2007. 

 Le GIEC est composé de scientifiques indépendants choisis par leurs pairs, mais les Etats ont la possibilité d’intervenir au niveau de l’Assemblée générale et du Bureau du GIEC. A un moment du processus, ils font expertiser au niveau national les versions provisoires rédigées par les scientifiques avant l’adoption finale de chaque rapport. Cette instance singulière travaille ainsi dans le cadre d’un processus ouvert et transparent de façon à atteindre un consensus scientifique suffisant pour éclairer de façon objective les Etats et les sociétés. J’ai intégré le GIEC en 2004 à titre d’expert indépendant au sein du Groupe II, chargé des impacts et de la vulnérabilité. 

Q.O.: Dans votre conférence donnée tout récemment à l’IDRH à Oran, vous avez avancé que l’origine des derniers incendies d’Athènes et de Californie est à mettre sur le compte du changement climatique. Est-ce que les inondations de plus en plus fréquentes en Algérie ont la même cause ? 

M.S.: Les incendies de Californie ou d’Athènes ont certainement été renforcés dans leur ampleur par des conditions climatiques spécifiques. Même si la cause initiale n’est pas directement imputable au changement climatique, on peut avancer que les nouvelles conditions climatiques favorisent une augmentation de tels phénomènes extrêmes. 

 Par exemple, les inondations plus fréquentes en Méditerranée trouvent une partie de leur explication dans une mer anormalement chaude durant l’été. 

 D’une façon générale, on peut dire qu’il y a plus d’énergie disponible pour favoriser le développement de phénomènes extrêmes. Du point de vue scientifique, la prédiction des phénomènes extrêmes demeure par sa nature un problème compliqué. Les statistiques montrent bien qu’il y a une augmentation significative des phénomènes extrêmes dans le monde au cours des 20 dernières années, mais le lien direct avec le changement climatique est difficile à expliciter. Il faut retenir qu’un phénomène peut devenir extrême par sa fréquence ou par son intensité. Enfin, le même phénomène se produisant en deux lieux différents ne produira pas les mêmes effets, ce qui oblige à considérer le milieu sur lequel il se produit. 

Q.O.: Selon les prévisions que vous avez annoncées, confirmées par d’autres sources, le Delta du Nil est menacé de disparition aux environs des années 2020 s’il n’y aura pas une sérieuse limitation des gaz à effet de serre d’ici là. Est-ce que les côtes algériennes où sont concentrées l’essentiel des populations, des villes et des installations industrielles, notamment pétrolières et gazières, encourent elles aussi des risques ? 

M.S.: Le delta du Nil en Egypte abrite plus d’un tiers de la population (80 millions d’habitants). C’est une région fertile et toute menace constitue un risque sévère pour la sécurité alimentaire de ce pays. Les scientifiques prédisent que la Méditerranée devrait, comme les océans, voir son niveau gagner de 30 centimètres à un mètre d’ici la fin du siècle. 

 Ceci entraînerait l’inondation des zones côtières du delta. Une surface de 15 % du Delta pourrait être immergée d’ici 2020, obligeant un déplacement de plusieurs millions de personnes. Cette situation compliquerait les effets déjà ressentis de la construction du barrage d’Assouan, qui empêche les sédiments nutritifs de régénérer le delta. 

 Dans le cas des côtes algériennes, il ne s’agit pas tant de l’élévation du niveau de la mer que d’érosion et de menaces sur le milieu marin ou les régions côtières. Naturellement, des intrusions d’eaux salées ne sont pas à exclure à l’avenir, avec des impacts sur l’agriculture. Ces problèmes résultent à la fois de la pression humaine sur la frange littorale mais aussi de conditions climatiques liées au changement climatique global. 

 Il faut donc examiner cette question sous l’angle d’un développement qui s’est concentré essentiellement sur le littoral et qui est devenu extrêmement fragile à toute modification climatique. Globalement, la Méditerranée est déjà l’une des régions les plus vulnérables au changement climatique, avec notamment un risque réel de réduction de la pluviométrie future, et l’augmentation de phénomènes extrêmes. Cependant, nous ne disposons pas d’études à une échelle suffisamment fine pour donner à ces risques une signification pratique traductible en outils de décision et d’action. 

 Ceci requiert à la fois un travail scientifique collaboratif entraînant plusieurs disciplines, mais aussi la volonté d’inscrire cette démarche dans un processus plurisectoriel. 

Q.O.: Vous avez, lors de la même intervention, évoqué le cas de la décharge d’Oued Smar que vous avez présenté comme la plus grande du monde. Est-ce que vous pouvez nous rappeler les avantages que peut tirer l’Algérie en matière de transfert technologique dans le cadre de négociation avec un pays du Nord ? 

M.S.: La décharge d’Oued Smar est en effet l’une des plus importantes par rapport aux dimensions de la ville d’Alger. Elle existe depuis plus de 30 ans, s’étend sur plus de 30 hectares et cumule un stock de plusieurs millions de tonnes de déchets. A priori, les solutions exigent des financements parfois importants. Le principe du Mécanisme de Développement Propre, prévu par le Protocole de Kyoto, stipule qu’un projet de développement mené dans un pays du Sud et susceptible d’éviter une émission de gaz à effet de serre peut être financé par un pays du Nord ayant une dette de carbone. En d’autres termes, le méthane contenu dans la décharge d’Oued Smar peut être «revendu» en crédit carbone à un pays du Nord sous la forme d’un investissement pouvant, par exemple, créer une centrale de production d’électricité. D’autres projets de ce type, tels que le reboisement ou le développement des énergies renouvelables, peuvent trouver à la fois des sources de financement et des transferts de technologies. 
Q.O.: Les pays du Sud, dont l’Algérie, sont contraints à une adaptation consistant à renoncer à leur modèle de développement calqué sur celui des pays du Nord. Dans le cadre d’une démarche universelle visant une limitation substantielle des émissions des gaz de carbone, est-ce que ce groupe de pays dispose d’arguments et d’atouts à faire valoir en face des pays du Nord ? 

M.S.: La question est au centre du débat actuel sur le climat. Il ressort clairement des rapports établis tant par le GIEC que le Rapport d’évaluation économique du changement climatique connu sous le nom de Rapport Stern (2006), que la lutte contre le changement climatique est indissociable d’une profonde modification de la nature même du développement économique et social de l’humanité. Tout ou presque est remis en question, la production et l’utilisation des formes actuelles d’énergie, les modes de transports, l’habitat, l’industrie, l’utilisation des sols et l’agriculture, etc… Sans une refonte du fondement même du développement actuel, il est illusoire de penser mettre fin à la question du réchauffement global. Dans ce contexte, les pays du Sud doivent relever un double défi, poursuivre leur développement et innover, car le transfert pur et simple des mécanismes de développement du Nord ne sera pas soutenable à l’avenir. Pire, les dispositions internationales futures leur interdiront peut-être purement et simplement de les appliquer intégralement. On le voit déjà dans le cas des pays dits émergents, tels que la Chine et l’Inde. 
Q.O.: Dans votre conférence, donnant froid au dos je dois le préciser, vous avez insisté que la question du changement climatique concerne nos générations actuelles. Il n’y a pas si longtemps, on la présentait comme pesant sur l’avenir des générations futures. 

 Face à l’éminence des risques, est-ce que vous estimez qu’il existe une prise de conscience mondiale autour de la question du climat et de l’environnement ? Est-ce que vous estimez que le large public algérien est au moins informé sur les menaces climatiques qui pendent sur sa tête ? 

M.S.: Effectivement, une notion nouvelle semble apparaître. On pensait que le développement « durable » devait être conçu de façon à préserver les chances des générations futures. En soi, ce concept né du Rapport Brundtland en 1987, constituait une nouveauté, car on invoquait pour la première fois le droit de générations futures à hériter de ressources suffisantes pour leur propre développement. Or, il semble que la génération actuelle elle-même risque d’être privée d’une partie de ces ressources et vivre des conditions difficiles qui mettent en danger sa propre survie. L’humanité est rattrapée par un problème de grande envergure à laquelle elle ne semble pas tout à fait préparée. Le public algérien n’est certainement pas suffisamment informé sur de tels risques. Pourtant, notre société vit depuis quelques années une situation nouvelle, notamment en termes de catastrophes naturelles telles que des inondations meurtrières ou des vagues de chaleur lourdes à supporter. Ces événements font de plus en plus de dégâts et deviennent de véritables révélateurs de notre capacité globale à résister à ces chocs. Ces phénomènes mettent à l’épreuve tous les acteurs, et il ne s’agit pas de simples mesures techniques ou règlementaires à mettre en oeuvre. A terme, c’est toute une culture nouvelle du risque qu’il faudra ancrer au plus profond de notre société. 

Q.O.: Est-ce que nous pouvons attendre des mesures courageuses et innovantes de la part de la conférence des chefs d’Etat à laquelle a appelé Ban Ki Moon, le SG des Nations unis, pour le 22 de ce mois et surtout de la part de la Conférence de Copenhague prévue en décembre prochain ? 

M.S.: Tout le monde a observé l’intense activité internationale et diplomatique qui entoure la question du climat. Elle a culminé récemment avec la 3è Conférence mondiale sur le Climat, la première réunion au sommet des chefs d’Etat organisé le 22 septembre 2009 à l’initiative du Secrétaire général de l’ONU, ou encore la réunion du G20 qui a inscrit cette question à l’ordre du jour. De même, le Sommet Afrique-Amérique a abordé directement cette question. On sait aussi qu’en décembre 2009, la Conférence de Copenhague doit trouver une issue à l’achèvement du Protocole de Kyoto et définir ainsi un nouveau régime climatique post-Kyoto. Pour autant, le bilan semble dérisoire. Aucune avancée tangible, aucun engagement. Je ne vois pas comment la réunion de Copenhague pourrait trouver une issue à ce problème si les sommets au niveau le plus élevé de la gouvernance politique et économique du monde ne l’a pas fait aujourd’hui. C’est un double échec, celui de la politique mondiale sur le climat mais aussi celui de la gouvernance telle que nous connaissons à travers le système des Nations unies. La crainte est réelle de voir se fissurer la cohésion internationale difficilement maintenue dans le cadre de la Convention Cadre des Nations unies sur le Changement climatique. Les scientifiques sont particulièrement déçus, car ils se rendent compte que leurs prévisions étaient finalement plus optimistes que ne l’indique l’actualité climatique récente. Le danger est encore plus grand et le risque d’une dérive climatique plus rapproché que prévu. Les sociétés civiles du monde tentent de faire entendre leur voix et on observe par exemple un mouvement nouveau, celui des villes et collectivités locales. L’Afrique a des raisons d’être particulièrement inquiète, elle qui produit moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et qui devra affronter des risques énormes à l’avenir. Cependant, pour la première fois, elle ira à Copenhague avec une position unifiée laborieusement obtenue après de multiples négociations. 
Q.O.: Que faut-il pour que le simple citoyen du monde, y compris l’Algérien, désormais acteur et concerné au même titre que les Etats et les lobbys des industriels, s’inscrive dans une démarche respectueuse de l’environnement, à commencer par un comportement visant à limiter les émissions des gaz de carbone dans l’atmosphère ? 

M.S.: Etre citoyen du monde signifie que nous avons une planète en partage et que nous l’empruntons aux générations futures. C’est donc comprendre que les ressources, planétaires ou locales, ne sont pas infinies et que leur utilisation doit se faire avec un souci permanent de la préservation. Tout cela peut sembler idyllique, mais le rôle du « citoyen » sera déterminant dans les années à venir, car il permettra d’éviter les divergences actuelles et peut-être insurmontables entre les intérêts des Etats ou le poids des lobbys. Au fond, c’est tout le sens du « développement humain » et des indicateurs qui doivent le traduire, qui semble remis en cause. La croissance, au sens de l’accumulation matérielle et du gaspillage, peut-elle continuer à être la seule voie possible ? C’est aux citoyens du monde d’y répondre par leur volonté, leur projet social et leur comportement ! 

*Le Quotidien d’Oran-Samedi 17 octobre 2009

****************************

517 réponses à “Mohamed Senouci,co-lauréat Prix Nobel de la paix en 2007”

1 21 22 23 24 25 26
  1. 6 01 2022
    Dario (04:30:12) :

    I do not even know how I ended up here, but I thought this post was great.
    I do not know who you are but definitely you’re going to a famous blogger if you aren’t already ;) Cheers!

    Also visit my web page loft design london

  2. 6 01 2022
    Niki (02:42:59) :

  3. 4 01 2022
    Tawanna (06:31:21) :

    I think the admin of this web page is genuinely working hard for his site, as here every stuff is quality based stuff.

    Stop by my web blog :: Miljoenenspel opzeggen

  4. 1 01 2022
    Margarette (05:59:21) :

    I do believe all the ideas you have offered in your post.
    They are really convincing and will certainly work.
    Still, the posts are very short for newbies. Could
    you please prolong them a little from next time? Thank you for the post.

    My website; ซื้อหวยออนไลน์

  5. 31 12 2021
    Rae (02:01:49) :

    Hi! Do you know if they make any plugins to assist with Search
    Engine Optimization? I’m trying to get my blog to rank for some
    targeted keywords but I’m not seeing very good gains.
    If you know of any please share. Cheers!

    Look into my site :: Electric scooter

  6. 29 12 2021
    Jerold (04:41:45) :

    Hi, Neat post. There’s a problem along with your web site in internet explorer, could test
    this? IE still is the marketplace leader and a good part of folks will
    miss your excellent writing due to this problem.

    Here is my page … XXX Entertainment

  7. 18 12 2021
    Pilar (03:31:20) :

    This is a topic which is close to my heart…
    Take care! Where are your contact details
    though?

    Also visit my blog :: rachitisme

  8. 17 12 2021
    Chara (01:20:56) :

    I have been browsing online more than 3 hours today, yet I never found
    any interesting article like yours. It’s pretty worth enough for me.

    In my opinion, if all website owners and bloggers made good content as you did, the web will be a lot more useful
    than ever before. By the way, here is a link to excellent site for
    earnings – https://real-money-casino.ca/1bet-casino-review/

  9. 16 12 2021
    Jeffry (01:40:12) :

    of course like your website but you need
    to take a look at the spelling on several of your posts.
    A number of them are rife with spelling problems and
    I in finding it very bothersome to inform the reality however I’ll definitely come again again.

    My web-site … kigurumi

  10. 14 12 2021
    Rufus (05:16:09) :

    Hello, all is going well here and ofcourse every one is sharing data,
    that’s actually excellent, keep up writing.

    My page: applebee’s lunch hours

  11. 11 12 2021
    Niklas (01:47:08) :

    If ssome one desires to be updated with most recent
    technologies after that he must be pay a quick visit this web page and be up to
    date aall the time.

    Also visit my blog: https://www.vapornew.com/riot-squad-sublime-hybrid-10ml-nicotine-salt-e-liquid

  12. 9 12 2021
    Philomena (06:04:50) :

    Nice blog here! Also your site loads up
    fast! What host are yoou using? Can I geet your affiliate link to your host?
    I wish my website loaded uup as quicily ass yours lol

    my site https://www.vapefastest.com/attack-shortfill-e-liquid-by-vapesta

  13. 7 12 2021
    Deidre (02:08:25) :

    Middle East University was founded in 2005 as a non-profit
    institution that offered 12 postgraduate programmes. At the beginning of the 2008/2009 academic
    year, MEU widened its academic selections and began offering undergraduate
    programmes in a variety of fields

  14. 4 12 2021
    Darwin (01:25:55) :

    My brother recommended I might like this website.
    He was totally right. This post actually made my day.
    You can not imagine simply how much time I had
    spent for this info! Thanks!

    Also visit my web page … find sexy ladies

  15. 3 12 2021
    Jed (02:20:39) :

    you’re actually a just right webmaster. The site loading
    pace is amazing. It seems that you are doing any unique trick.
    In addition, The contents are masterpiece. you have done a wonderful job on this subject!

    Also visit my site … 먹튀검증 업체

  16. 3 12 2021
    Lon (02:11:51) :

    Przyjaciół nie poznajmy w biedzie, tylko po tym
    jak znoszą nasz wymarzony sukces. cyt. Paulo Coelho.

    :-)

    my blog – Portal News

  17. 30 11 2021
    Remona (05:46:06) :

    I’m not certain tthe place you are getting your information, however good
    topic. I must spend some time learning more orr understanding more.
    Thank you for great information I used too bee on the lookout foor this information ffor
    my mission.

    Sttop by mmy page; https://www.vapevery.com/bermuda-triangle-e-liquid-by-decoded-verified-premium-labs-100ml-75vg

  18. 28 11 2021
    Rebekah (05:58:46) :

    Howdy, i read your blog from time to time and i own a similar one and
    i was just curious if you get a lot of spam feedback?
    If so how do you reduce it, any plugin or anything you can recommend?
    I get so much lately it’s driving me insane so any assistance is very much
    appreciated.

    My web blog สมัครบาคาร่า

  19. 28 11 2021
    organik ped (02:48:31) :

    I agree with you, thank you for information so much

    https://tiensmagaza.com/airiz-hijyenik-kadin-pedi-seti

  20. 26 11 2021
    Carole (03:37:18) :

    It’s perfect time to make a few plans for the long run and
    it is time to be happy. I’ve read this put up and if I may just
    I want to counsel you few fascinating things or advice.
    Perhaps you could write next articles referring to this article.
    I wish to read even more things about it!

    Feel free to surf to my homepage :: idnpoker.com

1 21 22 23 24 25 26

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...