La situation au Mali

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Règlement de la crise malienne

Qui veut mettre hors jeu l’Algérie ?

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El watan / le 21.05.17 | 

En déplacement, vendredi au Mali, pour rendre visite aux troupes de l’opération Barkhane, le président français, Emmanuel Macron, a prévenu qu’il ferait preuve d’une «exigence renforcée» sur le respect par les pays du Sahel de l’accord de paix intermalien signé à Alger en mai 2015.

En sa qualité de commandant en chef de l’armée française, M. Macron a sans doute raison de veiller à ce que ses troupes ne s’éternisent pas dans une région où le risque d’enlisement est réel à cause de la faiblesse des Etats et de l’importance des défis que pose la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue.

L’inclusion de l’Algérie dans le groupe de pays auxquels la France semble reprocher de lever le pied dans l’application de cet accord,  a cependant, surpris de nombreux observateurs, dans la mesure où l’Algérie est encore l’un des rares pays à suivre pratiquement au jour le jour le processus de règlement de la crise. N’étaient les pressions amicales régulièrement exercées par Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires étrangères, autant sur le gouvernement malien que sur la direction de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), l’accord en question (qui a coûté à l’Etat algérien plusieurs millions de dollars et mobilisé son appareil diplomatique pendant plusieurs mois) serait très certainement resté lettre morte.

Plusieurs responsables maliens continuent d’ailleurs de reconnaître aujourd’hui que sans l’implication de l’Algérie dans le règlement de la crise qui a secoué leur pays au lendemain du renversement, par la France et la Grande-Bretagne, de Mouammar El Gueddafi, le Mali aurait probablement éclaté en mille morceaux. Elément moins méconnu du grand public, l’Algérie a apporté également une aide précieuse aux opérations Serval et Barkhane lancées à partir de janvier 2013 par la France pour neutraliser la kyrielle de groupes terroristes qui avaient fait main basse sur le septentrion malien. L’armée algérienne continue d’ailleurs, à ce jour, d’assurer un soutien logistique aux troupes françaises basées au Mali et à veiller à ce que les groupes terroristes pourchassés ne puissent pas fuir la zone. Le président Macron prendra certainement connaissance de tous ces éléments au fur et à mesure qu’il aura à traiter du dossier malien.

Le plus étonnant est que malgré son investissement dans le règlement de la crise malienne et son engagement dans la lutte contre le terrorisme, l’Algérie fait l’objet aujourd’hui d’accusations fantaisistes suggérant qu’elle protège le chef terroriste Iyad Ag Ghali, le fondateur d’Ansar Eddine, qui est à la tête depuis le 2 mars 2017 de Jamaat Nosrat al Islam wal Mouslimin. L’accusation ne tient pas la route pour la simple raison qu’Iyad Ag Ghali s’était fait «griller» auprès de l’Algérie dès 2013 et cela après son refus de s’inscrire dans le processus de paix au Mali initié à Alger.

Et ce refus, il l’avait signifié en ordonnant à ses éléments de mener une attaque de concert avec Aqmi et le Mujao contre la ville de Konna. «Pour nous, en tombant sous l’emprise de son aile djihadiste, Ansar Eddine s’est totalement disqualifié. En s’associant avec les groupes terroristes qui ont attaqué la ville de Konna, il a franchi le Rubicon en choisissant clairement le camp des terroristes. Nous le considérons désormais comme tel, au même titre qu’AQMI et le Mujao», avait expliqué, à El Watan, une source diplomatique algérienne.

Celle-ci avait, par ailleurs, tenu à rappeler que la partie algérienne l’avait «pourtant maintes fois sommé de se déterminer clairement en rompant, sans ambiguïté aucune, avec les groupes terroristes et les narcotrafiquants afin qu’il puisse faire partie de la solution à la crise malienne», (El Watan du 17 janvier 2013). Iyad Ag Ghali sait pertinemment depuis qu’il n’a plus rien à espérer de l’Etat algérien. Sur cette question, il faut reconnaître au président Macron le mérite de ne pas s’être laissé embobiner par les rumeurs infondées qui courent au Sahel au sujet de l’Algérie. Il a, en effet, pris soin d’indiquer lors de sa visite au Mali n’avoir aucun élément permettant d’étayer que l’Algérie soutient Iyad Ag Ghali. Le doute est donc levé. «Ce n’est pas la première fois que l’Algérie est visée par de telles accusations. Ces élucubrations vides de sens ne méritent même pas d’être commentées. Le temps a toutefois toujours fini par prouver que leurs auteurs n’avaient pour autre objectif que d’essayer, à chaque fois, de mettre hors jeu l’Algérie au Sahel», confie un connaisseur du dossier.

**Zine Cherfaoui / el watan / dimanche 21 mai 2017

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*Ce que dit l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali

Dans la nuit de mercredi à jeudi 26 février 2015, la médiation internationale conduite par Ramtane Lamamra a remis aux mouvements armés du Nord et au gouvernement de Mali : Ce que dit l’accord de paix-Bamako un texte final d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Si des amendements peuvent encore être faits, c’est l’aboutissement de sept mois de négociations.

- Un partage des richesses

La proposition d’accord de la Coordination incluait la compétence des régions du Nord sur l’exploitation des ressources naturelles et minières. La médiation laisse finalement l’Etat redistribuer un pourcentage des ressources issues de l’exploitation minière, repoussant les discussions sur les critères d’évaluation de cette redistribution des richesses, mais elle estime que 30% des recettes budgétaires de l’Etat doivent être attribuées aux régions du Nord.

- La création d’une police régionale

Des patrouilles mixtes incluant toutes les parties négociant à Alger devront être opérationnelles dans un délai de 2 mois. La réintégration des combattants et le redéploiement de l’armée devraient débuter dans ce même délai. Le texte répète que les forces de sécurité doivent inclure des membres de toutes les parties signataires. Un corps de police relevant de la compétence des régions sera créé dans un délai d’un an.

- De nouvelles élections locales dans un délai de 18 mois

Après une «période intérimaire» au cours de laquelle l’Etat s’engage à reformer les textes législatifs du pays pour permettre l’application de l’accord, l’annexe 1 du texte prévoit l’organisation de nouvelles élections pour renouveller les assemblées locales, les élus des communes et des cercles.

- La reconnaissance du mot Azawad

L’utilisation officielle du mot «Azawad» était l’une des premières revendications des mouvements armés. Les membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui regroupe le MNLA, le MAA, le HCUA et la CPA, indiquait dans sa dernière proposition de texte d’accord que l’Azawad était «une entité géographique et politique spécifique, ayant sa personnalité propre et nécessitant une gouvernance construite sur les fondements de son histoire, de ses réalités sociales, économiques et culturelles».

Le gouvernement de Bamako a jusqu’à présent refusé l’utilisation du mot La médiation avait trouvé une formule : «Les régions du Nord, appelées par certains Azawad». Si ce texte ne reconnaît pas de sens politique au mot, il en sanctuarise néanmoins l’utilisation- Une autonomisation des régions Après avoir abandonné la revendication indépendantiste lors de la signature des accords de Ouagadougou en 2013, les mouvements armés de la Coordination souhaitaient une organisation fédérale. Les autorités maliennes s’y sont opposés pendant des mois.

La médiation a finalement fait le choix d’une structure basée sur la décentralisation, tout en donnant la possibilité aux autorités locales élues au suffrage direct de prendre leurs propres décisions concernant l’aménagement, les services sociaux, les budgets, le développement ou la sécurité.

Ces décisions seront contrôlées «a posteriori» par l’Etat, ce qui semble satisfaire les représentants des mouvements armés. En parallèle, le texte d’accord prévoit la création d’une deuxième chambre au Parlement, qui permette une meilleure représentation des populations du Nord dans les institutions.

- Une Zone de développement prioritaire

La précédente version du texte d’accord évoquait un «retard considérable de développement» des régions de Kidal, Gao et Tombouctou. La médiation demande désormais la mise en place des dispositifs de soutien «de façon prioritaire» aux régions du Nord.

- Des mesures concrètes et urgentes pour le développement

L’annexe 3 de l’accord détaille une série de mesures à réaliser à «court terme», comme l’organisation de la rentrée scolaire, la réalisation de forages hydrauliques à Kidal et Gao, ou encore la distribution d’intrants agricoles et l’organisation de campagnes de vaccination du bétail.

- La réflexion sur la réconciliation nationale repoussée

Le texte ne tranche pas sur les responsabilités de la crise, mais demande aux acteurs des négociations de mettre en place un «débat national» qui permettra la rédaction d’une «Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation».*Leïla Beratto-El Watan-27/02/2015

**Un accord de paix au Mali signé à Alger

Le gouvernement malien a signé dimanche 01 mars 2015 à Alger avec une partie des groupes armés du nord du pays un « accord de paix et de réconciliation » pour mettre fin aux violences. Le document a été paraphé par le représentant du gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du nord du mali engagés dans la plateforme d’Alger et par l’équipe de la médiation conduite par l’Algérie.La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de représentants des gouvernements américain et français.Outre les représentants du gouvernement du Mali, six mouvements politico-militaires du nord ont pris part aux pourparlers de paix au Mali, à savoir, le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

L’équipe de médiation dont l’Algérie est le chef de file comprenait la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO), l’Union africaine (UA), les Nations unies, l’Union européenne (UE) et l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.(Aps)* dimanche 01 mars 2015

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Les frères ennemis maliens à la même table pour faire la paix à Alger

Peu d’observateurs misaient il y a une année sur la capacité de l’Algérie a convaincre les frères ennemis maliens à s’assoir à la même table et discuter d’une perspective de paix.

Sur fond d’une tension persistante au Nord et les manipulations étrangères la crise malienne menaçait même de se transformer en guerre civile. Ceci d’autant plus que la France a dû réduire sa présence militaire au Nord du Mali à cause de la guerre civile en Centrafrique.

Mais Alger n’a jamais perdu patience et confiance de pouvoir renverser la situation en enclenchant un cercle vertueux malgré les embûches. Et le succès est retentissant une année après ! Notre pays accueille demain mercredi la phase initiale du dialogue inter malien devant regrouper une forte délégation du gouvernement malien et des représentants de six mouvements armés concernés par la crise du Nord Mali, a-t-on indiqué aujourd’hui mardi de source diplomatique.

La cérémonie d’ouverture de ce dialogue se déroulera en présence de représentants de l’ONU, de l’Union africaine (UA), de la CEDEAO et de l’Union européenne (UE), a-t-on précisé de même source.

Les six mouvements concernés sont le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

Tout le monde est là !

Les trois premiers mouvements avaient signé en juin dernier à Alger une plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne et à travers laquelle ils ont réaffirmé le plein respect de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale du Mali, rappelle-t-on.

Les trois autres mouvements avaient signé de leur côté la « Déclaration d’Alger » en juin dernier à travers laquelle ils avaient affirmé leur volonté d’œuvrer à la consolidation de la dynamique d’apaisement en cours et de s’engager dans le dialogue inter malien inclusif et réitéré leur acceptation de la nécessité de préserver l’intégrité territoriale du Mali.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita avait à plusieurs reprises signifié qu’il y avait des «lignes rouges» à ne pas franchir, à savoir l’intégrité territoriale du Mali, l’unité du peuple malien, la souveraineté du Mali et le caractère républicain de l’Etat malien. Mais il a laissé la porte ouverte à « toute négociation et prêt à examiner les aspirations et revendications de tous les mouvements » de façon à permettre une meilleure prise en charge de leurs doléances.

Pari réussi pour la diplomatie algérienne

C’est cette volonté d’aller de l’avant et cette confiance retrouvée entre le Bamako et Kidal encouragée par l’Algérie qui a rendu possible la réunion de demain.

Avec patience et contre vents et marées, la diplomatie algérienne avait entamé un processus de facilitation du dialogue inter malien à Alger qui a abouti à des avancées sur le fond du dossier à travers l’harmonisation des points de vue des mouvements jusque là irréconciliables.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, avait reconnu récemment que la phase initiale du dialogue inter malien qui se tiendra à Alger était la « seule voie existant aujourd’hui pour avancer ».

Faut-il rappeler que c’est le président malien Ibrahim Boubacar Keita lui-même qui a demandé en juin dernier au président Abdelaziz Bouteflika, le « soutien de l’Algérie ».

Même au niveau de la Cédéao il y a désormais un consensus pour soutenir le processus de paix inclusif d’Alger. Puisse cette paix au Mali jaillisse des négociations demain à Alger.*.algerie1.com*Par Rafik Benasseur | 15/07/2014

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*Même si on ne le dit pas,

La France a subi de lourdes pertes au Mali et s’apprête à quitter la région

Même si on ne le dit pas –embargo médiatique oblige !-, la France a subi de lourdes pertes au mali. Morts et blessés ne sont rien devant le cout de la guerre, et Paris n’est pas en mesure de dépenser encore plus pour venir à bout d’une rébellion islamiste quasi-insaisissable.

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Près de 4 000 militaires français engagés dans le cadre de l’opération Serval au Mali, équipements, armement, logistique, des drones coûteux qui survolent le Niger et le Mali, etc. La facture a été lourde, très lourde pour la France. Le déploiement des troupes françaises au sol et de l’aviation a fait vite exploser le budget dédié aux opérations extérieures. La France a-t-elle les moyens de financer cette guerre ? Pourra-t-elle compter sur ses alliés pour la soutenir ? Deux questions qui tardent à trouver des réponses.

A fin janvier 2013, la guerre au Mali a coûté « un peu plus de 100 millions d’euros » à la France depuis le début des opérations, lancées le 11 janvier dernier, avait déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Les détails de ces chiffres seront communiqués à « la commission des finances de l’Assemblée nationale» française.
Le retrait français est devenu une question de temps, et déjà Paris pense aux sous-traitants, qui devront finir la guerre. Ainsi, la Mauritanie est prête à envoyer 1 800 hommes au Mali dans le cadre de la future opération de maintien de la paix de l’ONU. Mais ce ne sera pas suffisant.
L’Algérie, selon nos sources, table déjà sur un redéploiement rapide de sa diplomatie au Mali. Elle propose déjà son expertise en matière de réconciliation nationale pour venir à bout des hostilités existant entre les diverses communautés. Son rapprochement avec Ansar Eddine et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad devient de plus évident. Les têtes d’affiche d’Ansar Eddine sollicitent son arbitrage et sa couverture. Le porte-parole, Senda Ould Bouamama, est à la lisière de Bordj Badji Mokhtar et cherche à prendre langue directement avec l’Algérie.
Les autres factions, le MIA, les Arabes Bérabiches et les Touaregs ont toujours été très proches de l’Algérie.
C’est pratiquement l’occasion pour Alger de reprendre son bâton de pèlerin et de continuer à trouver les équilibres pour présenter la solution politique négociée qu’elle a toujours prônée, avant que la guerre déclenchée subitement au Mali par la France ne vienne chambouler les donnes…**Fayçal Oukaci- Monjournal.dz.com-21.04.2013.

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*Mokhtar Belmokhtar aurait été tué par l’armée tchadienne

Mokhtar Belmokhtar,

L’armée tchadienne affirme avoir tué samedi 02.03.2013. le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar dans le massif des Ifoghas dans le nord du Mali, selon un communiqué de l’état-major tchadien.
« Les forces tchadiennes au Mali ont détruit totalement la principale base des jihadistes dans le massif de l’Adrar des Ifoghas, plus précisément dans la vallée d’Ametetai », samedi à 12H00 locales et GMT, affirme le communiqué, précisant que « plusieurs terroristes » ont été tués « dont le chef Mokhtar Belmokhtar dit +le borgne+ ».
L’annonce intervient après celle vendredi par le président tchadien Idriss Déby de la mort d’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, Abdelhamid Abou Zeid, également tué par l’armée tchadienne, ce qui n’a pas été confirmée par Bamako, Paris ou Alger
Mokhtar Belmokhtar est un ex-chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avec laquelle il est entré en dissidence en octobre dernier en formant sa propre unité combattante.
Il a revendiqué l’attaque contre le site gazier algérien d’In Amenas suivie d’une prise d’otages. Selon Alger, 37 étrangers de 8 nationalités différentes, dont trois Américains, et un Algérien y ont été tués par un commando de 32 terroristes de divers pays, dont 29 ont été tués et trois arrêtés.
Mokhtar Belmokhtar, ou son groupe, a menacé à plusieurs reprises de commettre de nouvelles attaques si la guerre au Mali menée par la France ne cessait pas.
Selon le Wall street journal début février 2013, de hauts responsables militaires et des services de renseignement américains envisageaient d’inscrire Mokhtar Belmokhtar sur une liste secrète des personnes à « tuer ».
Le Tchad, qui a déployé plus de 2.000 hommes au Mali, est en première ligne aux côtés de l’armée française dans le massif des Ifoghas, où se sont retranchés les groupes jihadistes après avoir été chassés des grandes villes du Nord qu’ils occupaient depuis l’an dernier.*AFP-02.03.2013.

**Informations sur la mort d’Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique

Le président François Hollande a fait une  allusion vendredi aux informations faisant état de la mort au Mali d’Abdelhamid  Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi),  assurant qu’il n’avait « pas à les confirmer ». « Des informations circulent, je n’ai pas à les confirmer parce que nous  devons aller jusqu’au bout de l’opération », a déclaré le président Français qui évoquait l’opération militaire au Mali dans un discours à Paris  consacré à l’aide au développement. Dans cette allocution, il a affirmé que l’opération déclenchée le 11  janvier 2013 pour chasser les jihadistes du nord du Mali était « sans doute dans sa  phase ultime », consistant à aller les chercher dans une zone montagneuse où ils  sont réfugiés, dans l’extrême nord-est du pays, près de la frontière algérienne. Plus tôt, la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem,  avait indiqué que l’annonce de la mort d’Abdelhamid Abou Zeid était « à prendre  au conditionnel », en l’absence de « confirmation officielle ».  »Nos force sont engagées dans des opérations qui sont extrêmement dures sur le terrain, qui sont des combats sans merci. Tout compte, y compris l’information, je crois qu’il faut être extrêmement prudent avec celles que l’on a, celles que l’on répercute. Pour l’instant ce n’est pas confirmé », a-t-elle poursuivi.
Une source dans l’entourage de François Hollande a aussi demandé à « être prudent » s’agissant d’ »informations qui ne sont pas recoupées ». « On est en territoire malien. C’est à eux (les Maliens) qu’il revient d’identifier les personnes qui font l’objet d’actions militaires », ajoute la même source.

Selon la chaîne algérienne Ennahar TV, Abdelhamid Abou Zeid serait mort  avec 40 autres islamistes au Nord du Mali tandis que trois jihadistes auraient  été arrêtés par les troupes françaises.
Les soldats français et tchadiens affrontent désormais dans le nord-est du Mali des jihadistes déterminés qui refusent de céder du terrain dans cette zone montagneuse où se sont réfugiés les éléments les plus radicaux, selon le gouvernement français et l’état-major des armées.
 Par ailleurs le quotidien algérien El Khabar rapporte vendredi que des  tests ADN ont été pratiqués en Algérie sur deux membres de la famille d’Abou  Zeid. Présenté comme un des chefs d’Aqmi dans la zone sahélienne, Abdelhamid Abou  Zeid, de son vrai nom Mohamed Ghdiri, est un Algérien d’une quarantaine  d’années. Il était apparu pour la première fois en 2003 comme adjoint  d’Abderazak El-Para, principal instigateur de l’enlèvement de trente-deux  touristes européens dans le grand Sud algérien au cours de cette même année. Ennahar+AFP-01.03.2013.

**Aqmi et ses tentacules: Abou Zeid, Belmokhtar et les autres

La mort probable de Belmokhtar pourrait avoir des conséquences importantes sur l’organisation terroriste

Ce terroriste était l’un des fondateurs d’Aqmi. Sa mort probable pourrait avoir des conséquences importantes sur l’organisation terroriste, mais la guerre contre le terrorisme est loin d’être gagnée puisque plusieurs chefs d’Aqmi ont fait «sécession» ces derniers mois pour fonder leur propre entité, à l’image des «Signataires par le sang» de Belmokhtar qui avait gagné des points suite à la prise d’otages de In Amenas dans le Sud algérien.

Alors que la mort d’Abou Zeid n’est toujours pas confirmée par Paris, les spéculations vont bon train sur l’impact que pourrait avoir ce décès sur l’organisation terroriste.

Certains considèrent même que le rôle d’Abou Zeid dans l’organisation était tel que cela s’apparente à la mort d’Oussama ben Laden pour Al-Qaïda. Mais l’organisation d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ne repose pas sur un seul homme. Si elle peut être affaiblie par la perte d’un de ses chefs emblématiques, Aqmi se compose de plusieurs groupes, des cellules agissant de manière indépendante.

Aqmi regrouperait au total quelque 2 300 terroristes, selon les spécialistes. L’attaque de la coalition emmenée par l’armée française cette semaine a donc coupé l’une de ces branches, mais une branche seulement. Abou Zeid était certes une personne influente au sein d’Aqmi, mais ces derniers mois, son concurrent Mokhtar Belmokhtar avait gagné des points.

Le chef de la katiba, surnommé Malboro à cause de son rôle dans le narcotrafic dans la région, aurait piloté la prise d’otages du site gazier de Tiguentourine, en Algérie. Commanditaire de l’attaque, Mokhtar Belmokhtar, chef de la brigade terroriste «les Signataires par le sang» basé à Gao au Mali, était ressorti renforcé de l’attaque terroriste.

La mort de l’«émir» Abou Zeid ne va pas forcément affaiblir la branche Maghreb d’ Al-Qaïda comme la mort d’Oussama Ben Laden n’a pas affaibli la menace terroriste dans le monde. Cette nouvelle constituerait, si elle est avérée, une légère victoire morale pour la France et son armée, mais ne signifie pas pour autant la fragilisation du réseau terroriste au Sahel. Aqmi est une hydre à plusieurs têtes où il n’y a pas véritablement de commandement hiérarchique.

L’affaiblissement d’Aqmi provient tout autant de la perte d’au moins 600 combattants ces derniers mois, notamment dans les combats avec les troupes françaises. Et les renforts qu’attendaient ses dirigeants ne sont finalement pas arrivés. Mais si Aqmi est fragilisée, le groupe dispose toujours d’un arsenal important avec les stocks d’armes récupérés des troupes de Kaddafi en Libye.

L’«émir» algérien Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs de file d’Aqmi, aurait été tué le 23 février 2013, lors d’un raid aérien de l’armée française, dans la région d’In Sensa, dans le massif montagneux de Tigharghar, au nord du Mali. Sa mort n’a pas été confirmée officiellement par Paris.

«C’est à prendre au conditionnel, nous n’avons pas de confirmation officielle », a souligné ce vendredi 1er mars la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud- Belkacem, sur la chaîne France 2.

La prudence vaut d’autant plus que ce n’est pas la première fois que l’«émir» algérien est donné pour mort. Vendredi, Washington a affirmé que les informations étaient crédibles. Le président tchadien, lui, l’a confirmé, pendant que des médias algériens assuraient que des tests ADN sont en cours pour tenter de l’identifier.

Qui est Abou Zeid ?

De son vrai nom Mohamed Ghedir, l’Algérien Abou Zeid, 45 ans, est considéré comme l’un des chefs les plus radicaux des groupes terroristes du nord Mali, soupçonné notamment de la prise d’otages de nombreux occidentaux.

Petit et maigre, il est apparu pour la première fois en 2003 lors du spectaculaire enlèvement dans le Grand Sud algérien de 32 touristes européens par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), ancêtre d’Aqmi.

Ancien trafiquant devenu islamiste radical dans les années 1990 en Algérie, il est notamment soupçonné d’être responsable de l’enlèvement au Niger du Britannique Edwin Dyer, exécuté en juin 2009, et en septembre 2010, toujours au Niger, de cinq Français, un Malgache et un Togolais sur un site d’uranium exploité par le groupe français Areva. Quatre de ces Français sont toujours aux mains d’Aqmi et pourraient être détenus dans la zone où Abou Zeid aurait été tué.

Il aurait également participé à l’enlèvement du Français Michel Germaneau, 78 ans, dont Aqmi avait annoncé l’exécution en juillet 2010. Pendant l’occupation du nord du Mali par les groupes islamistes, Abou Zeid a été vu à Tombouctou et à Gao.

L’homme recherché par Alger

Sa véritable identité n’est d’ailleurs révélée pour la première fois qu’en janvier 2012 lors d’un procès à Alger. L’homme est originaire de la localité de Debdeb, à la frontière algérolibyenne.

Il était alors jugé par contumace en même temps que 11 accusés, détenus depuis 2010, dont 5 membres de sa famille, pour appartenance à un «groupe terroriste international», impliqué dans l’enlèvement de touristes étrangers en 2003. Abou Zeid avait été condamné à la perpétuité tandis que les membres de sa famille avaient écopé de 10 ans de prison chacun, pour constitution de groupe armé international.

Avant de devenir un chef d’Aqmi, Abou Zeid avait combattu dans les rangs du Groupe islamique armé (GIA) puis du GSPC, durant les années 1990. Abou Zeid est connu pour avoir été un grand contrebandier dans la région du Sahel. Un trafiquant d’armes, de drogue et d’hommes. Depuis 2003 et le premier enlèvement d’occidentaux dans le Sahel, Abou Zeid est soupçonné de vivre du «business» des enlèvements dans le Sahel.*03 Mars 2013-Le jour d’Algérie.

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