Huile d’olive

 *Huile d’olive: Le litre cédé à 500 dinars. à 700 et 800 da, selon les régions et les qualités

Chère, chère l'huile d'olive

«Cette année, nous avons de quoi être fiers et heureux des bienfaits de la nature»,

 dira Zoubir Allouache, un jeune agriculteur de Béjaïa qui travaille dans le secteur agricole depuis sa tendre enfance. Les agriculteurs d’autres wilayas sont tout aussi satisfaits. Le litre d’huile est cédé à 500 dinars. Ce prix est un élément qui encourage les familles à s’intéresser de nouveau à leurs oliviers.
A titre d’exemple, une récolte de 27.000 quintaux d’olives est attendue dans la wilaya de Tébessa au terme de cette saison agricole, contre moins de 18 000 quintaux la saison précédente, selon le responsable de la production végétale à la direction des services agricoles de cette wilaya de l’extrême Est du pays. Les deux tiers de cette production, sont destinés à l’extraction d’huile d’olives, après la mise en exploitation en novembre dernier, des deux premières huileries dans la région de Safsaf El-Ouessera, a ajouté M.Mahfoud Boukria.
Réalisées dans le cadre du dispositif de soutien à l’investissement agricole, ces pressoirs sont capables de broyer entre 20 et 40 quintaux d’olives par heure permettant d’obtenir une moyenne de 14 à 20 litres d’huile d’olive par quintal.

*Des échantillons d’huile exportés en Espagne ont suscité l’admiration des consommateurs

Désormais les oléiculteurs locaux sont libres de se rendre dans les wilayas d’El-Oued, de Guelma et de Souk Ahras pour cultiver l’olivier. Les superficies vouées à l’oléiculture dans la wilaya de Tébessa, ont connu une importante extension durant la dernière décennie, passant de 300 hectares en 2000, à plus de 5000 actuellement, et ce, grâce aux mesures de soutien accordées par les divers dispositifs de développement de cette filière mis en place par les responsables concernés. Outre l’olive «chemlel», la variétéla plus cultivée dans la région, est le «ferkani» qui a vu sa réputation dépasser les frontières algériennes. Cette variété donne, une huile se caractérisant par une absence totale de cholestérol. Elle est très appréciée, notamment, sur les marchés espagnols comme en témoigne le succès obtenu par les échantillons exportés vers ce pays par un opérateur privé de la région, selon les services agricoles de la DSA. A quelques dizaines de kilomètres, plus exactement à Souk Ahras, les agriculteurs ont enregistré une récolte de 36.000 quintaux. Notons qu’une autre récolte de 36.000 quintaux est prévue au terme de la saison agricole en cours à Souk Ahras, Cette production, en hausse par rapport à celle de la saison dernière (31.000 quintaux) sera collectée à l’issue de la campagne, entamée le 26 novembre dernier, sur une superficie de 1700 hectares d’oliviers en production, a précisé M.Rachid Rehamnia, chef du service de la régulation et du soutien technique à la DSA. Près de 70% de la quantité à collecter sont destinés à l’extraction d’huile d’olive et plus de 15.000 quintaux d’olives ont été récoltés jusqu’à présent au titre de cette campagne qui prendra fin au mois de janvier prochain, a-t-on indiqué. Jugée encourageante, la récolte attendue a été favorisée par une importante pluviométrie. Elle a été boostée également par les campagnes de vulgarisation et les séminaires organisés sur l’itinéraire technique de cette culture, depuis la cueillette en passant par la sélection jusqu’à l’extraction de l’huile.
Le programme d’extension de l’oléiculture prévoit dans cette wilaya (Souk Ahras), la plantation de 10.000 hectares à l’horizon 2014, ce qui va sans doute augmenter les capacités de production, lesquelles pourront s’inscrire dans le programme du secteur agricole de l’indépendance alimentaire du pays.
D’autres part, les services agricoles de la wilaya de Skikda, ont enregistrés quant à eux, une production de 62.120 hectolitres d’huile d’olive attendue au titre de la campagne agricole 2010-2011, contre 53.500 hectolitres la saison dernière, a-t-on appris jeudi de la direction des services agricoles (DSA) de cette wilaya. Skikda, occupe une superficie estimée à 7059 hectares qui a été consacrée cette saison à l’oléiculture.
Les services de la DSA envisagent de réaliser une production oléicole de 282.400 quintaux, avec un rendement moyen de 40 quintaux à l’hectare sur papier en attendant le concret sur terrain et la bénédiction du ciel et des agriculteurs de la région. Cette production sera traitée dans 72 huileries dont 20 nouvellement mises en service dans le cadre du Programme national de développement agricole, implantées particulièrement dans les communes de Aïn Kechra et de Azzaba, où il est attendu un rendement de 22 litres par quintal.
Outre les productions réalisées jusqu’à présent, le programme du ministère de l’Agriculture et du Développement rural à lancé en 2010, la plantation de 10.000 hectares d’oliviers qui s’étalera jusqu’à l’horizon 2014. Soit 2000 hectares par an, selon la DSA qui continue de multiplier les journées d’études et les actions de vulgarisation au profit des oléiculteurs, notamment en ce qui concerne les méthodes de cueillette dans le cadre de la promotion de cette production stratégique. La modernisation des services agricoles s’impose de fait pour la réalisation des objectifs à court, moyen ou long terme, afin de répondre aux besoins du marché national, et réduire la facture des importations.
«Il est anormal d’importer des produits qu’on peut produire en Algérie», a conclu le jeune agriculteur Zoubir Allouache de Béjaïa, que nous avons contacté par téléphone. (L’Expression-28.12.2011.)

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*Les 10 bienfaits surprenants de l’huile d’olive

L’huile d’olive vierge extra est un produit très utilisé dans la gastronomie, grâce à sa saveur exceptionnelle, et aux multiples propriétés dont elle dispose pour la santé.  l’huile d’olive est reconnue aujourd’hui pour ses nombreux bienfaits santé notamment anti-cholestérol et anti-âge. Elle possède aussi d’autres propriétés moins connues mais très utiles au quotidien.

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Ce produit a fait l’objet d’une grande enquête il y a quelques années, et nombre de ses bienfaits, tant pour la santé que pour la beauté, ont été découverts. 

Ce type d’huile contient des quantités importantes de graisses mono-insaturées et d’acide oléique, deux éléments qui sont en lien avec une réduction du risque de survenance d’une maladie coronarienne.

De plus, l’huile d’olive vierge extra contient des antioxydants, ainsi que d’autres nutriments anti-inflammatoires, qui permettent de réduire les niveaux élevés de mauvais cholestérol, de combattre les radicaux libres et de prévenir le vieillissement prématuré de la peau.

Dans cet article, nous allons vous parler des 10 principaux bienfaits de cette merveille de la nature, qui vont assurément vous convaincre de consommer davantage d’huile d’olive et d’en faire l’un des piliers de votre régime alimentaire.

Elle aide à perdre du poids

L’huile d’olive vierge extra peut être d’une grande aide pour les personnes qui cherchent à perdre du poids.

Cela est dû à la sensation de satiété qu’elle apporte, et aux graisses saines qu’elle contient, capables de stimuler durablement la perte de poids.

Il est tout de même recommandé d’en consommer avec modération, car elle peut avoir deseffets laxatifs sur l’organisme.

Elle soulage différents types de douleurs

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Grâce à sa teneur en oléocanthal, l’huile d’olive dispose d’une action anti-inflammatoire qui permet de réduire les douleurs liées aux articulations et aux muscles.

De nombreuses études sont arrivées à la conclusion que les personnes qui consomment régulièrement de l’huile d’olive, souffrent moins que celles qui n’en consomment pas.

Elle prévient la dégénération mentale

Grâce à sa forte teneur en graisses saines mono-insaturées, l’huile d’olive permet de retarder, voire d’empêcher, la dégénération mentale, qui est en lien direct avec l’apparition de maladies mentales, comme la maladie d’Alzheimer par exemple.

Elle a des propriétés anti-cancer

Une étude récente a pu déterminer que les personnes qui consomment régulièrement de l’huile d’olive ont moins de risques de souffrir d’un cancer, que celles qui n’en consomment pas.

Cet effet serait dû à la forte teneur de cet ingrédient en acide oléique, l’acide gras qui prédomine dans sa constitution.

De plus, l’huile d’olive contient des antioxydants, des flavonoïdes, des polyphénols et des squalènes, qui seraient des éléments centraux de cet effet anti-cancer.

Elle combat le diabète

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Une récente étude , publiée par la revue scientifique Diabetes Care, a démontré que le régime méditerranéen, dont l’huile d’olive est l’un des piliers, est capable de réduire les cas de diabète de type 2 de plus de 50%.

Cela est dû à la teneur en graisses saines de l’huile d’olive, qui permet d’aider à réguler les niveaux de sucre dans le sang et la production d’insuline.

Elle fortifie le système immunitaire

Le système immunitaire est très important pour la santé, car il est responsable de la lutte contre les virus, les bactéries et les micro-organismes qui provoquent les maladies communes et chroniques.

L’huile d’olive est riche en antioxydants, et en nutriments essentiels, qui lui permettent d’aider le système immunitaire à nous protéger contre les maladies.

Elle diminue la pression artérielle

Trois cuillères par jour d’huile d’olive peuvent aider une personne à diminuer sa pression artérielle.

Selon de nombreuses études, les graisses saines contenues dans l’huile d’olive peuvent aider à réduire la pression artérielle diastolique et systolique. 

Elle régule le cholestérol

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L’huile d’olive est un excellent allié pour réguler les taux de cholestérol, et pour éliminer les excès de mauvais cholestérol dans l’organisme.

Les graisses mono-insaturées qu’elle contient permettent de stimuler la production de bon cholestérol, tout en favorisant l’élimination de la mauvaise version de cette substance si sujette aux polémiques.

L’huile d’olive permet donc de prévenir l’apparition de nombreux problèmes cardiovasculaires.

Elle lisse les cheveux

Les graisses saines et les nutriments que contient l’huile d’olive sont idéaux pour prendre soin de la beauté des cheveux.

Vous pouvez utiliser de l’huile d’olive vierge extra pour diminuer les frisottis de vos cheveux, et avoir la belle chevelure lisse dont vous rêvez tant.

Oubliez les gels et les produits chimiques qui font plus de mal que de bien à vos cheveux.

Optez pour l’huile d’olive, une option saine qui vous aidera à diminuer l’aspect revêche de vos cheveux, à les régénérer et à leur donner une brillance unique.

Elle hydrate naturellement la peau

L’huile d’olive est, sans conteste, l’un des meilleurs produits hydratants pour la peau.

Même s’il existe de nombreuses crèmes qui peuvent être utilisées de manière quotidienne, l’huile d’olive est une excellente alternative naturelle, qui va vous permettre d’hydrater votre peau en profondeur, de l’adoucir, de prévenir les signes du vieillissement prématuré, et de la protéger contre les dommages causés par le soleil.*source: /amelioretasante.

****Ses incroyables bienfaits

L’huile d’olive : anti-cholestérol et anti-âge

Grâce à ses acides gras mono-insaturés et ses antioxydants (flavonoïdes, polyphénols, vitamine E ), l’huile d’olive a bien mérité sa réputation de protectrice du système cardio-vasculaire et d’alliée contre le mauvais cholestérol . Elle s’illustre aussi dans le domaine de la beauté où ce sont ses acides gras qui prodiguent tout ce qu’il faut d’hydratation à notre peau et même nos cheveux. Elle est surtout un bouclier anti-âge efficace. Elle protège en effet la peau des agressions extérieures et favorise le ralentissement du vieillissement cutané.

L’huile d’olive : un anti gueule de bois

Pour parer les réveils difficiles après une nuit bien arrosée, on peut boire beaucoup d’eau et prendre une cuillère à soupe d’huile d’olive. Cela devrait ralentir le passage de l’alcool dans le sang et jusqu’au foie. Ce remède de grand-mère anti-gueule de bois n’a toutefois pas été prouvé scientifiquement.

L’huile d’olive : un anti-douleur naturel
Et si on zappait les médicaments anti-douleur pour passer à l’huile d’olive ? Non ce n’est pas un gag, l’huile d’olive aurait bien des vertus antalgiques. L’huile d’olive contiendrait de l’ »oléocanthal « , un composant qui aurait la même action anti-inflammatoire que l’ibuprofène, médicament couramment utilisé pour soulager la douleur.

Bon, c’est vrai, l’huile d’olive ne saurait être aussi efficace que son voisin l’ibuprofène : 50 g d’huile d’olive seraient nécessaires à apaiser un dixième de la douleur traitée par l’ibuprofène.

L’huile d’olive : un bon anti-toux
On connaissait les vertus apaisantes du miel pour la toux nocturne, du sirop de thym pour la toux sèche. Et bien l’huile d’olive a toute sa place dans la famille des recettes naturelles qui calment la toux Si on est sujette aux crises de toux surtout la nuit, on pense à prendre une cuillère à soupe d’huile d’olive avant de se mettre au lit.

L’huile d’olive, aussi comme coupe-faim
L’huile d’olive aiderait à combattre les petits creux. L’acide oléique, une substance contenue dans cette huile, diminue les sensations de faim et lesgrignotages intempestifs . Quand on se sent à deux doigts de craquer pour une sucrerie, l’huile d’olive serait plus forte que le thé ou la tisane pour contrôler ses pulsions. Encore faut-il avoir une bouteille sous la main quand on est au bureau par exemple…source: topsante / 03 avril 2013

 

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**L’huile d’olive algérienne à la conquête du marché chinois

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Après avoir exporté, depuis 1996, ses huiles au Canada, en Afrique du Sud, en France, en Suisse, aux Emirats arabes unis et au Sénégal, cette entreprise implantée à Ouzelaguen, (Béjaïa) part à l’assaut de l’empire du Milieu. Ifri Olive, un des trois opérateurs qui exportent l’huile d’olive à Béjaïa, a déployé toute une stratégie en amont et en aval pour muscler l’offre à l’export.
Cette marque a participé, en septembre 2011, au salon de Guangzhou, en Chine. La participation à cet événement s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle stratégie lancée pour découvrir de nouveaux débouchés à l’export. Et le paquet a été mis pour séduire un pays qui a été désigné par le Conseil oléicole international comme étant l’un des marchés les plus prometteurs. La Chine aurait importé 30.000 tonnes d’huile d’olive, en 2010.

C’est la première entreprise à prospecter le juteux marché chinois où toutes les attentions y sont tournées. «Nos produits ont réussi à séduire. Nous comptons désormais sur un partenaire chinois qui a d’ores et déjà lancé un site internet dédié à notre marque en chinois. Les potentialités sont exponentielles», affirme Zahir Kemiche, gérant de l’entreprise. L’huile d’olive peut devenir un bon filon susceptible de booster les exportations algériennes hors hydrocarbures. Pour l’heure, elles restent pourtant dérisoires. «Nous sommes en pleine phase d’apprentissage, de prospection et d’analyses sur le terrain compliqué et rude de l’exportation», estime cet opérateur. Il s’agit désormais de trouver les leviers et comprendre les accès aux marchés extérieurs», dit-il. Triste réalité, la majorité de l’huile d’olive produite en Algérie est une huile lampante, donc déclassée à cause de son acidité. Ifri Olive a décidé de changer la donne et de redorer l’image de l’huile algérienne à l’étranger. Commercialiser l’huile d’olive algérienne à l’étranger n’est pas une mince affaire. «A chaque salon, (Allemagne, Marseille…), les clients nous disent que notre huile a un bon goût, et qu’elle est fruitée.

Mais pour produire une telle huile, il faut que le processus de fabrication soit respectueux des normes de qualité», affirme M. Kemiche. Les entreprises algériennes ne sont pas rodées à l’export. Le marché à l’exportation est difficile. Parmi les contraintes liées à l’export, M. Kemiche évoque «l’éparpillement et la non-structuration de l’offre locale.» Aussi, ce chef d’entreprise souligne que «même si les opérations d’exportation sont exonérées des droits de douane et d’impôts et même si le paiement se fait par anticipation, les exportateurs algériens de l’huile d’olive sont loin de satisfaire les quotas qui leur sont réservés dans les accords d’associations». «Les pays européens se protègent trop», relève M. Kemiche qui souligne une contrainte: une pratique protectionniste exercée par les pays européens: «l’instauration de la note organoleptique.» «Un jury de dégustation peut à tout moment juger que la qualité du produit n’est pas bonne.» «Face à un tel verdict sans appel, l’exportateur se retrouve désarmé, car il ne peut pas confronter ce verdict avec une autre appréciation d’un jury algérien. Où est le jury de dégustateurs qui a été formé par l’institut technique de l’arboriculture fruitière (ITAF) ?», cet opérateur oléicole.

La promotion de l’exportation d’huile d’olive conditionnée est l’un des principaux défis de la filière oléicole algérienne. Une stratégie a été mise en place par un instrument d’aide: M. Kemiche souligne l’«aide appréciable du Fond de promotion des exportations». Les exportateurs réclament «un fonds de promotion de l’huile d’olive conditionnée et un financement des opérations d’intérêt public visant à faire connaître davantage le produit algérien, à travers des campagnes de promotion et la commercialisation au profit des entreprises privées.»

D’autres opérateurs déplorent «une faible aide à l’export consentie par le Fonds de soutien et de la promotion des exportations (FSPE), pour couvrir les frais de transport et des expositions dans les foires internationales.» Qui des prix pratiqués à l’export ? «Cette année, les prix ont flambé et le marché sera difficile à l’export, mais on restera présents pour subsister», confie M. Kemiche. Et pour mieux résister, il faut innover. L’entreprise a développé toute une gamme de nouveaux produits à base d’huile d’olive destinés à l’export : du thon à l’huile d’olive, de la salade aux piments (Hmis), du fromage à l’huile d’olive avec son partenaire Ramdy et bien d’autres produits du terroir. Aussi, M. Kemiche note une grande demande à l’export en grignon, sous produit de la trituration des olives utilisé comme biocarburant. Pour mener à bien ce processus d’innovation M. Kemiche affirme tirer beaucoup profit des «aides appréciables assurées par les universités de Béjaïa ,Tizi Ouzou, le centre de recherche scientifique et technique en analyse physico-chimiques (CRAPC) de l’université de Bab Ezzouar et le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (le CACQE).»  (El Watan-23.01.2012.)

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*Exportation de l’huile d’olive  

         Pourquoi ça grince?

Alors que plusieurs pays méditerranéens, dont la Tunisie, exportent aujourd’hui de l’huile d’olive à coups de milliards de dollars par an, l’Algérie reste derrière et peine encore à rentabiliser ce secteur prometteur. Blady, cette entreprise de Béjaïa, qui a réussi à exporter sa production aux USA et en Europe, en est peut-être l’exemple. El Watan Week-end a rencontré son patron et est revenu avec lui sur les possibilités de fortifier ce secteur en Algérie.

«Nous pouvons exporter jusqu’à 5 milliards de dollars de l’huile d’olive par an si l’Etat décidait réellement de développer ce secteur», assure Zahir Khoudja, cinquantenaire, propriétaire de l’entreprise d’oléiculture Blady basée dans sa région natale, à Seddouk, dans la wilaya de Béjaïa. Créée en 2006, Blady a pour principale activité le conditionnement et la labellisation de l’huile d’olive, l’olive de table et les figues sèches. Entre 2006 et 2010, Zahir a réussi à exporter son huile d’olive au-delà de la Méditerranée. Sa marque Jaïa a été vendue aux Etat-Unis d’Amérique et en Europe, dont l’Italie, considérée aujourd’hui comme le deuxième producteur de l’huile d’olive au monde. «L’oléiculture existe depuis trois millénaires dans notre pays.

C’est une production locale que nous devons encourager, car elle est rentable à tous les coups. Pour ne prendre que l’exemple de la Tunisie, notre voisin exporte aujourd’hui  jusqu’à deux milliards de dollars par an. Donc, imaginez un peu les retombées économiques de ce secteur», explique-t-il. En termes de superficie, l’Algérie compte aujourd’hui plus de 300 000 hectares d’oliviers, répartis majoritairement dans les régions traditionnellement connues pour cette activité, comme la Kabylie.

Depuis quelques années, de nouvelles exploitations ont vu le jour, notamment dans le Sud et le Moyen Sud. Aujourd’hui, l’activité oléicole existe pratiquement dans toutes les régions du pays mais pour différents usages. La Kabylie reste la principale productrice de l’huile d’olive. Quant à l’olive de table, c’est la région de Sig, à Mascara, qui détient le monopole en la matière avec plus de 8000 hectares d’oliviers.

Milliards

Mais ces chiffres restent «insuffisants» pour Zahir Khoudja, qui rappelle que l’Algérie ne produit aujourd’hui que 45  000 tonnes à 65 000 tonnes par an (l’huile d’olive se mesure au kilo et non au litre, ndlr), l’équivalent de 3% de la production espagnole qui dépasse, elle, les 1,3 million de tonnes par an et 1/5 seulement de la production annuelle de Tunisie. Selon notre agriculteur, l’Algérie occupe les dernières places dans la région méditerranéenne qui domine principalement l’activité, au moment où l’huile d’olive devient de plus en plus convoitée dans le monde.

Il nous informe que la concurrence peut devenir rude dans l’avenir, car d’autres pays, comme la Chine et l’Inde ont, elles aussi, fait leur entrée dans le domaine. «L’exemple des Etats-Unis d’Amérique est édifiant. Alors que la consommation d’huile d’olive était insignifiante dans ce pays, elle a atteint l’année dernière 300 000 tonnes, l’équivalent de deux milliards de dollars et de cinq ans de production algérienne», indique-t-il.

Zahir croit en ce secteur et regrette tous ces marchés que l’Algérie est en train de perdre. «Les Américains importent cette huile d’olive de l’Europe, spécialement d’Italie. Il est encore possible de conquérir ce marché», s’enthousiasme-t-il. Depuis, Zahir ne cesse de multiplier les initiatives. Il est derrière plusieurs études et propositions formulées, notamment aux différentes institutions de l’Etat, dont le ministère de l’Agriculture.

Friture

Il est aujourd’hui membre du Conseil international oléicole basé à Madrid et président de la région centre de l’Association de l’interprofession de la filière oléicole qui relève du ministère de l’Agriculture. Son objectif n’est pas seulement de perpétuer cette tradition ancestrale, mais aussi, faire de ce secteur un réel pourvoyeur de fonds. «Il faut savoir qu’à l’échelle mondiale, le rendement d’un quintal n’est que de 20 litres maximum. Chez nous, il est de 36 litres, voire  40 litres pour certaines variétés, confie-t-il.  Malheureusement, au lieu d’encourager la consommation de l’huile d’olive, nous continuons à importer plus de 600 millions dollars d’huile de table par an.

Ce dernier n’a non seulement aucune importance sur le plan alimentaire mais continue à bouffer des caisses de l’Etat en devises. De plus, nous importons la totalité du produit et nous faisons le raffinage ici qui, il faut le préciser, nous revient très cher.» Zahir défend bien évidemment l’huile d’olive par rapport à l’huile de table. Mais peut-il le remplacer réellement ? Zahir se défend : «Du côté alimentaire, l’huile d’olive est non seulement mieux que l’huile de table mais il doit le remplacer, insiste-t-il.

Je vous donne une confirmation fondée scientifiquement. La meilleure huile pour la friture est l’huile d’olive. Nous ne l’utilisons pas, car il n’est pas si abondant, raison pour laquelle  nous utilisons l’huile de table. Mais le débat n’est pas là, car même les fritures sont nocives pour la santé. En Europe, les associations et la tutelle concernée conseillent leurs citoyens de ne pas dépasser 3% de matière grasse nocive. Or, que l’huile d’olive est connue pour être bonne pour la santé humaine.»

Marché

L’Etat tarde à s’investir dans l’activité oléicole. Que faire alors pour rendre ce secteur rentable ? Face à cette question,  Zahir s’est montré peu enthousiaste : «Nous ne pouvons rien faire sans la volonté de l’Etat. Afin de valoriser ce produit, ce dernier pouvait au moins introduire l’huile d’olive dans sa restauration collective, comme les cantines scolaires et universitaires, les hôpitaux et les unités militaires et paramilitaires, etc. Comment pouvez-vous l’expliquer ? Il faut savoir que l’Etat prend en charge la restauration de 12 millions d’Algériens. S’il n’encourage pas sa production locale, qui le fera ?», s’interroge-t-il.

A Seddouk, comme dans la plupart des régions du pays, la récolte des olives reste faible cette année. Les pluies étaient avares, contrairement à cet hiver où la neige a couvert toute la région. Ici, la plupart des terres agricoles sont privées. Les ventes, même si le marché est quasi inexistant, se font d’une manière informelle.

Quant aux récoltes, elles sont plus destinées à la consommation familiale, qu’à la vente. «Il ne peut y avoir de production sans marché. Je pense que l’Algérie avait fait un choix historique en optant pour le pétrole au moment où la Tunisie, par exemple, s’est penchée sur le secteur oléicole.  Maintenant, je pense qu’il est temps de diversifier notre économie.

En termes de production nationale, l’huile d’olive est un secteur prometteur», se défend-il. Et d’ajouter : «Notre production ressemble à celle de l’Italie. Ce sont de petites exploitations privées de deux hectares maximum, contrairement à l’Espagne où elles arrivent parfois à une superficie de 20 ha. En Algérie, on peut garder les deux à la fois, avec les petites exploitations de type italien et faire de l’hyper intensif sur de nouveaux territoires, comme en Espagne. De plus, nous allons assurer un produit biologique demandé notamment par les marchés occidentaux.»

Beni Maouche

Concernant l’exportation, il faut dire que Blady n’a eu, au regret de son responsable, qu’une petite expérience de quatre ans. Devant l’absence de lois claires, de mécanismes et de politique d’exportation de ce produit, Zahir a fini par temporiser. Pourtant, il avait même créé un site internet pour vente en ligne, mais à l’époque le e-commerce et le paiement électronique n’existaient pas. Ce dernier vient juste d’être introduit en Algérie et prendra certainement beaucoup de temps avant de mis en place. «Nous avons étudié toutes les voies nécessaires et toutes les possibilités pour développer ce secteur.

Les moyens de communication ont changé. Nous avons hébergé un site de vente en ligne mais cette dernière était et demeure inaccessible pour le moment. Maintenant, l’Etat a met en place tout un système de paiement électronique. La demande à travers le site doit être fonctionnelle. De plus, la réglementation doit être faite. Nous sommes énormément convoités mais nous ne pouvons rien faire pour l’instant», regrette-t-il.

Ce qui reste pour Zahir, dont l’entreprise reste l’une des plus importantes en matière d’exportation d’huile d’olive en Algérie, est le mode d’exploitation traditionnel. Pour lui, l’option d’une entrée au marché mondial reste encore un rêve lointain mais pas impossible à réaliser. «L’Algérie importe du Maroc, d’Espagne et même d’Egypte jusqu’à 40% de sa consommation d’olive de table. Donc, il y a une forte demande, raison pour laquelle nous avons créé cette conserverie.

On fait aussi la labellisation de la figue de Beni Maouche. Et on compte labelliser l’olive d’Adjras, un produit de notre région. C’est une variété à double application, car elle est utilisée à la fois pour l’olive de table mais aussi pour l’huile d’olive. Il y a d’autres entreprises dans le secteur, mais c’est encore insuffisant pour créer un marché national et conquérir le marché mondial», assure-t-il.

Industrie

L’entreprise de Zahir emploie aujourd’hui jusqu’à 20 permanents et plus d’une centaine de saisonniers. Ses installations traitent jusqu’à 20 tonnes par jour d’olives et remplissent jusqu’à 1000 bouteilles par heure. Le prix de l’huile d’olive a atteint cette année 700 DA le litre. A Seddouk, il est de 600 DA. Zahir parle de spéculation, l’une des raisons qui freinent, selon lui, l’exploration de ce produit, car le prix d’un kilo arrêté par le Conseil international oléicole est de 3,2 euros.

Autres produits qui peuvent être valorisés, sont les sous produits oléicoles, comme le noyau de l’olive. Ces déchets sont généralement utilisés pour l’énergie, comme aliment de bétail ou comme amendement organique pour l’agriculture. Mais «il est, selon Zahir, généralement jeté par les agriculteurs qui n’en profitent pas». «Nous avons réalisé une étude en collaboration avec l’Union européenne et nous avons envoyé les conclusions au ministère de l’Industrie.

Mais rien n’a été fait depuis. Nous avons trouvé que ces déchets peuvent satisfaire 5% du sol agricole. Nous songeons à créer d’autres associations pour défendre ce secteur qui nous semble aussi très important», rappelle-t-il. Le chantier reste certes très loin en la matière, mais Zahir y croit et défend son projet. Pour rappel, l’une des premières associations de l’olive est l’Association pour le développement de l’oléiculture et l’industrie oléicole créée à Akbou (Béjaïa) en 1990.

D’ailleurs, cette dernière organise, les 23, 24 et 25 février prochain, sa  21e fête de l’olive à Akbou. «L’événement n’est pas commercial, précise Zahir qui affirme que ça sera une occasion pour les agriculteurs de rencontrer, d’échanger et faire connaître leurs produits.» «Il faut favoriser les produits locaux sur ceux importés. La voix la plus sage pour les Algériens, sera celle de créer un marché pour les Algériens d’abord. Il y aura certainement une demande et les gens vont devoir travailler.

Après avoir satisfait le marché local, nous allons exporter les excédents, mais avant, il doit devenir d’abord un produit national reconnu. La solution n’est pas si compliquée, car elle ne demande pas trop de moyens. Il suffit d’une volonté. Quant à nous, agriculteurs, si l’Etat démontre sa bonne volonté de développer réellement ce secteur, nous nous engageons à alimenter le secteur militaire gratuitement. C’est l’un des secteurs le plus organisé. Nous avons la volonté. C’est à l’Etat de démontrer la sienne.»
 *Meziane Abane / el watan / vendredi 27 janvier 2017

******Sa couleur dorée, son bouquet aromatisé, sa texture savoureuse…l’huile d’olive est sans doute l’agrément suprême qui rehausse nos plats ! A Bouira, l’huilerie Aïnouche, entièrement moderne, offre au palais le moins expérimenté mille saveurs. Visite guidée dans une tradition encore vivante.

                 Un savoir-faire très prisé

Presque tout le monde ignore à quoi ressemble une huilerie traditionnelle ou moderne. L’idée demeure floue et rustique. Quelques souvenirs, ça et là, rapportés dans des livres ou des articles, mais au final peu d’éléments nous renseignent. Ce n’est que récemment que certaines exploitations oléicoles ont opté pour un système moderne afin d’extraire une huile savoureuse qui accompagnera tous nos repas. A Taourith N’Amar, commune d’El Asnam (à 13 km de Bouira), l’huile d’olive est une affaire sérieuse pour nombre d’exploitants. Il y a près de sept ans, Aïssa Aïnouche s’est lancé un défi en mettant sur pied sa propre exploitation.

Quelques pieds d’oliviers qui ont donné un bon produit qui s’améliore au fil des ans. Le propriétaire le commercialise lui-même par vente directe, une manière de protéger son produit des malversations, assez communes dans le domaine. «Je suis forestier de métier, j’ai exercé pendant 29 ans dans ce domaine. Toutefois, travailler dans ce secteur a toujours été un souhait.

Quand il y a eu des subventions de l’Etat, j’ai saisi l’occasion pour faire mes preuves», raconte Aïssa Aïnouche, exploitant agricole qui s’est spécialisé dans le secteur oléicole. «Cette huilerie, contrairement aux autres, n’est pas un héritage de ma famille. Au commencement, je n’avais que quatorze oliviers, aujourd’hui j’en ai plus de 400», dit-il fièrement.

Aventure

Des dizaines de sacs d’olives sont entreposés dans cette fabrique «d’or vert».les  employés s’affairent à mettre les olives dans le bac central, qui les aspire vers une trieuse. Les olives sont débarrassées de leurs feuilles afin de préserver l’arôme du fruit, puis passent dans une laveuse et une broyeuse.

Le processus est mécanisé et permet de garantir la qualité de l’huile. Tout est fait minutieusement. Hakim, le technicien et cousin du propriétaire, supervise chaque opération et vérifie les actions de ses camarades. L’attention n’est relâchée à aucun moment, même quand une tempête de neige sévit sur la région et bloque les routes, le travail se poursuit machinalement pour tous. Pour arriver à un produit de bonne qualité, Aïssa Aïnouche s’est procuré un matériel sophistiqué qui agit sur toutes les étapes de l’extraction de l’huile d’olive.

Très vite, ses cousins le rejoignent pour le soutenir dans ce projet laborieux. Une véritable aventure que Aïssa compte mener avec enthousiasme et optimisme. «Dans le cadre de mon travail de forestier, j’ai contribué à la plantation d’oliviers, ce qui a fait germer l’idée de devenir oléiculteur», dit-il en rappelant que cette année il a engagé quatre employés. «Quand j’ai débuté, je récoltais presque 1500 litres. Aujourd’hui, j’en produis beaucoup plus, mais je ne suis pas encore parvenu à atteindre mon chiffre.»

Volonté

Bouira est connue pour être une ville fortement productive en huile d’olive. Selon la direction des services agricoles (DSA), la production de la wilaya est estimée à 7 millions de litres d’huile d’olive au terme de la saison en cours (2016-2017). Une estimation satisfaisante, mais pas assez, selon les experts. Dans la wilaya de Bouira, il y a des huileries traditionnelles toujours en activité qui n’ont pas encore choisi des procédés modernes.

Il faut savoir que le matériel est coûteux ; et sans subvention, rares sont les exploitants qui choisissent ce procédé. La plupart des machines sont importées d’Europe. «Le souci majeur avec les machines est la cherté et l’indisponibilité des pièces», explique Aïssa Aïnouche. «Il faut toujours avoir un plan B pour s’en sortir. Quand la machine agonise, on se débrouille ! Outre les machines, il faut reconnaître que le système bancaire tel qu’il est n’aide pas les agriculteurs. Ce secteur est porteur, il doit être soutenu avec une véritable volonté», souligne-t-il.

L’enthousiasme de l’exploitant l’amène à expérimenter sa récolte et avoue que contrairement à ce que disent certains médias, il est toujours possible de récolter les olives en décembre. «Chez nous, il y a plusieurs variétés d’olives, nous pouvons en cueillir même en décembre. Certains entendent à la radio qu’il faut faire la cueillette en évitant de dépasser le mois de novembre de peur que les olives ne deviennent amères. C’est faux, on peut le faire jusqu’au mois de décembre ! La qualité et la quantité demeurent intactes  et le rendement est plus que satisfaisant.»

Initiatives

Cette année, la sécheresse a frappé et a perduré dans certaines régions, ce qui a influé sur le processus de maturation des olives. Des agriculteurs de Bouira ont observé des parasites qui ont contribué à la chute du fruit avant maturation et les conditions climatiques n’ont pas aidé car n’étant pas idéales. Pourtant, dans le secteur oléicole, les subventions ne sont pas «automatiques», regrettent de nombreux oléiculteurs. «Toutes les initiatives sont les bienvenues pour nous aider.

Le système de coopérative est une bonne chose, puisque dans ce domaine il n’y a pas une importante mobilisation, tout est à faire», suggère Aïnouche. Ce dernier déplore que la commercialisation de l’huile d’olive ne soit pas organisée. «Le marché de la vente n’est pas organisé. Quand on produit plus de 2000 litres, vers qui doit-on  se tourner ? Qui fournir ? On doit chercher nos propres clients, soit dans la restauration, soit des particuliers.»

La spéculation du prix de l’huile d’olive est également une affaire qu’il serait judicieux de contrôler, afin d’éviter au consommateur de mauvaises surprises. Si l’huile d’olive se vend 650 DA et plus, Aïnouche propose à ses clients et ses visiteurs une huile fraîche à 600 DA le litre. «C’est un secteur qui est très difficile. Mais la difficulté réside aussi dans le regard qu’on porte sur le fellah, c’est-à-dire un certain mépris à l’égard de l’agriculteur. Le regard doit changer. Pourtant c’est un métier noble !» conclut-il. *Faten Hayed /  el watan / vendredi 27 janvier 2017

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*Premier Salon de l’huile d’olive à Tlemcen

**du 7 au 10 mars 2016

Le Centre des arts et des expositions de Tlemcen accueille, du 7 au 10 mars, le Salon national de l’huile d’olive et des activités connexes.

Cet important événement, le premier du genre à Tlemcen, consacré aux oliveraies et à l’huile d’olive, organisé par Sioliva, rassemble une quarantaine d’exposants nationaux venus de l’ensemble du territoire national. Le Salon a vu également l’exposition d’engins agricoles. Parallèlement au Salon commercial, se tiennent une série de conférences dirigées par l’Institut technique de l’arboriculture fruitière (ITAF) et qui traitent des moyens de protection et de développement de la filière.

A travers les entretiens que nous ont accordés certains producteurs de plants, nous avons relevé une polémique au sujet de la culture de l’olivier en hyper intensif par la plantation de l’espèce espagnole, l’Arbequina. Selon les producteurs partisans de cette variété, «l’Arbequina rentre en production rapidement, sa densité peut atteindre plus de 1800 plants /ha, c’est aussi un arbre rustique qui résiste au froid et à la sécheresse et ses fruits sont utilisés essentiellement pour la production d’une huile de bonne qualité».

En revanche les producteurs de plants locaux se montrent septiques quant à la rentabilité de ce système en hyper intensif en prétextant la courte durée de vie du projet qui n’atteint pas 18 ans. M. Abahri, propriétaire d’un complexe de greffage de l’olivier à Blida, plaide pour le développement des variétés autochtones.

Pour ce producteur de plants, «le système en hyperintensif dont on ne cesse de vanter la rentabilité a été adopté avant nous par nos voisins marocains et tunisiens et a été abandonné car il n’est pas aussi rentable que cela puisse paraitre». «En Algérie, nous avons quelque 70 variétés de plants de bonne qualité. Le «Ferkani» par exemple, cet olivier originaire de Tebessa et dont la réputation a dépassé les frontières produit 30 à 36 litres d’huile par quintal», argumente ce producteur.

Et de préciser : «Dans mon complexe, nous avons développé 34 variétés en bouturage herbacé qui suivent normalement leurs cours et nous projetons de développer toutes les variétés locales qui sont de très bonne qualité». A Tlemcen, les vergers occupent une superficie de 15 000 hectares avec quelque 2 millions d’oliviers. Les variétés dominantes sont Chemlal à Beni Snous et Sigoise à Sebdou, deux régions réputées pour la qualité de leur huile d’olive.*O. El Bachir / el watan/ 09 mars 2016

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**Le premier choix à 700 DA :

Les prix de la vraie huile d’olive sont appelés dans les mois à venir à atteindre des niveaux élevés compte tenu de la faiblesse de la production. Les mauvaises récoltes ont induit une envolée des cours de l’huile d’olive. Les prix flirtent avec les 500 voire 700 DA le litre. L’huile extra-vierge qui coûte 700 DA la bouteille de 75 cl est très peu produite en Algérie.

Et le peu de cette huile de premier choix qui est produite a du mal à se vendre. Le marché algérien n’en n’est pas demandeur. «Sans doute par méconnaissance de la différence de qualité», explique un embouteilleur. Aussi, même si l’huile d’olive importée est taxée à 17% de TVA et à 30% de droits de douanes, sur les étals, elle se retrouve au même prix que l’huile produite localement.

Et encore, la concurrence était encore plus rude avant que le gouvernement ne rectifie le tir en décidant de porter à 1511 le nombre d’articles interdits à l’importation dans le cadre de la ZALE (Zone arabe de libre-échange). Fort heureusement, l’huile d’olive en fait partie.

**L’algérien consomme peu d’huile d’olive

Les Algériens aiment beaucoup l’huile d’olive. Pourtant, ce produit ne se vend pas bien en Algérie. Le pays produit peu et ne consomme pas assez d’huile d’olive. La consommation en Algérie est la plus faible de tout le bassin méditerranéen. Alors qu’un Grecque, par exemple, consomme jusqu’à 25 litres d’huile d’olive par an, l’Algérien ne consomme, en moyenne, qu’un litre par an, selon le Conseil oléicole international (COI).

La raison est d’abord imputable à la forte concurrence qu’exerce l’huile de graines (tournesol) qui est d’ailleurs injustement subventionnée pour les riches comme pour les pauvres. La profession plaide pour un financement par l’Etat de campagnes d’encouragement et d’incitation à la consommation de l’huile d’olive. (El Watan-23.01.2012.)

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Cueillettes d'olives en Kabilye

*La fête de l’olive

La localité d’Aït Zaïm située dans la daïra de Maâtkas célèbre pour sa 5e édition de la fête de l’olivier à partir du vendredi 20 mars 2015. Inscrite par les organisateurs, cette année, sous le signe de l’identité et du développement durable, la manifestation qui se prolongera jusqu’au 22 du même mois est une opportunité pour les producteurs locaux d’huile d’olive pour lister leurs problèmes et entrevoir les perspectives d’avenir de leur filière.
Un riche programme a été concocté par les organisateurs, dont principalement l’association culturelle Tiguejdith, qui comptent apporter une touche nouvelle à cette édition. Parallèlement aux habituelles expositions des huiles locales et d’autres produits artisanaux, les visiteurs profiteront des diverses et multiples conférences qui aborderont le thème du développement de la filière oléicole dans toutes ses variantes. Aussi, des spécialistes des différents instituts spécialisés comme l’Itafv de Sidi Aïch et du Srpv de Draâ Ben Khedda, aborderont les différentes étapes et les conseils pratiques pour l’obtention d’une huile d’olive de qualité et les méthodes de restauration de l’oliveraie ravagée par les feux de forêt. Très attendue par les initiés, une conférence sera consacrée à la labellisation de l’huile d’olive présentée par Mokhtar Guissous, enseignant et chercheur en oléiculture à l’université de Bordj Bou Arréridj.
En fait, la fête de l’olive de Maâtkas participe mais ne suffit pas, à elle seule, à relever le défi du développement de la filière dans toute la région de Kabylie. Après plusieurs années et d’importants moyens mobilisés par l’Etat, le constat sur le terrain contredit toutes les tentatives de «cacher le soleil avec un tamis». D’un côté, l’huile d’olive de Kabylie n’arrive toujours pas à s’imposer sur les circuits commerciaux nationaux et internationaux. D’un autre côté, baignant dans le rêve d’une image ancienne cultivée à la sueur des ancêtres, les producteurs locaux se font dépasser, voire submerger par une production de meilleure qualité dans le Sahara algérien.
Par ailleurs, aujourd’hui, il convient de faire une halte pour un bilan. Quel est l’apport réel des différentes fêtes consacrées aux produits locaux du terroir? L’apport se voit, selon les spécialistes, sur le terrain, c’est-à-dire, sur le marché et le développement du secteur. Aujourd’hui, les rares initiatives de commercialisation de l’huile d’olive buttent sur d’énormes difficultés, telles que l’impossibilité de labellisation. Sa commercialisation au niveau national reste timide et quasiment absente des circuits internationaux de commercialisation qui obéissent à des standards très rigides. Toujours au même registre, les figues et les cerises, fruits éminemment célébrés, ne trouvent toujours pas accès aux circuits commerciaux. De l’aveu même des services agricoles, seuls 4% de la production annuelle de cerise a intégré les circuits officiels. Le reste de la production a été bradé sur les trottoirs et les abords des autoroutes.*Par Kamel BOUDJADI - Mercredi 18 Mars 2015/ L’Expression

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**Culture de l’olivier à Béjaïa : Fini les anciennes méthodes

Cueillette des olives

La culture de l’olivier, qui a été toujours une exploitation familiale, est en passe de prendre une nouvelle forme. Les investissements, qui s’opèrent dans le secteur, en sont des indices qui ne trompent pas sur cette tendance.
Le groupe Ifri a investi plusieurs milliards ces dernières années dans ce secteur pour diversifier sa présence dans la chaîne agroalimentaire. Il a lancé «Les huileries d’Ouzellaguen» dont les activités sont diversifiées allant de la production, au traitement et au conditionnement de l’huile d’olive en passant par la culture intensive de l’olivier. Ce projet entrera incessamment en production.
Le complexe en question est doté d’une capacité journalière de trituration de 40 quintaux. Il répondra aux normes européennes en la matière. Il va être exporté vers les marchés nord-américain et asiatique. De leur côté, les pouvoirs publics ne sont pas restés en marge. Sachant la qualité de l’huile de la région, plusieurs actions ont été entreprises pour l’amélioration de la situation, le rajeunissement des plantations, la plantation de nouveaux et l’entretien des anciens vergers, l’ouverture de pistes agricoles, etc. La direction de l’agriculture a accordé 33% du budget octroyé au secteur de l’agriculture à l’amélioration de l’oléiculture de la wilaya. La région de Sidi Aïch a bénéficié de plus de 50 hectares de nouvelles plantations d’oliviers cette année. A Draâ El Gaïd, dans la région Est, les paysans ont également bénéficié d’importants programmes pour le rajeunissement des oliveraies. Il en est de même dans les communes d’Akbou, Tazmalt, Ighil Ali et Ouzellaguen, entre autres. 440 huileries modernes, avec une capacité de trituration de 10.164 quintaux par jour, sont opérationnelles.
La production dans la wilaya de Béjaïa représente 15% de la production nationale et parfois plus. La superficie des oliveraies de la wilaya a atteint les 50.000 ha. Elle comprend tous types d’olives confondues. Toutes ces initiatives, qui s’annoncent ici et là, permettront à coup sûr d’améliorer la situation et faire de la région un pôle économique en la matière. Le secteur est un créneau porteur. Les industriels de la région le savent.
En attendant, l’exploitation familiale détient une part importante. Présentement, la campagne de récolte des olives redouble d’intensité. A la faveur des vacances scolaires, les propriétaires des oliveraies sont à la besogne. En dépit du temps qui s’est gâté, les paysans s’acharnent à ramasser la moindre olive. Cela vaut la peine sachant le prix de ce produit qui ne cesse de grimper. Si sur les hauteurs de la vallée de la Soummam l’opération tire à sa fin, ce n’est pas le cas du côté d’Akbou et Tazmalt où l’on ne fait que commencer. Depuis la mi-octobre, la cueillette des olives constitue l’événement en basse Kabylie. Elle le restera jusqu’à fin mars. Dans plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa, de nombreuses familles se sont précipitées vers leurs oliveraies. Auparavant, il a fallait attendre le «feu vert» des comités de village et cela depuis la nuit des temps.
En Kabylie, la campagne de la cueillette des olives est une chose trop sérieuse pour se faire dans le désordre. Au-delà du bénéfice qu’on en tire, la cueillette des olives est purement familiale et se décline comme une fête qui doit se partager dans un esprit festif et solidaire. D’où la nécessité d’un coup d’envoi que certains respectent encore de nos jours. «Mais pas tout le monde», regrette ami Salah un villageois d’Akfadou. Il fait partie des vieux paysans irrités par cette précipitation.
D’Amizour à Tifra en passant par Aït Smaïl, Beni-Ksila, Sidi Aïch, Taourirt-Ighil, Tazmalt, l’heure est à l’olivaison. Les champs replongent comme chaque année dans une ambiance de partage, de convivialité et de solidarité. Petits et grands, hommes et femmes entreprennent le ramassage des olives tandis que les huileries, qui ont déjà ouvert leurs portes, voient leurs aires de stockage se remplir au fil des jours.
Les premières collectes triturées laissent présager un rendement allant de faible à moyen. D’année en année, le rendement s’affaiblit tout comme les oliviers mal entretenus. «Un découlement logique», estime ce paysan dont la production familiale ne cesse de s’effondrer au fil du temps. Il le reconnaît lui-même. Depuis qu’il a perdu la force de travailler ses terres et que ses enfants sont pris par d’autres activités, il assiste impuissant à la déperdition de ses oliveraies qui périssent et lorsque les incendies et les broussailles s’ajoutent, le mal s’aggrave rendant l’olive rare et par voie de conséquence l’huile aussi. On comprend le prix pratiqué. Le litre d’huile d’olive non frelatée se négocie entre 500 et 600 dinars algériens. Jusqu’ici, les quantités d’olives triturées ont donné une production de 2 millions de litres, sur les 10 millions prévus pour cette année. Le rendement reste moyen: il se situe entre 18 et 24 litres pour le quintal d’olives. La qualité de l’huile est excellente, selon les oléiculteurs. La récolte de cette année s’annonce moins fructueuse que la précédente.
La Chambre de l’agriculture table sur un objectif de 10 à 12 millions de litres cette année, alors que la récolte précédente avait atteint les 15 millions de litres. On est loin des résultats enregistrés il y a trois ans avec plus de 19 millions de litres. Cette maigre saison s’explique, a-t-on relevé récemment, par les vents chauds diurnes et d’insistantes brumes nocturnes durant la période de floraison, située entre le mois de mai et juin. (L’Expression-28.12.2011.)

**4 millions de litres collectés à Béjaïa

La production dans la wilaya de Béjaïa représente 15% de la production nationale et parfois plus.

 L'huile d'olive est cédée à 500 DA le litre

Deux mois après son lancement, la campagne de ramassage des olives dans la région de la basse Kabylie a permis de collecter quelque 04 millions de litres d’huile. Bien qu’on soit à mi-chemin de cette campagne, l’espoir d’atteindre le rendement de l’an passé se réduit comme une peau de chagrin. Avec un rendement moyen des premières récoltes ne dépassant pas les 18 litres par quintal alors que durant les précédentes campagnes il avait atteint les 22 litres le quintal, la récolte de cette saison s’annonce moyenne et loin des attentes, selon des chiffres de la DSA, qui annonce une prévision de 9 millions de litres pour la saison entière. L’optimisme affiché dès le lancement de la saison s’est vite estompé pour laisser place même à un doute quant aux prévisions annoncées. En effet,M.Oussalah de la Chambre d’agriculture était beaucoup plus optimiste récemment en prédisant une collecte de 12 millions de litres.
En attendant, les paysans poursuivent toujours la cueillette laquelle devrait s’achever dès le mois de mars si toutefois les caprices du temps le permettent. Le temps qui se gâte assez régulièrement ces derniers jours n’a pas manqué de provoquer un retard dans l’opération de ramassage des olives.
Face à ces mauvais résultats annoncés, le prix du litre d’huile flambe sur le marché local. Il est cédé présentement à 500 DA. Ce n’est qu’un début car si les prévisions s’avèrent fausses, la flambée sera plus conséquente. Même l’huile de l’an dernier se négocie autour de 350 et 380 DA. C’est la loi du marché qui se matérialise. Lorsque la demande dépasse l’offre, cela se traduit par une augmentation des prix. Il est utile de rappeler que l’an passé la récolte avait atteint les 15 millions de litres avec un rendement moyen de 23 à 24 litres par quintal d’olive. La présente saison est frappée par deux handicaps. La quantité d’olives qui est insuffisante s’ajoute au faible rendement au quintal.
Des paysans expliquent cette situation par le climat qui a sévi l’année dernière et les moyens dérisoires utilisés pour entretenir les oliviers. L’olivier dépérit à Béjaïa. La culture de l’olivier, qui a été toujours une exploitation familiale, est en passe de prendre une nouvelle forme et les investissements, qui s’opèrent dans le secteur, sont des indices qui ne trompent pas. Le groupe Ifri a investi plusieurs milliards ces dernières années dans ce secteur pour diversifier sa présence dans la chaîne agroalimentaire. Il a lancé «Les huileries d’Ouzellaguen» dont les diverses activités vont de la production, au traitement et au conditionnement de l’huile d’olive en passant par la culture intensive de l’olivier. Ce projet entrera incessamment en production. Le complexe en question est doté d’une capacité journalière de trituration de 40 quintaux. Il répondra aux normes européennes en la matière. L’huile va être exportée vers les marchés nord-américain et asiatique.
De leur côté, les pouvoirs publics ne sont pas restés en marge. Sachant la qualité de l’huile de la région, plusieurs actions ont été entreprises pour l’amélioration de la situation, à savoir le rajeunissement des plantations par la plantation de nouveaux arbres et l’entretien des anciens vergers, l’ouverture de pistes agricoles, etc. La direction de l’agriculture a accordé 33% du budget octroyé au secteur de l’agriculture à l’amélioration de l’oléiculture de la wilaya. La région de Sidi Aïch a bénéficié de plus de 50 hectares de nouvelles plantations d’oliviers cette année. A Draâ El Gaïd, dans la région Est, les paysans ont également bénéficié d’importants programmes pour le rajeunissement des oliveraies. Il en est de même dans les communes d’Akbou, Tazmalt, Ighil Ali et Ouzellaguen, entre autres. 440 huileries modernes, avec une capacité de trituration de 1.0164 quintaux par jour, sont opérationnelles.
La production dans la wilaya de Béjaïa représente 15% de la production nationale et parfois plus. La superficie des oliveraies de la wilaya a atteint les 50.000 ha. Elle comprend tous types d’olives confondues. Toutes ces initiatives, qui s’annoncent ici et là, permettront à coup sûr d’améliorer la situation et faire de la région un pôle économique en la matière.
Le secteur est un créneau porteur. Les industriels de la région le savent. (L’Expression-09.01.2012.)

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*Cueillettes des olives

Les huileries font le plein.

Contrairement à la saison écoulée, l’on s’attend à une production importante, allant jusqu’à 17 litres par quintal.

Entamée au mois de novembre dernier, la campagne de cueillette des olives promet une importante récolte cette année. Selon des oléiculteurs, l’intense activité des huileries implantées dans les différentes contrées de la wilaya est un signe positif quant au rendement attendu.

Les propriétaires d’oliveraies ne cachent pas leur espoir de voir la récolte augmenter pour une meilleure production d’huile; la saison passée ayant été moins productive.Fonctionnant 24h sur 24, et tournant à plein régime pour traiter les quantités importantes d’olives ramassées dans les différentes régions de la wilaya, les huileries peinent à suivre la cadence de la demande de transformation du fruit en huile. Un quintal d’olive peut produire entre 9 et 17 litres d’huile, selon les régions et la qualité du produit, à en croire les précisions d’un huilier. Ce dernier qui gère une unité, sise à la périphérie de la ville d’El Milia, affirme que la saison passée a été moins productive à cause de la mouche de l’olivier qui a fait des ravages.

Vendue à 500 DA le litre, l’huile d’olive, un produit du terroir très apprécié pour ses vertus nutritives et thérapeutiques, peut encore voir son prix baisser si la récolte s’avère plus abondante, selon les connaisseurs. La cueillette des olives reste, cependant, une tâche ardue qui s’effectue avec des méthodes héritées des traditions ancestrales. A noter qu’à la fin de la journée, les olives ramassées sont emballées et stockées dans des sacs pour être transportées à la fin de la récolte aux différentes huileries de la région, lesquelles ont été modernisées ces dernières années.  (El Watan-07.12.2010.)  

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*L’olivier un arbre béni et emblématique

 * «L’olivier en Kabylie, entre mythes et réalités»… un ouvrage de Rachid Oulebsir sans engrais et sans pesticides )

Cet ouvrage est aussi un appel du coeur d’un journaliste pour nos décideurs afin de mettre en valeur l’huile d’olive qui peut jouer un rôle prépondérant dans l’économie nationale.

«L’olivier en Kabylie, entre mythes et réalités» est le titre d’un ouvrage que notre confrère Rachid Oulebsir vient de publier. Pédagogique pour qui veut découvrir le processus d’extraction de l’huile d’olive, les rites qui l’entourent, et les extraordinaires vertus thérapeutiques qu’on lui prête, à tort ou à raison, cet ouvrage est aussi un appel du coeur d’un journaliste pour nos décideurs afin de mettre en valeur l’huile d’olive, substance végétale qui peut jouer un rôle prépondérant dans l’économie nationale dans la mesure où elle constitue une source d’entrée de devises étrangères parce qu’elle est à même de faire face à la concurrence mondiale. Un livre écrit avec le coeur car son auteur est amoureux de sa terre comme le fut 

 Mouloud Feraoun. Le reportage fait souvent place à une narration idyllique des faits sans toutefois céder au mensonge: tout ce qui est relaté est véridique. Notre confrère décrit dans le premier chapitre intitulé «L’homme qui parle à ses oliviers» les faits et gestes de Aïssa, un vieux paysan qui nettoie son oliveraie, avant le ramassage des olives: un rite ressemblant à une toilette prénuptiale. Dans «Bucherons et fagotiers», le deuxième chapitre de cet ouvrage, le lecteur est invité à découvrir les rigueurs des hivers kabyles et la manière avec laquelle les gens y font face. «La neige fouette les corps et ravive les âmes…», on s’y prépare activement: les troupeaux sont en transhumance, des caravanes de fagotiers apportent le bois nécessaire pour le chauffage.
Dans «Le burnous et la neige», l’auteur nous montre comment les paysans accueillent avec philosophie les premières chutes de neige. «C’est de l’or qui nous tombe du ciel», affirme un personnage, Aissa l’oléiculteur, en l’occurrence. Le décor est déjà planté, Rachid Oulebsir nous en peint le tableau: «Le froid a imposé ses règles aux villageois. Les burnous et les kachabias alourdissent les silhouettes difformes des paysans.» La foi en l’avenir l’emporte sur les dures réalités de l’hiver kabyle dans la mesure où il n’est plus appréhendé comme une rude période à passer mais plutôt comme un temps de répit, une occasion pour faire le point sur la vie de la famille, l’état de ses champs d’oliviers ou autres. La solidarité légendaire des Kabyles n’est pas en reste dans cet ouvrage palpitant et plein d’informations sur le mode de vie des villageois dans ce chapitre intitulé «Tiwizi, l’âme du arch kabyle». Rachid Oulebsir nous apprend que les paysans s’unissent pour ramasser les olives de chacun d’entre eux, à tour de rôle, en raison de la difficulté de la tâche. Revenant sur la cueillette des olives, l’auteur nous montre dans le chapitre «La cueillette du bonheur», combien l’huile d’olive compte dans la vie économique et sociale de la famille kabyle. «Abandonner une seule olive dans les champs est une honte pour le propriétaire de l’oliveraie et pour tout le village.»
Les difficultés rencontrées par les propriétaires d’oliveraies à écouler leur produit sur le marché, le manque de moyens pour la mise en valeur de leurs champs et d’autres tracasseries sont bien cernés par l’auteur dans le chapitre qui porte le titre «La foire de l’olive». Une foire de l’olive est organisée annuellement dans la vallée de la Soummam. Un paysan dit: «Nous n’avons pas le coeur à la fête. Nous exposons nos produits pour exprimer nos problèmes. C’est un dernier SOS que nous lançons aux pouvoirs publics…».
Village emblématique, Ighil-Ali, berceau de Taous et Jean Amrouche, Malek Ouari et d’autres, n’est pas en reste dans cet excellent ouvrage. «Ighil-Ali, la perle des Biban» est le titre du chapitre qui lui est consacré.
«L’huile d’olive de Kabylie» est le chapitre dans lequel l’auteur du livre explique pourquoi cette huile est prisée par tous les Algériens et même par les étrangers. «L’Algérien de culture fondamentalement paysanne ne traite pas l’huile d’olive comme un produit ordinaire acheté au marché du coin. Il lui accorde une valeur sentimentale, voire esthétique, comme celle que l’on réserve aux bijoux.».
Dans le chapitre «Meule de pierre et presse de bois», notre confrère écrivain, met en exergue l’attachement du paysan kabyle à son moulin traditionnel, à sa presse en bois, arguant que c’est avec ces derniers seulement que l’huile conserve sa saveur, son goût, voire toutes ses vertus. «L’huile produite sans pression est de loin meilleure que celle issue du broyage des noyaux et extraite par centrifugation» affirment-ils.
Enfin le cri du coeur des paysans, à l’adresse des autorités du pays, que l’auteur a fait sien en rédigeant tout un chapitre à ce sujet: «Libérez l’avenir!». Le plaidoyer de l’auteur est imparable: l’olive algérienne est produite sans engrais et sans pesticide, donc plus biologique (ou «bio» pour faire dans l’air du temps) que ses concurrentes. L’autre le dit en ces termes: «L’olive algérienne est produite sans engrais et sans pesticides.» Pour terminer, ce livre attrayant en tous points, Rachid Oulebsir en bon pédagogue qu’il est, nous gratifie d’un calendrier agraire amazigh. (L’Expression)

 

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*L’huile d’olive toujours chère

 En ces belles journées de janvier 2011, la campagne oléicole bat son plein dans la wilaya de Bouira, comme on peut le constater auprès de toutes les huileries locales qui reçoivent quotidiennement des arrivages de récoltes du précieux fruit oblong, synonyme d’une production sensiblement supérieure à celle de la saison dernière.

D’ailleurs, les statistiques de la direction de wilaya des services agricoles (DSA), ayant prévu de dépasser pour l’année 2010-2011 les 6 millions de litres – soit 3 fois plus que la production de la saison passée – illustrent d’ores et déjà l’optimisme de cette direction, qui, la saison écoulée, n’avait enregistré que 2,3 millions de litres. Par rapport au consommateur, cette embellie en production aura un effet positif sur le prix du litre d’huile, dont les mêmes services prévoient une probabilité de baisse qui pourrait avoisiner les 250 DA le litre.

Toutefois, ces prévisions sont purement théoriques, puisque depuis que les 83 fabriques sur les 200 prévues pour être acquises cette année dans le cadre du fonds national de développement agricole (FNDA) ont entamé leur exercice, il n’y a pas eu vraiment de signe augurant d’une aussi importante baisse du prix de l’huile d’olive. Celui-ci oscille toujours entre 400 et 450 DA, suivant les régions et le type de huilerie (traditionnelle ou moderne). Interrogés sur cette situation empreinte de paradoxe, les producteurs affichent plutôt leur pessimisme, justifiant de tels prix par les pénibilités qu’endurent femmes et hommes lors du ramassage des olives et des récoltes en général. De plus, la féconde production de cette année, au point où, par endroits, les rameaux d’oliviers ploient sous le poids du fruit, ne constitue pas forcément une grande saison oléicole, comme les fortes quantités d’olives ne reflètent pas pour autant celles tirées en huile ou en qualité.

C’est dire qu’il existe une forte disproportion entre la quantité de d’olives par rapport à celle de l’huile. En outre, même à ces prix (400 – 450 DA le litre), cela ne compense guère les difficultés que rencontrent les paysans pendant les récoltes, avec les conditions climatiques défavorables et la persistance des intempéries. En matière de qualité, ces producteurs vouent plus leur préférence aux huileries traditionnelles qu’à celles dites modernes, estimant que la saveur de l’huile est bien meilleure chez les premières, même si la quantité extraite est plus importante dans les pressoirs modernes. Pour les propriétaires d’oliveraies et de huileries, le prix de 250 DA est une illusion, sachant que même l’huile de la production de l’année passée n’est pas cédée à moins de 400 DA le litre.

Certes la campagne oléicole n’est pas encore terminée et qu’il est fort probable qu’il y aura baisse du prix, mais celle-ci n’ira certainement pas jusqu’à atteindre les prévisions de la DSA, affirment des oléiculteurs. Notons par ailleurs que la wilaya de Bouira, si riche en terre agricole, va bénéficier d’un important programme de plantation d’oliviers, dont la superficie globale est estimée par les services agricoles à quelque 5 000 hectares, allant de l’est à l’ouest et au sud de la wilaya.  (El watan-17.01.2011.)

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*plus de 18000 quintaux récolté à Tissemsilt 

 Une culture jugée plus rentable et moins onéreuse. Selon une source officielle, au cours de l’actuel programme quinquennal, plus de 15000 hectares d’oliviers seront réalisés à travers les communes montagneuses de Boucaid, Bordj Bounaâma, Lazharia, Sidi Slimane et Sidi Boutouchent. Ainsi, la superficie oléicole totalisera 17000 hectares. Pour ce qui est de la récolte de l’année 2010/2011, les petits oléiculteurs ont pu récolter plus de 18000 quintaux à travers Mhalis, Ouled Arab, Ammar et Bouatit. À signaler que la production d’huile d’olive se confine toujours dans la méthode traditionnelle car aucune huilerie n’a été réservée à la wilaya. (El Watan-19.01.2011.)        

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*Saison oléicole 2010-2011 : 40 millions de litres attendus

 la production oléicole s’apprête à enregistrer de nouveaux records cette année.

Bien qu’il est encore tôt de parler des rendements, mais en recoupant les prévisions établies respectivement par les services agricoles des wilayas productrices, les spécialistes en la matière tablent sur une production qui avoisinerait les 40 millions de litres d’huile.
Tel que présenté par le directeur des statistiques et des systèmes informatiques au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Hocine Abdelghafour, le bilan de la campagne oléicole de l’année dernière a donné lieu à une production totale de 3,16 millions de quintaux d’olives, dont 44% pour l’olive de table et 56% pour la production de l’huile. 

En tout cas, compte tenu des potentialités qu’elle renferme, l’Algérie est classée au rang du cinquième producteur de l’huile d’olive dans le bassin méditerranéen après l’Espagne, l’Italie, la Grèce et la Tunisie. Eu égard à son importance, le développement de la filière oléicole constitue une des priorités de la politique agricole mise en œuvre par le ministère de l’Agriculture et du Développement local.

Une oliveraie de 270 000 hectares

Du point de vue productif, l’oléiculture connaît une croissance relative cette dernière décennie à l’effet des dispositifs d’appui engagés par le gouvernement à travers le plan national de développement agricole (PNDA). La superficie totale occupée par la plantation d’oliviers est de près de 270 000 hectares, alors que tous les paramètres indiquent que cette filière est en pleine expansion tenant compte des progrès enregistrés progressivement en matière d’intensification de la production oléicole.  

Cependant, les volets relatifs à la culture oléicole et à l’acquisition des huileries modernes ont eu la part de lion des financements mobilisés dans le cadre du fonds national de développement agricole (FNDA). Par ailleurs, les exploitants agricoles spécialisés dans l’oléiculture ne sont pas à l’abri de la vulnérabilité, notamment, en ce qui concerne les catastrophes auxquelles sont exposées les oliveraies. C’est le cas, par exemple, des incendies de forêt durant l’été auxquels les oléiculteurs sont particulièrement exposés. Chaque année des milliers d’oliviers partent en fumée sans que l’Etat ne prévoie une formule pour l’indemnisation des agriculteurs affectés. Les dégâts dus aux incendies ne sont même pas inclus dans l’assurance agricole. Ceci, en conséquence, joue en défaveur du développement de la filière oléicole.

Ces dernières années le développement de la filière à la faveur des programmes de soutien agricole mis en œuvre par les pouvoirs publics a permis l’extension des zones de production vers les wilayas du sud. Ainsi, la wilaya de Biskra, à elle seule, compte une oliveraie de quelque 3000 hectares.

La culture oléicole se développe également dans les wilayas d’El Oued, Djelfa, Ouargla où un programme de plantation d’un million d’oliviers à moyen terme est actuellement en cours de réalisation.  En revanche, l’organisation en aval de la filière oléicole demeure en attente de prise en charge.

En effet, le volet relatif à la commercialisation de l’huile d’olive algérienne demeure le maillon faible de la chaîne. Il faut noter que dans son état actuel, le produit algérien peine à se positionner sur le marché mondial. Au niveau local, l’huile d’olive continue à alimenter les circuits informels tandis qu’elle est méconnue sur le marché international. En effet, les quantités que certains opérateurs ont pu commercialiser en dehors du territoire national ont été exportées en vrac avant d’être conditionnées et mises en emballage sous des appellations autres que nationales. Selon des statistiques officielles, 1% seulement de ces exportations a été conditionné au niveau local.   (El Watan-22.11.2010.) 

**La Sigoise….L’olive de table en expansion

Réputée sous l’appellation de Sigoise, avec une forte concentration à l’ouest du pays, notamment dans les wilayas de Mascara et Relizane, l’olive de table connaît une expansion particulière ces dernières années en Algérie.

Pour la saison en cours, les services agricoles de la wilaya de Mascara ont fait état d’une production qui a dépassé largement les 380 000 quintaux. Ce qui est un résultat exceptionnel comparativement à l’année d’avant (2009-2010) où la production a été de près de 250 000 quintaux seulement. Même le rendement à l’hectare a connu cette année une amélioration appréciable en passant de 30 à une moyenne de 40 quintaux à l’hectare, selon les services du ministère de l’Agriculture. Toutefois, il est utile aussi de préciser que le regain d’intérêt pour le développement de la branche de l’olive de table a été accompagné d’un important processus de modernisation du volet industriel, ce qui s’est traduit par une nette croissance enregistrée en matière d’investissements dans la chaîne de conditionnement. En effet, des centaines de conserveries ont été lancées ces dernières années en Algérie, dont 430 unités dans la wilaya de Mascara seulement. (El Watan-22.11.2010.)

** Près de 500 000 quintaux d’olives à Tizi Ouzou

 Troisième wilaya oléicole du pays après Béjaïa et Bouira, la wilaya de Tizi Ouzou s’attend à la réédition des résultats enregistrés durant la saison 2008/2009 en huile d’olive.

Les prévisions préliminaires établies par la direction  des services agricoles tablent, en effet, sur un résultat qui dépassera de loin le cap des 10 millions de litres d’huile d’olive.En terme de production d’olives, les estimations élaborées font ressortir un volume de près de 500 000 quintaux d’olives à atteindre à la fin de la saison. Les spécialistes en la matière estiment que la récolte sera largement meilleure sachant que celle enregistrée l’année dernière a été remarquablement faible, ce qui a fait que les agriculteurs n’ont pas endommagé les oliviers par le phénomène du gaulage qui est dans la majorité des cas à l’origine de l’alternance que connaît la production oléicole et qui fait qu’elle est importante une année sur deux. Il y a aussi les conditions climatiques qui sont favorables pour l’oléiculture. 

Selon les responsables de la direction du service agricole (DSA), la wilaya de Tizi Ouzou compte une oliveraie de 28 000 hectares en production. Tandis que les huileries en activité dans la région ont atteint le nombre de 439 dont 331 traditionnelles, 84 modernes et 24 semi- automatiques.Par ailleurs, Bejaia est le premier bassin oléicole du pays avec une oliveraie dépassant la superficie de 50 000 hectares de plantations avec quelque 5 millions d’oliviers au total. (El Watan-22.11.2010.)

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115 réponses à “Huile d’olive”

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