Deglet Nour et autres dattes

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**Deglet nour d’Algérie, la meilleur en qualité, et la moins chère à l’exportation

*Elle est vendue à 1.157 dollars la tonne, contre une moyenne de 2.500 dollars la tonne pour la datte tunisienne, de 3.010 dollars/t pour la datte française, de 4.262 dollars/t pour la datte allemande et de 6.773 dollars/t pour la datte américaine.

*Mais au fait, où est-elle, dans les marchés algériens?

Les parts de marché algériennes d’exportation de dattes ont légèrement augmenté entre 2010 et 2014, plaçant le pays comme 8e exportateur mondial, relève une étude de l’Agence nationale de promotion des exportations (Algex) sur les échanges mondiaux de dattes. 

Les parts de marchés de l’Algérie dans le monde sont passées de 3,3% en 2010 à 5% en 2014 pour ce produit qui représente un milliard de dollars d’échanges commerciaux mondiaux, selon l’étude de prospection d’Algex dont l’APS a obtenu une copie. En valeur et en quantité, les ventes nationales vers l’étranger ont augmenté de 22,5 millions de dollars (16.000 tonnes) en 2010 à 39 millions de dollars ( 26.000 tonnes en 2014 dont environ 93% de Deglet nour, 6% d’autres dattes fraîches et 0,2% de dattes sèches.

Classée pourtant parmi les principaux producteurs mondiaux de dattes avec une moyenne annuelle de 9 millions de quintaux, toutes variétés confondues, l’Algérie n’exporte que près de 3% de sa production.  Dans ce classement mondial, la Tunisie détient une part de 22% du marché mondial, le Pakistan (11%), l’Arabie saoudite (9%), les Emirats arabes unis (7,9%), l’Iran (7,9%) et l’Irak (7,5%). Ainsi, le diagnostic des exportations de la datte algérienne fait ressortir que le principal marché traditionnel de l’Algérie, à savoir la France, est en déclin dans les importations mondiales de dattes mais son prix unitaire à l’import demeure attrayant (2.600 dollars/t). La prospection du marché mondial montre que certains pays (dont notamment la Malaisie, l’Indonésie, l’Espagne, l’Allemagne et le Canada) semblent porter plus d’intérêt aux importations de dattes à un prix unitaire attrayant. Les prix bas à l’export de la datte algérienne, comparativement aux prix du produit provenant d’autres pays, reflètent une disparité des coûts mais surtout une perte sèche induite par l’absence de label de certification.
En effet, sans ce label la marge bénéficiaire de l’exportateur se réduit puisque l’exportation passe par des importateurs, notamment d’Europe, qui achètent à bas prix pour réexporter, après certification, à un prix plus élevé. L’analyse des prix moyens des principaux pays exportateurs relève que la tonne de dattes algériennes est vendue à 1.157 dollars contre une moyenne de 2.500 dollars la tonne pour la datte tunisienne, de 3.010 dollars/t pour la datte française, de 4.262 dollars/t pour la datte allemande et de 6.773 dollars/t pour la datte américaine. Par ailleurs, l’étude relève une diversification en termes de marchés qui étaient il y a quelques années, limités à la France à plus de 90%. Il y a désormais une ouverture orientée notamment vers d’autres pays d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, et d’Asie. S’élevant à près de 150 opérateurs dont, un seul exportateur public « SUDACO », le nombre d’exportateurs de dattes, est le plus prépondérant de tous les secteurs d’activité. En 2015, les exportations algériennes de dattes ont baissé de 11% par rapport à 2014 à 34 millions de dollars. A l’échelle mondiale les 20 principaux pays importateurs sont : l’Inde (un marché de volume et non pas de valeur), le Maroc, la France, la Malaisie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Indonésie, le Canada, la Jordanie, l’Italie, l’Espagne, la Russie, les Pays-Bas, la Turquie, le Yémen, la Suisse, le Koweït, l’Australie et le Liban.*APS/ mardi 05 avril 2016

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*La datte algérienne Deglet Nour sacrée meilleur produit bio de l’année 2017.

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La datte d’Algérie s’impose par sa qualité à l’étranger. En France, la célèbre Deglet Nour algérienne a été sacrée meilleur produit bio de l’année 2017. Ces dattes, produites par Biodattes Algérie dans des terroirs de Tolga, dans la wilaya de Biskra notamment, sont commercialisées par la société française Biofruisec sous la marque Phoenix/ Les dattes Deglet Nour de Tolga ont été labellisées fin juillet 2016 Indication Géographique (IG) par le comité national de labellisation.

“Cette reconnaissance vient consacrer la datte d’Algérie dans son statut de produit de très haute qualité gastronomique et reconnaître à la profession phoenicicole algérienne son retour avec brio sur la [scène] internationale”, nous apprend à ce sujet Biodattes, une société algérienne spécialisée dans l’export de la datte BIO de qualité supérieure.

D’après la même source, la datte algérienne a remporté ce prix après avoir été sélectionnée et récompensée par un jury composé d’au moins 100 consommateurs. Le goût, l’odeur et la texture sont les critères retenus pour accorder cette distinction. Notons enfin que Biodattes a été obtenue auparavant plusieurs trophées à l’image du trophée du chef d’entreprise France – Maghreb qui encourage les initiatives économiques entre la France et les pays du Maghreb.*médias / vendredi 18 novembre 2016

**Fête des dattes à Tolga (Biskra)

Des variétés disparues reviennent sur les étals

Le coup d’envoi de la Fête des dattes de Tolga, commune phœnicicole située à 38 km au sud-ouest de Biskra, a été donné, samedi matin, par Camel Chadi, SG du ministère de l’Agriculture.

L’on compte pas moins de 75 exposants qui ont pris part à cette manifestation organisée les 19 et 20 novembre, dont des producteurs de dattes, des exportateurs, des transformateurs, des institutions bancaires et d’assurances, des sociétés activant dans le domaine des produits phytosanitaires, ainsi que des artisans produisant des objets artisanaux de large consommation. L’hôte de Biskra a longuement déambulé de stand en stand pour se faire une idée des progrès de la filière phœnicicole en matière de conditionnement, d’amélioration de la qualité et des techniques culturales du palmier dattier.

Cette manifestation annuelle vise à promouvoir ce produit du terroir qu’est la datte, dont on répertorie plus de 300 variétés à Biskra et à instituer une saine concurrence entre tous les intervenants, du producteur à l’exportateur, en passant par les conditionneurs, les transformateurs, les négociants et les techniciens et chercheurs des instituts agronomiques et de l’université.

Des prix et des diplômes d’honneur ont été remis aux meilleurs producteurs, exportateurs, investisseurs dans le créneau, transformateurs de dattes, ainsi qu’au jeune investisseur le plus dynamique. Un prix spécial a été décerné à l’association pour la valorisation et la protection de la dénomination Deglet Nour Tolga, laquelle œuvre pour la labellisation de cette baie des oasis produite dans la région des Zibans comptant 4,2 millions de palmiers dattiers et qui donneront, selon les estimations officielles, 4,4 millions de quintaux de dattes, dont 3 millions de quintaux de Deglet Nour. Outre celle-ci, qui tient toujours le haut du pavé de par ses qualités nutritives, gustatives et sa forte valeur marchande, des producteurs ont exposé un éventail d’autres variétés de dattes en voie de disparition et qui reviennent graduellement sur les étals.

Ceci a été possible grâce aux mesures édictées par les autorités publiques pour  encourager les agriculteurs à diversifier leur production en réservant des parcelles de terre pour Tantboucht, Halwa, Bouzarou, Khadhraya, Hamraya, Itima, Houra et autres Safraya. «Dans le temps, ces variétés de dattes rustiques, à l’apparence fripée, ronde, oblongue, ayant une texture et une couleur différentes, où plus petites que celles habituellement consommées par le commun des mortels étaient réservées pour la famille et les proches, mais l’on constate de plus en plus qu’elles peuvent avoir un bon taux de rentabilité vu qu’elles sont recherchées par les amateurs de dattes et les transformateurs qui doivent souvent se rabattre sur les rebuts pour satisfaire leurs besoins en matière première.

De plus, elles sont résistantes aux aléas climatiques et aux attaques des ravageurs des palmiers dattiers où se mêlent plusieurs variétés de dattes plus saines et fécondes les unes que les autres», a expliqué Hadj Boukhelfa, conseiller agricole venu accompagné de Slimani Moussa Makhlouf, producteur de multiples variétés de dattes d’Ouled Djellel, tenant un des plus attrayants stands de cette édition de la Fête des dattes de Tolga, qui a été organisée à bon escient par la DSA et la Chambre agricole de Biskra. *Hafedh Moussaoui / el watan / lundi 21  novembre 2016

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*Une hausse « conséquente » de la production de dattes est attendue dans la wilaya de Tindouf, lors des prochaines saisons agricoles, a-t-on appris auprès de la direction locale des services agricole (DSA).Cette hausse prévisionnelle de la production de dattes est expliquée par l’engouement constaté chez les agriculteurs locaux pour la phoeniciculture, au cours des dernières années, à la faveur des divers programmes de soutien agricole, a indiqué le chef service de la production et du soutien technique à la DSA.Elle est justifiée, en outre, par les sessions de formation organisées au profit de ces agriculteurs, notamment sur les normes techniques requises pour la réussite de ce segment d’activité agricole et le choix d’espèces de palmiers adaptés aux conditions naturelles de la région, a-t-il ajouté.Les opérations de plantation du palmier dattier, effectuées à travers la wilaya de Tindouf, au cours des quatre dernières années, ont permis d’exploiter une superficie de plus de 290 hectares, a fait savoir le même responsable.Des résultats « probants » ont été enregistrés dans la première phase de ces opérations retenues dans le cadre du Plan national de développement agricole (PNDA), visant le développement et la promotion du secteur de l’agriculture à Tindouf, a-t-il dit.Au moins 140 exploitations agricoles réparties sur le territoire de la wilaya de Tindouf ont bénéficié de projets dans le cadre du PNDA, soit un taux de 90 %, selon la DSA.En dépit de sa toute récente introduction dans la région, la filière phoenicicole augure de résultats positifs, à la lumière des méthodes techniques de rentabilité économique utilisées, susceptibles de permette l’émergence d’une main-d’£uvre spécialisée locale, selon la même source.Dans le but de préserver l’eau et d’assurer de bons résultats, le système d’irrigation au goutte-à-goutte, d’ores est déjà retenu comme étant le plus efficace, couvre quelque 210 hectares de palmeraies à travers la wilaya, a-t-on signalé.Le secteur de l’agriculture oeuvre ainsi à l’extension du patrimoine ph£nicicole de la wilaya de Tindouf, adapté au climat et la nature du sol de la région et appelé à reconfigurer le schéma agricole dans la wilaya.*APS-20 octobre 2014 

*fête de la datte à Adrar: du 4 au 6 novembre 2014

Adrar célèbre, du 4 au 6 novembre, la fête annuelle de la datte dans sa première édition, sous le slogan «Culture du palmier : au passé, présent et futur». Le coup d’envoi de cette manifestation, à caractère plus économique, scientifique et culturel que folklorique, a été donné, samedi matin, au niveau de la Maison de la culture d’Adrar.

Ont prit part à la cérémonie d’ouverture un grand public dont des personnalités politiques, intellectuelles, notables, fellahs venus d’autres horizons, membres de la société civile, associations, organisations de masse, etc. Selon un organisateur, l’objectif de cet évènement est multiple: redonner au palmier la place qui lui revient dans le rôle de la consolidation de la société oasienne, redynamiser toutes les activités dans les palmeraies car celles-ci ont connu une régression ces dernières années, promouvoir le rôle économique du palmier dattier, réhabiliter et préserver la phœniciculture, indiquer aux Oasiens, la contribution de l’Etat et l’intérêt qu’il porte pour le développement de ce type de culture.

Des rencontres sont prévues entre les agriculteurs locaux et d’autres venus des régions productrices de dattes. Une action qui favorisera certainement les échanges d’expériences dans les techniques de culture, de stockage, de commercialisation, etc. Des travaux d’ateliers animés par des spécialistes de la culture saharienne offriront également une formation dans le domaine, notamment dans la lutte contre certaines maladies dévastatrices comme le «bayoud» par exemple.

Par ailleurs, la manifestation a été aussi marquée par une superbe exposition qui a permis aux visiteurs de découvrir la datte et ses diverses variétés (plus d’une centaine) selon les localités ainsi que les produits dérivés. La wilaya d’Adrar produit plus d’une douzaine de variétés. Les plus connues sont : Talamsor avec une production de 39.291 T/an, Takazat 18.292 T, Tinazer 10.974 T, Takarbouch, la plus prisée, 5.071 T, Aghemou 3.590 T et 13.508 pour les autres variétés.

Selon les données fournies par la DSA, la production globale annuelle de la wilaya est de 1.325.278 tonnes par an réparties comme suit: 522.800 pour le Touat (Adrar, Tsabit, Fenoughil, Zaouiet Kounta et Réggane), 338.000 pour le Gourara (Timimoun, Charouine et Aougrout) et 46.478 pour le Tidikelt (palmeraies d’Aoulef). On constatera, également, que les superficies des palmeraies ont connu un accroissement considérable de 1983 à 2014, en passant de 10.000 à 27.907 ha, et le nombre de palmiers de 1.200.000 à 3.725.420.

Si l’exportation de ce fruit vers les pays subsahariens, notamment dans le cadre du troc, a connu un bond considérable à partir de 2005, sa courbe a connu une chute vertigineuse. En effet, de 1668 T exportées en 2005, après un pic de 4338 en 2011, et 4048 en 2012, elle a chuté à 776 en 2013 et à 315 en 2014, en conséquence du conflit au niveau des frontières avec le Mali.*El Watan- 06.11.2014 |

*Phœniciculture algérienne :

Deglet nour abandonnée aux spéculateurs

L’Algérie peine à mettre en œuvre une stratégie nationale afin de s’affirmer comme leader du marché international dans ce créneau à forte plus-value.

Avec un patrimoine phœnicicole de plus de 18 millions de palmiers dattiers, l’Algérie tient une bonne place parmi les pays producteurs et exportateurs de dattes, mais elle pourrait indéniablement s’imposer encore plus sur ce marché lucratif qu’elle partage avec l’Arabie Saoudite, l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, l’Irak et les Etats-Unis qui ont importé, vers les années 1900, des variétés algériennes, en particulier la Deglet Nour, et des variétés irakiennes croissant actuellement en Californie.

Depuis une quinzaine d’années, l’Etat tente, à travers la mise en œuvre de multiples plans de soutien technique et financier aux agriculteurs, de dynamiser le secteur agricole dans son ensemble et de redonner vie à la phœniciculture en particulier. Dans le souci d’arriver à une autosuffisance alimentaire, de fixer les populations et de stimuler un essor économique, des milliards de dinars ont été débloqués pour encourager les producteurs de dattes, les conditionneurs, les transformateurs et les exportateurs. Ses efforts ont permis, il est vrai, de voir la production de dattes augmenter d’années en années, l’arrivée sur les étals de nouveaux produits issus de cette miraculeuse baie des oasis et le retour de centaines de personnes vers le travail de la terre, faut-il le reconnaître.

En coordination avec les services agricoles, fiscaux, bancaires, du commerce et des douanes, plusieurs mesures ont été initiées et des facilitations accordées aux opérateurs et investisseurs dans le secteur phœnicicole : accès au foncier agricole, raccordement au réseau électrique, aménagement de pistes et forages de puits, crédits bancaires à long termes, crédits Rfig, accompagnement technique, «couloir vert» (accès rapide aux ports et allégement des procédures douanières) pour les exportateurs et prise en charge gratuite du traitement phytosanitaire contre les ravageurs du palmier dattier par les techniciens de l’lNPV.

Un immense territoire phœnicicole en jachère

Rappelons que la célèbre Deglet nour, variété de dattes recherchée et très appréciée par les consommateurs du monde entier est issue de la seule région des Ziban dans la wilaya de Biskra, où elle trouve les conditions climatiques et édaphiques idéales. Neuf communes des Ziban productrices de cette variété, devaient bénéficier d’une indication géographique localisée (IGL), mais force est de constater que le marché de la datte subit encore les archaïsmes et les lourdeurs administratives.

En dépit des bonnes intentions de l’Etat, la situation de la phœniciculture nationale est préoccupante et loin de répondre à la vision que s’en font les spécialistes et les chercheurs en botanique et développement durable cantonnés dans leurs laboratoires de l’INRA, du CRSTRA, de l’ITDAS et autres. Leur constat est sans appel : l’Algérie peine à mettre en œuvre une véritable stratégie nationale afin de bonifier et faire fructifier ses atouts dans le secteur de la datte et de ses produits dérivés et ainsi s’affirmer comme leader du marché internationale dans ce créneau à forte plus-value.

«L’Etat devrait garder la main dans un secteur aussi vitale que celui de la datte et mettre en place une stratégie ambitieuse pour exceller dans ce secteur, car notre pays possède un encadrement techniques de qualité, un immense territoire phœnicicole laissée en jachère, des ressources hydriques mal exploitées et des producteurs de dattes recelant d’inestimables connaissances sur les palmiers dattiers, lesquelles connaissances sont en voie de perdition», pense Nadjet Dakhia, chef de la division de recherche sur la conservation des dattes au Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides (CRSTRA) de Biskra.

Alors que d’autres personnes militent actuellement pour la fondation d’un musée national de la datte, Mme Dakhia préconise la réalisation d’un institut technologique national de la datte qui aurait pour mission de réunir toutes les disciplines et les compétences nationales pour donner à ce fruit national l’envergure qu’il mérite et lancer une exploitation raisonnée du territoire phœnicicole national.

Ne pas se focaliser sur la seule Deglet Nour

Sachant que des dattes, on peut tirer un nombre incroyable de produits tels que des carburants, des huiles de tables, des jus et sirops, de la farine, du sucre, de l’alcool, du vinaigre, de la pâte, des médicaments et des cosmétiques ainsi que des aliments pour le bétail. Elle pense que c’est une aberration que les enfants algériens ne savent plus rien de la datte.

Avec cet éventail de denrées extraites des dattes que l’Algérie peut produire à partir de son patrimoine phœnicicole, il est triste de constater que notre alimentation est pour sa grande part importée. «Il faut doubler, voire tripler la production nationale de dattes en encourageant les agriculteurs à diversifier les variétés au lieu de se focaliser sur la seule Deglet nour, mettre en place un réseau de PME-PMI spécialisées dans la transformation des dattes et prévoir des lignes de crédits pour les chercheurs et tous les intervenants dans ce secteur vital car pourvoyeur de postes d’emplois, de richesses et de préservation du mode de vie des gens du sud algérien», préconise-t-elle en spécialiste de la question ayant 30 ans d’expérience.

Comme pour l’élevage ovin, la culture des oliviers et l’énergie solaire, l’Algérie continue de se contenter de mesures dispersées et ponctuelles en faveur de la phœniciculture. Axant sa préférence vers l’exploitation des hydrocarbures et l’importation des denrées alimentaires, alors qu’elle peut mettre en place une véritable industrie agroalimentaire appuyée sur la phœniciculture, elle est encore une fois à la traîne dans ce secteur et cela en dépit de la disponibilité de formidables potentialités ne demandant qu’à être utilisées.*Hafedh Moussaoui-El Watan-Samedi 08 Novembre 2014

*Abdelmadjid Khobzi. Président de la CCI des Ziban

«De graves dysfonctionnements minent le secteur de la datte»

- Où en est le plan d’action en faveur de la phœniciculture que vous avez rendu public il y a quelques mois ?

D’abord, je tiens à rappeler que la CCI des Ziban joue son rôle d’accompagnateur et de catalyseur économique en s’intéressant au secteur de la datte et que la série d’actions initiée trouve sa source dans un constat désolant révélé par des enquêtes et des recherches menées par une commission interne. De graves dysfonctionnements minent le secteur.

Le marché des dattes pâtit d’une flagrante désorganisation servant les spéculateurs, les dattes sont bradées à des clients des frontières de l’Est. On a vu des semi-remorques remplis de dattes en vrac quitter de nuit les communes phœnicicoles. Nous devons relever les défis de l’heure et faire de la datte de Biskra, mais aussi des autres wilayas du sud, un moteur de développement au service du plus grand nombre et pas seulement d’une caste.

- Comment expliquez-vous les réticences à votre stratégie exprimées par certains intervenants et acteurs du secteur, vous accusant de déstabiliser le marché par des «déclarations inconséquentes» ?

Ma seule réponse est le travail et les résultats mais il est vrai que certains se croient en terrain conquis. Pour eux, la datte constitue une chasse gardée. C’est ce monopole qu’il faut briser. Lors de la préparation de notre plan d’action, nous avons invité tous les partenaires et les acteurs du secteur à apporter leur pierre à l’édifice afin d’œuvrer de concert pour organiser et moderniser le secteur des dattes.

Beaucoup ont répondu présents à notre invitation. D’autres n’ont pas daigné y donner suite. Mais le travail s’est poursuivi. Le 3e Salon de la datte et du tourisme de Tolga a été un franc succès. Nous avons organisé des sessions de formation pour les jeunes exportateurs de dattes.

- Après votre réélection à la tête de la CCI, allez-vous poursuivre votre travail sur la même lancée ?

Notre action va essentiellement porter sur le soutien technique et administratif aux jeunes entrepreneurs, Il est nécessaire de promouvoir les dispositifs, les aides, les abattements fiscaux et les subventions que l’Etat propose aux acteurs de la datte.

Comme nous l’avons fait pour les ambassadeurs et représentants consulaires d’Indonésie, de l’Irak, de la Jordanie et du Royaume-Uni, nous allons inviter les ambassadeurs turque et espagnole à découvrir les potentialités agricoles et touristiques de Biskra en vue d’étendre des rapports commerciaux et de coopération car il semble que la diversification des clients soit une nécessité pour extirper nos dattes de la mainmise de certains gros commerçants installés à Marseille.

En diversifiant les marchés proposant aux producteurs des prix intéressants pour toutes les variétés de dattes, nous allons permettre la renaissance des palmeraies de Ghardaïa qui se meurent dans l’indifférence totale, d’écouler les dattes d’Adrar et de réorienter les phœniciculteurs de Oued Souf et de Ouargla vers leurs exploitations.

- Quelle est la priorité concernant le développement des exportations de dattes ?

D’abord, il est nécessaire de redonner de l’espoir aux producteurs et exportateurs de dattes en leur permettant d’accéder à de nouveaux marchés. Confrontés à des difficultés administratives et à une désorganisation du marché de la datte du fait de la présence de nombreux affairistes, courtiers, spéculateurs et intermédiaires, beaucoup d’entre eux ont abandonné leurs activités.

Dans cette optique, la CCI des Ziban prépare activement un voyage vers l’Indonésie auquel prendront part des producteurs de dattes, des exportateurs et des cadres du CRSTRA. Nous y exposerons plusieurs variétés de dattes algériennes au Salon Agroalimentaire de Djakarta se tenant du 12 au 15 novembre.

Selon les études en notre disposition, nous pouvons exporter vers le marché indonésien 120 000 tonnes de dattes de second et troisième choix. Pour conclure, je tiens à remercier le ministère des AE et celui du Commerce, l’Algex et la Safex ainsi que le wali de Biskra qui ne manquent pas de nous aider en toutes occasions.

*Hafedh Moussaoui-El Watan-Samedi 08 Novembre 2014

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*Une journée avec un producteur de dattes

Il est 7h. Une lueur blafarde éclaire l’est tandis qu’une brume opaque et dense s’élève au-dessus des palmeraies de Lichana, commune phoenicicole, située à 35 km au sud-ouest de Biskra. T. Abdelkrim, la quarantaine, propriétaire d’une palmeraie d’environ 400 stipes, se prépare pour une nouvelle journée de labeur au milieu de son exploitation.

«La palmeraie respire», dit-il en levant la tête. Il est avec R. Ahmed, un travailleur agricole de 29 ans, connu pour son sérieux et son sens du travail bien fait. Son savoir-faire que lui a transmis son père est empirique mais inestimable. Ahmed connaît tout ce qui concerne la culture du palmier dattier.

Il peut en parler spontanément, mieux que n’importe quel thésard. Les deux hommes commencent par faire une inspection générale de la palmeraie. Têtes en l’air, ils déambulent entre les palmiers et scrutent attentivement les régimes de dattes opulents soigneusement empaquetées dans un film de plastique.

Chaque palmier porte de 10 à 15 régimes. Abdelkrim choisit les palmiers qui seront délestés aujourd’hui de leurs précieuses offrandes. «Un palmier est comme un enfant. Il faut s’en occuper quotidiennement. Il ne suffit pas d’en planter un et attendre qu’il vous offre ses bienfaits. Il faut le surveiller, le soigner, lui donner à boire, le nourrir d’engrais naturels et être surtout attentif aux maladies et parasites pouvant l’atteindre», explique-t-il. Muni d’un harnais artisanal, Ahmed se retrouve en un tour de main au sommet d’un palmier.

Avec une faucille, il coupe les régimes choisis et les laissent descendre vers son patron qui les détache et les pose délicatement au sol, avant d’inspecter les branchettes. La moindre anomalie est sujette à de longues discussions. «Cette année, la récolte est bonne», dit Abdelkrim qui a vendu une bonne part de ses dattes sur pied. En connaisseur des techniques culturales, Ahmed ajoute qu’il faut environ 10 à 12 montées par an au sommet du palmier dattier ; escalader un palmier est une opération dangereuse et harassante requérant dextérité, force physique et précision et qui rebute le plus volontaire des jeunes.

Cherche main-d’œuvre désespérément

La phœniciculture manque de bras malgré les bons salaires proposés par les propriétaires des palmeraies (Un grimpeur peut gagner jusqu’à 2000 DA par jour). De rares rayons de soleil traversent la voûte végétale formée par les palmes entrelacées. L’air est doux. D’exquises senteurs de dattes mûres embaument les lieux où règnent une espèce de sérénité à nulle autre comparable. Vers dix heures du matin, un camion transportant des jeunes entre dans la palmeraie.

C’est un grossiste en dattes. Ses employés s’activent autour des palmiers. Ils coupent les régimes et soigneusement en remplissent des cartons portant l’inscription «bananes» ! L’emballage fait encore défaut et les commerçants rachètent des cartons de bananes importés qu’ils recyclent. «Vendre ma production de Deglet nour sur pied aux grossistes en dattes me permet d’éluder le problème du manque de main d’œuvre agricole. En plus, je n’ai pas de chambre froide», précise notre producteur de dattes qui cède ainsi sa marchandise à 150 DA le kg.

Une marchandise qui se retrouvera à 450 le kilo chez les revendeurs du centre-ville de Biskra. Il n’est pas encore midi, Abdelkrim suit le travail des récolteurs et n’hésite pas à tancer ceux qui malmènent les palmiers dattiers auxquels il voue une passion sans borne. «Sans amour pour cette terre et de passion pour cet arbre miraculeux des oasis, on ne peut pas faire ce travail. C’est ce qui manque aux jeunes d’aujourd’hui», lance-t-il.

De la passion, il a en à revendre, lui qui a investi tout son argent vers les années 2000 ainsi que des jours de labeur pour planter ces palmiers de Deglet nour dont «la générosité est égale aux sacrifices qu’on leur consent», disent les gens du Sud. Il gagne entre 2 à 3 millions de dinars par an. Vers 13h, alors que l’on se restaure avec, évidemment, des dattes, de la galette et des brocs de lait caillé, un autre camion immatriculé à Oued Souf klaxonne frénétiquement à l’entrée de la palmeraie. Il repartira avec une cargaison de palmes sèches (utilisées par les agriculteurs du Sud en guise de coupe-vent) et de rebuts de dattes qui seront transformée en aliment pour le bétail.

Cela constitue un revenu supplémentaire pour Abdelkrim. Une gerbe de 20 palmes sèches coûte 70 DA tandis que le quintal de dattes déclassées est à 500 DA. Il est 15 h, une chaleur pesante mais tellement nécessaire au palmier envahit les lieux. Abdelkrim et Ahmed déambulent autour de «djabbar», jeunes palmiers dattiers non encore productifs. «Il faut compter de 5 à 7 ans pour voir les premiers régimes apparaître», rappelle Ahmed qui ajoute que cette période est cruciale.

Stress hydrique

Le palmier dattier est une monocotylédone aimant avoir, c’est connu, «la tête dans la fournaise et les pieds dans l’eau». Si de mauvaises conditions climatiques où une crise hydrique venait à survenir durant ce laps de temps, les dattes seraient de moindre qualité pour plusieurs années. L’eau d’irrigation, voilà le principal souci de Abdelkrim qui a la hantise que ses palmiers manquent d’eau. Pour le moment, il utilise un puits albien desservant plusieurs autres agriculteurs.

Les nombreuses demandes collectives adressées à l’administration des ressources hydriques pour la réalisation d’un autre puits restent lettres mortes mais le maire de Lichana ferait tout pour aider les agriculteurs de sa commune. Il est 18h passé, les grillons entonnent leur lancinante litanie. Le soleil se retire subitement. Un homme d’une cinquantaine d’années surgit de nulle part. Muni d’un gourdin et d’une besace, il tient en laisse un molosse prêt à bondir. C’est le gardien de nuit.

«Les maraudeurs pullulent au moment des récoltes», lance Abdelkrim, qui prend le nouveau venu en aparté pour lui glisser 2500 DA, le prix d’une seule nuit de travail. Le lieu, paradisiaque la journée, devient très vite lugubre. Abdelkrim et Ahmed regagnent leurs foyers respectifs. Sur le chemin, ils parlent du travail du lendemain. Ils ont manifestement un attachement viscéral avec ces palmiers dattiers qu’ils choient sans mesure. *Hafedh Moussaoui-El Watan-Samedi 08 Novembre 2014

*Échos des Palmeraies

- Biskra, capitale de la datte

La wilaya de Biskra et plus précisément la région des Ziban où ont été identifiés plus de 300 cultivars de palmiers dattiers, dont 80 ont fait l’objet d’une opération de caractérisation et de classement effectuée par les techniciens de l’ITDAS, prévoit pour la saison en cours une production de 3,6 millions de quintaux, soit une augmentation de 3% par rapport à la saison écoulée.

Cette bonne performance s’explique par les bonnes conditions climatiques ayant prévalues sur la région, la disponibilité de l’eau dans les Ziban-Ouest, l’entrée en production de centaines de palmiers dattiers et les efforts fournis par les techniciens de l’INPV qui mènent un inlassable combat contre les ravageurs du palmiers dattiers telles que le myelloïs et la pyrale de la datte.

S’étendant sur une superficie de 200 hectares, la surface phœnicicole de Biskra ne progresse pas, peut-on cependant remarquer et les producteurs de dattes des Ziban-Est sont dans le désarroi car le barrage de Foum Gherza, fortement envasée et rempli à moitié, ne peut plus offrir les quantités d’eau nécessaires à leurs exploitations agricoles.

A titre d’exemple de cette situation, la daïra de Sidi Okba, comptant les communes de Sidi Okba, Lhaouch, Aïn Naga et Chetma, comptant 35 000 palmiers, pâtit non seulement du manque d’eau mais aussi de la disparition de la main-d’œuvre agricole, découragée par les difficiles conditions de travail mais aussi par l’absence de couverture social, et de l’absence de chambres froides dans le secteur, se plaignent les agriculteurs de cette région ambitionnant de damer le pion à Tolga en termes de production de dattes.

- Un fruit énergétique

Les dattes contiennent une grande quantité de vitamines, de minéraux et de fibres. Riches en graisse et en protéines, elles sont très calorifiques car leur taux de sucre avoisine les 80%, facilement digéré et absorbé par le métabolisme. Elles sont fortement énergétiques car elles contiennent 6 vitamines et 15 minéraux et sont particulièrement riches en calcium, phosphore, fer, magnésium et potassium.

Pleines de fibres, elles soulagent la constipation, l’insomnie et la migraine. Deux à trois dattes contiennent environ 70 calories, tandis qu’une poignée de cinq à six représentent l’apport protéinique d’un œuf de poule.

- Il n’y a pas que Deglet nour

Afin de préserver la biodiversité des écosystèmes oasiens et de permettre de redonner vie à des dizaines de variétés de dattes en voie de disparition, le ministère de l’agriculture préconise de consacrer de 15 à 20% de la surface de chaque palmeraie à des variétés de dattes autres que celle de la Deglet nour. Mais cette directive semble ne trouver aucun écho auprès des phœniciculteurs (ou phéniciculteurs) se tournant inlassablement vers la Deglet nour ayant une importante valeur commerciale.

Pourtant, il existe, il est vrai encore à l’état embryonnaire, un marché pour toute les variétés de dattes dont on tire vinaigre, jus, sirop, miel, alcool, confiture, farine, pâte… et les sous-produits du palmier dattier que l’on peut intégrer dans les moulées animales. Mais ces agriculteurs ont-ils été suffisamment sensibilisés à la préservation des ressources phytogénétiques ? Leur a-t-on démontré les avantages économiques et environnementaux d’une telle démarche ? Pas sûr.

*Hafedh Moussaoui-El Watan-Samedi 08 Novembre 2014

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*El M’naguer, ou dattes précoces de la saison

des prix oscillant entre 550 et 650 DA le kilogramme, selon le calibre du fruit et son goût

Fraîchement cueillies dans les palmeraies de  la région de Tidikelt (In-Salah), M’naguer (dattes précoces), produit phare de l’agriculture oasienne, arrivée à maturité, suscite un engouement croissant des consommateurs en ce début du mois de Ramadan à Ghardaïa.

Aliment très recherché pour la rupture du jeûne durant le mois sacré  de Ramadan, la consommation de ce produit alimentaire a la cote pendant cette période.Cette variété M’naguer qui demeure la plus prisée dans la région, en cette période de l’été, est proposée sur les étals improvisés dans le souk et les différentes artères et ruelles de la capitale du M’Zab à des prix oscillant  entre 550 et 650 DA le kilogramme, selon le calibre du fruit et son goût. Mielleuse aux reflets mordorés, mi-mûre et encore jaunâtre, cette datte précoce est récoltée manuellement par grappillage, une méthode qui consiste à ne cueillir du régime que les dattes arrivées à maturation, a expliqué Ami  El Hadj Bachir un commerçant en fruits et légumes de Ghardaia.

La cueillette de la M’naguer est très éprouvante physiquement et peut durer plusieurs jours. Elle est grappillée par un grimpeur de palmier au péril  de sa vie, avec précaution, tôt le matin ou en fin d’après midi, suivant, régime par régime et branche par branche, des palmiers du Tidikelt, région la plus chaude du pays, d’où proviennent les premières dattes de la saison,  a précisé le commerçant. *El Watan-17.07.2013.

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* 3ème Salon des dattes et du tourisme oasien à Tolga

Datte

Au moins 185 exposants venus de plusieurs wilayas du pays prennent part à la 3e édition du salon des dattes et du tourisme oasien, ouverte mercredi à la salle omnisports de la ville de Tolga (Biskra). Placée sous le slogan «les datts et le tourisme oasien au service du développement local et national», cette manifestation économique a été inaugurée par le wali, Messadoud Djari, en présence des ambassadeurs d’Indonésie, d’Irak et de Jordanie, ainsi que d’opérateurs économiques activant dans l’agroalimentaire et des professionnels de l’agriculture. Organisé par la chambre de commerce et d’industrie (CCI-Ziban) et les directions de wilaya du commerce et du tourisme, le salon présente les différentes variétés de dattes, les dérivés du palmier et met en relief les potentialités et les atouts touristiques de la wilaya et la richesse de l’artisanat dans les régions de M’chounech, de Djemora, d’El Kantara et de Laghrous. Le salon réunit des opérateurs des wilayas de Biskra, d’El Oued, de Ghardaïa, de Batna, de Khenchela, de Constantine, de Tipasa et d’Alger. Initialement prévue mardi, l’ouverture de la manifestation a été retardée de 24 heures pour permettre au plus grand nombre d’exposants d’y prendre part, a indiqué le président de la CCi-Ziban, Abdelmadjid Khobzi. L’ambassadeur d’Irak en Algérie, Auday Al Khaïrallah, a fait part de son «admiration» devant la grande diversité de variétés de dattes produites dans la région et la beauté des oasis des Ziban. De son côté, l’ambassadeur de Jordanie en Algérie, Mohamed Annaïmet, a affirmé œuvrer «en faveur du renforcement des échanges touristiques entre les deux pays» et espéré «une augmentation des quantités de dattes exportées vers (son) pays» (estimées actuellement à 5.000 tonnes). «Biskra jouit d’une nature enchanteresse et les dattes algériennes sont d’une qualité supérieure», a souligné, pour sa part, l’ambassadeur d’Indonésie en Algérie, Ahmad Ni’am Salim, qui a salué la récente signature d’un accord de jumelage entre la CCI-Ziban et la Chambre de commerce et d’industrie de la province de Java centre (Indonésie). Il a appelé à «favoriser les échanges culturels et économiques entre les deux pays». Le Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides (CRSTRA), l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), la chambre de l’artisanat et des métiers et des associations professionnels participent également à la manifestation pour faire connaître leurs missions.*Le Courrier d’Algérie-01.12.2013

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*Touggourt….La récolte 2010-2011 de dattes est satisfaisante

Bien que la campagne de la récolte des dattes, à Touggourt, dans la wilaya d’Ouargla, ait débuté en retard durant l’année écoulée (2010-2011), outre les dégâts causés par les pluies automnales et hivernales, la production a pris une tendance vers une évolution constante comparativement à la récolte précédente (2009-2010), a affirmé le responsable de la subdivision agricole de cette localité.
135 440 quintaux de deglet-nour et 53 459 quintaux dans les autres variétés, ont été récoltés au cours de la saison (2010-2011). Touggourt en compte un nombre total de 414 345, soit 336 930 palmiers dattiers productifs, dont 77 414 non-productifs, y compris les jeunes palmiers. Selon la même source, le mérite revient aux efforts déployés par l’État. Plusieurs programmes et mesures ont été notés pour garantir la qualité et la quantité de ce produit précieux. L’initiative entamée en 2001, constitue un gage sérieux pour l’amélioration des conditions de travail des agriculteurs de la région. Le soutien qu’on leur a apporté durant cette période, quant au réaménagement des réseaux d’irrigation et de drainage, la création de nouveaux espaces pour la plantation des palmiers, a eu son aspect positif sur la production. Le dispositif mis en place a déjà commencé à donner ses fruits. Par ailleurs, les services agricoles ont apporté leur aide concernant la protection phyto -sanitaire, notamment la lutte contre le ver des dattes et le boufaroua.
Ainsi, l’action menée par les mêmes services, vise l’abattage des palmiers-dattiers séchés et leur remplacement par de jeunes palmiers. Il reste que l’agriculteur se trouve confronté à de nombreuses contraintes, faute d’une politique rationnelle de commercialisation de ce produit.
À titre d’exemple, le manque de chambres de stockage dans la région oblige certains agriculteurs à vendre leur marchandise à bas prix. Et que ces quantités colossales ont été achetées par des revendeurs ou intermédiaires. Chose qui a ouvert la voie à la spéculation. À signaler encore le cas de pillage des dattes.
Cependant, cette spéculation continue à narguer l’agriculteur d’un côté et le citoyen de l’autre. À quand mettra-t-on fin à cette situation, qui prend une ampleur inquiétante ?  (Liberté-05.12.2011.)

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*Exportations de dattes :

 opérateurs algériens à la conquête de nouveaux marchés internationaux

Deglet Nour et autres dattes

Deux des plus importants producteurs et exportateurs de dattes algériens, l’un privé et l’autre public, ont décidé d’unir leurs efforts et leur savoir-faire pour aller à la conquête de nouveaux marchés internationaux de la datte, et, surtout de faire connaître le label ’’deglet nour’’ à l’étranger.

L’idée développée par l’Entreprise nationale de conditionnement de dattes (Sud datte Company, Sudaco) et la société Salim Haddoud, implantées dans la wilaya de Biskra, est simple : initier un partenariat pour promouvoir les exportations de produits phoénicicoles et défendre l’image de marque de la datte algérienne sur les marchés étrangers. Les deux entreprises exportatrices de dattes ont décidé de travailler ensemble pour que chacune puisse bénéficier de l’expérience de l’autre en matière de gestion, de savoir-faire et de prestige qu’elles ont au niveau national et international. ’’Le marché que cible Haddoud m’intéresse aussi. Alors, nous avons décidé d’unir nos forces pour gagner d’autres marchés potentiels’’, a indiqué le directeur général de Sudaco, Hassane Soltani, dans un entretien avec la presse au siège de son usine à Biskra. Disposant d’une longue expérience dans la production, le conditionnement et l’exportation de dattes, cet opérateur public veut bénéficier de la bonne réputation dont dispose l’entreprise Haddoud à l’étranger et sa nouvelle plateforme pour la conquête de nouveaux marchés, notamment le Moyen-Orient et l’extrême-Orient. ’’Nous avons un savoir-faire qui se complète. La finalité est de faire connaître la datte d’Algérie et la rendre disponible dans les coins les plus reculés du monde’’, a résumé M. Soltani. Pour M. Haddoud, dont l’unité de conditionnement est située dans la zone industrielle de Tolga, la région de production de la fameuse ’’Deglet Nour’’, l’idée de cette coopération a commencé par ’’le fait qu’il y a une compatibilité dans notre manière de voir le marché, comment nous pouvons développer de nouveaux marchés ensemble’’, a-t-il expliqué. ’’Je marche avec la Sudaco pour son professionnalisme, la traçabilité de ses produits et la rigueur que lui procure son statut d’entreprise publique’’, a dit M. Haddoud, soulignant que son entreprise est limitée dans son espace et ses capacités financières, ce qui réduit ses parts de marché. De son côté, l’opérateur public, est limité dans le choix et la prospection de nouveaux clients étrangers, en dehors de ses marchés traditionnels, essentiellement européens. Mais, ce partenariat va permettre à l’un des opérateurs d’être présent là où l’autre ne peut pas être, comme ils peuvent intervenir sur un même marché avec un produit algérien, qui a la même qualité. L’entreprise Haddoud, dont l’activité de production et d’exportation de dattes est une activité transmise de père en fils, exporte de la datte vers une quinzaine de pays (Etats-Unis, Europe, des pays arabes comme la Syrie et le Liban). Il a entamé une nouvelle campagne d’exportation vers d’autres marchés moins conventionnels, en Asie notamment avec l’Inde, la Malaisie, l’Indonésie, le Bangladesh, et le Sri-Lanka. Il a également dans son carnet de nouveaux clients aux Emirats arabes unis et prochainement en Chine et en Russie. ’’Ce sont des marchés ouverts aussi à d’autres exportateurs algériens de dattes’’, note M. Haddoud. ’’La datte algérienne est en train de prendre de l’ampleur par rapport à ses concurrentes’’ dans la région, estime M. Haddoud, relevant que d’autres variétés, outre la Daglet Nour, sont actuellement demandées par les pays asiatiques notamment. Pour concrétiser ce partenariat, les deux partenaires devraient signer incessamment des documents officialisant leur relation de travail, a indiqué à l’APS M. Soltani, précisant qu’il devrait préparer prochainement une commande destinée au marché du Moyen-Orient à travers le partenaire émirati de Haddoud. L’Algérie, qui compte environ 17 millions de palmiers produit en moyenne 600.000 tonnes de dattes par an, mais elle n’en exporte que 2%, en raison notamment du manque de financement, une contrainte qui a été levée en 2010 par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Le ministère a décidé d’élargir l’octroi du crédit de campagne R’Fig, destiné exclusivement aux céréaliculteurs, aux producteurs et exportateurs de dattes. Cette mesure a rapporté ses fruits puisque le volume des exportations est passé de 12.000 tonnes en 2008 à 23.000 tonnes actuellement. Les professionnels comptent arriver jusqu’à 30.000 tonnes de dattes exportées en 2012. L’Algérie est le cinquième producteur mondial de dattes, derrière l’Egypte, l’Arabie Saoudite, l’Iran et l’Irak. Sa variété Deglet Nour est, par contre l’une des plus prisée au monde. (Echorouk-30.11.2011.)

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21 tonnes de dattes « Deglet.Nour » exportées vers la France

dans nos marchés, on ne trouve nulle part cette datte de qualité

Port de Ghazaouet….Désormais, l’exportation de la datte (Deglet Nour) s’effectue à partir du port de Ghazaouet.Cette première opération d’exportation est effectuée par la Sarl «Algérina Export» vers la France. L’exportation à partir de ce port est rendue possible grâce à une décision émanant du ministère de l’Agriculture et du Développement rural portant élargissement des points de sortie pour l’exportation de la datte. Les services en charge de la protection des végétaux ont délivré, mercredi dernier, après un contrôle de la qualité effectué au niveau du port, un certificat phytosanitaire pour l’exportation d’une quantité de 21,540 tonnes de dattes Deglet Nour. (El Watan-04.06.2012.)

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*25.000 tonnes pour faire baisser les prix.

des quantités importantes de dattes vont être destockées pour le Ramadhan

25.000 tonnes pour faire baisser les prix

Le prix réel de la datte ne devra pas dépasser les 250 DA/kg. Mais le marché informel en a décidé autrement pour faire payer aux Algériens leur propre production à des prix exorbitants. L’exportation frauduleuse des dattes via les frontières Est avec la Libye et la Tunisie et celles Ouest avec le Maroc, a influé plus ou moins positivement sur les prix des dattes en Algérie durant l’année 2012. «Depuis les événements qu’ont connus nos pays voisins, il y a eu moins de trafic de dattes à nos frontières, d’où la réduction des prix par rapport à l’année 2011», selon des grossistes que nous avons interrogés au sujet de la datte à Alger. Classée deuxième producteur et 28e exportateur de dattes à l’échelle mondiale, l’Algérie continuera à voir sa production agricole locale se vendre à des prix exorbitants, pendant ce mois sacré du Ramadhan 2012. Très prisée durant le mois de Ramadhan des années précédentes, «il faut attendre les premiers jours du mois sacré prochain pour connaître l’affluence ou non sur la datte qui enregistre un rythme variable et incontrôlable, dit-on au marché Ali-Mellah à Alger.
Selon le degré et la qualité, les prix actuels de la datte varient entre 300 et 500 DA/kg dans les marchés de détail.
En 2011, les prix de la datte de qualité moyenne jusqu’au premier choix sont évalués entre 500 et 700 DA/kg, a-t-on rappelé. Par ailleurs, il faut noter que le produit exposé sur le marché national, relève de la récolte des mois d’octobre et novembre 2011. La récolte de la saison 2012 en est à ses débuts et la datte sera récoltée en fonction de son état de maturité. Actuellement sur le marché, le régime de dattes Deglet Nour, considérée comme un produit de premier choix, reste le plus cher.
Concentrée à Tolga (Biskra), Touggourt et Ouargla, la production de la datte est livrée au bon vouloir des intermédiaires qui imposent leurs prix.
«Les détaillants ont une très faible marge de bénéfice. C’est l’anarchie totale et la spéculation règne dans le marché de la datte», regrette t-on. En l’absence d’une organisation professionnelle et administrative active, régulatrice du marché de la production, distribution et de la commercialisation du produit, les citoyens continuent de payer la facture d’une gestion archaïque du marché de la datte. Jusqu’au mois de juillet, la production nationale de la datte a enregistré un volume de plus de 7,89 millions de quintaux en évoquant la récolte 2011-2012. Contacté par téléphone, Salim Haddoud, président du comité interprofessionnel de la datte, s’insurge:
«Ce sont les spéculateurs sans foi ni loi, avides de gain facile qui négocient les prix entre Alger et Oran, aux dépens des producteurs et des gens honnêtes», dit-il. Normalement, le prix plafond de la datte 1er choix, ne doit pas dépasser les 250 DA/kg. Malheureusement, cette maffia de la datte, gagne beaucoup plus que les producteurs et les commerçants qui travaillent dans la légalité», a-t-il regretté.
Pour parer à cette catégorie d’arrivistes et spéculateurs aux dépens des consommateurs, il est question de la mise en place d’un volume de 20.000 à 25.000 tonnes de dattes qui seront mises sur le marché national, afin de réduire l’intervention de ces spéculateurs, aidés par la technologie du téléphone portable, pour négocier dans les coulisses à tout moment.
La vérité est souvent blessante: «Souvent on nous reproche des choses négatives, alors que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour ramener les prix à la raison, mais nous ne pouvons rien contre ces spéculateurs qui n’ont jamais été inquiétés malgré tout», a déploré M.Haddoud. Il y a lieu de reconnaître et de remercier M.Hakim, de la cellule de communication au ministère de l’Agriculture qui nous a donné de son temps, afin d’informer l’opinion sur la réalité du marché de la datte en Algérie. (L’Expression-16.07.2012.)

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Deglet Nour…….En pareille saison, les Biskris les plus âgés se rappellent qu’ils pouvaient trouver une multitude de variétés de dattes sur les étals de Souk Lahchich ou sur ceux du marché central. Les agriculteurs de tout le Sud algérien y venaient, bien achalandés, vendre leur produit. Deglet Nour, la datte « noble », El Ghers, Mechdegla, Itima, Bouzerrou, Ghazi, Kseba, Halwa, Tantboucht, Arechti, Safraya, Balbali, Thouri, Dogmessi, Zorgaï, Khadhraï sont autant d’appellations vernaculaires, créées par les oasiens, dénotant de la richesse du patrimoine phoenicicole national, « qui est en passe de ce placer parmi les plus importants au monde », selon des spécialistes se basant sur le fait que les potentialités en terme de production de dattes et d’industrialisation des processus d’obtention des produits dérivés de celles-ci, dans la wilaya de Biskra, comme dans tout le Sud de l’Algérie, sont encore loin d’être épuisées. En effet, chacune de ces baies, en fonction de ses propriétés et de ses caractéristiques, peut être directement consommées ou transformée en farine, jus, miel, sucre, pâte, vinaigre, alcool et même en éthanol.

C’est dire le futur florissant attendant le pays pourvu que dès à présent des mesures soient prises pour encourager les agriculteurs à développer toutes les variétés de dattes sans exception. C’est la mission, entre autres, de l’Institut technique de développement de l’agriculture saharienne (ITDAS) dont la direction générale est située à Aïn Bennaoui, à 7 km de Biskra, sur la route de Tolga, et qui dispose d’antennes à El Oued, Ouargla, Bechar et Adrar, de s’affirmer comme un instrument essentiel en mesure de contrecarrer l’appauvrissement variétal du patrimoine phoenicicole national. Ayache Nasredine, chef du service Cultures pérennes à l’ITDAS, explique à ce propos : « La Deglet Nour est la plus demandée sur le marché local et au niveau mondial. Cependant, chaque producteur de dattes ayant bénéficié du PNDRA est tenu de planter au moins 20 % de palmiers dattiers produisant d’autres variétés que celle-ci.

Dans le souci de favoriser la préservation de la biodiversité de la région et la richesse variétale de la datte des Ziban, notre institut, qui n’encourage pas les producteurs de dattes à s’investir dans la monoculture, désastre aux incommensurables conséquences sur toute le secteur de la phoeniciculture, s’est doté, après une opération de caractérisation morphologique des différents fruits, d’une appréciable collection de 80 variétés de dattes dûment répertoriées que nous mettons à la disposition de tous les producteurs qui souhaitent diversifier leurs palmeraies. » Fruits du palmier dattier, cet arbre qui n’est pas un arbre, mais le roi des monocotylédones, la datte, notamment la sublime Deglet Nour, n’a pas fini de faire parler d’elle.

Le palmier dattier est, toutefois, la cible privilégiée des parasites et des maladies, et il est complètement tributaire du climat dont les moindres modifications intempestives ou brutales ont des répercussions immédiates sur la qualité des dattes produites. Il a un coût d’entretien et de soins exorbitant par rapport aux autres variétés qui « sauvent souvent la récolte », selon les vieux fellahs de Tolga. « Les dattes deviendront de plus en plus un enjeu économique et même politique. La concurrence fait rage entre les pays producteurs pour labelliser leurs variétés de dattes. Actuellement nous planifions une autre opération appelée Identification géographique labellisée (IGL), laquelle permettra aux dattes algériennes de ne plus souffrir de la concurrence déloyale et des pratiques souterraines de certains pays », ajoute notre interlocuteur. Il existe dans le Sud algérien plus de 900 variétés de dattes, et beaucoup d’entre elles sont connues et cultivées à Biskra, terroir de la Deglet Nour.

Croyant certainement bien faire, les pouvoirs publics et les départements agricoles, les fellahs et les exportateurs, les commerçants et les consommateurs, dont les plus jeunes n’ont jamais goûté que deux ou trois variétés de dattes de toute leur vie, focalisent toute leur attention et leurs efforts sur la Deglet Nour, qui s’est imposée dictatorialement sur toutes les autres variétés. Certes, cette variété de dattes, dont l’excellence n’est plus à prouver, mérite tous les égards au vu de ses qualités gustatives et nutritionnelles et des sommes importantes qu’elle rapporte, mais quand une catastrophe climatiques survient, extrêmement sensible, celle-ci est la première à être gâtée et perdue, au moment où d’autres variétés font montre de bien plus de résistance. Mais ces dernières ont été progressivement marginalisées. Elles ont disparu des étals et même de la mémoire de certains cultivateurs de dattes.

Cette année, ceux-ci estiment que plus de 40% de la production de Deglet Nour sont irrémédiablement perdus à cause des intempéries qui ont ravagé les palmeraies de la région des Ziban aux mois de juillet et août. « Le reste, de piètre qualité, sera vendu aux plus offrant comme écart de traie », disent des producteurs de dattes, anéantissant les efforts de toute une année, voire de toute une vie, de beaucoup de ces exploitants, qui font grise mine. Ils ne peuvent même pas, en l’absence d’une filière de transformation des dattes de type semi-industriel, revendre leurs dattes, si ce n’est comme aliment de bétail. Mais sauront-ils tirer les leçons de cette année ? Ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier ! Ce que les anciens ne faisaient jamais. (El Watan-01.12.09.)

******La grenade Sefri, un fruit à part 

De plus beau et de plus gros on n’en verra certainement nulle part ailleurs. Ceux qui ont fait le tour du salon et qui ont marqué une pause devant le stand d’agrumes de Lakhdaria savent que nous ne parlons ni des oranges ni des mandarines qui viennent si bien dans cette partie de la wilaya, en raison de leur beauté et de leur succulence…

Nous ne voulons pas non plus parler de ce coing qui lui aussi frappe par sa couleur jaune safran et sa grosseur. Un coing peut facilement faire 1 kg. Non, le fruit dont il est question est vraiment unique en son genre. C’est la grenade Sefri et elle n’est produite que dans la commune de Guerrouma, dans la daïra de Lakhdaria. Les rives de Oued Bouamoud doivent lui fournir le limon et l’eau nécessaire à son développement et lui assurer cette saveur douce amère qui la rend si délicieuse. Quant à la pulpe, si l’on en croit cet agriculteur qui, en l’absence du propriétaire du verger a bien voulu nous parler de ce fruit magnifique, elle est d’un rouge foncé. L’enveloppe pourtant est un peu mate. Mais comment s’assurer de la couleur et de la saveur de ce fruit ? Nous pensons qu’il n’est là que pour les yeux, une tentation d’éternité, se serait écrié l’auteur de Les fleurs du mal. Selon notre présentateur improvisé, ce fruit est si prisé sur le marché qu’il est dirigé sur Alger, comme si les Algérois sont les gardiens du temple du bon goût et de celui de la gastronomie.

Le verger s’étend sur 20 ha et a été planté du temps de la Révolution agraire en ce lieudit Ouled El Khatab. Le même propriétaire qui se plait dans la production de qualité ajoute à ce palmarès celui de la production de l’amande Texas, qui est lui aussi un excellent fruit qui s’ouvre sur simple pression des doigts et l’amande Blidi beaucoup plus coriace. Mais de même que le mouton a régné en maître sur ce salon, éclipsant par sa présence royale nous dit-on tous les spécimens présents à ce salon, de même la grenade Sefri a tenté de ravir la vedette à tous les fruits et légumes exposés ces jours-là. En vain la Tématite, la Sponta, la Désirée variétés de pomme de terre, le navet marteau, la carotte muscade, la figue de Taghzout, le miel des différentes coopératives, et même le coing de Dirah et la poire Santa Maria et la pomme Golden arboraient un profil bas devant ce seigneur des flancs du mont de Ouled El Khatab. Beau fruit, rien à dire se serait exclamé en le voyant ce personnage très connaisseur de Georges Duhamel.(el Watan)

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*Deglet Nour, victime de la mafia de la datte

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C’est une véritable mafia de la datte qui sévit actuellement au sud du pays. L’Association des conditionneurs et exportateurs de dattes de Biskra s’insurge contre le troc de dattes Deglet Nour qui s’est instauré dans les quatre wilayas du Grand Sud, Illizi, Adrar, Tamanrasset et Tindouf, limitrophes des pays du Sahel (Mali, Niger, Tchad et Libye). Cette «mafia» s’adonne au grand jour à un troc illicite, échangeant cette précieuse denrée contre d’autres produits alimentaires, entre autres, le thé. Cependant, les autorités interdisent formellement (Journal Officiel du 29/03/98) de pratiquer le troc avec la variété de dattes Deglet Nour. Le troc, qui s’applique dans ces wilayas frontalières, n’autorise pas celui pratiqué avec la Deglet Nour. Comme il ne manquait que cela pour notre économie presque exclusivement dépendante de l’exportation des hydrocarbures. Selon les statistiques du Cnis, les exportations ont atteint 76,10 milliards de dollars durant les onze premiers mois 2008, contre 54,18 milliards de dollars durant la même période de l’année dernière, en hausse de 40,45%. Quant aux importations, elles se sont chiffrées à 34,16 milliards de dollars contre 24,96 milliards de dollars, soit une hausse de 36,87%. Le taux de couverture des importations par les exportations, de janvier à novembre dernier, a représenté 223%, contre 217%, précisent les données du Cnis. C’est dire que le manque à gagner que génère cette mafia se chiffre à des millions de dollars pour notre économie. Cette opération (troc de la Deglet Nour) illégale prend une tournure nouvelle, car elle touche justement cette variété et se pratique dans des wilayas non concernées par la loi autorisant le troc. Ces données, transmises à L’Expression par l’Association, ont été confirmées au téléphone par son président Youcef Ghemri, qui a souligné que «l’Algérie, qui est le premier producteur au monde de Deglet Nour, n’est hélas que le second exportateur après la Tunisie qui ne produit pourtant qu’environ six fois moins de cette variété de dattes, soit environ 85.000 tonnes/an contre 500.000 tonnes/an cueillies dans nos palmeraies». Ghemri regrette, par ailleurs, que l’Algérie n’exporte que 05% de sa production alors que notre voisin en exporte environ 85%. L’Association déplore aussi que la majorité des unités de conditionnement soient actuellement à l’arrêt. Le commerce de troc terrestre autorisé à travers les frontières du Sud, est sorti de son cadre juridique, dénonce-t-elle. Cette situation met hors circuit ces unités en flambant les prix d’achat et pousse les producteurs à devenir des spéculateurs qui ne soignent même plus leur production. L’Association réclame, par ailleurs, une mise à niveau des 26 unités adhérentes. La Deglet Nour, qualifiée de reine des dattes, est l’un des produits phares, exportables à souhait, de l’agriculture algérienne dans sa composante de phoeniculture. De plus, la qualité de ces «doigts de lumière», appelés ainsi car le fruit laisse transparaître la lumière du soleil à travers sa chair, est nulle part ailleurs. Cette variété est qualifiée par les connaisseurs et les consommateurs, de nettement supérieure aux dattes produites de par le monde. La région terroir de la Deglet Nour est la ville de Tolga, près de Biskra. C’est là, que le savoir-faire des fellahs a affiné ce fruit de légende pour atteindre la perfection qu’on lui connaît. La datte est généralement consommée dans son état naturel, sinon fourrée à la pâte d’amande, pistache, noisette ou même consommée avec du beurre frais accompagnée souvent du fameux thé vert saharien à la menthe. Quand elle s’acoquine de cannelle, d’eau de fleur d’oranger, d’amandes ou de miel, elle devient alors pure gourmandise. Contrairement au nord du pays, ce fruit «magique» entre dans la confection des plats dans les régions sahariennes du pays. Il est mélangé, en très petite quantité, dans la sauce rouge du couscous ou de la «thakhchoukha», plat spécial et très épicé de Biskra, et également à d’autres plats du Grand Sud. ( L’Expression)

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Des produits dérivés du palmier dattier font leur entrée

Les producteurs de dattes et notamment ceux qui parient sur la seule Deglet Nour ont dû batailler dur pour préserver les régimes soumis à des températures infernales et à une prolifération de parasites et de ravageurs du palmier dattier qui ne s’attaquent pas aux autres variétés plus résistantes aux pics de chaleur, au manque d’eau et aux acariens. Cette situation illustrant le danger lié à la monoculture, en l’occurrence celle de la Deglet Nour, a été maintes fois soulevée par les chercheurs en botanique et scientifiques étudiant les problématiques  du développement des zones arides.

Ayant parfaitement modélisé les effets négatifs de la monoculture, ils ont appelé à sauvegarder et encourager la culture d’autres cultivars de dattes, dès les années 2000. Trois ans plus tard, les fellahs ont été incités à diversifier leurs cultures de dattes avec primes et subventions à la clé pour les phoeniciculteurs plantant de 10 à 15% de palmiers d’autres variétés que celle de la Deglet Nour. Premiers effets de ces mesures : des variétés que l’on croyait définitivement disparues font leur réapparition sur les étals des revendeurs à Biskra.
Les étagères des supérettes et épiceries de la ville proposent, désormais, des produits issus des dattes, tels que les sirops et jus (rob), de la farine (rouina) et de la pâte de dattes prisée par les pâtissières.
Encore embryonnaire, cette industrie de l’agroalimentaire a encore beaucoup d’efforts à réaliser pour proposer des produits aux normes internationales.

Lazhar Setta, précurseurs dans la fabrication manufacturée de jus et miel de palmier (rob) a complètement remboursé les prêts contractés auprès des banques et les commerçants de gros font la file pour acheter ses bocaux de rob de plus en plus demandés par les clients, est-il fier d’annoncer. Des fleuristes et pépiniéristes de Biskra, des dinandiers de Constantine, des céramistes d’Alger, des vanniers de Oued Souf, des orfèvres de Béchar et des potiers de Tizi Ouzou ont enrichi cette manifestation dédiée au patrimoine artisanal national, dont les perspectives sont prometteuses pourvu que les efforts continuent d’y être concentrés par les intervenants étatiques ou privés. Il y va de la survie sociale et économique des régions phoenicicoles d’Algérie, doit-on  le préciser.

Les bienfaits du pamier dattier

Avec ses 4,2 millions de palmiers dattiers, dont 2,6 millions sont productifs, la wilaya de Biskra est en passe de réaliser une production de 3,22 millions de quintaux de dattes, constituée de 60% de Deglet Nour, 35% de Degla Baidha et de ghers et de seulement 5% d’autres variétés de dattes délaissées pour des raisons purement économiques, selon les estimations et les constatations de la direction des services agricoles. Affichant l’ambition de valoriser le savoir-faire acquis par les producteurs et transformateurs de dattes des Zibans, de présenter une large gamme de produits issus du palmier dattier et d’exposer aux opérateurs économiques les opportunités d’investissement dans la filière, tels ont été les objectifs du 2e Salon des produits dérivés du palmier dattier qui s’est tenu, du 22 au 26 décembre, à la maison de l’artisanat de la route de Tolga. Ce fut l’occasion pour les visiteurs de découvrir les nombreux bienfaits du palmier dattier. Youcef Si El Abdi, directeur de la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) de Biskra, organisateur de l’événement sous l’égide de la direction du tourisme, œuvre à aider les artisans, activant dans la transformation des dattes, à transposer leurs méthodes de production artisanale en activités semi-industrielle par le renforcement des systèmes de production localisé (SPL) et l’accompagnement technique et managérial. Il entrevoit la création de milliers d’emplois et la pérennisation des connaissances et du savoir-faire local en matière de production de produits dérivés des dattes et du palmier dattier que ce salon visait à mettre en exergue.   

La datte dans tous ses états

Outre les dattes, source exceptionnelle de protéines et de vitamines, le palmier dattier offre une large gamme de produits naturels que les anciens habitants des Zibans connaissent très bien. Depuis des millénaires, les Oasiens extraient des différentes variétés de dattes et du palmier, un éventail de produits allant des fruits consommés à l’état brut au légendaire suc de cœur de palmier (legmi) tonifiant et dont quelques gorgées apaisent la soif pour plusieurs heures, en passant par la farine et la pâte de dattes, les jus, les produits cosmétiques et les matières utilisées par les vanniers. Jusqu’aux noyaux de dattes qui ont leur place dans cette gamme de produits issus du palmier. Broyés et mélangés à 50% avec d’autres matières, ces derniers constituent un excellent aliment pour le bétail. C’est dire la richesse et la générosité du palmier dattier, dont il existe, rien qu’à Biskra, 360 cultivars dûment répertoriés et homologués. Chacune de ces variétés de dattes a des propriétés et des caractéristiques propres. Mme Nadjet Dekhia, chercheure au Centre de recherche scientifique et technique des régions arides (CRSTRA) de Biskra, est catégorique sur la nécessité de valoriser les produits issus du palmier dattier et d’encourager la plantation de toutes les variétés de dattes. «Dans les régions du sud algérien, la culture du palmier dattier dépasse l’aspect purement économique. La phoeniciculture est non seulement une source importante de revenus, mais aussi un facteur de cohésion socioculturelle, de fixation des populations et de sécurité alimentaire nationale. Malgré cela, les potentialités offertes par le palmier dattier sont encore sous-exploitées», soutient-elle.

Notant que la focalisation sur la seule deglet nour est une grave erreur héritée de l’époque coloniale qui a participé à l’appauvrissement de la biodiversité locale et jeté aux oubliettes un savoir-faire ancestral en matière de transformation des produits issus du palmier dattier, notre interlocutrice cite le cas du zoggar-noggar, variété de dattes dont le taux de saccharose est très inferieur à celui du fructose, «ce qui en fait un produit adapté aux diabétiques», dit-elle.
Les biofertilisants obtenus par le broyage des palmes sèches et des rameaux des régimes enrichis à 50% d’azote et les jus diététiques tirés de certaines dattes sont des produits sains, biologiques et à forte valeur ajoutée. Mme Nadjet Dekhia prône la création de petites unités de production de différents produits issus du palmier dattier. *El Watan-30.12.2012.

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5 réponses à “Deglet Nour et autres dattes”

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