Jeux olympiques-Histoire et dates

**1896 – 2012 : Plus d’un siècle de Jeux olympiques

Jeux olympiques-Histoire et dates

* Pierre de Courbertin, le père fondateur de l’olympisme

Pierre de Coubertin est né le 1er janvier 1863. Désireux de populariser le sport, il constate rapidement que pour atteindre ses objectifs, il faut l’internationaliser. Le 23 juin 1894, alors qu’il réunit 2000 personnes dont 79 représentants de douze pays à un congrès sur l’athlétisme dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, Coubertin parvient à faire adopter le projet de restauration des Jeux olympiques et créer la commission ad hoc chargée de l’étude du projet, l’embryon du Comité international olympique. C’est ainsi que l’année 1896 voit la célébration de la première Olympiade à Athènes. Il y meurt le 2 septembre 1937.**Mise au point historiquePour la petite histoire,les JO existaient bien avant le baron Pierre de Coubertin.C’est en l’an -776 que furent crées ces jeux à Olympie dédiés à Zeus,maître de l’univers dans la mythologie grecque.Ils durèrent cinq jours et eurent lieu tous les quatre ans, avec une interruption entre 394 et 1896.Il faut souligner que filles et garçons furent passionnés de jeux sportifs à cette époque.Le 8 avril 1896,sur l’initiative du dit baron,furent organisés à Athènes ces JO après 1500 ans d’interruption.Par conséquent,Coubertin fut le rénovateur de ces Jo et non le fondateur.

 *Latynina Larissa, l’athlète la plus titrée

Gymnaste soviétique, Larissa Latynina fut la première femme à s’adjuger neuf titres olympiques. Avec dix-huit médailles obtenues aux Jeux, elle détient à ce jour le record en la matière, toutes disciplines confondues, même le nageur américain Michael Phelps (16 médailles) n’a pas battu ce record. Elle fut la plus brillante représentante de l’école soviétique de gymnastique féminine qui accumula les titres à la fin des années 1950 et au début des années 1960. Elle est née le 27 décembre 1934 à Kherson, en Ukraine. En outre, elle a obtenu dix médailles d’or aux Championnats du monde et sept aux Championnats d’Europe. Sa carrière achevée, la gymnaste se consacre à l’enseignement de son sport.

* Usain Bolt, le phénomène

Usain Bolt, triple champion olympique, détient trois records du monde, mais le phénomène jamaïcain ne compte pas s’arrêter là. «Les Jeux olympiques de Londres sont pour Usain Bolt», c’est le coureur jamaïcain lui-même qui l’a indiqué. Le tenant du titre sur 100 m et 200 m estime que son «heure est venue» en cette année 2012. «Ce sera le moment et ce sera l’année où je me distinguerai des autres athlètes dans le monde», a indiqué le coureur avant de rajouter : «De nombreux athlètes de légende, beaucoup de gens m’ont précédé. Mais mon heure est venue.» Sûr de sa force, Usain Bolt compte bien défendre ses titres sur 100 m et 200 m.

*Dereck Redmond termine sa course à cloche-pied

1992. Dereck Redmond est un athlète britannique spécialiste du 400 m. Lors des Jeux olympiques de Barcelone, il atteint la demi-finale. Mais voilà que sur cette course, le sportif est pris d’un claquage à la jambe. Il ne peut plus courir, mais tente tout de même de finir la course à cloche-pied. Son père vient le rejoindre, pour le soutenir durant les derniers mètres. Un des moments les plus émouvants de l’histoire des JO.

* Protestation contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis

1968. Le 16 octobre, aux Jeux olympiques de Mexico, Tommie Smith et John Carlos terminent sur le podium du 200 m. Lors de la remise des médailles, l’hymne américain retentit. Les deux sportifs baissent alors leur tête et lèvent leur point ganté d’un tissu noir vers le ciel en signe de soutien aux Black Panthers, un mouvement politique afro-américain.

*Jesse Owens, triomphe devant Hitler

1936. L’Allemagne est sous le régime d’Aldof Hitler et cette année-là, Berlin accueille les Jeux olympiques. Mais voilà que lors de cette édition, un athlète américain va décrédibiliser les théories nazies qui prônent la supériorité de la race aryenne. Jesse Owens, un sportif de couleur noire, va en effet remporter quatre médailles d’or aux 100 m, 4×100 m, 200 m et au saut en longueur. Selon la légende, Hitler ne serait pas venu saluer l’athlète.

*-Dick Fosbury, premier sportif à réaliser un «fosbury-flop»

1968. Grand tourment dans l’histoire du saut en hauteur aux Jeux olympiques de Mexico ! Pour la première fois, un athlète, Dick Fosbury, arrive à passer la barre sur le dos (et non de face), sans la faire tomber.

*Abebe Bikila remporte le marathon nocturne pieds nus

1960. Les Jeux olympiques s’organisent à Rome et un sportif éthiopien va surprendre le public. Abebe Bikila, 28 ans, participe au marathon nocturne… pieds nus ! N’étant pas habitué à porter des chaussures, l’athlète a fait comme chez lui ! Résultat ? Il gagne cette course et réalise un temps record de 2h15 min 16s.

* La fin de l’apartheid à l’honneur

1992. Cette année-là, à Barcelone, deux sportives vont marquer l’histoire des Jeux olympiques. Elena Meyer, une athlète sud-africaine, remporte le 10 000 m devant l’Ethiopienne Derartu Tulu. Les deux finalistes effectuent un tour d’honneur main dans la main symbolisant la fin de l’apartheid.

*Mohamed Ali lors de la cérémonie d’ouvertue à Atlanta

1996. Geste extraordinaire de Mohamed Ali lors de la cérémonie d’ouverture des JO d’Atlanta. Alors que l’ancien boxeur est atteint de la maladie de Parkinson, il s’affiche devant des millions de spectateurs avec la torche pour allumer la flamme olympique. (El Watan-27.07.2012.)

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**Olympic.org**Site officiel du Mouvement olympique

**Les disciplines des Jeux olympiques en images

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Alcool et sexe, l’autre visage des Jeux olympiques

Des athlètes dévoilent les coulisses du village olympique, où les performances ne sont pas que sportives.

Accueillant plus de 10.000 athlètes lors des Jeux d’été et environ 3000 lors des Jeux d’hiver, le village olympique forme un club fermé où «ce qui se passe au village reste au village», comme l’explique Summer Sanders, une nageuse américaine qui a participé aux JO de Barcelone, en 1992. Cet univers verrouillé, que l’on imaginait naïvement axé sur une préparation physique et mentale intense, s’est ébréché avec les témoignages recueillis par le magazine américain ESPN.

En coulisses, les villages olympiques sont aussi de véritables lieux de rencontres, et plus si affinité… On y trouve des appartements, des discothèques, de nombreux bars. Après une préparation spartiate avant les Jeux olympiques, les athlètes s’y défoulent.

Josh Lakatos, tireur américain, décrit un monde de beuveries et d’orgies. En septembre 2000, le sportif doit rendre les clés de son logement au village olympique de Sydney, mais s’arrange pour y rester une semaine de plus, grâce à la complicité d’une femme de ménage. Pour les athlètes, qui sont la plupart du temps obligés de partager leur logement avec un coéquipier, le logement du tireur américain devient une garçonnière. Les athlètes s’y croisent, «à toute heure du jour et de la nuit» – à commencer par «l’intégralité d’une équipe de relais 4 x 100 mètres scandinave, accompagnée par des Américains». Avec du recul, Josh Lakatos remarque: «Je n’ai jamais vu autant de débauche de toute ma vie.» Le record du nombre de préservatifs utilisés lors des JO est établi cette année-là: 100.000 en deux semaines.

Lors des Jeux, «70 à 75% des Olympiens ont des relations sexuelles», affirme Ryan Lochte, nageur recordman qui participera à ses troisièmes JO à Londres. Au village, les athlètes, épuisés, décompressent à leur façon, explique Tony Azevedo, capitaine de l’équipe de water-polo américaine: «C’est déjà dur de rencontrer quelqu’un, alors imaginez l’athlète qui s’entraîne de 6h du matin à 17h. C’est comme le premier jour de l’université: des gens nerveux, superexcités, tout le monde qui essaye de finir la nuit avec quelqu’un.»

«Orgie de minuit»

«Les Italiens sont particulièrement accueillants. Ils laissent souvent leur porte ouverte», note Jill Kintner, championne américaine de BMX. Brandi Chastain raconte comment elle a découvert, en 1996 à Atlanta, deux handballeurs français «simplement vêtus de chaussettes, cravates et jockstraps», dans la salle de repas. «Je me suis dit “Mon Dieu, c’est quoi cet endroit?”», se rappelle l’ancienne footballeuse américaine. Les villages des Jeux d’hiver ne sont pas en reste. À Vancouver, en 2010, un skieur raconte avoir vu six athlètes, «Allemands, Canadiens et Autrichiens», se rejoindre «pour un bain de minuit, qui s’est transformé en orgie de minuit».

Une ambiance «à 100 à l’heure» résumée par Hope Solo, gardienne de l’équipe américaine de football: «Les athlètes sont des extrémistes. Quand ils s’entraînent, c’est à fond. Quand ils sortent boire un verre, c’est 20 verres. Quand vous participez à une expérience unique, vous voulez vous créer des souvenirs, qu’il s’agisse de sexe, de fête ou de sport.» Mais parfois, cela peut déconcentrer. C’est le cas du cycliste américain Taylor Phinney, qui avait «presque oublié qu’il avait une course» et est rentré de Pékin bredouille, en 2008. Lors des Jeux de Londres, «j’essaierai de rester aussi loin que possible des femmes», s’amuse-t-il. (Le Figaro-27.07.2012.)

Hope Solo, gardienne de l'équipe US de football: «Tout se passe à 100 à l'heure. C'est une expérience unique, vous vous créez des souvenirs, qu'il s'agisse de sport ou de sexe.»

*Hope Solo, gardienne de l’équipe US de football: «Tout se passe à 100 à l’heure. C’est une expérience unique, vous vous créez des souvenirs, qu’il s’agisse de sport ou de sexe.»

**Les athlètes n’ont pas de raison de se priver de sexe

Les Grecs de l’Antiquité interdisaient toute relation sexuelle à leurs champions avant une compétition, mais la science moderne n’a pas confirmé d’effet délétère sur les performances sportives.

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Le débat revient avant chaque grande compétition internationale, et chaque athlète a son avis sur la question. Faut-il s’empêcher de faire l’amour avant une épreuve sportive? Le boxeur Mohammed Ali était partisan d’une abstinence de 6 semaines avant un match important. Le coach de l’équipe britannique de football avait interdit toute partie de jambes en l’air à ses joueurs pendant le mondial 1998 – soit un mois. Le tennisman français Fabrice Santoro a pour sa part changé d’avis avec l’expérience. «À dix-huit ou vingt ans, je m’interdisais tout rapport sexuel avant une rencontre, par peur de perdre toute mon énergie. Au fil de ma carrière, je me suis de plus en plus autorisé à faire l’amour les veilles de match. J’ai réalisé que non seulement ça ne me pénalisait pas, mais que ça me donnait la pêche». Force est de dire que sur le sujet, la science n’a pas tranché. Un article paru dans le Clinical Journal of Sport Medicine fait état de trois études seulement sur l’impact physiologique de l’abstinence dont aucune n’a démontré qu’avoir des relations sexuelles la nuit précédant un test d’effort diminuait la force physique, la puissance, l’endurance, l’équilibre, la capacité respiratoire, le pouls ou la pression artérielle.

*Pas d’effet sur la testostérone

Mais les aptitudes physiques, quoiqu’importantes, ne sont pas le seul paramètre à prendre en compte pour évaluer les chances de réussite. Les dispositions psychiques des athlètes sont également déterminantes. Une croyance ancienne remontant aux Grecs de l’Antiquité, qui perdure jusqu’à aujourd’hui, associe la frustration sexuelle à une plus grande agressivité. «Aucune étude ne s’est penchée sur la question», rappelle Ian Shrier, professeur de médecine à l’Université McGill à Montréal (Canada), coauteur de l’article publié dans le Clinical Journal of Sport Medicine. De même, la croyance selon laquelle l’abstinence augmenterait le taux de testostérone, hormone de l’agressivité, est complètement erronée. «L’acte sexuel, quelle que soit sa fréquence, n’a aucun impact sur la production de testostérone chez l’homme», explique le Pr Philippe Bouchard, endocrinologue à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. «En revanche, une étude a montré que le niveau de testostérone tend à évoluer à l’inverse de celui de la cortisol, l’hormone du stress. Il semble donc que tout moyen pour se relaxer soit favorable pour cultiver une «bonne» agressivité».

*Trouver son rythme

Des adeptes du bon sens soulignent également que l’impact du sexe sur la forme physique dépend surtout de comment on le pratique, avec qui, à quelle fréquence et pendant combien de temps. «Si c’est une nuit de folie, alors il est à parier que le sportif n’aura pas dormi suffisamment et qu’il aura du mal à se concentrer le lendemain», explique Martin Milton, expert en psychothérapie et conseiller en psychologie à l’université du Surrey. En revanche, une relation sexuelle avec son partenaire régulier ne demande pas d’effort intense: l’énergie dépensée est de l’ordre de 25 à 50 calories, soit la même chose que lorsqu’on monte deux volées de marches. Un adage à méditer après les récentes révélations sur les secrets d’alcôves des JO dans le livre The secret Olympian. Contrairement à la croyance populaire, les soirées olé-olé et les aventures seraient très fréquentes sur le village olympique – un constat renforcé par le nombre faramineux de préservatifs distribués par les autorités: 150.000 prévus à Londres, et jusqu’à 220.000 aux JO de Salt Lake City en 2002.

 Au final, l’attitude la plus saine semble être celle prônée par Ian Shrier. «Pour certains athlètes stressés, le sexe peut avoir des vertus relaxantes. Pour d’autres, leur principal besoin est de récupérer la veille de l’épreuve avec une bonne nuit de sommeil. L’idéal, c’est de trouver ce qui fait du bien et de s’y tenir.» (Figaro.Santé-03.08.2012.)

**La fin annoncée des records sportifs 

Dans sa quête d’exploits athlétiques, l’homme atteindra bientôt les limites de ses capacités physiques, prédisent des chercheurs.

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photo: Le sprinter jamaïquain Usain Bolt détient le record du monde du 100 mètres depuis sa course en 9,58 secondes réalisée aux Championnats de Berlin en 2009.

Après les 43 nouveaux records du monde aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, le monde attend encore de nombreux exploits les 13 jours prochains à Londres. Il sera temps d’en profiter, car la fin des records mondiaux approche, d’après les prédictions mathématiques de chercheurs français. Et ils ne sont pas les seuls experts à prévoir une telle évolution des performances sportives.

Après avoir connu des phases d’accélération grâce à la compétition sportive entre Américains et Russes au moment de la guerre froide et à l’élévation du niveau de vie assurant de meilleures ressources nutritionnelles, le nombre de records a diminué ces dernières années, expliquent Geoffroy Berthelot et ses collègues de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport à Paris. Les chercheurs français ont passé en revue, à l’aide d’un modèle statistique, les 3263 records mondiaux depuis les premiers Jeux olympiques modernes en 1896 dans cinq disciplines (athlétisme, cyclisme, haltérophilie, natation et patinage de vitesse).

Leur conclusion a de quoi décevoir les amateurs d’exploits sportifs: en 2068, 90% de tous les records du monde seront atteints et dès 2027, la moitié d’entre eux ne pourront être dépassés de plus de 0,05%, l’équivalent de centièmes de seconde au marathon ou de millimètres au saut en longueur. «Les performances sportives sont en train d’atteindre un plateau physiologique», résume Geoffroy Berthelot, pour qui les limites du corps humain ne peuvent être davantage repoussées.

Pas moins de 9,44 secondes pour le 100 mètres

Ces résultats sont confirmés par d’autres équipes de chercheurs internationaux. La limite serait même déjà atteinte pour le 1500 mètres féminin, d’après l’étude statistique du Pr Alan Nevill de l’université de Wolverhampton (Angleterre). Et selon l’analyse du Dr Reza Noubary, professeur de mathématiques à l’université de Pennsylvanie (États-Unis), le record du saut en longueur datant de 1991 ne devrait pas être dépassé avant les années 2040. Quant au 100 mètres masculin, aucun sprinter ne pourra descendre en dessous de 9,44 secondes.

Même pour Usain Bolt, l’homme le plus rapide du monde (9,58 secondes aux Championnats du monde de Berlin en 2009), trois conditions lui seront nécessaires pour espérer atteindre les 9,44 secondes, selon les calculs du Pr John Barrow de l’université de Cambridge. Non seulement le sprinter jamaïquain devra démarrer plus rapidement au pistolet de starter – son temps de réaction est encore améliorable. Mais il lui faudra aussi courir à plus de 1000 mètres d’altitude dans une ville comme Mexico (où les JO se sont déroulés en 1968), où l’air moins dense pourrait diminuer sa résistance au vent et donc augmenter sa vitesse. Il lui faudra enfin bénéficier d’un vent plus favorable (2 mètres par seconde au lieu de 0,9 aux JO de Pékin).

Toutefois, avec la croissance de la population mondiale, les chances statistiques de voir apparaître de nouveaux champions physiologiquement prédisposés à battre – même de peu – les exploits de leurs aînés devraient augmenter. Surtout, de l’avis du Pr Giuseppe Lippi de l’université de Vérone (Italie), de nouveaux records pourraient être atteints grâce aux avancées technologiques (comme les chaussures ultralégères en fibre de carbone) et aux progrès scientifiques, incluant le dopage génétique. (Figaro.Santé-30.07.2012.)

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**NO J.O : arrêtons les frais!

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*La crise rend les JO trop chers pour les Européens

L’Italie hors course pour l’organisation des JO 2020, Madrid obligée de réduire ses coûts… L’Europe du Sud ne semble plus avoir les moyens d’accueillir les JO. Et la concurrence des pays émergents inquiète.

Avec la crise, l’organisation des Jeux olympiques va-t-elle devenir inaccessible pour l’Europe du Sud? En février dernier, l’Italie, pour des raisons financières, a dû renoncer à sa candidature pour les JO 2020. Le désastre financier grec reste dans toutes les mémoires. L’événement le plus médiatisé au monde, les Jeux olympiques, aurait coûté une dizaine de milliards d’euros, soit près de 7% des richesses produites par la Grèce en un an et l’un des budgets les plus élevés de ces dix dernières années. Pour un bénéfice d’à peine 8 millions d’euros, selon Sport+Markt. Coûts élevés, bénéfices faibles: les JO sont-ils vraiment une bonne affaire? Selon les économistes, l’impact est souvent très positif durant les mois qui suivent l’événement mais moins à long terme. Du coup, les pays organisateurs tentent de réduire au maximum les coûts.

 C’est le cas de Madrid, capitale d’un autre pays en grande difficulté. Comme Los Angeles en 1984, la ville espagnole a décidé de construire à l’avance une grande partie de ses infrastructures. «En période de crise, une approche différente s’impose: plus d’efficacité, de responsabilité pour travailler le retour sur investissement», explique Pierre-Emmanuel Davin, directeur de Sport+Markt France. Une stratégie que Paris a également adoptée en vue des Jeux olympiques 2024 que la capitale réfléchit à organiser, pour le centenaire de l’événement. «Ce qu’on investit maintenant, ce sont des économies pour le futur», affirme Francis Parny, vice-président de la région chargé des sports. Conséquence, sans dévoiler de chiffres précis, ce dernier affirme que si Paris obtenait les JO 2024, ce serait des JO «vertueux à bas coûts». Pour des retombées économiques estimées à 40 milliards d’euros contre 20 à 30 milliards pour Londres 2012, selon le premier ministre britannique, David Cameron! «La crise oblige les États à être responsables et ne pas suivre cette fuite en avant», poursuit Fabrice Parny.

Le dirigeant fait ainsi référence à l’explosion des budgets depuis 1996. Atlanta avait investi près de 2 milliards de dollars il y a seize ans contre 40 milliards pour Pékin. Selon Wladimir Andreff, professeur à Paris-1, le CIO a tout intérêt à laisser jouer la surenchère entre les villes candidates, voire à la susciter. «Le Comité olympique maximise la qualité du projet qui doit laisser une image grandiose de chaque édition des Jeux, une couverture médiatique sans précédent, un souvenir inoubliable et une marque indélébile.» L’enseignant fait ainsi remarquer que pour les JO 2012 et 2016, ce sont les projets les plus coûteux qui ont été retenus, à savoir Londres et Rio de Janeiro. Le Comité olympique se défend: «Si une ville a envie de profiter des Jeux pour faire un nouveau métro, reconstruire la moitié de ses quartiers, on ne peut rien faire, estime Gilbert Frelli, directeur exécutif du CIO. Tout ce que l’on peut faire, c’est de dire aux pays organisateurs: “Ne construisez pas du permanent mais du temporaire”.»

Bien que Paris n’ait pas encore officialisé une candidature pour les JO 2024, la ville française ne craint-elle pas la concurrence des pays émergents aux moyens financiers plus extensibles? «Je ne crains pas la concurrence de ces pays, soutient Francis Parny. Mais il ne faudrait pas qu’elle déforme les valeurs de l’olympisme.» Et de conclure: «Le CIO doit être aussi vertueux que l’État l’est.» (Le Figaro-27.07.2012.)

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