Le sport féminin en Algérie

**Sport féminin : L’Algérie compte environ 55.000 licenciées toutes catégories et disciplines confondues

Le sport féminin en Algérie .alg_jap2_m

selon un bilan établi par le ministère de la jeunesse et des sports (MJS) pour l’année 2010. « Le bilan établi par les services du MJS s’appuyant sur les données fournies par les 48 directions de wilaya de la Jeunesse et des Sports au cours de l’année 2010, révèle que 55.000 femmes toutes catégories d’age confondues sont licenciées dans les différentes fédérations sportives olympiques ou non olympiques » a indiqué Melle Lynda Mekacher, sous directrice chargée du sport féminin auprès du MJS. La « dominante » des données de l’année 2010, fait apparaître que la gent féminine a tendance à s’orienter vers les sports de « combats ». En effet, près de 11.000 femmes pratiquent une discipline liée à la « self défense », par souci « sécuritaire », comparativement à un passé récent où la femme algérienne était plus présente dans les sports collectifs, ou individuels. Selon les données du MJS, le karaté arrive en tête du hit parade des sports de combat pratiqué par les femmes algériennes (5.816 licenciées) suivi des arts martiaux (Vovinam viet vodao, le Kung fu ….) qui compte 1.946 licenciées, du judo (1.392), du taekwondo (793) et de la lutte (712). En 2010, environ 10.000 femmes pratiquaient les sports-co tels que le football, basket-ball, handball et le volley-ball.*Portail des femmes algériennes

**L’avis d’athlètes féminines de haut niveau

1. Existe-t-il une différence entre femmes et hommes dans l’obtention des aides et moyens matériels accordés dans le sport de compétition.

2. Les autorités concernées, disposent-elles d’une politique et d’une stratégie pour le développement du sport féminin.

Plusieurs athlètes féminines de haut niveau ont été questionnées ainsi que Mme Benmaghsoula directrice de l’équipe nationale de natation, et Mme Djamila Aidi entraîneur national de l’équipe de hand.

Le taux de  participation féminine annuel dans le sport au plan national, est de 15,61%, a déclaré la présidente de la commission olympique du sport féminin. Elle considère que ce taux est très bas, et indique un net recul dans le sport féminin.

Des noms de femmes ont brillé dans les compétitions au plan national et international, menant ainsi à un plus grand intérêt au sport féminin, par la mise en place d’une stratégie décidée par les autorités concernées ; par la création d’associations pour le développement et la promotion du sport féminin ; ainsi que la création récente de la commission olympique du sport féminin.

Néanmoins un net recul a été enregistré quant à la participation des femmes dans le sport au niveau national et international, il est difficile sur ce plan pour les femmes sportives de gagner une médaille d’or, d’argent ou même de bronze.

Cette réalité que nous avons constatée nous a poussés à aborder dans cette émission les problèmes et les difficultés que connaissent les femmes dans le sport.

Des sportives témoignent et exposent les problèmes qui ont un impact négatif sur le sport féminin et proposent des stratégies pour encourager le sport féminin et on développement.

A la question de savoir quelles difficultés elles rencontrent dans leur discipline la réponse pour la plupart est le manque d’infrastructures sportives, des moyens matériels et financiers au niveau des clubs où elles s’entraînent.

Pour ce qui est des moyens financiers accordés aux clubs masculins en comparaison aux clubs féminins, la réponse de la majorité des sportives est la différence entre les deux est importante, le budget accordé aux disciplines masculines est plus important  que celui accordé aux disciplines féminines.

Les sportives considèrent qu’il s’agit là d’une nette discrimination alors que sur les plans du travail et des efforts les femmes en fournissent autant que les hommes et en particulier dans les disciplines de groupe.* femmesencommunication.com- jeudi 29 avril 2010

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*Première femme arbitre de football, Soumia Fergani

Première femme arbitre de football, Soumia Fergani est aujourd’hui députée et membre d’honneur de la Fédération algérienne de football. Nous l’avons rencontrée à quelques heures de son départ pour le Brésil.

Mardi 3 juin 2014. A la sortie de l’hémicycle, Soumia Fergani s’enquière de la performance de l’équipe nationale face à la Roumanie : «On en est où du score ?» Nul ne parierait que derrière le tailleur sombre et les stilettos se cache une passionnée de football. Mieux que ça : la première femme arbitre de l’histoire de l’Algérie. Elle n’avait pas vraiment le choix avec la famille qui est la sienne. Le stade de Berrouaghia, la commune de Médéa où elle est née, porte le nom de son oncle, chahid et ex-footballeur. Ses trois frères taquinent la balle dès le plus jeune âge. «J’ai toujours aimé ce sport. J’ai commencé à jouer très tôt», se souvient Soumia.

Le bac en poche, la jeune femme prend la route de Blida pour une licence de littérature anglaise. Dans ses valises : des manuels scolaires et la volonté de s’impliquer davantage dans sa passion. Elle pousse la porte de la Ligue de football de Blida : «Je suis arrivée blindée ! J’avais bien vérifié avant de m’y rendre que rien n’interdisait à une femme de s’y inscrire.» L’étudiante détonne dans un milieu majoritairement masculin. D’autant que le maillot sur lequel elle lorgne n’est pas celui du joueur mais celui de l’arbitre. «Quand je regardais un match, j’étais fascinée par son rôle et par les tâches qui lui sont confiées, raconte-t-elle. Sur le terrain, il est le garant de la règle.»

En parallèle de ses études, Soumia entame une formation pour devenir «le troisième homme». Chaque année, elle passe le test de Cooper, un examen qui mesure la distance maximale qu’une personne peut parcourir en douze minutes. «Parce qu’un arbitre court au minimum huit kilomètres par match», explique-t-elle. Aux tests physiques s’ajoutent les épreuves théoriques : «On étudie les règles, on apprend comment gérer une rencontre, avoir une bonne entente avec l’arbitre assistant. Les gens ne le savent pas forcément, mais on juge par écrit nos connaissances des règles.»

Soumia est studieuse et commence très vite à arbitrer ses premières rencontres. «J’ai commencé par la catégorie des poussins. Logée à la même enseigne que les arbitres hommes qui étaient avec moi !» rappelle-t-elle fièrement. Outre l’arbitrage, Soumia donne un coup de main à ses copines de l’université qui veulent former une équipe féminine et disputer les tournois nationaux. La bande utilise la salle de sport de la cité universitaire pour s’entraîner après les cours. Soumia se propose comme gardien de but : «Pour rendre service. Je n’étais pas très bonne.»

Suffisant toutefois pour taper dans l’œil des instances fédérales. Soumia Fergani devient la première gardienne de but de la première équipe nationale féminine de football. La pionnière des crampons sillonne les 48 wilayas. Nous sommes dans les années 90. Les années de braise. «Je n’ai jamais arbitré un seul match sans la présence des services de sécurité», précise-t-elle. La présence d’une femme sur le gazon dérange les conservateurs. Soumia découvre la terreur : «J’avais peur en entrant sur certains terrains. Surtout quand on se fait siffler. Quand on entend des remarques du type : “Rentre chez toi faire à manger !“»

La jeune femme ne se laisse pas faire. Bagarreuse, elle tire sa plus grande satisfaction de ces matchs où des supporters hostiles finissent par saluer sa performance. Les joueurs, eux, sont beaucoup moins machistes : «Quand j’ai commencé à arbitrer chez les juniors, certains faisaient le double de ma taille. Une fois que je commençais à siffler et à faire respecter les règles, ils oubliaient bien vite ma condition de femme.»

Députée

En tout et pour tout, Soumia Fergani aura officié dans les stades pendant onze ans. Dont sept avant même la reconnaissance officielle du football féminin. «Et je suis arrivée jusqu’au niveau fédéral»  s’enorgueillit-elle. En 2003, elle arbitre son tout dernier match. Sa vie a déjà pris un autre tournant. Hôtesse de l’air depuis quelques temps, Soumia se partage entre l’Algérie et la Belgique. L’arbitrage n’est plus qu’une escale entre deux vols. Son agenda chargé la contraint à raccrocher les crampons. «Et puis à un certain âge il faut savoir se retirer, philosophe-t-elle. J’avais eu l’honneur d’arbitrer trois finales de coupe féminine, d’être sélectionnée en tant que gardien de but d’une équipe nationale…»

Repue, Soumia s’installe à Bruxelles. Elle y passe 14 ans. Gravit les échelons. Construit un réseau. Devient la coqueluche des médias belges quand il s’agit de commenter l’actualité algérienne. En 2011 vient l’heure des doutes. Soumia Fergani s’accorde une année sabbatique pour faire le point sur ses envies. Un jour, alors qu’elle discute avec l’une de ses sœurs dans la maison familiale de Berrouaghia, un inconnu frappe à la porte. L’homme récolte des signatures en vue des législatives de 2012. «Pourquoi pas moi ?» se dit Soumia.

Elle se lance bille en tête dans une campagne électorale. Au culot, comme à son arrivée à Blida. Le 10 mai au soir, la voilà députée de la République algérienne. Celle qui faisait respecter les règles sur le terrain est désormais en charge de les écrire à l’Assemblée populaire nationale. Son audace – et son CV – lui valent d’être repérée par Amar Ghoul. Le ministre vient alors de créer son parti. Il la charge de la communauté et des affaires extérieures du TAJ. Une sorte de troisième mi-temps.
*Neila Latrous-El Watan-.20.06.2014

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