La pauvreté se démocratise

**Comme dans les pays du Sud, les Grecs ruinés se chauffent au bois ou en brûlant n’importe quoi dans leurs cheminées

Le ciel d’Athènes se voile sous les fumées de la crise

Athènes sous les fumées. Crise oblige, la grande majorité des immeubles ne sont pas approvisionnés en fuel, et les Grecs préfèrent aujourd’hui se chauffer au bois

ce qui se passe au Ghana, ce qui se passe en Grèce: la même chose guette les Francais et les autres

L’Europe va devenir une zone du Tiers-Monde.

Des Grecs trop pauvres abandonnent leurs enfants

Athènes sous les fumées. Crise oblige, la grande majorité des immeubles ne sont pas approvisionnés en fuel, et les Grecs préfèrent aujourd'hui se chauffer au bois.

Ruinés, les Grecs se chauffent en brûlant n’importe quoi dans des cheminées rarement ramonées.

L’atmosphère est de plus en plus pesante à Athènes. Cela n’est pas seulement dû au climat ambiant de la crise, qui continue pourtant de s’alourdir, mais au ciel de la capitale grecque. Depuis quelques jours, celui-ci a perdu sa légendaire luminosité d’hiver.

Un brouillard lourd et épais, formé de monoxyde de carbone et d’oxyde d’azote, coiffe de manière inquiétante la cuvette de la ville. Les experts du ministère de l’Environnement affirment que la limite des 50 microgrammes par mètre cube d’air a été dépassée plus de 35 fois ces derniers jours. Avec la vague de froid hivernal, la concentration de polluants s’élève à 170 microgrammes/m3. Il faut y ajouter une odeur permanente de brûlé, qui agresse les narines dès la nuit tombée.

Les Grecs, ponctionnés par les réductions successives sur leurs salaires et leurs retraites, ne peuvent plus se permettre de se chauffer avec les installations habituelles. La nouvelle taxe sur la consommation imposée en Grèce dans le cadre de la tutelle budgétaire du pays a fait passer le prix du fuel domestique de 0,80 à 1,40 euro le litre, alors qu’il est d’environ 0,95 euro en France. Ce qui a entraîné derechef une baisse de la consommation de 75 %.

Conséquence, la grande majorité des immeubles ne se sont pas approvisionnés cette année et nombre d’écoles publiques ne chauffent plus leurs salles de classes. Plusieurs municipalités du nord du pays ont annoncé devoir fermer leurs établissements scolaires par mesure de sécurité. Dans certaines grandes villes, beaucoup préfèrent utiliser leur climatiseur, au risque de voir leur facture d’électricité s’envoler. D’autres, nommés les «nouveaux pauvres», de plus en plus nombreux, optent pour le poêle à bois ou la cheminée, évidemment non ramonée. On y brûle tout et n’importe quoi: bois, journaux, branches d’arbre, pneus, cageots…

Avec de sérieuses conséquences sur la santé publique. «Athènes était déjà la ville la plus polluée d’Europe et cela ne s’arrange pas. Le taux des particules fines dans l’atmosphère est passé de PM10 à PM2,5 micro, ce qui signifie qu’elles sont encore plus fines. Elles se fixent donc plus rapidement dans les poumons et passent dans le sang. On les associe à des polluants chimiques dangereux», souligne Gerasimos Arapis, professeur d’écotoxicologie à l’Université d’agriculture d’Athènes. À plusieurs reprises, il a alerté le gouvernement sur les dangers du phénomène. «Comme le bois coûte cher, on s’en procure dans les poubelles, mais il est couvert de substances toxiques comme de la peinture. Sinon, on se rend dans les forêts pour en couper illégalement. Comme avec les restrictions budgétaires, il n’y a plus assez de gardes champêtres pour surveiller, ça contribue à détruire la nature.»

Aujourd’hui, le gouvernement prend ce phénomène très au sérieux. Mais au sein de la coalition, on s’interroge: l’imposition de taxes supplémentaires, dans ce cas précis, ne serait-elle pas contre-productive sur tous les plans? Kostis Hatzidakis, le ministre de l’Environnement, a promis une décision dès lundi pour résoudre le problème au plus vite.*Le Figaro-04.01.2013.

La pauvreté se démocratise Grece-Athenes-Pauvrete-7

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**Réactions des internautes:

Pierre Ghirardi…Merci au F.M.I, merci Monsieur Dominique Strauss-Kahn, merci Madame Christine Lagarde car, grace à vous, nous pouvons voir, au sein de l’Europe, les dégâts que le F.M.I fait dans les pays en voie de développement. Si l’on veut savoir ce qui attend le peuple de France, il suffit de regarder ce qui se passe au Ghana, ce qui se passe en Grèce: la même chose nous guette.
La France sera démantelée et vendue morceau par morceau au plus offrant comme l’a été le Ghana, comme la Grèce l’est aujourd’hui, le tour de la France (qui est quand même un gros morceau, un pan considérable de l’histoire des civilisations de notre Terre) viendra, le démantellement a déjà commencé, Goldman Sachs rachète la France  directement ou par le biais du Qatar ou de l’Algérie.

LamiDesAnimaux…Joli résulat de l’euro-mondialisme. Encore une décennie et ils feront de l’Europe une zone du Tiers-Monde.

LamiDesAnimaux…Je pensais que la Grèce était « sauvée » comme on va bientôt nous « sauver » nous aussi

geppetto…Mais ouvrez bien les yeux c’est exactement ce qui nous attend. Quand notre production de base nucléaire aura baissé et que le pétrôle sera hors de prix nous en viendront au chauffage au bois et au charbon, et c’est déjà le cas dans certains lotissement pollués par ces fumées nauséabondes en hiver.

francoise jacotin….Mais si, Edgar, il faut le croire, hélas!!! Je vis en Grèce et je peux vous  dire sans parti pris que cet hiver la crise est terrible pour les Grecs. Même dans l’ile ou je vis, ou pourtant le niveau de vie est meilleur qu’à Athènes ou Thessalonique, et ou les familles se serrent les coudes, les gens ne se chauffent plus qu’au bois, il n’est pas rare de voir de vieilles personnes aller chercher en campagne quelques branchettes pour le soir, le fuel est effectivement à 1 euro 4O le litre . Qui peut mettre 5OO ou 1000 litres dans sa cuve avec un salaire à 700 euros ou une retraite à moins de 400 euros ? Sans parler de tous les petits commerçants qui ont dû fermer boutique et ne touchent , eux, aucune aide d’aucune sorte! Le remède était un remède de cheval, mais hélas il a tué le cheval…

marina dumond…et bientot en france !! combien d’augmentation edf gaz depuis 5ans?!!!!!!!

CRI TIQUE…Rappel = Les Grecs ont cru au Père Noël orthodoxe avec les subventions de l’UE, tout comme l’Irlande, le Portugal….., mais les Grecs persistent a ne pas faire payer d’impôt par leur Eglise et les Armateurs.

François-Xavier de Monvier

@ Alexandre MATSAKIS….la plupart des gens, ici et en France, pensent que c’est le peuple grec qui a magouillé et que c’est bien fait pour lui si il se retrouve dans cette situation : il n’a qu’à s’en prendre à lui-même.

Ils ne sont pas capables de se poser la moindre question, de réfléchir par eux-mêmes. L’information leur est donnée déjà digérée et ils s’en contentent.

Ils ne sont pas capables de se dire « est-ce le manoeuvre dans un chantier de réparation navale de Keratsini ou la caissière de supermarché qui ont fraudé et mis leur Pays dans la panade  ?

Est-ce que la Grèce ne serait pas le laboratoire du pire ?

Non, ils vous diront que ce sont les fonctionnaires qui sont les responsables et que les ultra-riches comme les armateurs qui détiennent au moins 20% de la flotte marchande mondiale et ont des milliards d’euros en Suisse ont fait de l’emploi, ont amené des richesses à leur Pays…

Frédéric Gomes…Vous voulez plutôt dire pays ruinés par la DROITE. C’est sous un gouvernement de droite que la Grèce a maquillé ses comptes grâce à l’aide d’une banque  américaine. La spéculation immobilière espagnole c’est sous le gouvernement d’Aznar qu’elle a pris tout son essor. Celui-ci a quand même gouverné plus de 10 ans. Quant à l’Italie n’en parlons pas. C’est la superstar Berlusconi, illustre gauchiste, qui a gouverné le pays durant plus de 10 ans, avec une très courte interruption de la gauche. Enfin, quant au Portugal, que je connais bien, les causes de la crise sont essentiellement le manque de production industrielle et agricole. Le pays a une balance commerciale trop négative. Or cette production, qui existait il y plus de 30 ans, a été anéantie par 10 ans de droite au pouvoir. Les causes de la crise sont bien antérieures à 2008 et sont bien plus profondes qu’une « simple » crise financière. Ce sont 2 décennies d’options gouvernementales erronées, et dans tous les pays que vous citez, durant cette période, c’est la DROITE qui a le plus longtemps gouverné.

jerome martin….les grecs ont eté ruiné par la droite qui a menti sur les comptes ! et c est la gauche qui en arrivant au pouvoir a découvert le pot aux roses …..un peu comme chez nous en pire

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Des Grecs trop pauvres abandonnent leurs enfants

A Athènes, certains parents trop pauvres pour subvenir aux besoins de leurs enfants préfèrent les abandonner dans les centres d’action sociale.

A situation désespérée, mesure désespérée… Comme Maria, une jeune mère célibataire au chômage depuis plus d’un an, de plus en plus de parents grecs préfèrent, par manque de moyens financiers, confier leurs enfants aux services sociaux ou religieux de la capitale. Il y a quelques mois, elle a décidé de laissé sa fille à l’association SOS Children’s Villages, une association caritative autrefois habituée à recueillir les enfants de parents drogués ou alcooliques.

Depuis un an, nous avons eu des centaines de cas de parents qui veulent nous laisser leurs enfants. Ils nous connaissent et nous font confiance »,

témoigne le Père Antonios, jeune prêtre orthodoxe qui dirige un centre pour jeunes démunis de la ville.

Ces parents, poussés par des conditions de pauvreté devenues trop extrêmes à leurs yeux pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs enfants, ne sont pas bien jugés par la société grecque, pour qui la famille est une valeur de la plus haute importance.

Sofia Kouhi, de l’association Smile of a Child, estime que le plus tragique est que les parents qui demandent que leurs enfants soient pris en charge sont probablement ceux qui aiment le plus leurs enfants, en dépit de l’aspect draconnien de leur acte.*Repéré sur BBC News : The Greek parents too poor to care for their children

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**Les surprises de la pauvreté

Les sans-abris sont aussi nombreux en France qu’en Espagne

Les statistiques européennes sur la pauvreté recèlent un certain nombre de surprises. La crise n’a pas fortement aggravé le phénomène et le lien entre taux de chômage et grande pauvreté est loin d’être automatique. Un seul pays a vraiment fait reculer la misère: la Pologne.

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En début de semaine s’est tenue à Paris la conférence nationale sur la pauvreté. Elle n’a pu que constater la hausse du taux de pauvreté en France mesuré par les données nationale. Quelques jours auparavant, l’office européen des statistiques Eurostat avait publié de nouvelles données sur la pauvreté en Europe.

Il en ressort que la pauvreté tend généralement à augmenter en Europe. Mais sa progression est moins spectaculaire que ce que l’on aurait pu redouter avec la crise. Ainsi près d’un quart (24,2%) des Européens se trouvaient en 2011, selon Eurostat, en situation de pauvreté ou d’exclusion sociale.
Une hausse non négligeable par rapport à 2010 puisque cette population ne représentait 23,4% du total cette année là. Mais il faut noter qu’en 2008, année du véritable démarrage de la crise, le chiffre était sensiblement le même.

Risque de pauvreté et transferts sociaux

Pour cerner le phénomène de pauvreté, les statisticiens européens regardent d’abord le nombre de personnes qui se retrouvent au dessous du seuil national de pauvreté après prise en compte des transferts sociaux. Des personnes qui se trouvent donc en risque de pauvreté puisque les aides ou les minimas sociaux ne leur permettent pas de se hisser au dessus de 60% du revenu médian de chaque pays.

16,9 % de la population européenne se trouvent dans cette situation. Sans surprise, la France, grâce à ses garde-fous sociaux relativement généreux, fait mieux que la moyenne puisque les personnes en risque y représentent 14% du total contre 15,3% en Belgique, 15,8% en Allemagne, 16,2% au Royaume-Uni et plus de 21% en Espagne ou en Grèce. Quelques pays font cependant un peu mieux que la France – autour de 13% – comme le Danemark, l’Autriche ou la Slovaquie.

Les « vrais » pauvres

Toujours selon Eurostat, les personnes que l’on peut effectivement considérer comme « pauvres » sont celles « en situation de privation matérielle sévère ». Celles qui, par exemple, ne peuvent pas correctement se chauffer ou prendre ne serait-ce qu’une semaine de vacances hors de leur domicile. Ces gens représentent 8,8% de la population européenne totale.

Mais les disparités sont très fortes puisque de nombreux pays à l’Est de l’Europe ont un nombre de pauvres dépassant les 20% (Hongrie) et atteignant même 30% (Roumanie, Lettonie) voire excédant 40% (Bulgarie). A l’Est, quelques pays échappent à ce phénomène (République tchèque, Slovaquie, Pologne).

A l’Ouest et au sud de l’Europe, en revanche, les taux ne sont supérieurs à 10% qu’en Grèce (15,2%). Avec 5,2%, la France se situe dans la norme des grands pays européens. Mais on compte plusieurs pays se situant dans la fourchette basse de 1 à 3%, comme les pays scandinaves, les Pays-Bas et, de façon assez surprenante, l’Espagne, pays où la solidarité familiale est un puissant frein à l’exclusion et au dénuement total.

La Pologne montre l’exemple

L’impact de la crise économique et financière survenue en 2008 a été fort là où le chômage a vraiment explosé, comme en Grèce, en Espagne, dans une moindre mesure en Italie. Mais la crise n’a pratiquement pas eu d’effet sur la pauvreté en Allemagne, en France ou au Royaume-Uni.

Autre surprise des chiffres d’Eurostat, la Pologne a fait remarquablement chuter son taux de personnes en risque de pauvreté. Elles est passée de 45% en 2005 à 27% en 2011. La pauvreté est désormais moins prégnante dans ce pays épargné par la crise que dans les pays du sud.

Pas de lien direct chômage-pauvreté

Curieusement, le lien entre chômage et pauvreté ne parait pas direct. Il y a 26% de taux de chômage en Espagne et seulement 3,9% de gens y vivant dans une situation de privation matérielle sévère. A l’inverse, et c’est tout aussi intéressant, des pays où le chômage est officiellement faible – aux Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche, voire au Royaume-Uni ou en Belgique – n’ont pas des performances très bonnes en matière de pauvreté.

Cette constatation traduit principalement l’existence d’un chômage caché, non pris en compte par les statistiques et représentant des gens désinscrits des listes ou découragés. Le phénomène est reflété par la mesure de « l’intensité de travail au sein des ménages ».

En prenant en compte les personnes de moins de 59 ans qui vivent dans des familles ou personne ou presque personne ne travaille, cela représente 11% des Allemands, alors que le taux de chômage officiel n’est que de 5,4%; au Royaume-Uni, c’est 11,5% contre un chômage de 7,8%; en Autriche 8 contre 4,3…

Dans un pays comme la France c’est l’inverse: le chômage est à 10,7% mais les personnes vivant dans un foyer où l’on ne travaille pas ou très peu ne sont qu’un peu plus de 9%. En Espagne, le phénomène est encore plus spectaculaire puisque le taux de chômage est de 26% et ceux qui vivent dans un milieu sans travail de seulement 12,2% !

Allemagne et Espagne au même niveau !

Cet effet de ciseau montre à l’évidence que, dans les pays où le taux de chômage excède sensiblement la proportion des personnes vivant dans un environnement de sous-emploi, le nombre d’actifs, notamment chez les femmes, est élevé et que, d’autre part, les travailleurs modestes restent longtemps pris en compte par les organismes qui gèrent le chômage.

Cela indique également que les disparités économiques entre pays à niveau de développement comparable sont beaucoup moins importantes qu’on ne le dit généralement. Symptomatique à cet égard, le fait que la proportion de gens vivant dans une famille sans travail est pratiquement la même en Espagne et en Allemagne alors que le taux de chômage est quatre fois moins élevé dans ce dernier pays !

Les chiffres servent parfois de paravent à la réalité…*RFI-14.12.2012

**La pauvreté augmente en France et en Europe

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Près d’un ménage français sur huit vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 954 euros de revenus par mois. Un niveau alarmant, mais inférieur à celui de la plupart des autres pays européens grâce à l’importance des transferts sociaux.

Triste nouvelle que nous rapporte la dernière étude de l’Insee : la pauvreté augmente à nouveau en France, après avoir légèrement baissé en 2008. Pas moins de 8,2 millions de personnes, soit 13,5% de la population, vivaient en 2009 sous le seuil de pauvreté et disposent donc, au mieux, d’un revenu de 954 euros par mois. Ils étaient 7,8 millions l’année précédente.

Cette augmentation de 0,5 point s’explique en partie par la hausse du chômage. 2009 est « vraiment la première année pleine où se ressentent les effets de la crise » amorcée en 2008, a commenté Jean-Louis Lhéritier, chef du département « Ressources et conditions de vie des ménages » à l’Insee.

Si la crise a touché tous les ménages, elle a davantage affecté les plus modestes. Alors que le niveau de vie des Français, dans leur ensemble, a progressé de 0,4% entre 2008 et 2009, celui des personnes les plus pauvres a chuté de 1,1%. Les prestations sociales (allocations chômage, RSA…) et les mesures d’aides ponctuelles mises en place en 2009 (comme la prime de « solidarité active ») ont permis de limiter la casse… sans que les plus démunis en profitent.

Avec ces chiffres déjà alarmants, la France s’en tire pourtant mieux que la plupart de ses partenaires européens. En 2008, le taux de pauvreté était en moyenne de 16,5% dans l’UE. Un chiffre relativement stable qui masque de fortes disparités.

La pauvreté est particulièrement importante en Europe de l’Est, en Roumanie notamment où elle atteint 23,4%. Mais plusieurs « anciens » pays – le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne ou la Grèce – ne font guère mieux, avec environ 20%. A l’inverse, les pays d’Europe du Nord, mais aussi l’Autriche et les Pays-Bas, affichent des taux aux alentours de 12%.

En juin 2010, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE s’étaient engagés à sortir 20 millions de personnes du risque de pauvreté et d’exclusion d’ici 2020. Ils avaient également validé l’utilisation d’un nouvel indicateur : la « privation matérielle ». Par exemple, ne pas pouvoir manger de viande ou l’impossibilité de chauffer son foyer. Cela concerne 20 millions de personnes en Europe. Auxquels s’ajoutent les 84 millions d’Européens qui vivent sous le seuil de pauvreté – autrement-dit, dont les ressources sont inférieures à 60% du revenu médian de leur pays.

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En associant ces deux critères, ainsi que le niveau des transferts sociaux, on peut distinguer quatre groupes de pays :

France et Allemagne : mieux que la moyenne.

Les 13,5 % des ménages français en dessous du seuil de pauvreté en 2009 vivaient avec moins de 954 euros. C’est un peu plus qu’en 2008.

De plus, l’écart se creuse entre les revenus les plus modestes et les plus élevés. Ainsi, 10% des personnes les plus modestes disposent d’un revenu annuel inférieur à 10 410 euros alors que les 10% les plus aisées vivent elles avec 3,4 fois plus.

Reste que la France fait mieux que la plupart de ses voisins grâce à des politiques actives de redistribution. L’écart entre le taux de pauvreté avant et après les transferts sociaux est supérieur à 10%, un niveau que seuls les pays scandinaves dépassent.

En Allemagne aussi, les prestations complètent celles du système d’assurance sociale et contribuent à sa généralisation. Le taux de pauvreté (15,2% en 2008) y est plus fort qu’en Europe du Nord et plus faible qu’en Europe du Sud ou de l’Est.

Europe du Nord, Autriche, Pays-Bas : des prestations sociales importantes.

Ce sont les pays où le taux de pauvreté est le plus faible… après les transferts sociaux (allocations diverses, crédits d’impôts…). Avant redistribution, il atteint 24,5% en Autriche, 25,5% en Finlande et même 28,5% en Suède – 3,5 points de plus que la moyenne de l’UE. Mais, au final, la pauvreté ne concerne que 11 à 13% de la population.

Europe du Sud (Italie, Espagne, Grèce, Portugal) : La famille aide plus que l’Etat.

Les solidarités familiales et l’économie informelle jouent un rôle important, bien que ce type d’aide soit difficile à évaluer, mais les prestations de l’Etat sont très faibles. Résultat : alors que le taux de pauvreté de l’Espagne et de l’Italie, avant redistribution, est plus faible que dans les pays scandinaves, près de 20% de la population y vit sous le seuil de pauvreté, contre 12% en Suède.

Europe de l’Est et pays Baltes : fortes « privations matérielle ».

Sans surprise, le taux de pauvreté en Bulgarie, Roumanie ou Lettonie – respectivement 23,4%, 21,4% et 25,6% – est bien plus fort que celui des autres pays de l’UE. Les écarts sont encore plus sensibles si l’on prend en compte le critère de la « privation matérielle » : la barre des 50% est alors dépassée en Roumanie et Bulgarie.*myEurop.infos-30.08.2011

**Les Américains, plus pauvres que les Chinois, selon un rapport du crédit suisse

Selon le Global Wealth Report (Rapport sur la richesse mondiale, ndlr) réalisé par le Crédit Suisse, il y a plus de personnes pauvres en Amérique du Nord qu’en Chine.

Des courriels

Le rapport élaboré par le Crédit Suisse stipule que les Chinois sont moins pauvres que les Américains. Ce constat peut à première vue paraître surprenant. Comment est-il possible que le Canada et les USA, symboles d’aisance et de bien-être à travers le globe, soient dépassés par la Chine?

Selon les schémas présentés par le Crédit Suisse, l’Amérique du Nord compte 10% des personnes les plus pauvres de la planète et 30% des personnes les plus riches du monde. L’Europe, dont la population est supérieure, a des indicateurs encore plus élevés — 20% des plus pauvres et de 35% des plus riches. En Chine, la part des personnes les plus pauvres est proche de zéro, celle des personnes les plus riches atteignant 7 ou 8%.

Les chiffres cités traduisent-ils un bouleversement global de la situation économique dans le monde? Ou faut-il y voir le fait que les Etats occidentaux sont gérés par des ploutocrates qui créent des inégalités flagrantes dans les pays développés?

La réponse est non, explique Tim Worstall, expert de l’Institut Adam Smith (un think tank libéral britannique, ndlr).

Selon l’expert, c’est le système de calculs appliqué par le Crédit Suisse qui donne ce genre de résultats.

Le yuan

Afin d’établir les statistiques utilisées pour le rapport sur la richesse mondiale, les spécialistes du Crédit Suisse ne prennent en compte que le patrimoine net d’une personne (l’ensemble des biens qu’elle possède moins les dettes, ndlr). Selon leurs calculs, il suffit d’avoir 3.000 dollars afin d’appartenir à la catégorie des personnes aisées dans le monde et 70.000 dollars afin d’être parmi les 10% des personnes les plus riches sur Terre.

Selon cette logique, la plupart des Européens et des Américains ayant payé des prêts immobiliers peuvent être classés comme les personnes les plus riches du monde. Mais on omet un détail: il est possible d’avoir un patrimoine net négatif, c’est-à-dire d’avoir des dettes dont le montant est supérieur au montant des avoirs.

« Cela ne peut être le cas que dans les sociétés avancées, où les banques prêtent de l’argent aux personnes qui n’ont pas d’avoirs », a fait remarquer Tim Worstall.

Or, le système bancaire de la Chine ne fonctionne pas de la même façon. Les prêts immobiliers et étudiants n’existent pas — et personne ne peut donc avoir de patrimoine net négatif.

« C’est comme ça que nous obtenons ces chiffres. Et nous devons reconnaître qu’ils sont totalement incorrects. Non pas parce que le Crédit Suisse a commis une erreur: ils appliquent des méthodes adaptées. Ce sont les méthodes utilisées qui sont absolument erronées », a souligné l’expert.

En outre, les spécialistes du Crédit Suisse ne prennent pas en compte le capital humain des personnes, ni les bénéfices sociaux qu’offrent les Etats occidentaux, qui « éduqueront toujours les enfants, où on aura toujours un traitement médical, de la nourriture, et un toit sur sa tête ».

« Cette valeur-là est considérable », a conclu Tim Worstall.

**sputniknews.com/ 15 octobre 2015

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Le drapeau chinois

**La Chine continue de racheter les entreprises françaises

Après le Club Med début 2015, une autre marque emblématique du tourisme français pourrait passer sous pavillon chinois: Fram, voyagiste en difficulté financière et qui souhaitait ouvrir son capital, a reçu une offre ferme de rachat du conglomérat HNA, rapporte l’AFP.

Un mois après avoir demandé un audit sur les comptes de Fram, le chinois HNA — associé à un partenaire minoritaire français, le réseau d’agences de voyage Selectour Afat — a déposé une offre de rachat « ferme » et « in bonis », c’est-à-dire sans passer par une procédure collective, a indiqué mardi le voyagiste français.

Aucun montant n’est communiqué, mais selon plusieurs sources, l’offre de HNA pourrait s’élever à quelque 40 millions d’euros. Le projet de rachat serait porté à hauteur de 90% par HNA, et 10% par Selectour Afat.

 

Fram reste un des plus gros voyagistes nationaux. Très implanté dans le bassin méditerranéen, il avait subi de plein fouet le printemps arabe et tente depuis de se redresser.

 

Cette offre s’inscrit dans une longue série de rachats d’entreprises françaises par des groupes de l’Empire Céleste. Ainsi, dans le tourisme, le conglomérat chinois HNA est déjà actionnaire de la compagnie aérienne française Aigle Azur.
A l’issue de la plus longue OPA de l’histoire de la Bourse de Paris, le consortium Gaillon Invest II — mené par le groupe chinois Fosun — avait pris début 2015 le contrôle de près de 100% du Club Méditerranée et de ses célèbres villages-clubs.

En outre, un consortium chinois a acquis cet été 49,99% du capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

 

De son côté, le fonds souverain chinois CIC était pressenti en juin 2015 pour racheter pour plus d’1,2 milliard d’euros dix centres commerciaux dont un Marques Avenues à Troyes et La Vache Noire à Arcueil, près de Paris. Ce serait le premier gros investissement chinois en immobilier en France, selon le Figaro. Selon Real Capital Analytics, les investisseurs chinois ont dépensé 4,7 milliards de dollars en immobilier dans l’Union européenne de juillet 2014 à juillet 2015.**sputniknews.com/ 14 octobre 2015

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*Exsangue, la Grèce se voit donc appliquer la saignée par l’Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI, au nom de la «désinflation compétitive». Cequi entraîne toujours plus de chômage et de faillites, creusant toujours plus la dette. Professeur d’économie, Moïse Sidiropoulos dénonce cette politique qui enfonce chaque jour un peu plus le pays dans la pauvreté.

À 120 km à l’ouest de Thessalonique, Kozani, ville clé du nord de la Grèce. Une agglomération de 120 000 habitants où se rend aujourd’hui Moïse Sidiropoulos à l’invitation de la CCI, pour un débat sur la crise. Professeur d’économie, il se partage entre l’université de Strasbourg et celle de la capitale macédonienne.

« Certes, les Grecs ont vécu au-dessus de leurs moyens pendant 20 ans. Mais l’Union européenne porte aussi une lourde responsabilité : elle n’a pas fonctionné comme bouclier vis-à-vis des pays les plus faibles et n’a pas de banque centrale digne de ce nom. Une banque centrale est « prêteur en dernier ressort», ce que n’est pas la BCE. Elle ne sert donc à rien» résume-t-il.

Quant à l’endettement de la Grèce ? «Il est aussi dû au fait qu’elle a trouvé des taux d’intérêts trop faibles en intégrant l’euro et qu’elle a été incitée à s’endetter davantage, notamment par l’Allemagne. Berlin ne lésinait jamais afin que la Grèce achète allemand », souligne Moïse Sidiropoulos, sur la route. De fait, les transnationales d’Outre-Rhin savait elles aussi « lubrifier » les relations avec Athènes…

Corruption

Système antimissile, téléphonie, télécoms militaires ou matériel ferroviaire… Aujourd’hui, Siemens est en effet accusé par la justice d’avoir versé près d’un milliard de pots de vin au personnel politique, militaire et administratif grecs, la décennie passée… tandis qu’HDW vendait à la marine pour 5 milliards d’euros de sous-marins défectueux. Alors les leçons de morale d’Angela Merkel… « Mais le problème majeur, c’est que le modèle imposé par la troïka et le gouvernement pour «redresser» la Grèce est erroné. La désinflation compétitive n’a jamais marché nulle part », reprend Moïse Sidiropoulos.

Car privatiser et diviser par trois les salaires pour relancer les exportations n’a pas de sens, en Grèce, pays importateur, faiblement industrialisé où l’état palliait surtout cette déficience structurelle. D’autant moins « que les Grecs sont ceux qui travaillent le plus en Europe, reconnaît l’OCDE, mais avec une trop faible productivité. Il faut d’abord améliorer leur productivité pour améliorer leur compétitivié et investir pour innover», souligne l’économiste, dénonçant une machine à fabriquer toujours plus de chômage, de pauvreté.

La preuve ? Au nord de la route vers Kozani, de grandes cheminées: les centrales qui produisent 60 % de l’électricité grecque et pèsent 8000 emplois. Au programme ? Privatisation et baisses de salaire… Conséquence ? « Tous les jours des commerces ferment ici, depuis qu’on a amputé les revenus des travailleurs de l’énergie » confirme Emmanuel Karakasis, directeur de la Banque Nationale de Grèce à Kozani.

Chez lui, sur 12 000 entreprises, 1 000 ont fermé cette année. « J’ai senti venir la crise avec les ménages qui retiraient leur épargne, fin 2009», explique-t-il, précisant « 90 milliards sont ainsi sortis des comptes en banque grecs depuis». D’où le blues du banquier, qui se sent impuissant. L’avenir ? Il ne l’imagine pas hors de l’euro, « ce serait invivable ». Mais à Thessalonique, la rumeur circule déjà que « la Banque de Grèce imprime des drachmes » confie un commerçant. La rumeur, le pire des dangers…* La dépêche.fr-le 23/12/2011

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