Le capitalisme en crise

*Le début de la fin ?

 La crise grecque et son effet domino

Les hommes politiques européens en étaient groggy hier matin. L’annonce faite la veille par le Premier ministre grec Georges Papandréou de consulter son peuple par voie référendaire sur l’aide de l’Union européenne pour sortir son pays de la crise d’endettement, a fait l’effet d’une bombe. Coup de tonnerre, coup d’Etat, séisme, décision irresponsable, irrationnelle, aucun qualificatif n’était assez fort dans les cercles européens pour qualifier la décision grecque. En effet, et pendant que l’attention mondiale était focalisée sur l’admission de la Palestine à l’Unesco, le Premier ministre a choisi une réunion avec sa commission parlementaire pour lancer sa bombe: «Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté». Il parlait du plan que les dirigeants de l’UE avaient concocté, quelques jours plus tôt, comme solution de la dette grecque. La suite, on la devine, c’est le grand remue-ménage dans la sphère politique européenne mais aussi bancaire et financière d’Europe et, interconnexion oblige, toutes les places boursières de la planète. Un remue-ménage si fort qu’il a donné des «douleurs au ventre» au ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, qui a été hospitalisé hier matin. Pour mieux apprécier la magnitude de la secousse, il nous faut comprendre de quoi il s’agit. C’est en décembre 2009 que tout a commencé. Les agences de notation (de celles qui ont enlevé, le 6 août dernier, le triple A aux Etats-Unis) ont fait baisser la note de la Grèce sur sa capacité à rembourser ses dettes qui s’élèvent à 350 milliards d’euros. Plus de 150% du PIB. Un premier prêt de 110 milliards d’euros est accordé par l’UE et le FMI à la Grèce, 5 mois plus tard. Conditionné par un plan d’austérité, de violentes manifestations ont lieu dans toutes les villes de Grèce. Le 21 juillet dernier, l’UE donne son accord de principe pour un 2e prêt à la Grèce d’un montant de 159 milliards d’euros. «L’accord de principe» va durer jusqu’au 26 octobre dernier où enfin, le fameux plan d’aide à la Grèce est décidé par les dirigeants de l’UE. Pendant tout ce temps, la rue grecque était secouée régulièrement par de violentes manifestations contre les mesures draconiennes d’austérité décidées par les prêteurs et que le gouvernement grec n’avait d’autre choix que de les appliquer. Ces mesures d’austérité dictées donc par les créanciers (cela nous rappelle les années de réajustement structurel imposé par le FMI à notre pays à la fin des années 80) et adoptées par le Parlement grec le 20 octobre dernier se traduisent, entre autres, par une réduction de 20% des salaires de la fonction publique, autorise le licenciement des fonctionnaires et impose les faibles revenus. Il est question aussi de «piocher» dans les retraites, de bloquer les recrutements, etc. Une grève générale a suivi cette adoption. Depuis, la fureur des Grecs n’a pas baissé. La décision de Papandréou s’appuie sur l’exigence de souveraineté nationale. Fils et petit-fils d’anciens Premiers ministres avant lui, Georges Papandréou ne veut pas être, pour l’Histoire, celui qui aura hypothéqué l’indépendance de son pays. C’est pourquoi il a décidé de s’en référer au peuple. Mais comme tout le monde sait ce que les Grecs pensent de cette «aide» européenne et que le «non» l’emportera lors du référendum, c’est la survie de l’Union européenne qui est en jeu. Un vote grec négatif entraînera forcément sa sortie de la zone euro. Il précipitera, par l’effet domino, l’Italie, la France, le Portugal et l’Espagne, endettés jusqu’au cou et actuellement sous «perfusion», dans une crise qui finira par emporter la monnaie unique européenne. Pas seulement puisque le coup sera si rude que de nombreux observateurs prévoient même la dissolution de l’Union européenne. Le ministre grec en a déjà ressenti les «douleurs» mais ce sont tous les européanistes qui se tiennent le ventre après la décision de Papandréou.*Par ********************

*Séisme dans la zone euroLa zone euro a brutalement replongé dans l’instabilité mardi après l’annonce surprise d’un référendum en Grèce, un coup de poker qui menace la survie du gouvernement grec et le plan de sauvetage sur lequel les partenaires européens d’Athènes s’étaient mis d’accord jeudi dernier.
Stupeur et indignation dominaient les réactions en Europe et dans le monde à l’annonce surprise, lundi soir, de ce référendum sur le plan de sauvetage par le Premier ministre grec Georges Papandréou, car un “non” des électeurs grecs pourrait être un prélude à une faillite du pays qui menacerait la viabilité de la zone euro.
Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, qui se rencontreront mercredi à Cannes, dans le sud-est de la France, où doit se tenir un G20 à partir de jeudi, se sont déclarés mardi “déterminés” à faire appliquer le plan de sauvetage de la Grèce malgré l’annonce de référendum.

L’Institut de la finance internationale (IIF), qui représente les grandes banques du monde, a fait savoir qu’il s’en tenait à l’accord de Bruxelles et a “réaffirmé son intention d’aller de l’avant”.
En Europe, les associations altermermondialistes et plusieurs responsables politiques de gauche ou écologistes sont venus en aide à M. Papandréou en jugeant bien naturel de demander son avis au peuple grec.
“C’est aux Grecs de choisir s’ils veulent garder l’euro au prix de souffrances considérables ou s’ils veulent une autre stratégie pour leur pays”, a déclaré en France Arnaud Montebourg, ex-candidat à la primaire socialiste, en “félicitant” M. Papandréou pour son “courage”.
En pleine tourmente politique, la Grèce a annoncé mardi un changement de tout son état-major militaire.
Un conseil de sécurité de l’Etat, réuni sous la présidence du Premier ministre Georges Papandréou, a remplacé les quatre têtes de l’armée, le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major de l’armée de Terre, de la Marine et de l’Armée de l’air, et a déchargé de leurs fonctions une douzaine d’officiers de l’Armée et de la Marine, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué publié dans la soirée.
Une source au sein du ministère a affirmé à l’AFP que les réunions avaient été programmées il y a longtemps, que ce grand remaniement était prévu et n’avait aucun lien avec la situation politique. (AFP-31.10.2011.)

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12 réponses à “Le capitalisme en crise”

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