Les grands événements scientifiques de 2009

  />Ultime cure de jouvence pour Hubble.</b> Au cours d’une excursion orbitale de treize jours fertile en rebondissements, les astronautes parviennent entre le 11 et le 24 mai à remettre sur pied le télescope spatial Hubble, victime d’avaries multiples après dix-neuf ans de bons et loyaux services.<br />Grâce aux soins intensifs qui lui ont été prodigués, à 560 kilomètres d’altitude, Hubble est paré pour fonctionner cinq, voire dix années de plus avec des capacités d’exploration 10 à 70 fois supérieures à ce qu’elles étaient jusqu’à présent. Pour la plus grande joie des astronomes du monde entier. » height= »395″ /></font></strong></p>
<p><strong>Ultime cure de jouvence pour Hubble.<font face= Au cours d’une excursion orbitale de treize jours fertile en rebondissements, les astronautes parviennent entre le 11 et le 24 mai 2009 à remettre sur pied le télescope spatial Hubble, victime d’avaries multiples après dix-neuf ans de bons et loyaux services.
Grâce aux soins intensifs qui lui ont été prodigués, à 560 kilomètres d’altitude, Hubble est paré pour fonctionner cinq, voire dix années de plus avec des capacités d’exploration 10 à 70 fois supérieures à ce qu’elles étaient jusqu’à présent. Pour la plus grande joie des astronomes du monde entier.

 />La Lune, astre glacé.</b> C’est l’une des grandes révélations de l’année. Un mois après avoir envoyé le second étage d’une fusée Atlas 5 s’écraser sur la surface de la Lune, la Nasa annonce, le 17 novembre, avoir découvert, à proximité du pôle sud de notre satellite, dans le cratère Cabeus, une « quantité importante de glace » enfouie dans le sous-sol . De quoi, semble-t-il, approvisionner en eau une éventuelle base lunaire dont l’installation pourrait débuter vers 2020, si le président Obama valide ce projet d’exploration lancé il y a six ans par son prédécesseur George W. Bush. C’est la sonde LCROSS, lancée cinq mois plus tôt, qui a réalisé cette découverte majeure en analysant la composition de l’énorme panache de poussières et de matériaux éjectés lors de l’impact. » height= »366″ /></p>
<p><strong>La Lune, astre glacé.<font face= C’est l’une des grandes révélations de l’année. Un mois après avoir envoyé le second étage d’une fusée Atlas 5 s’écraser sur la surface de la Lune, la Nasa annonce, le 17 novembre 2009, avoir découvert, à proximité du pôle sud de notre satellite, dans le cratère Cabeus, une « quantité importante de glace » enfouie dans le sous-sol . De quoi, semble-t-il, approvisionner en eau une éventuelle base lunaire dont l’installation pourrait débuter vers 2020, si le président Obama valide ce projet d’exploration lancé il y a six ans par son prédécesseur George W. Bush. C’est la sonde LCROSS, lancée cinq mois plus tôt, qui a réalisé cette découverte majeure en analysant la composition de l’énorme panache de poussières et de matériaux éjectés lors de l’impact.

 />Ariane lance Herschel et Planck.</b> Le 14 mai, la fusée européenne, qui a fêté ses 30 ans cette année, envoyait les deux grands télescopes spatiaux de l’Agence spatiale européenne (ESA), Herschel et Planck, vers le point de Lagrange L2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. De là-haut, Herschel observera pendant un peu plus de trois ans la naissance des étoiles et des galaxies dans l’infrarouge lointain et le submillimétrique, une partie du spectre électromagnétique encore inexplorée à ce jour. De son côté, Planck dressera une cartographie ultraprécise des premiers rayons de lumière émis juste après le big bang. Ces merveilles de la technologie spatiale, dont le coût s’élève à 1,8 milliard d’euros, vont permettre aux astronomes de réaliser une plongée dans l’inconnu qui pourrait révolutionner notre vision actuelle de l’univers.<br />Ariane lance Herschel et Planck</p>
<p>Le 14 mai, la fusée européenne, qui a fêté ses 30 ans cette année, envoyait les deux grands télescopes spatiaux de l’Agence spatiale européenne (ESA), Herschel et Planck, vers le point de Lagrange L2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. De là-haut, Herschel observera pendant un peu plus de trois ans la naissance des étoiles et des galaxies dans l’infrarouge lointain et le submillimétrique, une partie du spectre électromagnétique encore inexplorée à ce jour. De son côté, Planck dressera une cartographie ultraprécise des premiers rayons de lumière émis juste après le big bang. Ces merveilles de la technologie spatiale, dont le coût s’élève à 1,8 milliard d’euros, vont permettre aux astronomes de réaliser une plongée dans l’inconnu qui pourrait révolutionner notre vision actuelle de l’univers. » height= »320″ /></font></strong></p>
<p><strong><font face=Ariane lance Herschel et Planck. Le 14 mai 2009, la fusée européenne, qui a fêté ses 30 ans cette année, envoyait les deux grands télescopes spatiaux de l’Agence spatiale européenne (ESA), Herschel et Planck, vers le point de Lagrange L2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. De là-haut, Herschel observera pendant un peu plus de trois ans la naissance des étoiles et des galaxies dans l’infrarouge lointain et le submillimétrique, une partie du spectre électromagnétique encore inexplorée à ce jour. De son côté, Planck dressera une cartographie ultraprécise des premiers rayons de lumière émis juste après le big bang. Ces merveilles de la technologie spatiale, dont le coût s’élève à 1,8 milliard d’euros, vont permettre aux astronomes de réaliser une plongée dans l’inconnu qui pourrait révolutionner notre vision actuelle de l’univers.
Ariane lance Herschel et Planck

Le 14 mai 2009, la fusée européenne, qui a fêté ses 30 ans cette année, envoyait les deux grands télescopes spatiaux de l’Agence spatiale européenne (ESA), Herschel et Planck, vers le point de Lagrange L2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. De là-haut, Herschel observera pendant un peu plus de trois ans la naissance des étoiles et des galaxies dans l’infrarouge lointain et le submillimétrique, une partie du spectre électromagnétique encore inexplorée à ce jour. De son côté, Planck dressera une cartographie ultraprécise des premiers rayons de lumière émis juste après le big bang. Ces merveilles de la technologie spatiale, dont le coût s’élève à 1,8 milliard d’euros, vont permettre aux astronomes de réaliser une plongée dans l’inconnu qui pourrait révolutionner notre vision actuelle de l’univers.

 />Fabriquer de la peau grâce aux cellules souches.</b> On pourra peut-être disposer bientôt d’épiderme humain en quantité illimitée pour soigner les grands brûlés. C’est en tout cas une perspective que laisse entrevoir une équipe de chercheurs français de l’Inserm et du Généthon qui a fait cette année une avancée importante dans le domaine des cellules souches embryonnaires humaines. Christine Baldeschi et Marc Peschanski sont en effet parvenus à forcer des lignées de cellules souches embryonnaires, maintenues en culture, à produire des quantités illimitées de kératinocytes. Cette découverte pourrait améliorer sensiblement l’arsenal thérapeutique pour les brûlés graves, ceux dont l’étendue et la profondeur des lésions mettent en jeu le pronostic vital. » height= »380″ /></p>
<p><strong>Fabriquer de la peau grâce aux cellules souches.</strong> <strong><font face=On pourra peut-être disposer bientôt d’épiderme humain en quantité illimitée pour soigner les grands brûlés. C’est en tout cas une perspective que laisse entrevoir une équipe de chercheurs français de l’Inserm et du Généthon qui a fait cette année une avancée importante dans le domaine des cellules souches embryonnaires humaines. Christine Baldeschi et Marc Peschanski sont en effet parvenus à forcer des lignées de cellules souches embryonnaires, maintenues en culture, à produire des quantités illimitées de kératinocytes. Cette découverte pourrait améliorer sensiblement l’arsenal thérapeutique pour les brûlés graves, ceux dont l’étendue et la profondeur des lésions mettent en jeu le pronostic vital.

 />H1N1 : la pandémie de la décennie. </b> C’est en avril 2009 que le gouvernement mexicain a lancé l’alerte après le décès d’une vingtaine de personnes jeunes consécutif à une grippe liée à un virus inconnu. Très rapidement, l’Organisation mondiale de la santé a relayé l’alarme, mettant en place un dispositif de gestion de crise à l’échelle de la planète. Le virus a été vite identifié, des vaccins ont été mis au point, alors que cette nouvelle forme de grippe s’étendait rapidement partout dans le monde. <br />Progressivement, les connaissances se sont affinées et la panique qui gagnait dans tous les pays, toutes les couches de la société s’est vite amendée. Aujourd’hui, huit mois après la découverte du virus, on sait qu’il est heureusement bien moins mortel que ce que l’on a cru au départ, que beaucoup de personnes ne souffrent que de formes asymptomatiques, ou avec peu de symptômes ou encore d’une simple grippe classique (courbatures, fièvre, maux de tête, toux…). Cependant, pour un tout petit nombre de malades (qui sont dans 60 % des cas, atteints d’une autre pathologie), le virus H1N1 peut être mortel (près de 200 morts) en France. Ce qui justifie la décision de vacciner de manière prioritaire, les groupes dits à risques. » height= »268″ /></p>
<p><strong>H1N1 : la pandémie de la décennie.<font face= C’est en avril 2009 que le gouvernement mexicain a lancé l’alerte après le décès d’une vingtaine de personnes jeunes consécutif à une grippe liée à un virus inconnu. Très rapidement, l’Organisation mondiale de la santé a relayé l’alarme, mettant en place un dispositif de gestion de crise à l’échelle de la planète. Le virus a été vite identifié, des vaccins ont été mis au point, alors que cette nouvelle forme de grippe s’étendait rapidement partout dans le monde.
Progressivement, les connaissances se sont affinées et la panique qui gagnait dans tous les pays, toutes les couches de la société s’est vite amendée. Aujourd’hui, huit mois après la découverte du virus, on sait qu’il est heureusement bien moins mortel que ce que l’on a cru au départ, que beaucoup de personnes ne souffrent que de formes asymptomatiques, ou avec peu de symptômes ou encore d’une simple grippe classique (courbatures, fièvre, maux de tête, toux…). Cependant, pour un tout petit nombre de malades (qui sont dans 60 % des cas, atteints d’une autre pathologie), le virus H1N1 peut être mortel (près de 200 morts) en France. Ce qui justifie la décision de vacciner de manière prioritaire, les groupes dits à risques.

 />La pieuvre utilise aussi des outils.</b> C’est assurément la découverte la plus chanceuse de l’année 2009. Des chercheurs australiens ont filmé quatre pieuvres en train de vider deux moitiés de noix de coco, les transporter et les rassembler pour se glisser à l’intérieur et s’en faire un abri (Current Biology, 15 décembre 2009). Ils ont observé cette étrange activité lors de plongées sous-marines au large de l’Indonésie. C’est un exemple d’utilisation d’outil qui n’avait jamais été observé auparavant chez un invertébré. Pendant longtemps, on l’avait cru réservé aux hommes et, plus récemment, aux singes, aux corbeaux et aux pies…<br /><a href=''http://www.youtube.com/watch?v=1DoWdHOtlrk''>» Vidéo montrant une pieuvre utilisant une coque de noix de coco</a> » height= »361″ /></p>
<p><strong>La pieuvre utilise aussi des outils.</strong> <strong><font face=C’est assurément la découverte la plus chanceuse de l’année 2009. Des chercheurs australiens ont filmé quatre pieuvres en train de vider deux moitiés de noix de coco, les transporter et les rassembler pour se glisser à l’intérieur et s’en faire un abri (Current Biology, 15 décembre 2009). Ils ont observé cette étrange activité lors de plongées sous-marines au large de l’Indonésie. C’est un exemple d’utilisation d’outil qui n’avait jamais été observé auparavant chez un invertébré. Pendant longtemps, on l’avait cru réservé aux hommes et, plus récemment, aux singes, aux corbeaux et aux pies…
» Vidéo montrant une pieuvre utilisant une coque de noix de coco

 

 />Le graphène, un nanomatériau promis à un grand avenir.</b> «Les progrès dans la science des matériaux sont souvent très lents. Ce n’est pas le cas du graphène», estime la revue <i>Science</i> qui recense en 2009 pas moins de cinq études décisives sur ce nanomatériau. Tout va en effet très vite avec le graphène. En 2004, des chercheurs anglais parviennent à extraire les premiers feuillets de graphène à partir d’une petite quantité de graphite, une forme naturelle du carbone. Depuis, les avancées n’arrêtent pas. Non seulement on sait obtenir plus facilement ces nanofeuillets mais on découvre peu à peu leurs extraordinaires propriétés dans les déplacements des électrons. Tout indique que le graphène va prochainement détrôner le silicium dans l’industrie électronique. » height= »366″ /></p>
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<p><strong>Le graphène, un nanomatériau promis à un grand avenir.</strong> <strong><font face=«Les progrès dans la science des matériaux sont souvent très lents. Ce n’est pas le cas du graphène», estime la revue Science qui recense en 2009 pas moins de cinq études décisives sur ce nanomatériau. Tout va en effet très vite avec le graphène. En 2004, des chercheurs anglais parviennent à extraire les premiers feuillets de graphène à partir d’une petite quantité de graphite, une forme naturelle du carbone. Depuis, les avancées n’arrêtent pas. Non seulement on sait obtenir plus facilement ces nanofeuillets mais on découvre peu à peu leurs extraordinaires propriétés dans les déplacements des électrons. Tout indique que le graphène va prochainement détrôner le silicium dans l’industrie électronique.

 />Le LHC redémarre en fanfare.</b> Le 23 novembre, après plus d’un an d’arrêt, consécutif à une panne survenue peu de temps après son inauguration, en septembre 2008, le plus grand accélérateur de particules du monde, installé à 100 mètres sous terre près de Genève, redémarre enfin. Une semaine plus tard, les équipes du Centre européen de recherches nucléaires (Cern), qui exploite le LHC, parviennent à injecter dans son anneau de 27 kilomètres de circonférence des faisceaux de protons lancés à des vitesses phénoménales jusqu’à atteindre une énergie encore jamais atteinte de 1,18 téraélectronvolts (TeV). Le 12 décembre, la machine établit un nouveau record, à 2,36 TeV. En 2011, les physiciens espèrent découvrir les secrets ultimes de la matière, une fois atteinte la puissance nominale de l’appareil (7 TeV). » height= »373″ /></p>
<p><strong>Le LHC redémarre en fanfare.</strong> <strong><font face=Le 23 novembre 2009, après plus d’un an d’arrêt, consécutif à une panne survenue peu de temps après son inauguration, en septembre 2008, le plus grand accélérateur de particules du monde, installé à 100 mètres sous terre près de Genève, redémarre enfin. Une semaine plus tard, les équipes du Centre européen de recherches nucléaires (Cern), qui exploite le LHC, parviennent à injecter dans son anneau de 27 kilomètres de circonférence des faisceaux de protons lancés à des vitesses phénoménales jusqu’à atteindre une énergie encore jamais atteinte de 1,18 téraélectronvolts (TeV). Le 12 décembre 2009, la machine établit un nouveau record, à 2,36 TeV. En 2011, les physiciens espèrent découvrir les secrets ultimes de la matière, une fois atteinte la puissance nominale de l’appareil (7 TeV).

 />Succès mondial pour une thérapie génique à Paris. </b> L’adrénoleucodystrophie est une maladie génétique rare, mais terrible, qui peut transformer en quelques années un enfant apparemment en bonne santé en grabataire, avec une mort certaine. En novembre dernier, le professeur Patrick Aubourg de l’unité 745 de l’Inserm, dirigée par le professeur Pierre Bougnères, a présenté les résultats, tout à fait exaltants, obtenus pour trois enfants atteints de cette maladie. Près de trois ans après avoir reçu le gène salvateur, ces trois enfants vont bien et ont une existence strictement normale. Ces travaux ouvrent la voie de la guérison pour tous les jeunes malades atteints de cette douloureuse affection, si elle est diagnostiquée et traitée à temps. » height= »342″ /></p>
<p><strong>Succès mondial pour une thérapie génique à Paris. <font face=L’adrénoleucodystrophie est une maladie génétique rare, mais terrible, qui peut transformer en quelques années un enfant apparemment en bonne santé en grabataire, avec une mort certaine. En novembre dernier, le professeur Patrick Aubourg de l’unité 745 de l’Inserm, dirigée par le professeur Pierre Bougnères, a présenté les résultats, tout à fait exaltants, obtenus pour trois enfants atteints de cette maladie. Près de trois ans après avoir reçu le gène salvateur, ces trois enfants vont bien et ont une existence strictement normale. Ces travaux ouvrent la voie de la guérison pour tous les jeunes malades atteints de cette douloureuse affection, si elle est diagnostiquée et traitée à temps.

Le magazine  />Science</i> a décerné le titre de «découverte scientifique de l’année 2009» à <b>Ardi</b>, cette femelle hominidé haute comme trois pommes (1,20 m) qui vivait il y a 4,4 millions d’années dans ce qui est aujourd’hui le rift de l’Afar, en Éthiopie. Une distinction qui récompense l’exceptionnel travail de reconstitution effectué par une équipe de 47 chercheurs anglais, américains, canadiens, éthiopiens, français et japonais depuis la mise au jour de son squelette quasi complet en 1995, le plus ancien connu à ce jour. Celui de Lucy, la célèbre australopithèque, découvert vingt ans plus tôt dans le même secteur, date en effet de 3,2 millions d’années.<br />Pas moins de quinze années auront été nécessaires pour extraire et étudier à la loupe les 125 ossements particulièrement friables et fragiles de la belle Ardi, de son vrai nom Ardipithecus ramidus. Cette nouvelle espèce d’hominidé, dont la première trace fossile – une simple dent – a été exhumée en décembre 1992, toujours dans l’Afar, par un membre de l’équipe du paléontologue américain Tim White, bouscule ce que l’on croyait connaître sur les ancêtres des grands singes (chimpanzé, gorille…) et de la lignée humaine. Ardi n’est en effet ni une australopithèque, comme Lucy, ni une représentante du genre Homo. Elle offre un mélange inédit de traits primitifs hérités de ses ancêtres et de traits modernes que l’on retrouve chez des hominidés plus récents. Résultat : il faudra remonter au moins deux millions d’années en arrière pour espérer retrouver l’ancêtre commun aux hommes et aux grands singes. » height= »372″ /></p>
<p><strong><font face=Le magazine Science a décerné le titre de «découverte scientifique de l’année 2009» à Ardi, cette femelle hominidé haute comme trois pommes (1,20 m) qui vivait il y a 4,4 millions d’années dans ce qui est aujourd’hui le rift de l’Afar, en Éthiopie. Une distinction qui récompense l’exceptionnel travail de reconstitution effectué par une équipe de 47 chercheurs anglais, américains, canadiens, éthiopiens, français et japonais depuis la mise au jour de son squelette quasi complet en 1995, le plus ancien connu à ce jour. Celui de Lucy, la célèbre australopithèque, découvert vingt ans plus tôt dans le même secteur, date en effet de 3,2 millions d’années.
Pas moins de quinze années auront été nécessaires pour extraire et étudier à la loupe les 125 ossements particulièrement friables et fragiles de la belle Ardi, de son vrai nom Ardipithecus ramidus. Cette nouvelle espèce d’hominidé, dont la première trace fossile – une simple dent – a été exhumée en décembre 1992, toujours dans l’Afar, par un membre de l’équipe du paléontologue américain Tim White, bouscule ce que l’on croyait connaître sur les ancêtres des grands singes (chimpanzé, gorille…) et de la lignée humaine. Ardi n’est en effet ni une australopithèque, comme Lucy, ni une représentante du genre Homo. Elle offre un mélange inédit de traits primitifs hérités de ses ancêtres et de traits modernes que l’on retrouve chez des hominidés plus récents. Résultat : il faudra remonter au moins deux millions d’années en arrière pour espérer retrouver l’ancêtre commun aux hommes et aux grands singes.

68 réponses à “Les grands événements scientifiques de 2009”

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