Le métier d’éducateur

**Eduquer les autres, c’est d’abord et sans cesse, se rééduquer soi-même.

L’éducation commence dès la plus tendre enfance et elle continue toute la vie tant le processus d’apprentissage est long et semé d’embûches. On ne sait plus quel écrivain a dit qu’éduquer les autres, c’est d’abord et sans cesse, se rééduquer soi-même. C’est une citation facile à retenir d’emblée, mais pleine de non- dits.

Que d’éducateurs non préparés à cette tâche difficile et cependant exaltante consistant à rendre meilleurs tous ceux qui, les enfants surtout, ont tendance à commettre des fautes, à dévier de la bonne voie par ignorance on manque de savoir-faire. Etre éducateur, c’est savoir se remettre en question Il est facile de dire que les enfants dont on a la charge sont des sauvages, des bons à rien, car, en réalité, ils sont le fruit d’un processus de formation qui a été défaillant quelque part. L’éducation, pour quelqu’un qui en a pris conscience, est une tâche difficile tant elle exige beaucoup de tact et de connaissances. C’est pourquoi, dans certains pays, on exige des enseignants de la première année du primaire ou du cycle d’initiation, d’avoir une licence de psychologie obtenue dans les meilleures conditions possibles. Ceci pour faire comprendre qu’éduquer un enfant, c’est le préparer à la réalité future, le munir d’une diversité de connaissances qui lui permettent de découvrir lui-même sa vocation, d’avoir des convictions en toute liberté, de s’adapter aux nouveautés et aux imprévus. C’est lorsque toutes ces conditions sont réunies que l’enfant se forge une personnalité propre. Il est alors supposé devenu «instruisable», disponible et responsable. Pour que cela devienne possible, il faut que l’éducateur accepte de se rééduquer soi-même. Cela signifie qu’il doit être capable de se remettre en question, d’adapter son enseignement aux changements de la réalité et aux impératifs du monde futuriste.

Si l’éducateur a appris à mesurer sa mission noble à sa juste valeur, il doit chercher à se cultiver car se rééduquer soi-même c’est savoir évoluer en élevant son niveau de connaissances par des lectures appropriées, des échanges fructueux pour mieux se connaître. Ceux qui sont devenus, par le passé, de bons instituteurs ont lu des œuvres utiles comme celles de Montaigne, Rabelais, Tchékov, Taha Hussein, Jean-Jacques Rousseau, Gorki. Différemment mais utilement pour l’enseignant qui les parcourt avec beaucoup de concentration, chacun fait à sa manière un itinéraire qui prépare l’enfant à devenir meilleur comme dans une sorte de voyage initiatique dont on s’inspire pour devenir capable d’inventer soi-même des stratégies d’apprentissage.La formation de l’éducateur ou de l’enseignant ne doit pas se limiter à celle qu’il a acquise à ses débuts dans le métier, elle est fondée sur des efforts perpétuels de renouvellement qui donnent à l’enseignement dispensé le souffle vivifiant de l’actualité. L’enseignant ne peut assurer des ouvertures au monde à des apprenants qu’en ayant lui-même élargi ses horizons. C’est à ce prix qu’il fera prendre conscience à  ses enfants de la complexité du monde et de sa mouvance en leur apprenant à bien observer ce qui les entoure, à devenir réceptif aux nouveautés du monde en marche. Apprendre à observer pour mieux être adapté au monde C’est tout un art que d’apprendre aux autres à aimer ce qui les entoure. La contemplation de la nature nous enseigne que tout est organisé de manière harmonieuse. Au printemps surtout, nous assistons  à un véritable festival de couleurs, de sons musicaux. Pour faire aimer son environnement, voire son pays, il faut un programme conçu avec dextérité. Cela consiste à inculquer des valeurs morales, des principes universels de conduite moyennant des chants portant sur des thèmes précis, comme l’amour des parents, les sentiments de solidarité, d’amitié, d’union pour un avenir meilleur. C’est à partir de l’enfance qu’on apprend à devenir meilleur par l’acquisition des valeurs universellement reconnues comme le travail en tant que source de progrès, l’honnêteté comme condition d’une réussite sociale et moyennant des poésies chantées que les enfants mémorisent de  manière ludique. *La N-R.16.09.2012.

Le métier d’éducateur

**Le métier d’éducateur ( suite.2)

Le métier d’éducateur en milieu scolaire est un métier complexe, fait de missions extrêmement variées. Afin de concilier le travail d’accompagnement socio-éducatif des élèves, les exigences administratives de la fonction, la gestion des espaces et des temps « hors cours », les aides logistiques plus ponctuelles, l’éducateur a besoin dans ce cadre multiforme d’une grande cohérence et d’une meilleure visibilité.

La professionnalisation du métier d’éducateur en milieu scolaire, en tant que métier à part entière, est devenue aujourd’hui indispensable. Face aux missions d’une école qui n’a plus le monopole du savoir, face à l’environnement en pleine mutation, secoué par les vagues successives des nouvelles technologies, la disparition de la famille traditionnelle, les inquiétudes sur l’avenir professionnel et les défis du développement durable, l’éducateur en milieu scolaire doit sans cesse s’adapter aux réalités de ses élèves, de son école, de son environnement.

Dans ce contexte difficile, il est donc vital de construire un cadre de travail commun, un référentiel permettant à tous les acteurs de l’école de situer clairement l’éducateur sur l’échiquier de la vie scolaire. Si la complémentarité de chacun est évidente sur papier, elle pose parfois problème sur le terrain. Les recommandations proposées dans ce référentiel, construites prioritairement à partir du vécu des éducateurs de terrain, donnent ce « plus petit commun dénominateur », avec la possibilité pour chaque école de l’ajuster à ses réalités quotidiennes. Les enjeux ne sont pas minces en termes de perspectives: tant au niveau de la formation initiale des éducateurs où des compétences essentielles sont exigées, qu’au niveau de la formation continuée, une évolution permanente pourra se faire sur base de ce référentiel. Les premiers bénéficiaires de ce travail seront évidemment les élèves, mais tous au sein de la communauté éducative y trouveront un avantage, car il permettra à l’école de demain de répondre encore mieux aux missions qui lui sont imparties en développant confiance et développement personnel, savoirs et compétences, citoyenneté et émancipation sociale.*Enseignement.Cat…

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**Ses missions :

  • Eveille et développe progressivement les capacités de réflexion, d’expression et de communication de
    l’enfant par l’application de méthodes pédagogiques adaptées
  • Favorise l’affirmation de sa personnalité et de son sens social
  • Assure l’apprentissage des bases de la lecture, de l’écriture, du calcul, et la connaissance élémentaire des matières d’enseignement général
  • Prépare et organise le travail des élèves (leçons, exercices, documents…)
  • Participe au conseil d’école, aux concertations pédagogiques et à l’information des parents d’élèves

**Qualités requises

  • Disponibilité
  • Patience
  • Résistance émotionnelle
  • Solides connaissances pédagogiques

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Formation et diplômeCet emploi est accessible en France, dans le secteur public, à partir d’un diplôme de niveau II (licence…), par concours externe aux instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).

*SalaireLe salaire observé en France, est de 1.500 euros en début de carrière et environ 2500 euros en fin de carrière.Les possibilités d’évolution concernent la possibilité de devenir directeur d’école.

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*Comment on devient un bon prof ?

J’essaie de comprendre les besoins de mes élèves, j’apprends à répéter, répéter, répéter, à varier les angles d’approche.

Première semaine de cours. Ça avance, moins difficile qu’attendu. Pour moi en tout cas. Le contact avec les élèves passe bien, mieux avec les grands d’ailleurs, et j’arrive tout doucement à une stabilité, une vitesse de croisière, une participation collective. Étant dépourvu d’outils, je ne saisis pas encore le degré de pertinence de mes cours. J’essaie de comprendre les besoins de mes élèves, j’apprends à répéter, répéter, répéter, à varier les angles d’approche.

On croit souvent que le français est le cours le plus normatif de toute la scolarité. Des objectifs comme la maîtrise de l’orthographe et du langage grammatical, extraordinairement complexe, conforte encore cet a priori d’une discipline aride, balisée d’un côté par le bon usage et de l’autre par la faute, l’interdit, le tabou linguistique.

Avant, au temps lointain où les professeurs étaient formés – même mal, si vous y tenez – on apprenait à partir de l’erreur, ou de l’écart (selon votre degré de tolérance à l’incorrection). On apprenait à observer les faits de langue de nos élèves (accord? pas d’accord? inversion? attribut? un p? deux n?) pour entrer progressivement dans l’abstraction tortueuse des classes grammaticales, pour comprendre les effets retors de la pronominalisation (j’ai fait un concours dans une de mes classes pour la prononciation de ce mot), pour s’habituer à différencier c’est et ces, mais et mes, etc. On disait donc au jeune professeur de s’en remettre à une logique non spécialiste, une logique de l’expérience. Et toute logique nécessite qu’on regarde les choses de façon globale, chaque phénomène éclairant une partie du système.

Aujourd’hui de nombreux collègues cherchent avec bienveillance à jouer ce rôle pour moi, que ce soit dans l’établissement ou à l’extérieur. On me parle de dispositifs qui ont fait leurs preuves, de méthodes magiques pour organiser un tableau, pour construire un cours, etc. J’apprécie toutes ces propositions, mais je suis obligé d’avouer que, dans le meilleur des cas, elles viennent enrichir un magma déjà confus de pistes à voix multiples, tout un fatras de velléités plus ou moins inspirées qui me tourbillonne déjà dans la tête. Quelques textes précieux, au mieux, serviront les orientations que j’ai choisies.

Car finalement c’est toujours mon choix propre qui me permettra d’avancer et de faire avancer mes élèves. Je prends conscience avec beaucoup d’enthousiasme que la liberté pédagogique est plus qu’un acquis de la cause enseignante; c’est aussi une nécessité fondamentale de la relation prof/élèves et une compétence à construire pour moi, une confiance à m’accorder.

Malgré tout, j’aurais aimé partager des impressions, faire le point sur ce qui marche ou pas, prendre du recul sur tout ça. Parce qu’avec mes bouquins théoriques sur la vie de classe, la fabrication des exercices, la posture du professeur et autres réalités du métier, je me sens perdu. Toute une littérature est là pour nous mettre du baume au cœur, qui me serait tellement plus utile si elle assumait son statut de témoignage. Chaque expérience de prof me semble incommunicable en réalité. Je sais seulement que ma légitimité et mon savoir sont, à chaque nouvelle heure de cours, remis sur le fil du rasoir, sensation étrange qui m’avait échappé jusqu’ici.

Apprendre à réagir; je crois que c’était le cœur de cette formation, malgré tous ses défauts. Aujourd’hui, des milliers de jeunes certifiés se fabriquent seuls le costume qu’ils devront porter toute leur vie, face à des élèves pas beaucoup plus solides. (blog.Libération.fr-14.09.2010.) 

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41 réponses à “Le métier d’éducateur”

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  1. 1 01 2018
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